Quelques illustrations de la lignée des
Un épais ouvrage serait nécessaire
pour traiter de l’essentiel de l’histoire de cette ancienne, prestigieuse
et nombreuse dynastie.
Les Motte ont donné de nombreux prètres, religieux, religieuses dont une
abbesse des Brigittines de Lille au XVIII° siècle, des parlementaires, des
échevins et maires, députés, des lignées de brillants industriels, des présidents
de chambres de Commerce et du tribunal de commerce de Roubaix, de nombreux
membres de la légion d’honneur. Plusieurs d‘entre eux sont tombés pendant les
guerres.
« Nous ne savons pas si Pierre « de Mota », chevalier qui fit hommage
en 1238 à l’abbaye d’Anchin, peut être tenu pour un ancêtre de la famille, le
nom correspondant à la fois à celui de Motte et « de la Motte ».
Ce nom viendrait d’un fief possédé très anciennement par la famille fixée à
Tourcoing dès le XVI ° siècle au moins et dont la filiation est établie depuis
lors.
Sans doute y a-t-il un lien avec les Motte de Pardieu dont les armes sont
sculptées sur une pierre tombale de l’église d’esquelbecq et au manoir
d’Erchin. » De Puymèges, les vieux noms de France.
« Une généalogie Motte et une étude sur cette famille ont été écrites
par M. Gaston Motte. « II parait bien certain, conformément à la notion
générale qui a inspiré l'énonce des patronymes, que les
noms de Motte, Delamotte, Del motte ont servi à désigner des gens qui
résidaient sur une éminence probablement fortifiee par la nature dit Gaston
Motte.
La rue de Gand à Tourcoing
s'appelait autrefois « le chemin ou le pavé des Mottes ». Une de ces mottes
apparait clairement sur le plan des Poutrains, retrouvé dans le dossier de
Comines à Tournai, en 1974. « A l'époque féodale et particulièrement dans le
plat pays qui est le mien, les habitants érigeaient une motte (une surélévation
du terrain) à partir de la terre extraite du creusement des fossés circulaires.
Ils entouraient cette élévation par un rempart de bois.
Le terme est utilisé pour la première fois dans un capitulaire carolingien,
promulgué par Charles Le Chauve en 864, par lequel il réglemente la
construction de fortifications par les particuliers menacés par les raids
vikings, sarrasins, ou autres… la motte féodale devient constructible
uniquement sur autorisation du Roi...
« Les hommes les plus riches (...) [de Flandre] ont coutume d'élever (...)
une motte aussi haute que possible (...) de creuser tout autour une fosse. ». —
Gauthier de Thérouanne, Vita Johannis, episcopi Tervanensis, 1150., 6 » Sylvie
Motte
Blason existant de la
famille Motte
La seigneurie et fief des Poutrains
à Tourcoing, d'après les cadastres
et Albums du duc
(1593 - 1597) La "cense des Poutrains en 1597" extrait de l'Album
de Croÿ conservé à Authal (1). Le dessinateur s'est placé à l'entrée du chemin
de Courtrai, aujourd'hui la rue de Gand. Au milieu de la cour, le pigeonnier,
réservé aux bâtiments seigneuriaux. A l'angle supérieur gauche de la ferme se
devine l'eau entourant la motte. Au premier plan, un panneau fixé à un pieu
porte les armoiries des Croÿ.
Le plan la seigneurie des Poutrains et du fief de la Motte a été recopié en
1597 dans l'Album de Croÿ consacré aux propriétés du duc Charles de Croÿ
situées en Brabant, Flandre, Artois et Namurois, Cette reproduction a été
complétée par une vue cavalière de la cense des Poutrains. Sur la vue de
Tourcoing dans l'Album de Croÿ couvrant la châtellenie de Lille, la cense et le
fief des Poutrains occupent l'avant plan de cette gouache dessinée en 1603. Le plan de la seigneurie des Poutrains levé en 1593
(2). Le nord est en bas à gauche. A comparer avec les plans plus récents
reproduits ci-devant et avec le plan. Voir détails en dessous. En haut à
gauche, la motte qui a donné son nom au fief de la Motte. A droite, une longue
bande de parcelles s'étire depuis la grand-place le long de la rue de Lille: ce
sont là les "nouveaux arrentements" de Georges de Halluin, un
lotissement créé en 1526.
Description de la seigneurie des Poutrains et du fief de la Motte à
Tourcoing appartenant à Charles de Croÿ, d'après le cadastre des biens gérés
par son receveur de Halluin.
après le 23 août 1593
Tournai, Archives de l'Etat, Fonds de la seigneurie de Comines, n° 15. Un
registre de papier, 44 x 29 cm avec plans coloriés, f° 179 r° - 180 v°.- La
numérotation des articles figure telle quelle dans le document (à l'exception
du n° 91) et renvoie au plan.
Cet extrait du plan de 1593 met en évidence la ferme des Poutrains, ici une
construction de torchis et de chaume. Son plan correspond au plan de 1819 plus
que la gouache précédente. La motte est bien visible: l'eau l'entoure ainsi que
la ferme, comme en 1819. Le petit (en haut) et le grand (en bas) moulin en 1593
(nos 53 et 52). Ils se retrouvent sur la carte de 1773 et sur le plan de 1819.
Ces deux moulins reposent sur une base en briques. La motte des Poutrains et les maisons le long de la
grand-place.
Trois établissements à signaler: Le Lyon d'Or (n° 4), une auberge entre la
ferme et la rue du Haze; un peu plus loin un cabaret (n° 8) et sur la place, Le
Cygne (n° 14), une hôtellerie qui ne disparaîtra que vers 1925. La halle
échevinale telle qu'elle existait jusqu'en 1613 est ici représentée avec
précision: les fouilles récentes de José Barbieux ont confirmé ce dessin (3).
L'édition de ces documents n'a d'autre but que de préciser la genèse des
"cadastres" du duc Charles de Croÿ qui sont à l'origine de la série
des Albums. L'exploitation de ces documents pour l'histoire de Tourcoing reste
à faire, notamment en ce qui touche l'histoire du sol et celle du développement
topographique de la ville, éclairée désormais d'un jour nouveau grâce aux
travaux d'Alain Plateaux et aux fouilles de José Barbieux.

« Jacques et Gilbert Motte, « Registre du Scelleur ~, Van Den
Driessche, page 62. 1470 - Lettres de Remission, Pierrot et Jehan. On peut y
relever aussi : Gilles, 1616; Guillebert, 1508; Hacquinot, 1539; Jacques, 1658;
Marie, 1606. 1573 - Dans Ie premier registre de Saint-Christophe. 1593 -
Tisserands : Josse, Lambert, Noel, Pierre Motte. (Cartulaire des Poutrains.).
Pierre et Jean Motte demeurent au fief du Bleu-Chaste!. 1700 - Jean Motte,
connetable de la Confrerie Sainttien. (Giides Tourquennoises, page 29.) 1709 - Jean Motte cite parmi les
manufacturiers. (Van Den Driessche, page 171.)
1713 - Jean Motte, echevin. (Liste Lahousse.) 1722 - Jean-François
Motte, échevin, était encore échevin en 1741 (Liste Lahousse); de même Louis,
1746, encore échevin en 1784 (Liste Lahousse). (Gildes Tourquennoises, page
33.) 1725 - A partir de cette date, et
très nombreux dans le palmarès du Collège de Tourcoing. 1733 - Chrétien Motte,
lieutenant de bailli. (Gildes Tourquennoises, page 33). 1749 - Chretien-Joseph
Motte, roi de la Confrerie de Monseigneur Saint-Georges. (Gildes
Tourquennoises, page 26.). Pierre, François Motte, père et fils cités parmi les
manufacturiers importants du XVIII'. (Van Den Driessche, page 179.). Une veuve
Motte citée au meme endroit. Sous le pavement de Saint-Christophe, les Motte
sont les plus nombreux : 27. Motte-Clarisse était favorable aux idées
nouvelles, fin du XVIII'; conseilIer en 1795 et de 1804 a 1825. Motte-Florin,
conseiller de 1790 a 1794; maire en 1791. « La Révolution bat son plein. Pierre
Motte-Florin, hier encore maire de Tourcoing,
vient de mourir tant on lui en a fait voir. Ce n'est pas une petite
affaire d'être maire de Tourcoing. C'est moins drôle encore quand souffle la
tempête, quand on vous jette en prison sans vous dire pourquoi, quand on vous
envoie a la guillotine pour un oui ou pour un non.
Quand Pierre Motte est élu à la tete du conseil municipal, un tel tumulte
éclaté à Tourcoing qu'il faut appeler la troupe. Le District révolutionnaire
refuse le scrutin. Il exige un nouveau vote. Pour la deuxieme fois,
Motte-Florin passe maire à une forte majorité. Pas pour son bonheur. Français
et Autrichiens en guerre prennent et reprennent Tourcoing. IIs considèrent,
dans chaque camp, le maire et ses conseillers comme traitres. Pierre Motte, en
grand péril d'etre fusillé par les uns ou par les autres, se demène comme un
beau diable. A force de ruse et de courage, il sauve en meme temps sa vie et
les intérêts de la commune. A la fin de 1792, la Convention prescrit de
renouveler les municipalités. Motte-Florin laisse la place à qui en veut. C'est
Louis Desurmont, brasseur de son état, qui lui succède.
Notre pauvre Pierre Motte n'en est pas quitte pour autant. La Révolution
tourne à la Terreur. Pour le seul motif qu'il y a des prêtres dans la famille,
les Sans-Culottes l'enferment, lui et son frère Motte-Clarisse, à la citadelle
de Lille. Les habitants de Tourcoing s'en émeuvent. Par une lettre adressée au
representant du peuple, ils signalent que si les deux frères Motte restent en
prison, six cents ouvriers sans travail seront a la charge de la commune. Le
représentant du peuple se rend aux raisons des habitants. Il relache les
citoyens Motte le 14 mai 1794, juste quatre jours avant la Bataille de Tourcoing.
Ici, on aime bien les frères Motte. On leur donne des surnoms, des « noms
jetés » comme on dit chez nous. On connait Motte-Clarisse sous le sobriquet de
« regarde au sé » (regarde au sel), car
il est fort économe. Motte-Florin, lui, on l'appelle « min vert » car il se met
vite en colère. Les colères, mais aussi les tracas et les menaces useront avant
l'âge Pierre Motte. Il rendra l'âme en 1795 à 37 ans. Sa veuve meurt l'année
suivante à 26 ans.
J'ajoute un mot au sujet des Motte. Un des leurs, Gaston Motte,
de Roubaix, historien de la famille, vient de compléter la généalogie. Grâce à
des registres de notaires d'autrefois, depouillés page a page, il a découvert
un Jean Motte, né à Tourcoing en 1565, qui épousa une Suzanne Haudoux. C'est le
plus ancien ancêtre connu, l'aïeul des aïeux, de qui descendent tous les
Motte que nous connaissons de nos jours,
qu'ils soient de Tourcoing, de Roubaix,
de Lille ou d'Armentières ». (Jean Christophe.)
1826-1839 - Motte, fils ainé, conseiller. 1840-1852 - Philippe Motte,
conseiller. Mme Philippe Motte-Roussel élevait soigneusement ses enfants et
donnait sa part d'activité au travail quotidien des affaires.
Généalogie Desurmont, souvent nommés; blason page 117. Au carillon de
Tourcoing, une cloche appelée « Marie
Ursule » sonne en l'honneur de tous les Motte de nos contrees. » gens et
choses de Tourcoing par Jean Christophe.
Voici Ce dossier a été réalisé par Claudine Dillys, professeur
d'histoire-géographie, détachée au service éducatif du CAMT par la Commission académique
d'action culturelle du Rectorat de Lille, en collaboration avec l’équipe du
CAMT. : « Dès le XVII° siècle, des Motte sont répertoriés comme
marchands et on peut penser qu’ils font commerce de laines entre la Flandre,
l’Angleterre et la Bourgogne, comme bon nombre de leurs semblables.
Au XVIII° siècle, Motte-Duforest de Tourcoing est marchand-teinturier ; son
fils, Motte-Clarisse, de Tourcoing également, est marchand-fabricant : il donne
à filer et à tisser dans les villages des alentours. Jean Baptiste Motte, son
fils, dirige à Roubaix la filature qui lui est venue de son épouse Pauline
Brédart.
Jacques Motte
1576 &1606
Catherine
Desrousseaux
|
Jacques Motte
1612 &1636
Marie Noullet
|
Pierre Motte
1641 &1666
Marie Delepoulle
|
Jacques Motte
1667-1739
&1704
Jeanne Françoise
Lefebvre 1684
|
Jean-François
Motte 1705-1765
&1744
Marie Catherine
Joseph Duforest 1723-1781
|
Jean François motte 1750-1822
&1784
Marie Ursule
Joseph Clarisse 1763-1817
|
D’où une branche éteinte et les branches ainée et cadette
Branche
éteinte de Jean François Joseph Motte,
né le 4
avril 1790, Tourcoing, décédé le 6 juillet 1840 (50 ans), marié le 13 janvier 1813 avec Thérèse Destombes, née
le 20 octobre 1788, Tourcoing, décédée en 1863 (75 ans),
Héléna
Motte, née le 21 septembre 1842, décédée le 23 avril 1919, Tourcoing (76 ans). mariée
le 7 janvier 1861 avec Jean-Baptiste Desurmont, né le 11 septembre 1835,
Tourcoing, décédé le 12 juin 1907 (71 ans), industriel, négociant.
Céline
Motte, née le 12 février 1844, Tourcoing, décédée le 15 novembre 1920,
Tourcoing (76 ans), mariée le 14 avril
1863, Tourcoing, avec Floris Lorthiois, né le 17 février 1841, Tourcoing,
décédé le 8 février 1900 (58 ans), négociant en laines.
Octavie
Ursule Joseph Motte, née le 29 juin 1846, Tourcoing, décédée le 4 juillet 1910,
Ostende (Belgique) (64 ans), mariée le 20 février 1870, Tourcoing, avec Auguste
Dewavrin, né le 17 juillet 1845, Tourcoing, décédé le 16 janvier 1914, Oostende
(BEL, Belgique) (68 ans).
Ursule
Motte, née en 1819, décédée en 1882 (63 ans), mariée le 8 janvier 1840 avec
Antoine Henri Dewavrin, né le 15 juillet 1814, Tourcoing, décédé le 26 juin
1882, Rumbeke (Belgique) (67 ans).
Eugénie
Motte, née le 25 octobre 1825, Tourcoing, décédée le 9 décembre 1889,
Tourcoing (64 ans), mariée le 21 juillet
1846, Tourcoing, avec Gaspard Desurmont, né le 1er septembre 1823, Tourcoing,
décédé le 27 juin 1895, Tourcoing (71
ans).
La
branche ainée des Motte-Brédart
Jean-Baptiste
Motte, né le 21 avril 1794,
Tourcoing (59), décédé le 13 mars 1864,
Roubaix (59) (à l'âge de 69 ans), fabricant, filateur de coton, fondateur de
l'affaire textile Motte-Brédart, marié le 8 juillet 1816,
Roubaix (59), avec Pauline Adélaïde
Catherine Brédart, née le 31 octobre 1795,
Roubaix (59), décédée le 3 février 1871,
Roubaix (59) (à l'âge de 75 ans)
Comprend :
Les Louis
Motte (Bossut)
« Les «
grands dimanches » voyaient arriver les Armentiérois, dans le break jaune
conduit magistralement par l’Oncle Edmond (…). Au lever de table, nos Parents
faisaient le traditionnel tour du jardin, orgueil de Bon Papa, les messieurs en
jaquette et gilet blanc, les dames en robes de soie à traîne ; arrêt admiratif
devant les massifs et escale au pavillon (…) ; puis, par le bois, on arrivait
au jeu de boules qui passionnait grands et petits. (…) Les soirées se
terminaient par un jeu de cartes général, dont la malchance (ou la distraction)
de l’Oncle Louis faisait le plus souvent les frais. » Livre du centenaire, CAMT
H 3521
Pour les grandes familles
du textile, les mariages sont un moyen privilégié de lier leurs affaires et
d’augmenter leurs capacités
financières et leurs relations sociales. L’alliance ainsi scellée
est marquée par les deux noms accolés qui désignent à la fois le nouveau ménage
et ses entreprises.
Lors de son emprisonnement
à la citadelle de Lille en 1793, Motte-Clarisse , de Tourcoing, rencontre un
fabricant de Roubaix, Louis Brédart-Desaint. Les deux familles continuent de se
fréquenter après la révolution ; en 1816, Jean-Baptiste Motte épouse
Pauline Brédart, fondant la famille Motte-Brédart. Leur fils aîné, Louis Motte,
en épousant en 1841 Adèle Bossut, fille d’un important fabricant textile et
maire de Roubaix, fonde la famille Motte-Bossut.
Louis François Joseph
Motte, Chevalier de la Légion d'honneur.Né le 25 avril 1817 - Roubaix , Décédé
le 29 décembre 1893 – Lannoy, marié le 30
août 1841, Roubaix,avec Adèle Bossut 1819-1892 :
dont Léon 1842-1903 


Son frère, Alfred Philippe Ferdinand Motte, né le 15 mars 1827 -
Roubaix , décédé le 11 mai 1887 - Roubaix
marié le 31 janvier 1852, Tourcoing, avec Louise Desurmont
1825-1853 marié le 24 juillet 1856, Roubaix,avec Léonie
Grimonprez 1833-1899, dont Albert
1858-1918 Eugène 1860-1932 Alfred 1864-1902 Louise 1866
Thérèse 1868 Alfred
Motte-Grimonprez (1827-1887) crée des usines de teinturerie pour le textile à
Roubaix.
En 1880, Alfred Motte
écrivait déjà : « Si je jette les yeux autour de moi, si je pense au sort de
mes ouvriers, je tremble aux accusations que ces hommes peuvent et doivent
porter contre la société… ».
La génération suivante,
notamment en la personne de Louis Motte, poursuit la marche vers la modernité
en construisant à Roubaix une usine de six étages, tout en fer et en brique, de
style « féodal flamand ». La dynastie a perduré à travers le gigantisme des
usines et grâce à une politique familiale de l’entreprise.

Comme il est fréquent en
France au XIX° siècle, les familles issues de ces mariages
bourgeois sont nombreuses : neuf enfants chez les Motte-Bossut, dont deux
décèdent en bas âge, de la typhoïde.
« Il est certain que
le succès des entreprises du Nord a été facilité par l’existence de familles
aux liens denses et .... parfois inextricables. Il est plus efficace d'être
soutenu par des oncles, des frères, des cousins installés quand il s’agit de se
former, de se faire financer ou "dépanner" en cas de coup dur.
Entre 1800 et 1950, des
familles de plus en plus liées entre elles et de plus en plus nombreuses vont
constituer ces "Grandes Familles du Nord" où chacun sera plus ou
moins parent avec tout le monde et qui de l’extérieur forme un phénomène
saisissant et mystère complet.
Le faire part de décès de
Madame Joseph POLLET, née Marie MOTTE, dernière fille du grand MOTTE-BOSSUT,
illustre ces situations typiques du Nord. Décédée en novembre 1941 âgée de 85
ans, elle a épousé Joseph POLLET mais n'a pas eu d'enfants. Ce sont
donc toutes les
générations des soeurs, neveux et nièces qui feront part du décès avec un faire
part qu’elle a préparé elle même. Voici la famille !
2 soeurs et belles-soeurs,
64 neveux et nièces, 363 petits-neveux et petites-nièces
691 arrière-petits-neveux
et arrière-petites-nièces, 178 bis arrière-petits-neveux et bis
arrière-petites-filles, 4 tris arrière-petits neveux
Les six générations
portées sur le faire-part rassemblent 1.302 personnes de la même famille, en ne
comptant que les vivants ! Les tris arrière-petits neveux qui sont cités sont
de la génération d’un petit fils de votre fils!
La "tante
POLLET", très proche des siens, tenait la comptabilité de ses neveux,
nièces et descendance. Encore ne s'est-elle pas limitée à sa famille ! Elle se
dépensera pour les hospices de Roubaix, pour la Croix Rouge, avec une énergie
digne des femmes de sa génération. » Société d’émulation de Roubaix
L’éducation des garçons
est celle, toute classique, des fils de la bourgeoisie : de treize à
dix-huit ans, Louis Motte est pensionnaire chez les Frères du Collège
Saint-Bertin de Saint-Omer, un des plus renommés du Nord. Sa mère veille à une
solide éducation morale et religieuse. L’avenir des garçons ne s’envisage pas
hors des entreprises familiales. Avec la complexité croissante des techniques
textiles, la formation générale ne suffit plus aux descendants de Louis
Motte : après leur baccalauréat, ils reçoivent donc une formation
technique, souvent à l’Institut Technique Roubaisien fondé en 1885. Mais la
pratique des affaires continue de s’apprendre essentiellement sur le terrain,
dans les usines familiales, ou chez des confrères. L’éducation des filles n’a
pas les mêmes objectifs : même si leur aïeule Pauline Motte-Brédart a
assuré avec fermeté et compétence la direction des ateliers familiaux en plus
de celle de la maisonnée, les filles de la famille Motte, pensionnaires dans
des établissements religieux, sont seulement préparées à tenir des maisons
bourgeoises et à perpétuer les traditions familiales.

Les Motte, comme tous les dirigeants
des industries textiles, ont toujours été
actifs dans la vie municipale. Jean Baptiste Motte-Brédart a été
adjoint au maire de Roubaix et membre du bureau de bienfaisance. En 1874, Louis Motte
devient adjoint au Maire de Roubaix, Constantin Descat, partisan de Mac Mahon.
Il travaille à la question de l’alimentation en eau de la ville et de ses
industries ; il fait imposer une largeur minimale de 12 m pour les
nouvelles rues, il encourage l’installation d’un tramway à chevaux. Son frère Alfred
Motte est également conseiller municipal, mais rallié d’emblée aux
Républicains.
Eugène
Motte, neveu de Louis Motte, est un des maires les plus célèbres de
Roubaix. En 1888, il remporte le siège de député sur le socialiste Jules
Guesde ; en 1902, il conquiert la mairie. C’est lui qui fait construire
l’actuel hôtel de ville, inauguré en 1911 pour l’exposition textile
internationale. Il est aussi à l’origine de la création de l’Ecole Nationale
des Arts Industriels, actuelle ENSAIT. En 1912, Eugène Motte est battu aux
élections municipales par le socialiste Jean Baptiste Lebas.
La
nouvelle « Société Motte-Bossut et Fils » adopte une forme juridique
de « société en nom collectif » qui permet de gérer l’affaire
familiale sans intervention extérieure. Avant la Première Guerre
mondiale, exceptée une courte période d’association avec la maison
Menger (pour des raisons commerciales dans l’Alsace occupée), la société
restera toujours une affaire familiale, sans intervention des banques, comme
c’est la tradition dans le textile roubaisien.
En 1919, Motte-Bossut devient une société
anonyme, mais dont les actionnaires sont exclusivement des membres de la
famille. Elle le restera jusqu’à sa dissolution en 1982. La direction
effective de la société et des usines est toujours restée dans la famille.

Louis Motte naît en 1817.
Il est le fils aîné
de la famille Motte-Brédart. Quand son père se retire des affaires, Louis lui
succède, en 1841. Il vient d’épouser Adèle
Bossut, fille du maire de Roubaix. Disposant des fonds venus de son
père et de la dot de sa femme, Louis Motte est plein d’ambitions. Il ne veut
pas continuer la filature
traditionnelle avec les mule-jenny. En 1841, il fait un long voyage
d’étude en Angleterre, patrie de la révolution industrielle. Il découvre les
fabriques de Manchester et de
Bradford.

Louis Motte achète en Angleterre les machines à filer les plus
modernes, des renvideurs, pour équiper la nouvelle usine
construite en 1843 rue de l’Union à Roubaix, sur les bords du canal.
L’emplacement est judicieux : l’usine dispose de l’eau pour la machine à
vapeur et d’une voie de transport pour faire venir le charbon et le coton et pour
expédier les filés de coton. Les Roubaisiens sont ébahis par cette
usine : cinq étages, 18 000 broches, 350 ouvriers : on est loin du
travail à domicile ! Ils la surnomment « l’usine monstre ».
La Deuxième Guerre
mondiale : La Seconde Guerre mondiale
amène une véritable dictature allemande sur la région : les deux départements
sont rattachés directement au Commandement militaire allemand de Bruxelles. Les
entreprises, bien que manquant de matières premières et d’énergie, sont
contraintes de travailler pour l’Allemagne, sous les ordres de l’administration
allemande. La région est pillée. Les souffrances matérielles et morales de la
population sont immenses. Des actions clandestines de solidarité et de
résistance sont pourtant entreprises malgré les représailles de
l’occupant. Les archives ne permettent pas de connaître le quotidien de
l’entreprise Motte-Bossut durant cette période mais en 1943, elle fête son
centenaire.
L’usine de velours
de l’avenue Motte est devenue L’Usine, un centre commercial de magasins
d’usines. Le tissage de Leers
est désormais un centre sportif. La filature du
Boulevard de Mulhouse abrite un entrepôt.
Dans l’ancienne
filature de coton, les deux bâtiments principaux ont été cédés au
Ministère de la Culture pour y installer le Centre des archives du monde du
travail. Le cabinet d’architectes Area-Sarfati est chargé de la
restauration.
Comme il est de règle pour
un monument historique, la structure externe et les façades sont conservées,
mais des éléments, matérialisés en blanc, viennent affirmer la nouvelle
destination du bâtiment : le pont-levis de l’entrée se veut un lien vers
la ville, entre le passé et le présent ; encadrée par les cages des
ascenseurs extérieurs sur l’arrière du bâtiment, une vaste baie éclaire la
salle de lecture.
Quelques
personnages :
Léon
Motte, né le 21 juin 1842, Roubaix,décédé le 23 décembre 1903, Roubaix (61 ans), manufacturier; président du
tribunal de commerce de Roubaix, marié
le 10 novembre 1868, Lille, avec Augusta Descamps, née le 13 juin 1846, Lille, décédée
le 27 mars 1926, Roubaix.
Pierre
Motte, né le 2 janvier 1872, Roubaix,, industriel, généalogiste.
René
Motte, né le 16 mai 1875, Armentières ,
décédé le 11 février 1953, Lille,
inhumé
le 14 février 1953, Armentières (77
ans), président Directeur Général des Brasseries et Malteries MOTTE-CORDONNIER.
Sylvie
Motte, mariée en 1988 avec Rembert von Löwis of Menar, né à Poissy (Yvelines),
ingénieur polytechnicien, directeur d'institution financière.
Muriel
Motte, journaliste, rédacteur en chef au Figaro Economie, éditorialiste aux
Echos.
Frédéric
Motte, né à Armentières , maire de Beaucamps Ligny
Dominique
Motte, né le 30 mai 1931, Lomme , prêtre. Dominicain.
Jeanne Motte, née le 3 février 1905,
Armentières , décédée en août 1990 (85 ans) (filleul: Christian Motte
1926-), mariée le 6 mai 1929
avec Louis
Leprince-Ringuet, né le 27 mars 1901,
Alès (30, Gard), décédé le 23 décembre 2000,
Paris , inhumé le 28 décembre 2000,
Courcelles-Frémoy (21, Côte-d'Or) (99 ans), physicien, professeur au Collège de
France :
Louis
Leprince-Ringuet est né le 27 mars 1901 à Alès.
1920-1923
: élève à l'École polytechnique, puis
à l'École supérieure d'électricité.
1924-1929
: ingénieur au Service des câbles sous-marins. 1929 : collaborateur de Maurice
de Broglie au laboratoire de physique des rayons X.
1933 :
docteur ès sciences.
1936-1969
: professeur à l'École polytechnique.
1949 :
membre de l'Académie des sciences, section de physique ; président de l'Union
catholique des scientifiques français.
1951-1971
: commissaire à l'Énergie atomique.
1957 :
président pour l'année de la Société française de physique.
1959-1972
: professeur au Collège de France (chaire de physique nucléaire).
1961 :
membre de l'Académie pontificale des sciences.
1964-1966
: président du Comité des directives scientifiques du CERN (Centre européen
pour la recherche nucléaire).
Louis
Leprince-Ringuet a obtenu plusieurs prix de l'Académie des sciences et de la
Société française de physique ; il a obtenu également le prix littéraire Ève
Delacroix en 1958. Peintre, il a exposé ses toiles à Paris (1959, 1962, 1965,
1969, 1972, 1975, 1979, 1982, 1985) et dans plusieurs autres villes.
1971-1984
: président des Jeunesses musicales de France. 1974-1990 : président de
l'organisation française du Mouvement européen.
1983-1996
: président de la Fondation Fredrick Bull, devenue l'Institut Fredrick Bull.
Élu à
l'Académie française, le 13 janvier 1966, au fauteuil du général Weygand (35e
fauteuil).
Mort le
23 décembre 2000, à Paris.
Travaux
principaux
Entre
1929 et 1934 : Réalisation d’un amplificateur proportionnel pour l’étude des
transmutations nucléaires : réactions nucléaires dues aux particules, réactions
dues aux neutrons.
1934-1938
: Travaux se rapportant au rayonnement cosmique : tout d’abord, expérience avec
sélecteurs à coïncidences et compteurs d’électrons sur l’effet de latitude des
rayons cosmiques, puis séparation des composantes principales de ce rayonnement
et étude de leurs propriétés (avec P. Auger et P. Ehrenfest). Puis réalisation
de grandes chambres de Wilson commandées par compteurs et utilisées
conjointement avec le champ magnétique de l’électro-aimant de l’Académie des
sciences. Recherches sur les effets secondaires des rayons cosmiques et
premières observations sur l’excès positif des particules pénétrantes : spectre
d’énergie des mésons, mesure de la masse des mésons (avec J. Crussard, S.
Gorodetzky, E. Nageotte, R. Richard-Foy).
1938-1958
: Extension des recherches dans des centres de montagne, en particulier
création du laboratoire de l’aiguille du Midi de Chamonix (avec P. Chanson).
Dans ce laboratoire du Centre national de la recherche scientifique des travaux
se poursuivent avec une installation de chambres de Wilson avec champ
magnétique et compteurs d’électrons.
Plus
récemment une installation comportant deux très grandes chambres de Wilson
superposées a été établie au pic du Midi de Bigorre, dans les Pyrénées (avec R.
Armenteros, A. Astier, B. Grégory, A. Lagarrigue, F. Muller, Ch. Peyrou), et
fonctionna de façon continue pendant six ans : l’étude principale se rapportant
aux mésons lourds du rayonnement cosmique dont une première observation avait
été effectuée par Louis Leprince-Ringuet et M. Lhéritier, en 1943. Parmi les
divers types de ces mésons, le K m qui est le plus abondant et se désintègre en
un méson m et un neutrino a été découvert par le groupe du pic du Midi en 1953
et ses principales caractéristiques ont été complètement déterminées.
Dans le
laboratoire de Paris, enfin, un groupe étudia les rayons cosmiques par le moyen
des émulsions photographiques nucléaires irradiées à grande altitude (avec J.
Crussard, V. Fouché, J. Hennesy, P. Hoang, L. Jauneau, G. Kayas, A. Lecourtois,
D. Morellet). Les particules étranges ont été spécialement étudiées.
D’autres
recherches sur les interactions nucléaires de très grande énergie y ont été
également poursuivies en liaison avec le centre de Berkeley.
Depuis
1958 : Les centres de montagne sont progressivement abandonnés et le
laboratoire s’est transformé pour travailler directement avec les grands accélérateurs
de particules qui apparaissent en Europe : celui de Saclay et celui de Genève
au Centre européen de la recherche nucléaire. Les groupes de l’École
polytechnique avaient entrepris dès 1957 la réalisation de grandes chambres à
bulles pour la détection des particules fournies par les grands synchrotrons.
Une première série de chambres à bulles à propane et liquides lourds a été
construite sous la direction de A. Lagarrigue : 300 000 photographies ont été
prises à Saclay en 1959 et 1960, puis la plus grande chambre a été transportée
à Genève auprès du synchrotron du CERN : plus de 4 millions de photos
d’interactions nucléaires, produites par des protons, mésons m, mésons K de
toutes énergies ont été prises de 1960 à 1965 et distribuées dans les principaux
laboratoires européens. Par ailleurs, sous la direction de B. Grégory, une
chambre à bulles à hydrogène de 80 cm, construite par le département Saturne de
Saclay, fonctionne à Genève depuis le printemps 1961, en utilisant des mésons p
et K et également les antiprotons. Cette chambre a alimenté, par plus de 5
millions de photographies, l’activité scientifique des laboratoires européens
de physique des particules.
L’étude
des interactions nucléaires à haute énergie au moyen des faisceaux du CERN et
des grandes chambres à bulles exige le développement de moyens puissants
d’exploitation et de mesure. Aussi dans les deux laboratoires de l’École
polytechnique et du Collège de France a-t-on constitué des équipes qui
effectuent à longueur de journée l’observation, suivant certains critères, des
photographies nucléaires. D’autres équipes se relaient auprès d’appareils
appelés I.E.P. (instrument pour l’étude des photographies). Ce genre
d’organisation est indispensable pour permettre de disposer sur des cartes perforées
ou des bandes magnétiques toutes les informations utiles contenues dans les
photographies stéréoscopiques des événements. Un gros travail de contrôle, de
programmation et d’utilisation d’ordinateurs est ensuite nécessaire pour
permettre aux physiciens de disposer des éléments de mesure qui sont à la base
de l’interprétation physique des résultats.
L’ensemble
des deux laboratoires de Louis Leprince-Ringuet (École polytechnique et Collège
de France) groupait environ deux cents personnes, dont une quarantaine de
docteurs ès sciences. En 1971 B. Grégory prit la direction du laboratoire de
l’École polytechnique et en 1972 Marcel Froissart fut nommé professeur au
Collège de France et prit la direction du laboratoire correspondant.
Suzon Motte, née le 26 août 1910,
décédée en 2006 (96 ans), mariée avec René Jourdain,
né en 1909, décédé en 1974 (65 ans), avocat au barreau d'Amiens,
ancien bâtonnier d'Amiens
Jean-François
Motte, né le 12 octobre 1942,
décorateur.
Bertrand Motte, né le 19 juillet 1914,
Annappes , décédé le 18 août 1980,
Plougrescant (22, Côtes-d'Armor) (66 ans), président d'Agfa-Gevaert
France, député CNI du Nord de 1958 à 1962 et président du CNI (Centre
national des indépendants) de 1975 à 1980, marié avec Ginette Delacour.

Gaston Motte, né le 21 avril 1882, Roubaix,décédé le 17 mars 1972, Roubaix (89 ans), industriel, historien de Roubaix, marié le 15 juin 1906, Roubaix,avec Madeleine Mulliez, née le 3 mars 1886, Roubaix,décédée le 18 février 1973, La Madeleine.
Gaston Motte, né le 21 avril 1882, Roubaix,
décédé le 17 mars 1972, Roubaix (89 ans), industriel, historien de Roubaix, marié le 15 juin 1906, Roubaix,avec Madeleine Mulliez, née le 3 mars 1886, Roubaix,
décédée le 18 février 1973, La
Madeleine. Gaston Motte fut président de la SER de 1943 à 1955 et Georges
Teneul lui succéda jusqu'en 1977.
Industriel
? Il est entré aux établissements MOTTE-BOSSUT le 16 octobre 1902 (55 ans de
service), Directeur puis membres du conseil d'Administration, appelé au comité
de direction du syndicat général de l'Industrie Cotonnière en 1932 comme
délégué de la profession velours. Il y a siégé 25 ans. Dans la profession, il
est Président Fondateur puis Président d'honneur de la Fédération Française des
tisseurs et Manutentionnaires de velours de coton, Membre du Comité général de
l'Union des Industries Textiles. Ecrivain ? Il est Président -Fondateur des
Bibliophiles des Flandres, Président puis Président d'honneur de la Société
d'Emulation de Roubaix, Membre-Résident de la Commission Historique du Nord,
par arrêté préfectoral du 7 mai 1946. Auteur de différentes études
régionalistes, Lauréat de l'Académie Française (Prix Montyon 1946),
Attributaire de la Médaille d'Or de la ville de Roubaix et de la Grande Médaille
d'argent de la Chambre de Commerce de Roubaix (1956), Chevalier de l'Ordre
National du Mérite, Médaille d'Argent de l'Académie d'Arras. Ses œuvres : 1942
"un homme, une famille, une firme" Prix Monthyon ;1944
"Lettres de Motte-Bossut" ;1946 "Roubaix à travers les
Ages" ; 1952 "Généalogie Motte" ; 1950 "Souvenirs
d'un ancien petit garçon" ; 1968 "Ce que d'autres ont dit" ;
Gaston Motte avait ses auteurs préférés : le Général de Gaule, Françoise Sagan,
… et ses artistes : Maurice Chevalier. Stéphane Mathon le 28/01/2010 http://www.histoirederoubaix.com
Vidal Motte, marié en1997, Fontaine-Chaalis (Oise), avec Amélie d'Arjuzon, arrière arrière petite fille
de Valentine Cuvelier, cousine des Virnot, née le 28 novembre 1839, Lille
(Nord), mariée le 26 mai 1859, Paris, avec Georges, comte d'Arjuzon (3e, 24
septembre 1874 - 9 avril 1900), né le 11 novembre 1834, Louyes (Eure), décédé
le 9 avril 1900, Paris (à l'âge de 65 ans), chambellan de l'empereur Napoléon
III.
20 novembre 1852 : A 18 ans, Georges
d'Arjuzon s'engage comme soldat au 28e d'infanterie de ligne.
1855 : Georges d'Arjuzon embarque à Marseille
pour la Crimée, le 29 mars, sur le paquebot à vapeur L'Osiris et débarque à
Constantinople le 9 avril. Il est fait sous-lieutenant le 29 juin. Il revient
en France dès juillet, avant la chute de Sébastopol qui n'aura lieu que le 8
septembre.
Le 30 avril 1859, il quitte le service pour
se marier avec Marie Valentine Cuvelier. La dot de la jeune fille est de 300
000 francs. Deux ans après, le 19 janvier 1861, il devient chambellan à la
place de son père. Cette fonction lui rapporte 12 000 francs par an.
Il occupera cette charge jusqu'à la chute de
l'Empire. En 1863, Georges d'Arjuzon acquiert le château de Coulonges, près de
Damville. En 1870, les Prussiens l'occuperont.
Il eut une vie très mondaine, alors que sa
femme n'eut jamais de fonction à la cour et, d'ailleurs, n'aimait pas à y
paraître. Il menait aussi un train de vie supérieur à ses moyens, surtout sous
la 3e République, si bien qu'il contractera des dettes très importantes et
entamera très considérablement la fortune reçue de ses parents et même celle de
sa femme.
Par décret du 31 décembre 1868, Georges
d'Arjuzon est fait chef du 3e bataillon de la Garde nationale mobile de l'Eure.
En juillet 1870 : La guerre contre la Prusse éclate.
Le 1er septembre 1870, Georges d'Arjuzon est
nommé lieutenant-colonel à la tête du 39e Régiment provisoire d'infanterie.
En 1873, il traverse la Manche avec son père
pour assister aux obsèques de Napoléon III. Six ans plus tard, il refera cette
traversée pour une autre cérémonie funéraire : celle du Prince impérial, tué
par les Zoulous. Georges d'Arjuzon, à cette occasion, reprend son ancienne
fonction de Chambellan et est chargé de la réception des ambassadeurs.
Chevalier de la Légion d'honneur. Biographie
inspirée du forum de l'Association des Amis du Patrimoine Napoléonien (E.Polti
- 13 février 2012) Base Roglo.

Marguerite
Léonie Motte, née le 27 août 1887,
Roubaix,décédée le 28 décembre 1966,
Roubaix (à 79 ans), mariée le 30 juin 1908,
Roubaix,avec Henri François
Prouvost, né le 3 novembre 1885,
Roubaix décédé le 26 mai 1962,
Roubaix, de la branche ainée.
Lucienne Motte, née le 20 juillet 1919,
Roubaix,décédée, mariée avec Daniel Dufour,
né en 1915, décédé le 7 juillet 2007,
Tourcoing, inhumé le 11 juillet 2007,
en l'église Saint-Vaast, à La Chapelle d'Armentières (92 ans), ancien président du Tribunal de
Commerce de Lille.
Geneviève Motte, née le 7 octobre 1925,
Roubaix mariée avec Francis Mulliez,
né le 9 avril 1922,
Roubaix,décédé le 17 avril 2007,
inhumé le 21 avril 2007,
Lannoy (85 ans), gérant de Phildar,
fondateur de "les Orchidées" maisons de retraite
Les Etienne Motte (Desurmont)


Chez Etienne II et III Motte
Etienne I Motte 1821-1879
&1846
Catherine
Desurmont 1820-1865
|
Etienne II Motte 1852-1919
&1883
Louise
Meillassoux 1865-1889
|
Etienne III Motte 1884
&1907

Germaine Berthe
Pollet 1887
|
Etienne IV Motte &

Marcelle
Lorthiois
|
Etienne V Motte





L’usine et les jardins de la rue d’Alger à Roubaix en 1938
Photos Gaëtan
Motte
Quelques
personnages :
Françis
Motte époux de Françoise Lepoutre


Photos Gaëtan
Motte
Joëlle
Motte épouse de Gérard Prouvost, des Paul Alexandre Prouvost, branche ainée.
Christiane Motte, mariée avec Philippe Prouvost, fils d’Edmond
Prouvost et Marguerite Pauline Pollet, branche ainée.

Photo Gaëtan Motte
Edmond Prouvost époux de Chantale Dourlens,
« Chantale
Prouvost appose son propre voyage intérieur sur les toiles qu'elle propose.
Formée en iconographie byzantine, amoureuse de l'art, elle cherche à rendre sa
toile vivante. Quand l'huile dégage une brillance naturelle, les toiles « a
tempera » conquièrent la lumière. Cette technique ancienne permet l'utilisation
de jaune d'oeuf, de pigments naturels, de métal. C'est un
long processus de travail. Mais cela offre à la toile le droit de créer
elle-même son mouvement. La perspective est plus profonde, la toile plus
vivante et Chantal Prouvost aime le résultat. »
Jean
Motte, né le 26 mars 1889, Roubaix, décédé le 19 octobre 1914, Ambulance anglaise,
Radinghem (62) (25 ans), lieutenant au 23e régiment de Dragons.
Les
Alfred Motte (Grimonprez)
|
Alfred I Motte
1827-1887 |
&1856
Léonie
Grimonprez 1833-1899
dont Alfred II Motte-Scrépel
|
Albert Motte
1858-1918
&1882
Clémence
Lepoutre 1862-1936
|
Alfred III Motte
1887-1918 &
Simone Ternynck
1890 dont
Alfred-Yves IV
|
Albert-Alfred V
Motte
Quelques
personnalités :
Alfred
Motte, né le 15 mars 1827, Roubaix,décédé le 11 mai 1887, Roubaix (60 ans), industriel. marié le 31 janvier
1852, Tourcoing, avec Louise Desurmont, née le 20 mars 1825, Tourcoing, décédée
le 19 août 1853, Roubaix (28 ans) marié le 24 juillet 1856, Roubaix,avec Léonie
Grimonprez, née le 1er avril 1833, Roubaix,décédée le 10 juin 1899,
Roubaix (66 ans), Alfred
Motte-Grimonprez crée des usines de teinturerie pour le textile à Roubaix. La
génération suivante, notamment en la personne de Louis Motte, poursuit la
marche vers la modernité en construisant à Roubaix une usine de six étages,
tout en fer et en brique, de style « féodal flamand ». La dynastie a perduré à
travers le gigantisme des usines et grâce à une politique familiale de
l’entreprise. dont
Albert
Motte, né le 6 décembre 1858, décédé le 27 juillet 1918 (59 ans), président des
Mines de Lens, marié le 8 octobre 1882, Roubaix,avec Clémence
Lepoutre, née le 21 décembre 1862, décédée le 28 novembre 1936
Léonie Motte, née le 7 juillet 1883,
Roubaix,décédée le 4 septembre 1965,
inhumée, Bully (69) (82 ans), mariée le 21 novembre 1903
avec Edmond Gillet,
né le 19 juillet 1873,
Lyon (69), décédé le 15 octobre 1931,
Paris , inhumé en octobre 1931, Bully (69) (58 ans), industriel
Alfred Motte, né le 2 juin 1887,
Roubaix,tué le 31 octobre 1918,
Sézanne (Marne), inhumé, Sézanne (Marne), carré militaire n°361 (31 ans).
Eugène Motte, né le 5 décembre 1860,
Roubaix,décédé le 23 octobre 1932,
Roubaix (71 ans), industriel filateur de
coton, maire de Roubaix (26/1/1902-19/8/1912, député du Nord (1898-1906), marié le 24 septembre 1884,
Roubaix,avec Julie Duthoit,
née le 3 avril 1865,
Roubaix,décédée le 16 septembre 1950,
Roubaix (85 ans).
Eugène
Motte 1860-1932 &1884
Julie
Duthoit 1865-1950
|
Eugène
Motte 1886-1956 &1908
Louise
Vanoutryve 1889
|
Eugène
Motte 1910-1983
Eugène
Motte (né le 26 mai 1910 et décédé le 18 avril 1983), fut industriel et
sénateur de l'Union pour la nouvelle République du Nord de 1959 à 1965.
Descendant
de l'industriel Eugène Motte de Roubaix, Eugène Motte appartient à une grande
dynastie bourgeoise très engagée dans la vie politique et économique locale et
nationale. Après le baccalauréat, il ne poursuit pas ses études et préfère
participer à la gestion des affaires familiales. Il fréquente dans les années
1930 l'Union républicaine démocratique qui représente les Modérés dans le Nord.
Affecté dans le Train des équipages en 1939 au grade de maréchal des logis, il
est fait prisonnier à Rennes et s'évade. Il est démobilisé en décembre 1940 à
Nice.
Après la
guerre, il rejoint le Rassemblement du peuple français (RPF) dont il est l'un
des soutiens financiers. Membre du conseil départemental du RPF, il en devient
conseiller national de 1951 à 1953, et préside la commission générale d'études
de la production industrielle et commerciale, tout en siégeant au conseil
d'administration de l'hebdomadaire régional Rassemblement du Nord de la France.
Membre de la chambre de commerce de Roubaix, du bureau du syndicat des
peigneurs de laine, administrateur du syndicat patronal textile de Roubaix-Tourcoing,
président d'honneur de la société mutualiste Nadaud, il croise les réseaux
d'influence et les positions de pouvoir.
Élu
conseiller municipal de Roubaix à partir d'avril 1953, il reste fidèle au
gaullisme en rejoignant les Républicains sociaux. Il est membre du comité
directeur de ce petit parti durant la « traversée du désert » du général de
Gaulle. Il se présente aux élections sénatoriales du 26 avril 1959 sur une
liste d'Union républicaine et est élu sénateur du Nord1.
Un de ses
frères, Bertrand Motte, est de 1958 à 1962 député du Centre national des
indépendants et paysans de Roubaix.
Sur un
plan familial, son fils ainé Eugène Motte se suicide sans laisser de
descendance à la fin des années soixante ; en 1974, il aura un petit-fils du
même nom. A partir de 1965, Eugène Motte se consacre à ses activités
industrielles dans sa région d'origine jusqu'à sa mort.&
Maud
Lefebvre 1917
|
Thierry
Motte &
Roselyne
Fournier
|
Eugène
Motte 1974
L’œuvre
architecturale d’Eugène Motte :

Le parc Barbieux, avenue du Peuple Belge à
Roubaix : d'une superficie d'environ 33ha, le parc que les roubaisiens
nomment "Le Beau Jardin" porte bien son nom car c'est en effet l'un
des plus beaux parcs de France. Établi sur des terrains primitivement destinés
à là construction d'un canal souterrain, cette création fut déclarée d'utilité
publique par décret du 30 juin 1866. 135 espèces et variétés d'arbres et 33
massifs agrémentent ce magnifique parc, deux plans d'eau apportent un élément
reposant à cet ensemble bucolique où se trouvent les, monuments Nadaud, Weerts,
Bossut, le médaillon d'Amédée Prouvost et le buste de Pierre Destombes. Le site
est classé par arrêté ministériel du 26 janvier 1994 parmi les sites
remarquables du département.


L’hôtel de Ville par Laloux, L’École
nationale des Beaux-Arts, les cours d’arts plastiques.
L'hôpital de la Fraternité, l'hospice
Barbieux, l'école des Arts et Industries en face de la Piscine, l'hôtel de
ville par Laloux (l’architecte du musée d'Orsay et de la mairie de Tours), les
écoles Turgot pour les garçons ou Sévigné pour les filles,. Et il y avait aussi
l'hôtel des Sapeurs Pompiers, la Chambre de Commerce... bref, tout cela en 10
ans pendant lesquels il a construit 30
fois plus de bâtiments publics utiles à la population que Jean-Baptiste Lebas,
son successeur, qui en 30 ans a néanmoins construit la Piscine !
L’Hospice Barbieux, la Chambre de Commerce
L’hôtel des pompiers, Lycée
Turgot,
L’exposition
internationale de 1911:

Marie-Véronique
Motte, née à Croix , mariée avec Patrick de
Jacquelot du Boisrouvray, arrière petit fils de René de Jacquelot du
Boisrouvray, Général
de division, Commandeur de la LH., ESM Saint-Cyr,
promotion de Mentana.
Priscilla Motte, mariée
avec Hugues Broudehoux,
président de Broudehoux-Boisse.
Lucie Motte, née le 22 novembre 1891,
décédée le 18 juin 1920
(28 ans), mariée le 11 juillet 1911
avec Joseph Isaac
Dognin, né le 7 août 1882,
décédé le 5 juin 1961
(78 ans), industriel en soieries à Lyon et aux Etats-Unis, associé Dognin &
Cie à Lyon en 1911.
Daniel Motte, né
vers 1926, décédé le 5 juin 2009,
inhumé le 8 juin 2009,
Mouvaux (peut-être 83 ans), industriel,
marié avec Martine Le Blan.
Delphine Motte, née à
Roubaix , avocate à la Cour, mariée en1980,
Linselles , avec Henry de Drouâs,
descendant de Jacques
de Drouâs,
Cornette dans le régiment de Rohan-Cavalerie.
Monique Motte, mariée en 1956
avec Jean-Claude
Fourneau, né le 28 mars 1907,
décédé le 9 octobre 1981
(74 ans), artiste peintre, portraitiste de la haute société.

Jean-Claude Fourneau, est un peintre
français
proche du surréalisme, né à Paris en 1907 et décédé dans cette même
ville en 1981. Par sa mère, il descend de Victor de
Lanneau, refondateur du collège Sainte-Barbe, de Juliette Adam,
fondatrice de La Nouvelle Revue, égérie de Léon Gambetta
et mère spirituelle de Pierre Loti, et de Paul Segond.
Son père, Ernest Fourneau, est le fondateur de la chimie
thérapeutique française. Dessinateur et peintre empreint de classicisme et de
surréalisme1,
Jean-Claude Fourneau est remarqué dès 1932 par André Salmon,
à l’occasion de sa première exposition chez Jeanne Castel2,
laquelle le recevra à de nombreuses reprises jusqu’en 1948. Claude
Roger-Marx compare ses dessins à ceux d'un médium et il en apprécie
la minutie : « C’est par l’analyse du détail que Jean-Claude
Fourneau arrive à nous donner une sensation d’infini. (...) Sa sensibilité
frémissante, qu’extériorise le moindre trait de plume, exerce un pouvoir
fascinant3. »
À propos du caractère « littéraire » de son inspiration, le critique
rappelle une déclaration de l’artiste lui-même : « Je ne conçois
pas un peintre sans culture, écrit J.-C. Fourneau. Je ne distingue pas la
peinture de la poésie, j’estime que, par des moyens différents, elles tendent
au même but4. ».
Fourneau se spécialise bientôt dans l'art du portrait5,
et sa réputation s'inscrit durablement dans les milieux aristocratiques et
mondains ; Oriane de La Panouse, la comtesse de Paris, les familles d'Harcourt, de Brantes, Faucigny-Lucinge,
Seillière, Broglie, Pourtalès, Maillé, Montesquiou, Wendel...
se succèdent devant son chevalet. Un succès confidentiel, mais certain, le
soutient. « Le Tout-Paris a trouvé
son peintre : Fourneau », titre François Pluchart dans Combat lors de son exposition à la galerie
André Weil en 19636.
C'est à cette époque (1961) qu'il interprète l'évêque Cauchon dans le Procès de Jeanne d'Arc de Robert Bresson.
Une exposition à Casablanca en 1954 l'avait fait connaître au Maroc. Il y vit
plusieurs années. Il y peint les portraits de Lalla Malika, la sœur du roi Hassan II,
de Lalla Lamia, sa belle-sœur, de Karim Lamrani,
son premier ministre, du général Oufkir et de nombreuses personnalités
de la cour marocaine.
Claude Rivière évoque
cependant « le contraire d’un peintre mondain » : « Très
admirateur d’Antonin Artaud, de Paulhan,
d’Aragon
aussi, l’artiste, avec une ferveur née de tous les interstices existentiels dus
à son incarnation, va heurter en premier chef son modèle. Il le dépossède de
ses propres mythes afin que ceux-ci se recréent dans les dimensions qu’il veut
affirmer7. »
Et Jean Paulhan lui-même se demande « par quel biais (ou quel secret)
il est donné à J.-C. Fourneau de disposer à la fois d'un tel foisonnement,
d'une telle âpreté8 ».
Jean-Claude Fourneau
paraît sur la photographie des surréalistes rassemblés au café Cyrano en 19539,
et André Breton
le cite parmi les membres du groupe10.
Autant littéraire que plastique, l’influence du surréalisme est marquée chez
Fourneau par la figure tutélaire de Breton, pour qui il éprouve, dès leur
première rencontre et jusqu'à la fin, une admiration intimidée. Timidité
traversée de certaines hardiesses, telle cette lettre11,
adressée rue Fontaine en 1954, qui prétend concilier Histoire d’O,
dont il fut l’un des plus fervents défenseurs, et la représentation de la femme
sublimée par Arcane 17. Comme si « l’Amour fou »,
« l’amour électif », ne pouvait trouver de meilleur épanouissement
qu’à travers le jeu paradoxal de la résolution des contraires : le plaisir
et la douleur, la violence et la douceur, le libertinage et la fidélité, la
force et la faiblesse...
De retour à Paris en 1968,
Jean-Claude Fourneau poursuit son activité de portraitiste et expose une
dernière fois en 1976.

Maurice Motte, né le 19 juin 1921,
Roubaix, décédé le 18 juin 1963,
Nancy (54) (41 ans), inspecteur adjoint des Foréts.
Florence Motte, née à
Tübingen (Souabe, Allemagne), mariée avec Marc Villatte de
Peufeilhoux
Laurent Motte,
lieutenant-colonel en retraite, marié en 1977,
Loisy, Seine-et-Loir, avec Marie-Alix de La
Chapelle,
Olivier Motte,
directeur de sociétés, marié avec Alexandra ver
Hulst,
Louise Motte, née le 15 novembre 1866,
Roubaix,décédée, mariée le 3 mars 1886,
Roubaix,avec Eugène Mathon,
né le 23 décembre 1860,
Roubaix,fondateur du tissage "Mathon et Dubrulle" avec Jean Dubrulle.
Madeleine Motte, née le 1er octobre 1889, Roubaix, mariée le 17 février 1909, Roubaix,avec Antoine Thibeau, né en 1887, décédé en 1958 (71 ans), ingénieur.
Jusqu'aux arrière-petits-enfants. Base Roglo
Jean-Baptiste
Motte, né le 21 avril 1794,
Tourcoing (59), décédé le 13 mars 1864,
Roubaix (59) (à l'âge de 69 ans), fabricant, filateur de coton, fondateur de
l'affaire textile Motte-Brédart.
Marié le 8 juillet 1816,
Roubaix (59), avec Pauline Adélaïde
Catherine Brédart, née le 31 octobre 1795,
Roubaix (59), décédée le 3 février 1871,
Roubaix (59) (à l'âge de 75 ans), dont
B La
branche cadette : Les Philippe Motte (Roussel)
Philippe Motte, né le 22 octobre 1796,
Tourcoing, décédé le 8 décembre 1879,
Tourcoing (83 ans), filateur , Maire de
Tourcoing, marié le 23 octobre 1820,
Tourcoing, avec Stéphanie Julie
Augustine Roussel,
Jeanne
Motte, née le 21 janvier 1894, Tourcoing, en religion, petite sœur de
l'Assomption.
Jacques
Motte, né le 25 janvier 1901, Lille, prêtre jésuite.
Philippe Motte, né le 3 janvier 1851,
Tourcoing, décédé le 12 avril 1876
(25 ans), jésuite.
Isabelle Motte, mariée avec Jacques Douville de Franssu, descendant de Nicolas Jean Douville, écuyer , seigneur de Maillefeu, Secrétaire du Roi en la sénéchaussée de Ponthieu, Magistrat au Présidial,Mayeur d'Abbeville 1759-60.

Joseph Motte, prêtre
jésuite.
Adrien Motte, marié avec Anne Daphné Prouvost,
des Paul Alexandre Prouvost, de la branche ainée.
René Motte, né le 28 novembre 1859,
Tourcoing, décédé le 5 mars 1895,
Ablainzevelle (62, Pas-de-Calais) (35 ans), prêtre.

Philippe Motte, né à Mouvaux , marié en
1979, Bursard (61, Orne), avec Florence
Borrelly de Kervélégan,
Brigitte Motte, née à Tourcoing , mariée
avec Louis Mulliez,
né à,
Roubaix,décédé le 27 octobre 2004
(80 ans), industriel filateur, président directeur général des Filatures
Saint-Liévin, administrateur d'Auchan et des Tapis Saint-Maclou.
Colette Motte, née à Tourcoing, décédée
le 23 janvier 2008
(77 ans), mariée en 1952,
Tourcoing, avec Guy Segard,
né le 23 juillet 1930,
Mouvaux , décédé le 27 décembre 1998
(68 ans), président du Tribunal de Commerce de Tourcoing,
Jeanne Motte, née en 1890,
décédée, mariée le 24 octobre 1909,
Tourcoing, avec Louis Lepoutre,
Suzanne Motte, née le 3 janvier 1892,
Tourcoing, décédée le 23 août 1975,
Villeneuve-d'Ascq (83 ans), mariée le 10 juillet 1912,
Tourcoing, avec Henri Tiberghien,
né le 23 août 1888,
Tourcoing, tué le 7 octobre 1915,
près de la Ferme Navarin, Souain-Perthes-lès-Hurlus (51, Marne) (27 ans), alors
lieutenant d'infanterie, mariée avec Pierre Paul
Leroux,

Catherine Motte,
mariée avec Michel
Guerpillon, marié avec Françoise
Prouvost, des Paul Alexandre Prouvost, branche ainée.





Hedwige Motte, née à Marcq-en-Baroeul , mariée avec Antoine de La Fouchardière, petit fils de Pierre, Lieutenant de cavalerie lors de la Libération de Paris en août 1944. Il est un des héros représentés dans le film "Paris brule t il ?". Il est désigné par erreur comme capitaine dans le film alors qu'il n'était que lieutenant. Né aux alentours de Châtellerault (Vienne) en 1920, Pierre de la Fouchardière fait ses études à Poitiers au lycée Saint-Joseph (qui deviendra Les Feuillants), ce même lycée dans lequel Philippe Leclerc de Hauteclocque a fait une partie de sa scolarité. Lors des débuts de la Seconde Guerre mondiale, il s'engage dans l'armée, mais il est ajourné pour « manque de corpulence ». Le 1er mai 1941, c'est donc par engagement personnel et par convictions qu'il quitte sa famille à l'age de 21 ans, pour aller rejoindre le général de Gaulle à Londres, ayant sa bicyclette pour seul moyen de locomotion. Dans l'impossibilité de traverser la Manche, il change ses objectifs et franchit la frontière espagnole, mais est capturé par les troupes Franquistes qui l'arrêteront à Barcelone puis l'interneront au camp de Miranda près de Madrid pendant de longs mois. C'est grâce à une fausse identité canadienne, à la Grande-Bretagne et aux représentants du Commonwealth à Madrid qu'il ralliera l'Angleterre, via Gibraltar, le 11 octobre 1941, soit près de six mois après son départ. Il s'y engage alors dans les Forces françaises libres. Peu après son arrivée au camp de Camberley, il fut volontaire pour participer à une opération de débarquement à Bayonne. Celle-ci fut annulée sur place, à cause de l'impossibilité pour les barges de passer la barre. Il fera le tour de l'Afrique et rejoindra ensuite le Maroc via la Libye, l'Égypte et l'Algérie, en s'intégrant au sein du 501e régiment de chars de combat, l'un des trois régiments de chars qui composeront la 2e DB. Celle-ci intègrera en 1943 l'Armée française de la Libération. Il deviendra vite l'un des trois lieutenants du général Alain de Boissieu, et il aura pour rôle, en tant que chef d'un peloton de chars légers, d'assurer la protection du général Leclerc. Débarqué en France à la mi-aout 1944, il arrive aux alentours de Paris le 25. Lui sera confiée la mission de faire la reconnaissance autour du quartier du Luxembourg, à la tête d'une petite unité qui subira quelques pertes. C'est par exemple à l'École des Mines que les combats feront rage, avec comme objectif principal pour le lieutenant et son unité de bloquer les soldats allemands ainsi que leurs chars Panzer, pour permettre au gros des troupes du général Leclerc de gagner le centre de la capitale et notamment l'hôtel Meurice, quartier général de l'armée allemande à Paris. Pierre de la Fouchardière aura joué un rôle crucial dans la libération de Paris (dont celle du Sénat). Lors des combats, il apercevra un jeune garçon de 15 ans aux airs de Gavroche, bravant les balles et le danger pour secourir l'un de ses hommes blessé à mort. Il s'avère que ce garçon était Claude Rich, qui incarnera vingt deux ans plus tard le général Leclerc et le lieutenant Pierre de La Fouchardière (il joue les deux rôles) dans le film Paris brûle-t-il ? Il continuera la campagne de France pendant l'hiver 44, jusqu'à Grussenheim, au nord de Colmar en Alsace, où il sera grièvement blessé puis rapatrié. Il finira au grade de commandant. Après la guerre, il s'installe dans la région lilloise, où il fonde une grande famille. Il sera, à sa retraite et durant 7 ans, secrétaire général de la Croix-Rouge de Lille et de sa région. En aout 2004, pour la commémoration des 60 ans de la libération de Paris, le président du Sénat Christian Poncelet, connaissant l'importance de son rôle dans la libération de Paris et du palais du Luxembourg, lui remettra en personne la médaille de commandeur de la Légion d'honneur. "Cher Pierre de La Fouchardière, vous faites partie de ces héros modestes, qui tel Cincinnatus, déposent les armes, la guerre terminée, pour reprendre la charrue." Il sera ensuite nommé Vice-président des anciens du 501e régiment de chars de combat, essentiellement à titre honorifique. À l'occasion des élections municipales de 2008, à 87 ans, il est le 59e sur la liste électorale lilloise de l'UMP-Nouveau Centre menée par Sébastien Huyghe. Actuellement, Pierre de La Fouchardière est retraité dans la région lilloise.
Jusqu'aux arrière-petits-enfants. Base Roglo
Philippe Motte, né le 22 octobre 1796,
Tourcoing (59, Nord), décédé le 8 décembre 1879,
Tourcoing (59, Nord) (à l'âge de 83 ans), filateur , Maire de Tourcoing..
Marié le 23 octobre 1820,
Tourcoing (59, Nord), avec Stéphanie Julie
Augustine Roussel, née le 29 novembre 1800,
Roubaix (59, Nord), décédée le 19 mars 1884,
Tourcoing (59, Nord) (à l'âge de 83 ans), dont
Marié le 2 juin 1898
avec Marguerite
Duquennoy, née le 23 août 1875,
Tourcoing (59, Nord), décédée le 18 décembre 1950,
Lille (59, Nord) (à l'âge de 75 ans), dont
Quelques
témoignages :
Le 14 octobre 1914 les
Allemands occupent Roubaix. Ils n’en sortiront que le 17 octobre 1918. Durant
ces quatre années, la ville vit un martyre que rappelle le monument aux morts
du boulevard Leclerc. Cité industrielle, elle dépend de l’extérieur pour son
ravitaillement. Or, toutes les liaisons sont coupées. La municipalité prend en
charge le problème alimentaire et répartit la pénurie entre les habitants, qui
ne sont sauvés de la famine que grâce à l’intervention d’institutions
philanthropiques hollandaises et américaines. Par ailleurs, l’occupant
réquisitionne les matières premières - même les téléphones et les machines à
écrire -, vide systématiquement les 250 usines roubaisiennes de tout leur
matériel, détruisant ce qu’il ne peut emporter. Il veut aussi réquisitionner la
main-d’œuvre disponible pour l’envoyer remplacer les ouvriers allemands
mobilisés. Le martyre de Roubaix durant la Grande Guerre. En 1915, Jean Lebas,
le maire, s’y oppose. Il est emprisonné en Allemagne. A partir d’avril 1916,
les Allemands organisent la déportation de la population civile : plus de 8 000
Roubaisiens, arrachés à leur foyer, deviennent « travailleurs volontaires
» au service de l’occupant.
Les rigueurs de ce régime
et les souffrances qu’il entraîne donnent naissance à une véritable résistance.
Dès le début de l’occupation, le pharmacien Joseph Willot, le syndicaliste
Firmin Dubar et l’abbé Jules Pinte diffusent un bulletin, L’Oiseau de France,
d’abord hebdomadaire puis quotidien, reprenant les nouvelles venues de France
ou d’Angleterre, grâce à la télégraphie sans fil. Cette aventure se termine fin
1916 avec de nombreuses arrestations et des condamnations à la réclusion.
Eugène Motte est aussi une
des figures de cette résistance. Industriel, héritier de la famille des
Motte-Bossut, ancien maire de la ville entre 1902 et 1912, il refuse en 1915 de
fabriquer pour les Allemands des sacs destinés, une fois remplis de terre, à la
protection de leurs tranchées. « Nous ne pouvons accepter le rôle de
collaborateurs de l’ennemi. Vous pouvez réquisitionner nos biens, vous ne
pouvez réquisitionner nos personnes. » Cela lui vaut d’être arrêté puis
interné en Allemagne avec 150 autres otages roubaisiens. ![]()

Mariage de Marguerite Léonie Motte 1887 1966
et Henri François Prouvost 1885 1962, fils d’Henri Prouvost
1861-1917 et Louise Ernoult 1862-1943, ainé de la branche ainée.
Réunions de famille chez les Georges
Motte par Nos plumes
amies, du 24/11/2006 : Ces
quelques pages évoquent le regard du jeune Gaston Motte, 13 ans en 1895, petit
fils de Motte-Bossut A cette époque, et suivant en cela la
tradition de Bonne-Maman, nos parents et nos Oncles et Tantes se recevaient
deux fois par semaine; le Mercredi et le Dimanche. A ces réceptions étaient
conviés: le Mercredi, les enfants rentrés de pension; le Dimanche, ceux ayant
fait leur première communion (alors : 11 ans). Pour le "grand Dimanche"
(un Dimanche sur deux) les Armentiérois viennent, ou - quand leur tour arrive -
nous allons chez eux. Ce Dimanche-là, où nous sommes à effectif complet, c'est
chez Tante Léon, où nous sommes toujours quelque peu impressionnés par la mise
en scène de ce froid vestibule de marbre, de ces larges pièces de réception aux
admirables peintures de faux thuya où les grandes vitrines étalent les
porcelaines précieuses du service du Régent -ou de Buffon, qu'on sortira dans
les grandes occasions. Mais à table, il semble aujourd'hui que, si la loi de
suggestion devait jouer, l’appétit de l'oncle Joseph Pollet, pourrait mettre en
péril le ravitaillement des bouts de table. Ceux-ci échangent des regards
furtifs. Le dîner (1) n'en sera pas moins gai ni les conversations moins animées.
Débutant vers une heure et quart, il dure jusqu'à trois heures, et c'est
souvent le dernier morceau en bouche que nous devons nous sauver pour assister
aux vêpres au Collège (funèbre invention). Aujourd'hui heureusement c'est
vacances de Pâques, et le rite complet du Dimanche se déroulera en notre
présence. La distraction de l'après-midi (j'allais dire l'exercice de
digestion) consistera en une promenade au Boulevard, où l'effectif de la
famille se développera sur une quinzaine de mètres. En tête il y aura
aujourd'hui la grande attraction : les fiancés du moment: Jean Lestienne et
Mimi (Naturellement M. Lestienne est en chapeau haut de forme). Puis, tenant
les fiancés sous leur regard, le corps noble des parents, oncles et tantes.
Derrière eux, dans un sentiment de relative liberté, les deux générations de
jeunes, ce qu'on est convenu d'appeler les grands et les petits. Et c'est ainsi
que sous les fenêtres du Boulevard de Paris où la moitié de Roubaix regardera
défiler l'autre moitié, s'acheminera vers le Parc Barbieux, en notant au
passage, à l'intention des Armentiérois, les nouvelles demeures édifiées par
Bouvy depuis l’an dernier. - Cependant que l'Oncle Édouard, trottant le long de
la colonne comme un chien de berger, cherchera à fixer, par la photographie,
pour la postérité, l'effectif de la famille du type 1898...


De 1914 à 1945, le château de la Berlière, à
Houtaing-lez-Ath, a été la propriété de la famille Motte. Eugène Motte,
député-maire de Roubaix, grand capitaine d'industries racheta le domaine au comte d'Oultremont. Il
en fit sa résidence d'été chaque année de mai à octobre. La famille et aussi un
grand nombre de personnalités (haute bourgeoisie des affaires) firent de la
Berlière un point de rendez-vous incontournable. Tombé sous le charme du
mausolée voisin de la Comtesse d’Oultremont, Éric-Emmanuel Schmitt s'est servi
de ce majestueux bâtiment comme décors pour son film « Oscar et la dame
rose », sorti en novembre 2009.
Légions d’honneur :
Motte Albert Marie Joseph,
né le 06/12/1858 à Roubaix