Quelques illustrations de la lignée des

Scrive

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Armoiries modernes des Scrive : de sinople au S d'or, accompagné de trois chardons du même, deux en chef et un en pointe (avec l'aimable autorisation de l'association FranceGenWeb).

Armoiries modernes des Scrive : de sinople au S d'or, accompagné de trois chardons du même, deux en chef et un en pointe (avec l'aimable autorisation de l'association FranceGenWeb).

La famille Scrive, aux origines lointainement italiennes, et dont le nom est intimement lié à l'essor de l'industrie textile du Nord, appartient au vieux patriciat flamand. C'est à la fin du XVe siècle que sa tige, l'orfèvre Pierre Scrieck (1465-1535), vint de Bruxelles pour s'installer à Lille, dont Philippe le Bon avait alors fait la capitale financière et administrative de son Duché de Bourgogne. Ses membres devinrent français en même que celle-ci, en 1668, à l'occasion du traité d'Aix-la-Chapelle, quand la ville passa des mains du roi d'Espagne Charles II à celles du roi de France Louis XIV. Ils y jouirent jusqu'à la Révolution du statut de bourgeois, transmissible de père en fils à certaines conditions : on parlait de bourgeoisie par relief[1].

Des Scrieck aux Scrive

Armes de la famille Scrieck (avec l'aimable autorisation de l'association FranceGenWeb).

Armes de la famille Scrieck (avec l'aimable autorisation de l'association FranceGenWeb).

Les origines toscanes C'est dans la Florence du Trecento, la Florence d'avant les Médicis où les clans du popolo grosso se disputaient le pouvoir, qu'il faut aller chercher, semble-t-il, la souche première de la famille Scrive. Le nom même semble avoir été emprunté à la rivière Scrivia, qui naît dans le versant septentrional des Apennins, arrose la province d'Alexandrie et, près de cent kilomètres plus loin, non loin de Voguera, va se jeter dans le . C'était celui d'une famille d'orfèvres. Une plaque, apposée à Florence aux alentours du Ponte Vecchio, rappelle, aujourd'hui encore, un service que rendit l'un d'eux à la cité de Dante. Leur départ de Florence est probablement dû à des raisons politiques ; d'autre part, le passage de la Toscane à la Flandre s'explique par les liens économiques qu'entretenaient alors, via la Rhénanie, ces deux régions industrieuses. Wikipedia

Les Scrieck, bourgeois de Lille

Ils modifièrent d'abord leur nom de façon à lui donner une apparence flamande: c'est ainsi que plusieurs générations portèrent celui de Scrieck, encore signalé, par exemple, dans l'Armorial général dressé par d'Hozier en 1696. Puis, après que Lille eut été annexée par Louis XIV au royaume de France, ils francisèrent leur nom, vers 1720, en Scrive. Certains parmi eux furent inhumés dans les églises du coeur de Lille ; mais leurs tombes disparurent avec ces mêmes églises, détruites lors des nombreux sièges que la ville eut à soutenir. Les Scrieck furent notaires, orfèvres...À cette époque, les Scrieck portaient : coupé d'azur et d'argent, au lion de l'un dans l'autre, lampassé de gueules, adextré en chef d'un croissant d'argent.

Activités industrielles et financières

M. et Mme Scrive-Paulis en landau (1895). Albert Scrive-Paulis transféra l'usine de cardes de Lille à Marcq-en-Barœul.

M. et Mme Scrive-Paulis en landau (1895). Albert Scrive-Paulis transféra l'usine de cardes de Lille à Marcq-en-Barœul.

Dès la fin du XVIIIe siècle, les Scrive furent en prise directe avec le problème de la modernisation, c'est-à-dire de la mécanisation, de certaines des étapes de la production textile. L'essor de la manufacture de cardes : première prouesse d'Antoine Scrive-Labbe. On lui doit, entre autres, le sauvetage de l'industrie textile lilloise au début du XIXe siècle par l'introduction de la mécanisation dans la fabrication des cardes. La machine à filer le lin de Philippe de Girard : deuxième prouesse d'Antoine Scribe-Labbe. Et, un peu plus tard, en 1835, ce fut la réintroduction en France de la machine à filer le lin inventée par Philippe de Girard.

La Société civile des mines de Lens

Citons également son rôle dans la création de la Société civile des mines de Lens, dont elle fut un temps l'un des actionnaires majoritaires (la fosse n°5 des mines lensoises portait le nom d'Antoine Scrive-Labbe), ou encore le rôle qu'elle tint dans l'administration du Crédit du Nord[2]. Elle commandita également un quotidien régional aujourd'hui disparu : La Dépêche.

Œuvres sociales

Malgré ou à cause des oeuvres philantropiques qu'elle soutint ou créa, comme la cité ouvrière de Marcq-en-Baroeul, construite en 1854 par l'architecte Tierce, et toujours existante, Paul Lafargue, député de la 1re circonscription de Lille de 1891 à 1893, et gendre de Marx[3], l'attaqua vivement dans son célèbre Éloge de la paresse[4].

Jules Scrive-Briansiaux de Milleville, deuxième fils d'Antoine Scrive-Labbe

Jules Scrive-Briansiaux de Milleville, deuxième fils d'Antoine Scrive-Labbe.

A l'instar des autres familles de la haute bourgeoisie industrielle de Lille (Thiriez, Descamps, Crépy, Delesalle, Wallaert, Le Blan, Crespel, Bigo-Danel, Barrois,...), les Scrive se mêlèrent peu de politique à l'échelle du pays — encore que Laure Scrive, la fille d'Antoine Scrive-Labbe, épousât le fils du futur sénateur comte Mimerel, puissant filateur roubaisien — on l'avait surnommé le "vice-roi du Nord" — qui tint sous le Second Empire le rôle officieux et généralement ignoré de chef du patronat français[5]. Il convient aussi de noter leurs liens d'amitié avec Adolphe Thiers, et leur refus déterminé du libre-échange. Ils exercèrent quelques mandats locaux : ainsi Gustave Scrive-Thiriez fut-il élu maire de la Madeleine en 1936, ce qui le plaça dans la position délicate d'avoir à administrer la ville sous l'occupation allemande.

Convictions religieuses

Catholiques sincères, mais soucieux néanmoins de la bonne marche de leurs affaires, les Scrive n'adoptèrent jamais de positions radicales ou extrêmes, et leur relations avérées avec les milieux industriels protestants de Mulhouse (Dollfus, Schlumberger, Koechlin...), ou ceux de la haute banque israëlite à Bordeaux (Péreire, Rodrigues-Henriques[7]...) témoignent assez de leur "orléanisme pragmatique".

«The Once-Great Families»

La disparition progressive du nom des Scrive, au XXe siècle, des registres de l'industrie, est essentiellement liée aux diverses crises que connurent les activités qui avaient précédemment assuré leur prospérité, qu'il s'agisse de l'industrie du lin, progressivement remplacé par le coton, ou de la nationalisation des charbonnages par la loi du 17 mai 1946. La F.A.C.E.N., aujourd'hui filiale du groupe Rexel, leader mondial de la distribution de matériel électrique, est la dernière entreprise existante historiquement fondée et administrée par les Scrive.

Vie sociale et mécénat

L'hôtel Scrive à Lille : la tourelle raccordant l'aile de l'Horloge à l'aile de la Manufacture.

L'hôtel Scrive à Lille :

la tourelle raccordant l'aile de l'Horloge à l'aile de la Manufacture.


Demeures historiques

En 1821, les frères Antoine et Désiré Scrive acquièrent l’hôtel des comtes Bidet de Granville, intendant de Flandre avant la révolution, 1 rue du Lombard. IL figurait déjà sur le plan relief de 1743.C’est là qu’ils installent leurs ateliers et où tournera la première machine à vapeur de Lille. 123 machines à fabriquer les cardes furent installées et y tournèrent jusqu’en 1900. Inscrit au titre des Monuments historiques.

L'hôtel particulier des Scrive, communément appelé Hôtel Scrive, sis à Lille au 1, rue du Lombard, date essentiellement du XIXe siècle ; l'une des ailes, aménagée en manufacture dans les années 1820; puis reconvertie en logis en 1898, porte encore les traces de sa fonction industrielle.il comprend cependant des parties plus anciennes (XVIIe et XVIIIe siècles), et certains aménagements intérieurs datent de la Belle Époque — quand ils ne sont pas plus récents encore. En 1976, il fut cédé par ses derniers occupants [8] à l'État , qui y installa le siège de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) du Nord-Pas-de-Calais. Il ouvre chaque année ses portes aux visiteurs lors des Journées européennes du patrimoine : on peut y admirer, entre autres, une surprenante salle de bain Art-déco, devenue le secrétariat de la direction, ou encore une réplique au 7/9e de la bibliothèque du Château de la Malmaison due à Olivié Scrive-Masure, qui y fit installer, outre sa bibliothèque personnelle[9], des meubles de Bellanger achetés par Henri Scrive-Briansiaux de Milleville, qui provenaient du château si cher à l'impératrice Joséphine.

L'actuelle annexe de la Préfecture de Lille, 12, rue Jean-sans-Peur, que les services de l'État semblent avoir tacitement décidé de nommer "Préfecture Scrive", occupe les bâtiments d'un ancien couvent de jésuites où se trouvait le Centre hospitalier des Armées Gaspard-Scrive, ainsi nommé pour honorer la mémoire d'un autre membre de cette famille, qui fut, en tant que chirurgien militaire, propagateur en France de l'anesthésie au chloroforme. On peut y admirer un spectaculaire escalier à double révolution (l'un des trois qui existent en France) datant de l'époque de l'occupation du lieu par les jésuites.

Comme les autres grandes familles lilloises, les Scrive ont apporté leur contribution à l'embellissement et au développement artistique de la cité. Ainsi peut-on voir, au Palais des Beaux-Arts, une partie de la collection Ozenfant-Scrive[10], composée de pièces d'orfévrerie médiévale ; de même, si l'évêché de Lille est installé depuis 1905 dans l'ancien hôtel de l'Intendance, chef-d'oeuvre néo-classique dû à Michel-Joseph Lequeux, c'est à la générosité de la comtesse Paul Boselli-Scrive qu'il le doit.

  

Les Scrive reçurent à Lille, en leur hôtel particulier de la rue du Lombard, la visite de plusieurs souverains curieux des progrès de l'industrie. Ce fut Charles X en 1827, Louis-Philippe Ier et la reine Marie-Amélie de Bourbon-Siciles en 1833, accompagnés de Léopold Ier et Louise d'Orléans, roi et reine des Belges ; puis, en 1853 et 1868, Napoléon III. Ils accueillirent également des écrivains et des artistes : Victor Hugo, Chopin, Saint-Saëns, Massenet, le violoniste et compositeur Eugène Ysaÿe, Eugénie-Emilie Juliette Folville, les pianistes Alfred Cortot et Francis Planté, Raoul Pugno, Paul Viardot, Alphonse Hasselmans, professeur de harpe au Conservatoire de Paris, le violoniste et chef d'orchestre Pierre Sechiari, les sculpteurs Antoine Laurent Dantan, Théophile Bra et Théodore Rivière, et d'autres personnages comme Don Bosco, le fondateur de la congrégation des Salésiens.

L'ensemble de son œuvre est récompensé. Une première fois, le 15 janvier 1833, Louis-Philippe accompagné de la reine Marie-Amélie, de son gendre et de sa fille, Léopold Ier et Louise d’Orlando, roi et reine des Belges, vient visiter l'usine et remet la croix de chevalier de la Légion d'honneur à Antoine Joseph Désiré Scrive-Labbe. Le 24 septembre 1853, Napoléon III visite les fabriques et fait Antoine Joseph Désiré Scrive-Labbe officier dans l'ordre de la Légion d'honneur.

 
Hôtel Scrive - siège de la DRAC Nord - Pas-de-Calais hotel_scrive.jpg

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Antoine Joseph Désiré Scrive-Labbe se retire des affaires en 1855 et laisse ses usines à ses fils en vertu d’une donation suivant acte de Me Constenoble, notaire à Lille, du 20 mai 1860.

Antoine Joseph Désiré Scrive-Labbe mourut en 1864 des suites d’un accident de voiture. Il était allé à la gare de Fives dans son cabriolet ; son cheval s’emporta, il fit une chute de voiture et fut traîné avant de décéder de ses blessures. Il est enterré au cimetière Sud de Lille où l’ensemble des membres de sa famille furent également inhumés.

Un buste de marbre blanc par le sculpteur Bra représentant les traits d’Antoine Joseph Désiré Scrive-Labbe est exposé au Musée de Lille.

Scrive-Labbe-Lille-Sud.

Deux autres demeures historiques ayant temporairement appartenu aux Scrive méritent également d'être mentionnées. D'abord, l'hôtel d'Ailly d'Aigremont, aujourd'hui résidence du général commandant la Force d'Action terrestre du territoire national, qui appartint à Antoine Scrive-Loyer dont la seconde épouse est Antoinette Crépin: selon une anecdote, c'est le général de Gaulle lui-même qui en aurait demandé l'acquisition par l'armée en 1945 : il se rappelait les soirées qu'il y avait passées dans sa jeunesse. Et M. et Mme Olivié Scrive-Masure accueillirent le même général en 1940, dans le Palais rose du Vésinet, célèbre pastiche du Grand Trianon édifié au début du XXe siècle, qui fut tour à tour propriété du dandy Robert de Montesquiou et de l'excentrique marquise Casati, aux créanciers de laquelle les Scrive l'achetèrent en 1936, pour s'en séparer dans les années 70 : l'un des derniers rêves de Joséphine Baker fut, dit-on, d'acquérir cette coûteuse folie fin-de-siècle.

Scrive-Palais_Rose_Le_V%E9sinet

La collection Descamps-Scrive, bien connue des bibliophiles, vendue à Drouot en novembre 1925, fut constituée par René Descamps et sa femme Claire Scrive. On leur doit l'édition définitive — et posthume — des Trophées de José-Maria de Heredia, illustré par Luc-Olivier Merson.


BOSELLI Paul Priamar

17 avril 1841 à Paris - 6 juillet 1907 à Lille (Nord)
Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France : membre, 1891-1907.

Société des amis des monuments parisiens : membre, 1887-1900.


« Après des études à la faculté de droit de Paris, il est auditeur au Conseil d'Etat. Il démissionne en 1868 après son mariage avec Marie Scrive, fille d’un grand industriel lillois. Président des mines de Campagnac et administrateur de la société anonyme de Réassurances contre l'incendie et autres risques, jouissant d’une grande fortune, il voyage beaucoup, soutient des artistes et se fait construire un hôtel particulier sur le Cours-la-Reine (n° 32) à Paris.
Intégré au milieu libéral et conservateur, il patronne plusieurs journaux du « parti conservateur chrétien ». En 1904, il est vice-président de La Presse régionale, agence fondée pour développer les publications catholiques de province. Il crée également des écoles privées, rachète les biens des congrégations religieuses et figure parmi les principaux donateurs des facultés catholiques de Lille.
D'une famille originaire de Bergame (Lombardie), Paul Boselli était le fils de Benedetto Boselli(1810-1878), préfet de la Marne (1848-1849), du Loiret (1853-1859), de la Haute-Garonne (1859-1865) et de Seine-et-Oise (1865-1869).

Sources biographiques :

Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l'Ile de France, année 1908, p. 126.
Jean-Marie Mayeur et Yves-Marie Hilaire, Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine, Paris, 1985-1990.
Base www.geneachtimi.com.

Dépouillement : Ruth Fiori, dépouillement du bulletin de la Société des Amis des monuments parisiens en vue d'une thèse d'histoire de l'art (Université de Paris I, 2009)

Rédacteur(s) de la notice : Ruth Fiori, Christiane Demeulenaere-Douyère»

 

Nous apprenons avec regret la mort de M.Paul Boselli, ancien auditeur au Conseil d'Etat, Commandeur de l'Ordre de Pie IX, décédé la nuit dernière en son hôtel du Cours-la-Reine, des suites d'un accident de cheval. Il était âgé de soixante-six ans. Le défunt était le fils de M. Priamar Boselli, .qui fut longtemps préfet sous le second Empire et de Mme Boselli, fille du baron Lesperut..Il avait épousé Mlle Scrive, de Lille, et comptait dans cette ville de nombreux amis. Il était le cousin du comte Boselli, ancien magistrat, et sa famille était originaire de la Lombardie, où elle était connue depuis longtemps. M. Boselli avait consacré sa vie et sa fortune, à soutenir. et à encourager, de nombreuses œuvres charitables et sociales, à Paris et dans toute la région du Nord. Très répandu dans la haute société parisienne, M. Paul Boselli, dont l'affabilité et la bonté étaient exquises, laisse, parmi tous ceux qui le connaissaient, des regrets unanimes. Ses obsèques auront lieu mardi, à dix heures et demie, à Saint-Pierre de Chaillot. L'inhumation se fera à Lille. »  La Presse (Paris. 1836)

Boselli-Scrive-32-Paris_cours_albert_1_no32

 32 cours Albert 1° à Paris: : Ancien hôtel de Mme Paul Boselli-Scrive (en 1910). Ambassade de la République démocratique du Congo.

 Montaigne-30-Boselli-Scrive

" 30, avenue Montaigne à Paris : Hôtel de Millon d'Ailly de Verneuil : Hôtel particulier de trois étages, construit entre 1865 et 1868 pour la veuve d'Alexandre Colonna Walewski, fis naturel de Napoléon Ier, née Maria Anna Catherine Clarissa Cassandra Ricci (1823-1912). Appartient ensuite à Maurice Louis Alfred Millon d'Ailly de Verneuil, syndic de la Compagnie des agents de change. En troisième lieu, l'hôtel appartient à Mme Boselli. À partir de 1939, l'hôtel est la propriété des familles Villoutreys et Brossard qui le louent à la maison de chapeaux Coralie Couture. En 1946, avec l'appui de Marcel Boussac, Christian Dior y installe sa maison de couture." Wikipedia

Citons parmi les membres de la famille Scrive :

Albert Scrive (1754-1803), membre du Conseil des Cinq-Cents, puis sous-préfet de Lille jusqu'à sa mort[11].

Antoine Scrive-Labbe (1789-1864), industriel.

Gaspard-Léonard Scrive (1815-1861), chirurgien militaire.

Jeanne Scrive (1857-1908), fille du précédent, femme de lettres connue sous le nom de Jane de La Vaudère.

Philippe Scrive (né en 1927), sculpteur.

Hélène Scrive, peintre, auteure, compositrice, interprète.

 

Notes et références

 Contrairement au bourgeois par achat, qui acquitte des droits pour devenir bourgeois dans la mesure où son père ne l'était pas au moment de sa naissance, le bourgeois par relief, né fils de bourgeois, relève la bourgeoisie de son père, généralement l'année de son mariage. Il est à noter que la bourgeoisie, à Lille, fut très rarement accordée aux femmes.

 Désiré Scrive-Bigo (1812-1895) exerça jusqu'à sa mort, outre les fonctions de censeur de la Banque de France et d'administrateur des Mines de Lens, celle de vice-président du Crédit du Nord

 Il en avait épousé, en 1868, la deuxième fille, Laura.

 On lit à la note 7 du pamphlet : « Au premier Congrès de bienfaisance tenu à Bruxelles, en 1857, un des plus riches manufacturiers de Marquettes, près de Lille, M. Scrive, aux applaudissements des membres du congrès, racontait, avec la plus noble satisfaction d'un devoir accompli : " Nous avons introduit quelques moyens de distraction pour les enfants. Nous leur apprenons à chanter pendant le travail, à compter également en travaillant. Cela les distrait et leur fait accepter avec courage ces douze heures de travail qui sont nécessaires pour leur procurer des moyens d'existence." — Douze heures de travail, et quel travail ! imposées à des enfants qui n'ont pas douze ans ! — Les matérialistes regretteront toujours qu'il n'y ait pas un enfer pour y clouer ces chrétiens, ces philanthropes, bourreaux de l'enfance ! ». L'usine dont il est question est un tissage mécanique de toiles, créé en 1839 et transféré à Marquette en 1846. Jules Scrive-Briansiaux de Milleville (1813-1885) en ayant repris la gestion en 1855, c'est probablement lui que visent les philippiques de Lafargue.

 Cf Jean PIAT, Quand Mimerel gouvernait la France, Roubaix, Maison du livre, 1992 ; et Roger PRIOURET, Origines du patronat français, Paris, Grasset, 1963.

 Une rue de la Madeleine porte d'ailleurs son nom. Sa femme, Marie-Louise Thiriez, était la petite-fille de Julien Thiriez-Dupont (1808-1863), fondateur de la célèbre filature JTPF (Julien Thiriez père & fils), laquelle deviendra, en 1925, la société TCB (Thiriez Cartier-Bresson), puis fusionnera en 1961 avec la DMC (Dollfus Mieg & Cie).

 Mme Henri Rodrigues-Henriques, née Emma Crépy-Scrive, était l'arrière-petite-fille d'Antoine Scrive-Labbe. Par son mariage, elle devint la belle-soeur de Georges d'Eichtal, fils du saint-simonien Gustave d'Eichthal (1804-1886).

 M. et Mme Charles Six-Corman. Charles Six était le petit-fils de Georges Scrive-Lisnard (1843-1898)et le fils de d'Édouard Six-Scrive (1860-1912), filateur de laine à Tourcoing et à Mouscron en Belgique.

 Celle-ci fut dispersée à l'Hôtel Drouot le 6 Juin 1942.

 Augustin Ozenfant (1834-1894), mari d'Henriette Scrive (1842-1867), tint une place importante à Lille dans le domaine intellectuel. En tant qu'administrateur des musées et président de la section d'archéologie, il est à l'origine de la reconstitution de la chapelle du vieux palais des ducs de Bourgogne (la salle dite du conclave), connu aujourd'hui sous le nom de Palais Rihour. Aux fêtes du Centenaire (1892), le président Sadi Carnot lui remit la croix de chevalier de la Légion d'honneur.

 Lille ne devint le chef-lieu du Nord qu'en 1804, en remplacement — et au détriment — de Douai.

Source

Marcel SCRIVE, Antoine Scrive-Labbe et ses descendants, imp. de l'Ouest, Angers, 1945.

Bibliographie

Louis BERGERON, Les Rothschild et les autres... La gloire des banquiers, Paris, Perrin, 1991.

L. DETREZ, Le Palais épiscopal de Lille, Lille,  Raoust, s.d.

Paul DENIS du PEAGE, Recueil de généalogies lilloises, 1907-1908. [Donne la généalogie des Scrieck et indique leurs seigneuries]

André-Louis DUNHAM (trad. de l'anglais par Louis Blanchard), La Révolution industrielle française, Paris, M. Rivière, 1953.

Jean LAMBERT-DANSETTE, Quelques familles du patronat textile de Lille-Armentières (1789-1914), Lille,  E. Raoust, 1954.

Jean LAMBERT-DANSETTE, La Vie des chefs d'entreprise (1830-1880), Paris, Hachette, 1992.

Jean-Pierre HIRSCH, Les Deux rêves du commerce et de l'industrie. Entreprise et institution dans la région lilloise (1780-1860), Paris, éd. de l'EHESS, 1992.

Martine LESAGE et Thierry PETITBERGHIEN, L'hôtel Scrive à Lille, collection Itinéraires du Patrimoine n°298, édité par l'association Christophe Dieudonné.

Jean LHOMME, La Grande bourgeoisie au pouvoir (1830-1880), Paris, P.U.F., 1960.

Pierre PIERRARD, La Vie ouvrière à Lille sous le Second Empire, Paris, Bloud & Gay, 1965.

Pierre POUCHAIN, Les Maîtres du Nord du XIXe siècle à nos jours, Paris, Perrin, 1998.

Bonnie G. SMITH, Ladies of the leisure class. The Bourgeoises of Northern France in Nineteenth Century, Princeton, Princeton University Press, 1981. Trad. française : Les Bourgeoises du Nord, Paris, Perrin, 1989.

A paraître D. TERRIER & C. WALLART, (sous la dir. de), Journal de Jules-Emile Scrive-Loyer-Bigo, patron textile lillois (1879-1891), édition commentée du texte et du fonds photographique déposés aux Archives départementales du Nord.

Liens internes Famille Wallaert Hellemmes

Liens externes Généalogie partielle de la famille Scrive Liste des victimes et des parents des victimes de l'incendie du Bazar de la Charité Productions Hélène Scrive.

"Les carnets d'un patron Lillois 1879-1891" Jules Emile Scrive, texte édité par Claudine Wallart et Didier Terrier aux éditions Septentrion.

Editions Ravet-Anceau : "La légende des Scrive" Anne Mémet Scrive.

 

Légions d’honneur :

Scrive Albert Raymond, 1884/07/07 Arques Pas-de-Calais

Scrive Antoine Joseph, 1789/10/02 Lille

Scrive Gaspard Léonard, 1815/01/13 Lille

Scrive Henri Amédée, 1815/01/13 Lille

Scrive Ignace Henri

Scrive Jules

Scrive Léon Fidèle, 1874/01/22 Roubaix.

 

Les Scrive-Loyer

dont

Jules Henri Scrive-Loyer, né le 6 avril 1872, décédé le 14 mai 1937 (à l'âge de 65 ans). Marié à Germaine Bigo, née le 26 avril 1879, décédée le 3/4/1955, dont : (6 enfants) :
-Jules Scrive-Loyer, né le 15 mars 1902 à Lille décédé, à Saint Jean de Luz le 10 avril 1968, marié (3/6/1941) à Jacqueline Konarzewska 07/11/1902 - 16/01/1968 dont (2 enfants) :
-Jean Marie Scrive-Loyer né  à Saint Jean de Luz (2 enfants).
-Marie Germaine Scrive-Loyer née  à Saint Jean de Luz, épouse Pierre Ordonneau (3 enfants).
-Mathilde Scrive-Loyer née le 31 janvier 1903 à Lille, décédée le 9 juin 1982 à Lille, épouse Michel Descamps (6 enfants) (voir Famille Descamps).
-Antoinette Scrive-Loyer, née le 11 août 1908, Loos, décédée le 21 avril 2000 épouse Jean Descamps le 30 septembre, décédé (4 enfants).
-Geneviève Scrive-Loyer née le 27 septembre 1910à Loos, décédée en 2000 religieuse Bernardine.
-Guy Scrive-Loyer né le 05 décembre 1912 décédé le 26 février1971 marié le 4 septembre 1943 à Berthe Paul née le 18 septembre 1919 (2 enfants).
-Géry Scrive-Loyer 
-Catherine Scrive-Loyer 
-Magdeleine Raymonde Scrive-Loyer, née le 24 septembre 1919. Mariée le 24 juillet 1941 avec Jean Lasserre né le 8 décembre 1918 décédé (6 enfants).

Antoine Scrive-Loyer, né le 8 août 1874, Marquette-les-Lille (Nord), décédé le 24 avril 1913, Lille (Nord), inhumé, église de Banteux (59) (à l'âge de 38 ans).
Marié le 12 mai 1902, Banteux (Nord), avec Antoinette Crépin, née le 10 septembre 1882, Banteux (59), décédée le 6 avril 1973, Cannes (06), inhumée, église de Banteux (59) (à l'âge de 90 ans).

 

Scrive-Labbe-Lille-Sud


Scrive-Loyer-Lille-Sud

Scrive-Loyer-Lille-SudScrive-Loyer-Lille-SudScrive-Loyer-Lille-Sud

Cimetière du Sud à Lille


 

Scrive-Loyer-Lille-Sud

Scrive-Loyer-Lille-Sud

Cimetière du Sud à Lille


 

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