Quelques données concernant la lignée des
 Macquart
Macquart

Philippe Macquart +1380

macquart-philippe.2.macquart

Lettres d'anoblissement accordées par le roi Philippe le Long à Raoul Macquart, ancêtre direct de Philippe Macquart, à Hélissende, épouse de Raoul, et à leur postérité - avril 1317)

D'après La Chesnaye-Desbois, Philippe Macquart aurait eu aussi une fille de son mariage : Elise.
Philippe Macquart descend (à quel degré ?) de Raoul Macquart de Mareuil x Elissende.
La famille Macquart est anciennement originaire de l'Orléanais, et viendra s'établir en Lorraine en 1456, puis passera en Flandre en 1585, où elle subsiste encore.
Sur Raoul Macquart, ancêtre direct de Philippe, voici ce qu'écrit Joseph de Terline, dans ses « Recherches généalogiques sur la maison de Terline » (Paris, 1950) :
"Le nom Macquart est un dérivé du nom de baptême Macarius, fréquemment employé en Champagne à cette époque.
Dans le fonds d'archives de l'abbaye Saint-Pierre d'Avenay (Archives départementales de la Marne, cartulaire du 4 août 1272), se trouvent conservées deux chartes faisant mention de Raoul Macquart de Mareuil (Mareuil : canton d’Ay, Marne), auquel remonte la filiation suivie de la maison Macquart de Terline.
Vers la fin du XIII° siècle, un différend s'était élevé entre les dames religieuses d'Avenay et le sire de la Malmaison « Malmaison : lieudit entre Mutihny et Champillon – Marne) ; les pre-mières réclamaient au second versement de certaines redevances ; celui-ci leur opposait une demande en règlement de comptes antérieurs ; bref, après maintes contestations, le sire de la Malmaison décida de s'en rapporter à la sentence d'un arbitre. Tel est l'objet de la charte du « Mercredi devant la Saint Symon et Saint Jude » (22 octobre) 1302, qui nous montre le sire se mettant à cet effet « de haut et de bas en la volonté et en l'ordenance de Raoul Macquart de Maruel, gruier en Champagne ».
Une autre charte, datée de « Dimanche après Noël » (28 décembre) 1302, donne le prononcé du jugement rendu sur ce fait par le juge de la prévôté d'Epernay, ledit Raoul ayant « dit ses raisons pour les droits de l'une et de l'autre partie ».
Le nom de Raoul Macquart de Mareuil, choisi comme arbitre dans cette affaire, n'était pas alors tout à fait inconnu : à plusieurs reprises, il a déjà été fait mention de lui dans les journaux du Trésor de Philippe IV le Bel : les 12 et 13 mars 1299 et les 25 et 28 février 1300, il est cité comme « monneyeur » — on eût dit par la suite contrôleur des finances — des cités et diocèses de Reims, Châlons, Soissons, Laon et Verdun ; quelques années plus tard, en 1308, ce sera lui encore qui, toujours d'après les mêmes journaux du Trésor, réglera les comptes des armées de Flandre avec le connétable de France, Gaucher de Châtillon.
Dès l'année 1313, cependant, Raoul apparaît investi des hautes fonctions de « garde des foires de Champagne et de Brie ». Une charte du « dimanche après les ottaves des Brandons » (11 mars) 1313 le représente, chargé ès qualité, avec l'autre garde Jean Cayn de Sainte-Menehould, de réprimer les fraudes qui pourraient s'ensuivre de la perte du sceau du comte de Flandre.
Au cours des années 1317, 1318 et 1319, Raoul exerçait toujours la même charge et il eut notamment à veiller, avec Flament de Laude, à l'exécution des deux ordonnances royales rendues au mois de juin 1317 à Livry-en-Aunis et qui réduisaient à cent quarante le nombre des sergents et à quarante celui des notaires des foires de Champagne .
En considération de ses bons et multiples services et aussi à la prière de Gaucher de Châtillon, connétable de France, chevalier, Raoul fut fait chevalier et anobli, lui, sa femme Hélissende et toute leur postérité présente et future.
Cet anoblissement par chevalerie, qui figure au registre du Trésor des chartes, lui fut octroyé à Vincennes au mois d'avril, par le roi Philippe V le Long, en 1318. Il est en tout cas l'un des premiers de cette sorte et, à ce titre, Gilles de la Roque le savant héraldiste du XVII° siècle, le cite dans son Traité de la Noblesse.(Voici, d'ailleurs, ce qu'écrit La Roque : « Les plus anciennes lettres (de chevalerie) sont celles du roi Louis X dit Hutin données à la Tour de Groigny, au mois de juin 1315, par lesquelles Pierre de Mussy, fait chevalier par Sa Majesté, est dit fils de feu Guillaume de Mussy, fait chevalier par le roi Philippe IV le Bel... …Le roi Philippe le Long anoblit par chevalerie Raoul Macart, en considération de ses services, à la prière de Gaucher de Châtillon, connétable de France, chevalier ; les lettres en sont données à Vincennes en avril 1317 »).
Traitant de la même question, mais sans distinguer entre lettres de chevalerie et lettres ordinaires, comme l'a fait La Roque, le vicomte Ch. Gaspard de Toustain écrira au siècle suivant : « Depuis le premier anoblissement par lettres connu de la part de nos rois, qu'on le date de Philippe-Auguste à Victor Brodeau en 1191, ou de Philippe le Hardi à Raoul l'orfèvre en 1272, cette forme a commencé ... en Normandie dansl’Alençonnais en l285 par un LaCour Supérieure… dans le Dauphiné en 1304 par un Bastet ... en Guyenne en 1302 par un Montignac... en Languedoc en 1299 par un Nogaret ... en Poitou en 1317 par un Rouhaut ... dans l’Isle de France en 1317 par un Macquart.
Et, à propos de ce dernier, l’auteur, de poursuivre : « Le baron de Rullecourt, tué à Jersey, était de cette ancienne famille et n’avait pas la petitesse de cacher un anoblissement qui n’avait pas empêché son entrée dans l’ordre de Saint-Lazare [le roi Louis XV, par un règlement du 20 mars 1773, avait statué que, pour être admis dans les dits ordres, il faudrait avoir trente ans accomplis et faire preuve de huit degrés ou générations de noblesse paternelle non interrompue, sans anoblissement connu, et ce non compris le présenté… Tous ces titres doivent être originaux et on n’admettra aucune copie de quelque forme qu’elle puisse être revêtue…], et qui datait d’une époque où plus de la moitié des gentilshommes de noblesse antérieure vraiment immémoriale ne pouvaient remonter en forme régulière une filiation rigoureuse ».
Passées les années 1318 et 1319, on ne trouve plus guère de renseignements sur Raoul. En 1323, cependant, dans un jugé du Parlement de Paris, il est encore fait mention de lui, mais avec cette qualification, « jadis garde des foires de Champagne ». Il dut, d’ailleurs, mourir vers cette époque, Hélissende étant dite « dame de feu sire Raou Maquart de Mareuil » dans plusieurs actes de vente qu’elle passa en janvier 1326 avec le connétable de France, Gaucher de Châtillon.
Il semble en effet que Raoul ait été en possession de biens considérables. Cent cinquante ans plus tard, ses fiefs « lès Orléans » seront toujours par voie d’héritage entre les mains de Philippe Macquart de Dainville, mais ses propriétés de Champagne auront été depuis longtemps aliénées : ventes ou reconnaissances de ventes se retrouvent, d’ailleurs, pour la plupart aux archives départementales de la Marne, dans le fonds de l’abbaye de Saint-Pierre-aux-Monts de Châlons.
De l’alliance de Raoul et d’Hélissende sont issus (ordre donné suivant la chronologie des chartes qu’on a pu retrouver) :
- 1° Jehanne, qui épousa en 1319 Jacquemin de Saint-Mars, écuyer, et dont elle se trouvait veuve en 1327 ;
- 2° Jehan et son frère (non autrement désigné), qualifiés écuyers dans un acte du Parlement de Paris en date du 16 mai 1320 ; les noms du père et de la mère des deux frères ne figurent pas sur la pièce, mais la qualité d’écuyer était assez peu répandue à l’époque pour qu’on puisse les considérer tous comme fils de Raoul et Hélissende ;
- 3° Perrars, « filz de feu Raoul Macquart de Maruel et d’Elissende », cité dans une charte du 5 juillet 1327. Est-ce le frère non dénommé de Jehan sur l’acte de 1320 ? Sur l’acte de 1327, en tout cas, il est qualifié « clerc » (désignation qui, à l’époque, n’était absolument pas incompatible avec l’état de mariage). »

&ca 1365
Jeanne d'Asnières
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Jean Macquart +1459

Jean Macquart servit sous les rois de France Charles VI et Charles VII et fut, ainsi que son père, capitaine du château de Chartres, emploi qu'il céda en 1540 à messire Jean du Lys, oncle de sa bru, avec lequel il avait servi et qui l'attira en Lorraine, où il mourut aorès avoir fait son testament le 12 avril 1459.
Par ce testament du 12 avril 1459, Jehan légua à son fils Philippe, alors marié avec Jehanne du Lys, ses "héritaiges lès-Orléans, parche qu'ils ont fiefs, qui lui sont prouvenus de feu de bonnes fame et heureuse mémoire Messire Raoul Macquart et damoiselle Elissende, son épouse, m'en tayon et qu'ils m'ont été baillé par Philippe m'en père, mort ja passé longtemps, capitaine qui fut avant moy du chasteau de Chartres". [cité par Joseph de Terlines, in "Recherches généalogiques sur la maison de Terline"].

&ca 1408
Françoise de Mitry +1459
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Philippe Macquart, seigneur de Dainville (Meuse) +1536

Il servit dans toutes les guerres du règne de Charles VII.
En 1503, il cède à son beau-frère l'Isle-aux-Boeufs, qu'il possédait à Orléans, pour aller en Lorraine, pays de sa femme (l'acte de transaction de cette île se trouve aux archives de la mairie d'Orléans).
&1456
Jeanne du Lys
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François Macquart, seigneur de Dainville, écuyer, capitaine d’infanterie &1501
Catherine Françoise de Rodoan
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Nicolas Macquart, seigneur de Dainville 1502-/1585
Il servit très longtemps les ducs de Lorraine ses souverains, et fut homme d'armes de la Compagnie du Maréchal de Lorraine. &1536
Marie d'Englebert +1585
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Jean Macquart, seigneur de Dainville 1538-1626

Il servit en qualité de capitaine d'une compagnie de gens de pied l'empereur Charles-Quint et Philippe II, roi d'Espagne, ce qui le fit résider en Flandre, où il fut maire de la ville de Merville en 1598.
Devenu maire, il fit placer sur la croix de l'église paroissiale de Merville un coq, où son nom et ses armes se trouvaient avec la date de 1598.
Ce coq, à la fin du XVIII° siècle, fut transporté sur le clocher du couvent des Capucins de la ville.
Il fut inhumé dans l'église de Merville, sous une pierre qui retraçait les alliances de ses ancêtres (Englebert, Rodoan, du Lys d'Arc, Mitry) - (cf. Intermédiaire des chercheurs et curieux, 45° volume, n° 967, 10 mai 1902, col. 685). (E. Driant : Rech. Gén. Mais. de Terline - Baron J. de Terline)

&1585
Catherine van der Straeten 1565-1629

Fille de Jean, Chevalier,
Commandant d'une division de cavalerie,
Gouverneur de la forteresse de Beveren, Commanda un tronçon de cavalerie pour le service d'Espagne.

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Philippe Macquart 1596-1639

Il servit Philippe III, roi d'Espagne, en qualité de lieutenant d'une bande de ses ordonnances, puis fut premier échevin de Merville.
Mort de la peste.
&1621
Péronne de Walckenaere +1639de la peste
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Nicolas Philippe Macquart, seigneur d'Ophove 1623-1673, écuyer,
Il servit les rois d'Espagne, ses souverains, fut capitaine d'une compagnie de gens de pied et, après son père, premier échevin de Merville. (E. Driant : Rech. Gén. Mais. de Terline - Baron J. de Terline)  &1651
Martine Raison ca 1625-1680
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Nicolas Philippe Macquart, seigneur d'Ophove 1652-1730
  Écuyer,
grand bailli et échevin de la ville de Merville

&1675
Jacqueline Marguerite d'Hallennes 1654-1705 fille de Nicolas François d'Hallennes, écuyer, seigneur de Caudescure
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Nicolas Philippe Macquart, seigneur d'Ophove 1679-1755

Comme ses ancêtres, Nicolas-Philippe servit les rois d'Espagne dans sa jeunesse, et fut le reste de sa vie maire et grand bailli pour le roi de Merville.
Il fit bâtir à ses frais le grand portail de l'église de Merville, au fronton duquel sont ses armes.
Terline : seigneurie vicomtière à Vieux-Berquin (Nord), citée avec la date de 1706 et le nom de Macquart comme possesseur dans le "Dictionnaire des fiefs de l'ancienne France" (H. Gourdon de Genouillac, Paris, Dentu, 1862). Dans cet ouvrage, on relève également le nom d'autres seigneuries appartenant aux Macquart : Ophove (1750), Maugré (1750), Mernes (1750), Soisseval (1770), etc.

Le sens exact du nom Terline (anciennement orthographié Terlinden, Terlindes) est "aux Tilleuls" : Ter-linden.

&1706
Anne Josèphe de Fumal ca 1682-1740
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Augustine Josèphe Macquart 1708-1743 &1727
Philippe Hubert Bacon de Sains 1704-1772

Image


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Marie Augustine Caroline Bacon de Sains 1737-1810

&1759
Pierre Constantin Florin 1732-1799

négociant, échevin de Roubaix (1765 à 1769), député suppléant du Tiers Etat aux Etats Généraux (1789), maire de Roubaix (1790 à 1791), FLORIN, Roubaix : « d’azur, à la croix recercelée d’or ; au sautoir de gueules sur le tout ».

 

florin%

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Charles Henri Florin 1774-1831

Négociant filateur, tisserand

Florin-Defrenne

&1800
Martine Augustine Liévine Defrenne 1782-1852

Florin-Defrenne

Fille de Jean Baptiste : Contrat de mariage :
Tab 8703/34 du 10/08/1779 Me Philippe Joseph Piat à Wattrelos
Defrenne Le Sieur Jean Baptiste Joseph fils du Sieur Liévin Joseph et de Dame Augustine Elisabeth Prouvost, négociant demeurant à Roubaix, assisté des dits Sieur et Dame ses père et mère, du Sieur Liévin Joseph Defrenne et Dame Marie Angélique Joseph Derveaux son épouse négociant audit Roubaix, des Sieurs Pierre Joseph et Ferdinand Augustin Defrenne ses frères, des Demoiselles Ursule Henriette Joseph, Aimée Augustine et Ursule Angélique Jacobine Defrenne ses soeurs, du Sieur Jacques Charvet et Dame Henriette Joseph Defrenne son épouse ses oncle et tante négociants à Lille, du Sieur André Joseph Desmazières licencié en médecine et Dame Geneviève Joseph Defrenne son épouse aussi ses oncle et tante paternels demeurants audit Roubaix, du Sieur Pierre Joseph Pouvost bailli de Mouvaux et Collecteur Général du Marquisat de Roubaix y demeurant, du Sieur Philippe Constantin Prouvost prêtre vicaire de Saint-Maurice à Lille, et des Demoiselles Marie Marguerite et Marie Catherine Prouvost ses oncles et tantes maternels demeurants audit Roubaix et Lille d'une part, Delebecque Demoiselle Martine Joseph fille du Sieur Pierre Joseph et Dame Constance Joseph Florin, négociant demeurant audit Roubaix, assistée des dits Sieur et Dame ses père et mère, des Demoiselles Victoire, Adélaïde Joseph et Hyacinthe Joseph Delebecque ses soeurs, du Sieur Jean François Joseph Delebecque et Dame Séraphine Joseph Lepers son épouse ses oncle et tante paternels négociants demeurants à Tourcoing, du Sieur Antoine François Florin négociant audit lieu de Roubaix, du Sieur Jean Baptiste Joseph Florin et Dame Julie Henriette Joseph Roussel son épouse négociants demeurants audit Roubaix ses oncles et tante maternels d'autre part.
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Sophie Florin 1812-1871 &1835

épouse d' Henri II Liévin Prouvost 1810-1857
naquit le  9 juin 1810 à Roubaix, mort le 22 avril 1857 à Flers près de Lille à l'âge de 46 ans, épousa le 26 avril 1835 Sophie Florin 1812-1871 dont 
 

    Henri 1836-1900, Charles Jérôme 1837-1906, Sophie 1838-1918, Paul Alexandre 1840-1903, Caroline 1843-1915

Blason-Florin 

Sophie est la petite fille de Pierre Constantin Florin, Député suppléant aux Etats généraux de Versailles 
et premier maire de Roubaix. époux de Marie Bacon de Sains, fille de Philippe et Augustine Macquart (de Terline),

Pierre Constantin Florin, né le 27 avril 1732, Roubaix, Nord, décédé le 1er janvier 1799, Roubaix, Nord (66 ans), négociant, échevin de Roubaix (1765 à 1769), maire de Roubaix, député suppléant du Tiers-Etat aux Etats Généraux de Versailles,  marié le 23 novembre 1756, Sainghin-en-Mélantois , avec Geneviève Joseph Marie Duquesne, née le 28 février 1739, Sainghin-en-Mélantois , décédée le 7 janvier 1758, Roubaix  (18 ans) (sans postérité) ;  marié   le 2 juillet 1759, Armentières, Nord, avec Marie Augustine Caroline Bacon de Sains, née le 16 janvier 1737, Lille (Saint Etienne), Nord, décédée le 26 novembre 1810, Roubaix, Nord (73 ans), fille de Philippe Hubert Bacon de Sains 1704-1772 et Augustine Macquart 1708-1743

Florin-Pierre-Constantin

Versailles-Etats-Generaux-Pierre-Constantin-Florin

Il  est  dit que la famille  Macquart n’a  jamais appartenu à l’ordre de la noblesse, qu’une généalogie ancienne avait sciemment modifié la réalité. 

Voici l’article d’Eugène Cortyl en 1920 transmis par son petit fils Ferdinand Cortyl :

Macquart-CortylMacquart-Cortyl

Il est dit que Pierre d’Arc, dit le Chevalier du Lys, frère de Jeanne d’Arc n’eut pas de descendance :
«  Il a été clairement démontré que Pierre d'Arc n'a eu qu'une seule femme et un seul fils. Il ne s'est jamais marié à Jeanne de Prouville, et n'a donc pas eu de postérité, au delà de son fils unique » Boucher de Molandon ;
"Pierre du Lis, extinction de sa descendance en 1501" Conseil héraldique de France, 1890, critiquant la généalogie inventée par Robert Le Fournier parue dans la même revue quelque temps plus tôt
P Ract-Madoux 14 v 2005 Voir la base Roglo.

"Ceci m’amène aux généalogies des familles des Provinces du Nord sur lesquelles j’ai fait des recherches depuis mon adolescence, soit depuis près de 50 ans (comme vous le savez je suis à l’origine d’associations généalogiques de la Région). Beaucoup de ces généalogies ont été polluées par des apports inconscients ou frauduleux de généalogistes professionnels ou amateurs et si les truquages de généalogies ont commencé au Moyen-âge et pendant tout l’Ancien Régime, pour rattacher par vanité des familles anciennes notables ou de petite et moyenne noblesse à des familles plus anciennes ; cela a repris de plus belle après la Révolution car les familles devenues notables avec le négoce et l’industrie on voulu se vanter d’origines illustres grâce à des homonymies.
C’est ainsi que, entre autres, les familles PROUVOST et SCREPEL, par les FLORIN et les BACON (devenus BACON de SAINS pour une branche collatérale), et les MACQUART (actuellement MACQUART de TERLINE) prétendaient être petits-neveux de Jeanne d’Arc ; c’est une légende tenace qui ne repose sur rien, si ce n’est une généalogie truquée et imprimée au 18ième siècle à la demande des MACQUART de Merville puis Lille, qui se sont faussement rattachée à une famille homonyme de Lorraine ; or, la famille MACQUART, dont le nom était déjà connu dans la région de Merville avant l’époque où on la dit être venue de Lorraine, remonte à Nicolas MACQUART, né vers 1500 dont l’épouse s’appelait peut-être HEUGEBERT (et non d’ENGLEBERG) ; les générations précédentes avec des alliances de RODOAN et du LYS sont fantaisistes.

Jean PROUVOST-DROULERS avait eu une place dans la tribune de la famille de Jeanne d’ARC lors des fêtes de la canonisation à Orléans; existe l’insigne avec les armoiries attribuées à la sainte remis aux membres de la famille. Par contre, il ignorait que sa première épouse Marthe PROUVOST-DROULERS descendait de Saint Louis." Philippe A Rammaert à Thierry Prouvost

L’univers poétique demeure, tout comme l’ascendance Macquart.

« Pour la famille MACQUART , j’ai étudié de nombreux actes du Tabellion de Lille et il en ressort que Martine RAISON était veuve de Jean DE LE BECQUE, Bourgeois de Lille, boucher de la Grande Boucherie, lorsqu’elle se remaria avec Philippe MACQUART, 1er échevin de Merville, marchand de bêtes, qui acheta la bourgeoisie de Lille pour que sa femme ne perde pas sa qualité de bourgeoise ; il n’a jamais eu la qualification d’écuyer et possédait la seigneurie d’Ophove ; Hubert RAISON, père de Martine, venu de Bruges à Lille pour s’y établir marchand graissier, avait lui-même acheté la Bourgeoisie de Lille à la veille de son mariage avec Catherine DE LATTRE d’une famille bourgeoise de Lille également; son ascendance jusqu’au couple DE LATTRE-DU BOS est contestée, et à fortiori la généalogie DELATTRE du RP DELATTRE qui fait l’amalgame entre les DE LATTRE bourgeois de Lille et les DELATTRE de Lompret et Linselles passés à Roubaix ainsi que les de LATTRE de TASSIGNY ; ils n’ont rien à voir entre eux et l’ascendance ancienne de Jacqueline du BOS, faussement rattachée aux du BOIS de FIENNES est tout aussi contestée. Bien évidemment, dans la généalogie CORDONNIER d’Haubourdin il faut rejeter la parenté mythique avec Jeanne d’ARC par les MACQUART-du LYS qui n’ont jamais existé ! » Philippe Rammaert

Voici la réponse de Maxime Quarez, descendant de cette famille: il nous transmet les recherches de son grand père Louis Quarez: « Bien que je partage les doutes sur la filiation d'Arc du Lys imputée aux Macquart (du fait de l’exonération fiscale d'antan et la propension naturelle des Hommes à vouloir se réclamer d'illustres Maisons), j'ai quelques références qui tendent à accréditer cette allégation.
- Tout d'abord les travaux de Monseigneur Debout (né en 1857), Prêtre, Archiprêtre de Calais, Prélat de la Maison de S.S., Chanoine honoraire d'Arras et d'Orléans, Lauréat de l'Académie-Français, etc.. Qui, par les Songnis (de), est un collatéral des Macquart et portait en partie de ses armes, les armes de Jeanne d'Arc (sous couvert du Vatican, donc): Coupé : en chef : d'or au Crucifix accosté à dextre de la Vierge et à senestre de Saint Jean, le tout tout au naturel, posé sur une terrasse de sinople, et accompagné en chef des mots REX COELI de sable; en pointe, parti : au 1 d'azur, à l'épée haute en pal d'argent, garnie d'or, soutenant une couronne royale du même et accostée de 2 fleurs de lys d'or, qui est du Lys d'Arc (et même d'Arc); au 2 de gueules, au chevron d'argent, accompagné de trois fuseaux du même, qui est debout.


- Les mémoires des preuves de Rullecourt (BNF, dossiers bleus, 413). Dans mes souvenirs, le baron de Rullecourt (Phillipe Charles-Felix Macquart de Terline -marié en 1768-) a ester en justice pour prouver sa filiation aux Arc.
- l'Arrêt d'enregistrement de Noblesse et Filiation subséquent du 24 décembre 1776 (vu la date, joli cadeau de Noël).
-Un document, le titre me manque, aux Archives Nationales J.J. Registre 56, Folio 94, N°210
- Le Dictionnaire de la Noblesse de la Chesnaye des Bois, Édition de 1778, XIIIe volume, p 386
- Recherches sur la ville d'Orléans -2 vol in 12, 1836- not. pp 310-311
En définitive, autant de preuves d'un côté que de l'autre. Disons, que pour le "prestige" et par tradition familiale, je tends à croire les éléments ci-dessus (et comme étudiant en droit, j'aime à m'appuyer sur l’arrêt du 24/12/1776). Nonobstant, il est à noter que les pièces invoquées dans les éléments ci-dessus, sont celles marquées d'opprobre selon vos éléments à savoir :
- Le Contrat de Mariage de Philippe Macquart (fils de Jean et Françoise de Mitry) du 8 juin 1456 avec Jeanne du Lys.
- Transaction entre François Macquart et Jean de Rodoan du 23 janvier 1503 qui désigne le premier comme le fils de Jeanne du Lys
- Testament de Jean Macquart du 12 avril 1459, tendant à prouver que son fils avait épousé Jeanne du Lys.
- l'échange fait entre Nicolas Macquart et Catherine d'Arc du Lys, sa grand-tante en date du 9 juillet 1544.
- La pierre sepulchrale à Merville de Jean Macquart, "fils de Nicolas et Marie d'Engleberg, Mère Engleberg, grand-mère Rodoan, bisayeul Lys et trisayeule Mitry" N.B., si j'ai les références, je n'ai jamais eu le temps ni le loisir de consulter les ouvrages cités (ce sont là les notes de feu mon grand père). Voici les bien maigres éléments que je peux, pour le moment, vous communiquer sur les Macquart. Je ne désespère pas un jour avoir plus de temps pour aller plus en avant dans ces recherches. »

Descendants de Philippe Macquart

Jusqu'à la 12° génération

Philippe Macquart, décédé en 1380, Château de Chartres, chevalier,
Capitaine du château de Chartres.
Marié vers 1365 avec Jeanne d'Asnières,

macquart-philippe.2.macquart

dont

Marié le 8 janvier 1585 avec Catherine van der Straeten, née le 8 janvier 1565, décédée le 21 octobre 1629, Merville (à l'âge de 64 ans), dont

·         Anne Catherine Josèphe Macquart, baptisée le 15 octobre 1707, Merville, décédée.

·         Augustine Josèphe Macquart, née le 22 août 1708, décédée le 15 février 1743 (à l'âge de 34 ans).
Mariée le 19 mai 1727 avec Philippe Hubert Bacon de Sains, né le 21 novembre 1704, Lille, Nord, décédé le 19 juin 1772, Armentières, Nord (à l'âge de 67 ans).

·         Nicolas François Joseph Macquart, baptisé le 17 août 1709, Merville, chanoine régulier à l'abbaye du Mont-Saint-Eloy.

·         Marie Barbe Angélique Macquart, baptisée le 6 novembre 1710, Merville, décédée le 10 mars 1774, Lille (à l'âge de peut-être 63 ans).
Mariée le 10 février 1740, Lille, avec Philippe Joseph Massiet, seigneur de Maugré, de la Caille et du Colombier, baptisé le 4 décembre 1718, Hazebrouck, écuyer,
Trésorier de France au bureau des Finances de la généralité de Lille.

·         Marie Thérèse Philippine Emmanuelle Macquart, baptisée le 25 décembre 1711, Merville, décédée le 7 décembre 1737, Merville (à l'âge de peut-être 25 ans).

·         Caroline Albérique Macquart, baptisée le 27 février 1713, Merville, décédée le 15 août 1781, Lille (à l'âge de peut-être 68 ans).
Mariée le 3 août 1744, Merville, avec Charles François Joseph Gallois, seigneur du Grand-Rosier, écuyer,
Subdélégué de l'intendant de Flandre.
Mariée le 21 septembre 1767, Lille, avec Michel Louis Blondel, né en 1710, Cambrai, décédé le 19 novembre 1801 (à l'âge de 91 ans), écuyer.

·         Charles Félix Macquart, seigneur de Rullecourt et du Plessis, né en 1714, baptisé le 29 avril 1714, Merville, décédé le 11 décembre 1771, Merville (à l'âge de 57 ans), écuyer,
Echevin de la ville de Merville,
Maire et bailli des ville et comté d'Hénin-Liétard,
Conseiller secrétaire du roi, maison et couronne de France. Auteur du rameau de Rullecourt.
Rullecourt : seigneurie relevant du comté d'Hénin-Liétard. Cette terre avait été acquise par le père de Charles-Félix (La Chesnaye-Desbois).

Marié le 20 janvier 1744, Lille, avec Marie Françoise Pélagie Philippo.

·         Augustin Macquart, baptisé le 7 juin 1715, Merville, décédé le 8 mars 1747, Merville (à l'âge de peut-être 31 ans), prêtre chanoine de l'églisez collégiale d'Aire-sur-la-Lys.

·         Philippe Louis Joseph Macquart, écuyer , seigneur de Terline, de Caudécure, d'Ophove, des Escagnes, de Soisseval, de Willy et de la Gauguerie, baptisé le 28 septembre 1722, Merville, décédé le 23 décembre 1779, Lille (à l'âge de peut-être 57 ans), conseiller du Roi,
Contrôleur ordinaire des guerres,
Grand bailli et maire d'Hénin-Liétard. TERLINE : seigneurie vicomtière à Vieuberquin (Nord) ;
CAUDECURE (en flamand, COUDESCHURE): seigneurie sise à Vieux-Berquin ;
OPHOVE : seigneurie sise à Vieux-Berquin ;
LES ESCAGNES : seigneurie dépendant de la terre de Terdeghem ;
SOISSEVAL : seigneurie sise à Merris (près Bailleul) ;
WILLY : seigneurie sise à Illies ;
LA HAUGUERIE : seigneurie sise à Haverskerque.

Marié le 7 janvier 1745, Lille (Saint-Etienne), avec Marie Catherine Joseph Bonnier, baptisée le 2 mars 1717, Lille (Saint-Etienne), décédée le 11 décembre 1770, Lille (à l'âge de peut-être 53 ans).

·         Anne Josèphe Macquart, baptisée le 10 juin 1718, Merville, décédée (18 vendémiaire an XIV), Merville (filleul: Henri Delattre 1781).
Mariée le 20 octobre 1742, Merville, avec Jean Baptiste François Wallart.

·         Barbe Henriette Josèphe Macquart, baptisée le 6 mai 1721, Merville, décédée le 28 août 1790, Merville (à l'âge de peut-être 69 ans).
Mariée le 2 mars 1740 avec Etienne François Le Dieu, né le 22 novembre 1709, décédé le 3 juillet 1781 (à l'âge de 71 ans), maire de Merville,
Subdélégué de l'intendant de Flandre.

·         François Barthélémy Auguste Macquart, baptisé le 3 décembre 1723, Merville.
·         Angélique Josèphe Macquart, baptisée le 16 juin 1725, Merville, décédée (24 vendémiaire an XII), Merville.
Mariée le 24 septembre 1759 avec Félix Joseph Habourdin.

Marié le 19 juin 1706, Merville, avec Jacqueline Harduin, née, Merville (59), baptisée le 4 mai 1654.

Marié avec Marie Philippine Lambert, dont

Descendants de Philippe Louis Joseph Macquart jusqu'à la 5e génération. Base Roglo

Philippe Louis Joseph Macquart, écuyer , seigneur de Terline, de Caudécure, d'Ophove, des Escagnes, de Soisseval, de Willy et de la Gauguerie, baptisé le 28 septembre 1722, Merville, décédé le 23 décembre 1779, Lille (à l'âge de peut-être 57 ans), conseiller du Roi,
Contrôleur ordinaire des guerres,
Grand bailli et maire d'Hénin-Liétard.
Marié le 7 janvier 1745, Lille (Saint-Etienne), avec Marie Catherine Joseph Bonnier, baptisée le 2 mars 1717, Lille (Saint-Etienne), décédée le 11 décembre 1770, Lille (à l'âge de peut-être 53 ans), dont

Total: 48 personnes (conjoints non compris).

 

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