Jehan II Prouvost dit des Huçons           version imprimable

Seigneur de Wasquehal  en 1460

Echevin de Roubaix

Bras droit de Pierre de Roubaix  (1415-1498), chambellan du duché de Bourgogne 

Lié à la Charte de Roubaix  de 1469  

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Pierre de Roubaix  et ses cinq collaborateurs :

Le bailly Jean de Langlée, les échevins Jean de Buisnes et Jehan Prouvost, les lieutenants Jean Fournier et Guillaume Agache.

" Dès 7 heures du matin, le 15 du mois de novembre 1469, 
le bailly Jean de Langlée,

les échevins Jean de Buisnes et Jean Prouvost, dit des Huçons,

les deux lieutenants Jean Fournier et Guillaume Agache,

se rendirent au château  de Roubaix  

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La Charte des drapiers par Joseph Weerts, Hôtel de ville de Roubaix
 

Chateau-de-RoubaixROUBAIX/roubaix-chateau
Le château de Roubaix , construit par Pierre de Roubaix  (1415-1498), 
chambellan du duché de Bourgogne,

pierre-de-roubaix

Fils de Jean de Roubaix, un des seigneurs les plus puissants de l'époque,

Troisième chevalier, de la Toison d’Or après Philippe le Bon, (Guillaume de Vienne, Regnier Pot puis Jean de Roubaix)

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Toison-d-or-Jean-de-Roubaix

Premier chambellan de  Charles, duc de Bourgogne,

Charles le TéméraireCharles-le-Temeraire-Roubaix

pour lui témoigner la reconnaissance de ses sujets 
pour avoir  obtenu la charte de Roubaix qui donnait à la ville le droit de faire draps de toute laine. "

(Histoire de Roubaix, Trénard)

ROUBAIX/Charte-draps-toutes-laines

En fait, cette charte de l’État bourguignon garantissant à Roubaix un privilège d'exercer le commerce et la manufacture ce qui fit passer la ville d'une petite localité à une des villes les plus prospères de la région ; déjà Roubaix avait reçu, en 1414, le titre de ville grâce à Jean III de Roubaix (Jean Sans Peur), qui accorda le droit de créer un échevinage.

 

"" Jehan Prévost (ou Prouvost), dit des Huchons, aurait acquis en 1460 la seigneurie de Wasquehal (voir de Muyssart, aux archives du Nord)" RP Louis d'Halluin

WASQUEHAL-ecusson
Pour la deuxième fois, Roubaix nomme un échevin:
en cette qualité, Jehan Prouvost recevait le 17 juillet 1474, la donation d'une rente annuelle de 53 sols faite à l'église paroissiale de Saint Martin par Géraldine de Vernay, pour son obit (tous les ans et à perpétuité un obit à diacre et sous diacre); dans les vieux documents, on l'appelait souvent Jehan Huchon". RP Louis d'Halluin; l'église de Roubaix a été agrandie par Pierre de Roubaix, au sud,  par la chapelle Saint Pierre accolée à la chapelle Saint Jean-Baptiste, financée par le pasteur Pierre de Vernay, pour abriter les reliques de l'apôtre; au nord, par la chapelle Sainte Croix ou de la Trinité, pour abriter sa propre sépulture et celle de Marguerite de Ghistelles, là où, sans doute, était conservé un morceau de la vraie Croix. En 1499, Jean Prouvost est un des notables appelés à assigner à Roubaix dans l’aide accordée au Souverain. La vie communale se localise dans la halle échevinale avec sa bretèche. Le 23 juillet 1502, « Jean Prouvost, dit des Huchons, cède et transporte en la main des égliseurs et ministres des biens de l’église de Roubaix 500 de francs alleux de Bourgogne, à Luingne, à charge par la dite église de célébrer trois obits par an pour le repos de son âme ; décédé en 1502.

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Tombeau de François de Luxembourg 1472, contemporain de cet évènement et enterré en l’église Saint Martin de Roubaix

eglise-Saint-Martin-avant agrandissementRoubaix--Eglise-St-Martin

L’église Saint Martin de Roubaix agrandie en 1844-1849

Albert Prouvost dit :
«  Jean  Prouvost est le « grand ancêtre » de la famille Prouvost « 

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La halle échevinale de Roubaix

   L'institution de l'échevinage constitue en quelque sorte un pacte entre le seigneur et le peuple et une étape d'affranchissement de la commune. Les prérogatives du seigneur étaient conservées, mais l'exercice en était régi par des règlements qui ne laissaient plus rien à l'arbitraire. Au point de vue administratif, le bailli était le principal agent du seigneur et le représentant de sa personne et de ses droits. Il avait aussi la mission de protéger les habitants contre l'oppression voisine ou étrangère. Un ou deux lieutenants lui étaient adjoints. Le bailli (ou son lieutenant) devait résider dans la commune. Les échevins étaient les délégués directs du seigneur au point de vue judiciaire et municipal, et quasi les défenseurs naturels des intérêts des habitants. Tenant leurs pouvoirs de l'autorité seigneuriale, bailli, lieutenant ou échevins étaient toujours recrutés parmi les familles notables du lieu. Un greffier leur était adjoint, chargé des affaires de la communauté. C’était généralement l'un des notaires du lieu. L’ensemble de ces fonctionnaires constituait ce qu'on appelait le " magistrat ", en même temps cour de justice et corps administratif (d'après Leuridan Institutions communales ". Quoique le mandat des échevins fût soumis à renouvellement chaque année (à la Saint-Rémi), ils étaient le plus souvent, de fait, maintenus très longtemps en fonction; cette stabilité n'était pas l'un des moindres avantages du système. Lorsqu’une question importante entrait en discussion, les habitants étaient appelés à exprimer leur avis en une espèce de referendum.

 

Jehan Prouvost, né en 1425, est  frère de Guilbert Prouvost, dit des Huchons, tenancier du fief flégart du Wault : « tenu de la seigneurie de Roubaix, près du moulin de Roubaix » ; ce fief sera tenu par l’ancienne famille Le Clercq ;  «  En 1458, Guilbert et Jean Prouvost reçurent du seigneur un fief situé près du Wault sis près du moulin de Roubaix et pour relief ils lui devaient un paon et un rossignol «  . » ledit rossignol à livrer en temps et saison quand ils nichent et qu’on peut en découvrit » Leuridan »  Jean Prouvost et son frère Pierre sont cités le 26 septembre 1449 parmi « les plus riches de la paroisse de Roubaix. » RP Louis d’Halluin ; lui-même fils de  Huars et Isabeau Prouvost 1397 dit des Huchons ; la famille  Prouvost joignait à son nom celui du hameau des Huçons;

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Le fief des Huchons correspondait à peu près à l’actuel parc Barbieux de Roubaix à la limite de Croix «   Huars Prouvost était tenancier de la seigneurie de Favreulles, appartenant aux Seigneurs de Roubaix  et de Croix. Il labourait à son compte une surface considérable comprenant la Verte Rue (résidence actuelle de nos confrères et amis Motte), le manoir de la Haye (aujourd’hui avenue Gustave Delory), les monts de Barbieux (notre jardin public), les quartiers du Moulin et du Trichon, jusqu’à la rue de la Mackellerie «  Albert Prouvost, discours  du centenaire du Peignage Amédée Prouvost, 1851-1951.

 

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Les terres de la famille Prouvost à Roubaix au Moyen-âge.

 

Le long de son héritage se trouvait « une ruelle, voie et fraitte » tenue du Seigneur de Roubaix et par laquelle le chapitre de Tournai avait droit de passage, ce que contestait Huars et Isabeau, mais qu’ils durent reconnaître devant le bailli et les hommes de fief de la seigneurie de Roubaix : leurs échanges sont consignés dans le document ci-dessous. A la mort d’ Huars, Jean, Seigneur de Roubaix, reçut pour relief un seul gant blanc.

Parc-barbieux-Roubaixparc barbieux roubaix fief des huchons huars prouvost, jehan prouvost, isabeau prouvost

Le parc Barbieux, Avenue du Peuple Belge à Roubaix, d’une superficie d’environ 33ha, le parc que les roubaisiens nomment « Le Beau Jardin » porte bien son nom car c’est en effet l’un des plus beaux parcs de France. Établi sur des terrains primitivement destinés à là construction d’un canal souterrain, cette création fut déclarée d’utilité publique par décret du 30 juin 1866. 135 espèces et variétés d’arbres et 33 massifs agrémentent ce magnifique parc, deux plans d’eau apportent un élément reposant à cet ensemble bucolique où se trouvent les, monuments Nadaud, Weerts, Bossut, le médaillon d’Amédée Prouvost et le buste de Pierre Destombes. Le site est classé par arrêté ministériel du 26 janvier 1994 parmi les sites remarquables du département.

Vue générale de l-exposition-internationale-Roubaix-1911ROUBAIX/Hpavillon-machinesPlan général de l-exposition-internationale-de- Roubaix

Le parc Barbieux lors de l’exposition internationale de 1911

Sur les terres même du fief des Huchons de ses ancêtres du Moyen-âge, à la frontière de Croix, figure le monument du poète, humaniste, voyageur et industriel Amédée III Prouvost 1877-1911

ROUBAIX/achillesegard.jpgMonument-Amedee-Prouvost-RoubaixMonument-amedee-Prouvost-parc-Barbieux-RoubaixAmedde-III-Prouvost

Achille Segard ; Le mouvement littéraire du « Beffroi » : Amédée Prouvost II et son monument au parc Barbieux.

C’est aussi sur ces terres que se trouve l’étude de notaire de l’ainé de la branche ainée de la famille Prouvost, Maître Claude-Alain Prouvost ; la demeure de ses cousins Edmond et Chantale Prouvost ; l’hôtel Prouvost, classé Monument historique, rue Rémy Cogghe, rue du Grand Chemin construit par le premier Charles Prouvost.

Le fils de Jehan Prouvost fut  Binet Prouvost, dit Binet des Huçons, né en 1499, censier des Huchons dans le premier quart du XVI° ; décédé après 1520, est au nombre des 29 principaux censiers qui, en 1520, vont quérir pierres à Lezennes pour les travaux exécutés à cette époque dans l’église (Saint Martin) de Roubaix.

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«  Depuis Charles Quint, les mêmes familles dominent la Fabrique Roubaisienne : Pollet, Mulliez, Prouvost, Van Reust (qui devient Voreux), Leclercq, Roussel, Fleurquin, Florin, Malfait...Elles assurent la majorité de la production. » HilaIre-Trénard : Histoire de Roubaix ». A Lille, le sculpteur Allard Prouvost, à la filiation non définie, œuvre au début du XVI° siècle pour l’hopital Comtesse, le chapitre Saint Pierre, la collégiale Saint Pierre, notamment des figures des  fondatrices Jeanne de Constantinople et sa sœur Marguerite de Flandre agenouillées de part et d’autre de la Vierge à l’’Enfant et présentées chacune par un ange dans le style ample et souple de l’art gothique finissant. (Trénard : histoire de Lille).

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L’activité du textile dans « l’Encyclopédie »

Jean Buzelain put écrire, en 1625, dans sa Gallo-Flandria, sacra et profana : «  Roubaix, bourg ancien et noble sous beaucoup de rapports : 
sa dignité de Marquisat, son vieux château, la multitude de ses habitants, ses manufactures de draps, son église paroissiale, 
son hopital, sa forme de ville concourent à lui donner un air de grande beauté et de richesse.
 » Hilaire Trénard

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Archives de la cathédrale de Tournai, Cartulaire E.1°127 Sources de l’histoire de Roubaix, n°184

Le long de l’héritage de Huars et Isabeau Prouvost vers 1350 se trouvait « une ruelle, voie et fraitte » tenue du Seigneur de Roubaix et par laquelle le chapitre de Tournai avait droit de passage, ce que contestait Huars et Isabeau, mais qu’ils durent reconnaître devant le bailli et les hommes de fief de la seigneurie de Roubaix : leurs échanges sont consignés dans le document ci-dessus

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Jehan Prouvost était juge de la Seigneurie de Croix en 1368 : son écu portait  un sautoir surmonté de deux roues.
La ville de Croix longe l’actuel parc Barbieux à Roubaix  qui faisait partie du fief des Huchons, attaché à la famille et au nom Prouvost au Moyen-âge. :

jehan prouvost juge seigneurie de croix près roubaix en 1368

Le nom est anciennement cité dans le cartulaire de Cysoing.

A la même époque, «  Jacques «Li Prouvost », chevalier, est cité en 1383 «   Puymège. Gauthier le Prouvost, chevalier, échevin de Tournai. « 1270 (avril) JEAN de Mortagne, châtelain de Tournai, fait savoir qu’il a donné et reporté en la main de Raoul, son frère, en accroissement de son fief, 11 bonniers et 12 verges à Dottignies en la Dove, et environ 13 bonniers à Saint-Léger, hameau de la Raspaille, devant ses hommes de fiefs, pairs de Raoul : Roger de Mortagne, seigneur d’Espierres, Thomas de Mortagne, Gillon du Lokeron, chevaliers, Arnoul de Mortagne, clerc, Ankiel Wavison.  Il a plu à mon frère de reporter le tout en mains des Templiers de Flandre, par vente.  Les frères tiendront ces biens en francs-alleux ; comme ils tiennent tout ce qui leur est échu de Gossuin Fastret, plus 4 bonniers acquis dans la suite.  TEMOINS, les échevins de Tournai : OTTON le Brun, Arnoul d’Estaimbourg, Gossuin d’Espierres, Gauthier le Prouvost, chevalier. » (Arch. Nat.  Paris.  S.5210, liasse 45, n°3)

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Jan_van_Eyck-RoubaixToison-d-or-Jean-de-RoubaixROUBAIX/roubaix_jean-toison-orJehan_de_RoubaixBataille de Roubaix-RoosebekeVan-Eyck-Roubaix-Bourgogne

Le peintre Jan van Eyck  peintre des ducs, La toison d’Or de Jean de Roubaix, Jean de Roubaix, la  bataille de Nikopolis, autoportrait de van Eyck

     Jean-sans-peur   Philippe III le BonCharles-de-Bourgogne-Roubaix     Charles le TéméraireCharles-le-Temeraire-Roubaix

      Jean sans peur, Philippe le Bon, Duc de Bourgogne, 1° Chef et Souverain de la Maison de Bourgogne (1396-1467) Charles le Téméraire, fils de Philippe le Bon, deuxième Chef et Souverain de la Maison de Bourgogne (1433-1477)

Jean V de Roubaix (ca 1369 – 1449) (ou Jehan de Roubaix),

Chevalier de l’ordre de la Toison d’Or en 1430 était seigneur de Roubaix. Seigneur de Roubaix et de Herzele, de Longueval, du Broeucq et de Fontenoy
Il portait, comme tous les seigneurs de Roubaix, d’hermine au chef de gueules. Un Jean de Roubaix est également tué à la bataille de Nicopolis en 1396.Jean fit parler de lui, pour la première fois, lors de la bataille de Roosebecke (sur la commune actuelle de Westrozebeke, 27 novembre 1382). Il combattit les Sarrasins à Carthage, visita les Lieux Saints en Palestine. Ses nombreux succès firent de lui un des seigneurs les plus puissants de l’époque, tant financièrement que par l’influence dont il jouissait auprès des Ducs de Bourgogne. Il fut le premier chambellan du duché de Bourgogne sous Jean sans Peur et conserva son poste à la mort de celui-ci au profit de son fils, Philippe III de Bourgogne dit Philippe le Bon. C’est donc tout naturellement que ce dernier l’envoya au Portugal en 1428, afin de négocier le mariage du duc avec Isabelle de Portugal. Dans l’ambassade, on retrouvait un membre illustre, Jan Van Eyck qui était, à l’époque, le peintre du duc. Le mariage eut lieu à Bruges, le 10 janvier 1430. Lors des fastes, le duc créa l’Ordre de la Toison d’Or, les premiers chevaliers furent (dans l’ordre) Philippe le Bon, Guillaume de Vienne, Regnier Pot et Jean de Roubaix. Jean meurt en 1449 ; son fils, Pierre de Roubaix, lui succède comme chambellan du duché de Bourgogne.

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Pierre de Roubaix (1415-1498)

est né à Herzelles (près de Bruxelles) le premier août 1415. Il décède à Roubaix le 7 juin 1498 et est inhumé en l’église paroissiale Saint Martin, dans la chapelle « Sainte-Croix ». Il succède le 7 juin 1449 à son père, Jean V de Roubaix. Il a trente quatre ans. Très jeune, il avait épousé Marguerite de Ghistelle, dame du Broeucq et de Wasquehal, héritière de l’une des plus nobles et des plus anciennes maisons de Flandres. Il fit passer la ville d’une petite localité à une des villes les plus prospères de la région, notamment en obtenant le 1er octobre 1469 une charte de l’État bourguignon lui garantissant un privilège d’exercer le commerce et la manufacture. Il accumula par ce biais une considérable fortune. Pierre de Roubaix  fut aussi un grand voyageur, qui se rendit à Rome, à Jérusalem, alla combattre les infidèles à Carthage etc. À sa mort, il n’avait qu’une fille, Isabeau de Roubaix qui fonda l’hôpital Sainte-Élisabeth en 1488 pour y accueillir 12 femmes pauvres, soignées par les religieuses de l’ordre de Saint-Augustin jusqu’à la Révolution  qui lui succéda.

Après lui, la branche masculine ainée de la famille « de Roubaix » s’éteint et la domination du fief passe, par le mariage d’Isabeau avec Jacques de Luxembourg, par le mariage de leur fille ainée Isabelle de Luxembourg à Jean III de Melun à la famille de Melun. La descendante de Jean III, Jeanne de Melun portait le titre de Marquise transmit à la maison de Ligne par son mariage avec Lamoral Ier de Ligne, premier prince de Ligne, et actuellement la famille Meurillon

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                La chapelle du Saint Sépulcre,                             Roubaix dans l’album de Croy,                                     L’hôpital Sainte-Élisabeth,

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       Roubaix sous l’Ancien Régime,          

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L’église saint Martin de Roubaix : Tombeau de François de Luxembourg 1472, vierge à l’enfant, retable, Vierges à l’enfant.

Face au pouvoir laïc symbolisé par l’Hôtel de Ville, la tour de l’église Saint-Martin est le témoin architectural le plus ancien de la Ville de Roubaix. Située au centre de la ville, elle a vu se développer autour d’elle le bourg puis la ville que nous connaissons. L’origine de l’église pourrait remonter au 9ème siècle (vers 881-887). Elle se développe peu à peu du 12ème au 15ème siècle. De 1468 à 1521 : l’église est reconstruite à l’exception du chœur. Elle voit l’édification de sa tour de 1511 à 1571. En 1684, cette dernière est la seule rescapée d’un important incendie qui dévaste une grande partie de la ville. En 1848, l’église est totalement remaniée par la surélévation du chœur, et l’adjonction de deux nouvelles nefs de part et d’autre de ce chœur, ce qui fait de l’Église Saint-Martin, l’un des premiers édifices néo-gothiques dont le décor intérieur est dominé par le splendide retable de Saint-Jean Baptiste, joyaux de l »art religieux.

Heures-Saint-Augustin-Roubaixoraisons-St-Augustin-RoubaixIsabeau-de-Roubaix-1460isabeau-Roubaix

Heures à l’usage des filles de St Augustin XVI°, Heures d’Isabeau de Roubaix vers 1460, Oraisons de St Augustin,

wasquehal-album-de-croy

Voici quelques évènements ou monuments que

 Jehan Prouvost

a pu voir :

 

Le banquet du Faisan à Lille en 1454

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Voeu-du-Faisan-Lille-1454 

« Le Vœu du faisan est un vœu formulé par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, et sa cour lors du Banquet du faisan, tenu à Lille le 17 février 1454, d'aller délivrer Constantinople prise par les Turcs l'année précédente. 
Cet engagement chrétien pour la croisade, qui ne fut jamais tenu, répondait au rituel païen qui faisait jurer les participants à une entreprise sur un animal qu'ils se partageaient ensuite également.
Cette fête précédait de peu la diète impériale de Ratisbonne concernant la Turquie qui n'aboutit pas. La croisade n'eut donc pas lieu. Philippe le Bon semble pourtant sincère dans son vœu de croisade. La diplomatie fut très active en la matière. 
De plus, le duc leva de l'argent pour enrôler des troupes et armer des navires. Il semble même qu'il ait voulu participer lui-même à cette croisade. En effet, il réunit des États généraux en janvier 1464 pour organiser le gouvernement en son absence. 
Matthieu de Coussy, chroniqueur de l'époque, fit un récit détaillé du vœu du faisan :Après l'apparition d'un géant escortant une dame représentant la sainte Église, apparaît dans la salle du banquet : « Toison-d'Or, roy d'armes, lequel portoit en ses mains  un phaisant (faisan) en vie, orné d'un riche collier d'or, garny de pierres fines et de perles ; et après iceluy Toison-d'Or, vinrent deux damoiselles adextrées de deux chevaliers de la Toison-d'Or. Ils s'avancèrent jusques devant le duc, où après avoir  fait la révérence, ledit Toison-d'Or parla à icelui duc en ceste manière :« Très haut et très puissant prince, et mon très redoutable seigneur, voyez ici les dames qui très humblement se recommandent à vous ; et pour ce que c'est la coutume qui a esté 
anciennement instituée, après grandes festes et nobles assemblées, on présente aux princes et seigneurs et aux nobles hommes le paon ou quelque autre noble oiseau pour faire des vœux utiles et valables, pour ce sujet on m'a ci envoyé avec ces deux damoiselles  pour vous présenter ce noble phaisant, vous priant que le veuillez avoir en souvenance. » « Ces paroles estant dites, icelui duc print un bref escript, lequel il bailla à Toison-d'Or, et dit tout haut : Je voue à Dieu, mon Créateur, à la glorieuse Vierge Marie,  aux dames et au phaisant, que je feray et entretiendray ce que je baille par escript. »
Toison-d'Or prend alors l'écrit et en fait lecture à haute voix. C'était le vœu que faisait le prince « d'entreprendre et d'exposer son corps pour la défense de la foi chrétienne,  et pour résister à la dampnable entreprinse du Grand-Turc et des infidelles... Et, ajouta-t-il, si je puis, par quelque voye ou manière que ce soit, sçavoir ou cognoistre que ledit Grand-Turc eût volonté d'avoir affaire à moy corps à corps, je, 
pour ladite foy chrestienne soustenir, le combattray à l'ayde de Dieu tout-puissant et de sa très douce mère, lesquels j'appelle toujours à mon ayde. »
Wikipedia

Le Palais Rihour à Lille (1453-1473)

Palais-Rihour-vers-1660 Le palais Rihour à Lille

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« Le Palais Rihour est un monument historique situé place Rihour à Lille. C'est tout ce qui reste d'un palais construit par les ducs de Bourgogne au XVe siècle. La salle des gardes du bâtiment abrite l'office de tourisme de la ville. Il est classé monument historique en 1875.Le Palais Rihour se situe au 42 de la place Rihour dans le centre-ville de Lille. Il est desservi par la première ligne de métro grâce à la station Rihour. En 1450, Philippe le Bon engage des négociations avec la ville pour obtenir des subventions pour la construction d'un nouveau palais. Il obtiendra 6 000 livres sur quatre ans octroyés par le Magistrat. En 1453, le terrain de l'ancienne manse de Rihout (ou Rioult ou Rihoult), îlot marécageux enserré par les bras de la Deûle, est acquis et les travaux de construction sur les plans de l'architecte Evrard de Mazières sont engagés. Ils s'achèveront vingt ans plus tard sous Charles le Téméraire. Le palais comprenait quatre ailes de proportions différentes formant un quadrilatère, encadrant une cour d'honneur. La nature marécageuse du terrain occasionna rapidement des dommages au bâtiment, et d'autre part des réparations importantes durent être effectuées dès le siècle suivant, à cause de la qualité médiocre de la pierre utilisée, venant de la carrière de Lezennes, bien que l'essentiel fut construit, contre la volonté du duc Philippe le Bon, en brique. L'empereur Charles Quint y a séjourné. Le palais Rihour fut racheté 90 000 florins par la ville au roi d'Espagne en 1664 pour servir de « maison de ville », la précédente étant située au débouché de l'actuelle rue Faidherbe. Des aménagements furent alors apportés à la façade nord.En 1700, l'aile nord est endommagée par un incendie à la suite d'un bal nocturne et reconstruite dans le style de l'époque. En 1756, c'est l'aile ouest qui est ravagée par un incendie. Elle sera restaurée dans le style Louis XIV. Un nouvel incendie endommagea ultérieurement la partie sud-est qui fut laissée en l'état, et le palais fut finalement détruit en 1846 pour être intégralement reconstruit dans un style néo-renaissance par Charles Benvignat. La chapelle du XVe siècle, établie sur des fondations antérieures à la construction du palais, est conservée à l'arrière du bâtiment et l'escalier d'honneur de la cour centrale déplacé pierre par pierre devant celle-ci, pivotant de 90° par rapport à son orientation primitive. La même année eut lieu la première représentation de la cantate de Hector Berlioz (la seule de son vivant). En 1875, il est classé monument historique.Un nouvel incendie eut lieu le 23 avril 1916, et une grande partie des archives de la ville disparut à cette occasion. Le Palais Rihour fut alors rasé, à l'exception de la chapelle et de l'escalier du XVe siècle, préservés et de quelques arcades de brique du bâtiment XIXe siècle. En 1929, l'imposant Monument aux Morts d'Edgar Brouty et Jacques Alleman fut dressé devant ces vestiges, en souvenir des destructions et souffrances subies par Lille durant la Première Guerre mondiale ; il éclipse malheureusement, quand on arrive par la grand-place attenante, ce qu'il reste du palais lillois des ducs de Bourgogne, dont les vieux murs auraient peut-être mérité plus d'égards.Tout dans cet édifice, même s'il n'en subsiste plus que l'escalier d'honneur, la chapelle et la salle des gardes, fleure bon le style gothique tardif : fenêtres à meneaux, tourelle octogonale abritant un escalier à révolution, salle des gardes voûtée d'ogives élancées, chapelle (dite salle du Conclave). Dégagé de sa gangue et ambitieusement restauré, ce petit palais médiéval retrouverait beaucoup de son cachet d'antan.La chapelle ou salle du conclave servit de lieu de justice. Elle était décorée de cinq tableaux monumentaux peints par Arnould de Vuez. Les tableaux ont disparu mais leurs esquisses peintes sont conservées et exposées au musée de l'Hospice Comtesse. Plusieurs grandes caves voutées d'ogives appartenant au palais se trouvent sous la place et mériteraient d'être utilisées. En 2004, la ville de Lille fut Capitale européenne de la culture. À cette occasion le Palais Rihour abrita une exposition des œuvres du peintre Victor Vasarely et son clocheton fut reconstruit. » Wikipedia

Hospice Gantois à Lille (1462)

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« Fondé par Jean de la Cambe dit Gantois, échevin de Lille et bourgeois ayant fait fortune dans le négoce d'albâtre, l'Hospice Gantois est situé au croisement de la rue de Paris et de la rue Malpart, dans le quartier Lille-Centre à Lille. Il a été classé Monument historique en août 1923 et en août 1967. L'Acte de fondation de l'Hospice Gantois (daté du 3 juillet 1462) explique la volonté de Jean de la Cambe de faire, de ce nouvel édifice, un lieu où pouvaient être entretenus (gîte, couvert et soins) treize vieillards indigents ; ce dernier étant alors d'ailleurs rattaché à la collégiale Saint-Pierre et non pas à la paroisse Saint-Sauveur de laquelle il aurait du dépendre. L'emplacement de l'hospice était propice à sa mission puisque son quartier était assez pauvre, ce qui expliquait aussi la présence d'autres fondations religieuses et chrétiennes de charité. Progressivement (du XVIIIème au XXème siècles), l'hospice devint un vrai hôpital (au sens moderne du terme). Il resta en activité jusqu'en 1995. Puis, en 2003, il fut transformé en hôtel de luxe : l'Hermitage Gantois. Originellement composé d'une salle des malades et d'une chapelle (où fut enterré Jean de la Cambe et où peut être admiré le chemin de croix datant du XVème siècle) et d'autres bâtiment axés sur quatre cours, l'hospice fut agrandi en 1664 et en 1672 pour être ainsi doté d'une maison pour le chapelain (à gauche de la chapelle) et d'une maison d'accueil (où se trouve la niche abritant une petite statue représentant Saint-Jean-Baptiste, à droite de la chapelle).Actuellement ses visiteurs peuvent aussi y admirer le grand salon, la bibliothèque et le cloître qui ont gardés le charme de l'ancien. » Wikipedia

 

l'Ordre de la Toison d'Or

Ordre-de-la-Toison-d-OrToison d'OrCharles de Bourgogne

 

« Philippe le Bon fut le fondateur à Bruges en 1430 de l'Ordre de la Toison d'Or et premier Maître de l'Ordre Bruges 1430*Les premiers Chevaliers de l'Ordre (brevets 1 à 35) :

Philippe III le Bon, duc de Bourgogne.

1431 Premier chapitre : Lille

 

 

 

Descendance, sur les premières générations

du bailly Jean de Langlée.
Marié avec Agnès de Croix, dont

Marié le 4 novembre 1637 avec Isabelle de Ligne, née en 1623, décédée le 17 août 1678, Paris (à l'âge de 55 ans), dont

 

 

Parenté du bailly Jean de Langlée et les Prouvost-Masurel :

Georges Verdière, seigneur de Duremont ca 1380-/1443 &ca 1410 Marguerite de Warenghien, dame de La Fontaine ca 1396-/1447

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Jeanne Verdière &1444
Pierre de Langlée

 

Georges Verdière, seigneur de La Fontaine ca 1420-/1473

&ca 1448
Marie de Bouvines, dame de Péronne en Mélantois ca 1425

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Jean de Langlée

 

Simon Verdière ca 1450 &ca 1475
Isabeau d’Aigremont ca 1450

 

 

 

Ancêtre des Charles Prouvost-Masurel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Roubaix-ville-d-art-et-d-industrie-xv-xxieme-siecle

Armes de la ville de Roubaix

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