Quelques illustrations de la lignée des
Scrépel
"En ce qui concerne les
SCREPEL, j’ai retrouvé plusieurs générations à Moen dans le Courtraisis
(Flandre de langue flamande) sous la forme SCHERPEREEL ; c’est en passant
à Wattrelos puis Roubaix que le nom est devenu SCREPEL (d’après une
généalogiste membre du GGRN à l’origine, portant le nom de SCHERPEREEL, la
prononciation était « Scerprel » d’où la modification phonétique en
SCREPEL). Philippe Rammaert-Mignot
Les SCREPEL étaient d’origine
beaucoup plus modestes que les PROUVOST puisqu’ils étaient tisserands à
Wattrelos avant de faire une ascension sociale étonnante à Roubaix.
Pierre Joseph
Scrépel 1717-1778
&1741
Anne Marie
Lefebvre 1721-1774
|
Jean Louis
Joseph Scrépel 1756-1827
&1780
Marie Angélique
Carton 1761-1834
|
Jean-Baptiste
Scrépel 1783-1855,
tisserand puis fabricant, ° 17/09/1783 Roubaix, + 13/11/1855 Roubaix, x 03/09/1806 Roubaix
Maire de Roubaix du 04/08/1840 à 10/1840
Manufacturier, Administrateur de l'hospice des orphelins et invalides
de Roubaix (1827), Conseiller municipal, Membre élu du conseil
de fabrique et marguillier de l'église Notre-Dame (1852-1855),
Roubaix: exposition de 1844."Mr Scrépel-Lefebvre était
simple tisserand lorsqu'en 1799 il commença pour son compte une
très petite fabrication; elle était soignée, il
réussit et accrut sa production. Quelques années
après, il eut une filature de coton dont il consommait les
produits dans son tissage; ses produits étaient, soit sous le
rapport de la filature, soit sous celui des tissus, d'une perfection
telle, que plus sa fabrique grandissait, plus sa clientèle
arrivait. La laine prit faveur, Mr Scrépel joignit une filature
de laine à sa filature de coton, et tout cela marche à
l'aide d'un moteur de 12 chevaux. Mr Scrépel se fit aider par
les enfants qui se succédaient chez lui; il leur donnait ainsi
des leçons et ces leçons profitèrent si bien que
nous allons voir paraitre trois de ses élèves qui
viendront prouver qu'eux aussi sont dignes de nos encouragements. Mr
Scrépel expose des tissus fabriqués avec de la laine et
du coton et avec de la laine peignée. Tous ces produits sortent
de la filature et du tissage de l'exposant. Ces tissus sont faits avec
la perfection qu'à toujours mise à sa fabrication Mr
Scrépel-Lefebvre. Partout on peut y remarquer l'attention et les
soins d'un chef éclairé. Le jury vote à Mr
Scrépel-Lefebvre la médaille d'argent."
&1806
Virginie
Lefebvre 1783-1836
|
Louis Jean
Charles Scrépel 1809-1891
Branche ainée existante: Les Louis Jean Scrépel (Florin)
Fidéline Scrépel, née le 19 janvier 1808,
Roubaix (59), décédée le 3 août 1853,
Roubaix (59) (à l'âge de 45 ans).
Mariée le 26 avril 1830,
Roubaix, avec Jean-Baptiste
Réquillart, né le 24 janvier 1806,
Roubaix (59), décédé le 7 novembre 1887,
Roubaix (59) (à l'âge de 81 ans), tisseur de laine et de coton, filateur de
coton, propriétaire.
Louis Jean Charles Scrépel,
marguillier de l'Eglise St Martin à Roubaix, filateur,
Administrateur de l'Hospice de Roubaix 1852-1857, Marguiller de
l'église Notre Dame 1856, Président du conseil de
fabrique de St Martin, Membre de la Chambre consultative de Roubaix,
décédé au 24 Rue St George à Roubaix, fils
de Pierre Joseph Scrépel 1717-1778, petit fils de Jean Louis
Joseph Scrépel 1756-1827, arrière petit fils de
Jean-Baptiste Scrépel 1783-1855, né le 13 décembre
1809, Roubaix,décédé le 20 mars 1891,
Roubaix (81 ans), fils de Pierre Joseph Scrépel 1717-1778,
petit fils de Jean Louis Joseph Scrépel 1756-1827, arrière petit fils de
Jean-Baptiste Scrépel 1783-1855, né le 13 décembre 1809, Roubaix,décédé
le 20 mars 1891, Roubaix (81 ans),
marié le 7 mai 1832, Roubaix,avec Céline Aline Florin, née le 20 août 1805, Roubaix,décédée
le 18 septembre 1877,
Roubaix (72 ans),
Portrait
de Louis Jean
Scrépel (1809-1891) peint par Victor Mottez (Musée de la
Piscine à Roubaix) qui épousa en 1832 Cécile-Aline
Florin
Photographie aimablement confiée par Patrice Bernard

Etonnante présence dans cette photo vers 1840 transmise par Ferdinand Cortyl avec l'extrait du livre de compte
Victor Mottez, né à Lille, le 13 Février 1809,marraine
: Catherine Virnot (épouse de Charles Lethierry, oncle du peintre),
peintre
d'histoire,chevalier de la Légion d'Honneur.«
Elève de Picot en 1828,de M. Ingres,Victor-Louis Mottez fut un artiste
foncièrement original, de talent robuste et de haut caractère, un des meilleurs
peintres de l'Ecole française à laquelle il fait honneur.Son érudition, son
enthousiasme pour les grands Maitres primitifs jusqu'a Raphael, le gorgèrent
vers le genre archaïque si propice aux fresques décoratives.
En quittant Rome, il avait sur le mur de la maison
qu'il habitait, laisse l'ébauche d'un portrait de sa femme, mais Ingres
trouvait l’œuvre si remarquable, qu'il s'empressa de la faire enlever. En
arrivant à Paris Victor Mottez eut la bonne surprise de retrouver sa fresque
dans son atelier. Cette fresque est aujourd'hui au Musée du Louvre, dans la
Salle des Etats. Juliette Audevaert est représentée de profil, le visage
soutenu par la main droite. La coloration est faite de gris, d'ocre, de blanc
avec quelques noirs et cette sobriété donne une impression saisissante de style
et de vérité (1840). « Son père avait la passion de l'art et peignait
lui-même. Envoyé quelques années en pension à Paris, il fut rappelé à cause du
mauvais état des affaires de son père et ses études en furent écourtées. Il
suivit des cours à l'École de dessin de Lille, et travaillait sous la direction
de son père ou des amis peintres de celui-ci comme Édouard Liénard, ancien
élève de Jacques-Louis David. Il repartit à Paris en 1828-1829 pour entrer à
l'École des Beaux-Arts, et étudia d'abord sous la direction de François-Édouard
Picot, puis comme élève libre de Dominique Ingres.
Le Christ au Tombeau (1838). La révolution de 1830
fut vécue comme une catastrophe par cette famille très religieuse et très
dévouée aux Bourbons, et Victor Mottez fut de nouveau rappelé à Lille par son père.
Marié peu de temps après, il fit de nombreux voyages, dont le plus long et le
plus important en Italie, dont il considérait les grands peintres comme des
maîtres absolus. À Rome, il retrouva Ingres, qui l'aimait beaucoup et le
conseilla souvent. De cette époque datent Le Christ au Tombeau (aujourd'hui
dans l'église Sainte-Catherine de Lille) et Le Martyre de Saint Étienne (à
l'église Saint-Étienne de Lille).C'est lors de ce voyage en Italie qu'il se
prit de passion pour l'art de la fresque et, ayant exécuté un portrait de sa
femme Julie, il le montra à Ingres qui fit détacher la fresque du mur. Celle-ci
a plus tard été donnée au Louvre par les deux fils de l'artiste.
Rentré en France en 1838, il s'installa à Paris. Il
exposa dans les Salons, et surtout se tourna de plus en plus vers un genre
délaissé : les fresques, notamment religieuses. Il traduisit d'ailleurs le Il
Libro dell'arte, Traité des arts de Cennino Cennini, peintre florentin du XIVe
siècle, et en retint les techniques. Ses œuvres pour les églises (à Église
Saint-Germain-l'Auxerrois dans les années 1840, et à Saint-Séverin dans les
années 1850) seront ses plus remarquables, admirées par Ingres et Delacroix ;
mais en raison de l'hostilité d'une partie du clergé, des matériaux, et des
murs salpétrés et de leur situation, elles n'ont pas résisté au temps (elles
étaient déjà détériorées au XIXe siècle) et sont aujourd'hui en grande partie
effacées, sauf le Saint Martin découpant son manteau de Saint-Germain
l'Auxerrois. On peut encore en avoir une idée par les cartons conservés de
l'artiste.
Dans ces mêmes années, il fréquenta le salon des
Bertin, côtoya les plus grands écrivains et artistes (il existe une esquisse
d'un portrait de Victor Hugo). Il fit pour ce salon deux fresques qui furent
détruites en 1854. Après la révolution française de 1848, Victor Mottez partit
en Angleterre, où il fit de nombreux portraits de nobles et de personnalités
britanniques, mais aussi celui du ministre exilé François Guizot, exposé au
salon de Londres. Revenu en France en 1853, il œuvra ensuite dans l'Église
Saint-Sulpice, au début des années 1860, avec Delacroix, où leurs styles très
opposés montraient de manière frappante la lutte des visions classique et
romantique. Maurice Denis considérait ces fresques de Saint-Sulpice (un autre
Saint Martin) comme "inoubliables". Il fut toute sa carrière durant
un excellent portraitiste, et c'est ce qu'il fit essentiellement durant ses
dernières années d'activités. On lui doit aussi des vitraux de l'église
Saint-Maurice de Lille. Il se maria trois fois, la première avec Julie
Odevaere, parente d'un peintre et par sa mère d'une famille d'artistes belges.
Elle est connue par des portraits la représentant à l'huile ou à la mine de
plomb dits "de Mme Mottez" (...) d'Ingres et de Chassériau, par la
fresque réalisée en Italie conservée au Louvre et par plusieurs portraits à
l'huile que les fils de l'artiste ont déposés au Petit-Palais et au Palais des
beaux-arts de Lille. Le second mariage de Mottez eut lieu en Angleterre avec Georgiana
Page, de laquelle naquit un fils, le peintre Henry Mottez, mort sans
descendance. La troisième épouse de Mottez lui donna un autre fils, le
contre-amiral Jean Mottez (1866-1942), qui fut directeur du personnel militaire
de la Flotte, commandant des écoles de Méditerranée et sous-chef d'État-Major
général de la Marine. C'est de l'amiral Mottez que sont issus les nombreux
descendants du peintre. » Wikipedia
En quittant Rome,
il avait sur le mur de la maison qu'il habitait, laisse l’ébauche d'un portrait
de sa femme, mais Ingres trouvait l’œuvre si remarquable, qu'il s'empressa de
la faire enlever. En arrivant à Paris Victor Mottez eut la bonne surprise de
retrouver sa fresque dans son atelier. Cette fresque est aujourd'hui au Musée
du Louvre, dans la Salle des Etats. Juliette Audevaert est représentée de
profil, le visage soutenu par la main droite. La coloration est faite de gris,
d'ocre, de blanc avec quelques noirs et cette sobriété donne une impression saisissante
de style et de vérité (1840).
Eurent 7 enfants :1 :
Louis Carlos, Paul, Cécile, Pauline, Léon, Marie, Ernest :
Léon Louis Scrépel 1838-1879 époux de Victorine
Florine Delerue 1843-1893

transmirent une grande maison de maitre en brique
sur le terrain d’une propriété, la Pontennerie, à leur fille Berthe
Scrépel (1870-1943) épousa Alfred Motte (1864-1902), fils d’Alfred,
frère d’Albert
et Eugène Motte, 
industriel, maire de Roubaix de 1902 à 1912, cousine germaine de Charles Prouvost-Masurel .Berthe fit démolir cette maison pour la
remplacer par un très beau château classique en pierre de taille d’inspiration
Louis XVI, le château de la Pontenerie, dit château d’Halluin, édifié en
1903-1904.
La Grande Pontennerie
Baptème de Michel d’Halluin
Le parc de quatre hectares comprenait également une
ferme, les dépendances : un logement de gardiens et une petite ferme basse,
écurie, sellerie, logement des fermiers et divers locaux en prolongation,
porcherie, clapier, poulailler, et par devant le tout un enclos de fumier et
une petite mare… De l’autre côté du parc un bâtiment servait de maison de
gardiens, de garage et de logement pour les domestiques. Il y avait aussi des
serres dans un grand potager verger. Monique de Dianous, née d’Halluin, évoque
également un vieux tennis, des manèges, des buttes, des fossés et une grand
pièce d’eau entourée de rochers artificiels, de chemin s tourmentés et
rocailleux et d’une grotte…des bancs, des statues décoraient le parc …des lions
accroupis, un faune cornu, un buste de déesse, et une haute maison d’habitation
appelée la petite Pontennerie.
C’est la fille de Madame Motte-Scrépel, Madame Jules
d’Halluin-Motte qui hérita de la Pontennerie, puis son fils Monsieur Jules
d’Halluin-Lepoutre, qui habita le château jusqu’en 1961, date à laquelle il fut
exproprié par la ville, et le château démoli. Et c’est la sœur de Monsieur
Jules d’Halluin Lepoutre qui a hérité de la Petite Pontennerie, Madame Berthe
Berthon d’Halluin
Un témoignage de voisins : Madame Fleurbay: ”
moi, j’allais à l’école Notre Dame de Toute Bonté. L’église Saint Jean-Baptiste
juste à côté était une église aisée (sic).
Les d’ Halluin venaient. Nous, on
était assis avec l’école sur les
côtés, eux, comme tous ceux des châteaux,
avaient leurs chaises à leurs noms, réservées dans
la nef centrale. On
respectait ça…Une fois, l’école a
été autorisée à faire la procession chez
Huet. On est entré par la rue Jules
Guesde, en venant de l’église St Jean-Baptiste et on a fait le tour du château
en procession. Ca nous a marquées. C’était magnifique pour nous. On a été dans
les jardins. C’était dans les années 1935. Je me souviens que ma petite sœur
faisait un ange avec des ailes et moi je tenais les cordons de la statue de la
Vierge. “
Au sujet de Paul
et Cécile Scrépel: Les Masurel
2 : Paul,
né le 13 janvier 1834, Roubaix, décédé le 13 juillet 1889, Roubaix (55 ans), négociant en laines, marié
le 10 septembre 1855, Tourcoing,
avec Camille Masurel, née le 28 mars 1836, Tourcoing, décédée le 21 juin 1856, Tourcoing (20 ans).
marié
le 2 février 1861, Roubaix,avec
Mathilde Masurel, née le 26 août 1841, Tourcoing,
décédée le 21 février 1903,
Roubaix (61 ans), fille de Carlos
Masurel, maire de Tourcoing (1847-1849), (1853-1855), conservateur et
catholique, ayant reçu l’Empereur et l’Impératrice.
3: Cécile Scrépel, née le 16 janvier 1835, Roubaix,décédée
le 16 décembre 1883,
Roubaix (48 ans), mariée avec Charles Masurel, né le 27 septembre 1834,
Tourcoing, décédé le 22 septembre 1890, Roubaix,incinéré
(55 ans)

Les Broudehoux
On dit que les Broudehoux portaient sur le chapeau
le brin de houx qui les distinguait;
telle fut l’origine des Plantagenet
d’illustre mémoire.
La lignée :
Jean François Broudehoux 1678-1740
Censier de la Cense du Corbeau à Douzies
&
Marie Barbe Françoise Fayart 1683-1747
|
Jean Baptiste Broudehoux 1705-1789
Censier de la Cense du Corbeau à Douzies,
échevin de Rousies

&1747
Marie Antoinette Renaud 1716-1786
|
Amand Joseph Marie Broudehoux 1748
Propriétaire, censier à Douzies et Neuf
Mesnil&1788
Angélique Josèphe Nathalie Paray 1769
|
Xavier Joseph Broudehoux 1792-1875 &
Marie Bonnet 1811-1881 dont Paul, Céline (rue
Blanche à Saint Maurice de Lille) et Alphonse
|
Alphonse Broudehoux 1835, 1903 ou 04,
élève à Paris de l’Ecole Centrale à l’hôtel
de Juigné, rue de Thorigny,

ingénieur, constructeur, épouse Maria
Peterbroeck, très belle (portrait sous le second Empire), née en 1840,
dont Marie, Marguerite, Eugène +1964,
Adrienne décédée à deux ans et demi ; les parents eurent une autre fille qu’ils
nommèrent Adrienne. Ils jouaient dans
leur demeure de la rue Saint Amand à Valencienne du piano, Alphonse chantait;
eurent jusqu’à quatre chiens se promenaient dès 1899 en bicyclettes. Les sœurs
firent leurs études chez les sœurs de la sagesse à Valencienne. Sortaient dans
la bonne société de la ville : les Mabille de Poncheville, les Thellier,
les Vienne, les Piérard, Delgrange etc. où les Boudehoux étaient aimés pour
leur » gentillesse, leur distinction naturelle et leur bonne
éducation ; les bals se terminaient toujours par le « Quadrille des
lanciers ».Fin du XIX°, Alphonse fit un voyage en Egypte pour ses
affaires.
Marguerite Broudehoux épousa Raymond
Langlais, fou d’équitation, lieutenant de cavalerie de réserve comme son
beau-frère Jean, se bat dans les tranchées de Verdun, est muté dans un
Etat-Major, le quittent pour l’aviation et s’écrase en juillet 1917 au dessus
de la villa familiale d’Enghien sous les yeux de sa mère et de sa femme qui fit
suivre ce grand amour par plus de 50 ans de veuvage.
Hippolyte Joseph Vincent Broudehoux, né 1750, Neuf Mesnil, Nord, décédé en 1824, Maubeuge, (74 ans), prêtre, vicaire
de Sepmeries et de Liessies (filleul: Agapit Joseph Broudehoux 1761-1815) (filleule: Hippolyte Marie Josèphe Le Conte 1784).
Hippolyte Marie Josèphe Le Conte, née le 12 janvier 1784, Maubeuge,
Nord (parrain et marraine: Hippolyte Joseph Vincent Broudehoux 1750-1824 Marie Philippine Febvrier) (filleul: César Martial Broudehoux 1790), mariée le 31 janvier 1809, Maubeuge,
Nord, avec Jean Antoine François Grossot, né le 31 mai 1780, Vesoul, Haute
Saône, décédé le 1er mai 1819,
Valenciennes (38 ans), percepteur des
contributions à Valenciennes.
Jean Philippe de Harveng, Censier de la cense du Corbeau, Né
1728 - Mairieux, Nord, Décédé 1785 - Neuf Mesnil, Nord, 56 ans, fils de
Pierre Joseph de Harveng, seigneur d'Arbançon et Marie Gabrielle Françoise de La Croix, marié le 13 octobre 1750, Neuf Mesnil, Nord,
avec Marie Agnès Broudehoux, dont Marie Agnès Angélique.

« D’or à la bande de gueules accompagnée
de six merlettes du même posées en orle »
La seigneurie appartenait primitivement à une famille qui portait le nom d’Harvengt. Widon de Harvengt vivait en 1194. On trouve des Harvaing aux Croisades. Au XIVème siècle, la seigneurie est possédée par Englebert d’Enghien. La terre et la seigneurie de Marchienne en Harvengt était tenue en fief par la principauté de Chimai. Elle consistait en un château, terre et toute justice (haute, moyenne et basse). Elle fut successivement propriété des familles Enghien, Luxembourg, Jaquot, Hanot, Carondelet, Le Roy, Fourneau de Virelles, Bruneau, de la Roche Marchienne. En 1310, Moreau de Harvengt aurait vendu la seigneurie à Englebert d’Enghien d’Havré. Les différents seigneurs qui possédèrent la terre par la suite utilisèrent leurs blasons sans allusion à la terre qu’ils occupaient.
Angélique Françoise Lucile
Broudehoux, née le 3 janvier 1752, Neuf Mesnil, Nord, décédée le 8 mai 1834,
Valenciennes, Nord (82 ans) (marraine: Marie Agnès Angélique de Harveng)
(filleule: Marie Antoine Agathe Broudehoux 1759-1759), emprisonnée à Soissons avec ses enfants sous la Terreur, elle
n'échappa à l'échafaud que parce qu'elle était enceinte (ses cheveux
blanchirent en une nuit), elle perdit son bébé en prison à Soissons. Libérée à
Thermidor, très pieuse, fervente royaliste, très éprouvée par ces évènements,
elle finit sa vie à Valenciennes, à demi ruinée. mariée le 6 février 1783 avec
Charles Louis Le Conte de Canteraine, né le 3 septembre 1731, Maubeuge, Nord,
exécuté le 7 juin 1794, Cambrai, Nord, inhumé, guillotiné sur l'échafaud (62
ans), architecte et garde général des
forêts du Noble Chapitre des Chanoinesses de Sainte-Aldegonde à Maubeuge, de
l'Abbaye bénédictine Saint Pierre & Saint Paul d'Hautmont, et du Prieuré
d'Aymeries, capitaine au 10ème Régiment de Hussards Noirs, arrêté sur
dénonciation (mars 1794), emprisonné à Bapaume puis à Cambrai, tous ses biens
furent confisqués, condamné à mort (19 juin 1794) « pour avoir protégé les
Chanoinesses de Sainte-Aldegonde », guillotiné mort sur l'échafaud, 1ère
victime de Joseph Le Bon, dans la même charrette que toute la famille Thellier
de Poncheville, Un de ses enfants, Charles Antoine Le Conte, né le 9 décembre 1784,
Maubeuge, Nord, décédé le 9 avril 1831, Valenciennes, Nord (46 ans), fut
capitaine de cavalerie, chevalier de la Légion d'Honneur. Une demande de béatification a été introduite
au Vatican par l'Evêché d'Arras en 1931.
Robert Jourdain de Thieulloy, seigneur de Thieulloy-La-Ville, de La Bailly,
de La Mothe en Sanquessière, de Narvilier et de Gentel, écuyer (1744), Marchand, Échevin d'Amiens, conseiller
secrétaire du roi de la Grande Chancellerie de France (Maison, Couronne de
France et ses Finances), le 20 décembre 1737, mort en charge.

Son fils, Charles Louis Jourdain de Muizon
seigneur de Muizon,
Conseiller du roi, receveur général des rentes de l'hôtel de ville de
Paris.
Louis Jean
Scrépel est l’arrière grand-père de Suzanne Boisse-Scrépel, Madame Eugène
Broudehoux : son souvenir fut marquant ; elle était une
cantatrice et une harpiste de talent mais elle ne put, conformément à son
milieu, en faire une profession. Elle est considérée comme l’inspiratrice des
dons de son arrière-petite fille Gaëtane Prouvost, violoniste soliste qui se
souvenait, émue, à la « Méditaion de Thaïs » jouée par son arrière
grand-mère dans son appartement du superbe 97, boulevard Malesherbes qu’elle
fréquentait assidument de par sa proximité du Conservatoire de musique de Paris
de la rue de Madrid. Dans cet appartement aux œuvres d’art conformes aux gouts de la fin du XIX°,
Suzanne et Eugène Broudehoux y vécurent l’accomplissement de leur âge mur et de
bonheur familial exceptionnel, largement ouvert à la famille et aux amis ;
l’été c’était le Touquet ou Biarritz : Ils ne se quittaient pas,
respiraient le bonheur d’être à deux : une entente quasi sans nuages qui
avait duré pas très loin de 50 ans. « On peut dire que dans la famille
Broudehoux, Suzanne Boisse, Adrienne Broudehoux et Suzanne Lavallée ont été,
chacune, la femme d’un grand amour : c’est merveilleux, très triste, très
joyeux aussi : la vie, en somme. »


Le 97, Malesherbes et l’autre
coté, 14, rue de Vézelay
Elle est l’enfant unique de Jules Boisse (1861-1938) et Marguerite Scrépel, fille de Paul Scrépel et Mathilde Masurel ici représentés chez eux dans sa jeunesse.
« Madame Eugène Broudehoux, née
Suzanne Boisse-Scrépel, était parente des Virnot, des Ovigneur, des
Prouvost-Scrépel; elle était enfant unique; son père était Jules Boisse, distingué,
col cassé et sa femme Scrépel ressemblait tout à fait à sa fille Suzanne, mais était
plus grande et plus forte: Brigitte Prouvost-Virnot les a très bien connue, éternellement
de part et d’autre d’une cheminée à l’étage de leur maison authentiquement Napoléon III de Lille, très
cossue jusqu’aux tabourets capitonnés.
Jules Boisse était frère d’André
Boisse qui épousa Marie Ovigneur, sœur de Marguerite Ovigneur épouse d’UrbainVirnot:
leurs enfants étaient donc cousins germains de Marcel Virnot: André Boisse,
Germaine Boisse qui adopta Nicolette et dont nous avons la photo et une autre
sœur qui se maria avec un directeur de journal à Lille. Marcel Virnot était
très attaché à André Boisse qu’il voyait chaque semaine: ils jouaient au poker
avec Roger Broudehoux ,très fidèle à ces soirées pendant de longues années.
Brigitte Prouvost-Virnot garde un
souvenir assez affectueux : « l’oncle Roger m’emmenait toujours dans
ses nouvelles voiture et me les faisait conduire dans le jardin botanique de La
Madeleine: j’étais admiratif de ces voitures rutilantes, avec ces chromes très
bien silhouetté.»
André Boisse avait des parents
cousins germains et était un peu faible; sa bonne polonaise était sa maîtresse
et Marcel Virnot les a fait marier par un prêtre, à l’évacuation ; ils ont
accompagné les Virnot en évacuation et ont partagé leur vie en Normandie à
Saint-Lô, là où les Virnot obtinrent, réquisitionnées, les deux plus grandes
villas réquisitionnées par la mairie pour cette si nombreuse familles.
La mère d’André Boisse, née
Ovigneur, est descendue dans le midi avec sa fille Germaine et ont rencontré au
marché une petite fille de 12 ans qui vendait des fleurs et la tante Marie et
sa fille Germaine lui a demandé de venir chez elles; je garde le meilleur
souvenirs de mes contacts avec cette jeune Nicolette qui avait une voix très élégante,
une façon de se tenir très charmante: les tantes lui ont appris les bonnes
manières et la couture et était toujours vêtue avec des jupes faites en petits
coupons de jacquard; en voyage de noces, j’ai tenu de voir Nicolette et je
retrouvais des meubles flamands de la famille et cette voix élégante qui m’a
marqué pour la vie.
Les Broudehoux venaient d’Anzin et
n’appartenait pas au monde industriel, tout comme les Virnot. L’environnement
des Broudehoux était assez élégant et opulent.
Bonne maman Broudehoux a longtemps
habité à Paris (a abrité Miloud Eloy pour ses études à HEC) au 97, boulevard
Malesherbes et avait toujours sa maison rue de l’Hôpital Militaire héritée de
son père: « Boisse et Broudehoux » devenu par la suite
Broudehoux-Boisse quand cela a été repris par ses fils. A Paris, elle aimait sa
liberté: le théâtre, les grands restaurants (Lasserre), les mondanités, les
amis et les antiquités. Elle avait très peur de la vieillesse et achetait de
petits objets pour avoir des visites de ses petits enfants: elle donna à sa
fille Simone, une liseuse en bronze qui est chez Brigitte Prouvost. Nous avons
aussi hérité d’un immense Christ en croix en ivoire qui venait, de toute
évidence, de sa famille.
Cet appartement du boulevard
Malesherbes était une loi 48 gérée par un syndic d’immeuble Rolland-Gosselin; Bonne
Maman allait à la messe à Saint Augustin. Dans l’appartement, grand salon avec
petite chambre; dans le buffet de l’entrée, des cakes, toujours rassis et avec
une odeur très particulière. Je me rappelle des pommes de terre à la
végétaline: on déjeunait toujours dans la chambre sur la table de bridge, servi
par la gouvernante;Bonne maman y trônait et à la fin se levait et nous ouvrait
cérémoniellement une immense armoire en acajou XIX°, en sortait une tablette de
chocolat dont elle offrait généreusement un carré, ce qui semblait d’autant
meilleur; elle nous a raconté les promenades chez les antiquaires afin de
réunir tous les cadeaux pour ses enfants et petits enfants; elle adorait aussi
faire les bouquinistes.
Souvenirs de Gaëtane Prouvost, fille
de Christian et Brigitte: toutes les semaines, le lundi, rendez-vous fixe car Gaëtane
avait ses cours au Conservatoire: Bonne maman était l’antenne parisienne de la
famille: soit Bonne maman ouvrait soit c’était sa gouvernante un peu sous sa
domination. Elle avait des talents de musicienne reconnus: sa voix faisait
chanceler les lustres, elle jouait au violon et avait le répertoire de l’époque
qu’elle n’a pas eu la possibilité de
continuer car cela ne se faisait pas. Le directeur de l’Opéra de Paris a
rencontré des personnalités du Conservatoire de Lille pour qu’elle vienne
travailler à Paris: ses parents n’ont pas voulu: Elle a été en contact avec un
certain Pierre Duchene qui était du Nord et qui lui avait donné une partition.
Gaëtane l‘a encore. Elle était fière de son arrière petite fille. Un peu plus
tard, Gaëtane a joué la Méditation de Thaïs et Bonne maman la lui a jouée avec
tous les doigtés, avec tous les conseils de glissando.
Puis elle retourna vivre à Lille
avec la vieillesse: d’abord sur le Grand Boulevard reliant Lille et Roubaix et
Tourcoing dans un immeuble d’après-guerre reconstruit sur une destruction
qu’elle acheta puis dans un immeuble moderne sur un vaste jardin avenue Saint Maur, avenue Emile Zola; elle
allait souvent à la messe chez les religieux dominicains de la Madeleine,
Son mari, Eugène Broudehoux, était
un homme très doux, distingué, très élégamment vêtu et discret, très
travailleur: je le vois tenir les rênes de son affaire, fondée par les Boisse:
affaire textile de table, de décoration; La maison de l’Hôpital Militaire était
très grande: le bas était le show-room et la cour couverte étaient les
entrepôts; il y avait un bureau double ( Eugène et son fils Michel) et après
Michel et Roger qui nous demandait d’aller dire bonjour au personnel et de dire
bonjour à René un employé qui était assis sur chaise très haute et nous donnait
des bonbons. » Brigitte Prouvost-Virnot


Gaëtane Prouvost, son arrière
petite fille et son maître Zino Francescatti ; le Conservatoire de la rue
de Madrid
Premier prix de
violon et de musique de chambre du Conservatoire de Paris, Gaëtane Prouvost a
poursuivi sa formation à la Juilliard School de New York auprès d’Ivan Galamian
comme nombre des virtuoses contemporains. Mais son véritable maître sera Zino
Francescatti, l’un des grands violonistes du siècle et unique héritier de la
technique de Paganini. Elle lui a consacré une biographie1 et enregistré un
disque de ses compositions originales et transcriptions.
Gaëtane Prouvost
est avant tout une concertiste. Son jeu se prête aussi bien à la légèreté du
répertoire baroque, qu'à la gravité mozartienne. Il excelle dans les grands
romantiques et restitue aux contemporains, qualité émotionnelle et musicalité.
Dédicataire de
plusieurs œuvres, elle est fréquemment invitée par l'Ensemble inter
contemporain où elle joue sous la direction de Kent Nagano, Gary Bertini et
Pierre Boulez. Choisie par Olivier Messiaen, elle est l'interprète du Quatuor
pour la Fin du Temps lors de sa création en U.R.S.S.
Gaëtane Prouvost
est également une chambriste qui se plaît à faire chanter son violon à l'écoute
des autres: Noël Lee, Laurent Cabasso, Emmanuel Strosser, Jean-Paul Sevilla,
Anne Queffélec, Roland Pidoux, Bruno Canino, Yvan Chiffoleau, Jean-Philippe
Collard, etc. Diplômée de l'Institut Supérieur de Pédagogie, elle partage
actuellement ses activités entre une carrière de soliste et l'enseignement au
Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris comme dans
diverses académies en France et à l'étranger. Certains de ses élèves sont dès
aujourd'hui lauréats des grands concours internationaux.
Auprès de Marie-Christine Barrault, Gaëtane Prouvost a monté un spectacle Littérature et Musique intitulé "Vol de nuit", basé sur des textes d’Antoine de Saint-Exupéry. Les deux sonates de Prokofiev pour violon et piano que Gaëtane Prouvost a enregistrées chez Forlane avec Abdel Rahman El Bacha, ont suscité l'enthousiasme de la presse (Disque Choc du Monde de la Musique). L'œuvre pour violon et piano de Gabriel Pierné a été enregistrée avec Laurent Cabasso pour le label Integral Musique (octobre 2006). En 2008, elle enregistre l'oeuvre pour violon et piano de la compositrice française Louise Farrenc pour le label Integral Classique. Le frère de Gaëtane, Thierry Prouvost travailla un grand nombre d’années dans l’immobilier au 31, rue de Monceau et boulevard Haussmann.
L’entreprise Broudehoux-Boisse
présente la particularité d’être restée dans la même famille depuis sa
fondation en 1845. De négociant en toiles, l’activité a peu à peu évolué vers
la confection des toiles, et aujourd’hui fabricants de linge de maison, à 99 %
pour la grande distribution et la VPC.

L’arrière petit fils de Suzanne Broudehoux, Loïc Besnard et son épouse Chloë Fréreau, architecte, habitent en famille une charmante maison à colombages au 103, boulevard Malesherbes.
Quelques souvenirs et photographies envoyés par Myriam
Delaoutre-Broudehoux sur sa mère:
Monique Broudehoux Toulemonde,
ses parents, ses frères et sœurs et ses beaux frères,
belles sœurs.
Monique est la 9me. Léonie était
la fille de Armand Augustin Jacques Philippe Désiré Gilain et de Henriette
Caroline Eudoxie Joseph Caulliez son épouse :
elle vivait au rez de
chaussez d'un appartement. Elle nous a quitté le 24 juin 1979 à presque 100 ans.
Leur demeure était au 38 rue Perronet à Neuilly. A cette
adresse maintenant il y a deux immeubles : il ne restait qu'un
arbre de
son enfance ; puis rue Pierre Chérest, à Neuilly,
puis dans le Nord. Léonie Charlotte Marie Désirée,
Gilain, 7 septembre 1879 à
Roubaix,
Édouard Charles Clément Joseph Toulemonde, est né le 27
août 1880 à Roubaix, fils de Paul Alphonse Joseph Toulemonde et de Rosalie
Florine Hyacinthe Parent son épouse, décédé le 4 mars 1953 à Neuilly ;caveau
dans le cimetière de Neuilly.
Je me souviens de Bon Papa, Eugène Broudehoux. Il était
chez tes grands parents, Virnot, à La Madeleine pour ses derniers jours. On m'a
conduite à son chevet. Il nous a quitté le 1er août 1954. J'ai une image dans
mon missel.
Bonne Maman, Suzanne Boisse, est partie le 16 juin 1981 ».


Le beau frère de Suzanne Broudehoux-Boisse, Jean Broudehoux fit l’école de cavalerie de Saumur sans faire Saint Cyr ; il était un merveilleux cavalier ; en poste à Compiègne, lieutenant au 5°dragon, il fit la connaissance de Suzanne Lavallée, fille unique, riche héritière; ils se marient en 1911 ; invités parce ce que riches et beaux, ils sont la coqueluche de la ville : raouts, chasses à cour, bals ; Jean fit partie de l’équipe de France de concours , ayant les moyens de s’offrir des chevaux à la mesure de son talent, il est recordman du monde de saut ; hélas, il décéda d’un accident de cheval laissant sa veuve désespérée ; elle finit, le 3 juin 1922, épousa Jacques Gaston Ménier, né le 22 janvier 1892 à Paris, décédé le 8 mai 1953 à Bussy Saint Martin (77), le riche héritier des chocolats Ménier, maire de Noisiel, 1934, aviateur gravement blessé aux commandes de son avion de l'escadrille Nieuport le 19.08.1917, tombé dans les lignes Allemandes ; il restera défiguré.

Ils habitaient l’hôtel Menier à l’angle de la
rue Emile Menier, actuelle Ambassade du Portugal. Van Dongen fit le portrait de
Suzanne ; on achète une ile pour l’élevage des renards argentés, Anticosti
dans la baie du Saint Laurent ; leur résidence secondaire fut le château
de Chenonceau. Ils n’eurent pas de postérité.
L’hôtel Ménier
sur le parc Monceau à Paris

Chenonceau
Soldat de la
classe 1912, Jacques Menier fut incorporé en octobre de la même année à la 1er
compagnie, 1er groupe des aérostiers du 1er régiment de génie à Saint-Cyr, où
il resta jusqu'au courant de 1914.
A cette date il
fut affecté au parc aéronautique n° 8 Bréguet, Michelin. Le 2 avril 1916 il
entrait à l'école de pilotage de Tours et obtenait le 25 avril, au titre
militaire, le brevet de pilote n° 4031. Le 3 août 1916 il était dirigé sur
l'école de moniteurs d'Arvord et, le 7 septembre de la même année, il obtenait
le brevet de pilote par la fédération aéronautique internationale portant le n°
4255. Le 4 novembre 1916 il entrait à l'école de chasse de Pau. Le 2 février il
était affecté à l'escadrille Nieuport 84-G-C-13. Le 19 août 1917 il était
blessé en combat aérien et fait prisonnier.
La patrouille
partait en mission photographique. Dans cette opération Jacques Menier
remplaçait son camarade Wertheimer immobilisé au moment du départ. Le matin
même, au cours d'une reconnaissance l'appareil de Jacques Menier avait subi des
dégâts réparés en toute hâte. C'est dans ces conditions qu'il décolle, son
appareil grimpant un peu moins vite que celui de son chef, le lieutenant de
Bonnefoy. Première escarmouche vers 18 heures 30 avec un appareil allemand,
Jacques Menier n'hésita pas à piquer dessus et à le poursuivre. Ce faisant, il
fut entraîné plus avant dans le secteur de l'adversaire sans réussir à
descendre l'avion. Cette digression l'avait éloigné de la patrouille, c'est
pourquoi, il prit de la hauteur pour rejoindre ses camarades sur les lignes. Il
planait à 3.800 mètres et se rapprochait des lignes françaises, lorsqu'il
aperçut une patrouille allemande de six appareils rentrant chez elle. Il
attaqua l'un des trois avions du dernier groupe. Aussitôt les six se mirent à
le harceler deux par deux de chaque coté. Le combat se déroulait à une cadence
très rapide. Au bout de quelques minutes l'un des assaillants pu se placer sous
la queue de l'appareil français. L'allemand lâcha une salve de quelques balles
qui touchèrent leur but. Un projectile, après avoir percé le calot de fourrure
de Jacques Menier glissa entre la peau et le crâne du côté gauche arrière de la
tête. Un deuxième se logea dans le réservoir d'essence de l'appareil qui prit
feu instantanément. Jacques Menier continua sa course vers la terre laissant
son appareil l'entraîner et préparant de son mieux le contact avec le sol. Il
brisa son pare-brise, il troua la carlingue avec ses pieds, afin de créer un
appel d'air à l'intérieur et de rabattre ainsi les flammes qui lui brûlaient la
tête.
Dès qu'il aperçu
les arbres, il redressa son appareil et piqua dans une clairière, ou, du moins,
ce qu'il pensait être une clairière.
Il atterrit à
peu près normalement, déboucla sa ceinture et sauta hors de l'appareil. Immédiatement
il fut fait prisonnier par le commandant de la batterie d'artillerie allemande
positionnée à quelques mètres de l'événement.
Le 19 août 1917
18h20
Départ pour une
mission photographique du terrain de Sénart près de Verdun.
Le 19 août 1917
18h50
Atterrissage de
fortune à 4 Kilomètres à l'est de Damvillers
Du 20 août au 2
octobre 1917
Séjour au
théâtre lazaret hôpital allemand à Montmédy.
Du 4 octobre au
15 octobre 1917
Séjour à
l'hôpital des prisonniers à Trèves.
Du 16 octobre au
5 novembre 1917
Séjour au Lazaret
de Saarbrucken.
Du 5 novembre au
21 novembre 1917
Séjour au
lazaret du camp de Bernau.
Du 21 novembre
1917 au 21 juillet 1918
Séjour au
lazaret de Furtenfeldbruck Puchheim.
Le 24 août 1918
Séjour à
l'hôpital Munsterlingen en Suisse.
Le 6 septembre
1918
Séjour dans la
région d'internement de Montreux en Suisse.
Le 20 septembre
1918
Rapatriement et
Mise en position de congé de convalescence.
Le 21 février
1919
Démobilisation.
Mr Jacques
Menier a été grièvement blessé par balle et par brûlures au visage. Il a obtenu
la croix de guerre avec deux citations, une à l'ordre de la 11 ème armée en
novembre 1917, la deuxième à l'ordre des armées du Nord et du Nord-Est en
octobre 1918. La médaille militaire en février 1919 ainsi que la croix de
guerre avec palme. Enfin en vertu du décret du 1er janvier 1927 M. Jacques
Menier fut fait chevalier de la Légion d'honneur par le gouvernement de la
République.
Le 11 Février
prise d'armes aux Invalides. Remise de la Croix de la Légion d'Honneur par
le Général Gouraud
Émile Menier fut le commanditaire de l'hôtel du 5 avenue Van Dyck, oeuvre
de l'architecte Henri Parent et du sculpteur-décorateur Jules Dalou, construit
entre 1870 et 1872. Ce célèbre hôtel parisien donnant sur le parc Monceau
inspira Émile Zola dans la Curée et Philippe Hériat dans la famille Boussardel.

Photo Saga Menier
L'hôtel du 8 rue Alfred de Vigny de style néogothique tardif, commandité
par son fils aîné Henri Menier en 1880 et qui abrite aujourd'hui le
Conservatoire International de Musique, est aussi d'Henri Parent à qui on doit
encore la tombe d'Émile Menier au cimetière du Père Lachaise.
Le nom de l'architecte Eugène Ricard est également attaché à celui des
Menier. Il réalisa à Paris le siège social de l'entreprise familiale rue de
Chateaudun (1882-83), les grandes écuries du château de Noisiel (1890) et la
villa Camille-Amélie avenue du Maréchal Juin à Cannes (1890) pour la veuve
d'Émile Menier.
Villa Camille-Amélie - de Eugène Ricard - Avenue Maréchal Juin

Edifiée en 1888 pour la mère de Gaston Menier sur un terrain escarpé proche
du château Scott. C'est une grande villa éclectique aux accents classiques et
italianisants. Trois niveaux se dressent sur une terrasse qui abrite des pièces
habitables. Corps central encadré d'une aile et d'une rotonde à l'ouest, d'une
autre rotonde à l'est ; porche d'entrée au nord. Baies de formes diverses,
colonnes corinthiennes, balustrades et chaînages à bossages. Un quatrième
niveau moderne a été ajouté.
Dans le quartier du Parc Monceau, citons encore deux autres hôtels achetés
par Gaston Menier, le benjamin :
l'hôtel Camondo au 61 rue Monceau,
et l'hôtel du 4 avenue de Ruysdaël qui abrite aujourd'hui le Conseil National
de l'Ordre des Pharmaciens.
Au sujet de Jean
Scrépel, le fils de son frère : « En 1890, Albert et Marthe Prouvost
s'étaient liés d'amitié, à Vichy, avec le général russe Annenkov. Celui-ci les
invita à venir visiter ses propriétés d’Asie centrale. Le couple Prouvost,
accompagne d'Edmond Ternynck et de son épouse, de Mme Jean Scrépel et de sa
fille, et de deux neveux, tous s'en allèrent donc, par la Turquie et la
Géorgie, vers le Turkestan. Ils visitèrent les cités mythiques de Boukhara et
Samarkand, et retrouvèrent le général Annenkov dans ses terres, proches de la
frontière chinoise. C'est la qu'Annenkov montra plus que le bout de l'oreille :
leur présentant ses immenses troupeaux de moutons, il fit valoir à ses hôtes
tout l'intérêt que présenterait pour eux la possession de terres sur lesquelles
paitraient les ovins dont la laine alimenterait leurs usines roubaisiennes. Les
voyageurs, conscients de leur devoir de déférence envers leur hâte,
consentirent à acheter certaines de ces terres. Mais le Tsar refusa de ratifier
le contrat, estimant que la terre russe ne pouvait être cédée à des étrangers.
Peut-être en furent-ils secrètement soulagés? « Pierre Pouchain Les
Maîtres du Nord, Perrin page 167
Louis-Jean
Scrépel est le cousin germain de Jean (1819-1893) et Louis (1818-1875) Lefebvre, Associés d’Amédée I Prouvost
1) Les Louis Scrépel
· Quelques
illustrations et alliances:
de la branche
des Louis :
Thérèse Scrépel, née le 5 avril 1861, Roubaix,décédée
en mars 1915, Bailleul (53
ans).
mariée avec Ernest Lotthé, né en 1858, décédé
en 1916 (58 ans), notaire à Bailleul
Ernest Lotthé, religieux.
Joseph Lotthé, licencié en droit, marié le 31 juillet 1912, Lille, avec
Marthe Prouvost, née le 15 janvier 1892, Roubaix,décédée
le 17 juin 1967, Paris (75 ans)
Brigitte Lotthé, née le 27 juillet 1922, Lille .
mariée le 3 décembre 1949, Paris VII,
avec Christian Ponsar, né le 25 décembre 1921, Paris XIV,
ingénieur, officier de marine
Marie Ponsar, née le 7 juin 1963, Paris VIII,
secrétaire administrative à l'Ordre du Saint Sépulcre
Jean-Xavier Lotthé, avocat au barreau, marié le 22 juillet 2000,
Bonneville-la-Louvet (14, Calvados), avec Elisabeth de Boissieu,
Louis Lotthé, né le 27 novembre 1892, Bailleul ,
décédé le 28 août 1914, Yoncq
(Ardennes) (21 ans), soldat au 147ème Régiment d'infanterie.
1) Les Paul Scrépel
Quelques illustrations et alliances:
Paul
Scrépel, né le 5 février 1867, Roubaix,décédé le 10 décembre 1918, Amiens (80,
Somme) (51 ans), capitaine. marié ,
Hazebrouck , avec Marie Pauline Julie Demazière, née le 24 janvier 1868,
Hazebrouck , décédée en juin 1940.
Marguerite
Scrépel, née le 1er novembre 1864, Tourcoing, décédée, mariée le 24 novembre 1884, Roubaix,avec
Jules Boisse, né le 15 juin 1861, Lille, décédé le 5 mai 1938
2) Les Léon Scrépel
Quelques illustrations et
alliances:
Léon Louis Scrépel, né le 24 mars 1838, Roubaix,décédé
le 3 janvier 1879, Roubaix (40 ans),
marié le 27 juin 1864, Roubaix,avec Victorine Florine Delerue, née le 10 mars 1843, Roubaix,décédée
le 2 mars 1893, Paris (75).
Victorine Adèle Scrépel, née le 21 novembre 1865, Roubaix,décédée,
mariée le 21 novembre 1884, Roubaix,avec
Henri Charles Pollet, né le 16 juin 1861, Roubaix,décédé
en 1921 (60 ans), filateur de laine, rue de La Redoute à Roubaix.
Jacques Scrépel, né en 1908, décédé en 1990 (82
ans), prêtre-ouvrier.
Berthe Scrépel, née le 2 avril 1870, Roubaix, Nord,
décédée le 29 mars 1943, Bourges, Cher
(72 ans), mariée le 13 juin 1889, Roubaix,avec Alfred Motte, né le 11 novembre 1864, Roubaix,décédé
le 9 octobre 1902, Arcachon
(33, Gironde) (37 ans).
Yvonne Scrépel, née le 8 mars 1877, Roubaix
décédée, mariée le 5 février 1896, Roubaix,
avec Léon Motte, né le 7 septembre 1869, Roubaix.
3) Branche cadette : Les
Emile Scrépel (Moyart)
Quelques illustrations et alliances:
Le père Scrépel
De g. a dr., le R.P. Scrépel (qui
deviendra prêtre-ouvrier à l'usine métallurgique de la compagnie Fives-Lille) ,
le R.P. Bous (de dos), M. P.
Bayart. (Archives familiales.)
« Jacques Scrépel, né en 1908, décédé
en 1990 (82 ans), prêtre-ouvrier,
fils d'une grande famille de Roubaix, qui, dans son adolescence, a été frappe
par la différence existant entre le luxe dans lequel sa famille vivait - au
milieu de belles collections de faïences, de porcelaines, de tableaux, de
meubles - et la misère des courées dont il avait fait la découverte. II
s'explique comment, vers quinze ans, lui est venue cette réflexion ! Si la
fortune de ses parents a été acquise par leurs qualités propres, elle est aussi
due aux ouvriers. Cette constatation est identique à celle du fils d'un
industriel en vue de Tourcoing, qui
subit, plus tard, la même évolution que Scrépel et devient, comme lui,
prêtre-ouvrier. Au collège, un des abbés, originaire d'Hazebrouck, lui parle de
l'abbé Lemire, élu député-maire 25, qui a joue un rôle social non négligeable.
II subit aussi
l'influence de son grand-père dont la foi religieuse est vive. Avant de se
rendre à son tissage chaque matin, ce dernier en tend la messe dans une
chapelle en faux gothique, affreuse, attenant a sa chambre. Avec Albert de Mun,
il a fonde les cercles catholiques ouvriers de Roubaix. Dans ses notes, on
trouve cette opinion: « Nous, les industriels, nous avons créé une nouvelle
féodalité et nous avons à réparer cela ou a remédier a cette situation ». Au
fronton de l'entrée des ateliers, il a fait apposer ces paroles d'un psaume : «
Si le Seigneur ne bâtit pas la maison, c'est en vain que les hommes y
travaillent ». Pour son ~poque, c'est un patron social. Le jeune Scrépel
s'interroge: sera-t’il un patron chrétien? Comment y arriver, en raison des
nombreuses contraintes économiques et professionnelles qui le feront tomber
dans les mêmes ornières que ses confrères. ou sera-t’il prêtre ? Ce débat
intérieur, il le confie a son professeur de sixième, un prêtre modeste, simple,
sympathique, l'abbé Lernout.
En sortant du
collège de Roubaix, Scrépel entre, a dix-sept ans, dans une affaire où son père
a des intérêts, « La Pelleterie de Roubaix », une tannerie et teinturerie de
peaux de lapin. Deux ans plus tard, il devient novice chez les dominicains. Son
père étant décédé peu après, et sa famille possédant sa fortune dans la
pelleterie, il quitte momentanément le couvent, revient a l'usine en attendant
la fin du service militaire de son frère, y éprouve des déceptions dans ses
relations avec Ie personnel, car il ne parvient pas à franchir le mur qui l'en
sépare.
Au bout de
quatre ans, en 1933, il reprend le
chemin du couvent. Peu après avoir été ordonne, il est désigne comme aumônier
de plusieurs groupes de la« Bourgeoisie chrétienne », établit des rapports
sincères avec P. Bayart dont les travaux l'intéressent, et qu'il juge « plus
constructif » que Ranson, car, en raison de sa formation dominicaine, il n'a
pas la même façon d'aborder les problèmes. Pendant huit ans environ (avec une
interruption), le P. Scrépel est donc un des aumôniers de groupes de la «
Bourgeoisie chrétienne ». En fait, il souhaite vivement trouver un moyen plus
direct de toucher le monde ouvrier. Apres la Libération, il réalisera une
expérience difficile a laquelle le cardinal Lienart s'intéressera celle d'être
un prêtre-ouvrier à Fives-Lille. (Entretien du P. Screpel avec l'auteur, Ie 14
mars 1977) « L’évolution des principales régions économiques
PRETRES-OUVRIERS DE LA REGION NORD-PAS DE CALAIS
Entrée 1998003
Dates extrêmes : 1937-1998 ; Importance matérielle : 125 unités
documentaires ; Communicable avec autorisation
Instrument de recherche : répertoire méthodique.
Notice historique sur les prêtres ouvriers :
Le Nord connaît très tôt
l’expérience des prêtres-ouvriers : dès 1946, Jacques Screpel, prieur du
couvent des Dominicains de Lille, fait son apprentissage de fraiseur à
Hagondange, avec l'accord de l'évêque de Lille, monseigneur Liénart. En 1947,
il revient à Lille, travaillant comme ouvrier en usine à Fives ; Bernard
Tiberghien, prêtre diocésain qui a été au travail à Renault-Billancourt,
commence alors une équipe avec lui à Hellemmes. En 1948, est créée la
Communauté du 118. Le terme désigne à la fois l'équipe de dominicains
d'Hellemmes et la communauté chrétienne qui naît très vite de la présence des
frères. D'autres expériences sont tentées dans les mêmes années, de la part de
prêtres diocésains, de franciscains, d'oblats de Marie-Immaculée, de
rédemptoristes, de maristes, de frères des Ecoles chrétiennes, des
petits-frères du Père de Foucauld, de fils de la Charité et, dans le
Pas-de-Calais, de jésuites.
Les
prêtres-ouvriers ne forment pas un corps sacerdotal à part, ni un mouvement.
Ils se regroupent le plus souvent en équipes, qui leur permettent une mise en
commun et un soutien fraternel. Les équipes élargissent leur horizon en se
réunissant par Région : les trois diocèses du Nord -Lille, Arras, Cambrai-
regroupent des équipes très différentes les unes des autres mais toujours
soucieuses d'une insertion vraie dans leur milieu de travail comme dans le
quartier où est établie l'équipe.
En 1954, le pape Pie XII met fin à l'expérience des prêtres-ouvriers, en dépit
des démarches de plusieurs évêques français et surtout du cardinal Liénart,
évêque de Lille. Les prêtres-ouvriers de la Région Nord, assez fréquemment
syndiqués, mais sans mandat de délégués, choisissent l'obéissance et,
douloureusement, arrêtent le travail. Avec l'appui du cardinal Liénart, ils
reprennent rapidement une activité professionnelle, mais, discrètement, souvent
sous la forme de "petits boulots".
Ils reviennent à l'usine à partir de 1965, quand, à la suite du concile Vatican
II, le travail des prêtres est à nouveau autorisé.
Souhaitant briser l'image traditionnelle que le monde ouvrier a de l'Eglise
catholique, les prêtres-ouvriers ne sont cependant pas en rupture avec les
structures ecclésiales et travaillent constamment avec des militants chrétiens
dans l'Action catholique ouvrière et la Jeunesse ouvrière chrétienne ; leur
rôle est important dans les structures de la Mission ouvrière, créée dès 1954 à
Paris, puis à Lille, pour continuer la recherche sur l'évangélisation de la
classe ouvrière.
Très actifs syndicalement, et dans les mouvements associatifs, les
prêtres-ouvriers sont soucieux d'une "évangélisation qui se joue dans un
vivre avec les travailleurs", d'un "ministère de la première
annonce" (équipe PO de Douchy).
Présentation du contenu:
Ce versement a été effectué par Michel Perret et
Jean-Marie Six qui ont
rassemblé les archives des prêtres-ouvriers de la
région Nord-Pas-de-Calais. Le
fonds se compose des comptes rendus des réunions, rencontres et
récollections
des prêtres-ouvriers, d'archives concernant les relations entre
les prêtres-ouvriers
et la Mission ouvrière et de dossiers documentaires sur la
société
contemporaine et sur les questions et structures ecclésiales les
plus
importantes. Il comprend aussi des cassettes audio sur les mêmes
thèmes.
http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/camt/fr/orientation/chretiens/equipenationale.html
|
Teinturerie Scrépel Dates extrêmes : 1897-1988 |
Importance matérielle : 222 unités documentaires ; Lieu de
conservation : Centre des archives du monde du travail
Conditions d'accès :communicable suivant les délais légaux ; Instruments
de recherche associés : répertoire méthodique CAMT ; Notice
biographique :La teinturerie Scrépel est fondée le 4 octobre 1862 par
Emile Scrépel-Moyart et Alphonse Toussaint, sous la dénomination
Scrépel-Moyart, Toussaint et Cie, société en nom collectif. Au décès d'Emile
Scrépel, en 1891, l'entreprise est rachetée par Charles Scrépel, fils du
fondateur, et Augustine Moyart. Classée insalubre la même année, l'usine est
mise en conformité avec les règlements et reçoit définitivement l'autorisation
de fonctionner en 1894. En 1897, avec l'entrée dans la société d'Alphonse
Scrépel, frère de Charles, l'entreprise devient "Etablissements Charles et
Alphonse Scrépel", société en nom collectif. A la mort de Charles Scrépel
en 1917, elle prend la dénomination "Alphonse Scrépel et Cie",
société en commandite simple entre Alphonse Scrépel et Mme Veuve Charles
Scrépel. Au décès d'Alphonse Scrépel en 1928, l'entreprise devient Société
anonyme des Etablissements Scrépel, avec pour administrateurs Benoît Roussel,
Charles Scrépel fils, Paul Delannoy et Léon Deschepper. En 1971, l'entreprise
est devenue Société nouvelle des établissements Emile Roussel et fils et
Scrépel réunis. Dans les années 1980, elle compte encore 54 personnes, mais se
trouve en difficulté. Devenue Teinturerie industrielle de Roubaix (TIR) puis
Nouvelle teinturerie industrielle de Roubaix (NTIR), elle ferme en 1990. A la
fermeture de l'établissement, le bâtiment a été racheté par le Syndicat
intercommunal de l'agglomération roubaisienne ; le savoir-faire TIR-Scrépel a
été repris par la société Pierre Decoster et Compagnie de La Gorgue.
L'entreprise Scrépel a d'abord été une teinturerie sur ruban, puis s'est
occupée du traitement irrétrécissable de la laine, avant de devenir enfin une
teinturerie sur bobine.
Présentation du contenu : actes de transformation et de modification de la société, 1917 ;
correspondance avec divers comités corporatifs, 1916-1930 ; polices et avenants
aux polices, 1910-1924 ; comptabilité, 1911-1970 ; copies d'effets, 1908-1922 ;
bons de réception de commandes sous l'occupation allemande, 1915 ; retraites
ouvrières, 1911-1928 ; dommages de guerre ; dossiers sur la reconstruction et
les extensions ; copies de lettres envoyées, 1919-1930 ; registres des entrées
et sorties des productions de 1960 à 1972 ; plaquettes d'échantillons de
tissus, 1945-1955. « Un document, dans les Archives Municipales de
Roubaix, fait état, en 1834, de 29 machines à vapeur en service à Roubaix et un
relevé du 17 octobre 1834 nous en donne le détail précis avec la hauteur de
chaque d’entre elles. Ces hauteurs sont encore exprimées en pieds (mesure
ancienne équivalente à 0,33 mètres). De ces 29 cheminées dont les plus hautes
étaient celles des maisons Wibaux-Florin, Scrépel-Lefebvre et Werbrouck
(chacune 102 pieds, soit plus de 33 mètres de hauteur), six cheminées se
trouvaient rue de la Fosse aux chênes et cinq rue du Grand Chemin, les autres
étant réparties dans une dizaine de rues de la ville qui se limitait alors à
une quarantaine de voies de circulation. « http://www.histoirederoubaix.com/
Eugène Mathon « est le 3ème fils de ce mariage, né le
21 décembre 1860 à Roubaix. Son éducation est essentiellement humaniste, à base
de latin, donnée au couvent des dominicains Albert le Grand à Paris, qui reçoit
surtout les jeunes gens des familles industrielles du Nord : il y côtoie Eugène
MOTTE, les frères LE BLAN... Son père s'associe à un ancien officier Jean
DUBRULLE. Les deux rachètent le tissage SCREPEL-ROUSSEL à Roubaix. Eugène
épouse Louise MOTTE, soeur de son camarade de collège, il succède à son père,
non sans avoir appris le tissage et l'anglais. En 1887, il achète un terrain
Boulevard Gambetta à Tourcoing près de la voie ferrée... Il y a là 150 métiers. « http://www.histoirederoubaix.com/

Buffetpiano's; SCREPEL-POLLET (?), Verkochten ook
mechanische piano's van
NALLINO (1872) onder hun naam, 138, Grande Rue
(?), Roubaix/ 73, Rue Esqermoise (*1929), Lille
Achille SCREPEL
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député de 1876 à 1885, industriel et filateur à Roubaix, né à Roubaix le 22 janvier 1822, sans antécédents politiques, fut élu, le 16 juillet 1876, député de la 3e circonscription de Lille, en remplacement de M. Deregnaucourt , par 5,286 voix (9,569 votants, 11,395 inscrits), contre 4,221 à M. Catteau. Il prit place à la gauche républicaine, fut l'un des 363 députés qui, au 16 mai, refusèrent le vote de confiance au ministère de Broglie, et fut réélu, comme tel, le 14 octobre 1877, par 5,252 voix (10,418 votants, 11,721 inscrits), contre 5,070 à M. Catteau. Son mandat lui fut renouvelé, le 4 septembre 1881, au second tour, par 5,651 voix (10,869 votants, 14,417 inscrits), contre 5,188 à M. Catteau. Il continua de siéger dans la majorité républicaine, appuya la politique scolaire et coloniale des ministères républicains, et, porté sur la liste républicaine du Nord, le 4 octobre 1885, échoua avec 116,667 voix, sur 233,696 votants. Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889).
Descendants de Pierre Joseph Scrépel Jusqu'à la 5e
génération. Base Roglo Pierre Joseph
Scrépel, né le 11 mai 1717,
Menin (Belgique), décédé le 6 juin 1778,
Roubaix (59) (à l'âge de 61 ans).
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