L'époque des lumières

Nous avons étudié l'art de vivre des Prouvost avant le XVIII° siècle. Nous le ferons ensuite jusqu'à maintenant.

Abordons maintenant ce cher XVIII° siècle :


Au XVIII° et sous l’Empire, Aimée-Joseph Prouvost, épouse de Louis-Urbain Virnot de Lamissartvivaient dans le  vaste hôtel Virnot de Lamissart, 52, façade de l’Esplanade (angle rue de Jemmapes) à Lille; les parents de Louis-Urbain avaient fait construire et possédaient le superbe hôtel de Lamissart au 144, rue Royale à Lille ; les Virnot recevaient dans l’hôtel Virnot de la place Saint Martin ou de la rue de Tournai de Lille et offraient des spectacles d’opéra ou de théâte à la famille et à la société de Lille : « une vaste salle servait de théâtre de société et de bal ; Louis Lenglart, élève de Watteau de Lille y brossait des décors; la jeune et élégante Catherine Sophie de Lamissart y était une prima donna délicieuse et on se rappella longtemps une représentation de la «Flûte enchantée»particulièrement brillante» nous dit vers 1930 Charles Le Thierry d’Ennequin dans son magistral ouvrage sur ces familles. Sur une les listes d’invités pour la représentation d'Arlequin et des deux Alvarets, on trouve le nom des cousins Prouvost ; La sœur de Louis-Urbain, Rose-Marie VIRNOT de LAMISSART (1772-1851) épousa Jean-Baptiste-Joseph PROUVOST.
Pattou-Jean-facade-esplanade-Lille

 Hôtel Virnot de Lamissart 52 façade de l’Esplanade Lille

Hôtel Virnot de Lamissart-Prouvost, 52, façade de l’Esplanade (angle rue de Jemmapes) Lille

Hotel-de-Lamissart-144-rue-Royale-LilleHotel-Virnot-de-Lamissart-Prouvost-rue Royale Lille Hotel-de-Lamissart-Prouvost-144-rue-Royale-Lille

Hôtel de Lamissart (Prouvost), 144, rue Royale à Lille

Theatre-Virnot-invitation-ProuvostInvitation-Prouvost-Theatre-Ancien-Regime-Empire

On observe au XX° siècle deux autres alliances  entre les Prouvost et les Virnot; nous pouvons relater

Coté Virnot, nous pouvons imaginer la vie élégante dans les demeures que nous citons :
mentionnons au XVI° les demeures de l’ascendance de Flandres,
le XVII° et surtout la dernière partie du XVIII° pour les Virnot,
ces mêmes époques et surtout la Restauration pour les Le Thierry d'Ennequin et les Formigier de Beaupuy.
" Le souvenir des réceptions données sous la Restauration par Urbain Dominique Virnot et son épouse dans leur hôtel de la place Saint Martin perdure :
là, "une vaste salle avait longtemps servi de théatre de société: Louis Lenglart, élève de Watteau de Lille, brossait les décors.
La jeune et élégante Catherine Virnot de Lamissart épouse de Dominique Virnot, était une "Prima Donna" délicieuse
et on se rappela longtemps une représentation de la "Flute enchantée" particulièrement brillante "
nous dit Charles le Thierry d'Ennequin dans sa généalogie de ces familles.
" Charles Marie le Thierry d'Ennequin, écuyer, époux de Catherine Charlotte Virnot, mademoiselle de Stradin, du nom d'un fief de ses parents,
laissa, après la visite de Charles X, son hôtel  familial de la rue A Fiens à son fils Lucien et alla résider dans celui de la rue Royale(116).
La maison de "Bon papa Thierry" était hospitalière et patriarchale.
Outre ses fils célibataires, se retrouvaient son fils Urbain, Monsieur de Beaupuy, le plus souvent à Paris, Marie Wallerie de Beaupuy et son époux, le chevalier de Basserode et Victor Virnot qui en étaient des hôtes assidus.
Dès le retour de la belle saison, avec toute sa famille, il se transportait dans sa belle propriété de Wazemmes
où, comme son père, il  passait tous ses étés. Là, il donnait de grandes fêtes. "
La tradition des dîners de quinzaine regroupait, jusqu'à une époque récente, ces familles:
citons les dîners de Félicité Virnot, fille de Pierre et Rosalie de Raismes, en son hôtel du 84, rue de Tournai, à Lille.

Invitations des Virnot place saint Martin au XVIII siecleVie de société, vie de famille

Virnot-theatre

Virnot-theatre

Noms des personnes invitées  à la représentation d'Arlequin et des deux Alvarets ":
on y repère quelques familles:

Virnot de Lamissart,  Quecq d'Henriprêt, de Savary du Gavre, de Brigode de Canteleu (peut être le maire de Lille; ou le beau frère de Catherine Virnot, Jean Chrysostome de Brigode);  de l’Espagnol , de Grimberie, Deprat?, de la Sozaie, le chevalier de Basserode (auteur de la gravure de la visite de Louis XVIII dans l’hôtel d'Avelin vendu par Pierre-Urbain Virnot au maire de Lille,  Louis Marie Joseph de Brigode), Quecq de Sevelingue, Danniaux, de Fosseux (futur maire de la Madeleine), d'Oldenbourg, du Plessis, d'Ennevelin, de Bourghelle, de Sommièvre. Bonnier, Barrois (le député et maire de Lille, gendre d'Urbain Dominique Virnot), Capron, Genart, LeThierry, Prouvost, Macquart, famille ascendante des Florin-Prouvost; Pierre Macquart, seigneur de Caudescure, secrétaire du général Marescot à l’armée du Rhin, devient enthomologiste distingué tandis que son frère Philippe fonde le muséum d'histoire naturelle de Lille), Lenglart (le célèbre collectionneur, frère des deux soeurs Virnot, échevin et trésorier de Lille, conservateur du musée, député de Lille au sacre de Napoléon Bonaparte, vice président de la Société de Sciences et des Arts), "ami de Jacques Louis David" (Trénard). Vanoenacker, Leplus, de Basserode , van Blarenberghe (la dynastie de peintre et miniaturistes du Roi), Bazire. Leplus, Alavaine, Mas, Van Brabant, Vogel, Bocquet, Lefebvre, Henry.

les-filles-virnot

Nous pouvons comparer les portraits familiaux ci dessus avec beaucoup des dessins des Watteau de Lille, ci-dessous, provenant de la collection de Charles Lenglart, principal mécène et immédiat parent des Virnot, Prouvost, Quecq d’Henriprêt, Lethierry d’Ennequin, Barrois, de Fosseux, de Raismes etc…On peut facilement imaginer que les modèles appartiennent à ces familles : le tableau ci-dessous pourrait parfaitement se passer dans un des hôtels familiaux.

           Watteau-Citoyenne-toilette-Arras-1791-Watteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de Raismes

 Watteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de Raismes

 Pierre IV Constantin Prouvost (1747-1808), 

Moins brillant mais très charmant, l'exemple de notre ancêtre direct : Pierre-Constantin Prouvost habitait rue Saint Georges à Roubaix, « une maison qu’il avait acheté avec cinq autres  pour la sommes de 530 florins, 13 patars et 5 deniers aux héritiers d’Albert et Joseph Lecomte. La maison avait un magnifique jardin dont les murs étaient couverts de vignes de raisins bleus et blancs. En été les fleurs donnaient un air enchanteur à la propriété, plantée d’arbres à fusées, dont on cueillait les fruits en juillet ; on y trouvait aussi des beurrés, des callebasses, l’amande de Suède. Il y avait deux grandes pelouses qui furent la cause d’un procès entre Constantin Prouvost et son voisin, Pierre Rouzé qui avait la prétention d’y curer son linge. Constantin Prouvost ne dédaignait pas les plaisirs de la table. Les faïences de porcelaine de Tournai et de Lille étaient, à cette époque, d’un usage courant. Il y avait chez lui, de belles pièces d’argenterie portant la marque des Fermiers Généraux de Lille : l’alouette volante : parmi ces pièces, on admirait une grande cafetière Louis XV et un important service à liqueur Louis XVI composé de quatre carafons garnis de rinceaux et roses et, au centre, une pyramide surmontée d’une grosse boule d’argent qui représentait, sans doute, une montgolfière, très à la mode, même dans le ?, à la suite des ballons inventés en juillet 1783. » Ce journal, Pierre-Joseph Prouvost le tenait sur un ordo de Tournai, diocèse auquel appartenait Roubaix. Ce Pierre Prouvost, né en 1725, à Roubaix, avait épousé Marie-Catherine de Ramery, de Mons, en Belgique. Il habitait rue du Fontenoy. Il était l’un des cinquante maîtres de manufacture de tissus. Il était imposé à 12 livres. Le document qu’il nous a laissé est bien curieux. Le 2 novembre 1771, écrit il, nous avons mis en bouteilles une pièce de champagne rouge venant de Monsieur Roussel, de Tourcoing. Nous avons payé 221 florins 15. Il y avait en cave : Bourgogne, vieux Frontignan, vin de Rilly, une pièce de champagne à 22 de gros la pièce, une pièce de Macon à 14 de gros. (…) : Pierre Prouvost reçoit le 20 janvier, la famille : l’abbé Prouvost, Philippe Constantin, son père, Pierre Constantin, son oncle, sa sœur Béatrice Prouvost, qui fut prieure de l’Hôpital sous la Révolution,  sa mère Agnès Florin et d’autres.  (…) : Le 1° septembre, table ouverte pendant trois jours pour fêter la dédicace ducate de Roubaix) : grande réunion des familles de Fontenoy, Desmazières, Charvet, Lenôtre, Deldique,  Deffrennes, Delannoy. 

garemijn

En cette circonstance, on a bu 27 bouteilles de Mâcon et 25 flacons de champagne. L’année terminée, on fait l’inventaire de la cave : Pierre Prouvost constate qu’on a consommé pour l’année 1771-72, en liqueurs, Macon, Rilly, Bourgogne et Champagne, 187 flacons et 175 bouteilles ". Extraits d’un article par Ernest Prouvost, le peintre, fils de Liévin, auteur de la branche puinée.

Sa « vertueuse femme » Henriette Destombes s’alarmait de cette prospérité pour l’avenir spirituel de ses enfants. Lorsque survinrent les mauvais jours de la révolution, beaucoup de riches propriétaires, craignant la confiscation de leurs biens, crurent prudent de les vendre pour les convertir en assignats faciles à emporter en exil. Pierre-Constantin vendit la plupart de ses propriétés. Il pensait bien que ses opinions pouvaient à tout instant l’obliger à émigrer ; mais il ne put s’y résigner. Il envoya sa femme et ses enfants dans un village voisin et se cacha dans une des dernières propriétés qu’il avait conservées. Après le 9 thermidor, le 26 messidor an III (14 juillet 1795), le représentnat du peuple Delamarre notifia à Pierre-Constantin Prouvost sa nomination comme maire de Roubaix» AE Prouvost. Le 22 vendémiaire an IV, avec le conseil municipal, il leva, comme maire, le séquestre apposé  sur la caisse du précepteur pour employer les fonds comme secours aux pauvres.  "Homme généreux et probe, il avait proposé à sa commune trois actions principales. D'abord, venir en aide aux pauvres. Ensuite, protéger les cultivateurs  dont les charrois réquisitionnés les forçaient à négliger les champs. Enfin, défendre l'hygiène de Roubaix dont les citoyens laissaient  devant les domiciles des amas de boue et d'immondices ». Le souci des autres pour faire leur bonheur, déjà." Albert Prouvost Toujours plus loin " On peut le considérer comme le fondateur de la fortune industrielle des Prouvost ".

A l'époque, Panckoucke écrit dans son Petit Dictionnaire Historique et Géographique de la châtellenie de Lille : 
« Beaucoup de villes ne valent pas le bourg de Roubaix tant dans la beauté des maisons du lieu que dans le nombre de ses habitants »
.

Catherine Françoise Prouvost et l’épopée de la Manufactures Royales de Lille:

Du-Rot-Prouvost   Catherine-Du-Rot-Prouvost-Thierry-Prouvost-蒂埃里·普罗沃 -Manufactures Royales du Dauphin 皇家海豚工廠

fille de Pierre Joseph Prouvost et  Marie Ramery dit de Boulogne,  elle épousa, le 30 avril 1782, François Joseph  DUROT 1747-1815, fils d’Arnould-François DUROT, bourgeois de Lille, remarquable exemple de parcours proto-industriel : sa vie intense a été racontée par Alexis Cordonnier dans son article : « Une industrie d’art au siècle des lumières. Son train de vie fut remarqué ; on raconte même l’anecdote qu’il était un des premier à avoir une baignoire chez lui.  Il installa la  manufacture-château familiale au château de Beaupré, à Haubourdin, propriété du comte de Roncq

Manufacture Royale des toiles peintes, indiennes & papiers peints en façon de damas & d'indiennes  dLille 

qu’il créa : lettres patentes le 25 janvier 1770 (toiles frappées des armes fleurdelisées), 

Manufacture Royale de verres,

rachetée en 1775 et nommée sous la raison de son fils ainé « Louis-François Durot et fils », dirigée avec son gendre Auguste de LAGARDE ; cédée en 1777 à son associé Bernard Rousselle

Manufacture Royale de Mousselines d’Houplines  

(association avec de Raincour) en 1768, Beau-père de Louis-François LEPERRE-DUROT, fondateur de la  

Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin

crée le 13 janvier 1784 place des Carmes à Lille et fabriquait de la porcelaine dure cuite au charbon de terre. Marque au « dauphin couronné » et « A Lille » 

Après la Révolution, elle fut dirigée par Gaboria. Elle ferma en 1817.

    Assiette porcelaine dure de Lille au Dauphin Couronnee collection Prouvost  Logo-moderne-Manufactures-Royales-Dauphin-Lille-Leperre-Durot-Prouvost   Durot-porcelaine-dure-Lille-

              Marque au Dauphin Couronne porcelaine dure de Lille

Il installa sa  manufacture-château au château de Beaupré, à Haubourdin, propriété du comte de Roncq

           Chateau de Beaupré Durot

Jacques Prouvost 1670-1704
&
1698 Antoinette Masurel 1670-1730

|

|

|

Jacques Prouvost 1699-1774

Marie Agnès Florin 1712-1767

Pierre Prouvost 1699-1770
&
1724 Marie Jeanne Delebecque 1707-1778

|

Pierre Joseph Prouvost 1725-1797
&
1751 Marie Catherine Ramery dit de Boulogne 1720-1771

|

Catherine Françoise Prouvost 1752-1801

François-Joseph est le frère d’Hubertine-Clotilde épouse d’Auguste Joseph de LAGARDE de BOUTIGNY , seigneur de Bielville & autres lieux trésorier de France au Bureau de Lille ,  chevalier , seigneur de Boutigny, substitut au Bureau des Finances de Lille 1717-1749 

de Dorothée-Julie Durot épouse de François-Joseph LEPERRE, fondateur de la Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin,neveu d’Antoine, dirige la chambre de Commerce de Lille , de Marie-Catherine et Amélie-Félicité  qui épousèrent deux frères : Pierre-François et Jean-Baptiste Beghein d’Aignerue.

de Pierre-Marie-Régis qui épousa la fille d’un des plus gros fabricant de toiles peintes des Pays-Bas catholiques : la gantoise Anne-Barbe CLEMMEN,

de Louis-François qui épousa Marguerite BAYARD, riche propriétaire aux Antilles.

de Nathalie-Françoise, dominicaine au couvent de Lille;

de Patrice-Joseph, religieux à l’abbaye de Marchiennes.

Alexandre Lauwick  peintre, petit-fils de Catherine-Françoise Prouvost,
Femme juive d’Alger 1861 par Alexandre Lauwick     Alexandre Lauwick

« Oeuvres exposées au salon annuel organisé par le Ministère de la Maison de l'Empereur et des beaux-arts (Surintendance des beaux-arts), en 1865, au Palais des Champs-Elysées à Paris. Tirage photographique sur papier albuminé représentant : - "Retour de l'enfant prodigue", tableau par François Germain Léopold Tabar, No 2030, appartient à l'auteur; 
- "Léda", tableau par Gaston Casimir Saint-Pierre, No 1914, appartient à l'auteur; - "Jésus, source de vie", d'après le chapitre VII, verset 37 de l'Evangile selon St-Jean, tableau par Charles Henri Michel, No 1511; - "Une rue au Caire", tableau par Alexandre Lauwick, No 1258; - "La Vierge et l'Enfant Jésus", d'après l'Evangile de la Saint-Enfance, tableau par Albert Lambron, No 1209.

« Alexandre Abel Félix Lauwick, parfois orthographié Lauwich, né le 24 mars 1823 à Lille et mort le 6 février 1886 à Paris 8°, est un peintre orientaliste français. Issu d'une grande famille de la bourgeoisie lilloise, Alexandre Lauwick est le fils de Charles Frédéric Joseph Lauwick, propriétaire, et Catherine Françoise Joseph Durot, et le petit-fils de Catherine-Françoise Prouvost. En 1864, il épouse à Paris Louise-Thérèse Riesener, nièce d’Eugène Delacroix. Après des études aux beaux-arts de Lille, Alexandre Lauwick est élève de Charles Gleyre aux beaux-arts de Paris. Il peint ensuite sur le motif à Barbizon, puis voyage en Italie et en Afrique du Nord. Il reste alors plusieurs années en Algérie où il fait partie de la Société des Beaux-Arts d'Alger. Il a exposé au Salon de Paris de 1850 à 1869 des toiles exclusivement orientalistes. Œuvres :Femme juive de la province d’Alger (1861), Palais des beaux-arts de Lille. Une Vue du Caire, acquise par l'État au Salon de 1865 et déposée au Musée des Beaux-Arts de Dunkerque, semble avoir disparu lors de la destruction de ce musée en 1940.  
1.    ↑ Archives de Paris, État-civil numérisé du VIIIe arrondissement, registre des décès de l'année 1886, acte N° 215, vue 28 de la numérisation. L'artiste meurt à son domicile situé au 21 de l'Avenue de l'Alma. »Wikipedia

épousa en 1864 Thérèse Riesener 1840-1932,

dont Gabrielle 1865-1945  Laure 1868-1894; Thérèse est la fille de Léon Riesener,  élève de son père Henri-François Riesener et d’ Antoine-Jean Gros. Petite fille de Henri-François Riesener (1767-1828),fils du grand ébéniste, élève de Vincent, puis de Jacques-Louis David, époux en 1807 Félicité Longrois, dame d'annonce de l'impératrice Joséphine. Arrière-petite fille de Jean-Henri Riesener (1734-1806), élève de Jean-François Oeben. Il épouse la veuve de ce dernier, Françoise-Marguerite Vandercruse. Reçu maître en 1768Françoise-Marguerite Vandercruse  est la fille de François Vandercruse dit La Croix, 1728-1799, ébéniste, flamand d'origine, surnom emprunté également par son fils, Roger, ébéniste à la Cour, lui aussi, qui signa ses œuvres R.V.L.C. pour Roger Vandercruse La Croix, célèbre ébéniste  estampillant RVLC ;  Thérèse Riesener est la nièce du peintre Eugène Delacroix,, cousin germain de son père, Léon Riesener.

riesener-madame-leon-nee-laure-peytouraud-riesener-leon   Leon-Riesener  Henri Francois Riesener  Félicité Longrois   Bureau Roi Riesener Versailles  RVLC commode   Eugene delacroix

                                     Madame Léon Riesener, Léon Riesener par son cousin Eugène Delacroix, Henri-François Riesener, Félicité Longrois,  Bureau du Roi (Riesener et Oeben), commode RVLC , Eugène Delacroix

La  visite du Roi Louis XVIII à Lille, 

le 22 mars 1815


Basserode-Brigode-Louis-18 

Cette magnifique lithographie du grand Debucourt, d’après un tableau du chevalier de Basserode , représente le roi Louis XVIII faisant ses adieux avant de partir en exil de Lille à Gand. Il sera reçu et logé en l’hôtel d’Avelin à Lille chez le maire, le Comte de Brigode. Il y a aussi le Comte Simeon, préfet de Lille, Monsieur de Gramont, le prince de Poix, le prince de Condé, le duc d’Orléans, François, Comte (depuis Marquis) de Jaucourt, pilier de la Restauration, qui dirigeait depuis Gand les Affaires Etrangères,  Louis-Antoine Fauvelet de Bourrienne, l'ancien camarade d'études à Brienne et Secrétaire de Napoléon, qui, lui aussi, a fait le voyage de Gand après s'être rallié au Roi., le Père Elisée, Blacas, les maréchaux Berthier, Mortier , Mac-Donald.

Avelinavelin_trois_quart

"Le général Derrécagaix a écrit une biographie essentielle du maréchal Berthier, publiée à la Librairie Militaire Chapelot en 1905 :

" D'après Thiers, lorsque Louis XVIII, arrivé à Lille le 22 mars 1815, se décida, deux jours après, à se rendre en Belgique, Macdonald et Mortier lui déclarèrent que, tout en lui restant fidèles, ils ne pourraient le suivre dans un pays occupé par les troupes de la Coalition et qu'ils l'accompagneraient jusqu'à la frontière. " Le maréchal Berthier se tut, mais, prenant à part les deux maréchaux, il leur dit que, capitaine d'une compagnie des gardes du corps, il était obligé de suivre le roi jusqu'au lieu choisi pour sa retraite et que, ce devoir rempli, il était décidé à renter en France. Il les chargea même d'en donner avis à Paris.
M. de Boehm, s'appuyant sur une lettre écrite un mois après par Berthier, fait observer que les choses ne se passèrent pas ainsi. Le 24 avril suivant, le maréchal adressa, en effet, au duc de Feltre, récemment ministre de la guerre et alors encore dans l'entourage du roi, une lettre dans laquelle il disait :
" Le roi reçut le duc de Tarente quelques instants avant de quitter Lille. Ce maréchal lui donna sa démission et l'assura que, après l'avoir escorté jusqu'à la frontière, il se retirerait dans ses propriétés. Le roi se tourna alors vers moi et me dit qu'il avait des ordres à me donner. Je restai seul avec Sa Majesté qui me demanda, avec bienveillance, ce que je comptais faire : " Ce que fait le maréchal duc de Tarente, Sire. Nous partageons les mêmes sentiments d'honneur et je prendrai la même attitude. Mais j'accompagnerai Votre Majesté jusqu'à la résidence où elle compte se rendre au-delà de la frontière. Alors seulement je la prierai de m'autoriser à aller rejoindre ma femme et mes enfants. " - " Je consens volontiers à votre désir, répondit le roi. "

Le maréchal Berthier accompagna ainsi Louis XVII jusqu'à Ostende et ce fut dans cette ville qu'avec son autorisation, il le quitta pour se rendre à Bamberg, où ilarriva le 29 mars. la princesse de Wagram et ses enfants s'y trouvaient déjà depuis le 19. Elle s'était installée, avec une suite de dix personnes, dans les appartements de la Résidence, château royal appartenant au duc Guillaume, son père, qui avait déjà été habité en 1806, par napoléon et par son major général.
Il est donc certain qu'en quittant le roi, Berthier n'avait qu'une idée : rejoindre sa femme et ses enfants, puis rentrer en France, pour y vivre dans la retraite, comme Macdonald. il était d'ailleurs naturel que, au moment du retour de Napoléon à Paris, la princesse de Wagram ait cru convenable de s'éloigner et d'aller pendant quelque temps dans sa famille, afin de laisser passer les jours de troubles qui allaient nécessairement suivre l'arrivée de l'Empereur.
Mais, après avoir revu les siens, le maréchal s'occupa de réaliser le projet dont in avait entretenu le duc de Tarente et le roi. il adressa les 2 et 5 avril, au comte Montjelas, ministre dirigeant les affaires de Bavière, qu'il connaissait de longue date, une demande tendant à l'autoriser à regagner la France et à obtenir, pour cela, les passeports nécessaires. Il faisait valoir l'intérêt qu'il y avait pour lui et sa famille à se rendre dans es propriétés de Grosbois et de Chambord. "..."

On distingue dans la gravure:

Monsieur de Brigode, le chevalier de Basserode, Louis Mottez époux de Marie Wallérie de Beaupuy, Mademoiselle Van Blarenberghe, de Lespaul de Lespierre, Quecq.

Basserode-Brigode-11

Basserode-Brigode-Louis-18   Basserode-Brigode-Louis-18

L’hôtel d’Avelin avait été vendu par Pierre-Urbain Virnot au Comte de Brigode ;

la tante de Pierre Urbain, la sœur de sa mère Catherine Charlotte Virnot-Lenglart, avait épousé Jean Chrysostome de Brigode;

Félicie, fille de Pierre Urbain Virnot et Rosalie de Raismes, gardait l'habitude des dîners familiaux de quinzaine dans son hôtel particulier de la rue de Tournay à Lille.

On y voit le Chevalier de Basserode, à genoux, et sa  fille à droite; ce dernier était un familier d’un aïeul remarquable : « Charles Marie Le Thierry d’Ennequin, écuyer, époux de Catherine Charlotte Virnot, mademoiselle de Stradin, du nom d'un fief de ses parents,
laissa, après la visite de Charles X, son hôtel  familial de la rue A Fiens à son fils Lucien et alla résider dans celui de la rue Royale(116).
La maison de "Bon papa Thierry" était hospitalière et patriarchale. 
Charles Marie Le Thierry d-Ennequin
Outre ses fils célibataires, se retrouvaient son fils Urbain, Monsieur de Beaupuy, le plus souvent à Paris, 
Marie Wallerie de Beaupuy et son époux Louis MottezMarie Wallerie de Beaupuy et son époux Louis Mottez Louis Mottez epousa Marie Wallerie de Beaupuy

le chevalier de Basserode , 

et Victor Virnot qui en étaient des hôtes assidus.


Dès le retour de la belle saison, avec toute sa famille, il se transportait dans sa belle propriété de Wazemmes
où, comme son père, il  passait tous ses étés. Là, il donnait de grandes fêtes. ".

Le chevalier Charles François marie Le Prévost de Basserode, né le 25 juin 1774, émigré, armée de Condé, marié le 16 juin 1798 à Lille avec Marie Anne Lespagnol de Grimby, décédée en 1829, dont Catherine Joséphine née en 1799, Henriette Philippine née en 1801, Luce Valentine qui épousa Charles Joseph Desfontaines de Preux dont Gustave époux de Léontine de Frémin du Sartel, Charlotte Ida née en 1805.

La fille de Charles, Caroline Joséphine Le Prévost de Basserode épousa Louis Ernest de Muyssart (né à Londres le 7 août 1795, décédé au château de Launay près Epernon1841) sans postérité ; Louis Ernest était le fils de Jean Baptiste, Comte de Muyssart, grand bailly de Wavrin, maire de Lille de 1816 à 1830, député du Nord, commandeur de la Légion d’Honneur : celui-ci vendit le château du Gardin en 1832 qui allait devenir le Collège libre de Marcq, apprécié des familles du Nord.

Louis Mottez et  Marie-Wallerie de Formigier de Beaupuy : Louis Mottez jura, en l’église Saint Etienne, fidélité à la nation, à la loi, au Roi et applaudit la déclaration des droits de l’homme ; chevalier de la légion d’honneur, conseiller municipal, adjoint au maire de Lille jusqu’à la révolution de 1830, il fut aussi peintre ; allié à la famille, il fut aussi, entre autres, le centre de ce « petit théâtre sans prétentions » qu’il animait dans l’hôtel Virnot de la place Saint Martin et qui lui permettait de réunir cette société élégante issue du XVIII° siècle ; une liste des invités le démontre. Il était le petit-fils de Marie Aldegonde Le Thierry d’Ennequin, dame de la Boutillerie, deuxième enfant de Jacques Charles, écuyer, Sgr d’Ennequin, La Boutillerie, Riencourt etc et de Marie Anne Françoise de Bonneval 

bonneval-enfantbonneval-chevalierbonneval-lethierry

et de Messire Guillaume de Formigier de Beaupuy, gentilhomme, page du Roi Louis XVI et qui eut une conduite de courage lors de l’invasion des Tuileries par le peuple : il était de cette branche issue des nobles Bonneval…

Leur fils, Victor Mottez, 

Atelier_Mottez_Victor_Louis

élève de Picot et d’Ingres (c’est lui qui enleva sur le mur de son atelier à Rome un portrait par Mottez de son épouse et qu’il réinstalla à Paris) eut un beau parcours de peintre reconnu, ; ce portrait est au Louvre aujourd’hui) ; outre les portraits de Charles, Urbain et Lucien Le Thierry d’Ennequin, il portraitura des membres princiers européens portant le nom d’Aumale, Ligne, Guise, Orléans, Guizot, Walewska, orna les églises St Germain l’Auxerrois, St Séverin et il fut reçu à de nombreux salons de peinture avec son œuvre prolifique.

Vanackere, capitaine des canonniers dont notre aïeul, le capitaine Ovigneur Ovigneur_sur_les_rempartsfut le héros. Le nom Vanackère figure dans les cartons d’invitation de la place Saint Martin. Louis Vanackère fut président de la Chambre de Commerce et maire de Lille ; Nicolas Désiré Vanackère publia des mémoires: "Séances publiques de la société d'amateurs des sciences et arts de la ville de Lille"

Mademoiselle van Blarenberghe van-Blarenberghe-premier-Dauphinvan-blarenberghe était première femme de chambre de  Monsieur le premier Dauphin et première femme de chambre de Madame Sophie, fille du Roi. Elle devait faire partie de la célèbre dynastie des peintres et miniaturistes de Lille et aussi de Versailles qui figurent sur les cartons d’invitation de la place Saint Martin ; la dernière des van Blarenberghe épousa Charles Dathis, poète, licencié en droit, négociant, frère de notre aïeule Madame Prosper Derode-Dathis.

Quecq, officier de la Garde Nationale, comme le chevalier Francois Emmanuel Quecq d’Henriprêt qui épousa Charlotte Virnot de Lamissart, la fille du trésorier de Lille, Charles Louis. 

Leplus, officier de la garde nationale, figure parmi les invités de l’hôtel  Virnot,  place Saint Martin à Lille. Les Leplus furent une dynastie d'architectes essentiels à Lille: Romain Joseph Leplus (1724-1789), Amé-François Joseph Leplus (1770-1831),  et son cousin Victor-Louis Leplus (1798-1851).

de Lespaul de Lespierre, probablement Clément Joseph 1770-1827 est  le grand père du baron d'Haubersart; sa femme, Laurence Quecq d’Henripret, petite fille Virnot de Lamissart. Il est apparenté aux Prouvost-de Lespaul.

Basserode-Brigode-Louis-18  

visite-louis-18b

brigode-menu

Basserode-Revue%20du%20Nord-1938-vol%2024-num%2093-pp.%2074-78.jpg

Basserode Revue du Nord-1938-vol2024-num 2093-pp.74-78

Le Roi Charles X, accompagné par le duc de Polignac, se rendit à Lille chez l’aïeul des Virnot, Charles Marie Le Thierry, Seigneur d’Ennequin et de Riencourt, écuyer. Il visita en particulier sa filature. A la suite de cette visite, Monsieur de Villèle lui fit remettre la Croix de la Légion d’Honneur en récompense des nombreux services: conseiller municipal de 1807 à 1830, Membre de la Chambre de Commerce, Président du Conseil de Fabrique de l’église Saint Maurice puis Saint André.

Charles-X-A-Lille

Sous la Restauration, cet aïeul fut député à Paris avec Monsieur de Muyssart, maire de Lille et le Chevalier de Basserode pour représenter la ville au baptème et aux fêtes données à l’occasion de la naissance du Duc de Bordeaux.
Le Roi Louis-Philippe, après l’épidémie de choléra qui désola Lille à cette époque et durant laquelle le frère de l’aïeul des Virnot, Désiré Joseph Le Thierry, maire de Lille, eut une conduite admirable, décida de venir à Lille et fit coïncider son voyage avec la rentrée des troupes du siège d’Anvers. La reine Marie-Amélie fit son entrée avec Madame Adélaïde et les princesses d’Orléans ; elles furent reçues par le lieutenant général Corbineau, le préfet Baron Méchin et par Désiré Joseph qui, le 16 janvier 1833, fut décoré de la main du Roi et reçut de Madame Adélaïde une épingle de cravate de brillants.

Visite-Louis-Philippe-Lille

Les ducs d’Angoulème et de Berry constatèrent « son rôle et son dévouement de brave et digne gentilhomme » ainsi que sa présence « aux malheureuses journées des 5 et 6 octobre 1789 à Versailles » au frère de l’aïeul des Virnot : Messire Guillaume Jérome de Formigier de Beaupuy, écuyer, Garde du corps du Roi Louis XVI, compagnie de Villeroi. Il émigra et rallia les armées de Gramont, des princes de Condé et fit les campagnes dans le Régiment noble à cheval du Duc de Berry. Il se plaisait à raconter ses souvenirs au sujet de la Reine et de Madame de Lamballe.
Le Duc de Raguse, pair et maréchal de France, le décora Chevalier de Saint Louis, le 22 juillet 1814 à Melun. Il fut Chevalier de l’Ordre Royal de la Légion d’Honneur, le 15 juillet 1815 et fut lieutenant Colonel avec pension du Roi et autorisation de continuer à porter l’uniforme de Garde du corps du Roi.
Charles de Bourgogne, Chevalier, Chevalier des ordres de Léopold, de Saint Jean de Jérusalem (1810-1886), épousa la petite fille d’Alexandrine Virnot de lamissart; il était le fils de Philippe de Bourgogne, chevalier, né à Lille en 1774, page du roi en 1789, premier page en 1792. Il avait été de service dans les appartements du Roi le 20 juin 1791 mais il n’apprit la fuite de la famille Royale que le lendemain. Arrété avec deux de ses camarades, il fut maltraité par la populace qui voulait le prendre à un réverbère dans la rue Saint Honoré à coté du palais Royal quand un escadron de gendarmes vint l’arracher aux mains forcenées.

20 juin 92

Le 20 juin 1792, Philippe de Bourgogne fut constamment près du Roi et, le 10 août, il fut du petit nombre des serviteurs et des gardes nationaux fidèles qui lui firent un rempart de leurs corps. Il l’accompagna jusqu’à l’entrée de l’Assemblée où il ne fut point admis mais mais où l’habit de premier page du Roi attira une décharge qui tua un garde.
Monsieur et le Comte d’Artois signa le brevêt de capitaine des chasseurs de Calonne reçu au nom du Roi, après qu’il eut rejoint l’armée des princes et fait part à la défense de Maastricht ce qui lui valut le titre de bourgeois de cette ville. L’hôtel d’Alexandrine Barrois-Virnot, rue de Tournai, à Lille , où descendit Louis XIV.
Député de Lille au sacre de Napoléon, le frère des sœurs Virnot, Charles Joseph Lenglart, seigneur de Lannoy et de Plancques, chevalier du Lys (1740-1816) fut trésorier de Lille, échevin, banquier, conseiller Municipal, président du canton de 1813 à 16, conservateur du musée, célbre collectionneur de tableaux.

Charles-Lenglart

Il épousa Marie Anne van Nuffel, fille d’Arnolphe Goduwal Berthulphe, écuyer, seigneur de Marselaer, Berent, Wyckluyze, grand juge de la chambre des Tonlieux à Bruxelles, annobli par l’impératrice Marie Thérèse en 1756 et de  Marguerite Allard qui était la petite fille de Michel Allard, peintre de leurs Altesses Sérénissimes des Archiducs Albert et Isabelle.
Charles Léopold de la Chaussée, Chevalier, épousa la fille d’Alexandrine Charlotte Virnot de Lamissart, Thérèse Charlotte de Savary du Gâvre. Il était fils de  Jeanne de Bourgogne et Charles de la Chaussée, chevalier, seigneur de Saint Aubin, page du Roi Louis XVI, Capitaine au Régiment de Berry et Chevalier de Saint Louis.

lettre-Virnot-de-Brigode
succession-lenglart

Nous avons vu le goût du "théâtre de salon" chez les Prouvost

http://www.thierryprouvost.com/Vie-de-societe-Prouvost.html

Souvenirs d'Académie Séances littéraires et dramatiques
données dans les collèges de la Compagnie de Jésus de 1815 à 18.

Librairie de J. Lefort, imprimeur éditeur à Lille, 11, rue Charles de Muyssart, et Paris,  30, rue des saints Pères.


EXERCICES LITTÉRAIRES ET PHILOSOPHIQUES
Répondront en Rhétorique :
MM. Gustave BERNAULT, de Paris; MM. Louis MEURILLON, de Comines;
Éd. MARQUET, de Port-Louis; Philippe MOTTE, de Tourcoing.

 En Philosophie et en Sciences :
1ère ANNEE.
MM. Auguste de CHAVETTE, de Nantes;
Louis DESMONS, de Lille;
Michel MARLIÈRE, de Bourges;
Léon TORNERO, d'Alcala;
Léonce VAN TROYEN, de St-Omer;
Alex. VASSELLE, de Viefvillers ;

 2ème ANNEE.
MM. Fernandez CUEVAS, d'Oviedo ;
Antoine CAILLERET, de Lille;
Joseph MARÇAIS, de Sablé;
Gaspard PROUVOST, de Roubaix;
Em. de QUINCEROT, de Bourges ;
Félix de VILLEBOIS, d'Angers.

 NOTRE-DAME 1876 ACADÉMIE D'HUMANITÉS BOULOGNE.
LE DERNIER JOUR DE JUGURTHA
PROLOGUE, par M. Louis SCREPEL, Président.
I La mission du Préteur — Dialogue latin. Maurice GEVARDIN. Pressentiments d'un fils. — Hexamètres : Henri PROUVOST, Secrétaire Un Conseil chez le roi Mauritanien. — Scènes franc. 
II Les races africaines. — Exposition historique. . Emile PARENT. Intervention du Numide. — Narration latine. Charles MACQUET, Les deux rois en présence. — Jugurtha et ses fils. — Scènes françaises. 
III La fortune de Rome. — Narration latine : Henri PROUVOST. Le châtiment du traître. Vers latins. Henri BOULANGER, Les adieux du vaincu. — Scènes françaises. 
PERSONNAGES : 
Jugurtha, roi de Numidie, gendre de Bocchus. Henri BOULANGER. 
Bocchus, roi des Mauritaniens, Louis SCREPEL.
Svlla, questeur de Marius, Emile PARENT.
Vonux, Charles MACQUET.
Arbal, Henri PROUVOST.
Maharbal, Bocchus, Albert SOIDEZ.
Bomicar, Maurice GERARDIN.
Gardes-Soldats.
 FÊTE DD R. P. RECTEUR CONSTANT COUPLET 
Le 27 Juin 1876. La tragédie chrétienne au théâtre, Prologue, par M. H. PROUVOST, Président, 
I Le martyre de saint Polyeucte d'après l'histoire. 
Polyeucte renverse les idoles. — Hexamètres : Ch. MACQUET.
Parallèle de Sévère et de Polyeucte. Composition franc. L. DUQUESNE.
Les stances de Polyeucte. Strophes asiépiades. A. SOIDEZ.
H. BOULANGER, H. PROUVOST.
Acte V, scènes 2, 3, 4, a. - Déclamation, J.L. SCREPEL, SOIDEZ.
DISCOURS D'OUVERTURE, par M. Gabriel BOIRDREL 
I La vraie liberté. II Le libéralisme. III L'autorité. MM. Louis SCREPEL, Henri PROUVOST.

FÊTE DU R. P. RECTEUR GUSTAVE ARGAND GUILLAUME TELL 1869 12 Juin
Drame en cinq actes, par SCHILLER 
PERSONNAGES
Gesler, lieutenant de l'empereur d'Autriche.
Attinghausen, seigneur banneret.
Rudenz, son neveu
Werner.
Reding.
Guillaume Tell
Petit Guillaume,
Walther Furst
Rosselmann, curé d'Uri.
Ruodi, pêcheur.
Kuoni, berger.
Werni, chasseur.
Arnold
Ulrich
Conrad
Meïer.
Friesshardt
Leuthold
Soldats, paysans, ouvrier:
musique de Rossini.
habitants d'Uri ; habitants d'Unterwald.
hommes d'armes, chasseurs, pêcheurs, Suisse , sur le bord du lac
MM. 
Pierre DUROUCHOUX.
André LEQUEUX.
Alexandre de BOISGELIN.
Paul GUITTON.
Charles BIAUZON.
Hector AUSSILLOUX.
Ernest FABRE.
José SABATER.
Georges PRIT.
Georges de MONTALIVET.
Ferdinand. VUATRIN.
Henri de BROGLIE.
René de JOLY.
Arthur COQUARD.
Adolphe PROUVOST.
Fulcran DELPON.
Maurice de TRÉMISOT. Alfred Magne.


 Les Brigode

parentèle, certes, mais séparée des Prouvost, merveille, en tous cas pour étudier l'esprit des salons : plongeons nous y avec délices jusqu'à nos époques.

Pierre Jacques Joseph de Brigode, écuyer , seigneur de Kemlandt,  frère  de  Jean Chrysostome,

né le 17 février 1724, décédé, conseiller secrétaire du roi en la chancellerie du parlement de Flandres (31 décembre 1780), échevin et bourgeois de Lille par relief (2 XI 1772), 

marié le 6 août 1771, lille, Saint-Maurice, avec Marie-Catherine Recq, 

fit construire à Annappes en 1770  un château entouré d'un vaste parc : le château de Brigode.

brigode-Pierre-Jacques-Joseph

Brigode-anappesBrigode-annappes_chateau

 Egalement connu sous le nom de "Château du comte de Montalembert". 

Détruit en 1969, sauf les communs datant de 1820 qui servent désormais de club house pour le golf de Brigode.
Pendant la seconde guerre mondiale, ce château a hébergé entre autres Georges VI d’Angleterre et le maréchal Goering. Hitler y passa une nuit.

Brigode-Hitler

Brigode_golf

Le golf de Brigode près de Lille.

Montalembert-Brigode

Geoffroy de Montalembert (né le 10 octobre 1898 à Annappes, mort le 2 mars 1993 à Neuilly-sur-Seine) est un homme politique français.

Sa carrière politique est marquée par sa longévité (68 ans). Il a été élu dans deux départements (Nord et Seine-Maritime) et a été parlementaire sous quatre régimes politiques (Troisième République, Régime de Vichy, Quatrième République et Cinquième République).  Son père lui cède sa place de maire d'Annappes en 1925. Il est ensuite élu conseiller d’arrondissement en 1928 mais battu aux élections cantonales de 1931 à Lannoy. En 1926, à quelques jours d’intervalle, meurent son père puis sa première épouse. En avril 1929, il épouse Odile de Wendel, fille de François de Wendel, industriel et homme politique. Suite à ses drames familiaux et ses échecs politiques dans le Nord, il part pour la Normandie où il exploite une propriété agricole3. Il prend part à la campagne du candidat de la droite dans la circonscription d’Yvetot (Seine-Maritime) lors des élections législatives de 1932 et est élu maire d'Ermenouville en 1935. Grâce à de nombreux appuis dont celui de son beau-père, il est élu député d’Yvetot en 1936 et rejoint le groupe de la Fédération républicaine. On raconte que même en période de session, Montalembert, qui possédait un chauffeur et un appartement à Paris, passait tous les weekends en Normandie2. Le 10 juillet 1940, il vote pour donner les pleins pouvoirs à Philippe Pétain. Il s'engage par la suite néanmoins dans la Résistance. Après la Libération, Geoffroy de Montalembert rejoint le Parti républicain de la liberté et entre au Conseil de la République en décembre 1946. Au renouvellement du Conseil de la République de 1948, il dirige une liste présentée par le Rassemblement du peuple français. Réélu, il rejoint le groupe gaulliste du Conseil de la République. Il sera réélu en 1952 sur une liste qu’il a constituée avec des gaullistes et des personnalités agricoles indépendantes. Lorsque le Rassemblement du peuple français cesse ses activités parlementaires, Geoffroy passe au groupe des Républicains sociaux. Le 8 juin 1958, Montalembert est second sur une liste de Roger Houdet d’union avec les indépendants. Montalembert est vice-président du Comité consultatif constitutionnel pendant l’été 1958, il participe à la réhabilitation du Sénat où il est élu en 1959 et réélu en 1968 sur une liste commune avec les indépendants de Roger Houdet. De 1958 à 1962, il exerce en outre la fonction de vice-président du Sénat. Dans la nuit du 17 ou 18 janvier 1962, un attentat de l'OAS vise l'immeuble où il réside4. Il est réélu sénateur en 1977 et en 1986 sur une liste d'union de la droite. Il adhère pendant ce temps aux groupes gaullistes successifs du Sénat. Il occupera les postes de vice-président du Sénat, vice-Président de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation, secrétaire de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation et vice-Président d'honneur de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation. Tout au long de sa carrière, Montalembert a défendu des idées proches des traditions de la droite : patriotisme, pouvoir respecté incarné dans un homme fort (Clemenceau, Poincaré, de Gaulle), sauvegarde des intérêts nationaux par un État fort, respect de la religion catholique et des traditions, défense du libéralisme économique2. À propos des successives étiquettes partisanes qui avaient été les siennes, Geoffroy de Montalembert répondait que « si les noms de parti avaient changé [ses] convictions étaient restées identiques »

_________________________________________________________________________________________________________________

 

Son frère, le Comte Jean Chrysostome de Brigode de Canteleu, échevin

avait épousé Marie-Reine Lenglart, 


fille de Nicolas Hubert Joseph Lenglart, seigneur de la Motte, Ponchel-Englier, Lannoy, Bourgeois de Lille, Echevin de Lille, Négociant en dentelle, baptisé le 18 Juin 1701 Saint-Maurice Lille, décédé le 18 Juillet 1766 Saint Etienne Lille, x Alexandrine Gabrielle Albéricque Carpentier, baptisée le 22 Janvier1711 Saint Maurice Lille décédé le 14 Janvier 1778 Saint-Etienne., fille de Charles et Anne Catherine de Kerpen

Brigode-Lenglart

sœur de Catherine Charlotte Virnot-Lenglart, 

urbain_dominique.0.virnot Hotel-Virnot-place-Saint-Martin-Lille

soeur de Marie-Alexandrine Virnot de Lamissart-Lenglart dont deux enfants épousèrent des Prouvost: 

Rose-Marie VIRNOT de LAMISSART (1772-1851) épousa, le 13 Brumaire an III (Novembre 1795), Jean-Baptiste PROUVOST, né la Madeleine-lez-Lille, âgé de 29 ans, fils de Jean-Baptiste, « practicien» et de feue Marie-Madeleine-Elisabeth Baillant (fille de Jacques et de défunte Marie-Magdeleine Malfait), fils de « sieur Jean Baptiste Prouvost», né à Wasquehal, bourgeois de Lille en 1776, fils de Robert Prouvost et Marie-Anne Joseph Florin, décédé le  7/5/1797, sans postérité ; remariée à Marie-Jean-Charles Gennart, receveur des domaines, + 12/2/1834, + paroisse St-André 15/11/1881dont le beau frère était Charles-Alexandre-Joseph Rameau : sans enfant et grand amateur de fleurs, celui-ci se retira a Mons-en-Pévèle, ou il mourut laissant par donation entre vifs des 7 et 15 Septembre 1875 à la Ville de Lille, une somme de 480.000 francs pour l'érection d'un palais destiné aux concours agricoles et aux expositions florales.

et son frère  Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART, né le 23 Novembre 1779, décédé le 20 septembre 1837; en Prairial an X (3I mai 1802), épouse Aimée-Joseph PROUVOST, décédée le 30 Mai 1819, 44 ans, fille de Jean Baptiste Prouvost, négociant et Marie-Magdelaine Isabelle Joseph Baillant, dont un fils Urbain-Léon PROUVOST, né le 29 Fructidor, an XII (16 Septembre 1804), décédé le 26 Vendémiaire 15/12/04. le 11 Prairial an X (3I Mai IS02), il avait épousé Aimée-Joseph PROUVOST, décédée le 30 Mai 1819, âgée de 44 ans, dont un fils Urbain-Léon VIRNOT de LAMISSART, ne le 29 Fructidor, an XII (16 Septembre 1804), décédé le 26 Vendémiaire (I5 Décembre de la même année). A propos de l'hôtel Virnot de Lamissart, en janvier 1838, Barthélemy Delespaul, dit Delespaul Aîné, achète aux héritiers de Monsieur Virnot-Delamyssart, moyennant 91.720 francs, une belle maison avec atelier adjacent, située 73 rue de Jemmapes à Lille (actuellement 52, façade de l'esplanade à Lille); Il s’agit de la succession de Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART.

hotel-virnot-de-lamissart       Pattou-Jean-facade-esplanade-Lille    Hotel-Virnot-de-Lamissart-rue-de-la-Barre-Lille
A gauche l'hôtel Virnot de lamissart, rue de la Barre à Lille et deux vues de l'hôtel Virnot de lamissart de la façade de l'Esplanade à Lille dont une vue onirique du grand Jean Pattou
Hotel-Virnot-de-Lamissart-Lille

et soeur de Charles Lenglart-van Nuffel
(1740-1816), connu pour sa proximité avec Louis et François Watteau, dits Watteau de Lille. Comme l'écrit Paul Marmottan dans la monographie qu'il a consacrée en 1889 aux deux artistes, "Charles Lenglart devina les Watteau, il les prit en affection, les soutint de ses encouragements et les admit même à son intimité. Le grand-père de notre ami M. Jules Lenglart -dont vous connaissez tout le dévouement à l'Union artistique qui le compte parmi ses zélés fondateurs,- rassemblait déjà sous Louis XVI une collection de tableaux remarquable, dont les tronçons encore très considérables ornent aujourd'hui encore les demeures hospitalières et si artistiques de ses petits-enfants et arrière-petits-enfants. On y trouve, en effet, en parfait état de conservation, des peintures qui ne sont pas sorties de la famille, depuis un siècle, et à côté d'une riche variété de Watteau, joyau de cet ensemble, des maîtres classés comme Drolling, Boilly, Lafitte, Demarne, Mlle Gérard, etc. ... Bien peu de familles peuvent avoir encore la bonne fortune d'exhiber des trésors pourvus d'un acte d'état-civil aussi authentique! Honneur à ceux qui se transmettent ainsi de génération en génération le noble goût des arts et conservant du même coup leurs productions distinguées, nous apprennent à l'aimer davantage par la fidélité même du culte dont ils donnent l'exemple."  
 

Charles-Lenglart

________________________________________________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________________________________________________

Un fils de Pierre Jacques Joseph de Brigode

 

Louis-Marie-Joseph  de Brigode-Kemlandt (1776-1827)

Blason-Louis-de-Brigode-neveu-Lenglart

Armoiries du Comte de Brigode - © infographie lillempire

Brigode-Louis

Sacre-David-Louis-Brigode

Pair de France
Maire de Lille

Chambellan de l'Empereur

Chevalier d'empire en janvier 1809

Comte sous majorat en août de la même année.

né le 24 octobre 1776 (baptisé à l'église St Etienne) à Lille.

En 1804, pour le sacre de l'empereur, le comte de Brigode fut un des commissaires chargés d'aller chercher le Pape et de l'accompagner à Paris. 

Il fut de service, auprès du Saint-Père, pendant son séjour. 

Portrait-Pie-VII


Avec Monsieur Durosnel, écuyer de l'Empereur, il fit également le voyage de retour à Rome.

Durosnel

Chevalier d'empire en janvier 1809, Comte sous majorat en août de la même année.
brigode-majorat

Brigode-Lenglart

Etat des biens hérités de ses parents et de ses oncles et tantes en vue du majorat.


    De 1811 à 1812, il a tenu en Espagne, un détachement de la maison de l'Empereur, des écuyers, des brigades de chevaux, des mulets de bât, et tout un service de campagne.
Il accomplit son service auprès de l'Empereur, sans abandonner toutefois les fonctions administratives de Maire qui lui avaient été confiées.

le Comte De Brigode était, également le commandant (nominal) en Chef de la Garde d'Honneur de Lille depuis 1809.

Chambellans 

1805 - DARBERG
1805 - Auguste de TALLEYRAND
1805 - LATURBIE (ne figure plus dans les almanachs à partir de 1806)
1805 - Louis Marie Joseph de BRIGODE
1805 - François Marie Joseph Justin de VIRY
1805 - DETHIARD (ne figure plus dans les almanachs à partir de 1808)
1806 - Pierre GARNIER
1806 - DECROY (ne figure plus dans les almanachs à partir de 1809)
1806 - François Joseph Charles Marie de MERCY-ARGENTEAU
1806 - ZUIDWYCK
1806 - Claude Philippe de TOURNON-SIMIANE (ne figure plus dans les almanachs à partir de 1809)
1806 - Pierre Marie TAILLEPIED de BONDY
1806 - Charles Hippolyte Marie FALLETTI de BAROL
1806 - PONTE de LOMBRIASCO
1806 - HÉDOUVILLE (ne figure plus dans les almanachs à partir de 1807)
1807 - de VIRY fils
1807 - Auguste Jean GERMAIN
1807 - Pierre Joseph Charles Constant d'ANGOSSE
1808 - Prince SAPIEHA
1808 - Prince Michel RADZIWILL
1808 - Comte de BRONIE
1808 - Comte Alexandre POTOCH
I


    En 1814, il jure fidélité aux Bourbons. Des placards apparaissaient déjà sur les murs de la ville :

» De Brigode-Kenlan, Chambellan du Tyran, prends tes guêtres et va-t-en. »

www.lillempire.fr/index.php/Louis-Marie-Joseph-de-Brigode.html

Le 22 mars, Louis XVIII se dirigeant vers Gand, s'arrêta dans la Résidence du Comte, accompagné de ses fidèles, Maréchaux et Ministres. L’hôtel d’Avelin avait été vendu par Pierre-Urbain Virnot en 1809 au marquis (François) d’Hangouwart par son commanditaire : » Monsieur Louis Marie Joseph de Brigode, chambelland de Sa Majesté l’Empereur et roi, membre de la Légion d’Honneur, pour lui, en jouir en toute propriété de ladite acquisition »; la tante de Pierre Urbain VIRNOT, la sœur de sa mère Catherine Charlotte Virnot-Lenglart, avait épousé Jean Chrysostome de Brigode, seigneur de Canteleu;

Brigode

Le lendemain, le comte de Brigode donna sa démission, persuadé que l'abdication de Fontainebleau et le serment qu'il avait prêté à un autre souverain. indiquaient un nouveau but au dévouement et à la loyauté qui avaient marqué sa carrière.

Élevé à la pairie le 17 août 1815, M. de Brigode a constamment défendu à la tribune de la chambre héréditaire les institutions garanties par la Charte, et voté contre les lois d'exception qui tendaient à l'anéantir.

Histoire biographique de la Chambre des pairs, depuis la Restauration jusqu'à l'époque actuelle: depuis la Restauration jusqu'à l'époque actuelle Par Alexandre Lardier Publié par Brissot-Thivars, 1829

Dans le procès du maréchal Ney, il fut l'un des cinq pairs, (le comte de Nicolaï, le marquis d'Aligre, le comte de Brigode, le comte de Sainte-Suzanne et le duc de Choiseul-Stainville,) qui tout en s'abstenant, proposèrent de recommander le Maréchal à la clémence du Roi.

« Lanjuinais, soutenu par Malville, Lemercier, Lenoir-Laroche et Cholet, tente de faire adopter la peine de déportation que 17 pairs votèrent. Parmi eux, le duc de Broglie. Cinq pairs, le comte de Nicolaï, le marquis d'Aligre, le comte de Brigode, le comte de Sainte-Suzanne et le duc de Choiseul-Stainville, tout en s'abstenant, proposent de recommander le maréchal à la clémence du roi. Finalement, 139 voix, réduites à 128, à cause d'avis semblablesentre parents, réclament la peine de mort. Parmi ceux qui ont voté la mort : 5 maréchaux d'Empire : Sérurier, Kellermann, Pérignon, Victor et Marmont (au contraire, le maréchal Davout est venu le défendre, et le maréchal Laurent de Gouvion Saint-Cyr a voté la déportation), le vicomte de Chateaubriand, le comte Ferrand surnommé « le Marat blanc » et le comte Lynch nommé par Napoléon maire de Bordeaux, comte de l'Empire et chevalier de la Légion d'honneur, qui va jusqu'à réclamer la guillotine. En outre, non content d'avoir obtenu la condamnation du maréchal, Bellart requiert qu'il soit rayé des cadres de la Légion d'honneur. Une petite phrase circule sur l'avocat Bellart à l'époque : « Si l'éloquence est un bel art, Bellart n'est point l'éloquence. »La sentence est rendue à onze heures et demie du soir. Les pairs appliquent la règle du conseil de guerre et la lisent en l'absence de l'accusé.Les défenseurs ayant compris que tout espoir est perdu n'assistentpas à la lecture de l'arrêt et se rendent dans la cellule qu'occupedepuis deux jours le maréchal, au Palais du Luxembourg. C'est une petite pièce située au troisième étage sous les combles, à l'extrémité ouest de la galerie où le Sénat conservateur avait installé ses archives, au-dessus de l'actuelle salle des conférences. Une plaque de marbre y a été apposée en 1935. » http://grandearmee.forumactif.org/t14p105-les-generaux-francais-de-l-empire

bedoyere-ney-lavalette

De g. à d. : La Bédoyère, Ney et Lavalette
Coll. Bibl. mun. de Grenoble
Cl. Piccardy

Monsieur le comte de Brigode était, excellent musicien et avait, également, la réputation d'avoir beaucoup d'esprit. (les salons de Paris, Comtesse d'Abrantès).

"Ce ne fut qu'en 1806, après la victoire d'Austerlitz, que la Cour impériale prit une couleur décidée et eut une position tout à fait arrêtée. Jusque-là il y avait beaucoup de luxe, beaucoup de fêtes, une grande profusion de beaux habits, de diamants, de voitures, de chevaux; mais, au fond, rien n'était bien réglé et totalement arrêté. Il ne suffisait pas d'avoir M. de Montesquiou pour  grand-chambellan, M. de Ségur pour grand-maître des cérémonies, et MM. de Montmorency, de Mortemart, de Bouillé, d'Angosse, de Beaumont, de Brigode, de Mérode, etc., pour chambellans ordinaires; MM. d'Audenarde, de Caulaincourt, etc., pour écuyers; et mesdames de Montmorency, de Noailles, de Serrant, de Mortemart, de Bouillé, etc., pour dames du palais: tout cela ne suffisait pas. Il fallait une volonté émanée, annoncée comme loi et de très-haut. Sans cela rien ne pouvait aller."

"Des charades en actions, dit M. de Metternich, qui, en sa qualité de jeune père, était du conseil.—Oui, oui, des charades en actions!—Et la maréchale nous fit ouvrir sa garde-robe, que nous explorâmes au grand chagrin de ses femmes, à en juger par le désespoir des miennes, lorsque la chose arrivait chez moi; mais aussi nous nous amusâmes beaucoup... Deux charades eurent surtout un succès complet: or-ange et pou-pon. La première fut représentée magnifiquement par la prise du Mexique ou du Pérou, je ne sais lequel; une scène du temple du soleil: tout cela était admirable; et puis le sacrifice d'Abraham; mais la seconde fut un triomphe. La première partie n'était pas facile à faire... Nous représentâmes Antiochus et Stratonice!... le moment où le médecin juge, par la fréquence du pouls, de la passion du prince; nous y fûmes très-applaudis. M. de Brigode joua le rôle du père, comme s'il eût été à l'Opéra. Le pont fut représenté par l'action de Coclès, et enfin le poupon le fut burlesquement par M. de Palfy, faisant le nourrisson, et par Grandcourt, dont je n'ai pas encore parlé, mais qui aura tout à l'heure sa place, car il ne bougeait de chez moi, et certes on s'en amusait  assez pour lui témoigner au moins de la reconnaissance par un souvenir: il faisait la nourrice."

"La duchesse d’Abrantès rappelle dans ses Mémoires que : « Madame Ney joue parfaitement la comédie et chante d’une manière remarquable ; sa voix n’a pas une grande étendue, mais les cordes en sont justes, pures et d’un timbre charmant ; elle prononce bien, et je me rappelle toujours avec plaisir le temps où, s’accompagnant de ses petites mains si jolies et si blanches, elle me chantait en courant à la Malmaison, tandis que nous passions par la galerie pour nous rendre au théâtre, une de ces ravissantes canzonne de Crescentini. Il me revint qu’un jour (c’était pour la fête de l’impératrice Joséphine, 19 mars, en 1807, pendant la campagne de Tilsitt), nous nous arrêtâmes dans la galerie de musique, la maréchale Ney et moi, tandis qu’on nous attendait et qu’on nous cherchait pour une répétition. Nous avions avec nous M. de Brigode, chambellan de l’empereur, et très bon musicien, comme on le sait. Don Juan était sur le piano, la maréchale ouvrit la partition, c’était précisément à l’endroit du joli duo : Là cidarem lamano. “Dépêchons-nous dit-elle, nous aurons encore le temps. ” Et nous voilà debout, nos rôles sous le bras, ainsi que la queue de nos robes, moi les accompagnant, eux chantant ce charmant morceau auquel je trouvai, ce jour-là, plus que jamais le défaut d’être trop court. La voix de la maréchale se mariait admirablement avec le ténor de M. de Brigode, et ces deux voix, à peine couvertes par le piano et résonnant dans cette pièce où la foule toujours pressée ôte à la voix tous les avantages, mais dans laquelle nous n’étions alors que nous trois, me firent une impression dont le souvenir m’intéresse encore. » http://www.cairn.info

"Quant aux tours, elles étaient tout simplement représentées par quatre personnes fort volumineuses : M. de Ponte (chambellan de l'Empereur), M. de Bausset (préfet du Palais), M. de Brigode (chambellan d'ordonnance de l'Empereur) ; je ne me rappelle plus quelle était la quatrième. Anatole (officier d'ordonnance de l'Empereur) et Eugène (colonel du 13e chasseurs) de Montesquiou, son frère, MM. de Septeuil et Jules de Canouville (aides-de-camp du prince de Nenchâtel). Ernest de Canouville (maréchal-des-logis de l'Empereur), Fritz de Pourtalès et M. de Curneux (aides-de-camp du prince de Neuchâtel), furent chargés de représenter les cavaliers, les fous et les rois." général baron de Marbot "

"Nous organisâmes la fête de l'Impératrice, en l'absence de la reine Hortense. La reine de Naples et la princesse Pauline, qui pourtant n'aimaient guère l'Impératrice, mais qui avaient rêvé qu'elles jouaient bien la comédie, voulurent se mettre en évidence, et deux pièces furent commandées. L'une à M. de Longchamps, secrétaire des commandements de la grande-duchesse de Berg; l'autre, à un auteur de vaudevilles, un poëte connu. Les rôles furent distribués à tous ceux que les princesses nommèrent, mais elles ne pouvaient prendre que dans l'intimité de l'Impératrice qui alors était encore régnante.

La première de ces pièces était jouée par la princesse Caroline (grande-duchesse de Berg), la maréchale Ney, qui remplissait à ravir un rôle de vieille, madame de Rémusat, madame de Nansouty et madame de Lavalette,  les hommes étaient M. d'Abrantès, M. de Mont-Breton, M. le marquis d'Angosse, M. le comte de Brigode, et je ne me rappelle plus qui. Dans l'autre pièce, celle de M. de Longchamps, les acteurs étaient en plus petit nombre, et l'intrigue était fort peu de chose. C'était le maire de Ruel qui tenait la scène, pour répondre à tous ceux qui venaient lui demander un compliment pour la bonne Princesse qui devait passer dans une heure. Je remplissais le rôle d'une petite filleule de l'Impératrice, une jeune paysanne, venant demander un compliment au maire de Ruel. Le rôle du maire était admirablement bien joué par M. de Mont-Breton. Il faisait un compliment stupide, mais amusant, et voulait me le faire répéter. Je le comprenais aussi mal qu'il me l'expliquait; là était le comique de notre scène, qui, en effet, fut très-applaudie.

M. le comte de Brigode était, comme on sait, excellent musicien et avait beaucoup d'esprit. Il fit une partie de ses couplets et la musique, ce qui donna à notre vaudeville un caractère original que l'autre n'avait pas. Je ne puis me rappeler tous les couplets de M. de Brigode, mais je crois pouvoir en citer un, c'est le dernier. Il faisait le rôle d'un incroyable de village, et pour ce rôle il avait un délicieux costume. Il s'appelait Lolo-Dubourg; et son chapeau à trois cornes d'une énorme dimension, qui était comme celui de Potier dans les Petites Danaïdes, son gilet rayé, à franges, son habit café au lait, dont les pans en queue de morue lui descendaient jusqu'aux pieds, sa culotte courte, ses bas chinés avec des bottes à retroussis, deux énormes breloques en argent qui se jouaient gracieusement au-dessous de son gilet: tout le costume, comme on le voit, ne démentait pas Lolo-Dubourg, et, lui-même, il joua le rôle en perfection." Histoire des salons de Paris par la duchesse d'Abrantès.

En 1818, Louis XVIII le confirme dans son titre de Comte. Louis vendra l’hôtel en 1821 à Charles du Maisniel .

. Sacre-Napoleon-Jacques-Louis-David

Un laissez-passez pour les Pays-Bas conservé en Mairie de Lille, donne une description succinte : taille : 1,73, cheveux : chatain, front : haut, yeux : bleu, nez : régulier, bouche : moyenne, menton : rond, visage : ovale, teint coloré!

En dehors de la gravure par Debucourt d’après le chevalier de Basserode, il n’y a pas de portrait connu; Le Musée de Lille possédait un tableau, qui était en dépôt à l'Hôtel de ville, et qui a malheureusement était détruit dans l'incendie de 1916. L'auteur de ce tableau était un anonyme français. Un laissez-passer pour les Pays-Bas conservé en Mairie de Lille, donne une description succincte : taille : 1,73, cheveux : châtain, front : haut, yeux : bleu, nez : régulier, bouche : moyenne, menton : rond, visage : ovale, teint coloré!
Sources : A.M.L,  Une fille de napoléon, mémoires d'Emilie de Pellapra - Editions la Sirène  -1921. Mémoires de la Duchesse d'Abrantes (ci-devant Madame Junot).

En premières noces, il épousa, le 1er février 1801  Marie Bonne Romaine Potteau 1780-1802, 

fille de Bon Louis Joseph Potteau, écuyer et Françoise Joseph Le Mesre, dont Arthur 1801-1821


    Le 2 avril 1825, il épousa, en seconde noce, Émilie Louise Marie Françoise Joséphine (de) Pellapra. Officiellement fille de Françoise-Marie Leroy, elle-même fille d’un libraire de Lyon et de son mari, Henri (de) Pellapra, riche financier devenu sous l’Empire receveur des Finances, Émilie Pellapra laissait entendre qu’elle était la fille naturelle de Napoléon Ier. Ce dernier aurait eu une aventure avec sa mère lors d’une étape à Lyon. Louis de Brigode  succomba d'une atteinte d'apoplexie le 22 septembre 1827 à Bourbonne-les-Bains.

Pellapra  Pellapra-emilie.  Pellapra

 chateau-menars Menars

    

pellapra

Pellapra-camee-Napoleon-

Camée donné par Napoléon Bonaparte à Madame de Pellapra

 

_________________________________________________________________________________________________________________________
________________________________________________________________________________________________________________

Louis-Marie est le frère de Romain-Joseph de Brigode-Kemlandt, baron d'empire (1775-1854), 

Auditeur au Conseil d'Etat (1804), député du Nord (1805-10, 1815-37), pair de France (1837), Fut créé baron de l'Empire, sur autorisation d'institution de majorat, par décret impérial du 2 janvier 1814. Confirmé dans le titre de baron héréditaire par lettres patentes du 4 juin 1830. Il naît le 27 février 1775 à Lille.Il épouse la troisième fille de Charles César de Fay de La Tour-Maubourg et d'Anastasie de La Fayette. Cette dernière est la fille aînée de La Fayette.

Son frère cadet Louis Marie Joseph de Brigode, maire de Lille, est également pair de France.Fonctions nationales Il entre comme auditeur au Conseil d'État en 1803, et est élu par le Sénat conservateur le 27 septembre 1805 (5 vendémiaire an XIV) député du département du Nord au Corps législatif.Le décret qui fixe dorénavant à 40 ans l'âge de l'éligibilité le fait sortir de cette chambre parlementaire en 1810.Lors de la Seconde restauration, il est élu par le département du Nord le 22 août 1815 à la Chambre des députés. Il y est ré-élu le 4 octobre 1816 et le 26 octobre 1818.Il siège à gauche, vote contre les lois d'exception et contre la nouvelle loi électorale, pour la liberté de la presse (1817), pour la loi militaire Gouvion-Saint-Cyr (1818), contre le monopole des tabacs, contre la censure, pour les indemnités réclamés par les départements qui avaient été occupés par les troupes étrangères, etc...Non réélu en 1820, il n'obtient le renouvellement de son mandat législatif que le 28 août 1828, en remplacement de Ravez, lequel, nommé également dans le Nord opte pour la Gironde.Il est ensuite réélu régulièrement[1] jusqu'en 1837. En effet, il est nommé le 3 octobre 1837 Pair de France, et siège donc dorénavant à la Chambre des pairs.La Révolution de 1848 le rend à la vie privée.Fonctions localesIl est également le maire d'Annappes de 1814 à 1848, où il est le propriétaire d'un château. Il y fait d'ailleurs aménager un parc à l'anglaise, le parc de Brigode. En 1854, il fonde l'hospice Gabrielle à Annappes, aujourd'hui appelé Villa Gabrielle.Son domaine appartient par la suite à la famille De Montalembert[2].Il meurt à Enghien le 5 août 1854 à 79 ans.Distinctions Il est officier de la Légion d'honneur.

ary_scheffer_portrait_de_clementine_de_brigode_nee_de_la_tour_maubourgLatour-Maubourg-Blason

Marié le 13 juin 1820 avec Célestine de Faÿ de La Tour-Maubourg 1799-1893, ( portrait par Ary Schaeffer), petite fille de Gilbert Motier de La Fayette marquis de La Fayette (4e)

 Lafayette

, baron de Vissac, seigneur de Saint-Romain, de Langeas et de Chavagnac en Auvergne, Lieutenant de l'armée française, puis major général de l'armée américaine (1776), et homme politique, 
Député aux États Généraux de 1789, député de la Sarthe, député de Seine-et-Marne, Membre du Club des Trente, Né le 6 septembre 1757 - Chavaniac-Lafayette (43, Haute-Loire)Décédé le 20 mai 1834 - Paris (75),76 ans, Inhumé - Paris (75) - cimetière de Picpus, (Marie Joseph Paul Roch Gilbert Motier de La Fayette) Marié le 11/04/1774, Paris, avec Adrienne de Noailles 1759-1807, dt Henriette 1775-1777, Anastasie 1777-1863,Georges Washington 1779-1849,Virginie 1782-1849.

 .
Brigode.
Brigode 2


___________________________________________________________________________________________________________

 

Descendants d' Émilie Pellapra, Comtesse de Brigode puis Princesse  de Caraman-Chimay

Base Roglo et Wikipedia

Bientôt veuve la jeune femme, riche et belle, Emilie Pellapra se remaria le 30 août 1830 avec le prince Joseph de Riquet de Caraman (1808-1886), 17e prince de Chimay, dont elle eut quatre enfants :

Marie Thérèse Emilie (1832-1851), comtesse de Lagrange ;

Marie Joseph Guy Henry Philippe (1836-1892) (ép. Marie de Montesquiou-Fezensac puis Mathilde de Barandiaran) ;

Valentine (1839-1914), Princesse Paul de Bauffremont puis Princesse Georges Bibesco ;

Eugène (1847-1881) (ép. Louise de Graffenried-Villars).

Joseph de Riquet de Caraman mène la négociation qui aboutit au traité d'amitié entre les Pays-Bas et la Belgique à la suite de l'abjuration du prince d'Orange garantissant l'indépendance de la Belgique. Il contribue à établir les relations diplomatiques entre le royaume de Belgique et les cours de Toscane et de Naples, le Vatican et la Confédération germanique.

Il finance la réfection de l'abbaye de Chimay. En 1858, il prend la tête d'un consortium d'actionnaires qui fondent la Compagnie de Chimay, une des premières compagnies de chemin de fer belges reliant Chimay à Anor, en France, et Mariembourg.

La résidence parisienne de Joseph de Riquet de Caraman est l'hôtel de Chimay, construit par François Mansart, mais fortement remanié au XVIIIe siècle, situé n° 15 quai Malaquais. Cet hôtel a été vendu en 1883 à l'École des Beaux-Arts.

En Belgique, il possède le château de Chimay. En 1863, il y fait construire par les architectes Hector-Martin Lefuel et Cambon le théâtre, inspiré du théâtre Louis XV de Fontainebleau.

 Celui-ci fonde dans l'enceinte du domaine de Ménars le bâtiment du "Prytanée", espace d'enseignement accueillant des jeunes gens de conditions sociales et de nationalités différentes. Ouvert à tous les cultes, on y enseigne les Belles Lettres, les Arts et Métiers et le Commerce et l'Agriculture.

Valentine, fille d'Emilie Pellapra, hérite du domaine en 1871. Elle devient princesse Bibesco, tente de conserver la demeure, mais en 1879 l'ensemble du domaine est vendu aux enchères, mariée  à vingt-deux ans avec le prince Paul de Bauffremont, alors qu’elle était éprise d’Antoine de Noailles, duc de Mouchy, et aimait la vie mondaine, elle se retrouve dans une ville de garnison, sous la coupe d’un mari brutal, avare et coureur. Elle obtient en 1874 la séparation de corps et la garde de ses deux filles Catherine (n. en 1862), Jeanne (n. en 1864)..

Pour épouser son chevalier servant, le prince Georges Bibesco, rencontré vers 1860, elle se fait naturaliser en 1875 dans le duché de Saxe-Altenburg, dans lequel la loi locale autorisait le divorce, encore interdit en France, et se remarie le (24 octobre 1875) à Berlin. Georges Bibesco, (Gheorghe Bibescu), né en 1805 à Craiova, mort en 1873, inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 28), fut hospodar de Valachie de 1843 à 1848, et, comme membre du Divan, chargé de la réorganisation de la Moldo-Valachie (1857) ; se montra partisan de l'union des deux principautés sous la souveraineté d'un prince étranger.

Il épouse Valentine de Riquet de Caraman, rencontrée vers 1860, qui se fait naturaliser en 1875 dans le duché de Saxe-Altenburg, dans lequel la loi locale autorisait le divorce, encore interdit en France, et se remarie le (24 octobre 1875) à Berlin. Ce mariage génère un scandale retentissant et expose le ménage Bibesco à l’ostracisme des gens du monde : ils cessèrent d’être reçus à la cour de Berlin, furent radiés de l’Almanach de Gotha, et durent s’établir en Roumanie, pays d’origine des Bibesco, que la princesse détesta profondément. Elle refusa cependant que son mari se porte candidat au trône de Bulgarie, comme l’y poussaient Léon Gambetta et Juliette Adam.

De cette union naîtront trois enfants : Georges, Nadège (princesse Stirbey), Georges-Valentin (1880-1941).

Le prince de Bauffremont obtint du tribunal civil de la Seine un jugement (10 mars 1876) prononçant l’annulation de ce mariage et retirant à la princesse la garde de ses enfants, jugement confirmé par la cour d’appel de Paris (27 juillet 1876), puis par la Cour de cassation. Un arrêt de la cour d’appel de Paris enjoignit à la princesse de rendre les enfants sous astreinte de 1.000 francs par jour. Au bout d’un an de résistance, le montant de l’astreinte atteignait 300.000 francs : Bauffremont fit liquider l’astreinte et saisir le château de Menars (Loir-et-Cher), que la princesse avait hérité de sa mère en 1871. Le château fut vendu aux enchères le 16 juillet 1876.

Ce scandale retentissant exposait le ménage Bibesco à l’ostracisme des gens du monde : ils cessèrent d’être reçus à la cour de Berlin, furent radiés de l’Almanach de Gotha, et durent s’établir en Roumanie, pays d’origine des Bibesco, que la princesse détesta profondément. Elle refusa cependant que son mari se porte candidat au trône de Bulgarie, comme l’y poussaient Léon Gambetta et Juliette Adam

Jusqu'aux arrière-petits-enfants.

Émilie Pellapra, née le 11 novembre 1806, Lyon (Rhône), décédée le 22 mai 1871, château de Menars (Loir-et-Cher) (à l'âge de 64 ans).

Pellapra-emilie.


Pellapra-tombe

Devant les escaliers du mausolée de Ménars, une dalle où repose Marthe Bibesco, épouse du prince Georges Valentin Bibesco, écrivain.


Mariée le 9 avril 1825 avec Louis, chevalier de Brigode et de l'Empire, comte de Brigode et de l'Empire (1er), né le 21 octobre 1776, Lille, décédé le 22 septembre 1827, Bourbonne-les-Bains (à l'âge de 50 ans), conseiller général du nord, maire de Lille (1802), chambellan de l'Empereur, pair de France (17/8/1815),

Sacre-David-Louis-Brigodevisite-louis-18-de-brigode1

dont

Mariée le 30 août 1830, Paris Xe, avec Joseph de Riquet de Caraman Chimay, prince de Chimay (17e, 1843), prince de Caraman, né le 20 août 1808, Paris Xe, décédé le 12 mars 1886, London (à l'âge de 77 ans),

Riquet-joseph.2.de_riquet_de_caraman_chimayTallien-Gerard_-_Madame_Tallien

Joseph est le fils ainé François Joseph de Riquet de Caraman, prince de Chimay et de Thérésa Cabarrus (Madame Tallien).

Il mène la négociation qui aboutit au traité d'amitié entre les Pays-Bas et la Belgique à la suite de l'abjuration du prince d'Orange garantissant l'indépendance de la Belgique. Il contribue à établir les relations diplomatiques entre le jeune royaume de Belgique et les cours de Toscane et de Naples, les États pontificaux et la Confédération germanique.

En 1852, il fait l'acquisition de l'Hôtel de la Pagerie, situé 17 quai Malaquais, dans le 6e arrondissement de Paris. Le bâtiment prend alors son nom actuel l'Hôtel de Chimay. Construit par François Mansart, mais fortement remanié au XVIIIe siècle, cet hôtel a été vendu en 1883 à l'École des beaux-arts.

ChimayParis-ENSBA.quai.Malaquais.jpg

Chimay-theatreChimay-Scourmont

Il finance la fondation de l'abbaye de Scourmont, sur ses terres de Chimay. En 1858, il prend la tête d'un consortium d'actionnaires qui fondent la Compagnie de Chimay, une des premières compagnies de chemin de fer belges reliant Chimay à Anor, en France, et Mariembourg. En Belgique, il possède le château de Chimay. En 1863, il y fait construire par les architectes Hector-Martin Lefuel et Cambon le théâtre, inspiré du théâtre Louis XV de Fontainebleau.

dont

Émilie de Riquet de Caraman Chimay, née le 30 avril 1832, château de Menars (Loir-et-Cher), décédée le 31 mai 1851, Paris (à l'âge de 19 ans).
Mariée le 15 juin 1850, Sainte-Clotilde, Paris, avec Frédéric Lagrange, comte de Lagrange (2e), né le 21 juin 1815, Dangu, Eure, décédé le 22 novembre 1883, Paris (à l'âge de 68 ans),
député du Gers, sénateur.

Image illustrative de l'article Frédéric Lagrange

Fils du comte Joseph Lagrange, gendre de Joseph de Riquet de Caraman (1808-1886) prince de Chimay (propriétaire de la vénerie de Saint-Joseph, Gers), fut élu1 représentant du Gers à l'Assemblée législative, le 8 juillet 1849, en remplacement de M. Lacave-Laplagne, décédé, contre M. Pégot-Ogier2, ancien représentant, M. Alem-Rousseau3, et M. David4, ancien représentant. Il vota avec la majorité et soutint la politique du prince-président.

En 1851, il était domicilié à Paris, 15, avenue d'Antin (Avenue Franklin-D.-Roosevelt.

Après le coup d'État du 2 décembre 1851, il fit partie de la commission consultative instituée par Louis-Napoléon Bonaparte. Entièrement rallié à l'Empire, il fut successivement élu comme candidat officiel, député au Corps législatif dans la 2e circonscription du Gers :

le 29 février 18525, contre M. Jouret6, ancien représentant ;

le 22 juin 18577, contre M. Gounon8 ;

le 1er juin 18639, contre M. de Saint-Gresse10 ;

le 24 mai 186911, contre M. Alcée Durrieux12, avocat à Paris.

Officier de la Légion d'honneur du 4 août 1865, membre du comité central du plébiciste en 1870, il fut nommé sénateur du Second Empire par décret impérial du 27 juillet, décret dont les événements empêchèrent la promulgation.

Rendu à la vie privée par la « révolution » du 4 septembre 1870, et fidèle à ses convictions politiques, il se présenta comme candidat bonapartiste aux élections du 20 février 1876, et il échoua13 dans l'arrondissement de Lectoure contre l'élu républicain, M. Descamps14, et M. de Galard15.

Candidat du gouvernement après la dissolution de la Chambre par le « cabinet du 16 mai », il échoua de nouveau, le 14 octobre 187716, contre le député sortant réélu, M. Descamps17.

Le comte Lagrange avait épousé en premières noces Hortense Honnorez († 1841), puis, le 15 juin 1850 en la paroisse Sainte-Clotilde de Paris, Emilie de Riquet de Caraman Chimay (1832-1851), sans postérité.

M. de Lagrange s'était acquis une notoriété particulière par son écurie de courses et par les victoires de deux de ses chevaux, Fille de l'air et Gladiateur, au Derby d'Epsom et au Grand-Prix de Paris.

Après s'être associé au baron Nivière, Frédéric de Lagrange divisa ses forces en deux ; une écurie en Angleterre, sous la direction de Tom Jennings Sr. et une écurie en France sous la direction de Henry Jennings.

En 1855 Monarque gagne sous les couleurs d'Alexandre Aumont, le Prix du Jockey Club. Un an plus tard, en 1856, Frédéric de Lagrange achète Monarque et en fait un reproducteur de premier ordre. Le succès vint avec Fille de l'Air dans les Oaks d'Epsom (1864) puis Gladiateur en 1865 dans le Derby d'Epsom et le Grand Prix de Paris.Ce grand éleveur a doté la France de nombreux étalons dont la quasi-totalité descendent de Monarque.

La livrée de son écurie était casaque bleue, manches et toque rouges. En 1870, il vendit son écurie et une partie de son stud de Dangu, ne conservant que Monarque et un lot de belles poulinières. Monarque mourut à Dangu, où on lui éleva un tombeau dans le parc du château. Le comte avait hérité de Dangu, Neaufles-sur-Risle, Courcelles-lès-Gisors avec ses sœurs.

 

Lagrange

    « En 1802, M. le marquis de Talhouët reçut la propriété de Dangu en compensation de ses biens, que l'État avait fait vendre, perce qu'à tort il avait été considéré comme émigré. Lorsque M. de Breteuil rentra en France, M. de Talhouët, mu par un sentiment de délicatesse fort honorable, lui remir, de son propre mouvement, une somme assez importante pour l'indemniser de la perte de sa propriété ».  « A la mort de M. de Talhouët, la terre de Dangu fut attribuée an partage à sa fille, Madame la comtesse Joseph de Lagrange, par acte de 1810. En 1849, les enfants de cette dame ayant procédé au partage des biens de sa succession, le château et les propriétés de Dangu échurent à M. Joseph-Barthélemy-Frédéric, comte de Lagrange, officier de la Légion d'honneur, membre du conseil général de l'Eure pour le canton de Gisors, député du Gers, l'éleveur intelligent et habile qui est à la tête du sport français »4 [citation de 1867].    « Depuis [le XVIIIe s], M. de Lagrange a embelli le château et les jardins ; il ne reste presque plus de vestiges de l’ancien manoir féodal.».  

Dangu-ancien   

En 1871, le château de style néo-classique, est incendié lors des combats du Siège de Paris.  En 1876, il est restauré par l'architecte Lambert. En 1884, le duc Pozzo di Borgo acquiert le domaine de Dangu qui comprend des parties fortifiées anciennes et un édifice médiéval dit "ancien château" (second château). 

 Dangu

riquet-joseph.0.de_riquet_de_caraman_chimayRiquet-Joseph
Marié le 16 juin 1857 avec Marie de Montesquiou Fezensac, née le 16 août 1834, Paris, décédée le 25 décembre 1884, Bruxelles (Belgique) (à l'âge de 50 ans),

montesquiou_fezensacdont

Riquet-joseph.1.de_riquet_de_caraman_chimay.jpg

Marié le 24 juin 1920, Paris 8e, avec Gilone Le Veneur de Tillières, née le 24 juillet 1889, Sixt (Ille-et-Vilaine), décédée le 22 septembre 1962, Chimay (Belgique) (à l'âge de 73 ans),

le_veneur_de_tillieres

 

Élisabeth de Riquet de Caraman Chimay, née le 11 juillet 1860, Paris (75) - 7e arrondissement, décédée le 21 août 1952, Genève (Suisse) (à l'âge de 92 ans).
Mariée le 25 septembre 1878 avec Henry, comte Greffulhe (3e), né le 26 décembre 1848, Paris Ier, décédé le 31 mars 1932, Paris VIIIe (à l'âge de 83 ans),

greffulhe_blanche.

Henry Greffulhe est issu d'une famille de financiers et de propriétaires fonciers, dont la fortune, colossale, ne remonte qu'à la Révolution française mais qui a su s'agréger à la haute société. Grand, large d'épaules, avec une superbe barbe blonde, son allure majestueuse est démentie par des manières brusques et une certaine vulgarité d'expression et de caractère. Selon Proust, on le surnommait « Jupiter tonnant ».  En 1878, il épouse Élisabeth de Riquet de Caraman (1860-1952), l'une des plus belles femmes de l'époque.  Á Paris, les Greffulhe habitent un hôtel particulier 8 rue d'Astorg, au milieu d'un vaste complexe d'hôtels et d'immeubles de rapport appartenant à la famille, que les Parisiens surnomment « le Vatican ». De septembre à janvier, ils passent le plus clair du temps dans leur château de Bois-Boudran, près de Melun (Seine-et-Marne), où le comte s'adonne à la chasse à courre.

Bois-Boudran.jpg 

Élu député en 1889 sur une liste d'union, il ne se représente pas aux élections de 1893.

Henry Greffulhe se comporte en tyran domestique, exigeant de son épouse qu'elle soit toujours rentrée avant minuit, ne tolérant pas que sa femme et la sœur de celle-ci (Geneviève de Caraman-Chimay, Mme Charley Pochet Le Barbier de Tinan), soient en retard pour le déjeuner. Homme à femmes, il trompe sa femme avant même de l'avoir épousée. Sur la fin de sa vie, il sera largement dépouillé par sa maîtresse, la comtesse de La Béraudière, qui prétendra même, mais sans succès, mettre la main sur son héritage.  Il fut un des modèles de Marcel Proust pour le duc de Guermantes dans À la recherche du temps perdu. Image : Henry Greffulhe. Photographie par Nadar.

Greffulhe

 

Marie Joséphine Anatole Louise Élisabeth de Riquet de Caraman-Chimay, comtesse Henry Greffulhe1, immortalisée sous le nom de comtesse Greffulhe), est née le 11 juillet 1860 dans le 7e arrondissement de Paris et morte le 21 août 1952 à Lausanne (Suisse). Elle usait de son cinquième prénom, Elisabeth et la haute société de l'époque prononçait son nom comme Greffeuille.

Fille de Joseph de Riquet de Caraman Chimay (1836-1892), 18e prince de Chimay et de la princesse, née Marie de Montesquiou-Fezensac, la comtesse Élisabeth de Riquet de Caraman-Chimay  est issue à la fois d'une grande famille belge et de l'aristocratie française.

Les Caraman-Chimay sont une famille de mélomanes. Sa mère joue du piano. Elle fut l'élève de Liszt qui dédicaça au jeune ménage une messe, en souvenir d'un concert qu'il donna chez eux, la princesse Marie étant au piano et le prince Joseph au violon4.

Leurs enfants jouent tous d'un instrument, Élisabeth du piano. Elle se marie à l'âge de 18 ans à Paris en 1878, avec le vicomte, futur comte Henry Greffulhe, unique héritier d'un empire financier et immobilier en l'église Saint-Germain-des-Prés, paroisse des Caraman-Chimay qui possédaient un hôtel particulier quai Malaquais. Ils auront une fille unique, Élaine (1882-1958), qui épousera Armand de Gramont, alors duc de Guiche et ami de Proust.

Le comte Greffulhe, personnage brutal et colérique, trompe sa femme. Elle n'est pas heureuse en ménage, bien qu'elle soit attachée à son mari et d'une vertu irréprochable. Elle apprécie l'amitié et la liberté ; elle confie à son ami l'abbé Mugnier: « Quelques amis que l'on voit de temps en temps tiennent plus de place (...) que celui qui ronfle près de vous5. »

Elle reçoit régulièrement chez elle quelques « cercleux » qu'on retrouve aussi chez la comtesse de Chevigné (autre modèle de la duchesse de Guermantes), comme le comte Costa de Beauregard, le marquis du Lau, le comte Louis de Turenne, le comte Louis de Breteuil (ces deux derniers sont les modèles de Babal de Bréauté dans le roman de Proust). Elle invite aussi Charles Haas, modèle de Swann, qui à l'époque où Proust le rencontre est déjà âgé, le général de Galliffet, modèle du vaniteux général de Froberville.

Elle ouvre chaque année en été sa villa La Case à Dieppe à sa famille et en septembre à son cousin Robert de Montesquiou et à ses amis6 que le comte Greffulhe n'apprécie guère et qui, lui, chasse alors à Bois-Boudran, les appelant avec mépris « les Japonais », c'est-à-dire les esthètes. Elle est liée par une sincère affection à son cousin Robert de Montesquiou et lui dit: « Je n'ai jamais été comprise que par vous et le soleil. »( Montesquiou commenta, « J'étais heureux qu'elle me plaçât en premier! »)7

Hôtel Greffulhe, 8 puis 10 rue d'Astorg à Paris (VIIIe arrondissement). Hôtels Greffulhe : Vers 1867, le comte Charles Greffulhe (1814-1888), qui habitait jusqu'alors rue de la Ville-l'Évêque, achetait à Antoine de Noailles, duc de Mouchy, la propriété familiale de 4 850 m² de contenance qui s'étendait du no 4 au no 10 rue d'Astorg et comprenait, outre les deux immeubles de rapport mentionnés plus haut (no 4 et 6), deux hôtels particuliers, le no 8 étant adossé au no 10 avec lequel il communiquait par les salons5. Les deux hôtels ont été détruits en 1958 et remplacé par un immeuble de bureaux. L'hôtel du no 8 fut habité par le comte Henri Greffulhe, frère cadet de Charles Greffulhe, mort célibataire, puis (1881) par le fils de Charles Greffulhe, le comte Henry Greffulhe (1848-1932) et sa femme née Élisabeth de Riquet de Caraman (1860-1952), jusqu'alors logés dans un appartement du no 10.  Le no 10 disposait d'un immense jardin communiquant avec celui de l'hôtel d'Arenberg, no 20 rue de la Ville-l'Évêque. L'antichambre, tendue de tapisseries, donnait accès sur la gauche à une enfilade de quatre salons. La façade sur jardin comportait une rotonde à laquelle on accédait par un perron et où se trouvait le grand salon, aux meubles capitonnés recouverts de damas vert. La salle à manger, très vaste, donnant sur la cour, était décorée de tapisseries des Flandres6. Demeure mythique pour le gratin parisien, qui le surnommait "le Vatican", l'hôtel Greffulhe abritait une remarquable collection de meubles, tableaux et objets XVIIIème, rassemblée par le comte Henri Greffulhe, puis par son neveu le comte Henry Greffulhe. Marcel Proust, qui y fut reçu quelquefois, fut fort impressionné par cet hôtel et son mobilier, qui figure nommément dans ses Cahiers de brouillon, et qui nourrit plusieurs passages de A la recherche du temps perdu.

 

Villa La Case, route de Pourville à Dieppe, acquise en 1887, construite en style anglo-normand.

Château de Bois-Boudran près de Melun (Seine-et-Marne).

 

NB : à Evian, les Albert Prouvost connurent intimement la Comtesse Greffulhe  et les Brancovan dont la jeune princesse allait plus tard s’immortaliser sous le nom d’Anna de Noailles. 

Evoquaient ils la grand mère Emilie Pellapra qui fut Comtesse de Brigode et voisine du château du Vert-Bois?

 

dont

Greffulhe-elaine.0.greffulhe 

avec Armand Antoine, duc de Gramont (12e, 30 janvier 1925), né le 29 septembre 1879, Paris (75) - 8e arrondissement, décédé le 2 août 1962, Mortefontaine, 60 (à l'âge de 82 ans), industriel et scientifique français (témoins: Alexandre Berthier, prince de Wagram 1836-1911, Armand de Gramont, duc de Lesparre 1854-1931, Auguste, duc d'Arenberg 1837-1924, Joseph de Riquet de Caraman Chimay, prince de Chimay 1858-1937).

Gramont-armand_antoine_12_de_gramontGramont-armand_antoine_12_de_gramont

Fils d'Agénor de Gramont et de sa deuxième épouse, Marguerite de Rothschild, petit fils du ministre des Affaires étrangères Agénor de Gramont, il est le demi-frère d'Élisabeth de Clermont-Tonnerre, dite « la duchesse rouge ». Le scientifique et académicien Arnaud de Gramont est le cousin de son père.

Le 14 juillet 1904, au château de Vallière, il se fiance avec Élaine Greffulhe (1882-1958), fille du comte Henry Greffulhe et de la comtesse, célèbre pour avoir été un modèle de Marcel Proust dans À la recherche du temps perdu. Il était lui-même ami de Proust qui le rencontra sans doute à la fin décembre 1902 lors d'un dîner chez les Noailles : Armand de Gramont, écrira-t-il dans son pastiche de Saint-Simon, « rappelait les grâces de ce galant comte de Guiche, qui avait été si initié dans les débuts du règne de Louis XIV. Il dominait sur tous les autres ducs, ne fût-ce que par son savoir infini et ses admirables découvertes. » Et il ajoute qu'il avait des yeux « admirables avec un regard qui, bien que personne n'aimât autant que lui à se divertir, semblait percer au travers de sa prunelle, dès que son esprit était tendu à quelque objet sérieux. » Marcel Proust assista au déjeuner de fiançailles qui le rendit extrêmement malheureux car il était le seul à y être venu en habit. Le mariage eut lieu en l'église de la Madeleine à Paris le 14 novembre 1904. Cette union ne fut pas très harmonieuse : Élaine Greffulhe est ennuyeuse et terne, et elle sera irrémédiablement trompée par un mari qui adore les femmes. Ils eurent néanmoins cinq enfants.

 

    Antoine Agénor Henri Armand (1907-1995) ;

    Henri Armand Antoine (1909-1994) ;

    Jean Armand Antoine (1909-1984) ;

    Charles Louis Antoine Armand (1911-1976) ;

    Corisande Marguerite Elisabeth (1920-1980).

Amateur de peinture, Armand de Gramont avait rêvé de devenir peintre et exposé en 1904 un tableau au Salon des Artistes français. Sa famille l'avait poussé vers des études plus sérieuses et il avait obtenu une licence ès sciences en 1902. En 1908, sur les conseils du professeur Carlo Bourlet, il établit un laboratoire pour des expériences d'aérodynamique , dans le jardin d'une maison de retraite fondée par ses beaux-parents à Levallois. En 1911, il soutient à la Faculté des sciences de Paris sa thèse pour le doctorat ès sciences intitulée "Essai d'aérodynamique du plan". Au cours de la Première Guerre mondiale, Armand de Gramont, alors sous les drapeaux, observe l'insuffisance de l'équipement de l'armée française en instruments d'optique de précision et l'absence d'ingénieurs capables de les mettre au point (Graphie). En mars 1916, le Service des fabrications de l'aviation du ministère de la Guerre, demande à Gramont de transformer son laboratoire en atelier de fabrication d'appareils optiques, en particulier de collimateurs de visée. Simultanement, il prend la tête d'un comité en faveur de la création d'un "institut d'optique" chargé d'un enseignement de l'optique instrumentale. Si la décision de principe fut prise par le Gouvernement dès 1916, l'Institut d'optique théorique et appliquée (SupOptique), qu'il présida jusqu'à sa mort, ne commença ses activités qu'en 1920. Sa fille Corisande y fut élève-ingénieur.

En tant qu'industriel, avec l'ambition de rivaliser avec les productions allemandes, il fonde en 1919 et dirige la société OPL, « Optique et Précision de Levallois », qui prend la suite de l'atelier de fabrication d'appareils optiques. Son siège est installé au même endroit, 86 rue Chaptal à Levallois-Perret. L'armée fut son principal client jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. En 1938, Armand de Gramont, voulant diversifier les productions d'OPL vers le monde civil, fit construire une usine à Châteaudun. La société produisit alors des appareils photographiques réputés sous la marque FOCA. En 1964, OPL fusionna avec la Société d'optique et de mécanique (Dans le langage courant, la mécanique est le domaine des machines, moteurs, véhicules, organes (engrenages, poulies,...) de précision (SOM-Berthiot) pour former la Société d’Optique, Précision électronique et Mécanique (SOPELEM), qui a travaillé dans le domaine militaire. La SOPELEM devint en 1992 SOPELEM/SOFRETEC puis SFIM/ODS et fut rachetée en 2000 par la SAGEM (La Sagem (Société d’Applications Générales Électriques et Mécaniques) était une grande entreprise française...).

Il est le frère de Antonia Corisande Élisabeth de Gramont, née le 23 avril 1875 à Nancy et morte le 6 décembre 1954 à Paris, est une femme de lettres et aristocrate française, surtout connue pour sa longue relation homosexuelle avec Natalie Clifford Barney. Surnommée « la duchesse rouge », ou « Lily » dans le cercle familial, elle écrivait sous son nom de femme mariée, Élisabeth de Clermont-Tonnerre, ou sous celui d'Élisabeth de Gramont. Descendante d’Henri IV, elle est la fille d'Antoine XI Alfred Agénor, duc de Gramont, prince de Bidache et d'Isabelle de Beauvau-Craon qui meurt d'une fièvre puerpérale après lui avoir donné naissance. Elle est la demi-sœur du duc de Guiche, grand ami de Proust, et aussi la nièce du comte de Gramont, mémorialiste.

Après avoir grandi parmi la plus haute aristocratie, elle épouse, le 3 juin 1896, Aimé François Philibert, marquis, puis duc de Clermont-Tonnerre (1871-1940). Le couple a deux filles :

Elle est très liée à Robert de Montesquiou, à Remy de Gourmont et à Marcel Proust qu’elle avait rencontré en 1903 et que le jeune ménage invite parfois dans sa propriété à la campagne. La duchesse publie du reste un livre en souvenir de son amitié avec Marcel Proust qu'elle a côtoyé jusqu'à la fin. Dans ses Mémoires, elle évoque nombre de personnes qui inspirèrent Proust pour À la recherche du temps perdu. Elle est furieuse du projet de remariage (le troisième, car il est deux fois veuf) de son père le duc Agénor avec une aristocrate italienne beaucoup plus jeune que lui, qui a lieu finalement en 1907, et qui lui donnera deux fils2.

Au printemps 1909, elle rencontre Natalie Clifford Barney et devient sa maitresse le 1er mai 1910, date qui deviendra leur anniversaire. Bien qu’elles aient été sexuellement infidèles, elles furent dévouées l’une à l’autre pour le restant de leurs jours. Le 20 juin 1918, Natalie rédigea un « contrat de mariage » symbolique qui, en substance, les liait, du moins en esprit, mais pas sexuellement, contrat honoré par toutes deux jusqu’à ce que la mort les sépare. Élisabeth admettra par ailleurs les nombreuses liaisons de Natalie, notamment avec Romaine Brooks qu’elle invitera à ses séjours à la campagne, et qui a peint son portrait. Ouvertement bisexuelle depuis le début du XXe siècle, elle se sépare de son mari en décembre 1920.

Opiniâtre, connue pour son franc-parler, elle abandonna sans regret le monde de richesse et de privilège où elle avait grandi pour soutenir le socialisme en participant aux défilés du Front populaire et se lier avec des hommes politiques de gauche.

À sa mort, elle est enterrée à Ancy-le-Franc, près du château familial des Clermont-Tonnerre.

Gramont-Elisabeth-Laszlo

 

Pierre de Riquet de Caraman Chimay, né le 9 août 1862, Paris (75), décédé le 12 octobre 1913, Bruxelles (Belgique) (à l'âge de 51 ans), ministre résident de SM le roi des belges.

Riquet-pierre.0.de_riquet_de_caraman_chimay
Marié le 24 juillet 1889, Reims (Marne), avec Marthe Werlé, née le 18 septembre 1870, Reims (Marne), décédée le 21 juillet 1906, Paris (75) (à l'âge de 35 ans), fille du Comte romain Alfred Werlé

Werle-alfred_werledont

Jean de Riquet de Caraman Chimay, né le 23 mai 1890, Paris (75), décédé le 29 avril 1968, Paris (75) - 1er arrondissement (à l'âge de 77 ans).

Riquet-jean.1.de_riquet_de_caraman_chimay
Marié le 22 janvier 1923, Paris VIIIe, avec Jacqueline Hennessy, née le 19 décembre 1903, Paris VIIIe, décédée le 20 octobre 1980, Paris VIIIe (à l'âge de 76 ans), fille de  Patrick-John Hennessy, Ambassadeur de France, député des Alpes-Maritimes, député de la Charente et Marguerite-Marie de Mun.

jacqueline.0.hennessy

Guy de Riquet de Caraman Chimay, né le 22 mars 1891, Paris (75), décédé le 11 juin 1892, Paris (75) (à l'âge de 14 mois).

Ghislaine de Riquet de Caraman Chimay, née le 7 juillet 1894, Paris, décédée le 17 mai 1965, Pargny-lès-Reims (Marne) (à l'âge de 70 ans), mariée le 11 juillet 1912, Paris (75) - 16e arrondissement, avec Robert d'Harcourt, né le 23 novembre 1881, Lumigny-Nesles-Ormeaux (Seine-et-Marne) - Lumigny, décédé le 18 juin 1965, Pargny-lès-Reims (Marne) (à l'âge de 83 ans),

Harcourt-robert.0.d_harcourt

Robert d'Harcourt (né le 23 novembre 1881 à Lumigny - mort le 18 juin 1965 à Pargny-lès-Reims) est un intellectuel catholique français, germaniste, essayiste et résistant.

Deuxième fils et quatrième enfant du comte Pierre d'Harcourt et d'Adélaïde-Alix de Mun, il est le neveu d'Albert de Mun, demi-frère de sa mère. Après une thèse de doctorat sur le poète et romancier suisse Conrad Ferdinand Meyer1, il est titulaire de la chaire de langue et littérature germaniques à l'Institut catholique de Paris.

Sa connaissance de l'Allemagne l'amène à dénoncer dès 1933 le caractère néfaste du régime nazi dans de nombreux articles. En 1936, il publie l'Évangile de la force, son ouvrage le plus célèbre, dans lequel il s'élève notamment contre l'embrigadement des jeunes allemands au sein des mouvements nazis et il souligne l'incompatibilité radicale entre l'idéologie raciste nazie et le christianisme2. Durant l'Occupation, Robert d'Harcourt devient une des figures de la résistance intellectuelle en s'engageant dans la presse clandestine3.

Avec Ernest Seillière, Jean Tharaud, René Grousset et Octave Aubry, il est une des cinq personnes élues le 14 février 1946 à l'Académie française lors de la première élection groupée de cette année visant à combler les très nombreuses places vacantes laissées par la période de l'Occupation. Il est reçu le 28 novembre 1946 par Monseigneur Grente au fauteuil 14, celui du Maréchal Louis Franchet d’Espèrey.

Le comte Robert d'Harcourt, « immortel » décédé le 18 juin 1965, peu de temps après son épouse, et il repose au cimetière de Pargny-lès-Reims.

Ouvrages

C. F. Meyer, sa vie, son œuvre (1825-1898), 1913

Souvenirs de captivité et d'évasions 1915-1918, 1922

La Jeunesse de Schiller, 1928

L'Éducation sentimentale de Goethe, 1931

Goethe et l'Art de vivre, 1935

L'Évangile de la force, le visage de la jeunesse du IIIe Reich, 1936

Catholiques d'Allemagne, 1938

Le Nazisme peint par lui-même, 1946

Les Allemands d'aujourd'hui, 1948

La Religion de Goethe, 1949

Visage de l'Allemagne actuelle, 1950

L’Allemagne est-elle inquiétante ?, 1954

Konrad Adenauer, 1955

L'Allemagne d'Adenauer, 1958

L'Allemagne et l'Europe, Allemagne européenne, 1960

L'Allemagne, d'Adenauer à Erhard, 1964

 

Marié le 7 mars 1908, Paris XVIe, avec Jeanne Carraby, née en 1872, Neuilly-sur-Seine (92), décédée le 11 février 1922, Paris (75), inhumée, Cimetière de Passy (à l'âge de 50 ans).

ghislaine.0.de_riquet_de_caraman_chimay

Mariée avec Alfons Wauters.

Geneviève de Riquet de Caraman Chimay, née le 29 avril 1870, Paris VI, décédée le 29 avril 1961, Fontainebleau (Seine-et-Marne) (à l'âge de 91 ans).
Mariée le 14 octobre 1894, Paris, avec Charles Pochet-Le Barbier de Tinan, né le 16 septembre 1864, Le Havre (Seine-Maritime), décédé le 2 décembre 1951, Fontainebleau (Seine-et-Marne) (à l'âge de 87 ans), général de division (mariage civil le 7 novembre 1894 à Provins, sans postérité).

Alexandre de Riquet de Caraman Chimay, né le 9 mars 1873, Paris 6e, décédé le 21 mars 1951, Paris 16e (à l'âge de 78 ans).
Marié le 24 août 1898, Évian (Haute-Savoie), avec Hélène, princesse Bassaraba de Brancovan, née le 30 juin 1878, Paris (75), décédée le 4 mars 1929, Paris (75), inhumée, 28e division - cimetière du Père-Lachaise, Paris (75) - 20e arrondissement (à l'âge de 50 ans), dont  Marc. Hélène est la sœur d’Anna de Noailles :

Noailles-Anna-Bisbesco

« D’origine gréco-roumaine, Anna de Noailles est née à Paris, où elle vécut de 1876 jusqu’à sa mort, en 1933. À partir de son premier recueil, Le Coeur innombrable (1901), couronné par l’Académie Française, Noailles composa neuf recueils de poèmes, trois romans (dont le savoureux Visage émerveillé, en 1904), un livre combinant histoires courtes et méditations sur les relations hommes-femmes (Les Innocentes, ou La Sagesse des femmes, 1923), un recueil de proses poétiques (Exactitudes, 1930), et une autobiographie couvrant son enfance et son adolescence (Le Livre de ma vie, 1932). Anna de Noailles fut la seule femme poète de son temps à recevoir les plus hautes distinctions publiques. En dépit de l’oubli partiel auquel elle fut soumise après sa mort, des jugements critiques ultérieurs confirment que cette reconnaissance était méritée. Reflétant la situation de Noailles entre romantisme et modernisme, un écart entre forme et contenu caractérise sa poésie où des concepts et des images dynamiques s’efforcent de dissoudre une structure qui reste largement classique. En s’engageant dans un dialogue avec son héritage littéraire français tout en trouvant une source d’inspiration dans le paganisme grec et dans la pensée radicale de Nietzsche, Anna de Noailles est parvenue à construire une vision poétique originale. Son oeuvre peut être décrite en termes dionysiens – extatique, sensuelle, érotique, ludique, quelquefois violente, et toujours marquée par un courant tragique qui devient plus manifeste vers la fin de sa vie. » http://www.annadenoailles.org/

 

Marié le 18 août 1933, Paris 16e, avec Gisèle Loewenguth, née le 29 novembre 1877, Strasbourg, décédée le 10 juillet 1948, New-York (à l'âge de 70 ans) (sans postérité).

Valentine de Riquet de Caraman Chimay, née le 15 février 1839, château de Menars (Loir-et-Cher), décédée le 25 août 1914, Sinaïa (Roumanie) (à l'âge de 75 ans).
Mariée le 18 avril 1861, Chimay, avec Paul de Bauffremont-Courtenay, duc de Bauffremont (4e), prince du Saint-Empire, né le 11 décembre 1827, Palermo, Italie, décédé le 3 novembre 1893, Paris IXème arrondissement (Seine) (à l'âge de 65 ans),

Général de brigade (1876), Élève à Saint-Cyr, il en sortit en 1848 dans la cavalerie. Promu capitaine, il entra le premier à Ouargla (Algérie) en 1854. En 1856, il fit partie de l'ambassade extraordinaire envoyée en Russie. Comme capitaine au 6e hussards, il fit la campagne d'Italie ; comme lieutenant-colonel, celle du Mexique (1865-1867) avec le 1er régiment de marche de cavalerie. Colonel du 1er Régiment de Hussards en 1867, il commanda, en 1870, avec le général Gaston de Galliffet la fameuse charge de Sedan, où il eut deux chevaux tués sous lui. Prisonnier, il rentra de captivité pour reprendre le commandement du 7e hussards. Général de brigade, le 9 novembre 1876, conseiller général de Haute-Saône. Mariée à vingt-deux ans avec un homme qu'elle n'aimait pas, se retrouvant dans une ville de garnison, alors qu’elle était éprise d’Antoine de Noailles, duc de Mouchy, et aimait la vie mondaine, Valentine de Riquet obtint en 1874 la séparation de corps et la garde de ses deux filles. Pour épouser son chevalier servant, le prince Georges II Bibesco, rencontré vers 1860, elle se fit naturaliser en 1875 dans le duché de Saxe-Altenburg, dans lequel la loi locale autorisait le divorce, encore interdit en France, et se remaria le (24 octobre 1875) à Berlin.

Le prince de Bauffremont obtint du tribunal civil de la Seine un jugement (10 mars 1876) prononçant l’annulation de ce mariage et retirant à la princesse la garde de ses enfants, jugement confirmé par la cour d’appel de Paris (27 juillet 1876), puis par la Cour de cassation. Un arrêt de la cour d’appel de Paris enjoignit à la princesse de rendre les enfants sous astreinte de 1 000 francs par jour. Au bout d’un an de résistance, le montant de l’astreinte atteignait 300 000 francs : Bauffremont fit liquider l’astreinte et saisir le château de Menars (Loir-et-Cher), que la princesse avait hérité de sa mère en 1871. Le château fut vendu aux enchères le 16 juillet 1876.

Mariée le 24 octobre 1875, Berlin, avec Georges, prince Bibesco, né le 14 mai 1834 julien (26 mai 1834), Bucarest (Roumanie), décédé le 20 mai 1902, Istambul (Turquie) (à l'âge de 67 ans), chef de bataillon d'Etat-Major, diplomate, essayiste, historien (mariage considéré comme nul en France),

Bibesco-georges.2.bibesco

Elevé à Paris, il entra à Saint-Cyr (1855-1857) à titre étranger et fit la campagne du Mexique où il se distingua comme officier d'état-major.

Il publia notamment "Campagne de 1870. Belfort, Reims, Sedan. Le 7°corps de l'armée du Rhin, par le prince Georges Bibesco, officier supérieur de l'armée Française attaché au 7°corps (Paris, E. Plon et Cie, 1874, in-8°, 214 p), où il a inséré dans cette excellente étude plusieurs fragments de ses souvenirs personnels. (H.Tourret)

Grand-officier de la Légion d'honneur, Membre du Comité international olympique (1899-1902), Grand officier de la Légion d'honneur, ESM Saint-Cyr, promotion du Prince Impérial.

dont

« Il est le petit-fils de Gheorghe Bibescu, domnitor (administrateur) de la Valachie, et le fils de George Bibescu et de Valentine de Riquet de Caraman. En 1902, il épousa Marthe Lucie Lahovary, qui prit le nom de Marthe Bibesco. Ensemble, ils eurent une fille, Valentina, née le 27 aout 1903. En 1912, il offrit à sa femme le palais de Mogoşoaia.

Bibesco s'est intéressé très tôt à l'aéronautique. Il effectua plusieurs vols dans un ballon aérostatique baptisé "Romania" ("Roumanie"), importé de France en 1905. Ensuite, il essaya sans succès d'apprendre à faire voler un aéroplane Voisin, en autodidacte. Après la visite et les vols de démonstration que Louis Blériot effecta à Bucarest en octobre 1909, sur invitation de l'Automobile Club de Roumanie (dont Bibesco était président !), Bibesco partit en France pour s'inscrire à l'école d'aviateur de Blériot, à Pau. Le 23 janvier 1910, il devint titulaire de la licence de pilote international no 20.

À son retour de France, Bibesco créa l'école de pilotage de Cotroceni, dans la banlieue de Bucarest, où Mircea Zorileanu et Nicolae Capşa obtinrent leur licence de pilote. Le 5 mai 1912, il fonda la Ligue Aéronautique Nationale Roumaine.

Bibesco est aussi l'un des personnages clés de la création de la Fédération aéronautique internationale (FAI). Entre 1927 et 1930, il en fut le vice-président, puis en devint président entre 1930 et 1941.

Il était co-fondateur de L'Automobile-Club de Roumanie (1901), et du Comité Olympique Roumain (1914). En 1904, il gagna la course automobile Bucarest-Giurgiu-Bucarest, à la vitesse moyenne de 66 km/h. En 1905, George-Valentin Bibesco, Leon Leonida et Mihai Ferekide, accompagnés de Marthe Bibesco, Maria Ferekide et Claude Anet, ont effectué le premier voyage en automobile d'Europe jusqu'en Perse, partant de Galaţi en Roumanie, jusqu'à Ispahan. Ce voyage est l'objet du livre écrit par Claude Anet, "La Perse en automobile à travers la Russie et le Caucase (Les Roses d'Ispahan)".

Le prince George-Valentin Bibesco est enterré à côté de la petite église présente sur le domaine du palais de Mogoşoaia. » Wikipedia


Marié le 29 juin 1902, Bucarest (Roumanie), avec Marthe Lahovary, née le 28 janvier 1886, Bucarest (Roumanie), décédée le 28 novembre 1973, Paris (75), inhumée en 1973, cérémonie religieuse en l'église de Saint-Louis-en-L'Ile, Paris et inhumation au cimetière de Menars, Loir-et-Cher (à l'âge de 87 ans), écrivain (fils adoptif: Gheorghe, prince Bibesco 1936-),

BibescoBibesco_Boldini.jpg/200px-Marthe_Bibesco_Boldini.jpg

La princesse Bibesco, née Marthe Lahovary (alias Lucile Decaux), est une femme de lettres d'origine roumaine, née le 28 janvier 1886 à Bucarest et décédée le 28 novembre 1973 à Paris1.

Auteur ayant écrit l'essentiel de son œuvre littéraire en français, son Perroquet vert paru en 1924 sera suivi par toute une série de romans, de récits, de contes, de nouvelles, d'articles et d'essais, comme La vie d'une amitié: ma correspondance avec l'abbé Mugnier, 1911-1914 paru en 1951. Elle fut élue en 1955 membre étranger de l'Académie royale de Belgique.

Écrivain français d'origine roumaine, Marthe Bibesco est née à Bucarest (Roumanie) le 28 janvier 1886 dans une famille noble. Son père est le diplomate Jean Lahovary, sa mère la princesse Emma Mavrocordat.

Elle reçoit une éducation raffinée et cosmopolite, passant son enfance entre le domaine familial de Balotesti et les séjours en France, notamment à Biarritz. Vers 1901, elle est fiancée secrètement pendant quelques mois au prince héritier Ferdinand de Roumanie, mais elle épouse finalement l'année suivante le prince Georges Valentin Bibesco -- cousin d'Anna de Noailles et d'Hélène Vacaresco -- avec qui elle aura une fille, Valentine, née le 27 août 1903.

La princesse Bibesco s'insère dans l'élite intellectuelle et la haute société parisiennes et débute une carrière de femme de lettres. Elle publie d'abord Les Huit-Paradis (1908), inspiré d'un voyage en automobile effectué en Asie Mineure au printemps 1905 avec son mari, alors chargé de mission auprès du Shah de Perse. Le livre reçoit un accueil chaleureux. Si Maurice Barrès s'enthousiasme pour cette première oeuvre, c'est Robert de Montesquiou, cousin par alliance de Marthe Bibesco, qui lance sa réputation par un long article dans Le Figaro. Le livre est suivi par Alexandre asiatique (1912), une biographie romancée d'un style artiste et raffiné. Le Pays des saules (1923) est une évocation de légendes et de traditions populaires roumaines.

Devenue l'une des personnalités mondaines les plus marquantes de Paris, amie de Paul Claudel, Marcel Proust, Rainer Maria Rilke, Paul Valéry, Jean Cocteau, Francis Jammes, François Mauriac, Max Jacob, ou encore de l'abbé Mugnier dont elle fait son directeur de conscience, portraiturée par Giovanni Boldini, très liée à ses cousins Antoine et Emmanuel Bibesco eux-mêmes intimes de Marcel Proust, son oeuvre présente un versant mémorialiste dépeignant l'aristocratie cosmopolite parisienne. Dans quelque soixante-cinq volumes, elle témoigne de son époque et de tous ces personnages -- intellectuels, artistes, écrivains, aristocrates, hommes politiques, etc -- liés à elle par l'amitié et les relations mondaines. En 1955, elle est élue membre étranger de l'Académie royale de Belgique, au siège tenu auparavant par sa cousine la poétesse Anna de Noailles. En 1962, elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur.

Parmi les ouvrages les plus connus de la princesse Bibesco, citons notamment: Le Perroquet vert (1925), à mi-chemin entre le roman et l'autobiographie; Catherine-Paris (1927); Une victime royale: Ferdinand de Roumanie (1927); Au bal avec Marcel Proust (1928), grand succès de librairie fondé sur les souvenirs de l'auteur et sur les lettres de Proust à Antoine et Emmanuel Bibesco; Quatre portraits (1929); Pages de Bukovine et de Transylvanie (1930); Le Destin de Lord Thompson of Cardington (1932); Feuilles de calendrier (1939), journal; Le Voyageur voilé: Marcel Proust (1947); La duchesse de Guermantes: Laure de Sade, comtesse de Chevigné (1950); La Vie d'une amitié (trois volumes, 1951-1957), sur l'abbé Mugnier; Théodora, le cadeau de Dieu (1953), Churchill ou le Courage (1956); Un tendre amour de Napoléon (1951), publié sous le pseudonyme de Lucile Decaux, utilisé par la princesse durant toute la Seconde Guerre mondiale; La Nymphe Europe (1960), mémoires où elle relate l'histoire de sa famille, qui a coïncidé bien souvent avec l'histoire européenne (seul le premier volume, intitulé Mes vies antérieures, a paru); Échanges avec Paul Claudel (1971), correspondance.

Marthe Bibesco est morte à Paris le 28 novembre 1973, à l'âge de 87 ans.

Eugène de Riquet de Caraman Chimay, prince de Caraman, né le 8 janvier 1843, Menars (Loir-et-Cher), décédé le 20 juin 1881, Chimay (à l'âge de 38 ans).
Marié le 14 septembre 1863, Carlepont (Oise), avec Louise de Graffenried-Villars, née le 17 juin 1842, Paris, décédée le 18 octobre 1901, Bruxelles (Belgique) (à l'âge de 59 ans),fils de  Dionys Bernhard Friedrich de Graffenried-Villars, - Chevalier de la Légion d'honneur, Chambellan du roi de Bavière, conseiller général de l'Oise, grand veneur de Napoléon III, Propriétaire des châteaux de Müncherwiler (Berne) et de Carlepont (Oise), Portrait par Johann Friedrich Dietler, aquarelle, 36 x 26,5cm, 1836 et Césarine Aimable Louise Fleming

Graffenried-dionys_bernhard_friedrich.0.de_graffenried_villars Fleming-cesarine_aimable_louise.0.fleming

Total: 60 personnes (conjoints non compris).

 

__________________________________________________________________________________

_________________________________________________________________________________

Incroyable descendance d’Émilie Pellapra,

Comtesse de Brigode puis Princesse de Caraman-Chimay

dans le royaume de Marcel Proust

Pellapra-emilie.          Marcel-Proust

SON FILS : Joseph de Riquet de Caraman Chimay épousa Marie de Montesquiou Fezensac, soeur de Robert de Montesquiou.

Montesquiou

SA FILLE : Valentine de Riquet de Caraman Chimay devint princesse Georges Bibesco, 

qui était le propre oncle d’Emmanuel et d’Antoine Bibesco.

bibesco-EmmanuelBibesco-Antoine

SON PETIT FILS Alexandre de Riquet de Caraman Chimay épousa Hélène, Princesse de Brancovan
sœur d’Anna de Noailles, princesse de Brancovan

Noailles-bibesco_bassaraba_de_brancovan

Leur fille : La princesse Bibesco, née Marthe Lahovary

Bibesco-Marthe-Boldini

PETITE FILLE : Élisabeth de Riquet de Caraman Chimay, avec Henry, comtesse Greffulhe
Greffulhe 

cousin issu de germaine du père de Boni de Castellane
castellane-Boni.

frère de Jean de Castellane, époux de Dorothée de Talleyrand-Périgord)
castellane-Jean-Talleyrand-1899

ARRIERE PETITE FILLE : Elaine Greffulhe, avec Armand Antoine, 12 ° duc de Gramont

Gramont-armand_antoine_12_de_gramontGreffulhe-elaine.0.greffulhe 

frère d’Antonia Corisande Élisabeth de Gramont duchesse de Clermont-Tonnerre

Gramont-Elisabeth-Laszlo

sa cousine germaine, Claude Victor de Gramont épouse de Léon Radziwiłł

Radziwill-Leon

Boson de Talleyrand-Périgord, duc de Talleyrand, cousin issus de germain du comte Henry Greffulhe

Boson_Talleyrand_Perigord

__________________________________________________________________________________

NOTE IMPORTANTE

 Une grande part des tableaux généalogiques contenus dans cet ouvrage provient de la base ROGLO et sont de notre unique responsabilité; celle-ci peut contenir des erreurs malgré son sérieux reconnu et ses soins constants et nos vérifications. La base ROGLO décline toute responsabilité quand à leur justesse ou leur utilisation.

Les demeures Prouvost

Demeures-Prouvost

 Retour