Nom venant d’un nom patois
signifiant « Pie ».
Agache figure dans le
premier registre d’état civil de 1573.
"J’ai vu une erreur
concernant les origines à Hem de la famille AGACHE dont je descends par la
branche AGACHE-DUTHOIT, établie à Wattrelos avant de se lancer dans l’industrie
à Roubaix pour la branche DUCATTEAU-AGACHE (après la branche de mon
arrière-grand-oncle Donat AGACHE-TAILLIAR qui s’est d’abord associé à Lille
avec Florentin DROULERS-CUVELIER, arrière-grand-oncle de ma femme, avant de
conserver les usines de Pérenchies transmises ensuite à ses enfants alliés entre
autres à 2 enfants de Frédéric KUHLMANN-WOUSSEN venu de Colmar à Lille).
Mon
ancêtre Jean
AGACHE-HENNEUSE est arrivé à Hem après son mariage
en 1685 à Flers ; j’ai
dû faire des recherches systématiques dans les actes
notariés et les registres
paroissiaux des communes voisines pour découvrir qu’il
était né à Croix et que
son père et son grand’père étaient
d’Annappes, où des AGACHE sont cités très
anciennement comme échevins et avaient un sceau
représentant une pie ;
pour le moment je ne suis pas remonté plus haut mais les
supposés parents de
Jean AGACHE-HENNEUSE à Hem sont des homonymes sans
parenté prouvée tant le nom
est répandu dans la région lilloise." Philippe A.
Rammaert à Thierry
Prouvost
Jean Agache
ca 1615-/1677
&
Marguerite
Pluquet ca
1615-/1677
|
Jean Agache
ca 1644-1727
&1685
Jeanne Henneuse
1641-1726
|
Pierre Agache
1687-1742
&1716
Marie Joseph Le
May ca 1680-1761
|
Pierre Joseph
Agache 1717-1781
Propriétaire à Hem &1749
Marie Jeanne
Picavet ca
1723-1788
|
Jean Baptiste
1752-1823, Propriétaire,
censier à Hem,
&1793 Marie Thérèse Cardon
1765-1845
d’où les
trois branches:
Branche
ainée : Pierre Agache,
né le 31 octobre 1795,
Hem , décédé le 1er février 1851,
Wattrelos (55 ans), cultivateur à
Wattrelos, marié le 16 mai 1827,
Wattrelos, avec Fidéline Duthoit,
née le 30 mars 1802,
Wattrelos , décédée le 2 janvier 1889,
Roubaix.
Branche puinée : Donat Agache,
né le 23 février 1805,
Hem , décédé le 31 janvier 1857,
Lille (51 ans), filateur de lin, marié le 4 août 1840,
Lille, avec Julie Tailliar,
née le 12 août 1814,
Lille, décédée en 1895 (81 ans), dont
Édouard Agache, né le 16 juillet 1841,
Lille, décédé en 1923 (82 ans), filateur et tisseur de lin à Lille,
industriel chimiste, fondateur de la S.A. des Ets Agache-fils, administrateur
de la Compagnie des Chemins de Fer du Nord, présidents des Ets Kuhlmann.
Donat Agache a créé, en 1824, un négoce de lin à
Lille, dans le quartier Saint-Sauveur. Quatre ans plus tard, il s'établit en
tant que fabricant dans le même quartier. En 1848, les révolutions de février
et juin entraînent une crise économique. À Pérenchies, la filature Le Blan
ferme. Donat Agache s'empresse de la remettre sur pied. Et Pérenchies va
devenir le fief de la dynastie Agache. La ville se développe en même temps que
l'usine qui devient la plus importante entreprise française de lin. Agache,
lui, fait fortune. Donat Agache a plusieurs enfants dont un fils, Édouard, qui
reprendra l'entreprise à la mort de son père. Il bâtira un véritable
« empire » du lin.
Tout au long de la Première Guerre mondiale, les
usines Agache subissent de gros dégâts. À l'Armistice, l'usine est complètement
détruite. La puissance financière des Agache est intacte. Avec l'apport des
indemnités des dommages de guerre, l'entreprise peut reprendre son activité dès
1919. La société subit, comme tout le monde, mais traverse relativement facilement
la crise de 1929 et l'occupation de 1939-1945. À la Libération, l'activité est
toujours aussi bonne et les dirigeants se succèdent. À la fin des années 60, le
textile va beaucoup moins bien. Le lin subit la crise de plein fouet. Et, en
1937, l'entreprise Agache est cédée aux frères Willot, dont l'empire sera lui
même racheté par Bernard Arnault.
Ville dans l'usine ou usine dans la ville, Agache a
profondément transformé le village de Pérenchies. L'ensemble était très
imbriqué dans la ville qui vivait au rythme de l'usine. Pour le patronat de
l'époque, l'intérêt était que le personnel vive à proximité de son lieu de
travail. La société Agache va donc construire des ensembles de maisons
ouvrières. Mais ce n'est pas tout puisqu'Agache va aussi créer une société de
football, une salle des fêtes, une salle de gymnastique, une harmonie, une
chorale... Et aussi une maison de retraite. De la vie à la mort, l'existence
entière des ouvriers était ainsi prise en charge par l'entreprise. En 1990,
lorsque l'usine ferme, ce sont 1 000 ouvriers qui se retrouvent sans emploi.
« Et la ville a perdu 75 % de sa taxe professionnelle et 44 % des
impôts, rappelle le maire. On a mis plus de vingt ans à reconstruire. »
La Voix du Nord
marié le 20 mai 1873
avec Lucie Kuhlmann, née le 31 août 1852,
Loos , décédée, fille de

Portrait par Franz Walter Winterhalter vers 1863
Charles Frédéric Kuhlmann1, né à Colmar le 22 mai 1803,
mort à Lille
le 27 janvier 1881, est un chimiste,
chercheur universitaire et industriel français. Pionnier de l'application des
sciences aux arts industriels, il est fondateur du groupe industriel
« Pechiney-Ugine-Kuhlmann », l'un des principaux groupes industriels
chimiques français des XIXe et XXe siècles ; il est co-fondateur de la
banque Crédit du Nord.
Charles Frédéric Kuhlmann
est le fils de Georges Chrétien Kuhlmann, géomètre-géographe. Il est le père de
Jules Frédéric Kuhlmann, né à Lille le 18 juin 1841 et mort à Ragatz,
en Suisse,
le 2 août 1881.
Il est aussi le beau-père
de Claude Auguste Lamy, professeur de physique à
l'université de Lille. Claude Auguste Lamy est le premier à avoir
isolé2
14 grammes de l'élément thallium en 1862, avec un spectroscope prêté par Jules
Frédéric Kuhlmann3.
Frédéric Kuhlmann fit ses
études à Nancy
puis entra directement au laboratoire du chimiste Nicolas Vauquelin, à Paris4.
En 1823, Nicolas Vauquelin l'envoya à Lille pour qu'il y
enseigne la chimie
dans un cours municipal soutenu par Charles
Delezenne et la Société des
sciences, de l'agriculture et des arts de Lille. Il devint titulaire
de la chaire municipale de chimie et entra en contact avec les industriels du
Nord. Il occupa la chaire de chimie jusqu'en 1854, année où elle est attribuée
à Louis Pasteur
dans le cadre de la faculté des sciences de Lille nouvellement
créée.
Président de la Société des
sciences, de l'agriculture et des arts de Lille, il devint président
de la chambre de
commerce de Lille en 1840.
Le 23 septembre 1853, la chambre de
commerce de Lille organisa une réception en la présence de Napoléon III ;
Frédéric Kuhlmann y fit un discours remarquable sur l'essor de l'industrie
nationale5,
d'où découle l'autorisation d'ouvrir une école supérieure industrielle à Lille.
Frédéric Kuhlmann devint ainsi membre du conseil de surveillance de l'École des arts industriels et des
mines à partir de 1854. Il contribua aussi à la fondation de la Société industrielle du Nord de la
France et soutint en 1872 la transformation de l'École des arts industriels et des
mines en l'Institut industriel du Nord, devenu
aujourd'hui l'École centrale de Lille.
La société en commandite à
l'origine des établissements Kuhlmann est fondée en 1825. La première usine est
construite sur un terrain de 80 ares
loué à Loos. Elle produisait de l'acide sulfurique
d'après le procédé des chambres de plomb et s'enrichira par la suite de
plusieurs fabrications nouvelles. En 1829,
Frédéric Kuhlmann y en œuvre le procédé Leblanc pour produire du carbonate de soude alors utilisé pour décolorer
les fibres textiles. En 1833, il fut l'un des premiers à produire l'acide
sulfurique par le procédé dit « de contact » et à
utiliser des catalyseurs dans la chimie industrielle, notamment lorsqu'il
découvre en 1838 la fabrication d'acide nitrique
à partir d'ammoniac
en présence de platine
(réaction qui sera plus tard utilisée dans le procédé Ostwald)6.
Rapidement, son activité
prit de l'ampleur et s'orienta aussi vers la production d'engrais
et de colorants. Il fut notamment pionnier pour
développer des super-phosphates commercialisés comme fertilisants aux
producteurs de betteraves à sucre lillois. Les établissements Kuhlmann
s'étendirent, avec une seconde usine à La Madeleine en 18477,
une autre la même année à Amiens et une quatrième à Saint-André-lez-Lille en 1852, qui forment les établissements
Kuhlmann ou manufacture des produits chimiques du Nord. À sa mort,
en 1881, Frédéric Kuhlmann est à la tête de l'une des sociétés qui formeront
l'un des principaux groupes industriels chimiques français des XIXe
et XXe siècles, le groupe industriel « Pechiney-Ugine-Kuhlmann ».
Propriétaire fondateur des
établissements Kuhlmann, membre de la chambre de
commerce de Lille à partir de 1832, Frédéric Kuhlmann en fut
président de 1840 à 1848. Il fut aussi conseiller général du département du
Nord représentant le canton Lille Nord-Est.
Plus gros actionnaire8du
comptoir d'escompte de Lille en 1848 puis de la banque Crédit du Nord
en 1866, il établit ses neveux Théodore Kiener9,
puis Eugène Kiener, comme directeurs du Crédit du Nord
de 1853 à 1876.
Élevé au rang de
Commandeur de la Légion d'honneur, Frédéric Kuhlmann était aussi détenteur de
nombreuses distinctions étrangères10.
Frédéric et charlotte Kuhlmann eurent :
Cécile Kuhlmann, mariée en 1854 avec Auguste Lamy,
né le 15 juillet 1820,
Ney (39), décédé en 1878 (58 ans), professeur à la faculté des sciences de
Lille, reçu à l'École normale en 1842, ami de son compatriote Louis Pasteur,
avec qui il entretiendra une longue correspondance. Docteur ès-sciences en
1851, professeur à la faculté des sciences de Lille, découvreur du Thallium,
métal inconnu auparavant, qu'il réussit à isoler, Commandeur de la Légion d'honneur.
Dont : Edouard Lamy, directeur de l'usine Kuhlmann d'Amiens, marié
avec Berthe Mollet (témoins: Louis Pasteur 1822-1895), dont
Frédéric Lamy, né le 9 septembre 1887,
Amiens, décédé le 3 mai 1976 (88 ans).
Jacques Lamy, né en 1892, tué en 1915, dans
l'Argonne (23 ans).
Emmanuel Lamy, né le 20 décembre 1911,
décédé le 21 décembre 2008, Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine, inhumé le 24
décembre 2008 (97 ans), inspecteur des finances, marié avec Odile Frédéric-Moreau, née en 1918.
Eugénie Lamy, mariée en
1878 avec Charles Marie Constant Lamy, né en 1851, décédé en 1905 (54 ans), administrateur
des établissements Kuhlmann, fondateur d'une imprimerie (mariage entre cousins)
Pauline
Frédérique Kuhlmann, née en 1833, décédée le 15 avril 1910,
Lille (77 ans), mariée le 10 mai 1852
avec Frédéric Kiener,
né le 14 septembre 1822,
Colmar (Haut-Rhin), décédé le 15 novembre 1871,
Lille (49 ans), banquier.
Jules Frédéric
Kuhlmann, né en 1841, décédé en 1881 (40
ans), marié en 1878 avec Julia Agache,
née en août 1851, Lille, décédée le 11 mars 1901,
Lille (49 ans), dont
Frédérique
Kuhlmann, née le 15 avril 1882,
décédée, mariée le 21 septembre 1903,
Lille, avec Antoine du
Boüays de La Bégassière,
marquis romain
et de La Bégassière,
né le 24 septembre 1874,
Paris VIII° , décédé le 7 mai 1919,
Paris XVI° (75) (44 ans), secrétaire d'ambassade.
Lucie Kuhlmann, née le 31 août 1852,
Loos , décédée, mariée le 20 mai 1873
avec Édouard Agache,
né le 16 juillet 1841,
Lille, décédé en 1923 (82 ans), filateur et tisseur de lin à Lille,
industriel chimiste, fondateur de la S.A. des Ets Agache-fils, administrateur
de la Compagnie des Chemins de Fer du Nord, présidents des Ets Kuhlmann.
Ne Kuhlmann, mariée avec Emile Raguet.
Frédérica
Kuhlmann, mariée avec Joseph Emile
Colson, né le 29 janvier 1821,
Saint-Aubin-sur-Aire (Meuse), décédé le 6 août 1870
(49 ans), général de brigade, commandeur de la légion d'honneur, le 12 viii
1821.
Les œuvres écrites de
Frédéric Kuhlmann, qui s'étendent de 1823 à 1874, ont été rassemblées dans un
recueil édité en 1877. Elles comprennent 22 comptes rendus à l'Académie des
sciences, autant de communications à la Société des sciences de Lille et neuf
publications aux annales de chimie-physique. Elles traitent d'une grande
diversité de sujets, depuis la teinture et le blanchiment des tissus jusqu'au
cycle de l'azote et la nitrification en passant par la purification du sucre de
betterave.
Expériences concernant la théorie
des engrais,
Mémoires de la Société royale des sciences, de l'agriculture et des arts de
Lille, Lille : Impr. de L. Danel, 1846, in-8°, 21 p.
Expériences chimiques et
agronomiques,
Paris : V. Masson, 1847, in-8°, 200 p.
Recherches scientifiques, Paris, Masson, 1877
Un prix en l'honneur de
Frédéric Kuhlmann est décerné annuellement à une personnalité scientifique par
la Société des
sciences de Lille.
dont
Madeleine Agache, née le 9 avril 1874,
Lille, décédée le 9 décembre 1939,
Lille (65 ans), mariée le 27 mars 1894,
Lille, avec Maxime Descamps,
né le 19 juin 1868,
Lille, décédé le 6 mars 1914,
Annappes (45 ans), négociant en lin à
Lille, associé à la maison "Descamps-Longhaye fils &Mas".
Alfred Agache, né en 1875, Tours (37), décédé en 1959, Paris (75)
(84 ans), architecte et urbaniste, parrain de l'urbanisme, ce mot aujourd'hui
universellement connu fut créé par lui ,
marié avec Agnès Duret,
dont descendance.
Donat-Alfred Agache (1875 –
1934), sometimes called Alfredo Agache; son père aura une carrière d'artiste peintre
et de musicien.
L'entourage familial, qui le destina à une carrière de musicien qu'il ne suivra
finalement pas, laissera des traces sur Alfred Agache aussi bien dans sa sensibilité artistique que
dans sa faculté de compréhension de la mutation du système industriel.
Il étudia
l'architecture à l'École des
Beaux-Arts, puis la sociologie
au Collège libre
des sciences sociales où il se familiarisera avec la pensée de Durkheim.
Il adhéra
ensuite au Musée social
en 1902. Il devint en 1904 chef de mission d'une de ses
antennes, le World's Fair, à Saint-Louis
aux États-Unis.
formally planned the Brazilian cities of Rio de
Janeiro, Recife, Porto Alegre and Curitiba in the 1940s and 1950s, supported by the Estado Novo fascist regime in Brazil. While his plans were often too expensive to be
completed, they formed the basis of more practical plans, and the affordable
parts of his plan were followed for several decades, although in Curitiba the
so-called Agache Plan was retired and then superseded by later urban planning efforts beginning in the 1960s. Agache also
co-founded the French
Society for Urban Studies.




En 1928, Donat Agache acquiert 25
hectares à Poissy, 108 rue de Villiers, vendus par la marquise d'Oissel sur sa
propriété du château de Villiers et fait construire là une imposante maison
néo-normande par l'architecte Henri Jacquelin. Les travaux commencent dès le
1er août de l'année 1928, En 1957, La moitié du domaine est laissé au profit du
Foyer de la Charité de l'Île-de-France, puis en 1967 la totalité du domaine y
compris la maison dont madame Agache a gardé l'usufruit jusqu'à son décès.
Marie-Lucie
Agache, née en 1880, Pérenchies , décédée,
mariée le 17 février 1903,
Lille, avec Jean Delemer,
né le 18 janvier 1872,
Lille, décédé en 1927 (55 ans), industriel textile, Avocat.
Marie Julie
Agache, née le 4 avril 1845,
Lille, décédée en 1921 (76 ans), mariée en 1868 avec Gilbert Jules
Augustin-Thierry, né en 1843, décédé en 1915 (72
ans), écrivain, historien (ordre des enfants à vérifier),
fils d’Amédée Simon Thierry, jeune frère frère d’Augustin Thierry :
|
Préfet, conseiller d'Etat, sénateur, Membre de
l'Institut de France (Académie des Sciences Morales et Politiques,
13 mars 1841 [correspondant, 23 novembre 1833]), membre d'honneur (1865) de l'Académie des
Sciences, Belles Lettres, et Arts de Besançon
Jeune frère d'Augustin
Thierry, il commence sa vie active comme journaliste après un essai, comme son
frère, de maître d'école. Il entre en relation avec le célèbre journal
romantique d'avant-garde Le Globe et obtient un petit poste de
fonctionnaire. Son premier ouvrage, en 1825, est une brève histoire de Guyenne
et trois ans plus tard, paraît le premier volume d'une Histoire des Gaulois
qui est accueilli très favorablement et lui permet d'obtenir, de la part du
président du conseil royaliste Martignac, une chaire d'histoire à Besançon.
Toutefois, il est jugé trop libéral par le gouvernement de Charles X et son
enseignement est arrêté avec le résultat de lui assurer, après la Révolution de
1830, le poste de préfet de la Haute-Saône qu'il assumera pendant huit ans.
Il ne publiera rien
pendant cette période. En 1838, il est nommé maître des requêtes au Conseil
d'État, poste qu'il conservera, par delà la Révolution de 1848 et le coup
d'État de 1851, jusqu'en 1860, date à laquelle il sera fait sénateur (un poste
rémunéré et, en fait, une lucrative sinécure). Il gravit tous les échelons dans
la Légion d'honneur, devint membre de l'Académie des sciences morales et
politiques en 1841 et, en 1862, reçoit le grade honoraire de D.C.L. (Doctor of
Civil Law) à l'Université d'Oxford. À l'exception de la période où il fut
préfet, il n'arrêta pas sa production littéraire, resta un contributeur
constant de la Revue des deux mondes, ses articles, usuellement retravaillés
par la suite à destination d'ouvrages, ayant essentiellement trait à la Gaule
romaine et son époque.
Œuvres :
Histoire des Gaulois, 3 vol. (1828, 1834, 1845 la 8e édition du vol. I
parut en 1870)
Histoire de la Gaule sous l'administration romaine, 3 vol. (1840-47; 2e
éd. en 1871)
Histoire d'Attila, de ses fils et successeurs jusqu'à l'établissement des
Hongrois en Europe (1856 ; 5e éd. en 1874)
Tableau de l'Empire romain (1862; 5e éd. en 1871)
Récits de l'histoire romaine au Ve siècle : la lutte contre les Barbares et
les luttes religieuses (1860; 2e éd. en 6 vol. en 1880)
Portrait par Jean-Léon
Gerôme.
Frère d’Augustin Thierry,
Historien, membre de l'Institut de France (Académie des
Inscriptions et Belles-Lettres, 7 mai 1830),
''ENS''
1811 L, Commandeur de la Légion d'honneur.

Né à Blois, frère aîné
d'Amedée Simon Dominique Thierry, il n'a pas l'avantage de la naissance ou de
la fortune, mais il se révèle vite extrêmement doué. Il récolte de nombreux
prix et se distingue au lycée de Blois, ce qui lui permet d'entrer à l'École
Normale Supérieure en octobre 1811. En deux ans, il décroche le baccalauréat ès
lettres, le baccalauréat ès sciences et la licence de lettres. Il la quitte en
1813, envoyé comme professeur à Compiègne pour y enseigner les humanités. Il y
séjourne peu de temps et revient rapidement à Paris.
Sa nature ardente et
généreuse l'a conduit à embrasser les idées de la Révolution française avec
enthousiasme. Il se rapproche alors de la vision idéale de la société de Saint
Simon qui lui demande son aide, puis dont il devient le secrétaire entre 1814
et 1817 et, comme il le disait lui-même, son fils adoptif. Mais, pendant que la
plupart des disciples de Saint-Simon s'occupaient des affaires de la vie, des
problèmes théoriques et pratiques, Thierry décida de porter son attention sur
l'histoire.
Sa vocation d'historien a
été fortement influencée par la lecture des Martyrs de Chateaubriand. Son
ardeur romantique a été plus tard nourrie par les écrits de Walter Scott, et
même s'il n'écrivait pas de récits de fiction, sa conception de l'histoire
intégrait son aspect littéraire et dramatique.
En 1817, Augustin Thierry
entre au Censeur (qui devient ensuite le Censeur Européen) et se lance dans le
combat libéral en fournissant un article par semaine dès 1819, ses écrits
essayant de trouver dans l'histoire les arguments nécessaires à la réfutation
de la politique contemporaine. Son idée directrice sur les invasions barbares,
la conquête normande, la formation des communes, l'ascension progressive des
nations vers le gouvernement libre et les institutions parlementaires s'observent
déjà dans ces articles. Une fois le Censeur Européen disparu en 1820, c'est
dans ses Lettres sur l'histoire de France publiées dans le Courrier Français en
1820 qu'il expose les principes de la « réforme historique » qu'il souhaite
inscrire dans son siècle, mais les critiques virulentes soulevées par ses
écrits le font quitter le courrier Français en janvier 1821.
Grâce à Fauriel, il a
appris à utiliser les sources originales et cherche à faire l'histoire afin de
la comprendre, non plus pour ses aspects subjectifs. Grâce à l'aide de
chroniques latines et de la collection des lois Anglo-Saxonnes jusque là très
mal comprises, il a fait paraître en 1825 son Histoire de la Conquête de
l'Angleterre par les Normands dont la parution souleva l'enthousiasme.
Ecrite dans un style à la
fois précis et romanesque, elle est dominée par l'idée fausse suivant laquelle
la liberté anglo-saxonne a résisté à l'invasion normande a survécu malgré la
défaite à travers la monarchie parlementaire. Son talent d'écrivain rend les
approximations et les manques de son travail moins visibles. Cet ouvrage,
publié à l'issue de nombreuses années de travail acharné, a entraîné pour
Augustin Thierry de graves problèmes de vue. En 1826, il se trouve dans
l'obligation d'engager des secrétaires pour l'assisiter, et quelques années
plus tard, il est quasi-aveugle. Pourtant, il continue son œuvre.
En 1827 il publie à
nouveau ses Lettres sur l'histoire de France, avec quinze nouvelles additions
dans laquelle il décrit les épisodes les plus frappants de l'apparition des
communes médiévales. Les chroniques des XIe et XIIe siècle ainsi que quelques
chartes communales lui ont founi les bases d'un édifice solide. C'est pour
cette raison que son travail sur les communes n'est pas aussi daté que sa
conquête normande, mais il était trop vif à généraliser les faits fournis par
quelques cas mémorables mais localisés. Ceci a favorisé la transmission au
public, et même à certains historiens de profession des idées fausses sur l'un
des problèmes les plus complexes des origines sociales françaises.
En 1828, son état de santé
devient préoccupant : il est atteint d'un tabès dorsal qui le paralyse.
Immobilisé et aveugle, il est accueilli par la famille d'Espine. Cette période
lui permet de lier une amitié épistolaire avec Chateaubriand.
Thierry fut un ardent
partisan de la Révolution de Juillet qui porta ses amis au pouvoir. Guizot lui
octroie une pension et nomme son frère Amedée préfet de Haute-Saône. Ce dernier
l'invite à passer quelques temps chez lui pour se reposer : il arrive à Vesoul
le 22 avril 1831. Il passe quatre ans dans la région, recontrant Julie de
Querengal qu'il épouse le 7 novembre de la même année et qui deviendra sa plus
proche collaboratrice.
En 1834, il réédite sous
le nom Dix ans d'études historiques ses premiers essais parus dans le Censeur
européen et le Courrier français. Il publie également ses Récits des temps
mérovingiens (le premier d'entre eux sort en 1833) dans lequel il reproduit
sous une forme vivante et dramatique quelques uns des récits les plus célèbres
de Grégoire de Tours. Ces Récits sont appararus tout d'abord dans la Revue des
deux mondes, puis regroupés en volumes précédés de la très pertinente
introduction Considerations sur l'histoire de France où il exprime sa philosophie
politique. Ces récits seront illustrés par le peintre Jean-Paul Laurens.
Déjà membre de l'Académie
des inscriptions et belles-lettres depuis le 7 mai 1830, cette publication lui
vaut de recevoir en 1841 le Prix Gobert à vie des mains de l'Académie française.
Le duc d'Orléans lui offre même la direction de sa bibliothèque en 1835. Son
protecteur Guizot lui confie la direction de grandes publications de documents
historiques dont il tire un Essai sur le tiers état en 1850. Il a été également
chargé de publier les Documents inédits, une sélection d'actes jalonnant
l'histoire du Tiers-État. Avec tout un réseau de collaborateurs zélés (tels que
Charles Bourquelot, Charles Louandre, Ernest Renan) il compile ces douments
dans le Recueil des monuments inédits de l'histoire du Tiers État (1850-1870),
qui ne porte cependant que sur la partie septentrionale de la France. Sa
préface à cet ouvrage a ensuite été publiée séparément sous le nom Histoire du
Tiers État.
On doit à Augustin Thierry
la première étude critique des institution communales, et peu de choses peuvent
expliquer le relatif oubli dont il a été l'objet après sa mort. La fin de sa
vie a été assombrie par des probèmes personnels et des soucis de santé. Il perd
sa femme Julie de Querengal le 9 juin 1844, une femme intelligente qui avait
été pour lui une collaboratrice aussi capable que dévouée. La Révolution de
1848 lui infligea un dernier coup en ruinant son interprétation de l'histoire
nationale basée sur la concorde et en lui coupant une bonne partie des rentes
attribuées par Guizot. Il ne dissimule pas son désarroi en constatant le
renversement du régime de la bourgeoisie libérale qu'il avait posé en épilogue
inéluctable à l'histoire de France.
Il a alors commencé à se
détacher des opinions rationalistes et à se rapprocher de l'Église. Quand les
auteurs catholiques lui ont reproché ses erreurs historiques, il promit de les
corriger, et on ne retrouve plus dans sa dernière édition de l'Histoire de la
Conquête ses sévères jugements sur la politique de Rome. Sans renoncer à ses
amis libéraux, il a cherché la compagnie de prêtres éclairés, et juste avant sa
mort il a semblé disposé à entrer dans l'Église.
Augustin Thierry est mort
à Paris, après des années de souffrances endurées avec héroïsme.
Edmond Agache, né le 21 juin 1847,
Lille, 59, décédé en 1920 (73 ans),
industriel lillois, marié en 1873 avec Louise Cécile
Desmedt, née en 1852, décédée.
Julia Agache, née en août 1851, Lille, décédée le 11 mars 1901,
Lille (49 ans), mariée en 1878 avec
Jules Frédéric
Kuhlmann, né en 1841, décédé en 1881 (40 ans).
Auguste Agache, architecte.
|
Leur
frère, Alfred-Pierre
Joseph Agache, né à Lille
le 29 août 1843 et mort à Lille le 15 septembre 1915, est un peintre français,
décorateur notamment du musée de Lille :
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Alfred Agache est issu
d'une famille de riches industriels lillois, dans le textile. Il a exposé à de
nombreuses reprises au Salon de Paris, jusqu'à sa mort. Membre de la Société des artistes français, il a gagné
une médaille de troisième classe en 1885.

Vanité (1885), Palais des beaux-arts de Lille
En 1893 il remporte une
médaille d'or à la World's Columbian Exposition de Chicago
où il avait exposé deux de ses tableaux, Vanité et L'Annonciation.
Il est fait Officier de la
Légion d'honneur en 1895.
1880 : Portrait de femme âgée
1883 : Portrait de jeune femme
1885 : L'Annonciation
1885 : Vanité
1885 : Fortuna
1888 : Énigme
1889 : Jeune fille assise tenant des
fleurs dans les bras
1895 : La Diseuse de bonne aventure
1895 : La Fortune Teller
1896 : L'Épée
1909 : Les Couronnes
1910 : Étude
1911 : Les Masques
Non daté : Les Parques
« Il est prévu à Lille une exposition
des œuvres de mon cousin le peintre AGACHE, qui a fait l’objet d’une thèse
d’Histoire de l’Art à la soutenance de laquelle j’ai assisté récemment pour
avoir aidé l’auteur dans ses recherches. » Philippe A. Rammaert à Thierry
Prouvost en décembre 2011
Branche
cadette : Jean François
Agache,
né le 13 décembre 1807,
Hem, décédé le 24 juin 1863,
Hem (55 ans).
marié
le 29 novembre 1837,
Ascq, avec Amélie Julie
Desquiens, née le 7 janvier 1818,
décédée le 30 mai 1892,
Hem.
Jean Agache (non rattaché) & Marie Prouvost dont Thérèse & Pierre Corman +ca 1675
Jusqu'à la 8e génération.
Jean Agache, né vers 1615, décédé avant 20 février 1677.
Marié avec Marguerite Pluquet, née vers 1615,
décédée avant 1677, dont