Quelques illustrations de la lignée des

Béra


Mariage de Jacques Prouvost, fils de Charles, branche ainée, champion de France de parachutisme et Nicole Béra, quatre fois championne de France de parachutisme,
championnats du monde de 1962 et 1964

avec deux médailles de bronze, rencontres internationales: médailles d'or en équipe 1965, Médaille d'or en voltige à Moscou en 1967;

 dont Olivier, Karine, Anthony

 Jacques et Nicole prouvost 1967  jacques-nicole-skis

Dans la généalogie Prouvost, on trouve Marie Mathilde Camille Joseph Defrenne, née le 2 juin 1872, Roubaix,

defrenne-blason

mariée le 18 août 1894, Lille, avec Edmond Henri Joseph Béra,  
issue
des Floris Louis Joseph Defrenne 1766-1826, négociant, conseiller municipal de Roubaix, membre du Conseil de Fabrique de Saint-Martin &1789 Hyacinthe Josèphe de Le Becque 1769-1841 et aussi de Liévin Joseph Defrenne, sieur du Gaucquier, négociant, fabricant de tapisseries des Flandres en haute lisse, échevin de la Ville de Roubaix, époux d' Augustine Angélique Josèphe Dujardin, dame du Gaucquier 1725-/1755 puis d' Augustine Élisabeth Josèphe Prouvost 1731-1801.

Louis Béra, Conseiller du roi élu en l'élection et contrôleur au grenier à sel de Compiègne, décédé avant 10 avril 1673 – Compiègne. Leur fille Marie Catherine Béra épousa

en 1674 Raoul Lévesque de Moricourt, Conseiller du Roi en ses conseils et premier président en l'élection de Compiègne , annobli par lettres patentes de septembre 1696, 

puis Louis Félix Poulletier 1678-1726, seigneur de Plaisance, Capitaine au régiment de Royal-Vaisseau, capitaine au régiment de Lostange-infanterie 1705,

achetant le 16.2.1716 une charge de garde marteau en forêt de Compiègne pour 26.000 livres.

Christian Béra épousa  Anne-Carole Mathon.

Olivier Legrand a écrit "Haspres et son histoire" dont voici des extraits:

Un Béra s'illustra dans la tradition textile du Nord:

"Dès le XVII° Siècle, un Béra tisse le lin à Haspres, patrie de mulquiniers. Dans l'atmosphère humide de caves à demi enterrées, les mulquiniers façonnent à la main de célèbres et fines toiles. L'activité prospére; la mécanisation intervient avec l'aventure industrielle de la fin du XIX° siècle. En 1895, César Béra lance une activité commerciale sous forme d'organisation de tissage à domicile. 1897, sévère crise industrielle comme en témoigne la délibération suivante du conseil municipal du 23 aout :
"Monsieur Charles Lamand Maire expose qu'une crise industrielle sévis en ce moment d'une façon inquiétante sur la France entière et principalement sur la région du Nord, que cette crise s'aggrave par le vote du bill Max Kinley qui porte les droits d'entrée sur les tissus et divers autres articles à 57%. Des désastres sont à prévoir, ils se traduiront par des diminutions d'heures de travail et de salaires et enfin par la fermeture de nombreux ateliers. Par suite la classe ouvrière est à la veille de tomber dans une misère profonde." Le Maire et le conseil, face à une telle situation réagissent immédiatement auprès des pouvoirs publics.

CESAR BERA

1900, un nouveau siècle commence. Hélas la situtation n'est guère réjouissante. Devant la baisse des prix portés au tarif minimun et la chute des salaires, les ouvriers tisseurs d'Haspres se réunissent le 27 janvier 1900 pour parlementer avec MM. Bricout Mollet et fils fabricants de batistes et toiles fines à Cambrai. Ils réclament au patronnat de revenir sur la décision de réduction de salaires. Ils prennent ensuite l'engagement formel de ne pas travailler en dessous des prix et de se solidariser s'il le faut en proclamant la grève. En 1906 il l'enrichi son activité d'un tissage mécanique qu'il installe rue Taquet (rue Faidherbe). Le succès de l'entreprise l'amène à s'étendre, jusqu'à occuper deux patés de maisons. En 1925 l'entreprise BERA installe en aval de la Selle, à Noyelles un atelier de teinturerie. Le 25 mars 1946 César BERA décède dans sa 83eme année, Jean BERA reprend l'affaire familiale. La sainte Véronique

Vitrail dans l'église de Sainte Véronique

La sainte Véronique, fête des tisseurs a été marquée aux établissements Béra pour l'année 1947 par une remise de nombreuses médailles et diplômes aux employés et ouvriers. Le matin les tisseurs médaillés ayant assisté à la messe célébrée, en l'honneur de leur patronne. En plus des médailles et des diplômes la direction avait tenu à manifester par des présents sa reconnaissance envers ses vieux travailleurs. La gratitude : En 1962 à l'établissement thermal de Saint Amand les eaux, un banquet réuni les médaillés du travail des établissements BERA d'Haspres et de Noyelles. Cette cérémonie réunie de nombreuses personalités : M. VOCHEL sous prefet, M. DUCHATEAU maire de Denain, M. FORGET maire d'Haspres, M. MAISON maire de Noyelles, M. REVERSEZ inspecteur du travail. Avant de procéder à la remise des distinctions, M. BERA remercie les personalités présentes. Il débute son discours par une citation de Michelet : "Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être au dessus des hommes; il faut être avec eux." Il fait part ensuite de sa fierté trouvée parmi les humbles et dévoués compagnons de travail qui pour la plupart sont à l'usine de longue date. M. BERA présente son fils comme son digne successeur et demande a ses employés de lui faire confiance. Il termine en les invitant à venir retirer leurs médailles et diplômes. A cette occasion mon arrière Grand Père Jules DECORNET reçoit la mdédaille de Vermeil, la médaille d'Or, ainsi que la grande médaille d'Or pour 55 ans de Présence. Ma grande tante Marie DECORNET reçoit la médaille d'argent pour 25 années de présence.

Les établissements Bera à Haspres

En 1969 Monsieur Jean BERA père décède. Monsieur Jean BERA fils reprend la direction de la société. En 1981 il devient président de la chambre de commerce et d'industrie de Valenciennes. Peu à peu, l'activité glisse vers le site de Noyelles sur Selle. A Haspres les conditions d'extension ne sont plus réunies, l'entreprise quitte les lieux en 1989. Les établissements BERA sont rechetés par le groupe Italien ZUCCHI. En 2000, une page d'histoire se tourne, les grues et pelteuses réduirent un petit coin du village, là ou les femmmes et les hommes du pays tissèrent leurs propres vies. Les anciens du quartier ont le coeur noué par l'émotion. Le tissage BERA disparait, décor de leur vie.

La culture du lin : encore en 2005, la France est le premier producteur mondiale de lin en qunatité et en qualité. On rencontre cette fibre naturelle dans les champs environnants la commune d'Haspres. Les premières traces de la culture du lin ont été retrouvées en Turquie et datées de 10 000 ans avant JC. Au XVIII° Siècle en France, 300 000 ha étaient cultivés. Aujourd'hui, il n'en reste plus que 76 000 ha, dont plus de 9000 dans le département du Nord. Le lin est semé de mi mars à mi avril. L'arrachage se fait mi juillet et la récolte de fin aout à fin septembre. Après l'arrachage on procéde à l'étape du rouissage. Une fois la plante arrchée et couchée à terre, le processus de l'évolution de la matière se poursuit au sol durant près d'un mois. Une fois à maturité, il faut procéder sans tarder à la récolte. La récolte effectuée, on pratique le teillage, afin d'en extraire la fibre qui constitura plus tard le fil de lin. Par hectare 7 à 8 tonnes de matière sont arrachées et 1 500 kg de fibre en proviennent. La majeure partie de la production Française est envoyée en Chine pour nous revenir sous forme de vétements.


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