Chevaliers et Capitaines

Vingt
générations

Prouvost


blason-Prouvost

Laus Deo Semper 

1 : Huars et Isabeau Prouvost,  1397

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la famille  Prouvost joignait à son nom celui du hameau des Huçons;  Le fief des Huchons correspondait à peu près à l'actuel parc Barbieux de Roubaix à la limite de Croix.  Huars était tenancier de la seigneurie de Favreulles, appartenant aux Seigneurs de Roubaix  et de Croix. Il labourait à son compte une surface considérable  comprenant la Verte Rue (résidence actuelle de nos confrères et amis Motte), le manoir de la Haye (aujourd'hui avenue Gustave Delory),  les monts de Barbieux (notre jardin public), les quartiers du Moulin et du Trichon, jusqu'à la rue de la  Mackellerie" Albert Prouvost, discours  du centenaire du Peignage Amédée Prouvost, 1851-1951. Huars était tenancier de la seigneurie de Favreulles, vassale de celle de Roubaix. pour plusieurs pièces de terre dont la contenance n'est pas indiquée. Le long de son héritage se trouvait "une ruelle, voie et fraitte" tenue du Seigneur de Roubaix et par laquelle le châpitre de Tournai avait droit de passage, ce que contestait Huars et Isabeau, mais qu'ils durent reconnaitre devant le bailli et les hommes de fief de la seigneurie de Roubaix: leurs échanges sont dans le document ci-dessous. A la mort d'Huars, Jean, Seigneur de Roubaix, reçut pour relief un seul gant blanc. Jehan Prouvost était juge de la Seigneurie de Croix en 1368 : son écu portait 
un sautoir surmonté de deux roues. 

                                                La ville de Croix longe l'actuel parc  Barbieux  à Roubaix correspondait au fief des Huchons,attaché à la famille et au nom Prouvost au Moyen-âge:   
       
                            jehan prouvost juge seigneurie de croix près roubaix en 1368tournai-huars-prouvost
parc barbieux roubaix fief des huchons huars prouvost, jehan prouvost, isabeau prouvost
Armoiries de Jeahn Prouvost  Archives de la cathédrale de Tournai, Cartulaire E.1°127 Sources de l'histoire de Roubaix, n°184  Le parc Barbieux à Roubaix et Croix

Le nom est anciennement cité dans le cartulaire de Cysoing. A la même époque, " Jacques «Li Prouvost », chevalier, est cité en 1383 "  Puymège ; Gauthier le Prouvost, chevalier, échevin de Tournai : « 1270 (avril) JEAN de Mortagne, châtelain de Tournai, fait savoir qu'il a donné et reporté en la main de Raoul, son frère, en accroissement de son fief, 11 bonniers et 12 verges à Dottignies en la Dove, et environ 13 bonniers à Saint-Léger, hameau de la Raspaille, devant ses hommes de fiefs, pairs de Raoul : Roger de Mortagne, seigneur d'Espierres, Thomas de Mortagne, Gillon du Lokeron, chevaliers, Arnoul de Mortagne, clerc, Ankiel Wavison.  Il a plu à mon frère de reporter le tout en mains des Templiers de Flandre, par vente.  Les frères tiendront ces biens en francs-alleux; comme ils tiennent tout ce qui leur est échu de Gossuin Fastret, plus 4 bonniers acquis dans la suite.  TEMOINS, les échevins de Tournai : OTTON le Brun, Arnoul d'Estaimbourg, Gossuin d'Espierres, Gauthier le Prouvost, chevalier. » (Arch. nat.  Paris.  S.5210, liasse 45, n°3).

Jehan I Prouvost, dit des Huchons, né en 1425, " Jean Prouvost et son frère Pierre sont cités le 26 septembre 1449  parmi "les plus riches de la paroisse de Roubaix." RP Louis d'Halluin. " En 1458, Guilbert et Jean Prouvost récurent du seigneur un fief situé près du Wault sis près du moulin de Roubaix  et pour relief ils lui devaient un paon et un rossignol ". "Ledit rossignol à livrer en temps et saison quand ils nichent et qu'on peut en découvrit" Leuridan
Guilbert Prouvost, dit des Huchons, né en 1450  qui tenait le fief flégart du Wault


2: Jehan Prouvost, dit des Huçons, Seigneur de Wasquehal  

 en 1460 selon Lecigne; " Jean Prévost (ou Prouvost) aurait acquis en 1460 la seigneurie de Wasquehal (voir de Muyssart, aux archives du Nord)" RP Louis d'Halluin. Pour la deuxième fois, Roubaix nomme un échevin:" Dès 7 heures du matin, le 15 du mois de novembre 1469, le bailly Jean de Langlée, les échevins Jean de Buisnes et Jean Prouvost, dit des Huçons, les deux lieutenants Jean Fournier et Guillaume Agache, se rendirent au château  de Roubaix construit par Pierre de Roubaix  (1415-1498), premier chambellan de Charles, duc de Bourgogne, pour lui témoigner

   Chateau-de-Roubaixcharte-drapiers-roubaix-prouvostroubaix-detail-croyPierre-de-Roubaix        

  château de Roubaix                                    La Charte des drapiers par Joseph Weerts, Hôtel de ville de Roubaix                                            Roubaix                                                   Pierre de Roubaix

la reconnaissance de ses sujets pour avoir  obtenu la charte de Roubaix qui donnait à la ville le droit de faire draps de toute laine. " (Histoire de Roubaix, Trénard)  "Jehan Prouvost, dit des Huchons, fut échevin de Roubaix: en cette qualité, il recevait le 17 juillet 1474, la donation d'une rente annuelle de 53 sols faite à l'église paroissiale de Saint Martin par Géraldine de Vernay, pour son obit (tous les ans et à perpétuité un obit à diacre et sous diacre); dans les vieux documents, on l'appelait souvent Jehan Huchon". RP Louis d'Halluin; l'église de Roubaix a été agrandie par Pierre de Roubaix, au sud,  par la chapelle Saint Pierre accolée à la chapelle Saint Jean-Baptiste, financée par le pasteur Pierre de Vernay, pour abriter les reliques de l'apôtre; au nord, par la chapelle Sainte Croix ou de la Trinité, pour abriter sa propre sépulture et celle de Marguerite de Ghistelles, là où, sans doute, était conservé un morceau de la vraie Croix. En 1499, Jean Prouvost est un des notables appelés à assigner à Roubaix dans l'aide accordée au Souverain.. La vie communale se localise dans la halle échevinale avec sa bretèche. Le 23 juillet 1502, "Jean Prouvost, dit des Huchons, cède et transporte en la main des égliseurs et ministres des biens de l'église de Roubaix  500 de francs alleux de Bourgogne, à Luingne, à charge par la dite église de célébrer trois obits par an pour le repos de son âme; décédé en 1502. " Jean  Prouvost est le "grand ancêtre" de la famille Prouvost ".pierre-de-roubaix

3 : Binet Prouvost dit Binet des Huçons
né en 1499, censier des Huchons , est au nombre des 29 principaux censiers qui , en 1520, vont quérir pierres à Lezennes pour les travaux exécutés à cette époque dans l'église (Saint Martin) de Roubaix. " Depuis Charles Quint, les mêmes familles dominent la Fabrique RoubaisiennePollet, Mulliez, Prouvost, Van Reust (qui devient Voreux), Leclercq, Roussel, Fleurquin, Florin, Malfait... Elles assurent la majorité de la production." HilaIre-Trénard: Histoire de Roubaix"  A Lille, le sculpteur Allard Prouvost, à la filiation non définie, oeuvre au début du XVI° siècle pour l'hopital Comtesse, le chapitre Saint Pierre, la collégiale Saint Pierre,  notamment des figures des  fondatrices Jeanne de Constantinople et sa sœur Marguerite de Flandre agenouillées de part et d'autre de la Vierge à l’'Enfant  et présentées chacune par un ange dans le style ample et souple de l'art gothique finissant. ( Trénard: histoire de Lille)
                                                                                               lezennz           de le rue             wasquehal-ecusson  

     de Le Rue   

4: Antoine Prouvost

5 : Jean  Prouvost (1525-1559)

époux de Marguerite Malfait (1525-1562) , d'une de ces anciennes familles qui depuis Charles Quint, dominent la Fabrique Roubaisienne: de leurs enfants Jacques, Guilbert, Guillaume, Isabeau, Jehanne, Martine, seul  l'ainé Jean, ci-après, eut une descendance." Mention du franc alleu de la fondation de Jean «Prévost» dit Huchon (XVI"). " Puymège

6 : Jean  Prouvost 

époux d'Antoinette Le Blan, née en 1550. Ils vivaient à Wasquehal. Leurs enfants furent: Pierre Prouvost épousa Marguerite des Tombes, dont Jean Prouvost (1630-1670) dont Robert Prouvost (1660-1670), lieutenant de la Seigneurie de Wasquehal ; Anne Prouvost épousa Pierre des Tombes, Catherine Prouvost épousa Noël de le RueLeurs enfants furent: Pierre Prouvost épousa Marguerite des Tombes, dont Jean Prouvost (1630-1670) dont Robert Prouvost (1660-1670), lieutenant de la Seigneurie de Wasquehal  Anne Prouvost épousa Pierre des Tombes, Catherine Prouvost épousa Noël de le Rue.   

       7 :Guillaume Prouvost

né en 1580,  censier et laboureur d'une surface considérable : " plus de 26 bonniers de bonnes terres et de lieux manoirs situés sur les villages de Bondues, Marc-en-Baroeul, Roubaix et Tourcoing et de plus de 12.000 florins en capital de bonnes rentes héritières sur des particuliers solvables; ils étaient encore laboureurs d'une de leur fermes qui est situé entre le Trieu du Grand Cottignies et la ferme de la Masure audit Wasquehal" (généalogie par Pierre Prouvost de 1748). Il  était aussi marchand de laines peignées et de filets de sayettes , Il était l'époux d'Adrienne Wattel, née en 1580. Leurs enfants furent Pierre qui suit, Marie Prouvost épousa Gilles de le Dicque; Antoinette  Prouvost qui épousa Pierre de Courchelle (dont Antoinette Prouvost épouse  Noël Masurel dont le fils Jacobus Masurel fut jésuite et les deux filles Antoinette qui épousa Jacques Prouvost-de Lespaul et Marie qui épousa Joseph Roussel)." Guillaume Prouvost fut à la fois laboureur et chef d'industrie. Il est le grand modèle de la race. Il associe ses fils à son labeur et à ses affaires" Lecigne ; " Willaume Prouvost donne en 1585 douze livres dix sols pour la table des pauvres. "Puymège ; En 1596, Antoine Prouvost, aux  Huchons, est taxé à 11 livres18 sous dans une taille assise pour fournir aux dépenses occasionnées par les gens de guerre. Jean Buzelain put écrire, en 1625, dans sa Gallo-Flandria, sacra et profana: " Roubaix, bourg ancien et noble sous beaucoup de rapports: sa dignité de Marquisat, son vieux chateau, la multitude de ses habitants, ses manufactures de draps, son église paroissiale, son hopital, sa forme de ville concourent à lui donner un air de grande beauté et de richesse." Hilaire Trénard

8 : Pierre I Prouvost (1606-1681)

époux de Péronne Florin (1628-1691). Ils eurent Pierre, ci après, et Marguerite qui épousa  Pierre Le Clercq. Jean Prouvost épousa en 1646  Barbe de Lespaul (dont postérité), et, avec François «d'Hallewyn », releva les fiefs du Fresnoy à Tourcoing, le 13 juillet 1677; à la même époque, Pierre Prouvost, décédé le 19 février 1697, épousait Philipotte de Lespierre, fille de Jacques de Lespierre, seigneur de Wassegnies, censier du Fresnes à Croix et d'Isabeau de Lobel; son aïeul Blaise de Lespierre était seigneur de La Ronderie et de Grimbrie. Leur fille Marguerite Prouvost épousa Jean -Dominique de Cottignies puis Antoine d'Espinoy.

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                                 Wasquehal                     de Lespaul                                                                Roubaix                                                                 de Courcelles                  Roubaix                                  

9 : Pierre II Prouvost (1648-1691)

échevin de Wasquehal (épitaphe à gauche de l'autel Saint Nicolas de l'Eglise de Wasquehal) époux de Marguerite de Lespaul, (1648-1720, inhumée près de l'autel  Saint Nicolas de l'église de Wasquehal) , fille de Jacques, Seigneur du Gauquier à Wattrelos, lieutenant de Roubaix de 1668 à 1672, maître de manufacture, il habitait le quartier de l'Hommelet. En 1690, il était réputé le plus riche de Roubaix; il fit, cette année, un don de 200 livres à la Table des pauvres et lui remit en outre 900 livres pour capital d'une rente à charge d' obit 5. Honorable homme Jacques de Lespaul, seigneur du Gauquier à Wattrelos, mourut le 4 septembre 1691, âgé de 85 ans, et fut inhume dans I' église de Roubaix. et Jehanne de le Dicque, fille de Gilles de le Dicque, Seigneur de la Boutillerie à Watrelos et Marguerite Flameng, dame de la Boutillerie, d'une famille notable de nombreux échevins et trois religieuses à l'hôpital Sainte Elisabeth. Ils eurent six enfants : " Dans le cours du XVII' siècle, les représentants de cette branche de la famille de Lespaul, favoris de la fortune, ont quitté Roubaix pour s’établir à Lille, où, insensiblement, ils ont pris rang parmi la noblesse. Leur départ était, en novembre 1696, mis au nombre des malheurs publics:" Nous, lieutenant et gens de loy du marquisat de Roubaix, déclarons et certifions que ce lieu, quy par ci-devant a este renommé à raison de ses manufactures et des gens de considération quy l'habitoient, est présentement tombé en décadence et dépérit par suite de plusieurs événements fatals, à savoir le feu quy, en 1684, a consommé la plus belle partie du bourg, les banqueroutes des marchands de Tourcoing et de Lannoy qui en ont causé beaucoup d'autres a Roubaix, la retraite des héritiers de Lespaul  et des principaux habitans quy ont pris leur résidence a Lille, les grandes contributions qu'on a du payer en 1693, la famine arrivée en mesme tems, quy a mis à la besace 1es deux tiers des habitants, et nonobstant le secours des autres, plus de cinq cens desdits habitants seraient morts de pauvreté, de disette et de faim, le manquement de travail des manufactures ont mis ce bourg à telle extrémité qu'il  ne retient plus rien de ce qu’ils a esté autrefois. Archives de Roubaix, EE. 25, n' 33) " LeuridanIls seront tous inhumés au sein même des différentes églises de la ville de Lille.Vers 1681, (1691), Marguerite de Lespaul, veuve de Pierre Prouvost lègue à la paroisse de Wasquehal centre trente livres parisis à charge de prières ". et le reste des revenus à acheter des camisoles pour les pauvres vieil hommes". Le 1° juin 1700, Marguerite de Lespaul. veuve de Pierre Prouvost, passe un accord avec les religieuses de l'hôpital Sainte-Elisabeth de Roubaix, par lesquelles deux parties s'interdisent pendant 50 années de planter des bois montant; le long des héritages aboutissant à la piedsente du bourg au hamel de Blanchemaille (rue des Lignes) et à la piésente qui mène de la précédente au chemin de la croisette du Pret à la rue Nain ( rue de l’Hermitage) ;  ladite Marguerite se réserve le droit de planter des baies d'épine. (Archives de Roubaix, CG. 287.) (" Recueil de généalogies roubaisiennes" de l'abbé Th Leuridan). 
Leurs enfants furent:
l'ainé, Jacques I qui suit ; Marguerite Jeanne Prouvost, décédée en 1744, inhumée en la chapelle de l'Ange gardien à Saint Etienne de Lille, qui a épousé Jean du Hamel en 1688;  leur succession "était assez considérable" et vécurent à Paris; ils léguèrent leurs biens immeubles à son frère Jacques, qui suit, pour un tiers; leur fille Marguerite fut religieuse au couvent des Pénitentes à Lille. Pierre III Prouvost (1675-1712) épousa, à Saint Maurice de Lille,   le 5 septembre 1712 sa cousine du deux au troisième degré, Marie Claire Trubert de Boisfontaines (1687-1715 décédée à l'âge de 23 ans neuf mois après avoir reçu les Saints Sacrements, inhumée dans la grande nef de l'église Saint Pierre de Lille) , fille de Pierre et de Jeanne de Lespaul, après en avoir obtenu dispense en la cour de Rome; il vivait à Lille, rue du Nouveau Siècle;   

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          Saint André                     St Etienne                    église Saint Pierre de Lille         Desruelles          Manuscrit Notoriété Prouvost               Wasquehal                    Dassonville                La Boutillerie                                  Saint Maurice            Rue du Nouveau Siècle                                                

il rédigea en 1748 la première généalogie de la famille Prouvost: Laus-Deo-semper

 « Voila la description des descendants des Prouvost et de ceux qui se sont alliez jusques a la fin de cette année mille sept cens quarante huit. Et on peut dire sans vanité, que lesdits du surnom Prouvost, ont toujours vécu en gens de biens, d’honneurs et de bonne réputation en la foi catholique apostolique et romaine et les plus notables des villages qu’ils ont habitez "     

          dont Marie-Françoise et Claire Julie inhumée le 17 avril 1741 dans la grande nef de l'église Saint André de Lille. Marie-Françoise Prouvost épousa, le 9 décembre 1737, en l'église Saint André de Lille, Pierre Desruelles, bourgeois de Lille,   Marie Prouvost, née en 1678, épouse, novembre 1705, Pierre Dassonville, greffier juridiction consulaire de Lille, inhumée au milieu de la grande nef de  Sainte Catherine de Lille: dont François Ignace époux Marie Agnès Le Clercq qui vécurent à Paris.                  

10 : Jacques I Prouvost (1670-1704)
(pierre tombale de marbre près de l'autel Saint Nicolas de l'église de Wasquehal), épouse à l'église Sainte Madeleine, Lille le 08-04-1698

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                                                      De le Becque               Sainte-Catherine                                             La Madeleine                                              Sainte-Catherine             Florin

  • Antoinette Masurel (1670-1730), fille de Noël Masurel et Antoinette de Courchelle, elle même fille de Pierre de Courchelles et Antoinette Prouvost: leurs enfants furent: Pierre Joseph, Jacques qui suit et Jean: Pierre Joseph Prouvost (1699-1770), maître de manufacture, échevin de Roubaix, épousa Marie Jeanne de le Becque, fille de Jean, Censier du Fontenoit, échevin de Roubaix, Marguillier de Saint Martin, d'une lignée dont le tronc  se perd dans le XIII° siècle  et qui fournit jusqu'à 17 échevins à Roubaix, sept religieuses de l'Hôpital Sainte Elisabeth, et Marie Barbe de Lespierre; les époux s'installèrent à Roubaix le 26 septembre 1724. le curé Jacques Legroux déclare en 1714 : « le bourg de Roubaix est considérable et ancien ; ses manufactures le rendent célèbre plus que bien des grandes villes en France, en Espagne et ailleurs ».    leur ainé Pierre Joseph Prouvost épousa Marie Ramery dit de Boulogne dont la fille Catherine Françoise Prouvost épousa, le 30 avril 1782, François Joseph DUROT 1747-1815, fils d’Arnould-François DUROT, bourgeois de Lille, remarquable exemple de parcours proto-industriel : sa vie intense a été racontée par Alexis Cordonnier dans son article : « Une industrie d’art au siècle des lumières : l’indiennerie DUROT (1765-1790) : il créa ou racheta les: Manufacture Royale des toiles peintes, indiennes & papiers peints en façon de damas & d'indiennes  dLille  qu’il créa : lettres patentes le 25 janvier 1770 (toiles frappées des armes fleurdelisées), Manufacture Royale de verres, rachetée en 1775 et nommée sous la raison de son fils ainé « Louis-François Durot et fils », dirigée avec son gendre Auguste de LAGARDE ; cédée en 1777 à son associé Bernard Rousselle Manufacture Royale de Mousselines d’Houplines   (association avec de Raincour) en 1768, Beau-père de Louis-François LEPERRE-DUROT, fondateur de la Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphincrée le 13 janvier 1784 place des Carmes à Lille et fabriquait de la porcelaine dure cuite au charbon de terre. Marque au « dauphin couronné » et « A Lille »  Après la Révolution, elle fut dirigée par Gaboria. Elle ferma en 1817.      

    Plans-Lille-18emeAssiette porcelaine dure de Lille au Dauphin Couronnee collection ProuvostMarque au Dauphin Couronne porcelaine dure de LilleDurot-porcelaine-dure-Lille-Chateau de Beaupré Durot

    Il installa sa  manufacture-château au château de Beaupré, à Haubourdin, propriété du comte de Roncq.  François-Joseph est le frère d’Hubertine-Clotilde épouse d’Auguste Joseph de LAGARDE de BOUTIGNY , seigneur de Bielville & autres lieux trésorier de France au Bureau de Lille ,fils de Louis , chevalier , seigneur de Boutigny, substitut au Bureau des Finances de Lille 1717-1749  de Dorothée-Julie Durot épouse de François-Joseph LEPERRE, fondateur de la Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin,neveu d’Antoine, dirige la chambre de Commerce de Lille , de Marie-Catherine et Amélie-Félicité  qui épousèrent deux frères : Pierre-François et Jean-Baptiste Beghein d’Aignerue. de Pierre-Marie-Régis qui épousa la fille d’un des plus gros fabricant de toiles peintes des Pays-Bas catholiques : la gantoise Anne-Barbe CLEMMEN, de Louis-François qui épousa Marguerite BAYARD, riche propriétaire aux Antilles. de Nathalie-Françoise, dominicaine au couvent de Lille; de Patrice-Joseph, religieux à l’abbaye de Marchiennes. Alexandre Lauwick  peintre, petit-fils de Catherine-Françoise Prouvost épousa en 1864 Thérèse Riesener 1840-1932, dont Gabrielle 1865-1945  Laure 1868-1894; Thérèse est la fille de Léon Riesener,  élève de son père Henri-François Riesener et d’ Antoine-Jean GrosPetite fille de Henri-François Riesener (1767-1828),fils du grand ébéniste, élève de Vincent, puis de Jacques-Louis David, époux en 1807 Félicité Longrois, dame d'annonce de l'impératrice Joséphine. Arrière-petite fille de Jean-Henri Riesener (1734-1806), élève de Jean-François Oeben. Il épouse la veuve de ce dernier, Françoise-Marguerite Vandercruse. Reçu maître en 1768Françoise-Marguerite Vandercruse  est la fille de François Vandercruse dit La Croix, 1728-1799, ébéniste, flamand d'origine, surnom emprunté également par son fils, Roger, ébéniste à la Cour, lui aussi, qui signa ses œuvres R.V.L.C. pour Roger Vandercruse La Croix, célèbre ébéniste  estampillant RVLC ;  Thérèse Riesener est la nièce du peintre Eugène Delacroix, cousin germain de son père Léon RIESENER 

         Femme juive d’Alger 1861 par Alexandre LauwickAlexandre LauwickLeon-RiesenerHenri Francois RiesenerFélicité LongroisBureau Roi Riesener VersaillesRVLC commodeEugene delacroix

                                         Alexandre Lauwick, Léon Riesener par son cousin Eugène Delacroix, Henri-François Riesener, Félicité Longrois,  Bureau du Roi (Riesener et Oeben), commode RVLC , Eugène Delacroix                                             

Après Pierre-Joseph, les filles de Jacques et Antoinette st: Béatrix Prouvost, chanoinesse de Saint Augustin, prieure de l'hôpital Saint Elisabeth de Roubaix  qu'avait fondé en 1500 Isabeau de Roubaix, en 1764 : elle s'illustra lors de la Révolution.: Toute jeune, au mois de janvier 1749, elle était rentrée au couvent de saint-Elisabeth de  Roubaix. Elle était prieure de son monastère lorsqu’éclata la Révolution. Le 2 novembre 1792, des commissaires envoyés par le district de Lille envahissent la maison et signifient aux religieuses qu’elles ont à se disperser dans les vingt quatre heures. Sœur Beatrix avait alors 65 ans ; A l’heure où les femmes les plus  héroïques ne savaient que bien mourir, sœur Béatrix eut le courage de se défendre. Après une longue captivité, elle sortit de la tourmente saine et sauve mais triste à jamais. On la revit dans la famille, portant le deuil de son couvent détruit et de sa mission interrompue. Elle s’en alla doucement mais elle ne mourut pas toute entière. Son visage resta populaire au foyer des pauvres et au chevet des malades. Sœur Béatrix ressuscitera un jour sous le pinceau d’Amédée Prouvost. "   Lecigne  Augustine Prouvost épousa Liévin Joseph de Frenne, Sieur du Gaucquier, 1728-1801, négociant, échevin de Roubaix  en 1757-1758, Le frère de Béatrix  et Augustine fut Pierre Constantin Prouvost, né en 1743, prêtre curé de Mouscron..  Jean Fortunat Prouvost, né le 10 juin 1702, fut censier de La Grande Haye à Roubaix; il épousa Marie Anne van den Berghe." Il prit en fermage, en 1744, la cense de la Haye, à Roubaix, qu’il exploita un peu en seigneur, ayant sa demeure privée sur le territoire d’Hem auquel la cense de la Haye confine. Il eut onze enfants : le troisième, Pierre-Joseph Prouvost, était collecteur des impôts à Roubaix en 1773-1779. La naissance du neuvième, le 1° août 1747, fut marquée par un incident noté au registre des naissances de Roubaix. L'épouse de Jean-Fortunat Prouvost, habitant ordinairement la cense de la Haye, avait néanmoins mis au monde ce neuvième enfant dans la demeure de son mari. Prouvost prétendit faire baptiser son enfant à Hem et le curé de cette paroisse céda par prudence, mais il remit un extrait de l’acte au curé de Roubaix qui considérait l’enfant et la mère comme ses paroissiens et qui transcrivit l’acte sur son registre en y mentionnant cet incident. " Leuridan, les Vieilles Seigneuries. A la fin du XVII° siècle,  Jean Prouvost, mort en 1702 eut avec Jeanne Delaoutre une descendance alliée aux familles Facon, Desnoulets, Pollet, Barbieux, Dupire, Boussemart, Bernard, Breyne, Hanse: dont Pierre, Antoine Joseph, Pierre Antoine, Jean Baptiste, Jules Désiré, Jules, Kléber, Jacques et l’actuel Thierry Prouvost né en 1964 époux de Maria Alexandrina Vieira.

11 : Jacques II Prouvost (1699-1774)
(1699-1774 inhumé dans l'église de Roubaix), Maître de manufacture, épouse à Roubaix 1712 Marie-Agnès Florin (1712-1767), fille de Jean Nicolas Florin, membre de la Manufacture de Roubaix et administrateur de la table des Pauvres (1686-1737) et  Marie Catherine de Surmont (1692-1744), inhumée dans l'église de Roubaix, sœur de Pierre Constantin Florin, Député suppléant aux Etats généraux de Versailles et premier maire de Roubaix.;

        Ramery-blasoncour-des-brigittinesFlorinetats-generaux-versailles-constantin-florinofficier-garde-nationalebersee-detailarmes-florin

                                                    Ramery dit de Boulogne    Brigittines                         Florin                       Etats Généraux          Officier de la Garde nationale                  Bersée                Florin    

                                  Jacques et Marie Agnès Prouvost vont s'établir à Roubaix comme négociants et habitent la rue Pellart; n'étant pas fils de maître, il entre dans la manufacture en 1734 grâce à son mariage avec la fille d'un maître." RP Louis d'Halluin. Leur succession en 1775 dénombre leurs biens à Bondues, Tourcoing, Wasquehal, Roubaix, Estainpuis et Willems. A l'époque, le voyageur la Force, décrivant la Flandre en 1722, dépasse les estimations, en affirmant : « Outre les villes de la châtellenie de Lille,il y a des bourgs aussi considérables que des villes : Tourcoing et Roubaix sont de ce nombre et ne contiennent pas moins de 12000 âmes chacun.(histoire de Roubaix: Hilaire-Trénard, (p 77) de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem (1713 et 1715) et des Brigittines à Lille (1723) leurs fils  furent Athanislas, Alexandre, Augustin, Joseph Prouvost (1742-1790), prêtre, vicaire de Bersée, curé d' Hertaing; enfin Pierre Constantin qui suit.

12 : Pierre IV Constantin Prouvost (1747-1808)

échevin de Roubaix sous l'Ancien Régime puis maire de Roubaix le 13 août 1795, après avoir échappé à la guillotine par la grâce de la "Réaction Thermidorienne" épouse Marie Henriette des Tombes (1747-1798), fille de Jean Joseph des Tombes, 12° du nom, échevin de Roubaix de 1740 à 1751 et sœur de Louis-Joseph des Tombes, échevin de 1783 à 1790 ;Reçu "Maître de Manufacture" en 1777, il devint  l'un des principaux fabricants roubaisiens et, avant la Révolution, figurait en tête des habitants les plus imposés de la paroisse. A l'époque, Panckoucke écrit dans son Petit Dictionnaire Historique et Géographique de la châtellenie de Lille : « Beaucoup de villes ne valent pas le bourg de Roubaix tant dans la beauté des maisons du lieu que dans le nombre de ses habitants ». Le 22 vendémiaire an IV, avec le conseil municipal, il leva, comme maire, le séquestre apposé sur la caisse du précepteur pour employer les fonds comme secours aux pauvres. Durant la tourmente il songea à émigrer mais ne put s'y résigner et il se cacha dans une de ses propriétés, une des dernières qui lui restait. Apres le 9 thermidor, on le retrouve maire de Roubaix. "Homme généreux et probe, il avait proposé à sa commune trois actions principales. D'abord, venir en aide aux pauvres. Ensuite, protéger les cultivateurs dont les charrois réquisitionnés les forçaient a négliger les champs.  Enfin, défendre l'hygiène de Roubaix dont les citoyens laissaient devant les domiciles des amas de boue et d'immondices ». Le souci des autres pour faire leur bonheur, déjà." Albert Prouvost Toujours plus loin " On peut le considérer comme le fondateur de la fortune industrielle des Prouvost ". Leurs sept fils furent négociants dont Henri Joseph, qui suit : Pierre Constantin Prouvost (1747-1808) fut officier de la Garde Nationale dont  François Henri Prouvost, avocat à la cour de Bruxelles époux de Julie d'Elhougne 

dont Marie Prouvost Marie-Julie-Prouvost ép d'Edmond d'Heilly Edmond-d-heilly  et Georges Jules Prouvost, avocat, conseiller à la cour d'appel d'Amiens, lieutenant des Gardes Nationaux époux de Marie Lucie de Mailly :  Philippe Julien Prouvost (1785-1827) fut administrateur des hospices ; Jean Augustin Prouvost, membre de la chambre consultative, Marie Eléonore Prouvost épouse Ferdinand H. Bulteau. Voyez le Portrait d'un officier de la Garde nationale ci-dessus (n'est pas celui de Pierre-Constantin). Rose-Marie VIRNOT de LAMISSART (1772-1851) , épouse 13 Brumaire an III (Novembre 1795) Jean-Baptiste PROUVOST, né la Madeleine-lez-Lille, 29 ans, fils de Jean-Baptiste et de feue Marie-Madeleine-Elisabeth Baillant, + 7/5/1797, sans postérité. Remariée à Marie- Jean-Charles GENNART, receveur des domaines, + 12/2/1834, + par. St-André 15/11/ I88I.; sa sœur, Catherine-Sophie VIRNOT de LAMISSART,  née 18/1/ 1777, déc. Wazemmes, 5/7/I859, épx 9/6/1800, de Dominique-François VIRNOT, son cousin, dont postérité( aïeux de Marthe et Brigitte Prouvost-Virnot); son frère Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART,  né le 23/11/1779, + 209/1837 ; le II Prairial an X (3I Mai I802), épouse Aimée-Joseph PROUVOST, + 30/5/1819, 44 ans, dt un fils Urbain-Léon PROUVOST, né le 29 Fructidor, an XII (16/9/1804), + 26 Vendémiaire I5/12/04 leurs parents étaient Charles-Louis VIRNOT de LAMISSART de Musemberg (1737-1808)  , Baptisé St-Etienne 13/1/1737, licencié es-lois, Bourgeois de Lille relief  3/41761, avocat Parlement  Flandre, Procureur du Roi  Eaux et Forets, Conseiller Municipal  1807,Trésorier de la Ville de Lille. Il fit le dénombrement de deux fiefs a Bailleul en Avril 1782, et celui du fief de Musemberg à Séquedin en Janvier 1785, La Seigneurie de Lamissart était sise a Ennequin, pres de Wattrelos.  Décédé Lille  16/3/1808. épx 2 Juin 1760, à St-Etienne, Marie-Alexandrine LENGLART, fille de Nicolas-Hubert et d'Alexandrine Carpentier.

         Blason-Virnotles-filles-virnotAlliances-Prouvost-Virnothotel-virnot-de-lamissartEcu-Lenglart  

                                                                      Virnot             Les filles d'Urbain-Dominique Virnot et Catherine Lenglart                   Alliances Prouvost-Virnot                     L'hôtel Virnot de Lamissart, rue de la Barre à Lille          Armes Lenglart   

13 : Henri I Prouvost (1783-1850)

Maire adjoint de Roubaix, de 1821 à 1826, membre du Conseil de fabrique de Saint Martin à Roubaix de 1826 à 1847, administrateur des hospices de 1817 à 1822 , Maître de manufacture, 

        Eglise-St-Martin-Roubaixancienne-mairie-roubaixroubaix-eglise-saint-martin
épx Liévinne Defrenne (1791-1824) , fille de Liévin Joseph de Frenne (1750-1814), Maître de manufacture, marchand drapier, administrateur des hospices, " chef de la branche ainée de la famille de Frenne"  (Leuridan) et de Clémentine Dervaux. Outre Henri, Liévin et Amédée, ci après, aussi  Adolphe Eutrope Prouvost 1822-1884, secondera Amédée à la tête de l'entreprise familiale, dt Marie et Adolphe-Henri

                                                                                                                                       D'où les branches:                                                                                                                  Autre branche   

14 : Henri II Prouvost        Liévin Prouvost           Amédée I Prouvost                   Benjamin Prouvost      
                     1820-1896                  1810-1857                         1818-1869                              1820-1885                                                                            
         

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15: Henri II Liévin Prouvost (1810-1857)

naquit le  9 juin 1810 à Roubaix, mort le 22 avril 1857 à Flers près de Lille à l'âge de 46 ans, épousa le 26 avril 1835 Sophie Florin 1812-1871 Dont: Henri 1836-1900, Charles Jérôme 1837-1906, Sophie 1838-1918, Paul Alexandre 1840-1903, Caroline 1843-1915 Sophie est la petite fille de Pierre Constantin FlorinDéputé suppléant aux Etats généraux de Versailles et premier maire de Roubaix. époux de Marie Bacon de Sains, fille de Philippe et Augustine Macquart (de Terline), La soeur de Pierre Constantin Florin, Marie-Agnès Florin (1712-1767)  épousa à Roubaix en 1712 Jacques II Prouvost (1699-1774) : elle était la fille de Jean Nicolas Florin,  membre de la Manufacture de Roubaix et administrateur de la table des Pauvres (1686-1737) et Marie Catherine de Surmont (1692-1744), inhumée dans l'église de Roubaix, sœur de  de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem  et d'une des Brigittines;  (1699-1774 inhumé dans l'église de Roubaix), Maître de manufacture, L’hôtel Florin, 104, rue du Faubourg de Roubaix à Fives-Lille: " L ’hôtel possède front à rue une longue façade imposante et sévère, seulement décoré d’une serlienne* qui rappelle le Premier Empire. Il est l’unique témoin de cette bonne et vieille commune de Fives aux 34 maisons de campagne, disséminées en 1843 sur Fives-Saint-Maurice jusqu’aux hauteurs du Dieu de Marcq et de Mons-en-Barœul. C’est alors un riche vallon fertilisé par les eaux du Becquerel et de la Chaude Rivière. Le propriétaire de l’hôtel, Achille Florin-Defrenne, fils de Carlos Florin (1811-1862), industriel roubaisien, frère de Sophie Florin (1811-1861) , Madame Charles Prouvost, habite l’hiver à Lille, rue Négrier, mais quitte la ville aux beaux jours pour sa maison de campagne ; la famille respire alors le bon air de Saint Maurice des Champs qui porte bien son nom, car alentour, on ne voit que prairies et pâtures. Après lui, nous dit Pierre Pierrard « son fils Achille Florin-Vandame possède un jardin paradisiaque où règne un hêtre pourpre, une pièce d’eau où glissent les cygnes, de vastes cages où vivent des oiseaux, des faisans, des perroquets, des chenils peuplés de chiens tous plus beaux les uns que les autres, tel un énorme danois bleu. Il est vrai qu’Achille Florin adore les animaux, au point d’acheter un lionceau à des forains et de se promener avec lui, attaché bien sûr, dans un Lille ébahi». Lors des journées du patrimoine, très aimablement, Madame Pajot nous accueille. La façade sur jardin de l’hôtel est toute en courbes harmonieuses; un jardin où l’on se prend à rêver ; si les animaux et le hêtre pourpre ont disparu, il n’est pas impossible de songer à François Watteau reçu chez ses amis Lenglart rue du Faubourg-de-Roubaix, ce peintre qui s’inspirera souvent dans ses tableaux des frondaisons de Saint-Maurice. " Brigitte Renier-Labbée, Lille Ancien

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Il est dit que Pierre d’Arc, dit le Chevalier du Lys, frère de Jeanne d’Arc n’eut pas de descendance :«  Il a été clairement démontré que Pierre d'Arc n'a eu qu'une seule femme et un seul fils. Il ne s'est jamais marié à Jeanne de Prouville, et n'a donc pas eu de postérité, au delà de son fils unique » Boucher de Molandon ;"Pierre du Lis, extinction de sa descendance en 1501" Conseil héraldique de France, 1890, critiquant la généalogie inventée par Robert Le Fournier  parue dans la même revue quelque temps plus tôt P Ract-Madoux 14 v 2005 Voir la base Roglo. L’univers poétique demeure, tout comme l’ascendance Macquart.

16: Charles- Jérome Prouvost (1837-1906)
Louis-Jean-Screpel-pere-Marie-Sophie-Prouvost-Screpel                                 sophie ProuvostMMe-Charles-prouvost-screpel                       Leon-Screpel

Louis-Jean Scrépel par Victor Mottez,                                sa fille Marie-SophieScrépel, Charles Prouvost                                              Léon Scrépel            
né le 2 octobre 1837 à Roubaix, décédé le 11 mai 1906 à Roubaix  épousa Marie Sophie Scrépel  née le 28 mai 1840 à Roubaix, décédée le 24 mars 1908 à Roubaix. L’hôtel Prouvost à Roubaix,  classé Monument Historique par arrêté du 12 août 1998, construit en 1878 par Charles Prouvost-Scrépel,  situé près de l’usine de cet industriel de drap et de satin de chine, sur l’une des artères les plus importantes de Roubaix. Il est remarquable par ses décors intérieurs: les trois salons du rez-de-chaussée : 1 le salon chinois avec son plafond et son décor de panneaux laqués, 2 le salon central avec son plafond et son décor, 3 le salon de musique avec ses boiseries et le plafond peint de Tony Vergnolet (1888) ; 4 le hall d’entrée avec ses bras de lumière ; 5 l’escalier d' honneur et sa cage ; 6 la chapelle située au premier étage (cad. LS 201). L’occupe actuellement la Caisse d’assurance maladie, le jardin sert de parking, la façade est, hélas, cimentée. 19, rue du Grand Chemin; 6, rue Rémy-Cogghe.  
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Un document signé par Charles-Jérome Prouvost et Léon Scrépel " Nous remercions Dieu de la continuation des beaux inventaires qu'il nous accorde et le prions de nous donner dans quelques jours la Monarchie désirée si ardemment par les honnètes gens pour le triomphe de l'Eglise et la prospérité du commerce" ne peut dater que de quelques jours avant le 30 janvier 1875 où  le parlement vota, à une voix  près, celle du député Wallon, en faveur de la République, au détriment de la Monarchie, représentée par le Comte de Chambord qui prit le prétexte de son attachement au drapeau blanc pour éviter d'usurper le légitime retour des descendants de Naundorff. Le Président fut le Maréchal de Mac-Mahon..

17: Charles II Prouvost (1875-1937)

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épouse Eugénie Masurel 1881-1926 demeure du 28, rue de Wailly à Tourcoing, habitée par Charles Prouvost qui était marié avec Eugénie Masurel. Elle a été construite en 1911 par l’architecte tourquennois Jean-Baptiste Maillard (A.M. Tourcoing permis de construire) en style néo-normand, en brique au rez-de-chaussée (avec soubassement, bandeau et coussinets de linteaux en pierre), en pan de bois à l' étage. La travée de gauche est sommée d’une grande lucarne à ferme débordante. L’accès au jardin et au garage se fait par deux portails identiques situés symétriquement en hors œuvre de part et d’autre de la façade. A l’intérieur, un vestibule conduit à l’escalier de distribution ; au rez-de-chaussée se trouvent le salon, la salle à manger, la cuisine et l’office ; au premier étage se trouvent cinq chambres (deux sur rue et trois sur jardin), 3 salles d’eau, une lingerie ; l' étage de comble abrite trois chambres (dont deux sur rue) et trois greniers. L’accès au jardin se fait par un escalier extérieur situé sur la façade arrière. 
Ils achetèrent, par la suite, l’appartement du 84, rue La Fontaine à Paris. 
Cette demeure était construite à coté des pharaoniques usines François Masurel frères, fondées en 1876 et construite à cet endroit en 1884 par le grand père d’Eugénie, François Masurel-Pollet (1826-1913) avec ses 3 fils François, Edmond et Eugène. Elles sont classées Monument Historique : 2000/05/21.

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Son fils François Masurel-Jonglez (1855-1894)  Les Masurel avaient aussi créé les usines textiles de Fourmies, classées Monument Historique et aujourd’hui écomusée. A coté le château Prouvost-Masurel.

François Masurel-Pollet fut négociant en laines, associé de la maison Masurel fils de Tourcoing. Il fut conseiller municipal, membre de la chambre de commerce, administrateur de la succursale de la banque de France de Roubaix-Tourcoing, président de la société de géographie de Tourcoing et président du tribunal de Commerce de Tourcoing. Il habitait 83 rue de Lille, à Tourcoing.  fonda en 1877, sous la firme François Masurel frères, une filature et retorderie de laines qui, avec la perfection de son outillage et le nombre de ses broches (65 000 en 1894) tenait le premier rang parmi les industries françaises et avait ramené en France la fabrication des fils d'Alsace. M. Masurel-Jonglez avait fondé dans ses deux établissements des rues de Wailly et des Francs, comprenant en 1894 un millier d'ouvriers, plusieurs oeuvres sociales : allocation aux jeunes ménages et aux femmes en couches, encouragements à l'épargne, association de secours mutuels et caisse de retraite. Il fut président de l'Union des filateurs de laines peignées de Tourcoing, vice-président de l'association des filateurs de Roubaix, Tourcoing, Fourmies et Reims et vice-président de l'Association nationale de l'industrie lainières à Paris. En 1892, M. François Masurel-Jonglez fut élu conseiller général du canton Nord de Tourcoing par 3404 voix contre 2720 à son concurrent, M. Paul Lemaître. Il fut en outre : président de la Commission centrale de la statistique et administrateur du lycée de Tourcoing. Il mourut à Mouvaux le 14 juillet 1894. Sa mort fut un deuil public, tous comptaient sur lui et espéraient en lui.
Chevalier et capitaine : 18: Charles PROUVOST  (1901-1953)

 Charles prouvost Dalle

 fils de Charles Prouvost et Eugénie Masurel, il naquit à Roubaix le II Janvier 1901, ainé d’une famille de cinq enfants. II fut élève du collège du Sacré-Cœur à Tourcoing.  Pendant la guerre 1914-1918, ses parents habitant Paris, il continua ses études à l’institut du St-Esprit à Beauvais, puis au collège Stanislas à Paris et revint terminer les 3 derniers mois de philosophie à Tourcoing. II fit son service militaire à Hesdin, St-Omer, puis en Allemagne et fit l’occupation de la Ruhr comme sous-lieutenant. Il passa ensuite deux années aux Facultés Catholiques de Lille et obtint le diplôme d’H.E.C. En 1925, il suivit sa famille à ParisEn 1926, au moment de son mariage avec Hélène DALLE, il reprend en association avec son beau-père, Mr Charles Dalle, la firme Dubois et Roussel; qui devient la S.a.r.l. Prouvost-Dalle & Cie. A Thumesnil  qu’il habitera 10 ans, il occupera rapidement une place prépondérante sur le plan social comme sur le plan politique. II est candidat aux élections municipales cantonales et au Conseil d’Arrondissement. En I936, désirant donner à sa famille une maison plus vaste, il s’installe à Lambersart, au grand regret des habitants de Thumesnil. Jusqu’à la guerre de 1940, c’est la progression continuelle de son entreprise : création d’un dépôt a Marseille, début de l’usine de Wattignies, extension de plus en plus importante dans la grande Industrie et les Administrations. Comme officier de réserve, il était affecté à. un régiment d’active et, de 1926 à 1940, il est souvent rappelé pour des périodes~ quatre fois entre 1938 et 1939. II se fait, à ce moment-là- de nombreux amis dans l’armée. Mobilisé en Août 1939, il est, en Avril 1940, renvoyé provisoirement dans son foyer, comme père de six enfants: il était accablé de ne pas avoir pu faire son devoir. Sa nomination au grade de capitaine de réserve, qui fut effective, fut victime d'un bombardement. Avant l’évacuation, sur ordre du Ministère de l’Air, il doit ouvrir une usine de repli. C’est le début de l'usine de Laval. C’est à son beau-frère Roger Ponroy, (aidé en 1941 de M. Caillerez) que Charles en a confié la création et la direction. Il en a été le directeur de 1941 jusqu'à la disparition de l'usine en 1956.

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                                    La Roseraye à Lambersart                            La Saint Luc                     Charles et Hélène Prouvost        La maison classée de Lambersart                                                                                          

Durant toute la guerre, il est Président du Syndicat des Fabricants de Couleurs et Vernis. Par son activité débordante et ses initiatives heureuses, il fit beaucoup pour l'approvisionnement régulier de la Corporation en matières rares. II met en route les usines de Créteil; Marseille, puis Wattignies En 1948, il entreprend un voyage d’études aux Etats-Unis avec un groupe de confrères et, au retour, appliquera dans son affaire des idées intéressantes, des conceptions plus modernes qui avaient attiré son attention. À partir d’I95I, il réalise un important programme de concentration: vente de l'usine de Créteil et surtout agrandissement de l’usine de Wattignies où il commence à transférer le siège social de Lille. En septembre 1952, sa sante commence à inquiéter son entourage ... Il se soigne trois mois et peut revenir a la nouvelle année a son bureau offrir ses vœux a son personnel. De nouveau, début janvier 1953, il doit garder la chambre, au lieu de partir trois semaines, comme il l'espérait sur la cote d’Azur. La dernière étape de la concentration sur Wattignies était la construction des bureaux; les plans lui sont soumis en février. Il n’en verra malheureusement jamais la réalisation. Monsieur Caillerez passa à la concurrence. Monsieur PROUVOST avait sept enfants dont le plus jeune n'avait que 11 ans. Il avait également un petit-fils, Christian Prouvost, qui lui valait partout le surnom de "jeune grand-père". Les visites de ce délicieux bébé près de son lit de souffrances furent ses dernières joies. Charles Prouvost était administrateur du Crédit immobilier. Il était ancien Président de la jeunesse catholique de Tourcoing, Président de la Confrérie du Saint Sacrement. Il présidait les associations locales : ancien président du conseil paroissial et des familles nombreuses de Thumesnil, membre du conseil paroissial et des œuvres de la paroisse Sainte Callixte, président d’honneur du Patro-club et de la chorale, président d’honneur de la Musique du Centre et du club des Cinq. Il descendait du frère de Jeanne d’Arc, Jacques d’Arc, par les Florin et les Macquart de Terline, données généalogiques aujourd’hui contestées.  « Né à Roubaix le 11 janvier 1901, pieusement endormi dans la paix du Seigneur à Lambersart, après une longue et douloureuse maladie, le 23 mars 1953, à l’âge de 52 ans, muni des sacrements de notre Mère la Sainte Eglise et la Bénédiction apostolique, inhumé à Lambersart. » Extraits des lettres de condoléances :« Doué des plus beaux dons de l’intelligence et du cœur, il eut toutes les qualités du véritable chef. C’était un animateur et un entraineur d’hommes, tenace, énergique et bon. » « Sa bonté et sa charité étaient légendaires. »  CHARLES PROUVOST, UN SOLDAT ET  POURQUOI PAS? Par le Commandant R. Dugravot, Saigon, 5 avril 1953.

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             Christian, Simone, André, Bernard, Brigitte, Charles, Jacques                                            Réunion de famille Prouvost-Scrépel                                                                            Presse                             

19 :Christian Prouvost
Capitaine de l’arme blindée et cavalerie de réserve,Premier Régiment de Spahi, Ecrivain, Auteur de la trilogie : « A demeure », « Le tambour de Marengo », « La femme de nulle part », Industriel

Christian Prouvost                           mariage-christian-brigitte-prouvost                           Brigitte Virnot

épouse Brigitte Virnot : Blason-Virnot  La famille  Virnot  vint du Val D'Aoste, en Italie,  à la fin du XVI° siècle pour s'implanter dans la ville de Lille. Charles Le Thierry d'Ennequin, dans son ouvrage de 1930 sur les anciennes familles lilloises,  mentionne:  " D'après l' étymologie même de son nom, Vir Notus, la famille Virnot descend d'un notable de très ancienne époque; cependant, sa généalogie suivie ne peut plus s'établir que depuis le XVII° siècle."  Dès son arrivée, Urbain Virnot  occupa des fonctions de premier plan dans cette ville: il fut bourgeois de Lille, comme ses descendants, et épousa l'héritière d'une antique famille des Flandres, Simone de Berlaimont. Son fils Urbain fut  Conseiller du Roi, Contrôleur des guerres à HonschooteSes descendants s'illustrèrent au service de la ville et purent exercer un rayonnement culturel. que nous nous attacherons à  décrire. Il s'allièrent et se trouvèrent apparentés avec un petit nombre de familles qu'a magnifiquement étudié Charles le Thierry d'Ennequin :  elles s'appelaient  Lenglart, Le Thierry d'Ennequin, Quecq d'Henripret, de Raismes, Defosseux, Prouvost, Aronio de Romblay, Savary de Gavre, Derode, Smet, Barrois. Ces familles patriciennes, souvent liées au négoce, étaient, le plus souvent, en cours d'anoblissement, beaucoup le furent: les deux frères, Urbain Dominique Virnot et Charles Louis Virnot de Lamissart  au XVIII°  incarnèrent bien les options que pouvaient choisir les notables,  à la veille de la Révolution Française,  et pourraient à eux seuls constituer la matière d'une passionnante étude,  d'autant que d'importantes archives ont été conservées.

Jean-Bart-Urbain-Virnot-1680de-Berlaimont-Virnotdugue-de-bagnolsVauban_Portrait_SmallSmon-de-Flandresignace-virnotFamille Carpentier XVIIplace-saint-martin-lillebarroisUrbain-Virnot-LenglartProuvost-virnotArmes-Lenglart
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 Le roman de Christian Prouvost-Virnot  " A demeure"  en est inspiré:  " Les Stradin venaient de Lombardie qu'ils avaient quittée à la fin du XV° siècle, par suite d'évènements indéterminés;  à l'époque, les échanges réguliers économiques et culturels, mais aussi les invasions, les guerres, la misère, les épidémies, provoquaient d'importants courants migratoires par le col du Brenner, entre l'Italie du Nord et les Flandres.  Catherine de Stradin ironisait souvent: "n'oubliez pas que nous sommes des immigrés!..."  En tous cas, leur position leur valut une insertion immédiate dans la meilleure société.  Sous la monarchie, ils possédaient d'immenses terrains dans la périphérie lilloise qui leur valurent d'entretenir d'étroites relations avec le Maréchal Vauban, lors de l'édification de la Citadelle. On donnait dans l'hôtel de la rue Royale, des bals et de brillantes réceptions, mais aussi des soirées littéraires ou théâtrales très prisées. Lors de sa fuite à Gand, au moment des Cents-Jours, l'infortuné roi Louis XVIII accepta leur hospitalité. A l'occasion d'un voyage officiel, Charles X les honora de son auguste présence. Pasteur comptait parmi les amis proches.  Les parents de Charles de Gaulle rendaient visite, en voisins, de leur maison de la rue Princesse. Il eut suffit, sous l'un des règnes, de la démarche légitime d'un Stradin pour que l'anoblissement consacrât la notoriété et le mérite. Il n'en fut rien, par souci, sans doute, de rester en retrait, loin des sollicitations et des prébendes, mais ils en possédaient l'esprit. La vie terrienne, l'enracinement au pays, le culte des vraies valeurs  les rendaient dépositaires des plus anciennes traditions. Pourtant de génération en génération, trop à l'abri d'un rempart privilégié, ils se laissèrent grignoter  par les nouvelles puissances d'argent  qui cherchaient des terrains pour édifier usines, entrepôts, ateliers (...) Ni regret, ni amertume, le fatalisme devant la loi du renouvellement des choses et la soumission à la volonté divine. Les Stradin sont forgés de la chrétienté.  On croit en Dieu, avec une fois vivace, le sentiment qu'on transite sur terre avec l'éphémère du papillon.
On doit mériter son Ciel, d'où le détachement des biens matériels, à l'usage des autres."

Christian-Prouvost-FilsGaetane-ProuvostCharles-de-Couessin-ProuvostThierry-Prouvost-reception-Elysee-2009Geraldine-ProuvostGery-Prouvost    
 
Victor-de-CouessinGabriel-de-CouessinMaxime-de-CouessinAdelaide-de-Couessin

Victor-Emmanuel                                      Gabriel                                               Maxime                              Adélaïde de Couëssin
  20:Christian,  Gaëtane et Charles de Couëssin,  Thierry,  Géraldine, Géry         

Famille Christian et Brigitte Prouvost

Tableau généalogique réalisé par Thierry Prouvost, Paris le 15 août 2009