Jehan II Prouvost dit des Huçons version imprimable
Seigneur de Wasquehal en 1460
Echevin de Roubaix
Bras droit de Pierre de Roubaix (1415-1498), chambellan du duché de Bourgogne
Lié à la Charte de Roubaix de 1469
Pierre de Roubaix et ses cinq collaborateurs :
Le bailly Jean de Langlée, les échevins Jean de Buisnes et Jehan Prouvost, les lieutenants Jean Fournier et Guillaume Agache.
" Dès 7 heures du matin, le 15 du mois de novembre 1469,
le bailly Jean de Langlée,
les échevins Jean de
Buisnes et Jean Prouvost, dit des Huçons,
les deux lieutenants Jean Fournier et
Guillaume Agache,

La Charte des drapiers par Joseph Weerts, Hôtel de ville de Roubaix

Le château de Roubaix , construit par Pierre de Roubaix (1415-1498), chambellan du duché de
Bourgogne,
Fils de Jean de Roubaix, un des
seigneurs les plus puissants de l'époque,
Troisième chevalier, de la Toison d’Or après
Philippe le Bon, (Guillaume de Vienne, Regnier Pot puis Jean de Roubaix)


Premier chambellan de Charles, duc
de Bourgogne,


pour lui témoigner la
reconnaissance de ses sujets
pour avoir obtenu la charte de Roubaix qui donnait à la ville le
droit de faire draps de toute laine. "
(Histoire de Roubaix, Trénard)
En fait, cette charte de l’État
bourguignon garantissant à Roubaix un privilège d'exercer le commerce et la
manufacture ce qui fit passer la ville d'une petite localité à une des villes les
plus prospères de la région ; déjà Roubaix avait reçu, en 1414, le titre de ville grâce à
Jean III de Roubaix (Jean Sans Peur), qui accorda le droit de créer un
échevinage.
""
Jehan Prévost (ou Prouvost), dit des Huchons, aurait
acquis en 1460 la seigneurie de Wasquehal (voir de Muyssart, aux archives du
Nord)" RP Louis d'Halluin
Pour la deuxième fois, Roubaix nomme un échevin: en cette qualité, Jehan Prouvost recevait
le 17 juillet 1474, la donation d'une rente annuelle de 53 sols faite à
l'église paroissiale de Saint Martin par Géraldine de Vernay, pour
son obit (tous les ans et à perpétuité un obit à diacre et sous diacre); dans
les vieux documents, on l'appelait souvent Jehan Huchon". RP Louis
d'Halluin; l'église de Roubaix a été agrandie par Pierre de Roubaix, au
sud, par la chapelle Saint Pierre accolée à la chapelle Saint
Jean-Baptiste, financée par le pasteur Pierre de Vernay, pour abriter les
reliques de l'apôtre; au nord, par la chapelle Sainte Croix ou de la
Trinité, pour abriter sa propre sépulture et celle de Marguerite de Ghistelles,
là où, sans doute, était conservé un morceau de la vraie Croix. En 1499, Jean
Prouvost est un des notables appelés à assigner à Roubaix dans l’aide accordée
au Souverain. La vie communale se localise dans la halle échevinale avec sa
bretèche. Le 23 juillet 1502, « Jean Prouvost, dit des Huchons, cède
et transporte en la main des égliseurs et ministres des biens de l’église de
Roubaix 500 de francs alleux de Bourgogne, à Luingne, à charge par la dite
église de célébrer trois obits par an pour le repos de son âme ; décédé en
1502.
Tombeau de François de
Luxembourg 1472, contemporain de cet évènement et enterré en l’église Saint
Martin de Roubaix


L’église
Saint Martin de Roubaix agrandie en 1844-1849
Albert Prouvost dit :
« Jean Prouvost est le « grand ancêtre » de la
famille Prouvost «
La halle échevinale de Roubaix
L'institution de l'échevinage constitue en quelque sorte
un pacte entre le seigneur et le peuple et une étape d'affranchissement de la
commune. Les prérogatives du seigneur étaient conservées, mais l'exercice en
était régi par des règlements qui ne laissaient plus rien à l'arbitraire. Au
point de vue administratif, le bailli était le principal agent du seigneur et
le représentant de sa personne et de ses droits. Il avait aussi la mission de
protéger les habitants contre l'oppression voisine ou étrangère. Un ou deux
lieutenants lui étaient adjoints. Le bailli (ou son lieutenant) devait résider
dans la commune. Les échevins étaient les délégués directs du seigneur au point
de vue judiciaire et municipal, et quasi les défenseurs naturels des intérêts
des habitants. Tenant leurs pouvoirs de l'autorité seigneuriale, bailli,
lieutenant ou échevins étaient toujours recrutés parmi les familles notables du
lieu. Un greffier leur était adjoint, chargé des affaires de la communauté. C’était
généralement l'un des notaires du lieu. L’ensemble de ces fonctionnaires
constituait ce qu'on appelait le " magistrat ", en même temps cour
de justice et corps administratif (d'après Leuridan " Institutions communales ". Quoique le mandat des échevins fût soumis à
renouvellement chaque année (à la Saint-Rémi), ils étaient le plus souvent, de
fait, maintenus très longtemps en fonction; cette stabilité n'était pas l'un
des moindres avantages du système. Lorsqu’une question importante entrait en
discussion, les habitants étaient appelés à exprimer leur avis en une espèce de
referendum.
Jehan Prouvost, né en 1425, est frère de Guilbert Prouvost, dit des Huchons, tenancier du fief flégart du Wault : « tenu de la seigneurie de
Roubaix, près du moulin de Roubaix » ; ce fief sera tenu par l’ancienne
famille Le Clercq ; « En 1458, Guilbert et Jean Prouvost reçurent du seigneur un fief
situé près du Wault sis près du moulin de Roubaix et pour relief ils lui
devaient un paon et un rossignol « . » ledit rossignol à livrer en
temps et saison quand ils nichent et qu’on peut en découvrit » Leuridan »
Jean Prouvost et son frère Pierre sont
cités le 26 septembre 1449 parmi « les plus riches de la
paroisse de Roubaix. » RP Louis d’Halluin ; lui-même fils de Huars et Isabeau Prouvost
1397 dit des Huchons ; la famille
Prouvost joignait à son nom celui du hameau des Huçons;
Le fief des Huchons correspondait à peu
près à l’actuel parc Barbieux de Roubaix à la limite de Croix « Huars Prouvost
était tenancier de la seigneurie de Favreulles, appartenant aux Seigneurs
de Roubaix et de Croix. Il labourait à son compte une surface
considérable comprenant la Verte Rue (résidence actuelle de nos confrères
et amis Motte), le manoir de la Haye (aujourd’hui avenue Gustave Delory), les
monts de Barbieux (notre jardin public), les quartiers du Moulin et du
Trichon, jusqu’à la rue de la Mackellerie « Albert Prouvost,
discours du centenaire du Peignage Amédée Prouvost, 1851-1951.
Les terres de la famille Prouvost à
Roubaix au Moyen-âge.
Le long de son héritage se trouvait « une
ruelle, voie et fraitte » tenue du Seigneur de Roubaix et par laquelle le chapitre
de Tournai avait droit de passage, ce que contestait Huars et Isabeau, mais qu’ils
durent reconnaître devant le bailli et les hommes de fief de la seigneurie de
Roubaix : leurs échanges sont consignés dans le document ci-dessous. A la
mort d’ Huars, Jean, Seigneur de Roubaix, reçut pour relief un seul gant blanc.
Le parc Barbieux, Avenue du Peuple
Belge à Roubaix, d’une superficie d’environ 33ha, le parc que les
roubaisiens nomment « Le Beau Jardin » porte bien son nom car c’est
en effet l’un des plus beaux parcs de France. Établi sur des terrains
primitivement destinés à là construction d’un canal souterrain, cette création
fut déclarée d’utilité publique par décret du 30 juin 1866. 135 espèces et
variétés d’arbres et 33 massifs agrémentent ce magnifique parc, deux plans d’eau
apportent un élément reposant à cet ensemble bucolique où se trouvent les,
monuments Nadaud, Weerts, Bossut, le médaillon d’Amédée Prouvost et le buste de
Pierre Destombes. Le site est classé par arrêté ministériel du 26 janvier 1994
parmi les sites remarquables du département.


Le parc Barbieux lors de l’exposition
internationale de 1911
Sur les terres même du fief des Huchons de ses ancêtres du Moyen-âge,
à la frontière de Croix, figure le monument du poète, humaniste, voyageur et
industriel Amédée III Prouvost 1877-1911
Achille Segard ; Le mouvement
littéraire du « Beffroi » : Amédée Prouvost II et son monument
au parc Barbieux.
C’est aussi sur ces terres que se trouve
l’étude de notaire de l’ainé de la branche ainée de la famille Prouvost, Maître
Claude-Alain Prouvost ; la demeure de ses cousins Edmond et Chantale
Prouvost ; l’hôtel Prouvost, classé Monument historique, rue Rémy Cogghe,
rue du Grand Chemin construit par le premier Charles Prouvost.
Le fils de Jehan Prouvost fut Binet Prouvost, dit Binet des Huçons,
né en 1499, censier des Huchons dans le premier quart du XVI° ; décédé
après 1520, est au nombre des 29 principaux censiers qui, en 1520, vont quérir
pierres à Lezennes pour les travaux exécutés à cette époque dans l’église
(Saint Martin) de Roubaix.
« Depuis Charles Quint, les mêmes
familles dominent la Fabrique Roubaisienne : Pollet, Mulliez, Prouvost,
Van Reust (qui devient Voreux), Leclercq, Roussel, Fleurquin, Florin,
Malfait...Elles assurent la majorité de la production. » HilaIre-Trénard :
Histoire de Roubaix ». A Lille, le sculpteur Allard Prouvost, à la filiation non définie, œuvre
au début du XVI° siècle pour l’hopital Comtesse, le chapitre Saint Pierre, la
collégiale Saint Pierre, notamment des figures des fondatrices Jeanne de
Constantinople et sa sœur Marguerite de Flandre agenouillées de part et d’autre
de la Vierge à l’’Enfant et présentées chacune par un ange dans le style
ample et souple de l’art gothique finissant. (Trénard : histoire de Lille).

L’activité du
textile dans « l’Encyclopédie »
Jean Buzelain put écrire, en 1625, dans
sa Gallo-Flandria, sacra et profana : « Roubaix, bourg ancien et
noble sous beaucoup de rapports :
sa dignité de Marquisat, son vieux château, la multitude de ses
habitants, ses manufactures de draps, son église paroissiale,
son hopital, sa forme de ville concourent à lui donner un air de grande beauté
et de richesse. » Hilaire Trénard
Archives de la
cathédrale de Tournai, Cartulaire E.1°127 Sources de l’histoire de Roubaix,
n°184
Le long de l’héritage de Huars et Isabeau Prouvost vers 1350 se trouvait « une ruelle, voie et fraitte » tenue du Seigneur de Roubaix et par laquelle le chapitre de Tournai avait droit de passage, ce que contestait Huars et Isabeau, mais qu’ils durent reconnaître devant le bailli et les hommes de fief de la seigneurie de Roubaix : leurs échanges sont consignés dans le document ci-dessus

Jehan Prouvost était juge de la
Seigneurie de Croix en 1368 : son écu portait un sautoir surmonté de deux roues.
La ville de Croix longe l’actuel parc Barbieux à Roubaix qui faisait
partie du fief des Huchons, attaché à la famille et au nom Prouvost au
Moyen-âge. :
Le nom est
anciennement cité dans le cartulaire de Cysoing.
A la même époque, « Jacques «Li Prouvost », chevalier, est cité en 1383 « Puymège. Gauthier le Prouvost, chevalier, échevin de Tournai. « 1270 (avril) JEAN de Mortagne, châtelain de Tournai, fait savoir qu’il a donné et reporté en la main de Raoul, son frère, en accroissement de son fief, 11 bonniers et 12 verges à Dottignies en la Dove, et environ 13 bonniers à Saint-Léger, hameau de la Raspaille, devant ses hommes de fiefs, pairs de Raoul : Roger de Mortagne, seigneur d’Espierres, Thomas de Mortagne, Gillon du Lokeron, chevaliers, Arnoul de Mortagne, clerc, Ankiel Wavison. Il a plu à mon frère de reporter le tout en mains des Templiers de Flandre, par vente. Les frères tiendront ces biens en francs-alleux ; comme ils tiennent tout ce qui leur est échu de Gossuin Fastret, plus 4 bonniers acquis dans la suite. TEMOINS, les échevins de Tournai : OTTON le Brun, Arnoul d’Estaimbourg, Gossuin d’Espierres, Gauthier le Prouvost, chevalier. » (Arch. Nat. Paris. S.5210, liasse 45, n°3)









Jean sans peur, Philippe le Bon, Duc de
Bourgogne, 1° Chef et Souverain de la Maison de Bourgogne (1396-1467) Charles
le Téméraire, fils de Philippe le Bon, deuxième Chef et Souverain de la Maison
de Bourgogne (1433-1477)
Jean V de Roubaix (ca 1369 – 1449) (ou
Jehan de Roubaix),
Chevalier de l’ordre de la Toison d’Or
en 1430 était seigneur de Roubaix. Seigneur de Roubaix et de Herzele, de
Longueval, du Broeucq et de Fontenoy
Il portait, comme tous les seigneurs de Roubaix, d’hermine au chef de
gueules. Un Jean de Roubaix est également tué à la bataille de Nicopolis en
1396.Jean fit parler de lui, pour la première fois, lors de la bataille de
Roosebecke (sur la commune actuelle de Westrozebeke, 27 novembre 1382). Il
combattit les Sarrasins à Carthage, visita les Lieux Saints en Palestine. Ses
nombreux succès firent de lui un des seigneurs les plus puissants de l’époque,
tant financièrement que par l’influence dont il jouissait auprès des Ducs de
Bourgogne. Il fut le premier chambellan du duché de Bourgogne sous Jean sans
Peur et conserva son poste à la mort de celui-ci au profit de son fils,
Philippe III de Bourgogne dit Philippe le Bon. C’est donc tout naturellement
que ce dernier l’envoya au Portugal en 1428, afin de négocier le mariage du duc
avec Isabelle de Portugal. Dans l’ambassade, on retrouvait un membre illustre,
Jan Van Eyck qui était, à l’époque, le peintre du duc. Le mariage eut lieu à
Bruges, le 10 janvier 1430. Lors des fastes, le duc créa l’Ordre de la Toison d’Or,
les premiers chevaliers furent (dans l’ordre) Philippe le Bon, Guillaume de
Vienne, Regnier Pot et Jean de Roubaix. Jean meurt en 1449 ; son fils,
Pierre de Roubaix, lui succède comme chambellan du duché de Bourgogne.
Pierre de Roubaix (1415-1498)
est
né à Herzelles (près de Bruxelles)
le premier août 1415. Il décède à Roubaix le
7 juin 1498 et est inhumé en l’église
paroissiale Saint Martin, dans la chapelle
« Sainte-Croix ». Il
succède le 7 juin 1449 à son père, Jean V de
Roubaix. Il a trente quatre ans.
Très jeune, il avait épousé Marguerite de
Ghistelle, dame du Broeucq et de
Wasquehal, héritière de l’une des plus nobles et
des plus anciennes maisons de
Flandres. Il fit passer la ville d’une petite localité
à une des villes les
plus prospères de la région, notamment en obtenant le 1er octobre
1469 une charte de l’État bourguignon lui garantissant un privilège d’exercer
le commerce et la manufacture. Il accumula par ce biais une considérable
fortune. Pierre de Roubaix fut aussi un
grand voyageur, qui se rendit à Rome, à Jérusalem, alla combattre les infidèles
à Carthage etc. À sa mort, il n’avait qu’une fille, Isabeau de Roubaix qui
fonda l’hôpital Sainte-Élisabeth en 1488 pour y accueillir 12 femmes pauvres,
soignées par les religieuses de l’ordre de Saint-Augustin jusqu’à la
Révolution qui lui succéda.
Après lui, la branche masculine ainée de la famille « de Roubaix » s’éteint et la domination du fief passe, par le mariage d’Isabeau avec Jacques de Luxembourg, par le mariage de leur fille ainée Isabelle de Luxembourg à Jean III de Melun à la famille de Melun. La descendante de Jean III, Jeanne de Melun portait le titre de Marquise transmit à la maison de Ligne par son mariage avec Lamoral Ier de Ligne, premier prince de Ligne, et actuellement la famille Meurillon
La
chapelle du Saint
Sépulcre,
Roubaix dans
l’album de Croy,
L’hôpital
Sainte-Élisabeth,
Roubaix sous l’Ancien
Régime,




L’église saint Martin de Roubaix :
Tombeau de François de Luxembourg 1472, vierge à l’enfant, retable, Vierges à
l’enfant.
Face au pouvoir laïc symbolisé par l’Hôtel
de Ville, la tour de l’église Saint-Martin est le témoin architectural le plus
ancien de la Ville de Roubaix. Située au centre de la ville, elle a vu se
développer autour d’elle le bourg puis la ville que nous connaissons. L’origine
de l’église pourrait remonter au 9ème siècle (vers 881-887). Elle se développe
peu à peu du 12ème au 15ème siècle. De 1468 à 1521 :
l’église est reconstruite à l’exception du chœur. Elle voit l’édification de sa
tour de 1511 à 1571. En 1684, cette dernière est la seule rescapée d’un
important incendie qui dévaste une grande partie de la ville. En 1848, l’église
est totalement remaniée par la surélévation du chœur, et l’adjonction de deux
nouvelles nefs de part et d’autre de ce chœur, ce qui fait de l’Église
Saint-Martin, l’un des premiers édifices néo-gothiques dont le décor intérieur
est dominé par le splendide retable de Saint-Jean Baptiste, joyaux de l »art
religieux.


Heures à l’usage des filles de St
Augustin XVI°, Heures d’Isabeau de Roubaix vers 1460, Oraisons de St Augustin,
Voici quelques évènements ou monuments que
Jehan
Prouvost
a pu voir :
Le banquet du Faisan à Lille en 1454

« Le Vœu du faisan est un vœu formulé par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, et sa cour
lors du Banquet du faisan,
tenu à Lille le 17 février 1454,
d'aller délivrer Constantinople
prise par les Turcs l'année précédente.
Cet engagement
chrétien pour la croisade, qui ne fut jamais tenu, répondait au rituel païen
qui faisait jurer les participants à une entreprise sur un animal qu'ils se
partageaient ensuite également.
Cette fête précédait de peu la diète impériale de Ratisbonne
concernant la Turquie qui
n'aboutit pas. La croisade n'eut donc pas lieu. Philippe le Bon semble pourtant sincère dans
son vœu de croisade. La diplomatie fut très active en la matière.
De plus, le
duc leva de l'argent pour enrôler des troupes et armer des navires. Il semble
même qu'il ait voulu participer lui-même à cette croisade. En effet, il réunit
des États généraux en janvier 1464 pour organiser
le gouvernement en son absence.
Matthieu de Coussy, chroniqueur de l'époque,
fit un récit détaillé du vœu du faisan :Après l'apparition d'un géant
escortant une dame représentant la sainte Église, apparaît dans la salle du
banquet : « Toison-d'Or,
roy d'armes, lequel portoit en ses mains un phaisant (faisan) en
vie, orné d'un riche collier d'or, garny de pierres
fines et de perles ; et après iceluy Toison-d'Or, vinrent
deux damoiselles
adextrées de deux chevaliers de la Toison-d'Or. Ils
s'avancèrent jusques devant
le duc, où après avoir fait la
révérence, ledit Toison-d'Or parla à icelui duc
en ceste manière :« Très haut et
très puissant prince, et mon très
redoutable seigneur, voyez ici les dames qui très humblement se
recommandent à
vous ; et pour ce que c'est la coutume qui a esté
anciennement instituée,
après grandes festes et nobles assemblées, on
présente aux princes et seigneurs
et aux nobles hommes le paon ou quelque autre noble oiseau pour faire
des vœux
utiles et valables, pour ce sujet on m'a ci envoyé avec ces deux
damoiselles pour vous présenter ce noble phaisant, vous
priant que le veuillez avoir en
souvenance. » « Ces paroles estant dites, icelui
duc print un bref
escript, lequel il bailla à Toison-d'Or, et dit tout haut :
Je voue à
Dieu, mon Créateur, à la glorieuse Vierge Marie,
aux dames et au phaisant, que
je feray et entretiendray ce que je baille par escript. » Toison-d'Or
prend alors l'écrit et en fait lecture à haute voix. C'était le vœu que faisait
le prince « d'entreprendre et d'exposer son corps pour la défense de la
foi chrétienne, et pour résister à la dampnable entreprinse du Grand-Turc et
des infidelles... Et, ajouta-t-il, si je puis, par quelque voye ou manière que
ce soit, sçavoir ou cognoistre que ledit Grand-Turc eût volonté d'avoir affaire
à moy corps à corps, je,
pour ladite foy chrestienne soustenir, le combattray à
l'ayde de Dieu tout-puissant et de sa très douce mère, lesquels j'appelle
toujours à mon ayde. » Wikipedia
Le Palais Rihour à Lille (1453-1473)


« Le Palais Rihour est un monument historique situé place
Rihour à Lille. C'est tout ce qui reste d'un palais construit par les ducs de
Bourgogne au XVe siècle. La salle des gardes du bâtiment abrite l'office de
tourisme de la ville. Il est classé monument historique en 1875.Le Palais
Rihour se situe au 42 de la place Rihour dans le centre-ville de Lille. Il
est desservi par la première ligne de métro grâce à la station Rihour. En 1450,
Philippe le Bon engage des négociations avec la ville pour obtenir des
subventions pour la construction d'un nouveau palais. Il obtiendra 6 000 livres
sur quatre ans octroyés par le Magistrat. En 1453, le terrain de l'ancienne
manse de Rihout (ou Rioult ou Rihoult), îlot marécageux enserré par les bras de
la Deûle, est acquis et les travaux de construction sur les plans de
l'architecte Evrard de Mazières sont engagés. Ils s'achèveront vingt ans plus
tard sous Charles le Téméraire. Le palais comprenait quatre ailes de
proportions différentes formant un quadrilatère, encadrant une cour d'honneur.
La nature marécageuse du terrain occasionna rapidement des dommages au
bâtiment, et d'autre part des réparations importantes durent être effectuées
dès le siècle suivant, à cause de la qualité médiocre de la pierre utilisée,
venant de la carrière de Lezennes, bien que l'essentiel fut construit, contre
la volonté du duc Philippe le Bon, en brique. L'empereur Charles Quint y a
séjourné. Le palais Rihour fut racheté 90 000 florins par la ville au roi
d'Espagne en 1664 pour servir de « maison de ville », la précédente étant
située au débouché de l'actuelle rue Faidherbe. Des aménagements furent alors
apportés à la façade nord.En 1700, l'aile nord est endommagée par un incendie à
la suite d'un bal nocturne et reconstruite dans le style de l'époque. En 1756,
c'est l'aile ouest qui est ravagée par un incendie. Elle sera restaurée dans le
style Louis XIV. Un nouvel incendie endommagea ultérieurement la partie sud-est
qui fut laissée en l'état, et le palais fut finalement détruit en 1846 pour
être intégralement reconstruit dans un style néo-renaissance par Charles
Benvignat. La chapelle du XVe siècle, établie sur des fondations antérieures à
la construction du palais, est conservée à l'arrière du bâtiment et l'escalier
d'honneur de la cour centrale déplacé pierre par pierre devant celle-ci,
pivotant de 90° par rapport à son orientation primitive. La même année eut lieu
la première représentation de la cantate de Hector Berlioz (la seule de son
vivant). En 1875, il est classé monument historique.Un nouvel incendie eut lieu
le 23 avril 1916, et une grande partie des archives de la ville disparut à
cette occasion. Le Palais Rihour fut alors rasé, à l'exception de la chapelle
et de l'escalier du XVe siècle, préservés et de quelques arcades de brique du
bâtiment XIXe siècle. En 1929, l'imposant Monument aux Morts d'Edgar Brouty et
Jacques Alleman fut dressé devant ces vestiges, en souvenir des destructions et
souffrances subies par Lille durant la Première Guerre mondiale ; il éclipse
malheureusement, quand on arrive par la grand-place attenante, ce qu'il reste
du palais lillois des ducs de Bourgogne, dont les vieux murs auraient peut-être
mérité plus d'égards.Tout dans cet édifice, même s'il n'en subsiste plus que
l'escalier d'honneur, la chapelle et la salle des gardes, fleure bon le style
gothique tardif : fenêtres à meneaux, tourelle octogonale abritant un escalier
à révolution, salle des gardes voûtée d'ogives élancées, chapelle (dite salle
du Conclave). Dégagé de sa gangue et ambitieusement restauré, ce petit palais
médiéval retrouverait beaucoup de son cachet d'antan.La chapelle ou salle du
conclave servit de lieu de justice. Elle était décorée de cinq tableaux
monumentaux peints par Arnould de Vuez. Les tableaux ont disparu mais leurs
esquisses peintes sont conservées et exposées au musée de l'Hospice Comtesse.
Plusieurs grandes caves voutées d'ogives appartenant au palais se trouvent sous
la place et mériteraient d'être utilisées. En 2004, la ville de Lille fut
Capitale européenne de la culture. À cette occasion le Palais Rihour abrita une
exposition des œuvres du peintre Victor Vasarely et son clocheton fut
reconstruit. » Wikipedia

« Fondé par Jean de la Cambe dit Gantois, échevin de Lille
et bourgeois ayant fait fortune dans le négoce d'albâtre, l'Hospice Gantois
est situé au croisement de la rue de Paris
et de la rue Malpart, dans le quartier Lille-Centre à Lille. Il a été classé Monument
historique en août 1923 et en août 1967. L'Acte de fondation de
l'Hospice Gantois (daté
du 3 juillet 1462) explique la volonté de Jean de la Cambe de faire, de ce
nouvel édifice, un lieu où pouvaient être entretenus (gîte, couvert et soins)
treize vieillards indigents ; ce dernier étant alors d'ailleurs rattaché à
la collégiale
Saint-Pierre et non pas à la paroisse Saint-Sauveur de laquelle il
aurait du dépendre. L'emplacement de l'hospice était propice à sa mission
puisque son quartier était assez pauvre, ce qui expliquait aussi la présence
d'autres fondations religieuses et chrétiennes de charité. Progressivement (du
XVIIIème au XXème siècles), l'hospice devint un vrai hôpital (au sens moderne
du terme). Il resta en activité jusqu'en 1995. Puis, en 2003, il fut transformé
en hôtel de luxe : l'Hermitage Gantois. Originellement composé
d'une salle des malades et d'une chapelle (où fut enterré
Jean de la Cambe et où peut être admiré le chemin de croix datant du XVème
siècle) et d'autres bâtiment axés sur quatre cours, l'hospice fut agrandi en
1664 et en 1672 pour être ainsi doté d'une maison pour le chapelain (à gauche
de la chapelle) et d'une maison d'accueil (où se trouve la niche abritant une
petite statue représentant Saint-Jean-Baptiste, à droite de la chapelle).Actuellement
ses visiteurs peuvent aussi y admirer le grand salon, la bibliothèque et le
cloître qui ont gardés le charme de l'ancien. » Wikipedia
l'Ordre de la Toison d'Or
« Philippe le Bon fut le fondateur à Bruges en 1430 de
l'Ordre de la Toison d'Or et premier Maître de l'Ordre Bruges 1430*Les
premiers Chevaliers de l'Ordre (brevets 1 à 35) :
Philippe III le
Bon, duc de Bourgogne.
1431 Premier chapitre : Lille
Descendance, sur les premières générations,
du bailly Jean de Langlée.
Marié avec Agnès de Croix, dont
Marié le 4 novembre 1637 avec Isabelle de Ligne, née en 1623,
décédée le 17 août 1678, Paris (à l'âge
de 55 ans), dont
Parenté du bailly Jean de Langlée et les
Prouvost-Masurel :
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Armes de la ville de Roubaix