avec deux médailles de bronze, rencontres
internationales: médailles d'or en équipe 1965, Médaille d'or en voltige à
Moscou en 1967;
dont Olivier, Karine, Anthony

mariée le 18 août 1894, Lille,
avec Edmond Henri Joseph Béra,
issue des Floris Louis Joseph Defrenne
1766-1826, négociant, conseiller municipal de Roubaix,
membre du Conseil de Fabrique de Saint-Martin &1789 Hyacinthe Josèphe de Le Becque
1769-1841 et aussi de Liévin
Joseph Defrenne, sieur
du Gaucquier, négociant, fabricant de tapisseries des Flandres en haute
lisse, échevin de la Ville de Roubaix, époux d' Augustine Angélique Josèphe
Dujardin, dame du Gaucquier 1725-/1755 puis d' Augustine Élisabeth Josèphe
Prouvost 1731-1801.
Louis
Béra, Conseiller du roi élu en l'élection et contrôleur au grenier à sel de
Compiègne, décédé avant 10 avril 1673 – Compiègne. Leur
fille Marie Catherine
Béra épousa
en 1674 Raoul Lévesque de Moricourt, Conseiller du Roi en ses conseils et premier président en l'élection de Compiègne , annobli par lettres patentes de septembre 1696,
puis Louis Félix Poulletier
1678-1726, seigneur
de Plaisance, Capitaine au régiment de Royal-Vaisseau,
capitaine au régiment de Lostange-infanterie 1705,
achetant le 16.2.1716 une charge de garde marteau en forêt de Compiègne pour 26.000 livres.
Christian Béra épousa Anne-Carole Mathon.
Olivier Legrand a écrit "Haspres et son histoire" dont voici des extraits:
"Dès le XVII° Siècle, un Béra tisse le lin à Haspres, patrie de mulquiniers.
Dans l'atmosphère humide de caves à demi enterrées, les mulquiniers façonnent à
la main de célèbres et fines toiles. L'activité prospére; la mécanisation
intervient avec l'aventure industrielle de la fin du XIX° siècle. En 1895,
César Béra lance une activité commerciale sous forme d'organisation de tissage
à domicile. 1897, sévère crise industrielle comme en témoigne la délibération
suivante du conseil municipal du 23 aout :
"Monsieur Charles Lamand Maire expose qu'une crise industrielle sévis
en ce moment d'une façon inquiétante sur la France entière et principalement
sur la région du Nord, que cette crise s'aggrave par le vote du bill Max Kinley
qui porte les droits d'entrée sur les tissus et divers autres articles à 57%. Des
désastres sont à prévoir, ils se traduiront par des diminutions d'heures de
travail et de salaires et enfin par la fermeture de nombreux ateliers. Par
suite la classe ouvrière est à la veille de tomber dans une misère
profonde." Le Maire et le conseil, face à une telle situation
réagissent immédiatement auprès des pouvoirs publics.
1900, un nouveau siècle commence. Hélas la situtation n'est guère
réjouissante. Devant la baisse des prix portés au tarif minimun et la chute des
salaires, les ouvriers tisseurs d'Haspres se réunissent le 27 janvier 1900 pour
parlementer avec MM. Bricout Mollet et fils fabricants de batistes et toiles
fines à Cambrai. Ils réclament au patronnat de revenir sur la décision de
réduction de salaires. Ils prennent ensuite l'engagement formel de ne pas
travailler en dessous des prix et de se solidariser s'il le faut en proclamant
la grève. En 1906 il l'enrichi son activité d'un tissage mécanique qu'il
installe rue Taquet (rue Faidherbe). Le succès de l'entreprise l'amène à
s'étendre, jusqu'à occuper deux patés de maisons. En 1925 l'entreprise BERA
installe en aval de la Selle, à Noyelles un atelier de teinturerie. Le 25 mars
1946 César BERA décède dans sa 83eme année, Jean BERA reprend l'affaire
familiale. La sainte Véronique
La sainte Véronique, fête des tisseurs a été marquée aux établissements
Béra pour l'année 1947 par une remise de nombreuses médailles et diplômes aux
employés et ouvriers. Le matin les tisseurs médaillés ayant assisté à la messe
célébrée, en l'honneur de leur patronne. En plus des médailles et des diplômes
la direction avait tenu à manifester par des présents sa reconnaissance envers
ses vieux travailleurs. La gratitude :
En 1962 à l'établissement thermal de Saint Amand les eaux, un banquet
réuni les médaillés du travail des établissements BERA d'Haspres et de
Noyelles. Cette cérémonie réunie de nombreuses personalités : M. VOCHEL sous
prefet, M. DUCHATEAU maire de Denain, M. FORGET maire d'Haspres, M. MAISON
maire de Noyelles, M. REVERSEZ inspecteur du travail. Avant de procéder à la
remise des distinctions, M. BERA remercie les personalités présentes. Il débute
son discours par une citation de Michelet : "Pour faire de grandes
choses, il ne faut pas être au dessus des hommes; il faut être avec eux."
Il fait part ensuite de sa fierté trouvée parmi les humbles et dévoués
compagnons de travail qui pour la plupart sont à l'usine de longue date. M.
BERA présente son fils comme son digne successeur et demande a ses employés de
lui faire confiance. Il termine en les invitant à venir retirer leurs médailles
et diplômes. A cette occasion mon arrière Grand Père Jules DECORNET reçoit la
mdédaille de Vermeil, la médaille d'Or, ainsi que la grande médaille d'Or pour
55 ans de Présence. Ma grande tante Marie DECORNET reçoit la médaille d'argent
pour 25 années de présence.
En 1969 Monsieur Jean BERA père décède. Monsieur Jean BERA fils reprend la
direction de la société. En 1981 il devient président de la chambre de commerce
et d'industrie de Valenciennes. Peu à peu, l'activité glisse vers le site de
Noyelles sur Selle. A Haspres les conditions d'extension ne sont plus réunies,
l'entreprise quitte les lieux en 1989. Les établissements BERA sont rechetés
par le groupe Italien ZUCCHI. En 2000, une page d'histoire se tourne, les grues
et pelteuses réduirent un petit coin du village, là ou les femmmes et les
hommes du pays tissèrent leurs propres vies. Les anciens du quartier ont le
coeur noué par l'émotion. Le tissage BERA disparait, décor de leur vie.
La culture du lin : encore en 2005, la France est le premier
producteur mondiale de lin en qunatité et en qualité. On rencontre cette fibre
naturelle dans les champs environnants la commune d'Haspres. Les premières
traces de la culture du lin ont été retrouvées en Turquie et datées de 10 000
ans avant JC. Au XVIII° Siècle en France, 300 000 ha étaient cultivés.
Aujourd'hui, il n'en reste plus que 76 000 ha, dont plus de 9000 dans le
département du Nord. Le lin est semé de mi mars à mi avril. L'arrachage se fait
mi juillet et la récolte de fin aout à fin septembre. Après l'arrachage on
procéde à l'étape du rouissage. Une fois la plante arrchée et couchée à terre,
le processus de l'évolution de la matière se poursuit au sol durant près d'un
mois. Une fois à maturité, il faut procéder sans tarder à la récolte. La
récolte effectuée, on pratique le teillage, afin d'en extraire la fibre qui
constitura plus tard le fil de lin. Par hectare 7 à 8 tonnes de matière sont
arrachées et 1 500 kg de fibre en proviennent. La majeure partie de la
production Française est envoyée en Chine pour nous revenir sous forme de
vétements.