Olim de Roulers,
Flandre,
Artois
André
Droulers, le généalogiste de la famille, est l auteur avec Marie-Thérèse
Droulers de la Généalogie Droulers de 1982 . François-Joseph Furry a fourni la plupart des illustrations de cette
monographie:
« Blason :
Des titres portent les sceaux de François (à Esquermes) et de Jean (à Marcq en Baroeul) ont été
conservés dans les archives des abbayes de Loos et de marquettes.
Incipit du document:
Gilles de Roulers – Bailli de Lille en 1291
Cité comme Clerc à la cour dans les Chartes de Flandres dès 1280 (J. De
Saint Genois : Inventaire analytique des chartes des comtes de Flandre)
Jean de Roulers
– Echevin de l’Abbaye de Marquette à Marcq. Ancêtre de la branche lilloise connue sans
discontinuité. AD référence 33H55

Album
de Croÿ 16e s – Abbaye de Marquette dont Jehan de Roulers est
échevin, et dont les descendants hériteront de la Cense sur plusieurs
générations

Le sceau de François de Roulers, receveur de la Cour des Comptes de la Chatellenie de Lille est malheureusement illisible (AD 27h30)
Jacques
était curé de Lauwe en 1303
Guillaume
est cité en 1433 à Saint Vaast, en 1439 à Quérénaing. Robert habitait Lille en
1590.
Françoise Antoine,
veuve de François de Roulers fit en fondation aux Minimes de Lille en 1685.
Variantes :
Droullet, Drouillard (Adrienne Droulard, abbesse de beaulieu en 1616).
(Nord,
B1104, 1458 ; 11G27, 49 ; 10G267 ; 33H55 ; 27H30 ;
Denis du Péage) » de Puymège : les vieux noms de France
Armoiries :
Gilles de
Roulers Bailly de Lille 1291 : Le sceau plus haut concorde avec la
description de l’ Armorial de Jan van Gent , celle de l’de Armorial de Gelre de
1370-1395 réf Folio 81v et reprise par
Armorial de Rietstap « v. Roselaer — D'arg. à trois roses de sable,
boutonnées d'or {Arm. v. G.) »
On retrouve la
mention de Gilles de Roulers en 1308, ainsi que d’armoiries concordant
avec le sceau de 1291 dans
Gilles de
Roulers est alors 4e echevin de Gand. Quoiqu’il mentionne le sceau
présentant trois Quitefeuilles ou Roses de sable perchées d’or, l’auteur
qui œuvre après sa carrière militaire comme historien et généalogiste
pour Philippe II, tranche cependant pour « D’argent à six jumelles d’azur,
au saultoir de gueules sur le tout ». Le nom de ROULERS est
mentionné tout comme sa version
Flamande « van Rousselaere ». A noter que les deux versions des
armoiries subsistent tant dans l’armorial de Jean van Gendt que dans celui de
Rietstap (dans ce dernier, l’une sous « v. Rousselaere, Gand »,
l’autre à « v. Roselaer ». De sorte que l’on ne sait s’il s’agit de
deux branches distinctes, ou du même Gilles de Roulers précédemment Bailli de
Lille ayant opéré un changement de blasonnement.
La lignée Gantoise / Gilles de ROULERS :
Gilles de ROULERS, Bailli
de Lille, Echevin de Gand
Extrait du de l’Espinoy :

Ses descendants
et description du fief d’après de l’Espinoy :
Jean de ROULERS,
Ecuyer, épouse en 1347 Louise de HEMSRODE
Mention du fief de Roulers comme large de
« cent et septante bonnières », augmenté de 11 bonnières en le 18
Février 1366 « par lettre
d’octroi de Louys Comte de Flandres ». Le fief est distinct bien sûr de la
ville et Vicomté de Roeselaere
Louise est fille de Jean de Hemsrode, Chevalier.
Château de Hemsrode, entre Courtrai et
Audenarde (BE)
Leur fille Dame Catherine de ROULERS épouse le Seigneur de RENINGES
Simon de ROULERS
, frère de Jean épouse en 1367 Marguerite de VAERNEVYCK
Fille de Henry de VAENEVYCK
Simon de ROULERS meurt sans laisser d’héritier.
Aussi la branche Gantoise issue de Gilles s’éteint elle apparemment
La
lignée Nordiste:
Sources : AD du Nord, registre des Bourgeois de la ville de
Lille, et « Généalogie Famille Droulers » ,
réalisée
et publiée par André DROULERS et Marie-Thérèse DROULERS, 1982.
On trouve 40 Bourgeois de Lille qui figurent dans les registres
de la ville sous le nom « de ROUL(L)ERS »
ou ses contractions.
Le premier d’entre eux était Baudon de ROULLERS, dit « Le Pelet
», fils de Jéhan, reçu Bourgeois de Lille à la Toussaint 1318. Suivent ses fils
Jéhan et Jacques (Toussaint 1340 et 1342), puis Jéhan fils de Jacques (1492)
peut être l’échevin de l’abbaye de Marquette mentionné plus bas.
Raoul de ROULERS (1) chevalier de la chatellenie d’Ypres,
prend part à la IVe croisade 1198-1220
Gilles de Roulers était en 1291 bailly de Lille
Baudoin de ROULERS (1) prend part le 11 juillet 1302 à la
bataille de Courtrai dite « des éperons
d’or » derrière Gui de Dampierre comte de Flandres. Après la victoire
flamande, il accompagne le comte de
Flandres avec 47 autres chevaliers à la cour de France où ils sont faits prisonniers par Philippe le
Bel furieux de son échec.
Jacques était curé de Lauwe en 1303
Guillaume est cité en 1433 à Saint Vaast, en 1439 à Quérénaing.
Robert habitait Lille en 1590.
Françoise Antoine, veuve de François de Roulers fit en fondation
aux Minimes de Lille en 1685.
Variantes : Droullet, Drouillard (Adrienne Droulard, abbesse de
beaulieu en 1616).
( (1) Noblesse et chevalerie du comté de Flandre, d'Artois et de
Picardie, de Paul Roger, 1843, Nord, B1104, 1458 ; 11G27, 49 ; 10G267 ; 33H55 ;
27H30 ; Denis du Péage) » de Puymège : les vieux noms de France
Jean DE ROULERS
1419-
Josse DE ROULERS
1480-1 Nov 1557 Bourgeois de Lille le 4/4/1513– Martine du PONCHIEL 1500-1572
Mathieu DE
ROULERS 1530 - 31 Dec 1614 – Jacquemine CARTON 1530-
Bourgeois de Lille, Laboureur de l’Abbaye de
Marquette
Mathieu DE
ROULERS (1560 - 22 Feb 1627) –Marie DEFFONTAINES +en 1627
Figure dans le livre des
« Vingtièmes » de Tourcoing en 1601 (AD C1642 F°82)
Josse DE ROULERS
(1595 - 1687) – Jeanne LEFEBVRE
Martin DE
ROULERS (1628 – 1711) – Jossine DUPONT (1630-1680) et Jeanne de LINSELLES
Matthieu DE
ROULERS (1656 - 15 Sep 1704)-Agnès LE CLERCQ (1655-1732)
Censier de Beaumetz à Wattrelos
Jean François
DROULERS (7 Oct 1690 - 5 Aug 1745) – DESRUMAUX Marie-Anne (1699-1742)
Censier de Beaumetz et de la Carluyère à
Wattrelos, Echevin de Wattrelos
eurent
Louis Droulers, 1739, Wattrelos, décédé 1808, Wattrelos, censier de la
Carluyère marié avec Marie Anne Lefebvre, née 1738, Leers,
décédée 1816, Wattrelos auteur des branches de la famille Droulers :
Louis DROULERS
(1739-1808)-Marie-Anne LEFEBVRE (1738-1816)
Censier de la Carluyère, Echevin puis Officiel Municipal de Wattrelos (14-12-1790).
Branche
ainée : Pierre Joseph Droulers
(1768, Wattrelos , décédé 1844 à Fives), distillateur, marié en 1795 avec Séraphine Tiers, née 1769, Wasquehal , décédée 1854, Fives ,
dont
1°
rameau : Louis Droulers,
né
1796, Wasquehal, décédé 1855, cultivateur et fabricant de sucre marié le 23 novembre 1818 avec Marie
Catherine Brulois, née 1799, Wasquehal , décédée 1840.
Les Louis Droulers,
né le 2 juillet 1821, Wasquehal , décédé le 20 avril 1897, Ascq (75 ans), industriel distillateur, marié le 19 février 1849, Raismes, avec Louise Le Tellier, née le 6 août 1829, Ecuelin, décédée le 12 mai 1885, Ascq , château du Pron, fille d’Alexandre Le Tellier 1791-1829 et Joséphine de Croëzer 1794-1854 , descendante de Jean de Croëzer, seigneur d'Ennebruch, né le 18 septembre 1582, décédé le 8 décembre 1650, Brugge (68 ans), capitaine de cavalerie, marié le 20 septembre 1612, Bruxelles, avec Catherine de Rodoan, fille de Maximilienne de Bourgogne, dame d'Amerval +1585, descendante de Jean II sans Peur, duc de Bourgogne 1371-1419.
"Il y a eut le pèlerinage à Wiesbaden effectué en 1850 par des
notables et aristocrates légitimistes français auprès du Comte de Chambord ;
il est relaté par Hyppolyte de Villemassant, directeur et principal actionnaire
du Figaro. Y est incluse la liste des visiteurs du prétendant légitimiste,
parmi lesquels deux frères dont sont issus les deux premiers rameaux de la
branche aînée , Louis Droulers (1821-1897) et son frère Florentin Droulers
(1822-1864), d’Asq. Leur frère Charles Henri DROULERS (père du poète) ne les
accompagna pas sûrement en raison de son jeune âge à l’époque." François Xavier Furry
Marthe Droulers, née le 10 juin 1880,
Ascq , décédée le 16 octobre 1918,
Bordeaux (33, Gironde) (38 ans), mariée le 17 mai 1903,
Ascq , avec Jean Jérôme
Prouvost, né le 28 août 1880,
Roubaix, décédé le 13 mai 1951,
Lille (70 ans), notaire.
« Jean PROUVOST-DROULERS, grand-père de
ma femme avait eu une place dans la tribune de la famille de Jeanne d’ARC lors
des fêtes de la canonisation à Orléans, et je conserve l’insigne avec les
armoiries attribuées à la sainte remis aux membres de la famille. Par contre,
il ignorait que sa première épouse Marthe PROUVOST-DROULERS descendait de Saint
Louis." Philippe A Rammaert à Thierry Prouvost
Louis Droulers, né le 1er décembre 1881,
Ascq, décédé le 16 avril 1903
(21 ans), militaire.
Pierre Droulers, né le 11 juillet 1885,
Ascq, décédé le 7 septembre 1914
(29 ans), religieux.
André Droulers, né le 16 mai 1888,
Ascq, religieux.
Henri Droulers, né le 3 octobre 1889,
religieux.
Étienne Droulers, né le 4 juillet 1891,
Ascq, décédé le 30 août 1914,
Laigny (02, Aisne) (23 ans), sergent au 110e Régiment d'Infanterie.
Maurice Droulers, né le 3 février 1884,
Ascq, décédé en octobre 1952, Leuze (Belgique), inhumé, Hallines (62)
(68 ans), prêtre.
Thérèse Droulers, née le 29 juillet 1887,
Ascq, décédée le 5 mars 1971,
Valenciennes (83 ans), mariée le 15 février 1908,
Wizernes (62), avec René Delcourt,
né le 27 janvier 1883,
Valenciennes, Nord, décédé le 3 mars 1970,
Valenciennes, Nord (87 ans), avocat au Barreau de Valenciennes.
Paul Droulers, né le 6 juin 1903,
Wizernes (62), prêtre S. J.
Albert-Paul Droulers, Evêque d'Amiens 1947-1950. Fils de Georges et Mathilde Screpel. Né à Tourcoing le 22/12/1887, mort à Amiens le 3/6/1950.
Doctorat de Théologie à Rome en 1912, ordonné prêtre à St Sulpice à Paris, il commence sa carrière écclésiastique en tant que Vicaire de Marquette (sur les lieux mêmes où son ancêtre était échevin !), puis à Loos. Curé de Lille Fives, Puis Doyen de Saint Eloi à Dunkerque, curé de Saint Martin à Roubaix, ordonné évêque par Mgr le cardinal Liénart. Croix de Guerre et Médaille de la Reconnaissance Française pour sa bravoure lors des bombardements de Dunkerque pendant la IInde guerre mondiale.
Blason Albert Droulers, évèque d'Amiens, 1947-1950
Blasonnement: D'azur, à une Vierge à l'enfant d'argent, au chef de gueules chargé d'une roue à aubes, d'un poisson et de deux canettes à tisser entrecroisées d'argent. Devise: Amore ac Robore traduction: avec Amour et Energie Source: LARTIGUES Jean-Claude, Dictionnaire et Armorial de l'Episcopat Français. Paris, 2005
Epitaphe en la cathédrale ND d'Amiens HIC IN PACE QUIESCIT Albertus DROULERS
INSULENSIS
CONSECRATUS
DIE VI MAII MCMXLVII
FORTI
AMORE ROBORE BENIGNO INGENTI LABORE
ECCLESIAM
AMBIANIENSIS REXIT
SUBITANE A
NON AUTEM IMPROVISA MORTE
OBIIT DIE
III JUNII MCML
Traduction:
ici repose en paix Albert Droulers, lillois, consacré le 6 mai 1947. C'est avec
un puissant amour,
une
énergie débordante et un travail immense qu'il dirigea l'Eglise des Amiénois.
C'est d'une mort subite et cependant non inattendue qu'il disparut le 3 juin 1950

Source : Jacques Bonte, Colloque de l’Université Catholique
de Lille , 2005
« C’est entre 1840 et 1870 que se produit l’explosion
industrielle proprement
dite. Le matériel de filature se perfectionne, le peignage de
laine et le tissage se
mécanisent. Cette époque connaît de nombreuses créations
nouvelles, mais aussi
des concentrations. Certaines entreprises deviennent
importantes. Quatre filatures
de lin lilloises ont plus de 5.000 broches en 1840 : Scribe
Labbé avec 10.000
broches, Agache &
Droulers et Le Blan 6.000. Il y a aussi des périodes de crise.
Celle de 1848 entraîne la faillite de Le Blan, racheté par Agache & Droulers. Julien Le Blan
lance une nouvelle filature de lin en 1855, puis une filature de coton à la fin
du second Empire.»
Eugène Droulers (1861-1929, Fils de Florentin et Eugénie
Lefebvre), Chevalier de l’ordre de Saint Gégoire le Grand. Ingénieur, fondateur
du Peignage Droulers il introduit les premières machines anglaises de peignage
à Fourmies. Associé à Paul Demoulin, il fonde ainsi le « Peignage anglais ». La
société prend ensuite le nom de Droulers Frères. En 1885, pour juguler les
effets néfastes de la surproduction et organiser de façon solidaire la filière,
Demoulin & Droulers prennent part à la charte fondatrice du Syndicat des
Peigneurs de Laine avec 14 autres sociétés familiales dont Prouvost, Motte,
Pollet, Le Blan à Roubaix-Tourcoing, Delattre à Dorignies, Holden à Croix,
Eugène Fury à Avesnes-sur-Helpe. (sources : Le cartel des peigneurs de laine de
Roubaix-Tourcoing, 1881-1914, JL Mastin CNRS, citant les Archives léguées par
le groupe Prouvost aux Archives du Monde du Travail, Roubaix)
« Cette demeure est
l’une des trois constructions entreprises dans la même rue par les membres de
la famille d’Eugène Droulers. Ces derniers se sont
illustrés dans la filature de laine au XIXème siècle avec l’usine du Pont
de Fer. Par souci d’originalité, la pierre de taille n’est plus la
traditionnelle pierre bleue mais un calcaire totalement étranger à la
géologie locale. Conformément à la tendance historiciste, l’architecture
reproduit le style Louis XIII. La propriété est délimitée du côté de la rue par
un muret surmonté d’une grille dont l’ouverture principale est couronnée par
les initiales Droulers. Ces membres d’une dynastie locale d’entrepreneurs sont
unis par alliance à la famille des Legrand, fondateurs du textile
fourmisien.» Source : "Le patrimoine des communes du Nord" - Editions
FLOHIC
Fervent catholique, il contribue à la fondation du Collège
catholique Saint Pierre de Fourmies en 1895 en léguant à l’institution
le terrain de 1.5 ha qui servit à sa construction.
Le Collège Saint-Pierre , Aujourd’hui « Institution
Saint-Pierre » (1895, Brique)
« Fondé dans une
période d’affrontement entre l’Eglise d’une part, alliée traditionnelle des
royalistes et des milieux bourgeois conservateurs, et d’autre part les
représentants de la République confortés par les bataillons
radicaux-socialistes farouchement anticléricaux, le noyau historique du collège
Saint-Pierre correspond à ces bâtiments.
Il est dû, selon J. Heuclin à l’initiative de l’abbé
Margerin, curé de Fourmies. Au début de la décennie 1890, il rencontre les
représentants du patronat local et leur transmet le souhait des autorités
diocésaines. Le filateur E. Droulers fait don du terrain et l’architecte
M. Gontard, d’Avesnes, qui vient alors de réaliser l’église
Notre-Dame-de-Trieux à Fourmies dans un style néo-gothique, est chargé de la
réalisation. L’institution Saint-Pierre est aujourd’hui un établissement sous
contrat. »
Source : "Le patrimoine
des communes du Nord" - Editions FLOHIC
Son fils Pierre DROULERS (1889-1944) époux de Henriette MAES (1891-1985)
Fille d’Henri MAES, industriel (cf informations MAES), et de Julia DEVAUX issue d une famille d’industriels de Valenciennes.
Pierre poursuit l’œuvre de son père, tant sur
le plan industriel que pour l’engagement en faveur de l’enseignement catholique
dans des temps où l’anticléricalisme est à son paroxysme. Il devient ainsi
Président du Conseil d’administration du Collège Saint-Pierre que son père a
contribué à fonder, Président diocésain des amicales de soutien à
l’Enseignement libre, Président de l’Association des familles nombreuses de
Fourmies, et est fait par décret papal Chevalier
de l’Ordre de Saint Grégoire le Grand pour saluer la qualité de son
engagement en ces deux domaines.
Hameau et Moulin d’Eppe-Sauvage –
propriété et maisons de campagne des Droulers-Maës.
Le hameau est une ancienne propriété des Princes de Mérode dont le Moulin porte
encore les vestiges du blason, qui est repris par la commune d’Eppe-Sauvage
Il resta dans la
famille jusqu’au début des années 2000. En 1976 y fut célébré l’anniversaire
d’Henriette Droulers-Maës entourée de tous ses enfants, petits et arrière
petits-enfants. Le Docteur Philippe
Droulers, médecin à Avesnes, fils de Pierre et Henriette Droulers et qui
consacra de nombreuses années de sa vie en mission humanitaire en Afrique avec
l’Ordre de Malte (Il relate dans Missions
en Afrique 1987-1999 / Philippe Droulers. – Avesnelles les souvenirs de
cette période.) fut le dernier propriétaire issu de la famille du Moulin, des
bois qui courent vers la frontière belge et des étangs situés dans l’enclave de
Touvent.
Château Droulers au 74 rue Saint Gabriel à Lille. Architecte
Auguste Mourcou. Actuelle Mairie de Quartier St Maurice-Pellevoisin
Vue avant
et arrière
Construit en 1865, acquis à la Belle Epoque par Monsieur et Madame Vandame-Lesaffre. Dans les années 30, le château devient la propriété des Droulers-Flipo (Etienne Droulers marié à Emilie Flipo, fille de Pierre – branche Louis, rameau Florentin Droulers). En 1979 la maison, achetée par la Ville, devient mairie de quartier.
Antoinette
DROULERS (1922-2004) fille de Pierre DROULERS et Henriette MAES,
épouse le 3 Septembre 1948 René FÜRRY né en
1920 (Fürry est la version francisée de Forrer, nom
Alsacien d'origine Suisse). Diplômé d’HEI à
l’Université Catholique de Lille, issu d’une
lignée d’ingénieurs Alsaciens ayant pris part au
développement de l’industrie textile dans la région
de Mulhouse, il est le petit-fils d’Eugène Hubert
FÜRRY (1845-1905) mentionné dans l’article
cité comme un des membres fondateurs du Syndicat des Peigneurs
de Laine du Nord de la France au côté des grandes familles
du textile de Roubaix et Tourcoing et des Droulers auxquels son
petit-fils s’alliera. Il fonda Fürry et Cie principal
peignage de laine d’Avesnes sur Helpe, après avoir
quitté l’Alsace de ses ancêtres et
décidé en 1872 comme des centaines de milliers d’
« Optants » de choisir la nationalité
française après la perte de l’Alsace-Lorraine au
profit de l’Allemagne victorieuse à Sedan. Il choisit
naturellement Roubaix et sa région riche en entreprises textiles
comme terre d’élection. En plus de ses affaires familiales
Eugène FÜRRY dirigea et restructura pour le Syndicat des
Peigneurs de Laine du Nord dont il fut membre le peignage Morel de
Roubaix racheté de façon commune par les membres du
cartel et géré par un conseil
d’administration (dont Amédée PROUVOST était
membre) dans le but de limiter la crise de l’industrie textile en
régulant l’offre, ce de 1889 à 1893. Son fils Emile
(1882-1959) dirigea les peignages d’Avesnelles et de Mondrepuis
(Aisne).
La lignée remonte à Barthélémy FORRER
(sources : CDHF d’Alsace, archives départementales du Haut
Rhin) né en 1609 et mentionné dans le Recensement de 1659
sous Louis XIV, comme Bourgeois de Münwiller, canton de
Guebwiller. La famille Forrer est précédemment originaire
des cantons helvétiques de Saint-Gall, et a essaimé vers
ceux de Zürich et Schaffhausen, l’Alsace et la
Franche-Comté. Elle fut membre dès le XVe siècle
des Bourgeoisies des villes indépendantes ou cantons locaux en
s’impliquant dans la gestion des affaires publiques.
L’Armorial Général et Nobiliaire Français de
Hubert Lamant indique « D’argent à un sapin
(ou pin) arraché au naturel » tandis que Rietstap citant
les divers enregistrements dans les bourgeoisies des trois cantons
cités mentionne, à quelques variations près, des
armes similaires. « Föhre » désignant en vieil
allemand dialectique le « Pin », on retrouve cette figure
héraldique dans toutes ces armoiries :
- Saint-Gall : dès 1442 «
D’argent à un pin arraché de sinople
fûté de gueules »

Winterthur(Canton de Zurich). Admission à la Bourgeoisie en 1513. « Coupé d'argent sur gueules, à un pin arraché au naturel, brochant sur le coupé, l'écu bordé d'or »
- Schaffhausen : « De gueules, à une pile d'argent, chargée d'un arbre arraché de sinople »
Distillation . Pierre Droulers fils de Jean-François né en 1768 se lance dans
la filature de coton et la distillation. Charles Droulers perpétuera son œuvre
avec la distillerie Droulers-Prouvost

Charles
Droulers
Docteur en droit, Ecrivain, Poète, Industriel

fils de Joséphine
Prouvost, cousine germaine de Charles I Prouvost
et fille d’Amédée I Prouvost, 1845-1919,
né le 29 mars 1872
– Roubaix, décédé le 17 février 1945
- Chenoise (77, Seine-et-Marne), à l'âge de 72 ans
« Noble poète roubaisien » a dit Me Joseph
Crombé, son compatriote et émule. Docteur en Droit, mais aussi homme de
Lettres, ce proche parent d’Amédée Prouvost publia une étude sur le chansonnier
patoisant Gustave Olivier – suivie d’une autre, sociologique, « La Cité de
Pascal ».
Grand voyageur, d’une débordante activité, il est l’auteur de trois recueils : « Les Rimes de Fer », « Les Mansuétudes » et « Feux Errants ». Il est domicilié 102, Grande-Rue à Roubaix le 19 février 1900.
« Sans qu’il les ait traités avec un égal
bonheur, nul des grands thèmes lyriques, toutefois n’a été négligé par lui. La
grandeur ne manque pas à ces évocations et elles pourront charmer et fortifier
plus d’une âme selon le vœu du poète parvenu la maturité ». (André Mabille
de Poncheville).
Charles Droulers, industriel et poète, préside les Jardins Populaires fondés en 1906. Il sera le secrétaire rapporteur des congrès d'après-guerre de la Ligue du coin de terre et du foyer. C'est à la fin du XIXe siècle que l'abbé Jules Lemire, originaire d'Hazebrouck, lance les jardins ouvriers en France. Il y en aura jusqu'à 32.000 dans la seule ville de Roubaix !
Au
sujet d’Amédée II Prouvost : « Je
ne sais
pas grand-chose des idées politiques de notre cher
grand-père. Il fut
certainement dans sa jeunesse royaliste et légitimiste. J'en eus
une preuve
dans le fait que, quand j'étais enfant vers 1910, il m'offrit un
médaillon avec
une photo du Comte de Chambord et les fleurs cueillies sur sa tombe. II
s'était
rendu avec son beau-frère Droulers, aux funérailles du
dernier Bourbon de la
branche ainée à Göritz en 1883.Sur ses convictions
religieuses, nous sommes
bien mieux renseignés. Il était, comme sa femme, membre
du Tiers-Ordre de
Saint-François. Il fit édifier à M'Rira,
prés de Tunis, dans un domaine où il
fut associé avec son frère Edouard, une chapelle qui
devint paroisse. II
contribua à faire édifier prés de sa
propriété de Mandelieu une chapelle, N.-D.
des Mimosas. Il contribua certainement à la construction du
grand couvent de la
Sainte Famille a Roubaix, rue de Lille, où sa belle-sœur,
religieuse, tante
Jeanne Bénat, laissa un très grand souvenir. Pendant la
guerre de 1914-1918, il
prit la tête d'un Comité dit du Vœu de Roubaix, dans
le but de demander à Dieu
la protection de la ville, qui fut heureusement épargnée.
Le clocher qui
manquait à l’église du Sacré-Cœur, fut
ainsi construit. Il avait de tout temps
porté de l’intérêt à l'Orient
Chrétien et présidait le comité de Roubaix de
l'Œuvre d'Orient. Son dévouement à
l'Œuvre d'Orient, lui valut d'être nommé Commandeur de l’Ordre du
Saint-Sépulcre, et nous avons eu sous les yeux une photo de grand-père, revêtu
d'une cape prestigieuse. C'est pendant la guerre de 1914 que grand-père donna
le plus bel exemple de sa foi patriotique et religieuse. » Jacques
Toulemonde
Œuvres :
Charles Droulers, Le marquis de Morès, 1858-1896 Paris Plon 1932
Les Feux Errants Charles Droulers
Charles Droulers
et Léon Bocquet. Les Poètes de la Flandre française et l'Espagne Charles Droulers
(Auteur), Léon Bocquet
(Auteur)
Droulers, Charles : Chemin faisant avec
l'abbé
Paris : Libr. Marcel Rivière, 1929
Charles Droulers, Madame Clément-Carpeaux, André
Mabille de Poncheville, Paul Gsell, Maurice Goguet, Fernand Sabatté, Louis
Mestre, Ernest Laut, Jean-Baptiste Carpeaux, Gustave Crauk.
Libraire: Dhouailly et Cie (Paris, France)
Droulers Charles-Choix de poésies- préface André M.De
Poncheville- in 12 br.,69pp.,vignette en couverture et en page de titre,
édit.,Cahiers de l'amitié de France & Flandre, 1920
Socialisme et colonisation. Une colonie socialiste au
Paraguay la eNouvelle Australiee, par Charles Droulers, 39 pages, Impr. de L.
Tremaux (1895)
Charles
Droulers. Le désert, poème,
Charles Droulers. les mansuétudes
Les trois cousins poètes: Amédée III Prouvost ( à droite), Charles Droulers-Prouvost ( au centre), Pierre Amédée Lestienne –Prouvost (à gauche);
manque Léon Wibaux-Prouvost.
Lauréat
de l'Académie française (prix Archon-Despérouse)
et
Lauréat de la Société des Sciences et des Arts de Lille,
il
a publié : « L’âme voyageuse », poèmes (1903) ;
«
Le Poème du Travail et du Rêve (1905):
-
« Sonate au clair de Lune »- poèmes couronnés par l’Académie française (I906);
-Conte de Noël, saynète en vers illustrée par André des Gachons (1907).
Charles
Droulers-Prouvost
Docteur
en droit, Ecrivain, Poète, Industriel
Droulers-Charles
fils
de Joséphine Prouvost, cousine germaine de Charles I Prouvost
et
fille d’Amédée I Prouvost, 1845-1919,
né
le 29 mars 1872 – Roubaix, décédé le 17 février 1945 - Chenoise (77,
Seine-et-Marne), à l'âge de 72 ans
Pierre
Amédée Lestienne 1872-1947
&1894
Marie-Louise Toulemonde 1874-1957
Pierre-Amédée
Lestienne-Toulemonde, fils d'Antoinette Prouvost et petit fils d’Amédée
Prouvost ; il avait 16 enfants , magnifique famille. Il participe dès 1910 à
l’action de la section roubaisienne de la Ligue populaire des pères et mères de
familles nombreuses fondée par Simon Maire en 1908. La famille s’était pris de
passion pour la photographie.
Léon
Wibaux-Prouvost, 1858, Roubaix, décédé 1910,
poète, écrivain, industriel, membre du mouvement littéraire du « Beffroi » avec ses cousins Amédée III Prouvost et Charles Droulers, épousa la délicieuse cadette Gabrielle Marie Prouvost, 1863, Roubaix, décédée 1920, fille d’Amédée l Prouvost.
Ils collaborent à la revue septentrionale :
Le Beffroi
« Il y a à Lille une vaillante revue, le
Beffroi; elle a déjà fait parler d'elle par un plébiscite bizarre visant à
créer dans les rêves bleus, une Académie de Poètes élus par le suffrage
universel; elle a pris la défense de l'orthographe menacée par les cruels
romanistes; elle fait mieux, elle publie
des livres de vers de ses collaborateurs. Il en est d'excellents celui de M.
Amédée Prouvost, à la Gloire du travail, le Promeneur, de M. Francis Eon, une
série de nobles poésies de M. Roger Allard, la Divine aventure, et de M. Théo
Varlet. »
Madame Amédée I Prouvost « était jeune
et avait des enfants si jeunes que, lorsque M. Droulers vint faire la demande
en mariage de la part de son jeune frère pour solliciter la main de la fille
ainée de Mme Prouvost, il prit celle-ci pour la fiancée éventuelle et sa
confondit ensuite en excuses sur sa méprise. »
« Amédée II Prouvost s'était rendu avec
son beau-frère Droulers, aux funérailles du dernier Bourbon de la branche ainée
à Göritz en 1883.
Chez
Amédée II
Prouvost : « Face à la porte
d'entrée, s'élevait une sorte de
coupole destinée à mettre à l’abri de la
pluie les équipages et leurs
passagers. Cette coupole avait reçu en famille le nom de «
pâté chaud ».
L'oncle Amédée, jeune, espiègle et taquin, avait
peu après sa construction
envoyé un télégramme à l’architecte
pour lui annoncer que le « pâté chaud»
s'était écroulé, ce qui ne s'était produit
que dans son imagination.
L'architecte prit mieux cette plaisanterie que ne le fit l’oncle , légitimiste a tout crin, qui reçut un jour
un télégramme lui annonçant que le Comte de Chambord lui ferait l’honneur de
lui rendre visite dans sa propriété du Biez. L'oncle attendait son hôte
illustre à la gare voisine, et eut la surprise de voir descendre du train son
gendre Réné Wibaux, auteur du télégramme. »
« Charles Droulers, industriel et poète,
préside les Jardins Populaires fondés en 1906. Il sera le secrétaire rapporteur
des congrès d'après-guerre de la Ligue du coin de terre et du foyer. Une autre
oeuvre, les jardins du Progrès, est fondée en 1909.
« Le 50,
Boulevard de Paris comportait au dernier étage un immense grenier inutilisé.
Dans leur passion du Théâtre, mes parents eurent l'idée d'y construire une
petite scène et d'y jouer la comédie entre amateurs. Naquit donc vers 1892 ce
qu'on nomma par la suite « le Théâtre Albert ». Plus tard, entre 1900 et
1910, de nouveaux jeunes premiers accédèrent aux planches du théâtre Albert.
Trois de mes cousins germains y furent particulièrement appréciés : Amédée Prouvost,
Léon Wibaux et Charles Droulers. Ils y jouèrent la comédie, puis en association
écrivirent chaque année une petite revue, dans laquelle ils montraient autant
de verve que d'esprit: Ces revues étaient le clou de la soirée « théâtre
Albert» du 1" janvier. L'un après l'autre tous les cousins et toutes les
cousines de tous âges (y compris mon frère, mes sœurs, ma femme et moi-même)
ont tenu un rôle dans ces revues ou joue la comédie. Aucun de nous n'a perdu le
souvenir des joyeuses répétitions et des émotions - quelquefois du trac - de la
générale et de la grande première. Ces soirées de l’An nouveau réunissaient
dans la joie parents et enfants. »
Le château du Biez
LA MAISON
A l’heure où la servante
ouvre les volets bleus,
A l’heure où l’aube lente,
aux teintes vaporeuses,
Caresse la maison de ses
rayons joyeux.
Une agreste rumeur remplit
toute la plaine.
Les oiseaux s’éveillant
mêlent leurs gazouillis.
L’eau s’élance, plus vive,
au creux de la fontaine.
Le cri du vieux berger rassemble les brebis.
Une femme qui range et la
laine et le lin ;
Et bientôt, sous l’effort
d’une main enfantine,
Une corde grincer dans le petit jardin.
Une angoisse glacée étreint
votre poitrine
Pendant que le repas fume
sur le foyer,
Et pendant que le repas
fume sur le foyer,
Et pendant que l’horloge,
au mur de la cuisine,
Marque à chaque labour son rythme régulier.
Qu’importe à la Nature
indifférente et belle
De notre dernier jour le
terme douloureux !
Mais toi, Maison, mais
toi ! Vas-tu faire comme elle,
Vas-tu, sans t’attrister, nous voir fermer les yeux ?

LE BEFFROI Art et littérature moderne, CH. Tallandier
éditeur Paris, Lille.
Rédaction, 198 Rue Nationale, Lille.
Liste des collaborateurs annoncés au 1er numéro : Paul Avis, Paul Berret,
Edmond Blanguernon, Emile Blémont, Léon Bocquet, Jules Breton, Paul Castiaux,
Albert Colleaux, Auguste Dorchain, Charles Droulers, Jacques d'Estoc, E.-M.
Gossez, Peters Hamer, Jean Hizarne, Emile Langlois, Marc Legrand, Raymond Lesage,
Abel Letalle, Josselin
Mer, J. Pierson, Henri Potez, A. de Saint-Marc,
Albert Samain,
Achille Segard, Pierre Turpin, Jacques Wappers.
http://livrenblog.blogspot.com/2009/05/bibliogrphie-de-la-revue-le-beffroi.html
Charles Droulers épousa le 6 février 1902 Madeleine Thureau-Dangin 1878-1954,

fille de Paul Thureau-Dangin,
Membre de l'Académie française (n° 473, 2
février 1893 –
Secrétaire perpétuel de l'Académie Française
en 1908.
auditeur au Conseil d'Etat
Historien et publiciste,
Chevalier de la Légion d’honneur

Né le 14 décembre 1837 - Paris XIe, décédé le
24 février 1913, 75 ans
son Histoire de la Monarchie de Juillet a
obtenu deux fois le prix Gobert.
Rédacteur du Correspondant.
Il a été élu le 2 février 1893 en
remplacement de Camille Rousset, et reçu le 14 décembre 1893 par Jules
Claretie.
Il a prononcé en novembre 1903 son discours
sur les prix de vertu, qui donna lieu à un incident.
Paul Marie Pierre Thureau-Dangin (14 décembre
1837 à Paris - 24 février 1913) est un historien français.
De formation juridique, il est auditeur au
Conseil d'État, mais se fait surtout connaître par ses travaux historiques. Son
œuvre majeure est l'Histoire de la Renaissance catholique en Angleterre au XIXe
siècle. Cette étude magistrale est comparée en son temps au Port-Royal de
Sainte-Beuve. Il est aussi l'auteur d'une Histoire de la Monarchie de Juillet
publiée en 1884.
Politiquement, Paul Thureau-Dangin est un
catholique libéral de la deuxième génération, celle qui fit ses premières armes
à la fin du Second Empire et au début de la Troisième République. Il défend
l'idée d'un catholicisme qui serait compatible avec la modernité, et notamment
avec un régime républicain.
Thureau-Dangin s'est intéressé au renouveau
des idées catholiques en Grande-Bretagne.
Il est élu à l'Académie française en 1893 et
en devient le Secrétaire perpétuel. Son fils Jean sera député puis sénateur
sous la Troisième République.
J.M. Mayeur et Y.M. Hilaire (dir.), Histoire
du monde religieux dans la France contemporaine, tome 9, Paris, Beauchesne,
1996.
Élu en 1893 au fauteuil 37
Prédécesseur : Camille ROUSSET
Successeur : Pierre de LA
GORCE
Œuvres de Paul THUREAU-DANGIN
|
1872 |
Paris capitale pendant la Révolution
française |
|
|
1874 |
Royalistes et républicains |
|
|
1876 |
Le parti libéral sous la Restauration |
|
|
1879 |
L’Église et l’État sous la Monarchie
de Juillet |
|
|
1884-1892 |
Histoire de la Monarchie de Juillet, 7
vol |
|
|
1896 |
Saint Bernardin de Sienne |
|
|
1899-1906 |
La renaissance catholique en
Angleterre au XIXe siècle, 3 vol. |
Discours et travaux académiques : Discours
de réception et réponse de Jules Claretie, 14 décembre 1893.
Son successeur fut Pierre de LA GORCE (1846-1934), Élu en 1914 au fauteuil 37, Chevalier
de la Légion d'honneur
Louise Droulers, née le 8 mai 1903, décédée le 6 décembre 1998 (95 ans),
religieuse.
Marc-Antoine Droulers, né le 11 novembre 1904, Paris
8ème, décédé le 6 septembre 1966, Como,
Italie (61 ans), industriel, marié le 3 janvier 1944, Alger,
Algérie, avec Jeanne La Caze, née le 14 septembre 1915, Paris
8ème, décédée le 12 avril 1987, Paris 16ème
(71 ans), fille de Louis, officier, chevalier de la Légion d’honneur, croix de
guerre et Giselle de Lesseps 1885-1973 ; Louis, 1798- 1869, frère de son
aïeul Henri La Caze, député des Basses Pyrénnées, Chevalier de la Légion
d’honneur, légua au Louvre son exceptionnelle collection.
Un
collectionneur avisé
La Caze fut non seulement le plus avisé des collectionneurs parisiens du XIX
ème siècle, mais aussi un révélateur: il est l'un des rares amateurs de
peintures du XVIII ème siècle français, mais aussi des maîtres espagnols,
italiens et surtout nordiques du XVII ème siècle, se délectant en particulier
des maîtres coloristes, capables par la seule maîtrise de la couleur et d'une
touche libérée, d'exprimer l'ineffable. Ainsi, sa collection compte Rembrandt,
Watteau, Chardin (jusqu'à 14 toiles! dont le fameux Bénédicité),
Largillierre, Fragonard...
Certains furent jaloux de son intuition et de son génie de l'achat: les Frères
Goncourt ne manquèrent pas de le portraiturer en forçant ses défauts, en
réduisant l'éclat de ses affaires, plus improvisées et chanceuses que vraiment
calculées. Balzac en revanche lui rend hommage en citant dans Le Cousin Pons,
l'admirable collection de tableaux qu'il avait réunis, et certains avancent que
le collectionneur servit de modèle pour le personnage imaginé par l'écrivain.
Balzac s'inspira surtout de la parcimonie scrupuleuse avec laquelle La Caze
avait constitué sa collection, sans payer des sommes aussi extravagantes que le
fit Lord Hertford, autre riche amateur, qui fut son contemporain à Paris. De
son vivant, La Caze fut une légende, autant estimée que critiquée, dont les
chefs d'oeuvre entrèrent au Louvre, permettant au musée de posséder entre
autres, ses premiers Watteau...
Watteau, Fragonard, Chardin
L'amateur avisé fut aussi un homme ouvert et généreux qui accueillait les
artistes et les curieux dans son "musée". D'où venait la fascination
des visiteurs? De la qualité des toiles regroupées. Les fleurons en étaient La
Bethsabée de Rembrandt, le grand Gilles de Watteau, plusieurs
Chardin, des Fragonard dont la Cascatelle de Tivoli et les
"portraits de fantaisie" parmi les plus virtuoses... (L'Abbé de
Saint-Non et l'Inspiration). Mais, emblématiques de son goût, ses
salons offraient aussi la contemplation de nombreuses toiles du baroque espagnol
dont Murillo et surtout, le Pied-bot de Ribeira... Le XVII ème fut en
effet un siècle adulé comme en témoignent encore les nombreux italiens présents
dans sa collection: Lanfranco ou Giordano dont le cycle des Philosophes...,
la Bethsabée de Rembrandt...
Peintre amateur
L'homme est connu. Il a laissé de lui un autoportrait (daté de 1843, 45 ans),
un peu sévère mais profond qui laisse le visage aimable d'un honnête amateur,
peintre à ses heures, pinceaux et palette en mains que le Louvre possède
aujourd'hui, avec les tableaux qu'il a légués. Louis La Caze (1798-1869),
médecin de profession, disait avoir suivi l'atelier de Girodet. Il a
certainement "traversé" l'atelier du Maître, mais en amateur, pas en
premier disciple. Il est intéressant de noter que l'apprenti dessinateur qui
imite le métier pictural léché, illusionniste, au faire émaillé d'une habileté
estimable (comme sa copie de Psyché et l'Amour d'après Gérard, conservée
également au Louvre, en témoigne), se soit passionné comme collectionneur, pour
la facture lyrique, les coups de brosse visibles et l'exubérance de la couleur,
comme l'atteste son admiration pour Fragonard par exemple. La Caze aimait les
empâtements, les effets de matière, cette douce et ennivrante "tartouillade"
comme il l'a dit lui-même dans ses écrits. A sa mort, le 11 octobre 1869, La
Caze léguait ses quelques 583 tableaux au musée du Louvre, alors Musée
Impérial.
De nombreux tableaux "musicaux"

Catalogue de l'Exposition
"La Collection La Caze" (Hazan, 287 pages). Louis La Caze fut bien
l'un des meilleurs connaisseurs de la peinture ancienne des XVII et XVIII ème
siècles. Le beau métier flamand (Rubens, Jordaens, Van Dyck) mais aussi l'école
Hollandaise avec Rembrandt, forment le noyau de sa collection et l'amorce d'un
enemble qui s'étendra logiquement vers les peintres français, italiens, et même
espagnols. L'amateur apprécie la pâte, le dessin de la brosse visible à
la surface de la toile, les belles couleurs... autant de critères qui attestent
d'un goût sûr, devenu exemplaire et même essentiel dans l'histoire du musée du
Louvre. En 1869, le legs La Caze permet aux cimaises du musée Impérial
d'accueillir ses superbes Chardin, Fragonard, Largillierre, ses Watteau et un
Rembrandt de première qualité. Une page importante dans l'enrichissement de ses
collections est tournée. Articles, inventaire, évocation de la Salle La Caze
précisent le visage de cet homme attachant, promoteur des écoles anciennes.
Exposition à voir d'urgence, jusqu'au 9 juillet 2007 à Paris, musée du Louvre.
Découvrez sur le site du Musée du Louvre, un aperçu de la collection
remarquable constituée par Louis La Caze, jusqu'à sa mort en 1869. Après Paris,
l'exposition "La collection La Caze" est présentée au musée des
Beaux-Arts de Pau (du 20 septembre au 10 décembre 2007), puis à Londres
(Wallace Collection, du 14 février au 18 mai 2008).
Jean-Marc Droulers, né à Alger, Algérie,
homme d'affaires, directeur de société, marié en 1970, Blevio, Torno, Italie,
avec Roberta Noseda,
Jean-Marc Droulers, administrateur délégué et président de la Villa d'este Spa



Claire Droulers, née le 19 avril 1906, décédée le 7 avril 2003 (96 ans),
mariée le 16 mai 1927, Paris, avec Michel Motte, né le 16 juillet 1901, Croix,
Nord, décédé le 26 février 1993 (91 ans),
petit fils d’Eigène Motte.
2°
rameau : Florentin Joseph Droulers,
né 1799, Wasquehal, décédé 1864,
Lille filateur de lin.Chevalier de la Légion d’honneur, marié 1823, Lille, avec Roseline Caroline Cuvelier, née 1802,
décédée 1832, Lille
Loic
Droulers, né à Bondues, marié le 6 mai 2000, Bondues , avec Aurélie Prouvost,
fille de Francis Prouvost 1912-1992 et Gabrielle Bernard 1914-2000, branche
ainée.
Lucie Droulers, née le 4 août 1866, Lille, décédée le 17 novembre 1957, Lille (91 ans), mariée le 27 septembre 1890, Lille, avec Jules Maillot, frère de Madame Henri de Gaulle 1848-1932, mère du Général.
Un des descendants est Pierre Droulers, né le 5 juillet 1951 à
La Madeleine dans le Nord, est un danseur et chorégraphe franco-belge. Pierre
Droulers est issu de l'école Mudra dirigée par Maurice Béjart. Il poursuit sa
formation en Pologne avec Jerzy Grotowski, puis à Paris avec Bob Wilson1. Lors
d'un séjour à New York en 1978, il découvre le travail de Steve Paxton, dont il
s'inspirera par la suite. Il s'installe ensuite en Belgique pour créer ses
premières pièces. De 1986 à 1989, il danse pour Anne Teresa De Keersmaeker
(notamment dans Ottone Ottone) et Michèle Anne De Mey.
Depuis le 1er juillet 2005, il est l'un des nouveaux directeurs
du Centre chorégraphique Charleroi/Danses.
Principales créations :1976 : Dispersion, 1977 : Désert, 1978
: Hedges, 1979 : Hedges solo sur une musique du saxophoniste Steve Lacy, 1980 :
Tao en collaboration avec Sherryl Sutton, 1982 : Tips, 1983 : Pieces for
Nothing, 1983 : La Jetée
1984 : Miserere, 1985
: Midi Minuit, 1986 : Face à face en collaboration avec Michèle Anne De Mey
1991 : Remains, 1991 :
Comme si on était leurs petits poucets, 1993 : Jamais de l'abîme, 1995 :
Mountain/Fountain
1996 : De l'air et du
vent en collaboration avec Ann Veronica Janssens, 1997 : Petites formes, 1998 :
Multum in parvo
2000 : MA, 2001 : Sames, 2004 : Inouï, 2007 : Flowers, 2008 : All in All
pour le Lyon Opéra Ballet, 2009 : Walk Talk Chalk
Branche
cadette : Constantin Droulers,
né
1779, Wasquehal, décédé 1833, Wattrelos,
marié en 1813, Flers, avec Marie
Angélique Pau, née 1787, décédée 1854
Par
Auguste Joseph Droulers, né 1819, Wattrelos,
décédé 1896, marié avec Caroline Joseph Eloy, née 1826, Roubaix,
décédée 1913.
Hélène Droulers, née le 2 janvier 1892, Fresnes sur
Escaut , décédée le 8 décembre 1970, Fresnes sur
Escaut (78 ans), mariée le 21 janvier 1912, Fresnes sur
Escaut, avec Paul de Bailliencourt dit Courcol, né le 5 septembre 1880, Douai ,
décédé le 31 mai 1968, Fresnes sur
Escaut (87 ans).
Suzanne Droulers, née le 28 décembre 1894, Fresnes sur Escaut, décédée le 26 juillet 1989, Fresnes sur Escaut (94 ans), mariée le 23 avril 1914 avec Pierre de Bailliencourt dit Courcol,

Baudouin Droulers, né le 19 octobre 1967, marié le 12 juillet 1997 avec Laure Montanier de Belmont,
Angélique Droulers, mariée avec Carl de Lencquesaing.
Pierre
Droulers, né le 5 juillet 1951 à La Madeleine dans le Nord, est un danseur et
chorégraphe franco-belge.
Pierre
Droulers est issu de l'école Mudra dirigée par Maurice Béjart. Il poursuit sa
formation en Pologne avec Jerzy Grotowski, puis à Paris avec Bob Wilson1. Lors
d'un séjour à New York en 1978, il découvre le travail de Steve Paxton, dont il
s'inspirera par la suite. Il s'installe ensuite en Belgique pour créer ses
premières pièces. De 1986 à 1989, il danse pour Anne Teresa De Keersmaeker et
Michèle Anne De Mey.
Depuis
le 1er juillet 2005, il est l'un des nouveaux directeurs du Centre
chorégraphique Charleroi/Danses.
Principales
créations
1976 :
Dispersion
1977 :
Désert
1978 :
Hedges
1979 :
Hedges solo sur une musique du saxophoniste Steve Lacy
1980 :
Tao en collaboration avec Sherryl Sutton
1982 : Tips
1983 : Pieces for Nothing
1983 : La Jetée
1984 :
Miserere
1985 :
Midi Minuit
1986 :
Face à face en collaboration avec Michèle Anne De Mey
1991 :
Remains
1991 :
Comme si on était leurs petits poucets
1993 :
Jamais de l'abîme
1995 :
Mountain/Fountain
1996 :
De l'air et du vent en collaboration avec Ann Veronica Janssens
1997 :
Petites formes
1998 :
Multum in parvo
2000 :
MA
2001 : Sames
2004 : Inouï
2007 : Flowers
2008 : All in All pour le Lyon Opéra Ballet
2009 : Walk Talk Chalk
Demeure-Droulers-Laurent-Tourcoing-1920
Jusqu'à la 4e génération. Base Roglo
Louis Droulers, né le 30 août 1739,
Wattrelos 59, décédé le 24 juillet 1808,
Wattrelos (59) (à l'âge de 68 ans), censier de la Carluyère.
Marié le 8 février 1763,
Leers (59), avec Marie Anne
Lefebvre, née le 5 mai 1738,
Leers (59), décédée le 12 février 1816,
Wattrelos (à l'âge de 77 ans), dont
Marié le 16 février 1888,
Ascq, avec Nathalie Eugénie
Julienne Leclercq.