Lumière sur le siècle des lumières

Les Prouvost et leur vie de société et de famille 

au XVIII° siècle

Prouvost-salon-siecle-lumieres

Nous avons étudié l'art de vivre des Prouvost avant le XVIII° siècle

Abordons maintenant ce cher XVIII° siècle 

garemijn

Tableau de Garemijn transcrivant  bien la vie quotidienne des Prouvost au XVIII° siècle.

le curé Jacques Legroux déclare en 1714 : « le bourg de Roubaix est considérable et ancien ; 
ses manufactures le rendent célèbre plus que bien des grandes villes en France, en Espagne et ailleurs
 ».

A la veille du XVIII° siècle

Pierre II  Prouvost (1648- 4 mars 1691)
baptisé à Wasquehal le 09/06/1648, échevin de Wasquehal, (épitaphe à gauche de l'autel Saint Nicolas de l'Eglise de Wasquehal)

eglise-ancienne-wasquehal

époux de Marguerite de Lespaul

 née le 30 janvier 1648 décédée le 27 janvier 1720, inhumée près de l'autel  Saint Nicolas de l'église de Wasquehal) ,

Ils ont au moins 4 enfants connus nés à Wasquehal de 1670 à 1678.


armes-de-lespaul

fille de Jacques de Lespaul, Seigneur du Gauquier à Wattrelos, 

lieutenant de Roubaix de 1668 à 1672, 
maître de manufacture, 
En 1690, il était réputé le plus riche de Roubaix;  
il habitait le quartier de I'Hommelet. 

« Georges Planque, censier de Maufait, se mit à la tête des laboureurs qui, poursuivis pour le payement de leur cote dans la taille d'une contribution de guerre et de faux frais, refusaient de reconnaître des dépenses faites, disaient-ils, dans le seul intérêt du bourg. C'est un épisode des querelles sans cesse re-nouvelées au sujet des impôts et qui divisèrent les laboureurs et les manufacturiers jusque dans notre temps.
« Les salaires du carillonneur, de l'horloger, de l'organiste, des chantres et musiciens, du prédicateur du carême, des vicaires célébrant la messe de grand matin pour la commodité du public, etc, ne regardent pas les laboureurs, eux qui demeurent hors du bourg et vont à la messe aux villages voisins. Le crieur de nuit ne sort pas du bourg et leur est inutile. L'école dominicale et le service d'un médecin pensionnaire sont des éta-blissements propres aux villes closes et non aux bourgs. Pourquoi les faire contribuer aux frais de barrières, de garde et de sauvegarde qui les laissent à la merci de l'ennemi ? On a fait des présents à la princesse d'Epinoy qui a protégé la communauté pendant la guerre et obtenu le maintien de la manufacture menacée par les villes voisines, l'éta-blissement d'un franc-marché et plus de 15.000 florins pour aider les habitants à relever leurs maisons brûlées en 1685; mais tout cela est affaire du bourg et non des laboureurs. Les libéralités outrées du magistrat envers les pauvres ont épuisé la communauté. Ce sont les manufacturiers qui attirent les ouvriers et grossissent ainsi le nombre des pauvres. Le négoce fait la ruine des laboureurs dont la plupart devront, ainsi que le fermier de la Pontenerie, abandonner leurs fermes à cause de l'excès des impositions. Les marchands se bâtissent des maisons comme des châteaux et ont la lâcheté de ne pas vouloir souscrire à l'augmentation de leur taxe. La personne la plus riche du bourg (Jacques de Lespaul) n'est taxée que pour 4 bonniers. D'ailleurs on a faussé le nombre des bonniers de la paroisse. L'échevinage est toujours composé de marchands au lieu qu'on devrait y faire entrer quelques laboureurs pour soutenir leur parti, etc. »

Les échevins répondent que « si en 1689 on a payé le maître de l'école dominicale, c'est que le fermier occupeur des terres affectées à la fondation de cette école a eu ses récoltes ruinées par la grêle. Ils constatent que des 7 échevins, 2 seu-lement résident dans le bourg, encore l'un d'eux est-il occupeur d'une dîme considérable, et le lieutenant occupe une ferme de 20 bonniers (8). Ils ajoutent que les barrières protègent également les laboureurs qui, pendant la guerre, se retirent dans l'enceinte avec leurs meubles et leurs bestiaux. Les laboureurs veulent chasser de Roubaix les marchands et les artisans dans l'espoir de faire diminuer le rendage de leurs fermes. Le censier de la Pontenerie a abandonné sa ferme, non à cause de l'énormité des impôts, mais parce qu'étant de la religion prétendue ré-formée, il a été obligé de quitter Roubaix pour se retirer à l'Ile de Cadzand ». Leuridan, vieilles seigneuries

il fit, cette année, un don de 200 livres à la Table des pauvres et lui remit en outre 900 livres 
pour capital d'une rente à charge d' obit 5. Honorable homme Jacques de Lespaul, seigneur du Gauquier à Wattrelos, mourut le 4 septembre 1691, âgé de 85 ans, et fut inhume dans I' église de Roubaix. 
et Jehanne de le Dicque, fille de Gilles de le Dicque, Seigneur de la Boutillerie à Watrelos et Marguerite Flameng, dame de la Boutillerie, d'une famille notable de nombreux échevins et trois religieuses à l'hôpital Sainte Elisabeth

boutillerie-ecusson

boutillerie-detail

echevins-louis14-1680

Vêtement du Magistrat et échevins de Lille au XVII° siècle

Vers 1681, (1691), Marguerite de Lespaul, veuve de Pierre Prouvost lègue à la paroisse de Wasquehal centre trente livres parisis à charge de prières "  et le reste des revenus à acheter des camisoles pour les pauvres vieil hommes". Le 1° juin 1700, Marguerite de Lespaul. veuve de Pierre Prouvost, passe un accord avec les religieuses de l'hôpital Sainte-Elisabeth de Roubaix, par lesquelles deux parties s'interdisent pendant 50 années de planter des  bois montant; le long des héritages aboutissant à la piedsente du bourg au hamel de Blanchemaille (rue des Lignes) et à la piésente qui mène  de la précédente au chemin de la croisette du Pret à la rue Nain ( rue de l’Hermitage) ;  ladite Marguerite se réserve le droit de planter des baies d'épine.  (Archives de Roubaix, CG. 287.) (" Recueil de généalogies roubaisiennes" de l'abbé Th Leuridan).

« Pierre Prouvost, de Wasquehal, fils de Pierre, et de Péronne Florin, époux de Marguerite de Lespaul, de Roubaix, fille de Jacques et de Jeanne de Le Dicque, mort le 7 juin 1681; et inhumé dans l'église de Wasquehal où on lisait son épitaphe à gauche de l'autel Saint-Nicolas, légua à ladite église une somme de 350 livres parisis pour être converties en rente héritière, à charge d'an obit à trois psaumes et trois leçons, etc., avec distribution de camisoles à des pauvres vieux hommes. La veuve de Pierre Prouvost, Marguerite de Lespaul, mourut le 27 janvier 1720 et fut aussi inhumée dans l'église de Wasquehal, près de l'autel Saint-Nicolas où l'on voyait sa pierre sépulcrale. Elle fonda de même un obit à perpétuité, avec distribution de 4 camisoles à 4 vieilles femmes. Sur la censé occupée en 1748 par la veuve de Martin Franchomme, étaient assignés 15 florins par an pour celte fondation. Jacques Prouvost, leur fils aîné, fut également inhumé
dans la chapelle Saint-Nicolas, sous une pierre de marbre. Mais, la plus importante fondation fut celle du pasteur Jacques Blampain. Par son testament des 16 juillet 1707 et 17 novembre 1708, levé le 4 septembre 1711, jour delà mort dudit pasteur, Me Jacques Blampain demande â être inhumé dans l'église de Wasquehal au-dessous du marchepied de l'autel de Notre-Dame. Il ordonne mille messes pour le repos de son âme et de celles de ses parents et amis trépassés. Il donne à l'église de Wasquehal la table d'autel du choeur avec la peinture de Saint-Vincent, les reliquaires d'ébène et d'écaillé enrichis de cuivre doré et argenté, les reliquaires de laiton rouge enrichis d'argent et de cuivre doré et  Généalogie manuscrite, 1748. — De Pierre Prouvost, arriére petit- fils de Jean Prouvost et d'Antoinette Le Blan, descend directement la belle famille Prouvost de Roubaix, l'une des plus distinguée de cette ville - où elle compte de nombreux représentants ; les derniers nés, arrière-neveux de M. Amédée Prouvost, constituent la douzième génération. » Leuridan

Généalogie validée par Alain Watine-Ferrant :

Jacquemars de Lespaul

|

Jehan de Lespaul, vers 1365 habitait le fief du Fresnois ( ?) : AMR AA8 brief de 1370

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Mahieu de Lespaul vers 1410

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Pierrart de Lespaul

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Pierre et Jehanne Debuisnes

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Pierre de Lespaul ep Gillette de Hennion|

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Jean de Lespaul, né à Roubaix vers 1550, ep Noelle Lefebvre

|

Jacques de Lespaul,

seigneur vicomtier du Gaucquier, Échevin de Roubaix, né à Roubaix le 13 octobre 1606-décédé à Roubaix le 4 septembre 1691

épouse par contrat de mariage le 21 novembre 1629 chez Adrien Vincre à Roubaix

Jeanne deledicque, dame vicomtière du Gaucquier 1605-1673, fille de Gilles et Marguerite Flameng

|

Marguerite de Lespaul 1648-1720

Pierre II Prouvost (1648-1691)

 

On voit les enfants de Pierre 2 à Lille

" Dans le cours du XVII' siècle, les représentants de cette branche de la famille de Lespaul, favoris de la fortune, 
ont quitté Roubaix pour s’établir à Lille,  où, insensiblement, ils ont pris rang parmi la noblesse.
 
Leur départ était, en novembre 1696, mis au nombre des malheurs publics:

" Nous, lieutenant et gens de loy du marquisat de Roubaix, déclarons et certifions que ce lieu, 
quy par ci-devant a este renommé à raison de ses manufactures et des gens de considération quy l'habitoient, est présentement tombé  en décadence et dépérit par suite de plusieurs événements fatals, à savoir le feu quy, en 1684, a consommé la plus belle partie du bourg, les banqueroutes des marchands de Tourcoing et de Lannoy qui en ont causé beaucoup d'autres a Roubaix, 
la retraite des héritiers de Lespaul  et des principaux habitans quy ont pris leur résidence a Lille,
 les grandes contributions qu'on a du payer en 1693,  la famine arrivée en mesme tems, quy a mis à la besace 1es deux tiers des habitants, et nonobstant le secours des autres, plus de cinq cens desdits habitants seraient morts de pauvreté, de disette et de faim, le manquement de travail des manufactures  ont mis ce bourg à telle extrémité qu'il  ne retient plus rien de ce qu’ils a esté autrefois. Archives de Roubaix, EE. 25, n' 33) " Leuridan
Ils seront inhumés au sein même des différentes églises de la ville de Lille.

Leurs quatre enfants furent

    Jacques Prouvost, qui suit, né le 15 janvier 1670, Wasquehal, Nord, baptisé le 19 janvier 1670, Wasquehal, Nord, décédé le 10 juin 1704, Wasquehal, Nord, inhumé, dans l'église de Wasquehal avec épitaphe (à l'âge de 34 ans), censier à Wasquehal. Marié le 8 avril 1698, église de La Magdeleine à Lille, Nord, avec Antoinette Masurel, née le 16 juillet 1670, Tourcoing, Nord, décédée en 1730, Wasquehal, Nord, inhumée, dans l'église de Wasquehal avec épitaphe (à l'âge de 60 ans).

    Marguerite-Jeanne Prouvost, née le 25 septembre 1671, Wasquehal (Nord), décédée le 4 décembre 1744 (à l'âge de 73 ans). Mariée le 19 décembre 1688 avec Jean du Hamel, décédé en novembre 1693.  leur succession "était assez considérable" et vécurent à Paris;  ils léguèrent leurs biens immeubles à son frère Jacques, qui suit, pour un tiers;
leur fille Marguerite fut religieuse au couvent des Pénitentes à Lille.

egl-st-etienne

Pierre III Prouvost  1675-1749

Prouvost-Pierre-3

baptisé le 6 janvier 1675, Wasquehal, Nord, décédé en 1749 (à l'âge de peut-être 74 ans), auteur d'une généalogie de la famille Prouvost. Marié le 5 octobre 1705, Lille (Saint-Etienne), Nord, avec Marie-Elisabeth Boutry, décédée le 3 octobre 1706. Marié le 5 septembre 1712, Lille (Saint-Maurice), Nord, avec Marie Claire Béatrix Trubert de Boisfontaines , née en 1687, décédée le 23 août 1715, Lille (Saint Pierre), Nord, inhumée, grande nef de l'Eglise Saint Pierre, Lille, Nord (à l'âge de 28 ans) après avoir reçu les Saints Sacrements, inhumée dans la grande nef de l'église Saint Pierre de Lille) ,
fille de Pierre, receveur héréditaire des douanes et de Jeanne de Lespaul, après en avoir obtenu dispense en la cour de Rome.
 épousa, à Saint Maurice de Lille,  le 5 septembre 1712 sa cousine du deux au troisième degré, Marie Claire
(1687-1715 décédée à l'âge de 23 ans neuf mois .

Pattou-rue-nouveau-siecle

Cette onirique vue du grand Jean Pattou.

 

 

 

Pierre Prouvost 1648-1691
&1669 Marguerite de Lespaul 1648-1720

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Marie Claire Béatrix Trubert de Boisfontaine 1687-1715

 

 

Pierre Prouvost 1675-1749

 

 

Jacques Prouvost 1670-1704
&1698 Antoinette Masurel 1670-1730

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jacques de Lespaul, seigneur vicomtier du Gaucquier 1606-1676

&1629 Jeanne de Le Dicque, dame vicomtière du Gaucquier 1605-1673

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Jehan de Lespaul 1631-1673

&1651
Marie Cent Mille Flameng 1632-1674

 

Marguerite de Lespaul 1648-1720

&1669
Pierre Prouvost 1648-1691

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Jehanne de Lespaul 1654-1696 &1676
Pierre Trubert de Boisfontaine, seigneur de Bois Fontaine ca 1650-1696

 

Pierre Prouvost 1675-1749

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Marie Claire Béatrix Trubert de Boisfontaine 1687-1715

 

 

st-pierre-de-lilleLille-St-Pierre. 

Lumière sur le siècle des lumières

Les Prouvost et leur vie de société et de famille au XVIII° siècle

Prouvost-salon-siecle-lumieres


Nous avons étudié l'art de vivre des Prouvost avant le XVIII° siècle

Abordons maintenant ce cher XVIII° siècle 

garemijn

Tableau de Garemijn transcrivant  bien la vie quotidienne des Prouvost au XVIII° siècle.

le curé Jacques Legroux déclare en 1714 : « le bourg de Roubaix est considérable et ancien ; 
ses manufactures le rendent célèbre plus que bien des grandes villes en France, en Espagne et ailleurs
 ».

A la veille du XVIII° siècle

Pierre II  Prouvost (1648- 4 mars 1691)
baptisé à Wasquehal le 09/06/1648, échevin de Wasquehal, (épitaphe à gauche de l'autel Saint Nicolas de l'Eglise de Wasquehal), 

eglise-ancienne-wasquehal

époux de Marguerite de Lespaul

 née le 30 janvier 1648 décédée le 27 janvier 1720, inhumée près de l'autel  Saint Nicolas de l'église de Wasquehal) ,

Ils ont au moins 4 enfants connus nés à Wasquehal de 1670 à 1678.


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fille de Jacques de Lespaul, Seigneur du Gauquier à Wattrelos, 

lieutenant de Roubaix de 1668 à 1672, 
maître de manufacture, 
En 1690, il était réputé le plus riche de Roubaix;  
il habitait le quartier de I'Hommelet. 

« Georges Planque, censier de Maufait, se mit à la tête des laboureurs qui, poursuivis pour le payement de leur cote dans la taille d'une contribution de guerre et de faux frais, refusaient de reconnaître des dépenses faites, disaient-ils, dans le seul intérêt du bourg. C'est un épisode des querelles sans cesse re-nouvelées au sujet des impôts et qui divisèrent les laboureurs et les manufacturiers jusque dans notre temps.
« Les salaires du carillonneur, de l'horloger, de l'organiste, des chantres et musiciens, du prédicateur du carême, des vicaires célébrant la messe de grand matin pour la commodité du public, etc, ne regardent pas les laboureurs, eux qui demeurent hors du bourg et vont à la messe aux villages voisins. Le crieur de nuit ne sort pas du bourg et leur est inutile. L'école dominicale et le service d'un médecin pensionnaire sont des éta-blissements propres aux villes closes et non aux bourgs. Pourquoi les faire contribuer aux frais de barrières, de garde et de sauvegarde qui les laissent à la merci de l'ennemi ? On a fait des présents à la princesse d'Epinoy qui a protégé la communauté pendant la guerre et obtenu le maintien de la manufacture menacée par les villes voisines, l'éta-blissement d'un franc-marché et plus de 15.000 florins pour aider les habitants à relever leurs maisons brûlées en 1685; mais tout cela est affaire du bourg et non des laboureurs. Les libéralités outrées du magistrat envers les pauvres ont épuisé la communauté. Ce sont les manufacturiers qui attirent les ouvriers et grossissent ainsi le nombre des pauvres. Le négoce fait la ruine des laboureurs dont la plupart devront, ainsi que le fermier de la Pontenerie, abandonner leurs fermes à cause de l'excès des impositions. Les marchands se bâtissent des maisons comme des châteaux et ont la lâcheté de ne pas vouloir souscrire à l'augmentation de leur taxe. La personne la plus riche du bourg (Jacques de Lespaul) n'est taxée que pour 4 bonniers. D'ailleurs on a faussé le nombre des bonniers de la paroisse. L'échevinage est toujours composé de marchands au lieu qu'on devrait y faire entrer quelques laboureurs pour soutenir leur parti, etc. »

Les échevins répondent que « si en 1689 on a payé le maître de l'école dominicale, c'est que le fermier occupeur des terres affectées à la fondation de cette école a eu ses récoltes ruinées par la grêle. Ils constatent que des 7 échevins, 2 seu-lement résident dans le bourg, encore l'un d'eux est-il occupeur d'une dîme considérable, et le lieutenant occupe une ferme de 20 bonniers (8). Ils ajoutent que les barrières protègent également les laboureurs qui, pendant la guerre, se retirent dans l'enceinte avec leurs meubles et leurs bestiaux. Les laboureurs veulent chasser de Roubaix les marchands et les artisans dans l'espoir de faire diminuer le rendage de leurs fermes. Le censier de la Pontenerie a abandonné sa ferme, non à cause de l'énormité des impôts, mais parce qu'étant de la religion prétendue ré-formée, il a été obligé de quitter Roubaix pour se retirer à l'Ile de Cadzand ». Leuridan, vieilles seigneuries

il fit, cette année, un don de 200 livres à la Table des pauvres et lui remit en outre 900 livres 
pour capital d'une rente à charge d' obit 5. Honorable homme Jacques de Lespaul, seigneur du Gauquier à Wattrelos, mourut le 4 septembre 1691, âgé de 85 ans, et fut inhume dans I' église de Roubaix. 
et Jehanne de le Dicque, fille de Gilles de le Dicque, Seigneur de la Boutillerie à Watrelos et Marguerite Flameng, dame de la Boutillerie, d'une famille notable de nombreux échevins et trois religieuses à l'hôpital Sainte Elisabeth

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Vêtement du Magistrat et échevins de Lille au XVII° siècle

Vers 1681, (1691), Marguerite de Lespaul, veuve de Pierre Prouvost lègue à la paroisse de Wasquehal centre trente livres parisis à charge de prières "  et le reste des revenus à acheter des camisoles pour les pauvres vieil hommes". Le 1° juin 1700, Marguerite de Lespaul. veuve de Pierre Prouvost, passe un accord avec les religieuses de l'hôpital Sainte-Elisabeth de Roubaix, par lesquelles deux parties s'interdisent pendant 50 années de planter des  bois montant; le long des héritages aboutissant à la piedsente du bourg au hamel de Blanchemaille (rue des Lignes) et à la piésente qui mène  de la précédente au chemin de la croisette du Pret à la rue Nain ( rue de l’Hermitage) ;  ladite Marguerite se réserve le droit de planter des baies d'épine.  (Archives de Roubaix, CG. 287.) (" Recueil de généalogies roubaisiennes" de l'abbé Th Leuridan).

« Pierre Prouvost, de Wasquehal, fils de Pierre, et de Péronne Florin, époux de Marguerite de Lespaul, de Roubaix, fille de Jacques et de Jeanne de Le Dicque, mort le 7 juin 1681; et inhumé dans l'église de Wasquehal où on lisait son épitaphe à gauche de l'autel Saint-Nicolas, légua à ladite église une somme de 350 livres parisis pour être converties en rente héritière, à charge d'an obit à trois psaumes et trois leçons, etc., avec distribution de camisoles à des pauvres vieux hommes. La veuve de Pierre Prouvost, Marguerite de Lespaul, mourut le 27 janvier 1720 et fut aussi inhumée dans l'église de Wasquehal, près de l'autel Saint-Nicolas où l'on voyait sa pierre sépulcrale. Elle fonda de même un obit à perpétuité, avec distribution de 4 camisoles à 4 vieilles femmes. Sur la censé occupée en 1748 par la veuve de Martin Franchomme, étaient assignés 15 florins par an pour celte fondation. Jacques Prouvost, leur fils aîné, fut également inhumé
dans la chapelle Saint-Nicolas, sous une pierre de marbre. Mais, la plus importante fondation fut celle du pasteur Jacques Blampain. Par son testament des 16 juillet 1707 et 17 novembre 1708, levé le 4 septembre 1711, jour delà mort dudit pasteur, Me Jacques Blampain demande â être inhumé dans l'église de Wasquehal au-dessous du marchepied de l'autel de Notre-Dame. Il ordonne mille messes pour le repos de son âme et de celles de ses parents et amis trépassés. Il donne à l'église de Wasquehal la table d'autel du choeur avec la peinture de Saint-Vincent, les reliquaires d'ébène et d'écaillé enrichis de cuivre doré et argenté, les reliquaires de laiton rouge enrichis d'argent et de cuivre doré et  Généalogie manuscrite, 1748. — De Pierre Prouvost, arriére petit- fils de Jean Prouvost et d'Antoinette Le Blan, descend directement la belle famille Prouvost de Roubaix, l'une des plus distinguée de cette ville - où elle compte de nombreux représentants ; les derniers nés, arrière-neveux de M. Amédée Prouvost, constituent la douzième génération. » Leuridan

Généalogie validée par Alain Watine-Ferrant :

Jacquemars de Lespaul

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Jehan de Lespaul, vers 1365 habitait le fief du Fresnois ( ?) : AMR AA8 brief de 1370

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Mahieu de Lespaul vers 1410

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Pierrart de Lespaul

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Pierre et Jehanne Debuisnes

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Pierre de Lespaul ep Gillette de Hennion|

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Jean de Lespaul, né à Roubaix vers 1550, ep Noelle Lefebvre

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Jacques de Lespaul,

seigneur vicomtier du Gaucquier, Échevin de Roubaix, né à Roubaix le 13 octobre 1606-décédé à Roubaix le 4 septembre 1691

épouse par contrat de mariage le 21 novembre 1629 chez Adrien Vincre à Roubaix

Jeanne deledicque, dame vicomtière du Gaucquier 1605-1673, fille de Gilles et Marguerite Flameng

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Marguerite de Lespaul 1648-1720

Pierre II Prouvost (1648-1691)

 

On voit les enfants de Pierre 2 à Lille

" Dans le cours du XVII' siècle, les représentants de cette branche de la famille de Lespaul, favoris de la fortune, 
ont quitté Roubaix pour s’établir à Lille,  où, insensiblement, ils ont pris rang parmi la noblesse.
 
Leur départ était, en novembre 1696, mis au nombre des malheurs publics:

" Nous, lieutenant et gens de loy du marquisat de Roubaix, déclarons et certifions que ce lieu, 
quy par ci-devant a este renommé à raison de ses manufactures et des gens de considération quy l'habitoient, est présentement tombé  en décadence et dépérit par suite de plusieurs événements fatals, à savoir le feu quy, en 1684, a consommé la plus belle partie du bourg, les banqueroutes des marchands de Tourcoing et de Lannoy qui en ont causé beaucoup d'autres a Roubaix, 
la retraite des héritiers de Lespaul  et des principaux habitans quy ont pris leur résidence a Lille,
 les grandes contributions qu'on a du payer en 1693,  la famine arrivée en mesme tems, quy a mis à la besace 1es deux tiers des habitants, et nonobstant le secours des autres, plus de cinq cens desdits habitants seraient morts de pauvreté, de disette et de faim, le manquement de travail des manufactures  ont mis ce bourg à telle extrémité qu'il  ne retient plus rien de ce qu’ils a esté autrefois. Archives de Roubaix, EE. 25, n' 33) " Leuridan
Ils seront inhumés au sein même des différentes églises de la ville de Lille.

Leurs quatre enfants furent

    Jacques Prouvost, qui suit, né le 15 janvier 1670, Wasquehal, Nord, baptisé le 19 janvier 1670, Wasquehal, Nord, décédé le 10 juin 1704, Wasquehal, Nord, inhumé, dans l'église de Wasquehal avec épitaphe (à l'âge de 34 ans), censier à Wasquehal. Marié le 8 avril 1698, église de La Magdeleine à Lille, Nord, avec Antoinette Masurel, née le 16 juillet 1670, Tourcoing, Nord, décédée en 1730, Wasquehal, Nord, inhumée, dans l'église de Wasquehal avec épitaphe (à l'âge de 60 ans).

    Marguerite-Jeanne Prouvost, née le 25 septembre 1671, Wasquehal (Nord), décédée le 4 décembre 1744 (à l'âge de 73 ans). Mariée le 19 décembre 1688 avec Jean du Hamel, décédé en novembre 1693.  leur succession "était assez considérable" et vécurent à Paris;  ils léguèrent leurs biens immeubles à son frère Jacques, qui suit, pour un tiers;
leur fille Marguerite fut religieuse au couvent des Pénitentes à Lille.

egl-st-etienne

Pierre III Prouvost  1675-1749

Prouvost-Pierre-3

baptisé le 6 janvier 1675, Wasquehal, Nord, décédé en 1749 (à l'âge de peut-être 74 ans), auteur d'une généalogie de la famille Prouvost. Marié le 5 octobre 1705, Lille (Saint-Etienne), Nord, avec Marie-Elisabeth Boutry, décédée le 3 octobre 1706. Marié le 5 septembre 1712, Lille (Saint-Maurice), Nord, avec Marie Claire Béatrix Trubert de Boisfontaines , née en 1687, décédée le 23 août 1715, Lille (Saint Pierre), Nord, inhumée, grande nef de l'Eglise Saint Pierre, Lille, Nord (à l'âge de 28 ans) après avoir reçu les Saints Sacrements, inhumée dans la grande nef de l'église Saint Pierre de Lille) ,
fille de Pierre, receveur héréditaire des douanes et de Jeanne de Lespaul, après en avoir obtenu dispense en la cour de Rome.
 épousa, à Saint Maurice de Lille,  le 5 septembre 1712 sa cousine du deux au troisième degré, Marie Claire
(1687-1715 décédée à l'âge de 23 ans neuf mois .

Pattou-rue-nouveau-siecle

Cette onirique vue du grand Jean Pattou.

 

 

 

Pierre Prouvost 1648-1691
&1669 Marguerite de Lespaul 1648-1720

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Marie Claire Béatrix Trubert de Boisfontaine 1687-1715

 

 

Pierre Prouvost 1675-1749

 

 

Jacques Prouvost 1670-1704
&1698 Antoinette Masurel 1670-1730

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jacques de Lespaul, seigneur vicomtier du Gaucquier 1606-1676

&1629 Jeanne de Le Dicque, dame vicomtière du Gaucquier 1605-1673

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Jehan de Lespaul 1631-1673

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Marie Cent Mille Flameng 1632-1674

 

Marguerite de Lespaul 1648-1720

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Pierre Prouvost 1648-1691

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Jehanne de Lespaul 1654-1696 &1676
Pierre Trubert de Boisfontaine, seigneur de Bois Fontaine ca 1650-1696

 

Pierre Prouvost 1675-1749

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Marie Claire Béatrix Trubert de Boisfontaine 1687-1715

 

 

st-pierre-de-lilleLille-St-Pierre. 


PROUVOST-1748-GenealogiePROUVOST-1748-Genealogie

il rédigea en 1748 la première généalogie de la famille Prouvost:
« Voila la description des descendants des Prouvost et de ceux qui se sont alliez 
jusques a la fin de cette année mille sept cens quarante huit. 

Et on peut dire sans vanité, que lesdits du surnom Prouvost, 
ont toujours vécu en gens de biens, d’honneurs 

et de bonne réputation en la foi catholique apostolique et romaine 
et les plus notables des villages qu’ils ont habitez "

PROUVOST-1748-Genealogie-reputation

il vivait à Lille, rue du Nouveau Siècle; il se faisait appeler " Prévost" et non Prouvost

sa belle-sœur  Elisabeth-Julie Trubert de Boisfontaine, dame de La Vigne, épousa Philippe Emmanuel du Bus, comte du Bus, seigneur de Moustier, Ogimont et d'Acquignies ; 

les deux autres furent religieuses à Argenteuil.

Trubert-Prouvost

 

Chateau-de-la-Vigne    egl-st-andre-lille    rue-du-nouveau-siecle-pierre-prouvost
       
Une des seigneries de la Vigne autour de Lille  Eglise Saint André   Une des demeures de la rue du Nouveau Sièclee à Lille tout juste construite à l'époque de Pierre Prouvost  

Pierre Trubert, seigneur de Bois Fontaine, né vers 1650, décédé le 4 août 1696 (à l'âge de peut-être 46 ans), receveur héréditaire de la Douane de Lille.Marié le 26 juillet 1676, Lille, Nord, avec Jehanne de Lespaul, née le 26 mars 1654, Roubaix, Nord, décédée le 13 avril 1696, Roubaix, Nord (à l'âge de 42 ans), dont   * Marie Claire Béatrix Trubert de Bois Fontaine, née en 1687, décédée le 23 août 1715, Lille (Saint Pierre), Nord, inhumée, grande nef de l'Eglise Saint Pierre, Lille, Nord (à l'âge de 28 ans), mariée le 5 septembre 1712, Lille (Saint-Maurice), Nord, avec Pierre Prouvost, baptisé le 6 janvier 1675, Wasquehal, Nord, décédé en 1749 (à l'âge de peut-être 74 ans), auteur d'une généalogie de la famille Prouvost, dont    o Marie Françoise Prouvost, née le 19 septembre 1713, baptisée le 19 septembre 1713, décédée le 27 août 1742 (à l'âge de 28 ans), mariée le 9 décembre 1737, église Saint André, Lille (Nord), avec Pierre Desruelles, décédé le 4 mai 1741, dont   + Pierre Desruelles, né le 16 novembre 1738, Lille (Nord), baptisé le 16 novembre 1738, église Saint Etienne, Lille (Nord), décédé le 29 avril 1747 (à l'âge de 8 ans).   + Marie-Catherine Desruelles, née le 3 décembre 1739, Lille (Nord), baptisée le 3 décembre 1738, église Saint Etienne, Lille (Nord).  o Pierre Claire Julie Prouvost, née le 19 novembre 1714, baptisée le 19 novembre 1714, Lille (Saint Pierre), Nord, décédée le 18 avril 1741, Lille (Saint André), Nord, inhumée, grande nef de l'Eglise Saint André, Lille, Nord (à l'âge de 26 ans).   * Elisabeth Trubert de Bois Fontaine, dame de La Vigne.  Mariée le 31 août 1736, Lille, Nord, avec Philippe Emmanuel, comte du Bus, seigneur de Moustier, Ogimont et d'Acquignies. (Roglo)  

           dont Marie-Françoise et Claire Julie 
inhumée le 17 avril 1741 dans la grande nef de l'église Saint André de Lille.

Marie-Françoise Prouvost épousa, le 9 décembre 1737, en l'église Saint André de Lille, Pierre Desruelles, bourgeois de Lille,

blason-desruelles epoux Marie-Francoise Prouvost

Bulletin : histoire et archéologie Flandre, Tournaisis, Cambrésis, Hainaut, Artois / Société d'études de la province de Cambrai

Auteur : Deligne, Jules (1816-1906)

Auteur : Société d'études de la province de Cambrai

Éditeur : Impr. Lefebvre-Ducrocq (Lille)

egl-st-maurice-lille
                      

Testament de Marie-Catherine-Françoise Desruelles-Prouvost

5 mai 1783

Il décrit son paysage sociétal et familial truculent et savoureux.


Marie-Catherine-Françoise DESRUELLES, née en 1734, fille de Pierre-Antoine-Constantin et de Marie-Françoise Prévost, mourut sans postérité le 1er septembre 1791 et fut inhumée au cimetière de Fives. Elle avait épousé, le 22 octobre 1759, Ernest-Joseph CARDON, sieur du Rotoy à Courrières, né à Lille le 7 janvier 1722, d'abord novice jésuite à Tournai, puis échevin de Lille, administrateur de la Charité générale, marguillier de La Madeleine, décédé le 23 novembre 1772 et inhumé à Saint-Pierre de Lille, vis-à-vis la chapelle paroissiale. Il était fils d'Ignace-Joseph, sr du Jardin, et de Marguerite-Thérèse Dancoisne dite Le Cocq.

« Je soussignée, Marie-Catherine-Françoisé DESRUELLES, veuve immiscée d'Ernest-Joseph CARDON, sieur du Rotoy, demeurante en cette ville de Lille, considérant la fragilité humaine et qu'il n'y a rien de plus certain que la mort et de plus incertain que l'heure d'icelle, et ne voulant mourir intestate, j'ai fait mon présent testament que j'ai écrit et signé de ma main, ainsi que suit : Je recommande mon âme à Dieu, mon créateur, à Jésus-Christ, mon rédempteur et sauveur, au S. Esprit, mon sanctificateur, à la glorieuse Vierge Marie, mère de Dieu, à mon Ange gardien, à S. Pierre et S. Paul, à S. François Xavier, à Sle Catherine et Sle Françoise, mes patronnes, et à tous les saints et saintes du Paradis, les priant de vouloir intercéder pour mon âme envers la Très Sainte Trinité, lorsqu'elle sortira de mon corps.

Je veux et ordonne que sitôt ma mort il soit célébré toutes les messes qui se disent pendant la matinée à toutes les communautés d'hommes de la ville de Lille.

Ne pouvant plus être enterrée au même endroit où est enterré mon mary, je choisis ma sépulture à la paroisse ou je décéderay, au cimetière désigné pour cela, voulant, en cas que je meure à Lille, que les religieux et tout le clergé conduise mon corps jusqu'à l'endroit où je serai enterrée, priant mes parens et amis d'y assister. Je veux qu'il y ait à mon convoi huit couples de religieux. Voulant qu'il soit fait mention sur la pierre sépulchralle de mon mary de l'endroit où je serày enterrée et qu'il soit mis, si faire se peut, une pierre sépulchralle à l'endroit où je serai enterrée.

Voulant qu'il soit fait un obit solennel à la paroisse de SainteCatherine, quand même je viendrois à décéder ailleurs, et qu'il soit donné un louis d'or de 19 florins 4 patars à l'offrande pour M. le Curé de Sainte-Catherine. Voulant aussi qu'il soit célébré une quarantaine à la paroisse de Sainte-Catherine, à la chapelle de N.-D. de Tongres, qui est la chapelle de communion, sans y comprendre les messes qui seront célébrées pendant le service et les messes que j'ordonne par mon testament, et qu'il y ait une tombe relevée à la chapelle pendant le service et la quarantaine.

Je veux qu'il soit distribué 2.250 pains, de 2 livres chaque pain, compris la façon, aux pauvres, ou plus, s'il est nécessaire, par l'entremise de mes parens et amis qui seront invités à mes funérailles. Je veux qu'il soit demandé pour assister à mes funérailles 62 invalides auxquels il sera distribué à chacun un pain et 2 patars en argent.

Étant de la confrérie du S. Sacrement de la paroisse de S. Pierre, je prie les administrateurs de faire célébrer un obit solennel pour le repos de mon âme, pour lequel il sera payé 18 livres de France. Priant aussi ceux des administrateurs de la paroisse de SIe Catherine, étant aussi de la confrérie du S. Sacrement, de vouloir bien faire la même chose, en leur payant aussi 18 1. de France.

Je veux qu'il soit donné au Bouillon de la paroisse de S,e-CathLrine 100 florins une fois ; et à l'Hôpital général 200 fl. une fois, les priant de prier Dieu pour le repos de mon âme.

Je veux qu'il soit célébré 800 messes le plus tôt qu'il sera possible pour le repos de mon âme, à la rétribution de 12 patars, sans y comprendre les messes qui seront célébrées le jour de ma mort, et la quarantaine, et le jour du service. Je veux qu'il soit célébré tous les jours une messe pendant un an après ma mort, pour le repos de mon âme, à commencer le lendemain que la quarantaine sera finie, à huit heures, à la paroisse de Sainte-Catherine, dans la chapelle de N -D. de Tongres, à la rétribution de 20 patars, compris six chierges, priant mes parens et amis d'y assister.

Je veux qu'il soit célébré à la paroisse d'Haubourdin un obit solennel pour le repos de mon âme, pareil à celui de mon mary et qu'il soit donné un louis d'or de 19 fI. 4 p. à M. le curé d'Haubourdin pour l'onrande. De plus je veux qu'il soit donné à M. le curé d'Haubourdin 24 fl. une fois, le priant de vouloir bien donner à dtner aux prêtres et religieux qui auront assisté et célébré leur messe pendant le service ou obit. Voulant aussi qu'il soit donné à chaque prêtre ou religieux qui auront célébré leur messe pendant ledit obit, 3 1. de France. Je veux qu'il soit distribué aux pauvres de ladite paroisse d'Haubourdin deux sacqs de bled converti en pain. Je prie les administrateurs du S. Sacrement de la paroisse d'Haubourdin de faire célébrer un obit pour le repos de mon âme, selon l'usage qu'on fait pour les confrères et consœurs, pour lequel il sera payé 6 florins.

Je donne et lègue à ma cousine Marie-Joseph-Thérèse-Angélique Balas la propriété de tous mes meubles meublans, provisions de ménage, argenterie, étains, batterie de cuisine, tabatière, tableau, portraits, boucles et montre d'argent, linge de table, linge de lit, tout ce qui sert à mon chef et corps; et générallement tout ce qui se trouvera à ma mort, tant à ma maison de ville qu'à ma maison de campagne, à l'exception de l'or et argent monnoyé, après les dettes, obsèques et funérailles payées, se partage égallemenl entre tous mes héritiers, et aussi aux exceptions cy après, de tous mes diamans, de même qu'à celles que je pourrois faire dans mes codiciles.

1° Toute ma bibliothèque, consistante en livres de droit, d'histoire, de philosophie, de morale et de dévotion, que je donne et lègue à M. François-Joseph de Poucques, le priant de vouloir bien l'accepter.

2" La Sainte Vraie Croix que je donne et lègue avec les bulles à la paroisse de la Magdeleine, suivant l'intention de mon mary.

3° Mon nœud de diamant que je donne et lègue à ma filleule, Henriette Dervaux.

4° Six cuillers et six fourchettes d'argent, marquées d'un P, d'un C, et d'un D, et six petites cuillers à thé marquées d'un chiffre, que je donne et lègue à ma filleule, Catherine Brausart ; et en cas qu'elle décéderoit avant moy, je le donne et lègue à sa sœur.

5° Le reste de mes diamants, à l'exception de mes boucles d'oreilles, je le donne et lègue pour être mis à la remonstrance du S. Sacrement de la paroisse d'Haubourdin.

6° Ma montre d'or et sa chaîne aussi d'or, que je donne et lègue à mon filleul, Gaston-François-Joseph Lefebvre.

7' Je donne et lègue à ma cuisinière, à ma femme de chambre et à mon domestique, qui se trouveront à ma mort, le lit, literie, couverte et paire de draps sur lesquels ils couchent à leur lit à Lille.

Je lègue à mon cousin Jean-Baptiste Famelare, comme étant le plus pauvre, la somme de 100 fl. par an, sa vie durante, à prendre sur la m'aison située à l'entrée de la rue des Malades, occupée présentement par le sr Béghin, le priant de prier Dieu pour le repos de mon àme. Je donne et lègue à ma cousine Julie-Françoise Famelare, sa soeur, qui est pauvre, la somme de 50 florins par an sa vie durante, à prendre sur ladite maison.

Je donne et lègue à ma cousine Thérèse Desruelles, qui est pauvre, la somme de 50 fl. par an, sa vie durante, à prendre sur ladite maison.

Je donne et lègue à celui qui sera concierge et jardinier à ma mort, à ma maison de campagne, la somme de 40 fl. par an, à prendre sur le pied des années qu'il aura été à mon service, de sorte que s'yl y a resté deux ans, il faut lui donner 80 fl., et autant d'années de plus qu'il m'aura servi, augmenter de 40 fl., sans y comprendre son année de gages, le tout une fois seulement. Au cas que mon jardinier qui est présentement Doby, ne seroit plus à ma mort, par infirmité habituelle ou par maladie, je veux que celà lui soit donné également, à compter jusqu'au moment où il seroit remplacé par d'autre ; voulant aussi que celui qui l'auroit remplacé ait la même chose, à compter chaque année du moment de son entrée jusqu'au moment de ma mort, une fois pour tout.

Je donne et lègue à chacun de mes domestiques qui se trouvera à mon service à ma mort la somme de 80 fl. par an, à prendre sur le pied des années qu'ils auront été à mon service, sans y comprendre leur année de gages, le tout une fois seulement. De plus je donne et lègue à chacun de mes domestiques 50 fl. une fois, pour habit de deuil.

Au cas que je deviendrois hors d'état, soit par maladie ou autrement, avant ma mort, de régir mon bien, je veux que ce soit ma cousine, Marie-Joseph-Thérèse-Angélique Balas, à qui j'ai donné ma procuration à cet effet, qui ait seule la régie de tous mes biens, tant réputés biens l'immeubles et fiefs, et la régie de mon ménage à l'exclusion ires, lui donnant tout pouvoir tant pour recevoir que pour liant que la dtte dello Balas ne soit tenue à aucun compte

x, après ma mort, à aucun de mes héritiers, ni à qui que ce u'elle soit déchargée, sur sa simple déclaration, de tout ce ra à ma mort ; et en cas que quelqu'un voudroit la chagriner L, je veux qu'il soit privé de trois années des profits, émolumens is desdits immeubles et qui seront au profit de ladite cousine; aussi qu'après ma mort aucun de mes héritiers ne pourront fe aucune pension, sous tel prétexte que ce puisse être, à ladite iour le temps qu'elle a bien voulu demeurer avec moy et me

• compagnie, et que ladite dtllt Balas ait la liberté de rester pendant temaines dans ma maison mortuaire, y vivre avec mes domcsti-

ques, voulant qu'ils restent pendant ledit temps à son service comme Bis étoient à moy même. Et au cas que ladite d"" n'auroit pas encore -trouvé d'emplacement, les dites six semaines écoulées, elle aura la liberté de continuer à rester dans ladite maison encore six autres |gemaines, mais mes domestiques ne seront plus tenus de rester avec elle.

Je veux et ordonne aussi que ma maison, située rue des Bonnes Filles à Lille, soit vendue après ma mort et qu'il soit conditionné à celui qui l'achètera qu'il ne pourra en jouir que trois mois après ma mort; voulant qu'il soit donné et légué franc et net argent, du provenu de la dite vente, à ma cousine Balas la somme de 50 fl. une lois pour tout. Voulant aussi qu'il soit donné et légué, du provenu de cette dite vente, à madame Charlotte Fruict, épouse de M. César-Auguste-JosephMarie Hespel, écuyer, sr de Guermanez, la somme de 3.000 fl. une fois pour tout ; et en cas que ladite dame de Guermanez viendroit à décoder avant moy, je donne et lègue ladite somme à tous ses enfants, à partager également, en dédommagement de ce qu'elle n'a pas hérité de ma campagne à Haubourdin, après la mort de mon mary, suivant l'intention et le désir qu'il avoit à ce sujet.

Voulant aussi que soit donné et légué, du provenu de cette dite vente, à Catherine Diricq 1, 100 fl. une fois ; à sa soetir, Marie-Anne Diricq, 100 fl. une fois ; à Thérèse Dujardin 2, ancienne servante de mon grand,père Prouvost dit Prévost, 100 n, une fois ; à Catherine Bulté, ma filleule, 100 fl. une fois.

Voulant aussi que les 100 fl. que je donne et lègue au Bouillon de la paroisse de Sainte-Catherine, et les 200 fl. que je donne et lègue à

1. Nota. Ladite Catherine Diricq est décédée. Signée : Desruelles, veuve de Cardon du Rotoy. (Mention en marge).

2. Même mention.

- l'Hôpital général, les 800 messes à 12 p., ainsi que les 365 fl. pour la messe que l'on doit célébrer chaque jour, soient pris sur le produit de la vente de cette dite maison ; et en cas que la vente de cette dite maison, contre toute attente, ne monteroit pas autant que les charges que je mets sur cette dite maison, je veux et ordonne que le surplus en soit pris sur mes plus clairs et apparants biens de libre disposition.

Je veux et ordonne aussi que les 3.600 fl. que j'ai donné en rente héritière, le 4 septembre 1779, à mon cousin Pierre-Joseph Prouvost, bailly de Mouveau et collecteur de Roubaix, provenant d'une lettre de rente héritière qui m'a été remboursée par les enfans et héritiers de mon cousin Pierre Prouvost et de Marie-Jeanne Delebecque, sa femme, le 4 septembre 1779, que cette ditte rente soit partagée également entre les enfans de feu Pierre, de Jacques et de Jean-Fortunat Prouvost, mes parens au 3e degré, qui est le 6' degré civil, sans préjudice aux descendants de Marie Prouvost, sœur de mon grand'père maternel, laquelle a épousé Philippe d'Assonville, en cas qu'il y en ait encore de vivants qui soient au même degré, le tout sans préférence de sexe, ni d'âge au autre avantage coutumier, accoidaht la représentation à ceux et à celles dont les père et mère seront décédés.

Je veux et ordonne aussi que les 1300 fl. que j'ai donné en lettre de rente héritière, le 13 de novembre 1779. au sieur Séraphin Ferret, marchant et cabaretier demeurant alors à Mouscron, et à Marie-AnneJoseph Deleporte, sa femme, cabaretiers présentement à Roubaix, laquelle rente provient d'une maison située à la Place de Saint-André à Lille, quartier E, n' 631, que j'ai vendue à main ferme au sieur Laurent-Joseph Gachez. maître tailleur, voulant que cette dite rente soit partagée également entre les enfans d'Albert-Élie Molé et de Marguerite-Lucie Taqué, mes parens au 6* degré civil, sans préférence de sexe ni d'âge, ou autre avantage coutumier, accordant la représentation à ceux ou celles dont les père et mère seront décédés.

Je veux que la rente de 40 fl. laissée par ma tante Marie-CatherineThérèse Desruelles à Catherine-Thérèse Diricq continue à lui être payée après ma mort 1

Je veux et ordonne aussi que tout ce que je donne et lègue dans mon testament et codiciles à tous ceux et celles qui me sont parens au même degré, de ceux ou celles qui doivent hériter à ma succession, je leur donne et lègue hors et d'avant part de ce que doivent hériter à ma succession.

Après ce que dessus fourni et accompli, je veux que les biens que je délaisserai à ma mort, compétent et appartiennent à mes plus près

.1. Nota. Ladite Diricq est décédée. (En marge).

parens, tant du côté paternel que du côté maternel, du lez et côté d'où ils procèdent, chacun suivant leur branche, sans confusion de biens d'une famille avec l'autre, sans aucune préférence de sexe ni d'âge ou autre avantage coutumier. De sorte que tous les biens provenant de mon grand père paternel appartiendront aux plus près descendans de Marie-Jeanne Desruelles, sœur de mon grand père et épouse de Charles Lasseré, mes parens au 6e degré civil, qui sont : Jeanne-IsabelleThérèse Bossdleman, veuve d'Antoine Dervaux ; les enfans de PierreEngelbert Bosselleman par la représentation de leur père ; ThéodoreHenri-Joseph Lefebvre, par la représentation de son père ; CharlotteIsabelle Lefebvre, fille de Philippe-Charles-Joseph et de Marie-Augustine Delaitre, par la représentation de son père ; Joseph-Inglebert Lefebvre ; les enfans de Josse-Guislain-Joseph Vandervecken, par la représentation de leur mère ; à Marie-Jeanne-Baptiste Joseph Grebert, épouse de M.

Valicourt-Dltmesnil, commissaire à Valenciennes ; à Magdeleine Grebert, sa sœur, épouse de M. Valicourt, beau-frère de sadite sœur ; au fils de Charles Lasseré, conseiller à la Gouvernance de Douay, par la représentation de son père.

A l'égard de tous les biens provenant de ma grande mère paternelle je veux qu'ils compétent et appartiennent aux plus près descendans de Jacques et d'Agnès Lepers, mes parens au 6e degré civil, voulant que ledit bien soit partagé également entre Marie-Claire Beaussart ; les deux enfans de Jean-François Beaussart, par la représentation de leur père; Antoine-Joseph Lepers ; Marie-Catherine Vpers; François Lepers ; les enfans de Jacques Prouvost et d'Agnès Florins, par la représentation de leur mère ; Ursule Demaziers, épouse de Monsieur Pringuet, par la représentation de sa mère ; et Pierre-Constantin Florins.

A l'égard de tous les biens provenant de mon grand'père maternel, je veux qu'ils compétent et appartiennent aux plus près descendans de Jacques Prouvost, époux d'Antoinette Masurelle. mes parens au 6° degré civil, voulant que ledit bien soit partagé également entre les enfans de feu Pierre Prouvost ; les enfans de feu Jacques Prouvost ; les enfans de feu Jean-Fortunat Prouvost, sans préjudice aux plus près descendans de Marie Prouvost, sœur de mon grand père maternel et épouse de Philippe d'Assonville, en cas qu'il y en ait encore de vivants qui soient au même degré desdits Prouvost. Et au cas qu'on ne puisse pas savoir positivement s'il y en a encore qui soient en vie, je veux et ordonne que le quart de tous les biens provenans de mon grand père Prouvost dit Prévost soit mis en dépôt l'espace de trois ans, pour qu'on puisse faire des informations pendant ledit temps ; lequel temps étant écoulé, si on n'a point pu savoir rien de positif à ce sujet, ledit quart sera au profit desdits Prouvost qui sont nommés dans mon dit testament.

Voulant la même chose pour la part due aux autres héritiers tant du coté paternel que du coté maternel dont on ne pourroit pas savoir où ils sont, laquelle, part se partagera égallement après ledit terme de trois ans.

A l'égard des biens provenant de ma grand mère maternelle, je veux qu'ils, compétent et appartiennent aux enfans d'Albert-Élie Molé et de Marguerite-Lucie Taquet, mes parens au 6' degré civil, à partager également entre Lucie-Albertine-Joseph Molé, Marguerite-Angélique Molé et Albert-Élie-Joseph Molé.

Le tout sans préjudice à tous mes autres parens, tant du côté paternel que du côté maternel qui seroient au même degré et qui ne sont pas marqués dans mon dit testament, n'en ayant point de connaissance.A l'égard de mes immeubles et fiels, je veux que ceux qui voudront en profiter au préjudice des autres soient privés de tous mes biens réputés meubles et acquêts, et de tout ce que j'ai de libre disposition, même de trois années des fruits, profits et revenus desdits immeubles, au profit de ceux qui se soumettront à mes volontés. Voulant que tout ce que dessus soit exécuté de point en point, privant les contredisans de ma succession, dont la part accroîtra au profit des acquiesçans, renonçant à toute loy, usage et coutumes contraires spéciallement à celle disposante qu'on ne peut être et légataire et -héritier, qu'en appréhendant l'un on se prive de l'autre, et à celle disposante que donation faite aux enfans en puissance de père appartient au père s'il veut l'appréhender. Et pour que toutes mes volontés cy dessus énoncées soient ponctuellement exécutées, j'ai choisi et nommé pour mon exécuteur testamentaire M. François-Joseph de Poucques, écuyer, seigneur du Puich, du Magistrat de Lille et administrateur de la noble Famille, le priant de vouloir bien s'en charger, l'autorisant à vendre telles parties de biens libres qu'il trouvera convenir pour fournir à l'exécution de mes volontés dernières et de tous les codiciles.

Ainsi fait, voulu et ordonné, fait, écrit et signé à Lille de ma main, le 5 de mai 1783. — DESRUELLES, veuve de CARDON DU ROTOY.

L'exécuteur, testamentaire, François-Joseph de Poucques, étant mort le 3 avril 1785, la testatrice fit choix, le 21 mai, de M. Nicolas-Joseph Pau, prêtre, chapelain et secrétaire du chapitré de Saint-Pierre, avec l'abbé Pierre-FrançoisJoseph Demeuninck, comme adjoint

         

Au XVIII° et sous l’Empire,

Aimée-Joseph Prouvost


épouse de Louis-Urbain Virnot de Lamissart
,

vivaient dans le  vaste h
ôtel Virnot de Lamissart, 52, façade de l’Esplanade (angle rue de Jemmapes) à Lille; les parents de Louis-Urbain avaient fait construire et possédaient le superbe hôtel de Lamissart au 144, rue Royale à Lille ; les Virnot recevaient dans l’hôtel Virnot de la place Saint Martin ou de la rue de Tournai de Lille et offraient des spectacles d’opéra ou de théâte à la famille et à la société de Lille : « une vaste salle servait de théâtre de société et de bal ; Louis Lenglart, élève de Watteau de Lille y brossait des décors; la jeune et élégante Catherine Sophie de Lamissart y était une prima donna délicieuse et on se rappella longtemps une représentation de la «Flûte enchantée»particulièrement brillante» nous dit vers 1930 Charles Le Thierry d’Ennequin dans son magistral ouvrage sur ces familles. Sur une les listes d’invités pour la représentation d'Arlequin et des deux Alvarets, on trouve le nom des cousins Prouvost ; La sœur de Louis-Urbain, Rose-Marie VIRNOT de LAMISSART (1772-1851) épousa Jean-Baptiste-Joseph PROUVOST.

Pattou-Jean-facade-esplanade-Lille

 Hôtel Virnot de Lamissart 52 façade de l’Esplanade Lille

Hôtel Virnot de Lamissart-Prouvost, 52, façade de l’Esplanade (angle rue de Jemmapes) Lille

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Hôtel de Lamissart, 144, rue Royale à Lille, des beaux parents d'Aimée Joseph Prouvost

Theatre-Virnot-invitation-ProuvostInvitation-Prouvost-Theatre-Ancien-Regime-Empire

On observe au XX° siècle deux autres alliances  entre les Prouvost et les Virnot; nous pouvons relater

Coté Virnot, nous pouvons imaginer la vie élégante dans les demeures que nous citons :
mentionnons au XVI° les demeures de l’ascendance de Flandres,
le XVII° et surtout la dernière partie du XVIII° pour les Virnot,
ces mêmes époques et surtout la Restauration pour les Le Thierry d'Ennequin et les Formigier de Beaupuy.
" Le souvenir des réceptions données sous la Restauration par Urbain Dominique Virnot et son épouse dans leur hôtel de la place Saint Martin perdure :
là, "une vaste salle avait longtemps servi de théatre de société: Louis Lenglart, élève de Watteau de Lille, brossait les décors.
La jeune et élégante Catherine Virnot de Lamissart épouse de Dominique Virnot, était une "Prima Donna" délicieuse
et on se rappela longtemps une représentation de la "Flute enchantée" particulièrement brillante "
nous dit Charles le Thierry d'Ennequin dans sa généalogie de ces familles.
" Charles Marie le Thierry d'Ennequin, écuyer, époux de Catherine Charlotte Virnot, mademoiselle de Stradin, du nom d'un fief de ses parents,
laissa, après la visite de Charles X, son hôtel  familial de la rue A Fiens à son fils Lucien et alla résider dans celui de la rue Royale(116).
La maison de "Bon papa Thierry" était hospitalière et patriarchale.
Outre ses fils célibataires, se retrouvaient son fils Urbain, Monsieur de Beaupuy, le plus souvent à Paris, Marie Wallerie de Beaupuy et son époux, le chevalier de Basserode et Victor Virnot qui en étaient des hôtes assidus.
Dès le retour de la belle saison, avec toute sa famille, il se transportait dans sa belle propriété de Wazemmes
où, comme son père, il  passait tous ses étés. Là, il donnait de grandes fêtes. "
La tradition des dîners de quinzaine regroupait, jusqu'à une époque récente, ces familles:
citons les dîners de Félicité Virnot, fille de Pierre et Rosalie de Raismes, en son hôtel du 84, rue de Tournai, à Lille.

Invitations des Virnot place saint Martin au XVIII siecleVie de société, vie de famille

Virnot-theatre

Virnot-theatre

Noms des personnes invitées  à la représentation d'Arlequin et des deux Alvarets ":
on y repère quelques familles:

Virnot de Lamissart,  Quecq d'Henriprêt, de Savary du Gavre, de Brigode de Canteleu (peut être le maire de Lille; ou le beau frère de Catherine Virnot, Jean Chrysostome de Brigode);  de l’Espagnol , de Grimberie, Deprat?, de la Sozaie, le chevalier de Basserode (auteur de la gravure de la visite de Louis XVIII dans l’hôtel d'Avelin vendu par Pierre-Urbain Virnot au maire de Lille,  Louis Marie Joseph de Brigode), Quecq de Sevelingue, Danniaux, de Fosseux (futur maire de la Madeleine), d'Oldenbourg, du Plessis, d'Ennevelin, de Bourghelle, de Sommièvre. Bonnier, Barrois (le député et maire de Lille, gendre d'Urbain Dominique Virnot), Capron, Genart, LeThierry, Prouvost, Macquart, famille ascendante des Florin-Prouvost; Pierre Macquart, seigneur de Caudescure, secrétaire du général Marescot à l’armée du Rhin, devient enthomologiste distingué tandis que son frère Philippe fonde le muséum d'histoire naturelle de Lille), Lenglart (le célèbre collectionneur, frère des deux soeurs Virnot, échevin et trésorier de Lille, conservateur du musée, député de Lille au sacre de Napoléon Bonaparte, vice président de la Société de Sciences et des Arts), "ami de Jacques Louis David" (Trénard). Vanoenacker, Leplus, de Basserode , van Blarenberghe (la dynastie de peintre et miniaturistes du Roi), Bazire. Leplus, Alavaine, Mas, Van Brabant, Vogel, Bocquet, Lefebvre, Henry.

les-filles-virnot

Nous pouvons comparer les portraits familiaux ci dessus avec beaucoup des dessins des Watteau de Lille, ci-dessous, provenant de la collection de Charles Lenglart, principal mécène et immédiat parent des Virnot, Prouvost, Quecq d’Henriprêt, Lethierry d’Ennequin, Barrois, de Fosseux, de Raismes etc…On peut facilement imaginer que les modèles appartiennent à ces familles : le tableau ci-dessous pourrait parfaitement se passer dans un des hôtels familiaux.

           Watteau-Citoyenne-toilette-Arras-1791-Watteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de Raismes

 Watteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de Raismes


Jacques II Prouvost
 (1699-1774)

(1699-1774 
inhumé dans l'église de Roubaix), Maître de manufacture,  épouse à Roubaix 1712 Marie-Agnès Florin (1712-1767), 

armes-florin

fille de Jean Nicolas Florin, membre de la Manufacture de Roubaix et administrateur de la table des Pauvres (1686-1737) et  Marie Catherine de Surmont (1692-1744), 

Armes-de-Surmont-Desurmont

inhumée dans l'église de Roubaix, soeur de Pierre Constantin Florin,  Député suppléant aux Etats généraux de Versailles et premier maire de Roubaix.(sa petite fille Sophie Florin épousa Henri II Prouvost) époux de Marie Bacon de Sains, fille de Philippe et  Augustine Macquart(de Terline),  de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem (1713 et 1715)  et des Brigittines à Lille (1723):

                etats-generaux-versailles-constantin-florin           

Jacques et Marie Agnès Prouvost vont s'établir à Roubaix comme négociants et habitent la rue Pellart; n'étant pas fils de maître,  il entre dans la manufacture en 1734 grâce à son mariage avec la fille d'un maître." RP Louis d'Halluin.

Jacques Prouvost, un des cinquante maîtres de manufactures compris dans le corps de métiers en 1761, taxé à 10 livres d’impots, dans son livre de fabrique, mentionne les tissus suivants : satains de laine, satains anglais, les minorques, les prunelles, les satains soie. Mais, dans la région, c’était l’industrie de la laine qui occupait le plus grand nombre d’ouvriers.  Leur succession en 1775 dénombre leurs biens à Bondues, Tourcoing, Wasquehal, Roubaix, Estainpuis et Willems. 

Prouvost-Jacques-Florin-Marie-Agnes-Inventaire


   12: Pierre IV Constantin Prouvost (1747-1808)

échevin de Roubaix sous l'Ancien Régime ,
"Maître de Manufacture"

puis maire de Roubaix le 13 août 1795, 
l'un des principaux fabricants roubaisiens
  après avoir échappé à la guillotine par la grâce de la "Réaction Thermidorienne" 

Prouvost-Pierre-Constantin

épouse Marie Henriette des Tombes (1747-1798),
fille de Jean Joseph des Tombes, 12° du nom, échevin de Roubaix de 1740 à 1751 comme ses oncles Charles et Jean et soeur de Louis-Joseph des Tombes, échevin de 1783 à 1790 ;  Reçu "Maître de Manufacture" en 1777, il devint l'un des principaux fabricants roubaisiens  et, avant la Révolution, figurait en tête des habitants les plus imposés de la paroisse. 

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Jean Destombes 1650-1719

 

Marie de Lespaul 1652-1705

Fille de

    Jehan de Lespaul 1631-1673

    Marie Cent Mille Flameng 1632-1674

Blason-de-Lespaul

 

Jacques Delebecque ca 1640-1705/

delebecque

 

Marguerite Jeanne Bonte ca 1659-1753

 

Jean Dominique Castel 1645-1718

Marchand, échevin de la Ville de Roubaix, comptable du Magistrat de Roubaix

Castel

 

Marie Roussel 1653-1711/

Roussel

 

Jean Prouvost fils de

    Pierre Prouvost 1625-1697

  et Philippotte de Lespierre 1628-1709

 

Jeanne Castel 1640

Castel

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- 1672 -

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- 1685 -

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- 1672 -

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- 1679 -

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Jean Destombes 1683-1738

 

Marie-Anne Delebecque 1687-1742

delebecque

 

Jean Dominique Castel 1680

Castel

 

Marie Jeanne Prouvost 1680-1739

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- 1705 -

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- 1711 -

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Jean Joseph Destombes 1715-1759

 

Marie Thérèse Castel 1713-1780

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- 1739 -

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Marie Henriette Destombes 1747-1798

 
Pierre Contantin Prouvost habitait rue Saint Georges à Roubaix, « une maison qu’il avait acheté avec cinq autres  pour la sommes de 530 florins, 13 patars et 5 deniers aux héritiers d’Albert et Joseph Lecomte. La maison avait un magnifique jardin dont les murs étaient couverts de vignes de raisins bleus et blancs. En été les fleurs donnaient un air enchanteur à la propriété, plantée d’arbres à fusées, dont on cueillait les fruits en juillet ; on y trouvait aussi des beurrés, des callebasses, l’amande de Suède. Il y avait deux grandes pelouses qui furent la cause d’un procès entre Constantin Prouvost et son voisin, Pierre Rouzé qui avait la prétention d’y curer son linge. Constantin Prouvost ne dédaignait pas les plaisirs de la table. Les faïences de porcelaine de Tournai et de Lille étaient, à cette époque, d’un usage courant. Il y avait chez lui, de belles pièces d’argenterie portant la marque des Fermiers Généraux de Lille : l’alouette volante : parmi ces pièces, on admirait une grande cafetière Louis XV et un important service à liqueur Louis XVI composé de quatre carafons garnis de rinceaux et roses et, au centre, une pyramide surmontée d’une grosse boule d’argent qui représentait, sans doute, une montgolfière, très à la mode, même dans le ?, à la suite des ballons inventés en juillet 1783. » Ce journal, Pierre-Joseph Prouvost le tenait sur un ordo de Tournai, diocèse auquel appartenait Roubaix. Ce Pierre Prouvost, né en 1725, à Roubaix, avait épousé Marie-Catherine de Ramery, de Mons, en Belgique. Il habitait rue du Fontenoy. Il était l’un des cinquante maîtres de manufacture de tissus. Il était imposé à 12 livres. Le document qu’il nous a laissé est bien curieux. Le 2 novembre 1771, écrit il, nous avons mis en bouteilles une pièce de champagne rouge venant de Monsieur Roussel, de Tourcoing. Nous avons payé 221 florins 15. Il y avait en cave : Bourgogne, vieux Frontignan, vin de Rilly, une pièce de champagne à 22 de gros la pièce, une pièce de Macon à 14 de gros. (…) : Pierre Prouvost reçoit le 20 janvier, la famille : l’abbé Prouvost, Philippe Constantin, son père, Pierre Constantin, son oncle, sa sœur Béatrice Prouvost, qui fut prieure de l’Hôpital sous la Révolution,  sa mère Agnès Florin et d’autres.  (…) : Le 1° septembre, table ouverte pendant trois jours pour fêter la dédicace ducate de Roubaix) : grande réunion des familles de Fontenoy, Desmazières, Charvet, Lenôtre, Deldique,  Deffrennes, Delannoy. 

garemijn

En cette circonstance, on a bu 27 bouteilles de Mâcon et 25 flacons de champagne. L’année terminée, on fait l’inventaire de la cave : Pierre Prouvost constate qu’on a consommé pour l’année 1771-72, en liqueurs, Macon, Rilly, Bourgogne et Champagne, 187 flacons et 175 bouteilles ". Extraits d’un article par Ernest Prouvost, le peintre, fils de Liévin, auteur de la branche puinée.

Sa « vertueuse femme » Henriette Destombes s’alarmait de cette prospérité pour l’avenir spirituel de ses enfants. Lorsque survinrent les mauvais jours de la révolution, beaucoup de riches propriétaires, craignant la confiscation de leurs biens, crurent prudent de les vendre pour les convertir en assignats faciles à emporter en exil. Pierre-Constantin vendit la plupart de ses propriétés. Il pensait bien que ses opinions pouvaient à tout instant l’obliger à émigrer ; mais il ne put s’y résigner. Il envoya sa femme et ses enfants dans un village voisin et se cacha dans une des dernières propriétés qu’il avait conservées. Après le 9 thermidor, le 26 messidor an III (14 juillet 1795), le représentnat du peuple Delamarre notifia à Pierre-Constantin Prouvost sa nomination comme maire de Roubaix» AE Prouvost. Le 22 vendémiaire an IV, avec le conseil municipal, il leva, comme maire, le séquestre apposé  sur la caisse du précepteur pour employer les fonds comme secours aux pauvres.  "Homme généreux et probe, il avait proposé à sa commune trois actions principales. D'abord, venir en aide aux pauvres. Ensuite, protéger les cultivateurs  dont les charrois réquisitionnés les forçaient à négliger les champs. Enfin, défendre l'hygiène de Roubaix dont les citoyens laissaient  devant les domiciles des amas de boue et d'immondices ». Le souci des autres pour faire leur bonheur, déjà." Albert Prouvost Toujours plus loin " On peut le considérer comme le fondateur de la fortune industrielle des Prouvost ".

A l'époque, Panckoucke écrit dans son Petit Dictionnaire Historique et Géographique de la châtellenie de Lille : 
« Beaucoup de villes ne valent pas le bourg de Roubaix tant dans la beauté des maisons du lieu que dans le nombre de ses habitants ».

Prouvost-Pierre-Constantin

Prouvost-Pierre-Constantin

Prouvost-Pierre-Constantin

1928-12-01-Croix-du-Nord-Ernest-Prouvost

 

La Croix du Nord, 1 décembre 1928   

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1928-12-01-Croix-du-Nord-Ernest-Prouvost

Catherine Françoise Prouvost 

et

l’épopée de la Manufactures Royales de Lille:

Du-Rot-Prouvost   Catherine-Du-Rot-Prouvost-Thierry-Prouvost-蒂埃里·普罗沃 -Manufactures Royales du Dauphin 皇家海豚工廠

fille de Pierre Joseph Prouvost et  Marie Ramery dit de Boulogne,  elle épousa, le 30 avril 1782, François Joseph  DUROT 1747-1815, fils d’Arnould-François DUROT, bourgeois de Lille, remarquable exemple de parcours proto-industriel : sa vie intense a été racontée par Alexis Cordonnier dans son article : « Une industrie d’art au siècle des lumières. Son train de vie fut remarqué ; on raconte même l’anecdote qu’il était un des premier à avoir une baignoire chez lui.  Il installa la  manufacture-château familiale au château de Beaupré, à Haubourdin, propriété du comte de Roncq

Manufacture Royale des toiles peintes, indiennes & papiers peints en façon de damas & d'indiennes  dLille 

qu’il créa : lettres patentes le 25 janvier 1770 (toiles frappées des armes fleurdelisées), 

Manufacture Royale de verres,

rachetée en 1775 et nommée sous la raison de son fils ainé « Louis-François Durot et fils », dirigée avec son gendre Auguste de LAGARDE ; cédée en 1777 à son associé Bernard Rousselle

Manufacture Royale de Mousselines d’Houplines  

(association avec de Raincour) en 1768, Beau-père de Louis-François LEPERRE-DUROT, fondateur de la  

Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin

crée le 13 janvier 1784 place des Carmes à Lille et fabriquait de la porcelaine dure cuite au charbon de terre. Marque au « dauphin couronné » et « A Lille » 

Après la Révolution, elle fut dirigée par Gaboria. Elle ferma en 1817.

    Assiette porcelaine dure de Lille au Dauphin Couronnee collection Prouvost  Logo-moderne-Manufactures-Royales-Dauphin-Lille-Leperre-Durot-Prouvost   Durot-porcelaine-dure-Lille-

              Marque au Dauphin Couronne porcelaine dure de Lille

Il installa sa  manufacture-château au château de Beaupré, à Haubourdin, propriété du comte de Roncq

           Chateau de Beaupré Durot

Calonne, protecteur-des-Manufactures-Royales-du-Dauphin-Lille-Thierry-Prouvost-蒂埃里·普罗沃 -Manufactures Royales du Dauphin 皇家海豚工廠  Urne-Calonne-Manufacture-Royale-du-Dauphin-Lille  Louise_Dauphin-Elisabeth_Vig%E9e-Lebrun_-_Marie-Antoinette_de_Lorraine-Habsbourg,_reine_de_France_et_ses_enfants_Thierry-Prouvost-蒂埃里·普罗沃 -Manufactures Royales du Dauphin 皇家海豚工廠

Calonne, ses armoiries sur l'urne du Musée de Lille, la famille Royale par Madame Vigée-Lebrun, avec l'ainé, Louis, Joseph, Dauphin de France.

Charles-Alexandre de Calonne (1734-1802), « financier et homme politique français, nommé contrôleur général des Finances par Louis XVI pour résoudre le déficit public. «  Né à Douai le 20 janvier 1734, Il poursuivit une carrière juridique avant de devenir intendant à Metz en 1766, puis à Lille en 1778, où ses grandes qualités d'administrateur, alliées à ses dons de courtisan, lui valurent d'être nommé contrôleur général des Finances en 1783, peu après la démission de Necker. La situation financière du royaume était catastrophique : aux dettes héritées des règnes précédents, liées aux guerres et aux fastes de la Cour, s'étaient ajoutées les dépenses engagées pour soutenir les colons pendant la guerre de l'Indépendance américaine. Calonne lança d'abord l'État dans une politique de dépenses dont l'objectif était de rassurer le pays sur sa santé financière réelle et, en restaurant la confiance, d'obtenir ainsi de nouveaux prêts. Cependant, la crise financière ne faisant qu'empirer, Calonne reprit les projets de Turgot et Necker, ses prédécesseurs, en présentant, le 20 août 1786, un vaste plan de réformes audacieuses, en particulier dans le domaine fiscal : remplacement des vingtièmes par la»     subvention territoriale », impôt foncier payable par tous les propriétaires, y compris par le clergé et la noblesse, suppression des douanes intérieures et liberté du commerce des grains. Calonne proposait enfin, la création d'assemblées provinciales et municipales élues sans distinction d'ordre. Prévoyant le refus du Parlement, Calonne obtint de soumettre son projet, en février 1787, à l'Assemblée des notables nommée par le roi. Seulement, celle-ci, composée de princes du sang, de ducs et d'officiers, tous privilégiés, rejeta toutes les réformes qui remettaient en cause leurs prérogatives fiscales. Calonne, abandonné par le roi, fut renvoyé en avril et remplacé par Loménie de Brienne. Calonne quitta la France, tout d'abord pour les Flandres, puis pour l'Anglétérre. Il épousa la cause des contre-révolutionnaires et conseilla la noblesse en exil, de 1790 à 1792. En 1802, sous le Consulat, il fut libre de rentrer en France et y mourut peu après»
Wikipedia « Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr) Source : Article Charles Alexandre de Calonne de Wikipédia en français (http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Alexandre_de_Calonne).

MDD-Maigret-2-12-2001-2-Thierry-Prouvost-蒂埃里·普罗沃 -Manufactures Royales du Dauphin 皇家海豚工廠    MDD-Maigret-2-12-2001-Thierry-Prouvost-蒂埃里·普罗沃 -Manufactures Royales du Dauphin 皇家海豚工廠

MRD

Vente Remillieux, numéro 274 :le,, à monture en bronze doré , circa 1785-1790


PROVENANCE : Vente Thierry de Maigret, Paris, le 2 décembre 2011, lot 89 a pair of late 18th century Lille porcelain two-handled and monogrammed vases, with ormolu mounts.

D’après la forme des vases de Sèvres dits « Bachelier» , oviformes munis d’anses à enroulement en forme de feuilles d’acanthe, la base du corps godronnée en spirale, le piédouche enrichi d’un tore de laurier enrubanné reposant sur une base carrée ; à décor or sur les faces de médaillons avec deux L entrelacés surmontés d’une couronne royale, les revers de médaillons en grisaille représentant des trophées militaires, encadrés de grands vases antiques polychromes garnis d’importants bouquets de fleurs et reposant sur des consoles rocailles, au-dessus d’une large frise or d’arabesques composée de palmes, guirlande de myrthe, de lauriers et pampres de vigne entrelacées ; les socles en bronze doré de forme carrée, moulurée et à décor amati ; éclats restaurés sur la partie haute des piédouches, quelques usures à la dorure Hauteur totale : 53,5 cm. (21in.) ; Hauteur des vases : 49 cm. (19 in.) 80,000-120,000 $88,000-130,000  £57,000-84,000

« Je me chargerai de lui faire agréer (…) et d’obtenir qu’il approuva que cette manufacture portait son nom (…) provisoirement». Le Dauphin avait alors un peu plus de trois ans… La manufacture va en effet réaliser un important vase pour le Dauphin ; il se trouve aujourd’hui dans les collections du Rijksmuseum (inv. BK-1965-104). Il est intéressant de noter que ces deux vases tout comme la paire qui nous intéresse aujourd’hui s’inspirent de formes créées à Sèvres environ vingt ans auparavant par Etienne Falconet et Jean-Jacques Bachelier (vase « royal»  ou aux « tourterelles» ; vase « à jet d’eau »; vase « Bachelier à anses relevées» ). Une autre paire dans le même esprit (avec leurs couvercles) a été vendue par Maîtres Ader-Tajan-Picard, Paris, 9 mars 1988, lot 20, et avant chez Christie’s, Londres, 5 juillet 1974, lot 181. Même si Falconet est certainement précurseur dans la création de modèles de vases de style néoclassique, ce style est largement diffusé par Jean-Jacques Bachelier. Bachelier débute à la manufacture de Vincennes en 1748 où il fournit des modèles pour l’atelier des peintres ; il devient Directeur artistique en 1751 et finalement prend en charge l’atelier de sculpture de 1766 à 1773 après le départ de Falconet pour la Russie. De nombreux vases ont été créés à cette époque, qui d’ailleurs pour certains portent son nom : vases « Bachelier ovale»  ; « Bachelier à cartouche en relief » , «  Bachelier à deux anses élevées» , « Bachelier à serpens» , « Bachelier à couronne» , « Bachelier à anses élevées» , ou encore cassolette « Bachelier»  Pierre Ennés dans son catalogue, «  Un défi au goût»  mentionne que « le court interim de Bachelier correspond selon nous à une période très importante ; une période charnière dans la production de Sèvres» . En revanche le décor commun retenu pour cet ensemble de vases, outre le décor d’armoiries, de monogrammes et symboles royaux, présente une déclinaison de décor dit « à la Salembier» . Henri Salembier avait réalisé des Cahiers d’Ornements, gravés par Juillet en 1777-78.

Il est considéré comme l’un des précurseurs du style Louis XVI. En 1780 est publié son Cahier d’Arabesques qui sera une source iconographique majeure des arts décoratifs de cette époque. La manufacture perd le Sieur Vannier et la qualité de la production qui n’est plus aussi bonne, contraint Leperre à revenir à l’usage du bois pour finalement la vendre en 1790 à M. Gaboria. Elle change de nombreuses fois de mains et ferme définitivement en 1817.

La paire présentée aujourd’hui est une des très belles illustrations du début de la production de cette manufacture. Probablement produite en vue d’un cadeau pour le roi, ce qui expliquerait les monogrammes aux deux L entrelacés et surmontés de la couronne royale ; il n’est néanmoins pas possible de l’affirmer faute de documents tangibles. Nous tenons à remercier MM. Bernard Dragesco et Didier Cramoisan pour nous avoir confirmé l’attribution à cette manufacture et indiqué le vase conservé dans les collections du Rijksmuseum d’Amsterdam. Dessin préparatoire et plâtre conservés à Sèvres-Cité de la céramique  (avec l’aimable autorisation des archives)."

     Manufactures-Royales-Dauphin-Durot-Thierry-Prouvost-蒂埃里·普罗沃 - 皇家海豚工廠          Manufactures-Royales-du-Dauphin-Thierry-Prouvost-蒂埃里·普罗沃 - 皇家海豚工廠   

Palais des Beaux-Arts de Lille
Manufactures-royales-Dauphin

Collection Thierry Prouvost

 Assiette porcelaine dure de Lille au Dauphin Couronnee collection Prouvost  Manufactures-Royales-du-Dauphin   Plat-Manufacture-Royale-du-Dauphin

        Manufactures-Royales-du-Dauphin     MRDD     Biscuit Porcelaine dure Durot Manufacture Royale Porcelaine Lille Catherine Prouvost     

Jacques Prouvost 1670-1704
&
1698 Antoinette Masurel 1670-1730

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Jacques Prouvost 1699-1774

Marie Agnès Florin 1712-1767

Pierre Prouvost 1699-1770
&
1724 Marie Jeanne Delebecque 1707-1778

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Pierre Joseph Prouvost 1725-1797
&
1751 Marie Catherine Ramery dit de Boulogne 1720-1771

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Catherine Françoise Prouvost 1752-1801

François-Joseph est le frère d’Hubertine-Clotilde épouse d’Auguste Joseph de LAGARDE de BOUTIGNY , seigneur de Bielville & autres lieux trésorier de France au Bureau de Lille ,  chevalier , seigneur de Boutigny, substitut au Bureau des Finances de Lille 1717-1749 

de Dorothée-Julie Durot épouse de François-Joseph LEPERRE, fondateur de la Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin,neveu d’Antoine, dirige la chambre de Commerce de Lille , de Marie-Catherine et Amélie-Félicité  qui épousèrent deux frères : Pierre-François et Jean-Baptiste Beghein d’Aignerue.

de Pierre-Marie-Régis qui épousa la fille d’un des plus gros fabricant de toiles peintes des Pays-Bas catholiques : la gantoise Anne-Barbe CLEMMEN,

de Louis-François qui épousa Marguerite BAYARD, riche propriétaire aux Antilles.

de Nathalie-Françoise, dominicaine au couvent de Lille;

de Patrice-Joseph, religieux à l’abbaye de Marchiennes.

Alexandre Lauwick 
peintre
, 
petit-fils de Catherine-Françoise Prouvost,
Femme juive d’Alger 1861 par Alexandre Lauwick     Alexandre Lauwick

« Oeuvres exposées au salon annuel organisé par le Ministère de la Maison de l'Empereur et des beaux-arts (Surintendance des beaux-arts), en 1865, au Palais des Champs-Elysées à Paris. Tirage photographique sur papier albuminé représentant : - "Retour de l'enfant prodigue", tableau par François Germain Léopold Tabar, No 2030, appartient à l'auteur; 
- "Léda", tableau par Gaston Casimir Saint-Pierre, No 1914, appartient à l'auteur; - "Jésus, source de vie", d'après le chapitre VII, verset 37 de l'Evangile selon St-Jean, tableau par Charles Henri Michel, No 1511; - "Une rue au Caire", tableau par Alexandre Lauwick, No 1258; - "La Vierge et l'Enfant Jésus", d'après l'Evangile de la Saint-Enfance, tableau par Albert Lambron, No 1209.

« Alexandre Abel Félix Lauwick, parfois orthographié Lauwich, né le 24 mars 1823 à Lille et mort le 6 février 1886 à Paris 8°, est un peintre orientaliste français. Issu d'une grande famille de la bourgeoisie lilloise, Alexandre Lauwick est le fils de Charles Frédéric Joseph Lauwick, propriétaire, et Catherine Françoise Joseph Durot, et le petit-fils de Catherine-Françoise Prouvost. En 1864, il épouse à Paris Louise-Thérèse Riesener, nièce d’Eugène Delacroix. Après des études aux beaux-arts de Lille, Alexandre Lauwick est élève de Charles Gleyre aux beaux-arts de Paris. Il peint ensuite sur le motif à Barbizon, puis voyage en Italie et en Afrique du Nord. Il reste alors plusieurs années en Algérie où il fait partie de la Société des Beaux-Arts d'Alger. Il a exposé au Salon de Paris de 1850 à 1869 des toiles exclusivement orientalistes. Œuvres :Femme juive de la province d’Alger (1861), Palais des beaux-arts de Lille. Une Vue du Caire, acquise par l'État au Salon de 1865 et déposée au Musée des Beaux-Arts de Dunkerque, semble avoir disparu lors de la destruction de ce musée en 1940.  
1.    ↑ Archives de Paris, État-civil numérisé du VIIIe arrondissement, registre des décès de l'année 1886, acte N° 215, vue 28 de la numérisation. L'artiste meurt à son domicile situé au 21 de l'Avenue de l'Alma. »Wikipedia

épousa en 1864 Thérèse Riesener 1840-1932,

dont Gabrielle 1865-1945  Laure 1868-1894; Thérèse est la fille de Léon Riesener,  élève de son père Henri-François Riesener et d’ Antoine-Jean Gros. Petite fille de Henri-François Riesener (1767-1828),fils du grand ébéniste, élève de Vincent, puis de Jacques-Louis David, époux en 1807 Félicité Longrois, dame d'annonce de l'impératrice Joséphine. Arrière-petite fille de Jean-Henri Riesener (1734-1806), élève de Jean-François Oeben. Il épouse la veuve de ce dernier, Françoise-Marguerite Vandercruse. Reçu maître en 1768Françoise-Marguerite Vandercruse  est la fille de François Vandercruse dit La Croix, 1728-1799, ébéniste, flamand d'origine, surnom emprunté également par son fils, Roger, ébéniste à la Cour, lui aussi, qui signa ses œuvres R.V.L.C. pour Roger Vandercruse La Croix, célèbre ébéniste  estampillant RVLC ;  Thérèse Riesener est la nièce du peintre Eugène Delacroix,, cousin germain de son père, Léon Riesener.

riesener-madame-leon-nee-laure-peytouraud-riesener-leon   Leon-Riesener  Henri Francois Riesener  Félicité Longrois   Bureau Roi Riesener Versailles  RVLC commode   Eugene delacroix

                                     Madame Léon Riesener, Léon Riesener par son cousin Eugène Delacroix, Henri-François Riesener, Félicité Longrois,  Bureau du Roi (Riesener et Oeben), commode RVLC , Eugène Delacroix

4: Marie Prouvost, née le 27 décembre 1678, Wasquehal, Nord, décédée le 23 juillet 1744, Lille (Sainte Catherine), Nord, inhumée, dans l'église Sainte Catherine de Lille (à l'âge de 65 ans). épouse, en novembre 1705, Pierre Dassonville, greffier de la juridiction consulaire de Lille, fut inhumée au milieu de la grande nef de l'église Sainte Catherine de Lille: 

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 dont François Ignace époux de Marie Agnès Le Clercq qui vivèrent à Paris.

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Quelques notes supplémentaires sur l'entourage des Prouvost, via les Virnot, Lenglart, Brigode au XVIIIème siècle

La  visite du Roi Louis XVIII à Lille, 

le 22 mars 1815


Basserode-Brigode-Louis-18 

Cette magnifique lithographie du grand Debucourt, d’après un tableau du chevalier de Basserode , représente le roi Louis XVIII faisant ses adieux avant de partir en exil de Lille à Gand. Il sera reçu et logé en l’hôtel d’Avelin à Lille chez le maire, le Comte de Brigode. Il y a aussi le Comte Simeon, préfet de Lille, Monsieur de Gramont, le prince de Poix, le prince de Condé, le duc d’Orléans, François, Comte (depuis Marquis) de Jaucourt, pilier de la Restauration, qui dirigeait depuis Gand les Affaires Etrangères,  Louis-Antoine Fauvelet de Bourrienne, l'ancien camarade d'études à Brienne et Secrétaire de Napoléon, qui, lui aussi, a fait le voyage de Gand après s'être rallié au Roi., le Père Elisée, Blacas, les maréchaux Berthier, Mortier , Mac-Donald.

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"Le général Derrécagaix a écrit une biographie essentielle du maréchal Berthier, publiée à la Librairie Militaire Chapelot en 1905 :

" D'après Thiers, lorsque Louis XVIII, arrivé à Lille le 22 mars 1815, se décida, deux jours après, à se rendre en Belgique, Macdonald et Mortier lui déclarèrent que, tout en lui restant fidèles, ils ne pourraient le suivre dans un pays occupé par les troupes de la Coalition et qu'ils l'accompagneraient jusqu'à la frontière. " Le maréchal Berthier se tut, mais, prenant à part les deux maréchaux, il leur dit que, capitaine d'une compagnie des gardes du corps, il était obligé de suivre le roi jusqu'au lieu choisi pour sa retraite et que, ce devoir rempli, il était décidé à renter en France. Il les chargea même d'en donner avis à Paris.
M. de Boehm, s'appuyant sur une lettre écrite un mois après par Berthier, fait observer que les choses ne se passèrent pas ainsi. Le 24 avril suivant, le maréchal adressa, en effet, au duc de Feltre, récemment ministre de la guerre et alors encore dans l'entourage du roi, une lettre dans laquelle il disait :
" Le roi reçut le duc de Tarente quelques instants avant de quitter Lille. Ce maréchal lui donna sa démission et l'assura que, après l'avoir escorté jusqu'à la frontière, il se retirerait dans ses propriétés. Le roi se tourna alors vers moi et me dit qu'il avait des ordres à me donner. Je restai seul avec Sa Majesté qui me demanda, avec bienveillance, ce que je comptais faire : " Ce que fait le maréchal duc de Tarente, Sire. Nous partageons les mêmes sentiments d'honneur et je prendrai la même attitude. Mais j'accompagnerai Votre Majesté jusqu'à la résidence où elle compte se rendre au-delà de la frontière. Alors seulement je la prierai de m'autoriser à aller rejoindre ma femme et mes enfants. " - " Je consens volontiers à votre désir, répondit le roi. "

Le maréchal Berthier accompagna ainsi Louis XVII jusqu'à Ostende et ce fut dans cette ville qu'avec son autorisation, il le quitta pour se rendre à Bamberg, où ilarriva le 29 mars. la princesse de Wagram et ses enfants s'y trouvaient déjà depuis le 19. Elle s'était installée, avec une suite de dix personnes, dans les appartements de la Résidence, château royal appartenant au duc Guillaume, son père, qui avait déjà été habité en 1806, par napoléon et par son major général.
Il est donc certain qu'en quittant le roi, Berthier n'avait qu'une idée : rejoindre sa femme et ses enfants, puis rentrer en France, pour y vivre dans la retraite, comme Macdonald. il était d'ailleurs naturel que, au moment du retour de Napoléon à Paris, la princesse de Wagram ait cru convenable de s'éloigner et d'aller pendant quelque temps dans sa famille, afin de laisser passer les jours de troubles qui allaient nécessairement suivre l'arrivée de l'Empereur.
Mais, après avoir revu les siens, le maréchal s'occupa de réaliser le projet dont in avait entretenu le duc de Tarente et le roi. il adressa les 2 et 5 avril, au comte Montjelas, ministre dirigeant les affaires de Bavière, qu'il connaissait de longue date, une demande tendant à l'autoriser à regagner la France et à obtenir, pour cela, les passeports nécessaires. Il faisait valoir l'intérêt qu'il y avait pour lui et sa famille à se rendre dans es propriétés de Grosbois et de Chambord. "..."

On distingue dans la gravure:

Monsieur de Brigode, le chevalier de Basserode, Louis Mottez époux de Marie Wallérie de Beaupuy, Mademoiselle Van Blarenberghe, de Lespaul de Lespierre, Quecq.

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Basserode-Brigode-Louis-18   Basserode-Brigode-Louis-18

L’hôtel d’Avelin avait été vendu par Pierre-Urbain Virnot au Comte de Brigode ;

la tante de Pierre Urbain, la sœur de sa mère Catherine Charlotte Virnot-Lenglart, avait épousé Jean Chrysostome de Brigode;

Félicie, fille de Pierre Urbain Virnot et Rosalie de Raismes, gardait l'habitude des dîners familiaux de quinzaine dans son hôtel particulier de la rue de Tournay à Lille.

On y voit le Chevalier de Basserode, à genoux, et sa  fille à droite; ce dernier était un familier d’un aïeul remarquable : « Charles Marie Le Thierry d’Ennequin, écuyer, époux de Catherine Charlotte Virnot, mademoiselle de Stradin, du nom d'un fief de ses parents,
laissa, après la visite de Charles X, son hôtel  familial de la rue A Fiens à son fils Lucien et alla résider dans celui de la rue Royale(116).
La maison de "Bon papa Thierry" était hospitalière et patriarchale. 
Charles Marie Le Thierry d-Ennequin
Outre ses fils célibataires, se retrouvaient son fils Urbain, Monsieur de Beaupuy, le plus souvent à Paris, 
Marie Wallerie de Beaupuy et son époux Louis MottezMarie Wallerie de Beaupuy et son époux Louis Mottez Louis Mottez epousa Marie Wallerie de Beaupuy

le chevalier de Basserode , 

et Victor Virnot qui en étaient des hôtes assidus.


Dès le retour de la belle saison, avec toute sa famille, il se transportait dans sa belle propriété de Wazemmes
où, comme son père, il  passait tous ses étés. Là, il donnait de grandes fêtes. ".

Le chevalier Charles François marie Le Prévost de Basserode, né le 25 juin 1774, émigré, armée de Condé, marié le 16 juin 1798 à Lille avec Marie Anne Lespagnol de Grimby, décédée en 1829, dont Catherine Joséphine née en 1799, Henriette Philippine née en 1801, Luce Valentine qui épousa Charles Joseph Desfontaines de Preux dont Gustave époux de Léontine de Frémin du Sartel, Charlotte Ida née en 1805.

La fille de Charles, Caroline Joséphine Le Prévost de Basserode épousa Louis Ernest de Muyssart (né à Londres le 7 août 1795, décédé au château de Launay près Epernon1841) sans postérité ; Louis Ernest était le fils de Jean Baptiste, Comte de Muyssart, grand bailly de Wavrin, maire de Lille de 1816 à 1830, député du Nord, commandeur de la Légion d’Honneur : celui-ci vendit le château du Gardin en 1832 qui allait devenir le Collège libre de Marcq, apprécié des familles du Nord.

Louis Mottez et  Marie-Wallerie de Formigier de Beaupuy : Louis Mottez jura, en l’église Saint Etienne, fidélité à la nation, à la loi, au Roi et applaudit la déclaration des droits de l’homme ; chevalier de la légion d’honneur, conseiller municipal, adjoint au maire de Lille jusqu’à la révolution de 1830, il fut aussi peintre ; allié à la famille, il fut aussi, entre autres, le centre de ce « petit théâtre sans prétentions » qu’il animait dans l’hôtel Virnot de la place Saint Martin et qui lui permettait de réunir cette société élégante issue du XVIII° siècle ; une liste des invités le démontre. Il était le petit-fils de Marie Aldegonde Le Thierry d’Ennequin, dame de la Boutillerie, deuxième enfant de Jacques Charles, écuyer, Sgr d’Ennequin, La Boutillerie, Riencourt etc et de Marie Anne Françoise de Bonneval 

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et de Messire Guillaume de Formigier de Beaupuy, gentilhomme, page du Roi Louis XVI et qui eut une conduite de courage lors de l’invasion des Tuileries par le peuple : il était de cette branche issue des nobles Bonneval…

Leur fils, Victor Mottez, 

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élève de Picot et d’Ingres (c’est lui qui enleva sur le mur de son atelier à Rome un portrait par Mottez de son épouse et qu’il réinstalla à Paris) eut un beau parcours de peintre reconnu, ; ce portrait est au Louvre aujourd’hui) ; outre les portraits de Charles, Urbain et Lucien Le Thierry d’Ennequin, il portraitura des membres princiers européens portant le nom d’Aumale, Ligne, Guise, Orléans, Guizot, Walewska, orna les églises St Germain l’Auxerrois, St Séverin et il fut reçu à de nombreux salons de peinture avec son œuvre prolifique.

Vanackere, capitaine des canonniers dont notre aïeul, le capitaine Ovigneur Ovigneur_sur_les_rempartsfut le héros. Le nom Vanackère figure dans les cartons d’invitation de la place Saint Martin. Louis Vanackère fut président de la Chambre de Commerce et maire de Lille ; Nicolas Désiré Vanackère publia des mémoires: "Séances publiques de la société d'amateurs des sciences et arts de la ville de Lille"

Mademoiselle van Blarenberghe van-Blarenberghe-premier-Dauphinvan-blarenberghe était première femme de chambre de  Monsieur le premier Dauphin et première femme de chambre de Madame Sophie, fille du Roi. Elle devait faire partie de la célèbre dynastie des peintres et miniaturistes de Lille et aussi de Versailles qui figurent sur les cartons d’invitation de la place Saint Martin ; la dernière des van Blarenberghe épousa Charles Dathis, poète, licencié en droit, négociant, frère de notre aïeule Madame Prosper Derode-Dathis.

Quecq, officier de la Garde Nationale, comme le chevalier Francois Emmanuel Quecq d’Henriprêt qui épousa Charlotte Virnot de Lamissart, la fille du trésorier de Lille, Charles Louis. 

Leplus, officier de la garde nationale, figure parmi les invités de l’hôtel  Virnot,  place Saint Martin à Lille. Les Leplus furent une dynastie d'architectes essentiels à Lille: Romain Joseph Leplus (1724-1789), Amé-François Joseph Leplus (1770-1831),  et son cousin Victor-Louis Leplus (1798-1851).

de Lespaul de Lespierre, probablement Clément Joseph 1770-1827 est  le grand père du baron d'Haubersart; sa femme, Laurence Quecq d’Henripret, petite fille Virnot de Lamissart. Il est apparenté aux Prouvost-de Lespaul.

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Le Roi Charles X, accompagné par le duc de Polignac, se rendit à Lille chez l’aïeul des Virnot, Charles Marie Le Thierry, Seigneur d’Ennequin et de Riencourt, écuyer. Il visita en particulier sa filature. A la suite de cette visite, Monsieur de Villèle lui fit remettre la Croix de la Légion d’Honneur en récompense des nombreux services: conseiller municipal de 1807 à 1830, Membre de la Chambre de Commerce, Président du Conseil de Fabrique de l’église Saint Maurice puis Saint André.

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Sous la Restauration, cet aïeul fut député à Paris avec Monsieur de Muyssart, maire de Lille et le Chevalier de Basserode pour représenter la ville au baptème et aux fêtes données à l’occasion de la naissance du Duc de Bordeaux.
Le Roi Louis-Philippe, après l’épidémie de choléra qui désola Lille à cette époque et durant laquelle le frère de l’aïeul des Virnot, Désiré Joseph Le Thierry, maire de Lille, eut une conduite admirable, décida de venir à Lille et fit coïncider son voyage avec la rentrée des troupes du siège d’Anvers. La reine Marie-Amélie fit son entrée avec Madame Adélaïde et les princesses d’Orléans ; elles furent reçues par le lieutenant général Corbineau, le préfet Baron Méchin et par Désiré Joseph qui, le 16 janvier 1833, fut décoré de la main du Roi et reçut de Madame Adélaïde une épingle de cravate de brillants.

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Les ducs d’Angoulème et de Berry constatèrent « son rôle et son dévouement de brave et digne gentilhomme » ainsi que sa présence « aux malheureuses journées des 5 et 6 octobre 1789 à Versailles » au frère de l’aïeul des Virnot : Messire Guillaume Jérome de Formigier de Beaupuy, écuyer, Garde du corps du Roi Louis XVI, compagnie de Villeroi. Il émigra et rallia les armées de Gramont, des princes de Condé et fit les campagnes dans le Régiment noble à cheval du Duc de Berry. Il se plaisait à raconter ses souvenirs au sujet de la Reine et de Madame de Lamballe.
Le Duc de Raguse, pair et maréchal de France, le décora Chevalier de Saint Louis, le 22 juillet 1814 à Melun. Il fut Chevalier de l’Ordre Royal de la Légion d’Honneur, le 15 juillet 1815 et fut lieutenant Colonel avec pension du Roi et autorisation de continuer à porter l’uniforme de Garde du corps du Roi.
Charles de Bourgogne, Chevalier, Chevalier des ordres de Léopold, de Saint Jean de Jérusalem (1810-1886), épousa la petite fille d’Alexandrine Virnot de lamissart; il était le fils de Philippe de Bourgogne, chevalier, né à Lille en 1774, page du roi en 1789, premier page en 1792. Il avait été de service dans les appartements du Roi le 20 juin 1791 mais il n’apprit la fuite de la famille Royale que le lendemain. Arrété avec deux de ses camarades, il fut maltraité par la populace qui voulait le prendre à un réverbère dans la rue Saint Honoré à coté du palais Royal quand un escadron de gendarmes vint l’arracher aux mains forcenées.

20 juin 92

Le 20 juin 1792, Philippe de Bourgogne fut constamment près du Roi et, le 10 août, il fut du petit nombre des serviteurs et des gardes nationaux fidèles qui lui firent un rempart de leurs corps. Il l’accompagna jusqu’à l’entrée de l’Assemblée où il ne fut point admis mais mais où l’habit de premier page du Roi attira une décharge qui tua un garde.
Monsieur et le Comte d’Artois signa le brevêt de capitaine des chasseurs de Calonne reçu au nom du Roi, après qu’il eut rejoint l’armée des princes et fait part à la défense de Maastricht ce qui lui valut le titre de bourgeois de cette ville. L’hôtel d’Alexandrine Barrois-Virnot, rue de Tournai, à Lille , où descendit Louis XIV.
Député de Lille au sacre de Napoléon, le frère des sœurs Virnot, Charles Joseph Lenglart, seigneur de Lannoy et de Plancques, chevalier du Lys (1740-1816) fut trésorier de Lille, échevin, banquier, conseiller Municipal, président du canton de 1813 à 16, conservateur du musée, célbre collectionneur de tableaux.

Charles-Lenglart

Il épousa Marie Anne van Nuffel, fille d’Arnolphe Goduwal Berthulphe, écuyer, seigneur de Marselaer, Berent, Wyckluyze, grand juge de la chambre des Tonlieux à Bruxelles, annobli par l’impératrice Marie Thérèse en 1756 et de  Marguerite Allard qui était la petite fille de Michel Allard, peintre de leurs Altesses Sérénissimes des Archiducs Albert et Isabelle.
Charles Léopold de la Chaussée, Chevalier, épousa la fille d’Alexandrine Charlotte Virnot de Lamissart, Thérèse Charlotte de Savary du Gâvre. Il était fils de  Jeanne de Bourgogne et Charles de la Chaussée, chevalier, seigneur de Saint Aubin, page du Roi Louis XVI, Capitaine au Régiment de Berry et Chevalier de Saint Louis.

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http://www.thierryprouvost.com/Prouvost-salons-XVIIIeme.html
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Nous avons vu le goût du "théâtre de salon" chez les Virnot et Prouvost

http://www.thierryprouvost.com/Vie-de-societe-Prouvost.html

Souvenirs d'Académie Séances littéraires et dramatiques
données dans les collèges de la Compagnie de Jésus de 1815 à 18.

Librairie de J. Lefort, imprimeur éditeur à Lille, 11, rue Charles de Muyssart, et Paris,  30, rue des saints Pères.


EXERCICES LITTÉRAIRES ET PHILOSOPHIQUES
Répondront en Rhétorique :
MM. Gustave BERNAULT, de Paris; MM. Louis MEURILLON, de Comines;
Éd. MARQUET, de Port-Louis; Philippe MOTTE, de Tourcoing.

 En Philosophie et en Sciences :
1ère ANNEE.
MM. Auguste de CHAVETTE, de Nantes;
Louis DESMONS, de Lille;
Michel MARLIÈRE, de Bourges;
Léon TORNERO, d'Alcala;
Léonce VAN TROYEN, de St-Omer;
Alex. VASSELLE, de Viefvillers ;

 2ème ANNEE.
MM. Fernandez CUEVAS, d'Oviedo ;
Antoine CAILLERET, de Lille;
Joseph MARÇAIS, de Sablé;
Gaspard PROUVOST, de Roubaix;
Em. de QUINCEROT, de Bourges ;
Félix de VILLEBOIS, d'Angers.

 NOTRE-DAME 1876 ACADÉMIE D'HUMANITÉS BOULOGNE.
LE DERNIER JOUR DE JUGURTHA
PROLOGUE, par M. Louis SCREPEL, Président.
I La mission du Préteur — Dialogue latin. Maurice GEVARDIN. Pressentiments d'un fils. — Hexamètres : Henri PROUVOST, Secrétaire Un Conseil chez le roi Mauritanien. — Scènes franc. 
II Les races africaines. — Exposition historique. . Emile PARENT. Intervention du Numide. — Narration latine. Charles MACQUET, Les deux rois en présence. — Jugurtha et ses fils. — Scènes françaises. 
III La fortune de Rome. — Narration latine : Henri PROUVOST. Le châtiment du traître. Vers latins. Henri BOULANGER, Les adieux du vaincu. — Scènes françaises. 
PERSONNAGES : 
Jugurtha, roi de Numidie, gendre de Bocchus. Henri BOULANGER. 
Bocchus, roi des Mauritaniens, Louis SCREPEL.
Svlla, questeur de Marius, Emile PARENT.
Vonux, Charles MACQUET.
Arbal, Henri PROUVOST.
Maharbal, Bocchus, Albert SOIDEZ.
Bomicar, Maurice GERARDIN.
Gardes-Soldats.
 FÊTE DD R. P. RECTEUR CONSTANT COUPLET 
Le 27 Juin 1876. La tragédie chrétienne au théâtre, Prologue, par M. H. PROUVOST, Président, 
I Le martyre de saint Polyeucte d'après l'histoire. 
Polyeucte renverse les idoles. — Hexamètres : Ch. MACQUET.
Parallèle de Sévère et de Polyeucte. Composition franc. L. DUQUESNE.
Les stances de Polyeucte. Strophes asiépiades. A. SOIDEZ.
H. BOULANGER, H. PROUVOST.
Acte V, scènes 2, 3, 4, a. - Déclamation, J.L. SCREPEL, SOIDEZ.
DISCOURS D'OUVERTURE, par M. Gabriel BOIRDREL 
I La vraie liberté. II Le libéralisme. III L'autorité. MM. Louis SCREPEL, Henri PROUVOST.

FÊTE DU R. P. RECTEUR GUSTAVE ARGAND GUILLAUME TELL 1869 12 Juin
Drame en cinq actes, par SCHILLER 
PERSONNAGES
Gesler, lieutenant de l'empereur d'Autriche.
Attinghausen, seigneur banneret.
Rudenz, son neveu
Werner.
Reding.
Guillaume Tell
Petit Guillaume,
Walther Furst
Rosselmann, curé d'Uri.
Ruodi, pêcheur.
Kuoni, berger.
Werni, chasseur.
Arnold
Ulrich
Conrad
Meïer.
Friesshardt
Leuthold
Soldats, paysans, ouvrier:
musique de Rossini.
habitants d'Uri ; habitants d'Unterwald.
hommes d'armes, chasseurs, pêcheurs, Suisse , sur le bord du lac
MM. 
Pierre DUROUCHOUX.
André LEQUEUX.
Alexandre de BOISGELIN.
Paul GUITTON.
Charles BIAUZON.
Hector AUSSILLOUX.
Ernest FABRE.
José SABATER.
Georges PRIT.
Georges de MONTALIVET.
Ferdinand. VUATRIN.
Henri de BROGLIE.
René de JOLY.
Arthur COQUARD.
Adolphe PROUVOST.
Fulcran DELPON.
Maurice de TRÉMISOT. Alfred Magne.


 Les Brigode

parentèle, certes, mais séparée des Prouvost, merveille, en tous cas pour étudier l'esprit des salons : plongeons nous y avec délices jusqu'à nos époques.

Pierre Jacques Joseph de Brigode, écuyer , seigneur de Kemlandt,  frère  de  Jean Chrysostome,

né le 17 février 1724, décédé, conseiller secrétaire du roi en la chancellerie du parlement de Flandres (31 décembre 1780), échevin et bourgeois de Lille par relief (2 XI 1772), 

marié le 6 août 1771, lille, Saint-Maurice, avec Marie-Catherine Recq, 

fit construire à Annappes en 1770  un château entouré d'un vaste parc : le château de Brigode.

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 Egalement connu sous le nom de "Château du comte de Montalembert". 

Détruit en 1969, sauf les communs datant de 1820 qui servent désormais de club house pour le golf de Brigode.
Pendant la seconde guerre mondiale, ce château a hébergé entre autres Georges VI d’Angleterre et le maréchal Goering. Hitler y passa une nuit.

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Le golf de Brigode près de Lille.

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Geoffroy de Montalembert (né le 10 octobre 1898 à Annappes, mort le 2 mars 1993 à Neuilly-sur-Seine) est un homme politique français.

Sa carrière politique est marquée par sa longévité (68 ans). Il a été élu dans deux départements (Nord et Seine-Maritime) et a été parlementaire sous quatre régimes politiques (Troisième République, Régime de Vichy, Quatrième République et Cinquième République).  Son père lui cède sa place de maire d'Annappes en 1925. Il est ensuite élu conseiller d’arrondissement en 1928 mais battu aux élections cantonales de 1931 à Lannoy. En 1926, à quelques jours d’intervalle, meurent son père puis sa première épouse. En avril 1929, il épouse Odile de Wendel, fille de François de Wendel, industriel et homme politique. Suite à ses drames familiaux et ses échecs politiques dans le Nord, il part pour la Normandie où il exploite une propriété agricole3. Il prend part à la campagne du candidat de la droite dans la circonscription d’Yvetot (Seine-Maritime) lors des élections législatives de 1932 et est élu maire d'Ermenouville en 1935. Grâce à de nombreux appuis dont celui de son beau-père, il est élu député d’Yvetot en 1936 et rejoint le groupe de la Fédération républicaine. On raconte que même en période de session, Montalembert, qui possédait un chauffeur et un appartement à Paris, passait tous les weekends en Normandie2. Le 10 juillet 1940, il vote pour donner les pleins pouvoirs à Philippe Pétain. Il s'engage par la suite néanmoins dans la Résistance. Après la Libération, Geoffroy de Montalembert rejoint le Parti républicain de la liberté et entre au Conseil de la République en décembre 1946. Au renouvellement du Conseil de la République de 1948, il dirige une liste présentée par le Rassemblement du peuple français. Réélu, il rejoint le groupe gaulliste du Conseil de la République. Il sera réélu en 1952 sur une liste qu’il a constituée avec des gaullistes et des personnalités agricoles indépendantes. Lorsque le Rassemblement du peuple français cesse ses activités parlementaires, Geoffroy passe au groupe des Républicains sociaux. Le 8 juin 1958, Montalembert est second sur une liste de Roger Houdet d’union avec les indépendants. Montalembert est vice-président du Comité consultatif constitutionnel pendant l’été 1958, il participe à la réhabilitation du Sénat où il est élu en 1959 et réélu en 1968 sur une liste commune avec les indépendants de Roger Houdet. De 1958 à 1962, il exerce en outre la fonction de vice-président du Sénat. Dans la nuit du 17 ou 18 janvier 1962, un attentat de l'OAS vise l'immeuble où il réside4. Il est réélu sénateur en 1977 et en 1986 sur une liste d'union de la droite. Il adhère pendant ce temps aux groupes gaullistes successifs du Sénat. Il occupera les postes de vice-président du Sénat, vice-Président de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation, secrétaire de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation et vice-Président d'honneur de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation. Tout au long de sa carrière, Montalembert a défendu des idées proches des traditions de la droite : patriotisme, pouvoir respecté incarné dans un homme fort (Clemenceau, Poincaré, de Gaulle), sauvegarde des intérêts nationaux par un État fort, respect de la religion catholique et des traditions, défense du libéralisme économique2. À propos des successives étiquettes partisanes qui avaient été les siennes, Geoffroy de Montalembert répondait que « si les noms de parti avaient changé [ses] convictions étaient restées identiques »

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Son frère, le Comte Jean Chrysostome de Brigode de Canteleu, échevin

avait épousé Marie-Reine Lenglart, 


fille de Nicolas Hubert Joseph Lenglart, seigneur de la Motte, Ponchel-Englier, Lannoy, Bourgeois de Lille, Echevin de Lille, Négociant en dentelle, baptisé le 18 Juin 1701 Saint-Maurice Lille, décédé le 18 Juillet 1766 Saint Etienne Lille, x Alexandrine Gabrielle Albéricque Carpentier, baptisée le 22 Janvier1711 Saint Maurice Lille décédé le 14 Janvier 1778 Saint-Etienne., fille de Charles et Anne Catherine de Kerpen

Pierre de Brigode, seigneur de Canteleu 1665-1751
&1707 Anne Thérèse Wielems +1758

 

 

Nicolas Hubert Joseph Lenglart, seigneur des Rosiers 1701-1766
&1738 Alexandrine Gabrielle Albérique Carpentier 1711-1778

 

 

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Pierre Jacques Joseph de Brigode, seigneur de Kemlandt 1724
&1771 Marie-Catherine Recq

brigode-Pierre-Jacques-JosephBrigode-anappes-Thierry-Prouvost-蒂埃里·普罗沃 -Manufactures Royales du Dauphin 皇家海豚工廠

 

 

Jean Chrysostome Joseph de Brigode, seigneur de Canteleu 1712-1768

 

 

Marie Reine Lenglart 1744-1817

 

 

Marie Anne Lenglart 1742-1822
&1760 Charles Louis Virnot, seigneur de Lamissart 1737-1808

 

 

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Dont Louis de Brigode epx Emilie Pellapra

Brigode-David-Pellapra-Thierry-Prouvost-蒂埃里·普罗沃 -Manufactures Royales du Dauphin 皇家海豚工廠

 

 

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dont

  Rose-Marie épx Jean-Baptiste PROUVOST,

  Louis-Urbain épx Aimée-Joseph PROUVOST dont   Urbain-Léon PROUVOST

Brigode-Lenglart

sœur de Catherine Charlotte Virnot-Lenglart, 

urbain_dominique.0.virnot Hotel-Virnot-place-Saint-Martin-Lille

soeur de Marie-Alexandrine Virnot de Lamissart-Lenglart dont deux enfants épousèrent des Prouvost: 

Rose-Marie VIRNOT de LAMISSART (1772-1851) épousa, le 13 Brumaire an III (Novembre 1795), Jean-Baptiste PROUVOST, né la Madeleine-lez-Lille, âgé de 29 ans, fils de Jean-Baptiste, « practicien» et de feue Marie-Madeleine-Elisabeth Baillant (fille de Jacques et de défunte Marie-Magdeleine Malfait), fils de « sieur Jean Baptiste Prouvost», né à Wasquehal, bourgeois de Lille en 1776, fils de Robert Prouvost et Marie-Anne Joseph Florin, décédé le  7/5/1797, sans postérité ; remariée à Marie-Jean-Charles Gennart, receveur des domaines, + 12/2/1834, + paroisse St-André 15/11/1881dont le beau frère était Charles-Alexandre-Joseph Rameau : sans enfant et grand amateur de fleurs, celui-ci se retira a Mons-en-Pévèle, ou il mourut laissant par donation entre vifs des 7 et 15 Septembre 1875 à la Ville de Lille, une somme de 480.000 francs pour l'érection d'un palais destiné aux concours agricoles et aux expositions florales.

et son frère  Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART, né le 23 Novembre 1779, décédé le 20 septembre 1837; en Prairial an X (3I mai 1802), épouse Aimée-Joseph PROUVOST, décédée le 30 Mai 1819, 44 ans, fille de Jean Baptiste Prouvost, négociant et Marie-Magdelaine Isabelle Joseph Baillant, dont un fils Urbain-Léon PROUVOST, né le 29 Fructidor, an XII (16 Septembre 1804), décédé le 26 Vendémiaire 15/12/04. le 11 Prairial an X (3I Mai IS02), il avait épousé Aimée-Joseph PROUVOST, décédée le 30 Mai 1819, âgée de 44 ans, dont un fils Urbain-Léon VIRNOT de LAMISSART, ne le 29 Fructidor, an XII (16 Septembre 1804), décédé le 26 Vendémiaire (I5 Décembre de la même année). A propos de l'hôtel Virnot de Lamissart, en janvier 1838, Barthélemy Delespaul, dit Delespaul Aîné, achète aux héritiers de Monsieur Virnot-Delamyssart, moyennant 91.720 francs, une belle maison avec atelier adjacent, située 73 rue de Jemmapes à Lille (actuellement 52, façade de l'esplanade à Lille); Il s’agit de la succession de Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART.

hotel-virnot-de-lamissart       Pattou-Jean-facade-esplanade-Lille    Hotel-Virnot-de-Lamissart-rue-de-la-Barre-Lille
A gauche l'hôtel Virnot de lamissart, rue de la Barre à Lille et deux vues de l'hôtel Virnot de lamissart de la façade de l'Esplanade à Lille dont une vue onirique du grand Jean Pattou
Hotel-Virnot-de-Lamissart-Lille

et soeur de Charles Lenglart-van Nuffel
(1740-1816), connu pour sa proximité avec Louis et François Watteau, dits Watteau de Lille. Comme l'écrit Paul Marmottan dans la monographie qu'il a consacrée en 1889 aux deux artistes, "Charles Lenglart devina les Watteau, il les prit en affection, les soutint de ses encouragements et les admit même à son intimité. Le grand-père de notre ami M. Jules Lenglart -dont vous connaissez tout le dévouement à l'Union artistique qui le compte parmi ses zélés fondateurs,- rassemblait déjà sous Louis XVI une collection de tableaux remarquable, dont les tronçons encore très considérables ornent aujourd'hui encore les demeures hospitalières et si artistiques de ses petits-enfants et arrière-petits-enfants. On y trouve, en effet, en parfait état de conservation, des peintures qui ne sont pas sorties de la famille, depuis un siècle, et à côté d'une riche variété de Watteau, joyau de cet ensemble, des maîtres classés comme Drolling, Boilly, Lafitte, Demarne, Mlle Gérard, etc. ... Bien peu de familles peuvent avoir encore la bonne fortune d'exhiber des trésors pourvus d'un acte d'état-civil aussi authentique! Honneur à ceux qui se transmettent ainsi de génération en génération le noble goût des arts et conservant du même coup leurs productions distinguées, nous apprennent à l'aimer davantage par la fidélité même du culte dont ils donnent l'exemple."  
 

Charles-Lenglart

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Un fils de Pierre Jacques Joseph de Brigode

 

Louis-Marie-Joseph  de Brigode-Kemlandt (1776-1827)

Blason-Louis-de-Brigode-neveu-Lenglart

Armoiries du Comte de Brigode - © infographie lillempire

Brigode-Louis

Sacre-David-Louis-Brigode

Pair de France
Maire de Lille

Chambellan de l'Empereur

Chevalier d'empire en janvier 1809

Comte sous majorat en août de la même année.

né le 24 octobre 1776 (baptisé à l'église St Etienne) à Lille.

En 1804, pour le sacre de l'empereur, le comte de Brigode fut un des commissaires chargés d'aller chercher le Pape et de l'accompagner à Paris. 

Il fut de service, auprès du Saint-Père, pendant son séjour. 

Portrait-Pie-VII


Avec Monsieur Durosnel, écuyer de l'Empereur, il fit également le voyage de retour à Rome.

Durosnel

Chevalier d'empire en janvier 1809, Comte sous majorat en août de la même année.
brigode-majorat

Brigode-Lenglart

Etat des biens hérités de ses parents et de ses oncles et tantes en vue du majorat.


    De 1811 à 1812, il a tenu en Espagne, un détachement de la maison de l'Empereur, des écuyers, des brigades de chevaux, des mulets de bât, et tout un service de campagne.
Il accomplit son service auprès de l'Empereur, sans abandonner toutefois les fonctions administratives de Maire qui lui avaient été confiées.

le Comte De Brigode était, également le commandant (nominal) en Chef de la Garde d'Honneur de Lille depuis 1809.

Chambellans 

1805 - DARBERG
1805 - Auguste de TALLEYRAND
1805 - LATURBIE (ne figure plus dans les almanachs à partir de 1806)
1805 - Louis Marie Joseph de BRIGODE
1805 - François Marie Joseph Justin de VIRY
1805 - DETHIARD (ne figure plus dans les almanachs à partir de 1808)
1806 - Pierre GARNIER
1806 - DECROY (ne figure plus dans les almanachs à partir de 1809)
1806 - François Joseph Charles Marie de MERCY-ARGENTEAU
1806 - ZUIDWYCK
1806 - Claude Philippe de TOURNON-SIMIANE (ne figure plus dans les almanachs à partir de 1809)
1806 - Pierre Marie TAILLEPIED de BONDY
1806 - Charles Hippolyte Marie FALLETTI de BAROL
1806 - PONTE de LOMBRIASCO
1806 - HÉDOUVILLE (ne figure plus dans les almanachs à partir de 1807)
1807 - de VIRY fils
1807 - Auguste Jean GERMAIN
1807 - Pierre Joseph Charles Constant d'ANGOSSE
1808 - Prince SAPIEHA
1808 - Prince Michel RADZIWILL
1808 - Comte de BRONIE
1808 - Comte Alexandre POTOCH
I


    En 1814, il jure fidélité aux Bourbons. Des placards apparaissaient déjà sur les murs de la ville :

» De Brigode-Kenlan, Chambellan du Tyran, prends tes guêtres et va-t-en. »

www.lillempire.fr/index.php/Louis-Marie-Joseph-de-Brigode.html

Le 22 mars, Louis XVIII se dirigeant vers Gand, s'arrêta dans la Résidence du Comte, accompagné de ses fidèles, Maréchaux et Ministres. L’hôtel d’Avelin avait été vendu par Pierre-Urbain Virnot en 1809 au marquis (François) d’Hangouwart par son commanditaire : » Monsieur Louis Marie Joseph de Brigode, chambelland de Sa Majesté l’Empereur et roi, membre de la Légion d’Honneur, pour lui, en jouir en toute propriété de ladite acquisition »; la tante de Pierre Urbain VIRNOT, la sœur de sa mère Catherine Charlotte Virnot-Lenglart, avait épousé Jean Chrysostome de Brigode, seigneur de Canteleu;

Brigode

Le lendemain, le comte de Brigode donna sa démission, persuadé que l'abdication de Fontainebleau et le serment qu'il avait prêté à un autre souverain. indiquaient un nouveau but au dévouement et à la loyauté qui avaient marqué sa carrière.

Élevé à la pairie le 17 août 1815, M. de Brigode a constamment défendu à la tribune de la chambre héréditaire les institutions garanties par la Charte, et voté contre les lois d'exception qui tendaient à l'anéantir.

Histoire biographique de la Chambre des pairs, depuis la Restauration jusqu'à l'époque actuelle: depuis la Restauration jusqu'à l'époque actuelle Par Alexandre Lardier Publié par Brissot-Thivars, 1829

Dans le procès du maréchal Ney, il fut l'un des cinq pairs, (le comte de Nicolaï, le marquis d'Aligre, le comte de Brigode, le comte de Sainte-Suzanne et le duc de Choiseul-Stainville,) qui tout en s'abstenant, proposèrent de recommander le Maréchal à la clémence du Roi.

« Lanjuinais, soutenu par Malville, Lemercier, Lenoir-Laroche et Cholet, tente de faire adopter la peine de déportation que 17 pairs votèrent. Parmi eux, le duc de Broglie. Cinq pairs, le comte de Nicolaï, le marquis d'Aligre, le comte de Brigode, le comte de Sainte-Suzanne et le duc de Choiseul-Stainville, tout en s'abstenant, proposent de recommander le maréchal à la clémence du roi. Finalement, 139 voix, réduites à 128, à cause d'avis semblablesentre parents, réclament la peine de mort. Parmi ceux qui ont voté la mort : 5 maréchaux d'Empire : Sérurier, Kellermann, Pérignon, Victor et Marmont (au contraire, le maréchal Davout est venu le défendre, et le maréchal Laurent de Gouvion Saint-Cyr a voté la déportation), le vicomte de Chateaubriand, le comte Ferrand surnommé « le Marat blanc » et le comte Lynch nommé par Napoléon maire de Bordeaux, comte de l'Empire et chevalier de la Légion d'honneur, qui va jusqu'à réclamer la guillotine. En outre, non content d'avoir obtenu la condamnation du maréchal, Bellart requiert qu'il soit rayé des cadres de la Légion d'honneur. Une petite phrase circule sur l'avocat Bellart à l'époque : « Si l'éloquence est un bel art, Bellart n'est point l'éloquence. »La sentence est rendue à onze heures et demie du soir. Les pairs appliquent la règle du conseil de guerre et la lisent en l'absence de l'accusé.Les défenseurs ayant compris que tout espoir est perdu n'assistentpas à la lecture de l'arrêt et se rendent dans la cellule qu'occupedepuis deux jours le maréchal, au Palais du Luxembourg. C'est une petite pièce située au troisième étage sous les combles, à l'extrémité ouest de la galerie où le Sénat conservateur avait installé ses archives, au-dessus de l'actuelle salle des conférences. Une plaque de marbre y a été apposée en 1935. » http://grandearmee.forumactif.org/t14p105-les-generaux-francais-de-l-empire

bedoyere-ney-lavalette

De g. à d. : La Bédoyère, Ney et Lavalette
Coll. Bibl. mun. de Grenoble
Cl. Piccardy

Monsieur le comte de Brigode était, excellent musicien et avait, également, la réputation d'avoir beaucoup d'esprit. (les salons de Paris, Comtesse d'Abrantès).

"Ce ne fut qu'en 1806, après la victoire d'Austerlitz, que la Cour impériale prit une couleur décidée et eut une position tout à fait arrêtée. Jusque-là il y avait beaucoup de luxe, beaucoup de fêtes, une grande profusion de beaux habits, de diamants, de voitures, de chevaux; mais, au fond, rien n'était bien réglé et totalement arrêté. Il ne suffisait pas d'avoir M. de Montesquiou pour  grand-chambellan, M. de Ségur pour grand-maître des cérémonies, et MM. de Montmorency, de Mortemart, de Bouillé, d'Angosse, de Beaumont, de Brigode, de Mérode, etc., pour chambellans ordinaires; MM. d'Audenarde, de Caulaincourt, etc., pour écuyers; et mesdames de Montmorency, de Noailles, de Serrant, de Mortemart, de Bouillé, etc., pour dames du palais: tout cela ne suffisait pas. Il fallait une volonté émanée, annoncée comme loi et de très-haut. Sans cela rien ne pouvait aller."

"Des charades en actions, dit M. de Metternich, qui, en sa qualité de jeune père, était du conseil.—Oui, oui, des charades en actions!—Et la maréchale nous fit ouvrir sa garde-robe, que nous explorâmes au grand chagrin de ses femmes, à en juger par le désespoir des miennes, lorsque la chose arrivait chez moi; mais aussi nous nous amusâmes beaucoup... Deux charades eurent surtout un succès complet: or-ange et pou-pon. La première fut représentée magnifiquement par la prise du Mexique ou du Pérou, je ne sais lequel; une scène du temple du soleil: tout cela était admirable; et puis le sacrifice d'Abraham; mais la seconde fut un triomphe. La première partie n'était pas facile à faire... Nous représentâmes Antiochus et Stratonice!... le moment où le médecin juge, par la fréquence du pouls, de la passion du prince; nous y fûmes très-applaudis. M. de Brigode joua le rôle du père, comme s'il eût été à l'Opéra. Le pont fut représenté par l'action de Coclès, et enfin le poupon le fut burlesquement par M. de Palfy, faisant le nourrisson, et par Grandcourt, dont je n'ai pas encore parlé, mais qui aura tout à l'heure sa place, car il ne bougeait de chez moi, et certes on s'en amusait  assez pour lui témoigner au moins de la reconnaissance par un souvenir: il faisait la nourrice."

"La duchesse d’Abrantès rappelle dans ses Mémoires que : « Madame Ney joue parfaitement la comédie et chante d’une manière remarquable ; sa voix n’a pas une grande étendue, mais les cordes en sont justes, pures et d’un timbre charmant ; elle prononce bien, et je me rappelle toujours avec plaisir le temps où, s’accompagnant de ses petites mains si jolies et si blanches, elle me chantait en courant à la Malmaison, tandis que nous passions par la galerie pour nous rendre au théâtre, une de ces ravissantes canzonne de Crescentini. Il me revint qu’un jour (c’était pour la fête de l’impératrice Joséphine, 19 mars, en 1807, pendant la campagne de Tilsitt), nous nous arrêtâmes dans la galerie de musique, la maréchale Ney et moi, tandis qu’on nous attendait et qu’on nous cherchait pour une répétition. Nous avions avec nous M. de Brigode, chambellan de l’empereur, et très bon musicien, comme on le sait. Don Juan était sur le piano, la maréchale ouvrit la partition, c’était précisément à l’endroit du joli duo : Là cidarem lamano. “Dépêchons-nous dit-elle, nous aurons encore le temps. ” Et nous voilà debout, nos rôles sous le bras, ainsi que la queue de nos robes, moi les accompagnant, eux chantant ce charmant morceau auquel je trouvai, ce jour-là, plus que jamais le défaut d’être trop court. La voix de la maréchale se mariait admirablement avec le ténor de M. de Brigode, et ces deux voix, à peine couvertes par le piano et résonnant dans cette pièce où la foule toujours pressée ôte à la voix tous les avantages, mais dans laquelle nous n’étions alors que nous trois, me firent une impression dont le souvenir m’intéresse encore. » http://www.cairn.info

"Quant aux tours, elles étaient tout simplement représentées par quatre personnes fort volumineuses : M. de Ponte (chambellan de l'Empereur), M. de Bausset (préfet du Palais), M. de Brigode (chambellan d'ordonnance de l'Empereur) ; je ne me rappelle plus quelle était la quatrième. Anatole (officier d'ordonnance de l'Empereur) et Eugène (colonel du 13e chasseurs) de Montesquiou, son frère, MM. de Septeuil et Jules de Canouville (aides-de-camp du prince de Nenchâtel). Ernest de Canouville (maréchal-des-logis de l'Empereur), Fritz de Pourtalès et M. de Curneux (aides-de-camp du prince de Neuchâtel), furent chargés de représenter les cavaliers, les fous et les rois." général baron de Marbot "

"Nous organisâmes la fête de l'Impératrice, en l'absence de la reine Hortense. La reine de Naples et la princesse Pauline, qui pourtant n'aimaient guère l'Impératrice, mais qui avaient rêvé qu'elles jouaient bien la comédie, voulurent se mettre en évidence, et deux pièces furent commandées. L'une à M. de Longchamps, secrétaire des commandements de la grande-duchesse de Berg; l'autre, à un auteur de vaudevilles, un poëte connu. Les rôles furent distribués à tous ceux que les princesses nommèrent, mais elles ne pouvaient prendre que dans l'intimité de l'Impératrice qui alors était encore régnante.

La première de ces pièces était jouée par la princesse Caroline (grande-duchesse de Berg), la maréchale Ney, qui remplissait à ravir un rôle de vieille, madame de Rémusat, madame de Nansouty et madame de Lavalette,  les hommes étaient M. d'Abrantès, M. de Mont-Breton, M. le marquis d'Angosse, M. le comte de Brigode, et je ne me rappelle plus qui. Dans l'autre pièce, celle de M. de Longchamps, les acteurs étaient en plus petit nombre, et l'intrigue était fort peu de chose. C'était le maire de Ruel qui tenait la scène, pour répondre à tous ceux qui venaient lui demander un compliment pour la bonne Princesse qui devait passer dans une heure. Je remplissais le rôle d'une petite filleule de l'Impératrice, une jeune paysanne, venant demander un compliment au maire de Ruel. Le rôle du maire était admirablement bien joué par M. de Mont-Breton. Il faisait un compliment stupide, mais amusant, et voulait me le faire répéter. Je le comprenais aussi mal qu'il me l'expliquait; là était le comique de notre scène, qui, en effet, fut très-applaudie.

M. le comte de Brigode était, comme on sait, excellent musicien et avait beaucoup d'esprit. Il fit une partie de ses couplets et la musique, ce qui donna à notre vaudeville un caractère original que l'autre n'avait pas. Je ne puis me rappeler tous les couplets de M. de Brigode, mais je crois pouvoir en citer un, c'est le dernier. Il faisait le rôle d'un incroyable de village, et pour ce rôle il avait un délicieux costume. Il s'appelait Lolo-Dubourg; et son chapeau à trois cornes d'une énorme dimension, qui était comme celui de Potier dans les Petites Danaïdes, son gilet rayé, à franges, son habit café au lait, dont les pans en queue de morue lui descendaient jusqu'aux pieds, sa culotte courte, ses bas chinés avec des bottes à retroussis, deux énormes breloques en argent qui se jouaient gracieusement au-dessous de son gilet: tout le costume, comme on le voit, ne démentait pas Lolo-Dubourg, et, lui-même, il joua le rôle en perfection." Histoire des salons de Paris par la duchesse d'Abrantès.

En 1818, Louis XVIII le confirme dans son titre de Comte. Louis vendra l’hôtel en 1821 à Charles du Maisniel .

. Sacre-Napoleon-Jacques-Louis-David

Un laissez-passez pour les Pays-Bas conservé en Mairie de Lille, donne une description succinte : taille : 1,73, cheveux : chatain, front : haut, yeux : bleu, nez : régulier, bouche : moyenne, menton : rond, visage : ovale, teint coloré!

En dehors de la gravure par Debucourt d’après le chevalier de Basserode, il n’y a pas de portrait connu; Le Musée de Lille possédait un tableau, qui était en dépôt à l'Hôtel de ville, et qui a malheureusement était détruit dans l'incendie de 1916. L'auteur de ce tableau était un anonyme français. Un laissez-passer pour les Pays-Bas conservé en Mairie de Lille, donne une description succincte : taille : 1,73, cheveux : châtain, front : haut, yeux : bleu, nez : régulier, bouche : moyenne, menton : rond, visage : ovale, teint coloré!
Sources : A.M.L,  Une fille de napoléon, mémoires d'Emilie de Pellapra - Editions la Sirène  -1921. Mémoires de la Duchesse d'Abrantes (ci-devant Madame Junot).

En premières noces, il épousa, le 1er février 1801  Marie Bonne Romaine Potteau 1780-1802, 

fille de Bon Louis Joseph Potteau, écuyer et Françoise Joseph Le Mesre, dont Arthur 1801-1821


    Le 2 avril 1825, il épousa, en seconde noce, Émilie Louise Marie Françoise Joséphine (de) Pellapra. Officiellement fille de Françoise-Marie Leroy, elle-même fille d’un libraire de Lyon et de son mari, Henri (de) Pellapra, riche financier devenu sous l’Empire receveur des Finances, Émilie Pellapra laissait entendre qu’elle était la fille naturelle de Napoléon Ier. Ce dernier aurait eu une aventure avec sa mère lors d’une étape à Lyon. Louis de Brigode  succomba d'une atteinte d'apoplexie le 22 septembre 1827 à Bourbonne-les-Bains.

Pellapra  Pellapra-emilie.  Pellapra

 chateau-menars Menars

    

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Camée donné par Napoléon Bonaparte à Madame de Pellapra

 

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    •  Le château de Noisiel

       «  M. de Pellapra, receveur général des finances, épousa Émilie Leroy. Celle-ci eut une fille appelée Émilie, Louise, Marie, Françoise, Joséphine, née le 11 novembre 1811. Cet enfant fut reconnue par Mme de Pellapra. Désireux d'aller habiter la campagne, ils cherchèrent un lieu de repos. Le hasard leur fit découvrir le château de Noisiel au bord de la Marne ; Émilie avait quinze ans à cette époque.
      Cette famille est venue passer plusieurs années l'été et l'automne pour les chasses au château de Noisiel qui appartenait à M. Gaston Pierre Marc Duc de Lévis.

      "Ce spirituel vieillard, noble comme le Roy et mis comme un chiffonnier était le type du vieux voltigeur de Louis XV ; que de fois il est venu déjeuner avec nous avec des bas troués et un appétit d'émigré". Paroles d'Émilie. Il était ministre d'État, chevalier de l'ordre Royal et militaire de Saint Louis, chevalier d'honneur de son Altesse Royale, la Duchesse de Berry et membre de l'académie française." 

      noisiel

       M. de Brigode, Pair de France, qui était l'hôte de M. et Mme Pellapra avait fait un projet de mariage de son fils avec Émilie. Le père et le fils Arthur furent obligés de partir en voyage. Durant leur séjour en Italie, le fils mourut à Florence et son corps fut ramené en France.
      Le père eut un grand chagrin de cette mort si rapide. Cependant, quelque temps après, le comte de Brigode qui avait quarante huit ans épousait Mlle Émilie âgée de seize ans. Atteint de douleurs rhumatismales, il mourut laissant une veuve de dix sept ans, mère et nourrice. A cette époque, la jeune femme quitta Noisiel pour aller à Ménars dans le Loir et Cher où elle épousa le fils de Thérézio Cabarrus, ancienne Mme Tallien devenue princesse de Chimay. Dans le parc du château il existe trois statues : la Vénus de Milo, Hercule et la maternité. En 1879 le château, le parc et les terres sont achetés par M. Emile-Justin Menier à M. le comte de Nicolay.
      En 1880 des agrandissements sont projetés. Le 15 février 1881 Emile-Justin meurt dans sa maison en face de l'usine [petit château], à partir de ce jour, la cloche du l'usine annonçant l'entrée et la sortie du personnel restera muette.
      En 1882 et 1883 Mme Claire Menier et ses fils Henri, Gaston et Albert font exécuter des agrandissements et aménagements intérieurs sous la direction de l'architecte Henri Parent.
      Façade sud et au centre : un avant-corps saillant de 8 mètres à l'emplacement de la rotonde primitive, celui-ci montant jusqu'au troisième étage. Coté est : une rotonde à rez-de-chaussée et un étage. Coté ouest : une rotonde à rez-de-chaussée et deux étages.
      Façade nord : sans partie saillante, une rotonde à rez-de-chaussée avec un grand perron. »

      noisiel

      En 1882 les rotondes seront surmontées d'un étage et d'une
      coupole pour la rotonde Ouest [à gauche] vers 1889 par M.Ricard Architecte.

       

      Extrait de l'ouvrage : Une fille inconnue de Napoléon par Mme la princesse Bibesco.

      «  Vertueuse, la petite Emilie le fut et le devait être toujours. On eut dit que la sagesse était dans le caractère même de sa beauté, empreinte d'une espèce de majesté tranquille. Sa tendresse pour sa mère, qui domine toute sa vie, 
    • ne l'aveugle cependant pas sur les inconvénients d'une réputation atteinte. Elle est solidaire de cette mère imprudente et délicieuse. Elle le sera jusqu'à épouser un vieux mari au lieu d'un jeune, M. de Brigode, le père, au lieu de 
    • M. de Brigode, le fils, qui est mort à Florence d'une fièvre maligne, alors qu'ils étaient accordés. D'autres jeunes gens se présentent, elle ne les encouragera pas. Cet endroit des Mémoires révèle un désir passionné 
    • d'acquérir définitivement pour elle et pour sa mère, la considération, cette chose dont Beaumarchais dit qu'il en faut, et que sans elle, tout le reste n'est rien. 
      A seize ans, elle n'a que deux ambitions : s'attacher quelqu'un qui puisse les défendre, sa mère et elle, contre les fureurs bilieuses de M. de Pellapra ; se mettre à l'abri des calomnies du monde, sous la protection d'un homme considéré,
    •  qui est pair de France, qui l'aime à la folie, qui accepte toutes ses conditions, car elle en pose, et la première de toutes, c'est qu'il ne la séparera jamais de sa mère. 
      Telle est la raison qui l'incline à ce mariage de raison. Sur la terrasse du château de Noisiel, qui domine la Marne, elle le dit à M. de Brigode, avec une honnêteté, une sincérité qui émeuvent. 
      Rien ne devait désormais séparer ces deux existences rivées pour ainsi dire l'une à l'autre par celui qui avait laissé cette fille à cette mère et dont le souvenir les han- tait en secret. 
      Très différentes de caractère, aussi différentes qu'il est possible de l'être, l'une, la mère, toute joie, toute légèreté, toute insouciance, sans principes religieux, brave, on l'a vu, puis faible, puis folle, puis charmante, 
    • ne faisant en toutes circonstances que perdre la tête, voulant s'empoisonner parce qu'elle croit sa fille morte, et manquant la tuer en croyant la guérir, l'autre, grave et pure, fière de sa conduite irréprochable, aimant Dieu 
    • sans avoir appris de personne à l'aimer, prouvant au plus vif degré le sentiment de la responsabilité maternelle, non seulement plus tard, envers les enfants qu'elle aura, mais encore et surtout vis-à-vis de cette mère- enfant 
    • qu'elle n'a jamais quittée, selon la promesse qu'elle s'en était faite à elle-même, et peut-être aussi à cette grande ombre qui vivait entre elles deux. 
      pellapra-le-roy
    • «  Vertueuse, la petite Emilie le fut et le devait être toujours. On eut dit que la sagesse était dans le caractère même de sa beauté, empreinte d'une espèce de majesté tranquille. Sa tendresse pour sa mère, qui domine toute sa vie, ne l'aveugle cependant pas sur les inconvénients d'une réputation atteinte. Elle est solidaire de cette mère imprudente et délicieuse. Elle le sera jusqu'à épouser un vieux mari au lieu d'un jeune, M. de Brigode, le père, au lieu de M. de Brigode, le fils, qui est mort à Florence d'une fièvre maligne, alors qu'ils étaient accordés. D'autres jeunes gens se présentent, elle ne les encouragera pas. Cet endroit des Mémoires révèle un désir passionné d'acquérir définitivement pour elle et pour sa mère, la considération, cette chose dont Beaumarchais dit qu'il en faut, et que sans elle, tout le reste n'est rien.

      A seize ans, elle n'a que deux ambitions : s'attacher quelqu'un qui puisse les défendre, sa mère et elle, contre les fureurs bilieuses de M. de Pellapra ; se mettre à l'abri des calomnies du monde, sous la protection d'un homme considéré, qui est pair de France, qui l'aime à la folie, qui accepte toutes ses conditions, car elle en pose, et la première de toutes, c'est qu'il ne la séparera jamais de sa mère.

      Telle est la raison qui l'incline à ce mariage de raison. 

       La mère et la fille : " Très différentes de caractère, aussi différentes qu'il est possible de l'être, l'une, la mère, toute joie, toute légèreté, toute insouciance, sans principes religieux, brave, on l'a vu, puis faible,
       puis folle, puis charmante, ne faisant en toutes circonstances que perdre la tête, voulant s'empoisonner parce qu'elle croit sa fille morte, et manquant la tuer en croyant la guérir, l'autre, grave et pure,
      fière de sa conduite irréprochable, aimant Dieu sans avoir appris de personne à l'aimer, prouvant au plus vif degré le sentiment de la responsabilité maternelle, non seulement plus tard, envers les enfants
      qu'elle aura, mais encore et surtout vis-à-vis de cette mère- enfant qu'elle n'a jamais quittée, selon la promesse qu'elle s'en était faite à elle-même, et peut-être aussi à cette grande ombre qui vivait entre elles deux. »
       Monsieur Pellapra

      Le scepticisme de mon père, qui était de cette école d'athées éclose avant la Révolution, le manque d'éducation religieuse de ma mère, ont éloigné de moi tout exemple pieux. Mais mon cœur, plein d'une sensibilité incomprise, chercha une consolation, un appui dans la prière ; j'ai offert à Dieu toutes mes peines et remercié sa Providence de tous mes bonheurs ! (…) Doué d'intelligence financière, devenu riche, très riche même, M. de Pellapra commence à prendre de l'importance sociale. La petite fille qui grandit et sa mère, toujours belle, deviennent des accessoires de luxe. Il a de beaux équipages, il lui faut une femme pour s'y pavaner. Il achète l'ancien hôtel de Bouillon au quai Malaquais, cet hôtel où vécut Marie Mancini. (…) « Il m'a fait bien souffrir ainsi que ma mère et cependant, en le disant ici, je veux ajouter que je me souviens surtout de lui avoir tout pardonné. Oui, à son lit de mort, je l'ai dit à Dieu du fond de l'âme : (( Pardonnez-lui comme je lui pardonne ! » (…) « Nous étions fort mal, mais peu importait au maître de nos existences. Nous avions  une belle voiture pour nous montrer, un salon pour recevoir, le reste ne valait pas la peine d'y songer. Nous étions pour lui des chevaux de parade dont l'écurie importe peu quand leurs harnais ont fait honneur à leur possesseur. La beauté de ma mère, ma figure remarquable flattaient l'amour-propre de mon père, seul véritable amour qu'il ait connu ! »

      Présentation d’Emilie Pellapra
      « Il en vint, et de toutes formes. Ce fut une procession qui serait devenue amusante si elle ne m'avait pas fait pitié. Tout le noble Faubourg vint voir — et je me sers ici de l'expression d'une La Rochefoucauld
       — si le sac était assez gros ! De mes charmes et vertus, il n'en était pas question, pas plus d'ailleurs que de mes talents ; mon éducation ne pesait pas dans cette balance.
      Le grand bal arriva enfin avec le cortège ordinaire des désagréments (…) Enfin, après de grandes peines, les salons s'illuminèrent, l'orchestre s'installa et les premières voitures entrèrent dans la cour, 
      nous amenant tant d'inconnus qu'on pouvait bien demander pourquoi on se donnait tant de soucis pour des gens dont on se devait si peu soucier !
       Louis de Brigode postule pour son fils

      Une lettre du comte de Brigode vint rompre un instant notre monotone vie. Il voulait venir prendre congé de nous et demandait s'il pouvait se permettre une visite aux Camaldules. Nous regardâmes autour de nous et, voyant les chaises dépaillées, la table vermoulue de la prétendue salle à manger où une affreuse maritorne faisait sauter une omelette, le bouge qui servait de salon et le carré de choux qui figurait un parterre devant ce qui ne peut s'appeler ni chaumière ni maison, nous répondîmes que, n'étant pas chez nous, il devenait impossible de recevoir les voyageurs, mais que nous irions porter sur la route qu'ils devaient parcourir nos vœux de bon voyage ! Nous avions notre calèche, il n'y avait plus qu'à penser à une toilette convenable pour rencontrer d'aussi aimables chevaliers, et mon inexpérience, unie aux idées de ma mère, nous suggéra le plus singulier arrangement.

      Je n'ai jamais pu, sans sourire, me rappeler que nous partîmes, à midi, en calèche découverte, avec des robes de l'Inde appelées écorce d'arbre, décolletées, à manches courtes, sans écharpes ni fichus, avec de petits tabliers de taffetas gris, comme ceux des ingénues de l’Opéra-comique ; la tête recouverte de grands chapeaux de paille, comme ceux qu'on met dans les jardins !

      « Ce fut après un maussade séjour aux Camaldules et un automne plus maussade encore, passé dans notre triste apparteiTient de la rue Basse qu'arriva au mois de novembre cette fatale nouvelle ! Le jeune de Brigode était mort à Florence de ces fièvres qui prennent en ce climat les étrangers qui le bravent. Au bout de vingt et un jours, il avait succombé dans les bras de son père inconsolable. Une lettre de ce malheureux vint confirmer ce bruit cruel. Il demandait quelques larmes sur le sort qui l'accablait et parlait avec désespoir de l'avenir qu'il s'était promis avec la femme que ce fils aimait ! »

       

      Découverte du château de Noisiel

      "A la fin de l'hiver, (M de Brigode) pria mon père de louer, pour l'été, une terre dont il aurait la chasse, de façon à être près de nous, ses seules amies et consolatrices. Nous cherchâmes, en nous promenant, aux environs de Paris, ce lieu d'oubli qu'il désirait si vivement, et le hasard nous fit trouver Noisiel. Quels souvenirs de jeunesse évoque ce nom ! Comme ce château, qui m'a paru triste, quand, plus tard, j'y ai fait un mélancolique pèlerinage, me sembla gai ! Comme le parc, arrosé par la Marne, me charmait ! (…)A peine installés à Noisiel, nous fîmes des visites à de nombreux voisins, les amis de M. de Brigode vinrent chasser avec lui et se firent présenter. Le duc de Lévis, notre propriétaire, devint assidu près de nous et de notre cuisinier, dont les délicates pâtisseries lui plaisaient au moins autant que nos charmes. »

        Louis de Brigode se déclare « J'annonçai à M. de Brigode que, loin d'être effrayée de notre différence d'âge, je la regardais comme une chose heureuse pour notre intérieur de famille. Je l'autorisai à me demander à mon père. Seulement, il fallait qu'il ne me montrât plus aucune inquiétude, puisque je me regardais, dès ce moment, comme à lui. Je ne m'étendrai pas sur le bonheur que cette détermination lui a donné. Je sais que j'ai embelli les dernières années d'un ami de tout ce que l'affection peut réunir de confiance et de soins filiaux. J'ai rendu bien heureux — et c'est pour moi une douce pensée, — celui dont le souvenir me sera toujours cher et sacré. Mon père fut aussi étonné que si M. de Brigode n'avait pas séjourné dans notre maison au point de nous compromettre. Il fit de grandes objections qui furent levées par quarante mille livres de rentes de douaire. Il cria pour moins donner, s'adoucit en rognant ma dot, et finit par consentir à notre mariage après l'hiver ; se réservant mentalement, j'en suis sûre, de voir si, pendant ces six mois, un plus offrant ne se présenterait pas. »

       Le mariage d’Emilie et Louis « Le lundi, ce fut à la chapelle de la Chambre des Pairs, alors de grands seigneurs, et non des sénateurs mélangés comme le grain du pharisien, ce fut, dis-je, au Luxembourg 
      que je fus mariée. Nous devions partir le soir même pour Noisiel : je ne sais ce qui s'opposa à ce départ, mon père peut-être ; j'y attachai si peu d'importance que je ne m'en souviens plus.
      Très occupée d'emballer et mettre en ordre mes bijoux et mes toilettes, je ne remarquai ni l'humeur et la mortification de ce pauvre nouveau marié, ni les moqueries de mon père
       sur son empressement juvénile. (…) Mon mari ne put, de toute la soirée, me tirer de mes paquets et arrangements, il dut me dire un triste bonsoir et s'en aller à onze heures dans son logement de garçon,
       pendant que, tombant de sommeil, je pouvais à peine lui souhaiter une bonne nuit ! Sa figure d'alors m'est souvent revenue en pensée, et jamais sans un sourire. »
       Louis de Brigode achète Ménars: " Je dirai cependant m'être arrêtée à Ménars, qui ne me sembla pas aussi beau alors que je l'ai trouvé depuis. La belle position du château, son parc de chasse clos de murs
       laissèrent dans l'esprit de mon mari un désir passionné d'avoir cette belle propriété. Hélas ! Il ne l'a pas revue ! Il a signé son achat peu de jours avant de partir pour Bourbonne ; moi seule, je devais aller
      en prendre possession ! Vers le mois de mai, je partis avec ma mère et mes enfants. Il fallait alors quinze heures pour arriver, bien fatigués, dans ce lieu qu'on atteint maintenant en quatre heures.
      Ce fut le soir que j'y fis mon entrée... Tout était triste, morne, mal en ordre. Alors je ne savais pas plus que ma pauvre mère tenir une maison, préparer toutes choses, envoyer en avant des gens chargés
      de nettoyer et d'arranger. Rien n'était prévu. Nous arrivions pour faire nos lits ! Ce grand château désolé et triste comme nos cœurs nous glaça. Pour un rien, et sans mes petits jumeaux, je serais repartie.
       Je fus plusieurs jours à prendre courage, à m'accoutumer à ce lieu que j'ai tant aimé depuis... que j'aime toujours, qui me parle du passé, de mes beaux jours d'amour et de bonheur. Que j'étais loin de penser
       à cet avenir qui est à présent un souvenir et une réalité ! Je m'établis tant bien que mal dans le côté qu'habite à présent ma mère, mon lit sans rideaux placé entre mes deux berceaux, mes bonnes aux deux coins.
       Je promenais partout la petite voiture contenant mes fils que traînait un valet de pied. Je brodais quand mes nourrissons dormaient. Ainsi que m'y avait habituée mon mari, je ne restais plus inoccupée.
       Je lui devais de savoir faire passer les heures pénibles de ma solitude. Ma mère avait fait venir une de ses sœurs. Je donnais des leçons de broderie à ma tante Isménie. Je ne pensais qu'à mes devoirs ;
      ma vie était aussi retirée que celle d'une recluse. »
       La duchesse de Chambord à Ménars: A peine le mouvement de ce baptême fut-il passé qu'il fut question du prochain voyage à Chambord de Mme la duchesse de Berry. On vint me demander 
      si je recevrais la princesse. J'offris un déjeuner qu'elle daigna accepter, et nous préparâmes avec mon père cette réception si peu attendue et désirée !
      Il y avait de quoi embarrasser vraiment ! Le château n'était pas, comme aujourd'hui, d'un aspect aussi royal en dedans qu'en dehors. La moitié que j'habite n'avait même pas de parquets ;
       la terrasse, défoncée, inondait les trois pièces qu'elle recouvre ; à la moindre pluie, tout était désordre, malpropreté ou ruine. Il fallut boucher les trous, recoudre les rideaux et parer autant que possible les salons
       où nous devions recevoir. Un bon déjeuner, une hôtesse de dix-sept ans, et de la bonne volonté : voilà ce que nous pûmes offrir. Une promenade à quatre chevaux sur les terrasses finit la fête telle que mon deuil
       le permettait.
       Le voyage chez les Brigode dans le Nord: M. de Brigode désira nous mener dans sa famille. Nous partîmes au mois de novembre pour Annappes. Il n'était pas question alors de chemin de fer rapprochant
       les distances ; il fallut trois jours pour arriver
       à Annappes par la route triste et boueuse que la saison rendait plus pénible et plus sombre. Je ne sais si ce fut un pressentiment ou un souvenir de ce pauvre Arthur, que nous allions retrouver dans sa tombe,
      mais je me souviens encore de la pénible impression que me fit ce voyage. Je n'avais jamais souffert, mais il y avait en moi une vague appréhension de ce que l'avenir nous réservait. Mon beau-frère,
       le baron de Brigode, nous reçut de son mieux. Le château d’Annappes, quoique situé dans un terrain entièrement plat, est joli et d'un aspect agréable. Comme toutes les habitations du nord, il est tenu
       avec une propreté charmante. Nous fûmes déjeuner à Luchin, chez le comte de Kemland. Nous y trouvâmes ma pauvre belle-sœur Sylvie, que la mort de sa fille Eusébie avait mise dans un état nerveux
      qui dégénéra plus tard en folie. Son fils Raymond était là ; Oscar faisait à Rollin ses études. Nous passâmes dix-huit jours à Annappes. Georgine et Gabrielle étaient deux charmantes petites filles, qui n'existent plus,
       hélas. Ma belle-sœur Célestine était grosse, et M. de Brigode soupirait en souhaitant le dangereux bonheur de la paternité.
       « Le seul événement d'alors fut le baptême de mes enfants, tenus par le comte de Kemland, frère aîné de M. de Brigode, et par ma mère. On avait fait de grandes fêtes pour célébrer cet événement (…) »
       Le décès de Louis de Brigode: « (…) Fatale nouvelle : une dernière attaque plus violente avait enlevé monsieur de Brigode ; il était mort le 22 septembre. J'étais veuve à l'âge où bien des femmes ne sont pas encore mariées. J'étais mère, 
      et, dans ma douleur, je devais m'occuper d'affaires, être tutrice de mes deux fils. Pauvres petits enfants ! Qu'ils demandaient de soins ! Ils n'avaient pas une vie à eux deux. L'aîné, mon cher Henry,
       ce pair de France à la bavette, menaçait à chaque instant d'aller rejoindre son père.»
       A Paris, nous fîmes
      une invitation générale de venir passer ces mois de deuil en famille, à Ménars, où ma mère, dans cette prévision, faisait faire quelques réparations. Ce fut un charmant moment que celui où je
      retrouvai mes chers petits enfants en bonne santé et nos appartements nettoyés et remis un peu à neuf. Le salon rouge, (le gris qu'il était, avait un air de fête et de gaieté qu'aucun visage
       ne venait déparer. Pauvre princesse, que vous fûtes peu
      regrettée ! Sauf ce Joseph que vous accusiez de froideur, personne ne portait votre deuil au fond du cœur !

      Veuve de son premier mari, le comte de Brigode, retirée au château de Ménars, elle fait la classe, le soir, à ceux de ses gens qui ne savent pas lire.

       Nouvelle présentation d’Emilie: « Ceux qui n'avaient pas songé à Mlle Pellapra convoitaient la belle comtesse de Brigode les uns étaient subjugués par mes charmes, d'autres voulaient
       me consoler ; on s'affligeait avec moi, on vantait ma sagesse,  mon amour maternel, ma patience, ma manière de vivre. Quel concert, et comme le carillon eût été pris modèle si la cloche n'eût pas été dorée ! Je ne citerai pas la quantité de
      demandes qui se succédèrent en trois mois, ceux qui se firent présenter, mais je dirai seulement que les plus fervents étaient justement ceux dent les chances étaient nulles : Maison, Montalivaux, Charles de Lagrange,
       « plus épris que jamais, » disait-il, M. de Latour-Maubourg, le jeune de Sparr, auquel M. de Senonville, grand référendaire, devait faire passer son nom (que sais-je ? — même M. de Chasseloup-Laubat )
       sont les seuls dont je puisse me souvenir en ce moment. » 
      Ceux
      qui n'avaient songé à Mlle Pcllapra convoitaient la belle comtesse de Brigode ;

       Prince de Chimay
      J'étais, par un beau jour d'avril, dans la chambre que mon père m'avait cédée, au rez-de-chaussée, et je faisais ma prière lorsque ma mère vint heurter à la porte. Je fis le signe de croix et j'ouvris. Je vis derrière elle un grand jeune homme appuyé sur l'étagère de la salle à manger, dont les grands yeux enveloppaient ma petite personne d'un regard perçant mais affectueux. Ma mère me présenta de suite le prince de Chimay, « le fils, dit-elle, d'une de ses anciennes amies » (…) Nous sortîmes dans le jardin, et je pus regarder plus à mon aise ce grand, grand personnage, calme, pas embarrassé, qui se présentait tout seul avec tant d'aplomb et si peu de forfanterie !II était beau, sa taille élevée, ses manières distinguées et particulières, sa voix pénétrante et douce pouvaient parfaitement expliquer la prévention favorable dont il était entouré. Il avait négligé les moyens de plaire vulgairement employés. Une grande redingote anglaise cachait plutôt sa haute taille qu'elle ne la faisait valoir, et une perruque bien enfoncée sur sa tète avait l'air étonnée de couvrir un si jeune front. (…) Ma mère lui fit une question à laquelle il répondit en parlant d'une fièvre qu'il avait eue en Angleterre et qui, l'ayant privé de ses cheveux, avait nécessité l'emploi de sa perruque que les chaleurs allaient lui faire quitter. Il conta encore qu'il avait été peu de jours auparavant jusqu'à Toulon voir l'embarquement de la flotte ; il parlait avec ravissement de ce beau spectacle... Mais je ne l'écoutais plus ! II venait d'Angleterre, il avait vu la Méditerranée, les deux mers de Mlle Lenormand...Je restai muette le reste de sa visite qu'il termina après avoir été invité par n:ïa mère à une petite soirée pour un des jours suivants.

      Après son départ, il fut déclaré charmant par mon père, très bien par ma mère, et très distingué par moi. Je ne sais si je m'en occupai beaucoup, mais j'avoue qu'à la petite réunion qui eut lieu peu de jours après et à laquelle il devait venir, je l'attendis avec intérêt. Quand il entra, ce fut un coup sensible et senti par ceux qui avaient des prétentions plus ou moins avouées à ma main et qui devinèrent un rival redoutable dans cet élégant et beau jeune homme.

      Il avait quitté son affreuse perruque, et ses cheveux tout courts dessinaient leur pointe sur son front large et ouvert ; sa taille haute et parfaite était bien visible dans son frac bleu ; ses beaux yeux prenaient un air timide et caressant, jamais je n'avais vu un homme plus sympathique et plus séduisant !

      Je me souviens, je me souviendrai toujours de cette soirée... Des chanteurs amateurs, amenés par mon maître dé musique, vinrent se faire entendre dans notre jardin ; on se tenait aux fenêtres, et c'était toujours à qui se trouverait près de moi. Le prince de Chimay, trop nouveau venu pour se poser en attentif, eut le bon goût de soigner ma mère, tout en me regardant. J'ignore s'il éprouvait, comme moi, cet attrait que jamais je n'avais ressenti. J'étais si nouvelle à l'impression qui m'attirait ! Comme tous ces gens qui pensaient à moi me semblaient lourds et ridicules ! Comme mes soirées allaient devenir intéressantes avec un pareil hôte ! Quel charme nouveau se répandait sur mes tristes journées ! Comme je m'occupais de mille choses auxquelles je n'avais plus pensé depuis longtemps ! Je soignais ma toilette, je tâchais de retrouver mon ancienne figuré, je voulais plaire.

      Cette plaisanterie fut très bien accueillie. Il plaisait !

      Ce jour-là, il déploya ses talents. Je sus qu'il parlait anglais, qu'il était musicien. Il joua le Dernier Soupir, de Weber, cet air mélancolique et doux comme le chant du cygne... Chaque fois qu'il venait, je le faisais recommencer. Ne m'avait-il pas dit qu'il souhaitait de toute son âme que je voulusse l'entendre toujours !

      Plus rien ne m'était indifférent ; je vivais ; un jour nouveau éclairait ma vie. Mon passé n'était point oublié, le souvenir de ceux que je regrettais n'était pas effacé, mais ce n'était plus cette âiJic et solitaire douleur. La jeunesse et l'espérance refleurissaient mon avenir fermé jusque-là, et mon cœur s'emplissait du plus doux cl du plus tendre sentiment. Mon cher petit Henry, qui se mêlait à tout, semblait s'unir à moi par la préférence singulière qu'il témoigna instinctivement pour celui que je n'osais pas encore, même en pensée, nommer Joseph ! Cette grâce attachante, qui était un de ses charnies, avait eu aussi son influence sur cet enfant maladif et grognon. Sans chercher à s'attirer les bonnes grâces de ce pauvre être qui ne pouvait plaire qu'à une mère, il l'avait captivé; l'enfant lui tendait les bras et le demandait toujours ! Bien d'autres avaient cherché son affection, pas un n'avait réussi. C'est que sa séduction à lui venait du coeur. Il était bon, sensible, généreux, et je commençais à désirer appuyer mon âme meurtrie sur cette noble nature qui ne pouvait tromper.

      Le matin, je sortais avec mon fils et je rencontrais le prince sur le beau cheval qu'il montait avec la grâce et l'aisance qu'il mettait à toute chose. Il avait toujours à sa boutonnière un bel œillet qu'il m'offrait et qui valait pour moi les plus beaux bouquets. Il venait presque chaque jour et parlait ouvertement de ses espérances.

      Mon père dut se préoccuper de sa demande formelle et fut demander une audience au prince de Polignac, alors ministre, qui avait été longtemps ambassadeur de France en Angleterre et avait eu sans cesse près de lui l'attaché à la légation néerlandaise.

      Nous avions tous les autres renseignements ; celui-ci était le dernier, le plus important. J'attendais le retour de mon père avec la plus fiévreuse impatience. Quoique ma préférence fut marquée et mon cœur engagé, je ne pouvais donner ma main qu'à un homme digne de toute confiance. Ce n'était pas seulement un maître et un mari, c'était un père pour Henry que je devais choisir. J'étais mère et prête à sacrifier mon bonheur à mon enfant.

      Mon père revint enchanté de la manière dont le prince de Polignac l'avait accueilli. Il me fallut entendre le récit de la politique et de la bonne grâce du ministre avant d'en venir à ce qui m'intéressait. J'attendais avec un vif battement de cœur que la verve reconnaissante de mon pauvre père le laissât en venir au fait... Enfin il me répéta combien d'éloges il avait reçus sur le caractère, les habitudes, les talents et l'intelligence de son jeune ami. Après s'être étendu longtemps sur ce chapitre, le prince de Polignac avait fini en assurant que s'il avait eu une fille en âge d'être mariée, il eut été heureux de la donner à un jeune homme aussi remarquable. Avec quel mouvement de joie et de fierté je vis mon choix ratifié par un si digne et si respectable personnage ! Combien je fus heureuse de pouvoir l'aimer et de me dire qu'il méritait tout ce que je ressentais pour lui !

      Il me parlait sans cesse de tout le bonheur que j'étais appelée à répandre chez lui ; il me parlait de sa mère avec tendresse et peu à peu je sentais se dissiper ma prévention contre la mère de celui que je commençais à aimer. Je savais qu'il avait une jeune sœur, un frère, officier au service de Hollande. Il me contait leur vie de Chimay et de Bruxelles. Partout perçait en lui l'amer regret de voir sa mère subir l'exclusion de la Cour, le blâme de son passé qui retombait sur son âge mûr. Il comptait sur ma jeune honorabilité pour détruire la barrière placée devant son nom !

      Je l'écoutais, mais sans trop bien comprendre comment la réputation sans tache, il est vrai, d'une femme de vingt ans pouvait empêcher la juste punition de la femme légère et divorcée. Seulement, je promettais la paix, l'asile, les égards à la mère de celui qui m'était déjà si cher.

      II annonçait son père venant faire la demande officielle de ma main, et voulant surtout voir sa future belle-fille. Je quittai le deuil alors, et me souviens encore des rubans roses que je mis pour faire la conquête de mon beau-père ! J'ai aussi le plaisant souvenir des yeux effarés de ceux qui me virent à l'Opéra avec les deux Chimay. M. de Lagrange surtout lit une si drôle de figure que je la revois encore. On rédigea à grand-peine notre contrat, les conseils du prince §e mirent en marché avec mon père, nous eûmes des moments pénibles qu'il est inutile de relater ici. Joseph n'y était pour rien ; il n'entendait giicrc les affaires. Mon père avait des rapports toujours si difficultueux ; et je crus un instant qu'il faudrait renoncer à s'entendre ; mais Dieu m'avait décidément prise en pitié : tout s'arrangea. Le prince repartit pour Bruxelles, promettant de ramener la princesse et de venir faire la noco à Ménars, loin des jaloux, des curieux et des lieux où j'avais souffert.

      Ce fut vers les premiers jours de juillet que nous partîmes pour les attendre à Ménars. Joseph se plaça devant moi, dans ce grand landau où ma mère et moi tenions Henry, laissant bonnes et femme de chambre dans sa calèche. La route de quatorze heures ne me sembla pas longue. Quelle belle journée venait ouvrir la série des temps heureux que j'ai dus à ce cher objet de mes plus vives, de mes plus tendres affections !

      Comme à notre ordinaire, et dans notre profonde ignorance du confortable et de la bonne tenue d'une maison, nous arrivâmes sans que rien fût préparé pour nous recevoir. Joseph put s'en convaincre en trouvant jusqu'à des oiseaux crevés sur les planchers. On avait fait mon lit près de celui de ma mère, et, pendant qu'elle s'arrangeait, nous étions dans le salon vert à deviser sur l'avenir, et à pleurer ce passé, qui me revenait bien lourd sur le cœur, à me retrouver dans ce château que j'avais quitté avec mes deux pauvres petits enfants !

      Mais quelles douces consolations j'entendis, quelle voix caressante et chérie me promettait le bonheur... quels doux serments, et combien ils ont été fidèlement tenus !

      Mon choix fut généralement approuvé ; tous ceux qui s'intéressaient à moi venaient me dire qu'ils étaient heureux de me voir revenir à la vie avec un si beau, un si aimable compagnon. Depuis mon régisseur, M. Guerrier, jusqu'au docteur Desfray, tous me louèrent d'avoir si bien rencontré. Nous parcourions ensemble ces lieux devenus si chers à mes yeux. Nous faisions des promenades à cheval, en voiture, à pied. Nous soignions ensemble mon petit Henry, qui continuait à chérir son futur beau-père.

      Le duc d'Orléans était nommé lieutenant-général du royaume... Les uns se sauvaient, les autres remontaient sur un nouveau char de fortune. On chantait la Paris leriîie, on enterrait les morts, les bonapartistes se rattachaient, les carlistes fulminaient, tous avaient eu peur !

      Aussitôt qu'on avait eu connaissance des événements, Joseph avait envoyé son valet de chambre, Philippe, à Bruxelles, prévenir ses parents et chercher ses papiers. Après de grandes peines pour passer la frontière, celui-ci était revenu avec les papiers. Nous fûmes les montrer au président Bergevin, qui ne les trouva pas suffisants. 11 nous conseilla fort de retourner à Paris où j'étais domiciliée plutôt que de risquer de laisser une cause de nullité dans nos actes. Il fallut se résigner. Nous fîmes nos paquets, et remontâmes dans notre voiture, tristes de quitter Ménars et ne sachant pas trop ce que nous allions trouver à Paris.

       
      Les Chimay : « Comme l'imagination trompe souvent ceux qui s'y abandonnent follement î Sans penser au cours des années, et à l'âge de cette belle Thérézia je voulais trouver dans la vieille femme que j'avais devant moi la fameuse Mme Tallien dont le bruit était venu jusqu'à mes oreilles ! Mon premier coup d'œil ne me rendit pas l'effet que j'attendais. Elle ne ressemblait pas à son fils. Elle avait un énorme embonpoint, et sa mise à la mode d'alors lui était très désavantageuse. Mon beau-père me trouvait jolie et me faisait la cour en homme qui avait l'habitude de rendre des hommages. Il n'avait rien de paternel ; très agréable, très élégant de sa personne, il cachait avec grâce une extrême nullité et un égoïsme tout masculin : il aimait ses enfants comme lorsqu'ils étaient petits, mais il ne s'occupait de leurs plaisirs que pour les partager. » 

      Les neuf ans les plus heureux de ma vie, les neuf ans de Ménars leur ont répondu !

      Mariage d’Emilie et  Joseph
      De la municipalité, où M. Bassas de Lamégie nous maria lui-même, nous arrivâmes, aussi cahotés qu'en plein chemin vicinal, à l'église St-Germain-des-Prés dont les ornements de prix avaient été enlevés et cachés en lieu sûr. On avait rempli le chœur d'orangers et de lumières. Le soir les cérémonies religieuses sont toujours tristes, mais cette illumination fleurie combattait les pensées sombres. Je prononçai sans trembler le « oui » solennel. Aucune idée pénible ne vint traverser mon âme. Je m'appuyais avec confiance sur ce jeune maître que je me donnais avec joie, sur cet ami que vingt-sept ans d'affection me rendirent chaque jour plus cher. (…) Dirai-je notre retour et la soirée de noces un peu écourtée pendant laquelle je reçus d'assez bonne grâce pour l'embarras du moment la cour du duc de Caraman, devenu mon oncle, du général Fagle, chef de mon mari à la légation néerlandaise, et de nos deux cousins Georges et Adolphe de Caraman ?

      « Jours enchantés, doux et enivrant commencement de cette lune de miel qui n'a pas eu de déclin, je rends justice à votre éclat charmant ! Mais, si je regrette ce temps de bonheur et d'amour, ce n'est que par la crainte de voir finir avant moi ceux auxquels mon cœur et ma vie appartiennent. La beauté et le printemps ont fui, mais l'amour, la tendresse, l'amitié profonde, éternelle, mêlée de reconnaissance s'accroît chaque jour ; tous mes vœux, toutes mes prières sont de quitter la première cette terre où sont tant d'êtres chéris ! » (…) : « si j'avais su quel père je donnais à Henry, quel noble, bon, charmant compagnon le ciel m'accordait comme compensation à ma triste jeunesse. » Vers le mois de janvier, je commençai à éprouver les fatigues d'un commencement de grossesse. Ce fut une grande joie pour Joseph, auquel ses parents commençaient à dire qu'il y avait de grandes chances pour que je n'eusse pas d'enfants après mes terribles couches. Cette prédiction, comme tant d'autres, s'effaçait devant la douce réalité.

      Mes beaux-parents arrivèrent au printemps. Ils admirèrent Ménars et nous fîmes notre possible pour les y bien recevoir.
      Mon beau-père jouait du violon à merveille. Comme Paganini, disait mon cher petit Henry, qui écoutait, tout émerveillé, les concerts des fils et de leur père !

       château de Chimay
      Je me rappelle mon profond étonnement de la nudité et du peu de confortable de ce pauvre château de Chimay. Ma belle-mère, si malade, n'avait en sa chambre ni tapis, ni bon fauteuil. Elle n'eût même pas eu un édredon sur elle sans le cadeau d'étrennes que je lui fis cette même année.
      Quand on compare ce qu'est actuellement le château et ce qu'il était à cette première visite, on reste tout surpris qu'on ait pu y tenir, si mal assis, perchés sur de hautes chaises dures, les pieds refroidis par des courants d'air vifs, et le nez offusqué par l'odeur de la cuisine entrant de prime-saut dans le salon.
      Ma belle-mère nous reçut bien, mon beau-père désirait me faire voir son parc, dont il était justement fier. Pour premier pas à Chimay, je fus à l'église, dans cette belle cathédrale de notre (( empire », oij reposent maintenant ceux qui nous recevaient alors. Je parcourus ce beau parc si bien tenu et si miagnifîque par l'art et la nature oii tout est si pittoresque, mais d'une pénétrante et douce tristesse 

      Mon beau-père fut très bon pour mon Henry, qui était un petit intrus, et ma belle-mère se faisait apporter sa petite-fille qu'elle aimait beaucoup, tout en regrettant de ne pas avoir un garçon. Cette vie de province ne nous mettait pas souvent en contact avec la famille de Brigode, mais ma correspondance avec mon beau-frère ne s'arrêta jamais. A tous les jours de l'an, nous échangions de petits présents ; mes nièces Georgine et Gabrielle me faisaient des ouvrages auxquels je répondais par des présents. Quand nous allions à Paris, j'allais les voir, et non seulement j'étais bien reçue, mais ils traitaient Joseph comme un frère. Henry était un lien entre noue, et mes beaux-frères commençaient à apprécier le caractère du beau-père que je lui avait donné.
       

      Une fille inconnue de Napoléon par Mme la princesse Bibesco. Paris, 1921, Copyright les éditions de la Sirène, 7, rue Pasquier, Paris.

       

      Noisiel à un lien avec un autre nordiste apparenté : Jean Broudehoux, oncle de Brigitte Prouvost-Virnot, décéda laissant sa veuve, Suzanne Lavallée. Celle-ci épousa le 3 juin 1922 Jacques Gaston Ménier, 

    • né le 22 janvier 1892 à Paris, décédé le 8 mai 1953 à Bussy Saint Martin (77), le riche héritier des chocolats Ménier, maire de Noisiel, 1934, aviateur gravement blessé aux commandes de  son avion de l'escadrille Nieuport le 19.08.1917, tombé dans les lignes Allemandes ; il restera défiguré. Ils habitaient l’hôtel Menier à l’angle de la rue Emile Menier, actuelle Ambassade du Portugal. Van Dongen fit le portrait de Suzanne ; 

    • on achète une ile pour l’élevage des renards argentés, Anticosti dans la baie du Saint Laurent ; leur résidence secondaire fut le château de Chenonceau. Ils n’eurent pas de postérité.

    •  

    • AMBASSADE_PORTUGAL-hotel-Menier-Menier-Chenonceau

    • L'actuelle ambassade du Portugal et Chenonceau

      Broudehoux-Jean
       
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Louis-Marie est le frère de Romain-Joseph de Brigode-Kemlandt, baron d'empire (1775-1854), 

Auditeur au Conseil d'Etat (1804), député du Nord (1805-10, 1815-37), pair de France (1837), Fut créé baron de l'Empire, sur autorisation d'institution de majorat, par décret impérial du 2 janvier 1814. Confirmé dans le titre de baron héréditaire par lettres patentes du 4 juin 1830. Il naît le 27 février 1775 à Lille.Il épouse la troisième fille de Charles César de Fay de La Tour-Maubourg et d'Anastasie de La Fayette. Cette dernière est la fille aînée de La Fayette.

Son frère cadet Louis Marie Joseph de Brigode, maire de Lille, est également pair de France.Fonctions nationales Il entre comme auditeur au Conseil d'État en 1803, et est élu par le Sénat conservateur le 27 septembre 1805 (5 vendémiaire an XIV) député du département du Nord au Corps législatif.Le décret qui fixe dorénavant à 40 ans l'âge de l'éligibilité le fait sortir de cette chambre parlementaire en 1810.Lors de la Seconde restauration, il est élu par le département du Nord le 22 août 1815 à la Chambre des députés. Il y est ré-élu le 4 octobre 1816 et le 26 octobre 1818.Il siège à gauche, vote contre les lois d'exception et contre la nouvelle loi électorale, pour la liberté de la presse (1817), pour la loi militaire Gouvion-Saint-Cyr (1818), contre le monopole des tabacs, contre la censure, pour les indemnités réclamés par les départements qui avaient été occupés par les troupes étrangères, etc...Non réélu en 1820, il n'obtient le renouvellement de son mandat législatif que le 28 août 1828, en remplacement de Ravez, lequel, nommé également dans le Nord opte pour la Gironde.Il est ensuite réélu régulièrement[1] jusqu'en 1837. En effet, il est nommé le 3 octobre 1837 Pair de France, et siège donc dorénavant à la Chambre des pairs.La Révolution de 1848 le rend à la vie privée.Fonctions localesIl est également le maire d'Annappes de 1814 à 1848, où il est le propriétaire d'un château. Il y fait d'ailleurs aménager un parc à l'anglaise, le parc de Brigode. En 1854, il fonde l'hospice Gabrielle à Annappes, aujourd'hui appelé Villa Gabrielle.Son domaine appartient par la suite à la famille De Montalembert[2].Il meurt à Enghien le 5 août 1854 à 79 ans.Distinctions Il est officier de la Légion d'honneur.

ary_scheffer_portrait_de_clementine_de_brigode_nee_de_la_tour_maubourgLatour-Maubourg-Blason

Marié le 13 juin 1820 avec Célestine de Faÿ de La Tour-Maubourg 1799-1893, ( portrait par Ary Schaeffer), petite fille de Gilbert Motier de La Fayette marquis de La Fayette (4e)

 Lafayette

, baron de Vissac, seigneur de Saint-Romain, de Langeas et de Chavagnac en Auvergne, Lieutenant de l'armée française, puis major général de l'armée américaine (1776), et homme politique, 
Député aux États Généraux de 1789, député de la Sarthe, député de Seine-et-Marne, Membre du Club des Trente, Né le 6 septembre 1757 - Chavaniac-Lafayette (43, Haute-Loire)Décédé le 20 mai 1834 - Paris (75),76 ans, Inhumé - Paris (75) - cimetière de Picpus, (Marie Joseph Paul Roch Gilbert Motier de La Fayette) Marié le 11/04/1774, Paris, avec Adrienne de Noailles 1759-1807, dt Henriette 1775-1777, Anastasie 1777-1863,Georges Washington 1779-1849,Virginie 1782-1849.

 .
Brigode.
Brigode 2


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Descendants d' Émilie Pellapra, Comtesse de Brigode puis Princesse  de Caraman-Chimay

Base Roglo et Wikipedia

Bientôt veuve la jeune femme, riche et belle, Emilie Pellapra se remaria le 30 août 1830 avec le prince Joseph de Riquet de Caraman (1808-1886), 17e prince de Chimay, dont elle eut quatre enfants :

Marie Thérèse Emilie (1832-1851), comtesse de Lagrange ;

Marie Joseph Guy Henry Philippe (1836-1892) (ép. Marie de Montesquiou-Fezensac puis Mathilde de Barandiaran) ;

Valentine (1839-1914), Princesse Paul de Bauffremont puis Princesse Georges Bibesco ;

Eugène (1847-1881) (ép. Louise de Graffenried-Villars).

Joseph de Riquet de Caraman mène la négociation qui aboutit au traité d'amitié entre les Pays-Bas et la Belgique à la suite de l'abjuration du prince d'Orange garantissant l'indépendance de la Belgique. Il contribue à établir les relations diplomatiques entre le royaume de Belgique et les cours de Toscane et de Naples, le Vatican et la Confédération germanique.

Il finance la réfection de l'abbaye de Chimay. En 1858, il prend la tête d'un consortium d'actionnaires qui fondent la Compagnie de Chimay, une des premières compagnies de chemin de fer belges reliant Chimay à Anor, en France, et Mariembourg.

La résidence parisienne de Joseph de Riquet de Caraman est l'hôtel de Chimay, construit par François Mansart, mais fortement remanié au XVIIIe siècle, situé n° 15 quai Malaquais. Cet hôtel a été vendu en 1883 à l'École des Beaux-Arts.

En Belgique, il possède le château de Chimay. En 1863, il y fait construire par les architectes Hector-Martin Lefuel et Cambon le théâtre, inspiré du théâtre Louis XV de Fontainebleau.

 Celui-ci fonde dans l'enceinte du domaine de Ménars le bâtiment du "Prytanée", espace d'enseignement accueillant des jeunes gens de conditions sociales et de nationalités différentes. Ouvert à tous les cultes, on y enseigne les Belles Lettres, les Arts et Métiers et le Commerce et l'Agriculture.

Valentine, fille d'Emilie Pellapra, hérite du domaine en 1871. Elle devient princesse Bibesco, tente de conserver la demeure, mais en 1879 l'ensemble du domaine est vendu aux enchères, mariée  à vingt-deux ans avec le prince Paul de Bauffremont, alors qu’elle était éprise d’Antoine de Noailles, duc de Mouchy, et aimait la vie mondaine, elle se retrouve dans une ville de garnison, sous la coupe d’un mari brutal, avare et coureur. Elle obtient en 1874 la séparation de corps et la garde de ses deux filles Catherine (n. en 1862), Jeanne (n. en 1864)..

Pour épouser son chevalier servant, le prince Georges Bibesco, rencontré vers 1860, elle se fait naturaliser en 1875 dans le duché de Saxe-Altenburg, dans lequel la loi locale autorisait le divorce, encore interdit en France, et se remarie le (24 octobre 1875) à Berlin. Georges Bibesco, (Gheorghe Bibescu), né en 1805 à Craiova, mort en 1873, inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 28), fut hospodar de Valachie de 1843 à 1848, et, comme membre du Divan, chargé de la réorganisation de la Moldo-Valachie (1857) ; se montra partisan de l'union des deux principautés sous la souveraineté d'un prince étranger.

Il épouse Valentine de Riquet de Caraman, rencontrée vers 1860, qui se fait naturaliser en 1875 dans le duché de Saxe-Altenburg, dans lequel la loi locale autorisait le divorce, encore interdit en France, et se remarie le (24 octobre 1875) à Berlin. Ce mariage génère un scandale retentissant et expose le ménage Bibesco à l’ostracisme des gens du monde : ils cessèrent d’être reçus à la cour de Berlin, furent radiés de l’Almanach de Gotha, et durent s’établir en Roumanie, pays d’origine des Bibesco, que la princesse détesta profondément. Elle refusa cependant que son mari se porte candidat au trône de Bulgarie, comme l’y poussaient Léon Gambetta et Juliette Adam.

De cette union naîtront trois enfants : Georges, Nadège (princesse Stirbey), Georges-Valentin (1880-1941).

Le prince de Bauffremont obtint du tribunal civil de la Seine un jugement (10 mars 1876) prononçant l’annulation de ce mariage et retirant à la princesse la garde de ses enfants, jugement confirmé par la cour d’appel de Paris (27 juillet 1876), puis par la Cour de cassation. Un arrêt de la cour d’appel de Paris enjoignit à la princesse de rendre les enfants sous astreinte de 1.000 francs par jour. Au bout d’un an de résistance, le montant de l’astreinte atteignait 300.000 francs : Bauffremont fit liquider l’astreinte et saisir le château de Menars (Loir-et-Cher), que la princesse avait hérité de sa mère en 1871. Le château fut vendu aux enchères le 16 juillet 1876.

Ce scandale retentissant exposait le ménage Bibesco à l’ostracisme des gens du monde : ils cessèrent d’être reçus à la cour de Berlin, furent radiés de l’Almanach de Gotha, et durent s’établir en Roumanie, pays d’origine des Bibesco, que la princesse détesta profondément. Elle refusa cependant que son mari se porte candidat au trône de Bulgarie, comme l’y poussaient Léon Gambetta et Juliette Adam

Jusqu'aux arrière-petits-enfants.

Émilie Pellapra, née le 11 novembre 1806, Lyon (Rhône), décédée le 22 mai 1871, château de Menars (Loir-et-Cher) (à l'âge de 64 ans).

Pellapra-emilie.


Pellapra-tombe

Devant les escaliers du mausolée de Ménars, une dalle où repose Marthe Bibesco, épouse du prince Georges Valentin Bibesco, écrivain.


Mariée le 9 avril 1825 avec Louis, chevalier de Brigode et de l'Empire, comte de Brigode et de l'Empire (1er), né le 21 octobre 1776, Lille, décédé le 22 septembre 1827, Bourbonne-les-Bains (à l'âge de 50 ans), conseiller général du nord, maire de Lille (1802), chambellan de l'Empereur, pair de France (17/8/1815),

Sacre-David-Louis-Brigodevisite-louis-18-de-brigode1

dont

  • Ferdinand de Brigode, né le 1er août 1827, décédé en octobre 1830 (à l'âge de 3 ans).
  • Henry, comte de Brigode (2e), né le 1er août 1827, Paris (75), décédé le 4 août 1859, Paris (75) (à l'âge de 32 ans), maire de Romilly, pair de France.
    Marié le 16 mai 1849, Bruxelles, Belgique, avec Annette du Hallay-Coëtquen, née le 3 août 1831, rue de l'orangerie n°54, Versailles, Yvelines, décédée le 6 octobre 1905, Château de Folembray, Aisne, inhumée, Folembray (Aisne) (à l'âge de 74 ans), dont
    • Gaston de Brigode, né le 1er juin 1850, Paris (75) - 10e arrondissement, décédé le 11 avril 1937, Folembray (Aisne) (à l'âge de 86 ans), maire de Folembray, président du Conseil d'administration de la Verrerie de Folembray.
      Marié le 7 juin 1871, Londres (Grande-Bretagne), avec Corisande de Gramont, née le 27 avril 1850, Paris, décédée le 28 septembre 1935, Folembray (Aisne) (à l'âge de 85 ans).
    • Henri de Brigode du Halley-Coëtquen, né le 1er mars 1852, Bruxelles, Belgique, décédé.
    • Emilie de Brigode, née en 1856, Paris (Seine), décédée le 29 juin 1876, 5 rue du Colisée, Paris (75) - 8e arrondissement (à l'âge de 20 ans).

Mariée le 30 août 1830, Paris Xe, avec Joseph de Riquet de Caraman Chimay, prince de Chimay (17e, 1843), prince de Caraman, né le 20 août 1808, Paris Xe, décédé le 12 mars 1886, London (à l'âge de 77 ans),

Riquet-joseph.2.de_riquet_de_caraman_chimayTallien-Gerard_-_Madame_Tallien

Joseph est le fils ainé François Joseph de Riquet de Caraman, prince de Chimay et de Thérésa Cabarrus (Madame Tallien).

Il mène la négociation qui aboutit au traité d'amitié entre les Pays-Bas et la Belgique à la suite de l'abjuration du prince d'Orange garantissant l'indépendance de la Belgique. Il contribue à établir les relations diplomatiques entre le jeune royaume de Belgique et les cours de Toscane et de Naples, les États pontificaux et la Confédération germanique.

En 1852, il fait l'acquisition de l'Hôtel de la Pagerie, situé 17 quai Malaquais, dans le 6e arrondissement de Paris. Le bâtiment prend alors son nom actuel l'Hôtel de Chimay. Construit par François Mansart, mais fortement remanié au XVIIIe siècle, cet hôtel a été vendu en 1883 à l'École des beaux-arts.

ChimayParis-ENSBA.quai.Malaquais.jpg

Chimay-theatreChimay-Scourmont

Il finance la fondation de l'abbaye de Scourmont, sur ses terres de Chimay. En 1858, il prend la tête d'un consortium d'actionnaires qui fondent la Compagnie de Chimay, une des premières compagnies de chemin de fer belges reliant Chimay à Anor, en France, et Mariembourg. En Belgique, il possède le château de Chimay. En 1863, il y fait construire par les architectes Hector-Martin Lefuel et Cambon le théâtre, inspiré du théâtre Louis XV de Fontainebleau.

dont

Émilie de Riquet de Caraman Chimay, née le 30 avril 1832, château de Menars (Loir-et-Cher), décédée le 31 mai 1851, Paris (à l'âge de 19 ans).
Mariée le 15 juin 1850, Sainte-Clotilde, Paris, avec Frédéric Lagrange, comte de Lagrange (2e), né le 21 juin 1815, Dangu, Eure, décédé le 22 novembre 1883, Paris (à l'âge de 68 ans), 
député du Gers, sénateur.

Image illustrative de l'article Frédéric Lagrange

Fils du comte Joseph Lagrange, gendre de Joseph de Riquet de Caraman (1808-1886) prince de Chimay (propriétaire de la vénerie de Saint-Joseph, Gers), fut élu1 représentant du Gers à l'Assemblée législative, le 8 juillet 1849, en remplacement de M. Lacave-Laplagne, décédé, contre M. Pégot-Ogier2, ancien représentant, M. Alem-Rousseau3, et M. David4, ancien représentant. Il vota avec la majorité et soutint la politique du prince-président.

En 1851, il était domicilié à Paris, 15, avenue d'Antin (Avenue Franklin-D.-Roosevelt.

Après le coup d'État du 2 décembre 1851, il fit partie de la commission consultative instituée par Louis-Napoléon Bonaparte. Entièrement rallié à l'Empire, il fut successivement élu comme candidat officiel, député au Corps législatif dans la 2e circonscription du Gers :

le 29 février 18525, contre M. Jouret6, ancien représentant ;

le 22 juin 18577, contre M. Gounon8 ;

le 1er juin 18639, contre M. de Saint-Gresse10 ;

le 24 mai 186911, contre M. Alcée Durrieux12, avocat à Paris.

Officier de la Légion d'honneur du 4 août 1865, membre du comité central du plébiciste en 1870, il fut nommé sénateur du Second Empire par décret impérial du 27 juillet, décret dont les événements empêchèrent la promulgation.

Rendu à la vie privée par la « révolution » du 4 septembre 1870, et fidèle à ses convictions politiques, il se présenta comme candidat bonapartiste aux élections du 20 février 1876, et il échoua13 dans l'arrondissement de Lectoure contre l'élu républicain, M. Descamps14, et M. de Galard15.

Candidat du gouvernement après la dissolution de la Chambre par le « cabinet du 16 mai », il échoua de nouveau, le 14 octobre 187716, contre le député sortant réélu, M. Descamps17.

Le comte Lagrange avait épousé en premières noces Hortense Honnorez († 1841), puis, le 15 juin 1850 en la paroisse Sainte-Clotilde de Paris, Emilie de Riquet de Caraman Chimay (1832-1851), sans postérité.

M. de Lagrange s'était acquis une notoriété particulière par son écurie de courses et par les victoires de deux de ses chevaux, Fille de l'air et Gladiateur, au Derby d'Epsom et au Grand-Prix de Paris.

Après s'être associé au baron Nivière, Frédéric de Lagrange divisa ses forces en deux ; une écurie en Angleterre, sous la direction de Tom Jennings Sr. et une écurie en France sous la direction de Henry Jennings.

En 1855 Monarque gagne sous les couleurs d'Alexandre Aumont, le Prix du Jockey Club. Un an plus tard, en 1856, Frédéric de Lagrange achète Monarque et en fait un reproducteur de premier ordre. Le succès vint avec Fille de l'Air dans les Oaks d'Epsom (1864) puis Gladiateur en 1865 dans le Derby d'Epsom et le Grand Prix de Paris.Ce grand éleveur a doté la France de nombreux étalons dont la quasi-totalité descendent de Monarque.

La livrée de son écurie était casaque bleue, manches et toque rouges. En 1870, il vendit son écurie et une partie de son stud de Dangu, ne conservant que Monarque et un lot de belles poulinières. Monarque mourut à Dangu, où on lui éleva un tombeau dans le parc du château. Le comte avait hérité de Dangu, Neaufles-sur-Risle, Courcelles-lès-Gisors avec ses sœurs.

 

Lagrange

    « En 1802, M. le marquis de Talhouët reçut la propriété de Dangu en compensation de ses biens, que l'État avait fait vendre, perce qu'à tort il avait été considéré comme émigré. Lorsque M. de Breteuil rentra en France, M. de Talhouët, mu par un sentiment de délicatesse fort honorable, lui remir, de son propre mouvement, une somme assez importante pour l'indemniser de la perte de sa propriété ».  « A la mort de M. de Talhouët, la terre de Dangu fut attribuée an partage à sa fille, Madame la comtesse Joseph de Lagrange, par acte de 1810. En 1849, les enfants de cette dame ayant procédé au partage des biens de sa succession, le château et les propriétés de Dangu échurent à M. Joseph-Barthélemy-Frédéric, comte de Lagrange, officier de la Légion d'honneur, membre du conseil général de l'Eure pour le canton de Gisors, député du Gers, l'éleveur intelligent et habile qui est à la tête du sport français »4 [citation de 1867].    « Depuis [le XVIIIe s], M. de Lagrange a embelli le château et les jardins ; il ne reste presque plus de vestiges de l’ancien manoir féodal.».  

Dangu-ancien   

En 1871, le château de style néo-classique, est incendié lors des combats du Siège de Paris.  En 1876, il est restauré par l'architecte Lambert. En 1884, le duc Pozzo di Borgo acquiert le domaine de Dangu qui comprend des parties fortifiées anciennes et un édifice médiéval dit "ancien château" (second château). 

 Dangu

  • Joseph de Riquet de Caraman Chimay, prince de Caraman, prince de Chimay (18e, 1886), né le 9 octobre 1836, château de Menars (Loir-et-Cher), décédé le 29 mars 1892, Bruxelles (Belgique) (à l'âge de 55 ans), gouverneur de la province de Hainaut, membre de la Chambre des Représentants, ministre des Affaires Etrangères de Belgique, maire de Chimay, Homme cultivé, il reçoit une éducation musicale. Il joue du violon et joue avec sa femme, la princesse Marie étant au piano, un concert avec Liszt, qui leur dédicace par la suite en souvenir de cette soirée une messe (cf Anne de Cossé-Brissac, La comtesse Greffulhe, Paris, Librairie académique Perrin, collection Terre des Femmes, 1991, p. 34).

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Marié le 16 juin 1857 avec Marie de Montesquiou Fezensac, née le 16 août 1834, Paris, décédée le 25 décembre 1884, Bruxelles (Belgique) (à l'âge de 50 ans),

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    • Joseph de Riquet de Caraman Chimay, prince de Chimay (19e, 1892), prince de Caraman, né le 4 juillet 1858, Paris (75) - 10ème arrondissement, décédé le 25 juillet 1937, Chimay, Belgique (à l'âge de 79 ans), escrimeur.

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    • Marié le 19 mai 1890, Paris (75) - 7ème arrondissement, avec Clara Ward, née le 17 juin 1873, Detroit - État du Michigan (États-Unis d'Amérique), décédée le 9 décembre 1916, Padova (à l'âge de 43 ans), divorcés, dont
      • Marie de Riquet de Caraman Chimay, comtesse de Chimay, née le 30 mai 1891, Paris VIIe, décédée le 13 février 1939, Montana, Suisse (à l'âge de 47 ans).
        Mariée le 5 octobre 1918, Toulon (Var), avec Georges Decocq, né le 3 décembre 1892, Calais (Pas-de-Calais), décédé le 15 mai 1955, château de Moncé, Saint-Firmin-des-Prés (Loir-et-Cher) (à l'âge de 62 ans).
      • Joseph de Riquet de Caraman Chimay, né le 6 août 1894, Paris (75) - 8e arrondissement, décédé le 18 janvier 1920, Cannes (Alpes-Maritimes) (à l'âge de 25 ans).

Marié le 24 juin 1920, Paris 8e, avec Gilone Le Veneur de Tillières, née le 24 juillet 1889, Sixt (Ille-et-Vilaine), décédée le 22 septembre 1962, Chimay (Belgique) (à l'âge de 73 ans),

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  • dont Joseph IV de Riquet de Caraman Chimay, prince de Chimay (20e, 1937), né le 5 avril 1921, Chimay, décédé le 23 juin 1990, Washington (à l'âge de 69 ans).
  • Élie de Caraman Chimay, prince de Chimay (21e), prince de Caraman, né le 22 octobre 1924, Chimay, Belgique, décédé le 3 janvier 1980, Chimay, Belgique (à l'âge de 55 ans).
    Marié le 17 décembre 1947, Paris, avec Elisabeth Manset,  

 

Élisabeth de Riquet de Caraman Chimay, née le 11 juillet 1860, Paris (75) - 7e arrondissement, décédée le 21 août 1952, Genève (Suisse) (à l'âge de 92 ans).
Mariée le 25 septembre 1878 avec Henry, comte Greffulhe (3e), né le 26 décembre 1848, Paris Ier, décédé le 31 mars 1932, Paris VIIIe (à l'âge de 83 ans),

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Henry Greffulhe est issu d'une famille de financiers et de propriétaires fonciers, dont la fortune, colossale, ne remonte qu'à la Révolution française mais qui a su s'agréger à la haute société. Grand, large d'épaules, avec une superbe barbe blonde, son allure majestueuse est démentie par des manières brusques et une certaine vulgarité d'expression et de caractère. Selon Proust, on le surnommait « Jupiter tonnant ».  En 1878, il épouse Élisabeth de Riquet de Caraman (1860-1952), l'une des plus belles femmes de l'époque.  Á Paris, les Greffulhe habitent un hôtel particulier 8 rue d'Astorg, au milieu d'un vaste complexe d'hôtels et d'immeubles de rapport appartenant à la famille, que les Parisiens surnomment « le Vatican ». De septembre à janvier, ils passent le plus clair du temps dans leur château de Bois-Boudran, près de Melun (Seine-et-Marne), où le comte s'adonne à la chasse à courre.

Bois-Boudran.jpg 

Élu député en 1889 sur une liste d'union, il ne se représente pas aux élections de 1893.

Henry Greffulhe se comporte en tyran domestique, exigeant de son épouse qu'elle soit toujours rentrée avant minuit, ne tolérant pas que sa femme et la sœur de celle-ci (Geneviève de Caraman-Chimay, Mme Charley Pochet Le Barbier de Tinan), soient en retard pour le déjeuner. Homme à femmes, il trompe sa femme avant même de l'avoir épousée. Sur la fin de sa vie, il sera largement dépouillé par sa maîtresse, la comtesse de La Béraudière, qui prétendra même, mais sans succès, mettre la main sur son héritage.  Il fut un des modèles de Marcel Proust pour le duc de Guermantes dans À la recherche du temps perdu. Image : Henry Greffulhe. Photographie par Nadar.

Greffulhe

 

Marie Joséphine Anatole Louise Élisabeth de Riquet de Caraman-Chimay, comtesse Henry Greffulhe1, immortalisée sous le nom de comtesse Greffulhe), est née le 11 juillet 1860 dans le 7e arrondissement de Paris et morte le 21 août 1952 à Lausanne (Suisse). Elle usait de son cinquième prénom, Elisabeth et la haute société de l'époque prononçait son nom comme Greffeuille.

Fille de Joseph de Riquet de Caraman Chimay (1836-1892), 18e prince de Chimay et de la princesse, née Marie de Montesquiou-Fezensac, la comtesse Élisabeth de Riquet de Caraman-Chimay  est issue à la fois d'une grande famille belge et de l'aristocratie française.

Les Caraman-Chimay sont une famille de mélomanes. Sa mère joue du piano. Elle fut l'élève de Liszt qui dédicaça au jeune ménage une messe, en souvenir d'un concert qu'il donna chez eux, la princesse Marie étant au piano et le prince Joseph au violon4.

Leurs enfants jouent tous d'un instrument, Élisabeth du piano. Elle se marie à l'âge de 18 ans à Paris en 1878, avec le vicomte, futur comte Henry Greffulhe, unique héritier d'un empire financier et immobilier en l'église Saint-Germain-des-Prés, paroisse des Caraman-Chimay qui possédaient un hôtel particulier quai Malaquais. Ils auront une fille unique, Élaine (1882-1958), qui épousera Armand de Gramont, alors duc de Guiche et ami de Proust.

Le comte Greffulhe, personnage brutal et colérique, trompe sa femme. Elle n'est pas heureuse en ménage, bien qu'elle soit attachée à son mari et d'une vertu irréprochable. Elle apprécie l'amitié et la liberté ; elle confie à son ami l'abbé Mugnier: « Quelques amis que l'on voit de temps en temps tiennent plus de place (...) que celui qui ronfle près de vous5. »

Elle reçoit régulièrement chez elle quelques « cercleux » qu'on retrouve aussi chez la comtesse de Chevigné (autre modèle de la duchesse de Guermantes), comme le comte Costa de Beauregard, le marquis du Lau, le comte Louis de Turenne, le comte Louis de Breteuil (ces deux derniers sont les modèles de Babal de Bréauté dans le roman de Proust). Elle invite aussi Charles Haas, modèle de Swann, qui à l'époque où Proust le rencontre est déjà âgé, le général de Galliffet, modèle du vaniteux général de Froberville.

Elle ouvre chaque année en été sa villa La Case à Dieppe à sa famille et en septembre à son cousin Robert de Montesquiou et à ses amis6 que le comte Greffulhe n'apprécie guère et qui, lui, chasse alors à Bois-Boudran, les appelant avec mépris « les Japonais », c'est-à-dire les esthètes. Elle est liée par une sincère affection à son cousin Robert de Montesquiou et lui dit: « Je n'ai jamais été comprise que par vous et le soleil. »( Montesquiou commenta, « J'étais heureux qu'elle me plaçât en premier! »)7

Hôtel Greffulhe, 8 puis 10 rue d'Astorg à Paris (VIIIe arrondissement). Hôtels Greffulhe : Vers 1867, le comte Charles Greffulhe (1814-1888), qui habitait jusqu'alors rue de la Ville-l'Évêque, achetait à Antoine de Noailles, duc de Mouchy, la propriété familiale de 4 850 m² de contenance qui s'étendait du no 4 au no 10 rue d'Astorg et comprenait, outre les deux immeubles de rapport mentionnés plus haut (no 4 et 6), deux hôtels particuliers, le no 8 étant adossé au no 10 avec lequel il communiquait par les salons5. Les deux hôtels ont été détruits en 1958 et remplacé par un immeuble de bureaux. L'hôtel du no 8 fut habité par le comte Henri Greffulhe, frère cadet de Charles Greffulhe, mort célibataire, puis (1881) par le fils de Charles Greffulhe, le comte Henry Greffulhe (1848-1932) et sa femme née Élisabeth de Riquet de Caraman (1860-1952), jusqu'alors logés dans un appartement du no 10.  Le no 10 disposait d'un immense jardin communiquant avec celui de l'hôtel d'Arenberg, no 20 rue de la Ville-l'Évêque. L'antichambre, tendue de tapisseries, donnait accès sur la gauche à une enfilade de quatre salons. La façade sur jardin comportait une rotonde à laquelle on accédait par un perron et où se trouvait le grand salon, aux meubles capitonnés recouverts de damas vert. La salle à manger, très vaste, donnant sur la cour, était décorée de tapisseries des Flandres6. Demeure mythique pour le gratin parisien, qui le surnommait "le Vatican", l'hôtel Greffulhe abritait une remarquable collection de meubles, tableaux et objets XVIIIème, rassemblée par le comte Henri Greffulhe, puis par son neveu le comte Henry Greffulhe. Marcel Proust, qui y fut reçu quelquefois, fut fort impressionné par cet hôtel et son mobilier, qui figure nommément dans ses Cahiers de brouillon, et qui nourrit plusieurs passages de A la recherche du temps perdu.

 

Villa La Case, route de Pourville à Dieppe, acquise en 1887, construite en style anglo-normand.

Château de Bois-Boudran près de Melun (Seine-et-Marne).

 

NB : à Evian, les Albert Prouvost connurent intimement la Comtesse Greffulhe  et les Brancovan dont la jeune princesse allait plus tard s’immortaliser sous le nom d’Anna de Noailles. 

Evoquaient ils la grand mère Emilie Pellapra qui fut Comtesse de Brigode et voisine du château du Vert-Bois?

 

dont

      • Elaine Greffulhe, née le 19 mars 1882, Paris (75) - 8e arrondissement, décédée le 11 février 1958, Paris (75) - 16e arrondissement (à l'âge de 75 ans). Mariée le 14 novembre 1904, église de la Madeleine, Paris (75),

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avec Armand Antoine, duc de Gramont (12e, 30 janvier 1925), né le 29 septembre 1879, Paris (75) - 8e arrondissement, décédé le 2 août 1962, Mortefontaine, 60 (à l'âge de 82 ans), industriel et scientifique français (témoins: Alexandre Berthier, prince de Wagram 1836-1911, Armand de Gramont, duc de Lesparre 1854-1931, Auguste, duc d'Arenberg 1837-1924, Joseph de Riquet de Caraman Chimay, prince de Chimay 1858-1937).

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Fils d'Agénor de Gramont et de sa deuxième épouse, Marguerite de Rothschild, petit fils du ministre des Affaires étrangères Agénor de Gramont, il est le demi-frère d'Élisabeth de Clermont-Tonnerre, dite « la duchesse rouge ». Le scientifique et académicien Arnaud de Gramont est le cousin de son père.

Le 14 juillet 1904, au château de Vallière, il se fiance avec Élaine Greffulhe (1882-1958), fille du comte Henry Greffulhe et de la comtesse, célèbre pour avoir été un modèle de Marcel Proust dans À la recherche du temps perdu. Il était lui-même ami de Proust qui le rencontra sans doute à la fin décembre 1902 lors d'un dîner chez les Noailles : Armand de Gramont, écrira-t-il dans son pastiche de Saint-Simon, « rappelait les grâces de ce galant comte de Guiche, qui avait été si initié dans les débuts du règne de Louis XIV. Il dominait sur tous les autres ducs, ne fût-ce que par son savoir infini et ses admirables découvertes. » Et il ajoute qu'il avait des yeux « admirables avec un regard qui, bien que personne n'aimât autant que lui à se divertir, semblait percer au travers de sa prunelle, dès que son esprit était tendu à quelque objet sérieux. » Marcel Proust assista au déjeuner de fiançailles qui le rendit extrêmement malheureux car il était le seul à y être venu en habit. Le mariage eut lieu en l'église de la Madeleine à Paris le 14 novembre 1904. Cette union ne fut pas très harmonieuse : Élaine Greffulhe est ennuyeuse et terne, et elle sera irrémédiablement trompée par un mari qui adore les femmes. Ils eurent néanmoins cinq enfants.

 

    Antoine Agénor Henri Armand (1907-1995) ;

    Henri Armand Antoine (1909-1994) ;

    Jean Armand Antoine (1909-1984) ;

    Charles Louis Antoine Armand (1911-1976) ;

    Corisande Marguerite Elisabeth (1920-1980).

Amateur de peinture, Armand de Gramont avait rêvé de devenir peintre et exposé en 1904 un tableau au Salon des Artistes français. Sa famille l'avait poussé vers des études plus sérieuses et il avait obtenu une licence ès sciences en 1902. En 1908, sur les conseils du professeur Carlo Bourlet, il établit un laboratoire pour des expériences d'aérodynamique , dans le jardin d'une maison de retraite fondée par ses beaux-parents à Levallois. En 1911, il soutient à la Faculté des sciences de Paris sa thèse pour le doctorat ès sciences intitulée "Essai d'aérodynamique du plan". Au cours de la Première Guerre mondiale, Armand de Gramont, alors sous les drapeaux, observe l'insuffisance de l'équipement de l'armée française en instruments d'optique de précision et l'absence d'ingénieurs capables de les mettre au point (Graphie). En mars 1916, le Service des fabrications de l'aviation du ministère de la Guerre, demande à Gramont de transformer son laboratoire en atelier de fabrication d'appareils optiques, en particulier de collimateurs de visée. Simultanement, il prend la tête d'un comité en faveur de la création d'un "institut d'optique" chargé d'un enseignement de l'optique instrumentale. Si la décision de principe fut prise par le Gouvernement dès 1916, l'Institut d'optique théorique et appliquée (SupOptique), qu'il présida jusqu'à sa mort, ne commença ses activités qu'en 1920. Sa fille Corisande y fut élève-ingénieur.

En tant qu'industriel, avec l'ambition de rivaliser avec les productions allemandes, il fonde en 1919 et dirige la société OPL, « Optique et Précision de Levallois », qui prend la suite de l'atelier de fabrication d'appareils optiques. Son siège est installé au même endroit, 86 rue Chaptal à Levallois-Perret. L'armée fut son principal client jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. En 1938, Armand de Gramont, voulant diversifier les productions d'OPL vers le monde civil, fit construire une usine à Châteaudun. La société produisit alors des appareils photographiques réputés sous la marque FOCA. En 1964, OPL fusionna avec la Société d'optique et de mécanique (Dans le langage courant, la mécanique est le domaine des machines, moteurs, véhicules, organes (engrenages, poulies,...) de précision (SOM-Berthiot) pour former la Société d’Optique, Précision électronique et Mécanique (SOPELEM), qui a travaillé dans le domaine militaire. La SOPELEM devint en 1992 SOPELEM/SOFRETEC puis SFIM/ODS et fut rachetée en 2000 par la SAGEM (La Sagem (Société d’Applications Générales Électriques et Mécaniques) était une grande entreprise française...).

Il est le frère de Antonia Corisande Élisabeth de Gramont, née le 23 avril 1875 à Nancy et morte le 6 décembre 1954 à Paris, est une femme de lettres et aristocrate française, surtout connue pour sa longue relation homosexuelle avec Natalie Clifford Barney. Surnommée « la duchesse rouge », ou « Lily » dans le cercle familial, elle écrivait sous son nom de femme mariée, Élisabeth de Clermont-Tonnerre, ou sous celui d'Élisabeth de Gramont. Descendante d’Henri IV, elle est la fille d'Antoine XI Alfred Agénor, duc de Gramont, prince de Bidache et d'Isabelle de Beauvau-Craon qui meurt d'une fièvre puerpérale après lui avoir donné naissance. Elle est la demi-sœur du duc de Guiche, grand ami de Proust, et aussi la nièce du comte de Gramont, mémorialiste.

Après avoir grandi parmi la plus haute aristocratie, elle épouse, le 3 juin 1896, Aimé François Philibert, marquis, puis duc de Clermont-Tonnerre (1871-1940). Le couple a deux filles :

  • Antonia-Béatrix-Corisande (1897-1930) mariée sans le consentement de ses parents le 26 avril 19211 , malheureuse en ménage, divorce au bout de trois ans d'André Gault ;
  • Isabelle-Gabrielle-Diane (1902-1950) qui épouse le comte belge Guy de Berlaymont (1892-1946), dont
    • Elisabeth de Berlaymont (°Flostoy, 1924) qui épousa Charles de Chabannes La Palice (1928-1988) et en secondes noces Ahmed Hadj-Hamou (1920-1993)

Elle est très liée à Robert de Montesquiou, à Remy de Gourmont et à Marcel Proust qu’elle avait rencontré en 1903 et que le jeune ménage invite parfois dans sa propriété à la campagne. La duchesse publie du reste un livre en souvenir de son amitié avec Marcel Proust qu'elle a côtoyé jusqu'à la fin. Dans ses Mémoires, elle évoque nombre de personnes qui inspirèrent Proust pour À la recherche du temps perdu. Elle est furieuse du projet de remariage (le troisième, car il est deux fois veuf) de son père le duc Agénor avec une aristocrate italienne beaucoup plus jeune que lui, qui a lieu finalement en 1907, et qui lui donnera deux fils2.

Au printemps 1909, elle rencontre Natalie Clifford Barney et devient sa maitresse le 1er mai 1910, date qui deviendra leur anniversaire. Bien qu’elles aient été sexuellement infidèles, elles furent dévouées l’une à l’autre pour le restant de leurs jours. Le 20 juin 1918, Natalie rédigea un « contrat de mariage » symbolique qui, en substance, les liait, du moins en esprit, mais pas sexuellement, contrat honoré par toutes deux jusqu’à ce que la mort les sépare. Élisabeth admettra par ailleurs les nombreuses liaisons de Natalie, notamment avec Romaine Brooks qu’elle invitera à ses séjours à la campagne, et qui a peint son portrait. Ouvertement bisexuelle depuis le début du XXe siècle, elle se sépare de son mari en décembre 1920.

Opiniâtre, connue pour son franc-parler, elle abandonna sans regret le monde de richesse et de privilège où elle avait grandi pour soutenir le socialisme en participant aux défilés du Front populaire et se lier avec des hommes politiques de gauche.

À sa mort, elle est enterrée à Ancy-le-Franc, près du château familial des Clermont-Tonnerre.

  • Un collier de villes, Évreux, Charles Hérissey, 1910, 176 p., (OCLC 463770300).
  • Mémoires : Au temps des équipages, vol. 1, Paris, Bernard Grasset, 1928, 246 p., (OCLC 925572).
  • Mémoires : Les Marronniers en fleurs, vol. 2, Paris, Bernard Grasset, 1929, 281 p., (OCLC 459533472).
  • Mémoires : Clair de lune et taxi, vol. 3, 1929, Paris, Grasset, 1932, 269 p., (OCLC 21190012).
  • Mémoires : La Treizième Heure, vol. 4, Paris, Grasset, 1935, 328 p., (OCLC 29243821).
  • Almanach des bonnes choses de France, Paris, G. Crès, 1920, 246 p., (OCLC 8270885).
  • Le Chemin de l’U.R.S.S, Paris, Rieder, 1933, 164 p., (OCLC 557789064).
  • Le Diable chez la marquise, illustrations de Chas-Laborde, 1938, 164 p., (OCLC 504150077).
  • Le Golf, Paris, Nouvelle Société d'Édition, 1930, 121 p., (OCLC 254628095).
  • Du bon ton, Paris, Ernest Flammarion, 1923, 236 p., (OCLC 6986641).
  • Autour de Saint-James, Paris, Éditions du Pavois, 1945, 235 p., (OCLC 12896450).
  • Barbey d'Aurevilly, Paris, Bernard Grasset, 1946, 244 p., (OCLC 2012464).
  • Marcel Proust, Paris, Flammarion, 1948, 284 p., (OCLC 1949975).
  • Souvenirs du monde de 1890 à 1940, Paris, Bernard Grasset, 1966, 453 p., (OCLC 491424090).
  • La Femme et la Robe : des modes et de leurs singularités, Paris ; Genève, La Palatine, 1952, 151 p., (OCLC 195322257).

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Pierre de Riquet de Caraman Chimay, né le 9 août 1862, Paris (75), décédé le 12 octobre 1913, Bruxelles (Belgique) (à l'âge de 51 ans), ministre résident de SM le roi des belges.

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Marié le 24 juillet 1889, Reims (Marne), avec Marthe Werlé, née le 18 septembre 1870, Reims (Marne), décédée le 21 juillet 1906, Paris (75) (à l'âge de 35 ans), fille du Comte romain Alfred Werlé

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Jean de Riquet de Caraman Chimay, né le 23 mai 1890, Paris (75), décédé le 29 avril 1968, Paris (75) - 1er arrondissement (à l'âge de 77 ans).

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Marié le 22 janvier 1923, Paris VIIIe, avec Jacqueline Hennessy, née le 19 décembre 1903, Paris VIIIe, décédée le 20 octobre 1980, Paris VIIIe (à l'âge de 76 ans), fille de  Patrick-John Hennessy, Ambassadeur de France, député des Alpes-Maritimes, député de la Charente et Marguerite-Marie de Mun.

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Guy de Riquet de Caraman Chimay, né le 22 mars 1891, Paris (75), décédé le 11 juin 1892, Paris (75) (à l'âge de 14 mois).

Ghislaine de Riquet de Caraman Chimay, née le 7 juillet 1894, Paris, décédée le 17 mai 1965, Pargny-lès-Reims (Marne) (à l'âge de 70 ans), mariée le 11 juillet 1912, Paris (75) - 16e arrondissement, avec Robert d'Harcourt, né le 23 novembre 1881, Lumigny-Nesles-Ormeaux (Seine-et-Marne) - Lumigny, décédé le 18 juin 1965, Pargny-lès-Reims (Marne) (à l'âge de 83 ans),

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Robert d'Harcourt (né le 23 novembre 1881 à Lumigny - mort le 18 juin 1965 à Pargny-lès-Reims) est un intellectuel catholique français, germaniste, essayiste et résistant.

Deuxième fils et quatrième enfant du comte Pierre d'Harcourt et d'Adélaïde-Alix de Mun, il est le neveu d'Albert de Mun, demi-frère de sa mère. Après une thèse de doctorat sur le poète et romancier suisse Conrad Ferdinand Meyer1, il est titulaire de la chaire de langue et littérature germaniques à l'Institut catholique de Paris.

Sa connaissance de l'Allemagne l'amène à dénoncer dès 1933 le caractère néfaste du régime nazi dans de nombreux articles. En 1936, il publie l'Évangile de la force, son ouvrage le plus célèbre, dans lequel il s'élève notamment contre l'embrigadement des jeunes allemands au sein des mouvements nazis et il souligne l'incompatibilité radicale entre l'idéologie raciste nazie et le christianisme2. Durant l'Occupation, Robert d'Harcourt devient une des figures de la résistance intellectuelle en s'engageant dans la presse clandestine3.

Avec Ernest Seillière, Jean Tharaud, René Grousset et Octave Aubry, il est une des cinq personnes élues le 14 février 1946 à l'Académie française lors de la première élection groupée de cette année visant à combler les très nombreuses places vacantes laissées par la période de l'Occupation. Il est reçu le 28 novembre 1946 par Monseigneur Grente au fauteuil 14, celui du Maréchal Louis Franchet d’Espèrey.

Le comte Robert d'Harcourt, « immortel » décédé le 18 juin 1965, peu de temps après son épouse, et il repose au cimetière de Pargny-lès-Reims.

Ouvrages

C. F. Meyer, sa vie, son œuvre (1825-1898), 1913

Souvenirs de captivité et d'évasions 1915-1918, 1922

La Jeunesse de Schiller, 1928

L'Éducation sentimentale de Goethe, 1931

Goethe et l'Art de vivre, 1935

L'Évangile de la force, le visage de la jeunesse du IIIe Reich, 1936

Catholiques d'Allemagne, 1938

Le Nazisme peint par lui-même, 1946

Les Allemands d'aujourd'hui, 1948

La Religion de Goethe, 1949

Visage de l'Allemagne actuelle, 1950

L’Allemagne est-elle inquiétante ?, 1954

Konrad Adenauer, 1955

L'Allemagne d'Adenauer, 1958

L'Allemagne et l'Europe, Allemagne européenne, 1960

L'Allemagne, d'Adenauer à Erhard, 1964

 

      • Anne Gabrielle de Riquet de Caraman Chimay, née le 23 juin 1901, Paris (75), décédée le 12 septembre 1977, Le Rouret (Alpes-Maritimes) (à l'âge de 76 ans).
        Mariée le 8 novembre 1920, Paris (75), avec Casimir Poniatowski, né le 30 octobre 1897, San Francisco, California, USA, décédé le 3 août 1980, Le Rouret (à l'âge de 82 ans). ( parents du ministre Michel, et de Marie-Thérèse Poniatowska, épouse de Ghislain de Maigret,

Marié le 7 mars 1908, Paris XVIe, avec Jeanne Carraby, née en 1872, Neuilly-sur-Seine (92), décédée le 11 février 1922, Paris (75), inhumée, Cimetière de Passy (à l'âge de 50 ans).

    • Ghislaine de Riquet de Caraman Chimay, née le 24 octobre 1865, Chimay, décédée le 23 décembre 1955, Fontainebleau (à l'âge de 90 ans), dame d'Honneur de la Reine Elisabeth.

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Mariée avec Alfons Wauters.

Geneviève de Riquet de Caraman Chimay, née le 29 avril 1870, Paris VI, décédée le 29 avril 1961, Fontainebleau (Seine-et-Marne) (à l'âge de 91 ans).
Mariée le 14 octobre 1894, Paris, avec Charles Pochet-Le Barbier de Tinan, né le 16 septembre 1864, Le Havre (Seine-Maritime), décédé le 2 décembre 1951, Fontainebleau (Seine-et-Marne) (à l'âge de 87 ans), général de division (mariage civil le 7 novembre 1894 à Provins, sans postérité).

Alexandre de Riquet de Caraman Chimay, né le 9 mars 1873, Paris 6e, décédé le 21 mars 1951, Paris 16e (à l'âge de 78 ans).
Marié le 24 août 1898, Évian (Haute-Savoie), avec Hélène, princesse Bassaraba de Brancovan, née le 30 juin 1878, Paris (75), décédée le 4 mars 1929, Paris (75), inhumée, 28e division - cimetière du Père-Lachaise, Paris (75) - 20e arrondissement (à l'âge de 50 ans), dont  Marc. Hélène est la sœur d’Anna de Noailles :

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« D’origine gréco-roumaine, Anna de Noailles est née à Paris, où elle vécut de 1876 jusqu’à sa mort, en 1933. À partir de son premier recueil, Le Coeur innombrable (1901), couronné par l’Académie Française, Noailles composa neuf recueils de poèmes, trois romans (dont le savoureux Visage émerveillé, en 1904), un livre combinant histoires courtes et méditations sur les relations hommes-femmes (Les Innocentes, ou La Sagesse des femmes, 1923), un recueil de proses poétiques (Exactitudes, 1930), et une autobiographie couvrant son enfance et son adolescence (Le Livre de ma vie, 1932). Anna de Noailles fut la seule femme poète de son temps à recevoir les plus hautes distinctions publiques. En dépit de l’oubli partiel auquel elle fut soumise après sa mort, des jugements critiques ultérieurs confirment que cette reconnaissance était méritée. Reflétant la situation de Noailles entre romantisme et modernisme, un écart entre forme et contenu caractérise sa poésie où des concepts et des images dynamiques s’efforcent de dissoudre une structure qui reste largement classique. En s’engageant dans un dialogue avec son héritage littéraire français tout en trouvant une source d’inspiration dans le paganisme grec et dans la pensée radicale de Nietzsche, Anna de Noailles est parvenue à construire une vision poétique originale. Son oeuvre peut être décrite en termes dionysiens – extatique, sensuelle, érotique, ludique, quelquefois violente, et toujours marquée par un courant tragique qui devient plus manifeste vers la fin de sa vie. » http://www.annadenoailles.org/

 

Marié le 18 août 1933, Paris 16e, avec Gisèle Loewenguth, née le 29 novembre 1877, Strasbourg, décédée le 10 juillet 1948, New-York (à l'âge de 70 ans) (sans postérité).

  • Marié le 2 septembre 1889, Bruxelles (Belgique), avec Mathilde de Barandiaran, née le 13 décembre 1862, Mexico (Mexique), décédée le 24 août 1919, Bruxelles (Belgique) (à l'âge de 56 ans) (bans à Paris VIII le 18 viii 1889; sans postérité).

Valentine de Riquet de Caraman Chimay, née le 15 février 1839, château de Menars (Loir-et-Cher), décédée le 25 août 1914, Sinaïa (Roumanie) (à l'âge de 75 ans).
Mariée le 18 avril 1861, Chimay, avec Paul de Bauffremont-Courtenay, duc de Bauffremont (4e), prince du Saint-Empire, né le 11 décembre 1827, Palermo, Italie, décédé le 3 novembre 1893, Paris IXème arrondissement (Seine) (à l'âge de 65 ans),

Général de brigade (1876), Élève à Saint-Cyr, il en sortit en 1848 dans la cavalerie. Promu capitaine, il entra le premier à Ouargla (Algérie) en 1854. En 1856, il fit partie de l'ambassade extraordinaire envoyée en Russie. Comme capitaine au 6e hussards, il fit la campagne d'Italie ; comme lieutenant-colonel, celle du Mexique (1865-1867) avec le 1er régiment de marche de cavalerie. Colonel du 1er Régiment de Hussards en 1867, il commanda, en 1870, avec le général Gaston de Galliffet la fameuse charge de Sedan, où il eut deux chevaux tués sous lui. Prisonnier, il rentra de captivité pour reprendre le commandement du 7e hussards. Général de brigade, le 9 novembre 1876, conseiller général de Haute-Saône. Mariée à vingt-deux ans avec un homme qu'elle n'aimait pas, se retrouvant dans une ville de garnison, alors qu’elle était éprise d’Antoine de Noailles, duc de Mouchy, et aimait la vie mondaine, Valentine de Riquet obtint en 1874 la séparation de corps et la garde de ses deux filles. Pour épouser son chevalier servant, le prince Georges II Bibesco, rencontré vers 1860, elle se fit naturaliser en 1875 dans le duché de Saxe-Altenburg, dans lequel la loi locale autorisait le divorce, encore interdit en France, et se remaria le (24 octobre 1875) à Berlin.

Le prince de Bauffremont obtint du tribunal civil de la Seine un jugement (10 mars 1876) prononçant l’annulation de ce mariage et retirant à la princesse la garde de ses enfants, jugement confirmé par la cour d’appel de Paris (27 juillet 1876), puis par la Cour de cassation. Un arrêt de la cour d’appel de Paris enjoignit à la princesse de rendre les enfants sous astreinte de 1 000 francs par jour. Au bout d’un an de résistance, le montant de l’astreinte atteignait 300 000 francs : Bauffremont fit liquider l’astreinte et saisir le château de Menars (Loir-et-Cher), que la princesse avait hérité de sa mère en 1871. Le château fut vendu aux enchères le 16 juillet 1876.

  •  (son frère, Roger de Bauffremont, né en 1823 et mort en 1891, duc de Bauffremont, prince de Bauffremont et du Saint-Empire, prince de Carency. Il épousa en 1849 Laure Leroux, née en 1832 et morte en 1917, fille d'Eugène et de Héloïse Bourg de Bossi ; fondatrice de la congrégation des Sœurs Franciscaines Missionnaires du Sacré Cœur le 21 avril 1861, elle devint mère Marie Joseph de Jésus Hostie). dont
    • Catherine de Bauffremont-Courtenay, née le 8 janvier 1862, Moulins (Allier), décédée en 1932 (à l'âge de 70 ans).
      Mariée le 17 mai 1888, Bucarest (Roumanie), avec Nikolai Nikolajewitsch Wlassow, décédé le 26 octobre 1913, Paris, secrétaire d'ambassade russe.
    • Jeanne de Bauffremont-Courtenay, née le 3 septembre 1864, château, Menars (Loir-et-Cher), décédée le 17 août 1935, Rome (Italie) (à l'âge de 70 ans), dame du palais de la reine d'Italie.
      Mariée le 8 juin 1891, Naples (Italie), avec Luigi Sanfelice, Principe di Viggiano (1er), Marchese di Monteforte (2e), né le 19 mai 1863, Paris (Suisse), décédé le 10 mars 1913, Roma (Italia) (à l'âge de 49 ans), dont
      • Yvonne Sanfelice, née le 21 octobre 1893, Paris XVI, décédée le 21 mars 1982, Paris (75) (à l'âge de 88 ans).
        Mariée le 18 avril 1912, Paris, avec François Robert de Beauchamp, né le 7 avril 1887, Paris XVI, décédé le 1er mai 1917, Ambulance, Trigny (Marne), inhumé, mort pour la France (à l'âge de 30 ans), ingénieur des Arts & Manufactures, capitaine au 26ème Régiment d'Artillerie Lourde (sans postérité).
        Mariée le 19 juillet 1947 avec Stanislas de La Rochefoucauld, duc de Bisaccia, né le 2 mai 1903, Paris, décédé le 26 janvier 1965 (à l'âge de 61 ans), fils d’Edouard de la Rochefoucauld  et Marie-Camille de Colbert 1883-1969
      • larochefoucauld-edouarddelarochefoucauld..
      • Paola Sanfelice, née en 1895, Paris.
        Mariée le 16 avril 1917, Roma, avec Luigi Medici del Vascello, né le 1er avril 1881, Potenza (Italie), décédé le 21 février 1962, Rome (Italie) (à l'âge de 80 ans).
      • Maria Luisa Sanfelice, née le 1er mai 1900, Lucerna, décédée, Suisse.
        Mariée le 12 novembre 1921, Rome, avec Giuseppe Augusto Pavoncelli, né en 1885, Portici, décédé en 1959, Rome (Italie) (à l'âge de 74 ans).
      • Giovanni Luigi Sanfelice, Principe di Viggiano (2e), Marchese di Monteforte (3e), né le 16 juillet 1902, Luzern, décédé le 23 septembre 1970, Luzern (à l'âge de 68 ans).

Mariée le 24 octobre 1875, Berlin, avec Georges, prince Bibesco, né le 14 mai 1834 julien (26 mai 1834), Bucarest (Roumanie), décédé le 20 mai 1902, Istambul (Turquie) (à l'âge de 67 ans), chef de bataillon d'Etat-Major, diplomate, essayiste, historien (mariage considéré comme nul en France),

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Elevé à Paris, il entra à Saint-Cyr (1855-1857) à titre étranger et fit la campagne du Mexique où il se distingua comme officier d'état-major.

Il publia notamment "Campagne de 1870. Belfort, Reims, Sedan. Le 7°corps de l'armée du Rhin, par le prince Georges Bibesco, officier supérieur de l'armée Française attaché au 7°corps (Paris, E. Plon et Cie, 1874, in-8°, 214 p), où il a inséré dans cette excellente étude plusieurs fragments de ses souvenirs personnels. (H.Tourret)

Grand-officier de la Légion d'honneur, Membre du Comité international olympique (1899-1902), Grand officier de la Légion d'honneur, ESM Saint-Cyr, promotion du Prince Impérial.

dont

    • Marcelle, princesse Bibesco, née le 17 mai 1873, Bruxelles (Belgique), décédée le 1er mars 1957, Bucarest (Roumanie) (à l'âge de 83 ans).
      Mariée le 25 avril 1891, Bucarest (Roumanie), avec Nicolae Cantacuzino, né en 1864, décédé en 1948 (à l'âge de 84 ans), diplomate roumain, dont
      • George-Matei Cantacuzène, né en 1899, décédé en 1960 (à l'âge de 61 ans), architecte.
        Marié avec Sanda Stirbey.
      • Emanuel Cantacuzène, né le 17 novembre 1904, Vienne (Autriche), décédé en 1984, Bruxelles (Belgique) (à l'âge de 80 ans).
        Marié le 24 août 1928, Bucarest (Roumanie), avec Stefania Bellio, née le 15 décembre 1907, Brasov, décédée le 14 mars 1990, Bruxelles (Belgique) (à l'âge de 82 ans).
    • Georges, prince Bibesco, mort jeune, Bad Godesberg, Bonn, land de Westphalie du Nord (Allemagne).
    • Nadejda, princesse Bibesco, née le 16 août 1876, Loschwitz, Dresde, land de Saxe (Allemagne), décédée en 1955, Sinaia (Roumanie) (à l'âge de 79 ans).
      Mariée le 21 juillet 1895 avec Barbu, prince Stirbey, né le 4 novembre 1872, Buftela (Roumanie), décédé le 24 mars 1946, Bucarest (Roumanie) (à l'âge de 73 ans), premier ministre de Roumanie (1927) (fils possible: Mircea von Hohenzollern-Sigmaringen, prince de Roumanie 1913-1916),
    •  Stirbey-BarbuAStirbey
    • « a été brièvement Premier ministre du Royaume de la Roumanie en 1927. Il était le fils du prince Alexandru Ştirbey et son épouse Maria Ghika-Comăneşti, et petit-fils d'un autre Barbu Dimitrie Ştirbei (né Bibescu, adoptée Ştirbei) , qui était le prince de Valachie et mourut en 1869.
      Il a épousé la princesse Nadèje Bibescu vers 1895, et a eu quatre filles. Sa véritable importance dans l'histoire de la Roumanie découle de son rôle de confident de la reine Marie, qui se était un personnage très influent dans les milieux gouvernementaux roumains avant l'adhésion de son fils, le roi Carol II sur le trône en 1930. Ştirbey et la reine Marie étaient amants, et Ştirbey était probablement le père de son plus jeune enfant, Mircea, et peut-être le père de Ileana. Peu de temps après le coup royal du 23 Août 1944, il se est rendu à Moscou avec la délégation roumaine qui ont signé l'accord d'armistice entre la Roumanie et l'Union soviétique 12 Septembre. Ştirbey était l'un des signataires de plénipotentiaires de l'entente; les autres signataires étaient Lucreţiu Pătrăşcanu, Dumitru Dămăceanu et Ghiţă Popp du côté roumain, et Rodion Malinovsky du côté soviétique.
       »
    • dont
      • Maria Stirbey, née le 1er mai 1896, Buftea, décédée le 21 janvier 1990, Essen (à l'âge de 93 ans).
        Mariée le 18 novembre 1931, Bucarest (Roumanie), avec Nicolae Costinescu-Tâtâranu, né le 6 décembre 1887, Bucarest (Roumanie), décédé le 8 mars 1972, Sinaia (à l'âge de 84 ans).
      • Adina Stirbey.
      • Elisa Stirbey.
      • Jeana Stirbey.
    • Georges-Valentin, prince Bibesco, né le 3 avril 1880, Bucarest (Roumanie), décédé le 2 juillet 1941, Mogosoaia (à l'âge de 61 ans), officier d'aviation au service de la France, président de la Fédération Aéronautique Internationale (1930-1941) (fils adoptif: Gheorghe, prince Bibesco 1936-).
    • bisbescu-George

« Il est le petit-fils de Gheorghe Bibescu, domnitor (administrateur) de la Valachie, et le fils de George Bibescu et de Valentine de Riquet de Caraman. En 1902, il épousa Marthe Lucie Lahovary, qui prit le nom de Marthe Bibesco. Ensemble, ils eurent une fille, Valentina, née le 27 aout 1903. En 1912, il offrit à sa femme le palais de Mogoşoaia.

Bibesco s'est intéressé très tôt à l'aéronautique. Il effectua plusieurs vols dans un ballon aérostatique baptisé "Romania" ("Roumanie"), importé de France en 1905. Ensuite, il essaya sans succès d'apprendre à faire voler un aéroplane Voisin, en autodidacte. Après la visite et les vols de démonstration que Louis Blériot effecta à Bucarest en octobre 1909, sur invitation de l'Automobile Club de Roumanie (dont Bibesco était président !), Bibesco partit en France pour s'inscrire à l'école d'aviateur de Blériot, à Pau. Le 23 janvier 1910, il devint titulaire de la licence de pilote international no 20.

À son retour de France, Bibesco créa l'école de pilotage de Cotroceni, dans la banlieue de Bucarest, où Mircea Zorileanu et Nicolae Capşa obtinrent leur licence de pilote. Le 5 mai 1912, il fonda la Ligue Aéronautique Nationale Roumaine.

Bibesco est aussi l'un des personnages clés de la création de la Fédération aéronautique internationale (FAI). Entre 1927 et 1930, il en fut le vice-président, puis en devint président entre 1930 et 1941.

Il était co-fondateur de L'Automobile-Club de Roumanie (1901), et du Comité Olympique Roumain (1914). En 1904, il gagna la course automobile Bucarest-Giurgiu-Bucarest, à la vitesse moyenne de 66 km/h. En 1905, George-Valentin Bibesco, Leon Leonida et Mihai Ferekide, accompagnés de Marthe Bibesco, Maria Ferekide et Claude Anet, ont effectué le premier voyage en automobile d'Europe jusqu'en Perse, partant de Galaţi en Roumanie, jusqu'à Ispahan. Ce voyage est l'objet du livre écrit par Claude Anet, "La Perse en automobile à travers la Russie et le Caucase (Les Roses d'Ispahan)".

Le prince George-Valentin Bibesco est enterré à côté de la petite église présente sur le domaine du palais de Mogoşoaia. » Wikipedia


Marié le 29 juin 1902, Bucarest (Roumanie), avec Marthe Lahovary, née le 28 janvier 1886, Bucarest (Roumanie), décédée le 28 novembre 1973, Paris (75), inhumée en 1973, cérémonie religieuse en l'église de Saint-Louis-en-L'Ile, Paris et inhumation au cimetière de Menars, Loir-et-Cher (à l'âge de 87 ans), écrivain (fils adoptif: Gheorghe, prince Bibesco 1936-),

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La princesse Bibesco, née Marthe Lahovary (alias Lucile Decaux), est une femme de lettres d'origine roumaine, née le 28 janvier 1886 à Bucarest et décédée le 28 novembre 1973 à Paris1.

Auteur ayant écrit l'essentiel de son œuvre littéraire en français, son Perroquet vert paru en 1924 sera suivi par toute une série de romans, de récits, de contes, de nouvelles, d'articles et d'essais, comme La vie d'une amitié: ma correspondance avec l'abbé Mugnier, 1911-1914 paru en 1951. Elle fut élue en 1955 membre étranger de l'Académie royale de Belgique.

Écrivain français d'origine roumaine, Marthe Bibesco est née à Bucarest (Roumanie) le 28 janvier 1886 dans une famille noble. Son père est le diplomate Jean Lahovary, sa mère la princesse Emma Mavrocordat.

Elle reçoit une éducation raffinée et cosmopolite, passant son enfance entre le domaine familial de Balotesti et les séjours en France, notamment à Biarritz. Vers 1901, elle est fiancée secrètement pendant quelques mois au prince héritier Ferdinand de Roumanie, mais elle épouse finalement l'année suivante le prince Georges Valentin Bibesco -- cousin d'Anna de Noailles et d'Hélène Vacaresco -- avec qui elle aura une fille, Valentine, née le 27 août 1903.

La princesse Bibesco s'insère dans l'élite intellectuelle et la haute société parisiennes et débute une carrière de femme de lettres. Elle publie d'abord Les Huit-Paradis (1908), inspiré d'un voyage en automobile effectué en Asie Mineure au printemps 1905 avec son mari, alors chargé de mission auprès du Shah de Perse. Le livre reçoit un accueil chaleureux. Si Maurice Barrès s'enthousiasme pour cette première oeuvre, c'est Robert de Montesquiou, cousin par alliance de Marthe Bibesco, qui lance sa réputation par un long article dans Le Figaro. Le livre est suivi par Alexandre asiatique (1912), une biographie romancée d'un style artiste et raffiné. Le Pays des saules (1923) est une évocation de légendes et de traditions populaires roumaines.

Devenue l'une des personnalités mondaines les plus marquantes de Paris, amie de Paul Claudel, Marcel Proust, Rainer Maria Rilke, Paul Valéry, Jean Cocteau, Francis Jammes, François Mauriac, Max Jacob, ou encore de l'abbé Mugnier dont elle fait son directeur de conscience, portraiturée par Giovanni Boldini, très liée à ses cousins Antoine et Emmanuel Bibesco eux-mêmes intimes de Marcel Proust, son oeuvre présente un versant mémorialiste dépeignant l'aristocratie cosmopolite parisienne. Dans quelque soixante-cinq volumes, elle témoigne de son époque et de tous ces personnages -- intellectuels, artistes, écrivains, aristocrates, hommes politiques, etc -- liés à elle par l'amitié et les relations mondaines. En 1955, elle est élue membre étranger de l'Académie royale de Belgique, au siège tenu auparavant par sa cousine la poétesse Anna de Noailles. En 1962, elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur.

Parmi les ouvrages les plus connus de la princesse Bibesco, citons notamment: Le Perroquet vert (1925), à mi-chemin entre le roman et l'autobiographie; Catherine-Paris (1927); Une victime royale: Ferdinand de Roumanie (1927); Au bal avec Marcel Proust (1928), grand succès de librairie fondé sur les souvenirs de l'auteur et sur les lettres de Proust à Antoine et Emmanuel Bibesco; Quatre portraits (1929); Pages de Bukovine et de Transylvanie (1930); Le Destin de Lord Thompson of Cardington (1932); Feuilles de calendrier (1939), journal; Le Voyageur voilé: Marcel Proust (1947); La duchesse de Guermantes: Laure de Sade, comtesse de Chevigné (1950); La Vie d'une amitié (trois volumes, 1951-1957), sur l'abbé Mugnier; Théodora, le cadeau de Dieu (1953), Churchill ou le Courage (1956); Un tendre amour de Napoléon (1951), publié sous le pseudonyme de Lucile Decaux, utilisé par la princesse durant toute la Seconde Guerre mondiale; La Nymphe Europe (1960), mémoires où elle relate l'histoire de sa famille, qui a coïncidé bien souvent avec l'histoire européenne (seul le premier volume, intitulé Mes vies antérieures, a paru); Échanges avec Paul Claudel (1971), correspondance.

Marthe Bibesco est morte à Paris le 28 novembre 1973, à l'âge de 87 ans.

    •  dont
      • Valentine, princesse Bibesco, née le 27 août 1903, Posada (Roumanie), décédée le 4 novembre 1976, Bodron, Hampshire (Grande-Bretagne) (à l'âge de 73 ans).
        Mariée le 24 octobre 1925, Comarnic, avec Dimitri Ghika, prince Ghika-Comanesti, né le 1er janvier 1904, Comãnesti (Roumanie), décédé le 23 juin 1989, Bodron, Hampshire (Grande-Bretagne) (à l'âge de 85 ans), fils de Nicolae, Député roumain 1905, ministre.

Eugène de Riquet de Caraman Chimay, prince de Caraman, né le 8 janvier 1843, Menars (Loir-et-Cher), décédé le 20 juin 1881, Chimay (à l'âge de 38 ans).
Marié le 14 septembre 1863, Carlepont (Oise), avec Louise de Graffenried-Villars, née le 17 juin 1842, Paris, décédée le 18 octobre 1901, Bruxelles (Belgique) (à l'âge de 59 ans),fils de  Dionys Bernhard Friedrich de Graffenried-Villars, - Chevalier de la Légion d'honneur, Chambellan du roi de Bavière, conseiller général de l'Oise, grand veneur de Napoléon III, Propriétaire des châteaux de Müncherwiler (Berne) et de Carlepont (Oise), Portrait par Johann Friedrich Dietler, aquarelle, 36 x 26,5cm, 1836 et Césarine Aimable Louise Fleming

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  • dont
    • Hélène de Riquet de Caraman Chimay, comtesse de Caraman-Chimay, née le 18 août 1864, Menars (Loir-et-Cher), décédée le 31 mai 1902, Bruxelles (à l'âge de 37 ans).
      Mariée le 6 décembre 1890, Bruxelles, avec John de Salis-Soglio, Graf von Salis (7e, 7 août 1871 - 14 janvier 1939), né le 19 juillet 1864, Hellington, décédé le 14 janvier 1939, Bondo-Promontogno (Suisse) (à l'âge de 74 ans), dont
      • John Eugene de Salis-Soglio, Graf von Salis (8e, 14 janvier 1939 - 19 juin 1949), né le 4 octobre 1891, décédé le 12 juin 1949 (à l'âge de 57 ans).
        Marié le 8 mars 1947, Roma, avec Maria Camilla de Presti, née le 23 janvier 1926, décédée le 1er mai 1953 (à l'âge de 27 ans).
      • Antony Denis Rodolph de Salis-Soglio, né le 2 janvier 1897, Bruxelles (Belgique), décédé le 24 janvier 1952 (à l'âge de 55 ans), capitaine aux Scots Gards, basé à la caserne de Chelsea à Londres (Grande-Bretagne) lors de son mariage.
        Marié le 26 octobre 1925, Monnaie (Indre-et-Loire), avec Françoise de La Panouse, née le 29 novembre 1903, Copenhague (Danemark), décédée en 1985 (à l'âge de 82 ans), fille de Louis, Chevalier de la Légion d'Honneur,
      • Chevalier de la Légion d'honneur, Général de division, ESM Saint-Cyr, promotion de Madagascar, et  Sabine de Wendel.
      • Peter Francis de Salis-Soglio, né le 18 mai 1902, décédé le 22 janvier 1982 (à l'âge de 79 ans).
        Marié avec Winifred Alice d'Anyers Willis, née le 13 janvier 1910, décédée le 22 mars 1977 (à l'âge de 67 ans).
    • Philippe de Riquet de Caraman Chimay, né le 23 août 1866, Chimay, décédé le 30 janvier 1869, Beaumont (à l'âge de 2 ans).
    • Alice de Riquet de Caraman Chimay, comtesse de Caraman-Chimay, née le 27 mars 1868, Paris, décédée le 23 juin 1953, Roma (à l'âge de 85 ans).
      Mariée le 9 décembre 1902, Horpacs (Hongrie), avec Giovanni Battista Borghese, duca di Palombara, né le 26 octobre 1855, Roma, décédé le 15 avril 1918, Roma (à l'âge de 62 ans), fils de Marcantonio, Principe Borghese 1814-1886 et Thérèse de La Rochefoucauld 1823-1894.
    • Borghese-marcantonio.0.borghese.
    • Emilie de Riquet de Caraman Chimay, née le 15 septembre 1871, Carlepont, décédée le 18 juillet 1944, Budapest (à l'âge de 72 ans), dame du palais de l'impératrice d'Autriche.
    • Portrait of Countess Dénes Széchényi, (born as Émilie de Riquet, comtesse de Caraman-Chimay), 1912 Philip Alexius de László
      Mariée le 8 juillet 1896, Bruxelles, avec Dénes Széchényi, né le 1er décembre 1866, Budapest (Hongrie), décédé le 26 juin 1934, Stockholm (Suède) (à l'âge de 67 ans), Son activité diplomatique a commencé comme secrétaire à l'ambassade de Dresde et de Bruxelles à Saint-Pétersbourg en 1904 et a été à Berlin, conseiller d'ambassade. En 1907, il a été nommé ministre plénipotentiaire. A Partir de 1908 et pendant  neuf ans, il fut le représentant de l'Empire austro-hongrois, le Danemark et la Norvège. dont
      • János Széchényi, né le 7 août 1897, Linz (Autriche), décédé le 24 février 1969, Innsbruck (Autriche) (à l'âge de 71 ans).
        Marié le 15 janvier 1931, Budapest (Hongrie), avec Juliana Széchényi, née le 6 décembre 1900, Marczali.
      • Alexandra Széchényi, née le 13 mai 1899, Dresde (Allemagne), décédée le 5 novembre 1977 (à l'âge de 78 ans).
      • Lujza Denise, comtesse Széchenyi, née le 10 décembre 1901, Bruxelles (Belgique).
        Mariée le 25 juin 1925, Horpacs Kom Sopron, avec János Esterházy, né le 14 octobre 1900, Vienne, décédé le 11 juin 1967, Lausanne (à l'âge de 66 ans), fils de Sándor Esterházy 1868-1925 et Agnese Aldobrandini 1877-1910.
      • Ferdinand Széchényi, né le 8 avril 1909, Copenhague (Danemark), décédé le 24 mai 1986 (à l'âge de 77 ans).
    • Philippe de Riquet de Caraman Chimay, né le 2 septembre 1873, Beaumont, décédé le 19 septembre 1877, Beaumont (à l'âge de 4 ans).
    • Madeleine de Riquet de Caraman Chimay, née le 29 mai 1879, Bruxelles, décédée le 28 décembre 1914, Budapest (à l'âge de 35 ans).
      Mariée le 24 janvier 1900, Bruxelles, avec Joseph Hunyady de Kéthely, né le 16 décembre 1873, Ürmény (Hongrie), décédé le 26 février 1942, Budapest (à l'âge de 68 ans), dont
      • Helene Hunyady de Kéthely, née le 15 août 1903, Balatonszemes, décédée le 25 décembre 1991, Graz (à l'âge de 88 ans).
        Mariée le 17 mai 1924, Kéthely, avec Emanuel Zichy, né le 13 octobre 1897, Boldogköváralja, décédé le 14 mars 1979, Graz (à l'âge de 81 ans).
    • Philippe de Riquet, prince de Caraman Chimay, né le 1er février 1881, Bruxelles, décédé le 30 novembre 1931, Paris, inhumé en 1931, cimetière du Montparnasse, Paris XIVe (à l'âge de 50 ans).
      Marié le 15 février 1913, Paris 8e, avec Jeanne de Boisgelin, née le 2 décembre 1889, Paris, décédée le 18 septembre 1967, Lausanne, Suisse (à l'âge de 77 ans) (témoins: Giovanni Battista Borghese, duca di Palombara 1855-1918, Joseph de Riquet de Caraman Chimay, prince de Chimay 1858-1937, Louis de Boisgelin 1861-1949, Patrick-John Hennessy 1874-1944) (Mariage religieux église Saint-Pierre de Chaillot at Paris 17 février 1913), dont
      • Marguerite de Riquet de Caraman Chimay, née le 29 décembre 1913, Paris, décédée le 1er septembre 1990, Nice (à l'âge de 76 ans).
        Mariée le 24 août 1937, Sully-le-Château, avec Maurice de Mac-Mahon, duc de Magenta (3e, 1927), marquis de Mac-Mahon (7e), né le 13 novembre 1903, Lunéville (54, Meurthe et Moselle), décédé le 27 octobre 1954, Evreux (à l'âge de 50 ans), 
        lieutenant-colonel de l'armée de l'air, Médaille de la Résistance par décret du 31 03 1947 - J.O. du 13 07 1947. Titulaire de la Médaille de la Résistance, ESM Saint-Cyr, promotion du Rif, fils de Patrice de Mac-Mahon, duc de Magenta 1855-1927, Général de brigade, Croix de guerre 1914-1918, avec 2 palmes, Médaille commémorative de Madagascar, Commandeur de la Légion d'honneur, ESM Saint-Cyr, promotion de l'archiduc Albert. et  Marguerite, princesse d'Orléans 1869-1940.
      • Mac_Mahon

      • SullySully 
      • Guy Philippe de Riquet de Caraman Chimay, né en août 1918, décédé le 11 juin 1920, inhumé en 1920, cimetière du Montparnasse, Paris XIVe (à l'âge de 22 mois).
      • Hélène de Riquet de Caraman Chimay, née le 7 octobre 1921, Paris, décédée le 28 juillet 2002, Boulogne-Billancourt (92, Hauts-de-Seine) (à l'âge de 80 ans).
        Mariée le 24 avril 1947, Paris, avec Henri, comte Hocquart de Turtot (7e), né le 13 septembre 1914, Bellou (Calvados), décédé le 10 janvier 2007, Boulogne-Billancourt (92, Hauts-de-Seine) (à l'âge de 92 ans) (fils adoptif: Bruno Hocquart de Turtot 1945-) (filleule: Ghislaine du Boisguéheneuc 1957-). Fils de  Jean Hocquart de Turtot, Comte Hocquart de Turtot (6e), Ingénieur agronome, fondateur et gérant de l'hacienda "El Malinal" à Tépic (Mexique), aquarelliste

Total: 60 personnes (conjoints non compris).

 

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Incroyable descendance d’Émilie Pellapra,

Comtesse de Brigode puis Princesse de Caraman-Chimay

dans le royaume de Marcel Proust

Pellapra-emilie.          Marcel-Proust

SON FILS : Joseph de Riquet de Caraman Chimay épousa Marie de Montesquiou Fezensac, soeur de Robert de Montesquiou.

Montesquiou

SA FILLE : Valentine de Riquet de Caraman Chimay devint princesse Georges Bibesco, 

qui était le propre oncle d’Emmanuel et d’Antoine Bibesco.

bibesco-EmmanuelBibesco-Antoine

SON PETIT FILS Alexandre de Riquet de Caraman Chimay épousa Hélène, Princesse de Brancovan
sœur d’Anna de Noailles, princesse de Brancovan

Noailles-bibesco_bassaraba_de_brancovan

Leur fille : La princesse Bibesco, née Marthe Lahovary

Bibesco-Marthe-Boldini

PETITE FILLE : Élisabeth de Riquet de Caraman Chimay, avec Henry, comtesse Greffulhe
Greffulhe 

cousin issu de germaine du père de Boni de Castellane
castellane-Boni.

frère de Jean de Castellane, époux de Dorothée de Talleyrand-Périgord)
castellane-Jean-Talleyrand-1899

ARRIERE PETITE FILLE : Elaine Greffulhe, avec Armand Antoine, 12 ° duc de Gramont

Gramont-armand_antoine_12_de_gramontGreffulhe-elaine.0.greffulhe 

frère d’Antonia Corisande Élisabeth de Gramont duchesse de Clermont-Tonnerre

Gramont-Elisabeth-Laszlo

sa cousine germaine, Claude Victor de Gramont épouse de Léon Radziwiłł

Radziwill-Leon

Boson de Talleyrand-Périgord, duc de Talleyrand, cousin issus de germain du comte Henry Greffulhe

Boson_Talleyrand_Perigord

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NOTE IMPORTANTE

 Une grande part des tableaux généalogiques contenus dans cet ouvrage provient de la base ROGLO et sont de notre unique responsabilité; celle-ci peut contenir des erreurs malgré son sérieux reconnu et ses soins constants et nos vérifications. La base ROGLO décline toute responsabilité quand à leur justesse ou leur utilisation.

Les demeures Prouvost

Demeures-Prouvost

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PROUVOST-1748-GenealogiePROUVOST-1748-Genealogie

il rédigea en 1748 la première généalogie de la famille Prouvost:
« Voila la description des descendants des Prouvost et de ceux qui se sont alliez 
jusques a la fin de cette année mille sept cens quarante huit. 

Et on peut dire sans vanité, que lesdits du surnom Prouvost, 
ont toujours vécu en gens de biens, d’honneurs 

et de bonne réputation en la foi catholique apostolique et romaine 
et les plus notables des villages qu’ils ont habitez "

PROUVOST-1748-Genealogie-reputation

il vivait à Lille, rue du Nouveau Siècle; il se faisait appeler " Prévost" et non Prouvost

sa belle-sœur  Elisabeth-Julie Trubert de Boisfontaine, dame de La Vigne, épousa Philippe Emmanuel du Bus, comte du Bus, seigneur de Moustier, Ogimont et d'Acquignies ; 

les deux autres furent religieuses à Argenteuil.

Trubert-Prouvost

 

Chateau-de-la-Vigne    egl-st-andre-lille    rue-du-nouveau-siecle-pierre-prouvost
       
Une des seigneries de la Vigne autour de Lille  Eglise Saint André   Une des demeures de la rue du Nouveau Sièclee à Lille tout juste construite à l'époque de Pierre Prouvost  

Pierre Trubert, seigneur de Bois Fontaine, né vers 1650, décédé le 4 août 1696 (à l'âge de peut-être 46 ans), receveur héréditaire de la Douane de Lille.Marié le 26 juillet 1676, Lille, Nord, avec Jehanne de Lespaul, née le 26 mars 1654, Roubaix, Nord, décédée le 13 avril 1696, Roubaix, Nord (à l'âge de 42 ans), dont   * Marie Claire Béatrix Trubert de Bois Fontaine, née en 1687, décédée le 23 août 1715, Lille (Saint Pierre), Nord, inhumée, grande nef de l'Eglise Saint Pierre, Lille, Nord (à l'âge de 28 ans), mariée le 5 septembre 1712, Lille (Saint-Maurice), Nord, avec Pierre Prouvost, baptisé le 6 janvier 1675, Wasquehal, Nord, décédé en 1749 (à l'âge de peut-être 74 ans), auteur d'une généalogie de la famille Prouvost, dont    o Marie Françoise Prouvost, née le 19 septembre 1713, baptisée le 19 septembre 1713, décédée le 27 août 1742 (à l'âge de 28 ans), mariée le 9 décembre 1737, église Saint André, Lille (Nord), avec Pierre Desruelles, décédé le 4 mai 1741, dont   + Pierre Desruelles, né le 16 novembre 1738, Lille (Nord), baptisé le 16 novembre 1738, église Saint Etienne, Lille (Nord), décédé le 29 avril 1747 (à l'âge de 8 ans).   + Marie-Catherine Desruelles, née le 3 décembre 1739, Lille (Nord), baptisée le 3 décembre 1738, église Saint Etienne, Lille (Nord).  o Pierre Claire Julie Prouvost, née le 19 novembre 1714, baptisée le 19 novembre 1714, Lille (Saint Pierre), Nord, décédée le 18 avril 1741, Lille (Saint André), Nord, inhumée, grande nef de l'Eglise Saint André, Lille, Nord (à l'âge de 26 ans).   * Elisabeth Trubert de Bois Fontaine, dame de La Vigne.  Mariée le 31 août 1736, Lille, Nord, avec Philippe Emmanuel, comte du Bus, seigneur de Moustier, Ogimont et d'Acquignies. (Roglo)  

           dont Marie-Françoise et Claire Julie 
inhumée le 17 avril 1741 dans la grande nef de l'église Saint André de Lille.

Marie-Françoise Prouvost épousa, le 9 décembre 1737, en l'église Saint André de Lille, Pierre Desruelles, bourgeois de Lille,

blason-desruelles epoux Marie-Francoise Prouvost

Bulletin : histoire et archéologie Flandre, Tournaisis, Cambrésis, Hainaut, Artois / Société d'études de la province de Cambrai

Auteur : Deligne, Jules (1816-1906)

Auteur : Société d'études de la province de Cambrai

Éditeur : Impr. Lefebvre-Ducrocq (Lille)

egl-st-maurice-lille
                      

Testament de Marie-Catherine-Françoise Desruelles-Prouvost

5 mai 1783

Il décrit son paysage sociétal et familial truculent et savoureux.


Marie-Catherine-Françoise DESRUELLES, née en 1734, fille de Pierre-Antoine-Constantin et de Marie-Françoise Prévost, mourut sans postérité le 1er septembre 1791 et fut inhumée au cimetière de Fives. Elle avait épousé, le 22 octobre 1759, Ernest-Joseph CARDON, sieur du Rotoy à Courrières, né à Lille le 7 janvier 1722, d'abord novice jésuite à Tournai, puis échevin de Lille, administrateur de la Charité générale, marguillier de La Madeleine, décédé le 23 novembre 1772 et inhumé à Saint-Pierre de Lille, vis-à-vis la chapelle paroissiale. Il était fils d'Ignace-Joseph, sr du Jardin, et de Marguerite-Thérèse Dancoisne dite Le Cocq.

« Je soussignée, Marie-Catherine-Françoisé DESRUELLES, veuve immiscée d'Ernest-Joseph CARDON, sieur du Rotoy, demeurante en cette ville de Lille, considérant la fragilité humaine et qu'il n'y a rien de plus certain que la mort et de plus incertain que l'heure d'icelle, et ne voulant mourir intestate, j'ai fait mon présent testament que j'ai écrit et signé de ma main, ainsi que suit : Je recommande mon âme à Dieu, mon créateur, à Jésus-Christ, mon rédempteur et sauveur, au S. Esprit, mon sanctificateur, à la glorieuse Vierge Marie, mère de Dieu, à mon Ange gardien, à S. Pierre et S. Paul, à S. François Xavier, à Sle Catherine et Sle Françoise, mes patronnes, et à tous les saints et saintes du Paradis, les priant de vouloir intercéder pour mon âme envers la Très Sainte Trinité, lorsqu'elle sortira de mon corps.

Je veux et ordonne que sitôt ma mort il soit célébré toutes les messes qui se disent pendant la matinée à toutes les communautés d'hommes de la ville de Lille.

Ne pouvant plus être enterrée au même endroit où est enterré mon mary, je choisis ma sépulture à la paroisse ou je décéderay, au cimetière désigné pour cela, voulant, en cas que je meure à Lille, que les religieux et tout le clergé conduise mon corps jusqu'à l'endroit où je serai enterrée, priant mes parens et amis d'y assister. Je veux qu'il y ait à mon convoi huit couples de religieux. Voulant qu'il soit fait mention sur la pierre sépulchralle de mon mary de l'endroit où je serày enterrée et qu'il soit mis, si faire se peut, une pierre sépulchralle à l'endroit où je serai enterrée.

Voulant qu'il soit fait un obit solennel à la paroisse de SainteCatherine, quand même je viendrois à décéder ailleurs, et qu'il soit donné un louis d'or de 19 florins 4 patars à l'offrande pour M. le Curé de Sainte-Catherine. Voulant aussi qu'il soit célébré une quarantaine à la paroisse de Sainte-Catherine, à la chapelle de N.-D. de Tongres, qui est la chapelle de communion, sans y comprendre les messes qui seront célébrées pendant le service et les messes que j'ordonne par mon testament, et qu'il y ait une tombe relevée à la chapelle pendant le service et la quarantaine.

Je veux qu'il soit distribué 2.250 pains, de 2 livres chaque pain, compris la façon, aux pauvres, ou plus, s'il est nécessaire, par l'entremise de mes parens et amis qui seront invités à mes funérailles. Je veux qu'il soit demandé pour assister à mes funérailles 62 invalides auxquels il sera distribué à chacun un pain et 2 patars en argent.

Étant de la confrérie du S. Sacrement de la paroisse de S. Pierre, je prie les administrateurs de faire célébrer un obit solennel pour le repos de mon âme, pour lequel il sera payé 18 livres de France. Priant aussi ceux des administrateurs de la paroisse de SIe Catherine, étant aussi de la confrérie du S. Sacrement, de vouloir bien faire la même chose, en leur payant aussi 18 1. de France.

Je veux qu'il soit donné au Bouillon de la paroisse de S,e-CathLrine 100 florins une fois ; et à l'Hôpital général 200 fl. une fois, les priant de prier Dieu pour le repos de mon âme.

Je veux qu'il soit célébré 800 messes le plus tôt qu'il sera possible pour le repos de mon âme, à la rétribution de 12 patars, sans y comprendre les messes qui seront célébrées le jour de ma mort, et la quarantaine, et le jour du service. Je veux qu'il soit célébré tous les jours une messe pendant un an après ma mort, pour le repos de mon âme, à commencer le lendemain que la quarantaine sera finie, à huit heures, à la paroisse de Sainte-Catherine, dans la chapelle de N -D. de Tongres, à la rétribution de 20 patars, compris six chierges, priant mes parens et amis d'y assister.

Je veux qu'il soit célébré à la paroisse d'Haubourdin un obit solennel pour le repos de mon âme, pareil à celui de mon mary et qu'il soit donné un louis d'or de 19 fI. 4 p. à M. le curé d'Haubourdin pour l'onrande. De plus je veux qu'il soit donné à M. le curé d'Haubourdin 24 fl. une fois, le priant de vouloir bien donner à dtner aux prêtres et religieux qui auront assisté et célébré leur messe pendant le service ou obit. Voulant aussi qu'il soit donné à chaque prêtre ou religieux qui auront célébré leur messe pendant ledit obit, 3 1. de France. Je veux qu'il soit distribué aux pauvres de ladite paroisse d'Haubourdin deux sacqs de bled converti en pain. Je prie les administrateurs du S. Sacrement de la paroisse d'Haubourdin de faire célébrer un obit pour le repos de mon âme, selon l'usage qu'on fait pour les confrères et consœurs, pour lequel il sera payé 6 florins.

Je donne et lègue à ma cousine Marie-Joseph-Thérèse-Angélique Balas la propriété de tous mes meubles meublans, provisions de ménage, argenterie, étains, batterie de cuisine, tabatière, tableau, portraits, boucles et montre d'argent, linge de table, linge de lit, tout ce qui sert à mon chef et corps; et générallement tout ce qui se trouvera à ma mort, tant à ma maison de ville qu'à ma maison de campagne, à l'exception de l'or et argent monnoyé, après les dettes, obsèques et funérailles payées, se partage égallemenl entre tous mes héritiers, et aussi aux exceptions cy après, de tous mes diamans, de même qu'à celles que je pourrois faire dans mes codiciles.

1° Toute ma bibliothèque, consistante en livres de droit, d'histoire, de philosophie, de morale et de dévotion, que je donne et lègue à M. François-Joseph de Poucques, le priant de vouloir bien l'accepter.

2" La Sainte Vraie Croix que je donne et lègue avec les bulles à la paroisse de la Magdeleine, suivant l'intention de mon mary.

3° Mon nœud de diamant que je donne et lègue à ma filleule, Henriette Dervaux.

4° Six cuillers et six fourchettes d'argent, marquées d'un P, d'un C, et d'un D, et six petites cuillers à thé marquées d'un chiffre, que je donne et lègue à ma filleule, Catherine Brausart ; et en cas qu'elle décéderoit avant moy, je le donne et lègue à sa sœur.

5° Le reste de mes diamants, à l'exception de mes boucles d'oreilles, je le donne et lègue pour être mis à la remonstrance du S. Sacrement de la paroisse d'Haubourdin.

6° Ma montre d'or et sa chaîne aussi d'or, que je donne et lègue à mon filleul, Gaston-François-Joseph Lefebvre.

7' Je donne et lègue à ma cuisinière, à ma femme de chambre et à mon domestique, qui se trouveront à ma mort, le lit, literie, couverte et paire de draps sur lesquels ils couchent à leur lit à Lille.

Je lègue à mon cousin Jean-Baptiste Famelare, comme étant le plus pauvre, la somme de 100 fl. par an, sa vie durante, à prendre sur la m'aison située à l'entrée de la rue des Malades, occupée présentement par le sr Béghin, le priant de prier Dieu pour le repos de mon àme. Je donne et lègue à ma cousine Julie-Françoise Famelare, sa soeur, qui est pauvre, la somme de 50 florins par an sa vie durante, à prendre sur ladite maison.

Je donne et lègue à ma cousine Thérèse Desruelles, qui est pauvre, la somme de 50 fl. par an, sa vie durante, à prendre sur ladite maison.

Je donne et lègue à celui qui sera concierge et jardinier à ma mort, à ma maison de campagne, la somme de 40 fl. par an, à prendre sur le pied des années qu'il aura été à mon service, de sorte que s'yl y a resté deux ans, il faut lui donner 80 fl., et autant d'années de plus qu'il m'aura servi, augmenter de 40 fl., sans y comprendre son année de gages, le tout une fois seulement. Au cas que mon jardinier qui est présentement Doby, ne seroit plus à ma mort, par infirmité habituelle ou par maladie, je veux que celà lui soit donné également, à compter jusqu'au moment où il seroit remplacé par d'autre ; voulant aussi que celui qui l'auroit remplacé ait la même chose, à compter chaque année du moment de son entrée jusqu'au moment de ma mort, une fois pour tout.

Je donne et lègue à chacun de mes domestiques qui se trouvera à mon service à ma mort la somme de 80 fl. par an, à prendre sur le pied des années qu'ils auront été à mon service, sans y comprendre leur année de gages, le tout une fois seulement. De plus je donne et lègue à chacun de mes domestiques 50 fl. une fois, pour habit de deuil.

Au cas que je deviendrois hors d'état, soit par maladie ou autrement, avant ma mort, de régir mon bien, je veux que ce soit ma cousine, Marie-Joseph-Thérèse-Angélique Balas, à qui j'ai donné ma procuration à cet effet, qui ait seule la régie de tous mes biens, tant réputés biens l'immeubles et fiefs, et la régie de mon ménage à l'exclusion ires, lui donnant tout pouvoir tant pour recevoir que pour liant que la dtte dello Balas ne soit tenue à aucun compte

x, après ma mort, à aucun de mes héritiers, ni à qui que ce u'elle soit déchargée, sur sa simple déclaration, de tout ce ra à ma mort ; et en cas que quelqu'un voudroit la chagriner L, je veux qu'il soit privé de trois années des profits, émolumens is desdits immeubles et qui seront au profit de ladite cousine; aussi qu'après ma mort aucun de mes héritiers ne pourront fe aucune pension, sous tel prétexte que ce puisse être, à ladite iour le temps qu'elle a bien voulu demeurer avec moy et me

• compagnie, et que ladite dtllt Balas ait la liberté de rester pendant temaines dans ma maison mortuaire, y vivre avec mes domcsti-

ques, voulant qu'ils restent pendant ledit temps à son service comme Bis étoient à moy même. Et au cas que ladite d"" n'auroit pas encore -trouvé d'emplacement, les dites six semaines écoulées, elle aura la liberté de continuer à rester dans ladite maison encore six autres |gemaines, mais mes domestiques ne seront plus tenus de rester avec elle.

Je veux et ordonne aussi que ma maison, située rue des Bonnes Filles à Lille, soit vendue après ma mort et qu'il soit conditionné à celui qui l'achètera qu'il ne pourra en jouir que trois mois après ma mort; voulant qu'il soit donné et légué franc et net argent, du provenu de la dite vente, à ma cousine Balas la somme de 50 fl. une lois pour tout. Voulant aussi qu'il soit donné et légué, du provenu de cette dite vente, à madame Charlotte Fruict, épouse de M. César-Auguste-JosephMarie Hespel, écuyer, sr de Guermanez, la somme de 3.000 fl. une fois pour tout ; et en cas que ladite dame de Guermanez viendroit à décoder avant moy, je donne et lègue ladite somme à tous ses enfants, à partager également, en dédommagement de ce qu'elle n'a pas hérité de ma campagne à Haubourdin, après la mort de mon mary, suivant l'intention et le désir qu'il avoit à ce sujet.

Voulant aussi que soit donné et légué, du provenu de cette dite vente, à Catherine Diricq 1, 100 fl. une fois ; à sa soetir, Marie-Anne Diricq, 100 fl. une fois ; à Thérèse Dujardin 2, ancienne servante de mon grand,père Prouvost dit Prévost, 100 n, une fois ; à Catherine Bulté, ma filleule, 100 fl. une fois.

Voulant aussi que les 100 fl. que je donne et lègue au Bouillon de la paroisse de Sainte-Catherine, et les 200 fl. que je donne et lègue à

1. Nota. Ladite Catherine Diricq est décédée. Signée : Desruelles, veuve de Cardon du Rotoy. (Mention en marge).

2. Même mention.

- l'Hôpital général, les 800 messes à 12 p., ainsi que les 365 fl. pour la messe que l'on doit célébrer chaque jour, soient pris sur le produit de la vente de cette dite maison ; et en cas que la vente de cette dite maison, contre toute attente, ne monteroit pas autant que les charges que je mets sur cette dite maison, je veux et ordonne que le surplus en soit pris sur mes plus clairs et apparants biens de libre disposition.

Je veux et ordonne aussi que les 3.600 fl. que j'ai donné en rente héritière, le 4 septembre 1779, à mon cousin Pierre-Joseph Prouvost, bailly de Mouveau et collecteur de Roubaix, provenant d'une lettre de rente héritière qui m'a été remboursée par les enfans et héritiers de mon cousin Pierre Prouvost et de Marie-Jeanne Delebecque, sa femme, le 4 septembre 1779, que cette ditte rente soit partagée également entre les enfans de feu Pierre, de Jacques et de Jean-Fortunat Prouvost, mes parens au 3e degré, qui est le 6' degré civil, sans préjudice aux descendants de Marie Prouvost, sœur de mon grand'père maternel, laquelle a épousé Philippe d'Assonville, en cas qu'il y en ait encore de vivants qui soient au même degré, le tout sans préférence de sexe, ni d'âge au autre avantage coutumier, accoidaht la représentation à ceux et à celles dont les père et mère seront décédés.

Je veux et ordonne aussi que les 1300 fl. que j'ai donné en lettre de rente héritière, le 13 de novembre 1779. au sieur Séraphin Ferret, marchant et cabaretier demeurant alors à Mouscron, et à Marie-AnneJoseph Deleporte, sa femme, cabaretiers présentement à Roubaix, laquelle rente provient d'une maison située à la Place de Saint-André à Lille, quartier E, n' 631, que j'ai vendue à main ferme au sieur Laurent-Joseph Gachez. maître tailleur, voulant que cette dite rente soit partagée également entre les enfans d'Albert-Élie Molé et de Marguerite-Lucie Taqué, mes parens au 6* degré civil, sans préférence de sexe ni d'âge, ou autre avantage coutumier, accordant la représentation à ceux ou celles dont les père et mère seront décédés.

Je veux que la rente de 40 fl. laissée par ma tante Marie-CatherineThérèse Desruelles à Catherine-Thérèse Diricq continue à lui être payée après ma mort 1

Je veux et ordonne aussi que tout ce que je donne et lègue dans mon testament et codiciles à tous ceux et celles qui me sont parens au même degré, de ceux ou celles qui doivent hériter à ma succession, je leur donne et lègue hors et d'avant part de ce que doivent hériter à ma succession.

Après ce que dessus fourni et accompli, je veux que les biens que je délaisserai à ma mort, compétent et appartiennent à mes plus près

.1. Nota. Ladite Diricq est décédée. (En marge).

parens, tant du côté paternel que du côté maternel, du lez et côté d'où ils procèdent, chacun suivant leur branche, sans confusion de biens d'une famille avec l'autre, sans aucune préférence de sexe ni d'âge ou autre avantage coutumier. De sorte que tous les biens provenant de mon grand père paternel appartiendront aux plus près descendans de Marie-Jeanne Desruelles, sœur de mon grand père et épouse de Charles Lasseré, mes parens au 6e degré civil, qui sont : Jeanne-IsabelleThérèse Bossdleman, veuve d'Antoine Dervaux ; les enfans de PierreEngelbert Bosselleman par la représentation de leur père ; ThéodoreHenri-Joseph Lefebvre, par la représentation de son père ; CharlotteIsabelle Lefebvre, fille de Philippe-Charles-Joseph et de Marie-Augustine Delaitre, par la représentation de son père ; Joseph-Inglebert Lefebvre ; les enfans de Josse-Guislain-Joseph Vandervecken, par la représentation de leur mère ; à Marie-Jeanne-Baptiste Joseph Grebert, épouse de M.

Valicourt-Dltmesnil, commissaire à Valenciennes ; à Magdeleine Grebert, sa sœur, épouse de M. Valicourt, beau-frère de sadite sœur ; au fils de Charles Lasseré, conseiller à la Gouvernance de Douay, par la représentation de son père.

A l'égard de tous les biens provenant de ma grande mère paternelle je veux qu'ils compétent et appartiennent aux plus près descendans de Jacques et d'Agnès Lepers, mes parens au 6e degré civil, voulant que ledit bien soit partagé également entre Marie-Claire Beaussart ; les deux enfans de Jean-François Beaussart, par la représentation de leur père; Antoine-Joseph Lepers ; Marie-Catherine Vpers; François Lepers ; les enfans de Jacques Prouvost et d'Agnès Florins, par la représentation de leur mère ; Ursule Demaziers, épouse de Monsieur Pringuet, par la représentation de sa mère ; et Pierre-Constantin Florins.

A l'égard de tous les biens provenant de mon grand'père maternel, je veux qu'ils compétent et appartiennent aux plus près descendans de Jacques Prouvost, époux d'Antoinette Masurelle. mes parens au 6° degré civil, voulant que ledit bien soit partagé également entre les enfans de feu Pierre Prouvost ; les enfans de feu Jacques Prouvost ; les enfans de feu Jean-Fortunat Prouvost, sans préjudice aux plus près descendans de Marie Prouvost, sœur de mon grand père maternel et épouse de Philippe d'Assonville, en cas qu'il y en ait encore de vivants qui soient au même degré desdits Prouvost. Et au cas qu'on ne puisse pas savoir positivement s'il y en a encore qui soient en vie, je veux et ordonne que le quart de tous les biens provenans de mon grand père Prouvost dit Prévost soit mis en dépôt l'espace de trois ans, pour qu'on puisse faire des informations pendant ledit temps ; lequel temps étant écoulé, si on n'a point pu savoir rien de positif à ce sujet, ledit quart sera au profit desdits Prouvost qui sont nommés dans mon dit testament.

Voulant la même chose pour la part due aux autres héritiers tant du coté paternel que du coté maternel dont on ne pourroit pas savoir où ils sont, laquelle, part se partagera égallement après ledit terme de trois ans.

A l'égard des biens provenant de ma grand mère maternelle, je veux qu'ils, compétent et appartiennent aux enfans d'Albert-Élie Molé et de Marguerite-Lucie Taquet, mes parens au 6' degré civil, à partager également entre Lucie-Albertine-Joseph Molé, Marguerite-Angélique Molé et Albert-Élie-Joseph Molé.

Le tout sans préjudice à tous mes autres parens, tant du côté paternel que du côté maternel qui seroient au même degré et qui ne sont pas marqués dans mon dit testament, n'en ayant point de connaissance.A l'égard de mes immeubles et fiels, je veux que ceux qui voudront en profiter au préjudice des autres soient privés de tous mes biens réputés meubles et acquêts, et de tout ce que j'ai de libre disposition, même de trois années des fruits, profits et revenus desdits immeubles, au profit de ceux qui se soumettront à mes volontés. Voulant que tout ce que dessus soit exécuté de point en point, privant les contredisans de ma succession, dont la part accroîtra au profit des acquiesçans, renonçant à toute loy, usage et coutumes contraires spéciallement à celle disposante qu'on ne peut être et légataire et -héritier, qu'en appréhendant l'un on se prive de l'autre, et à celle disposante que donation faite aux enfans en puissance de père appartient au père s'il veut l'appréhender. Et pour que toutes mes volontés cy dessus énoncées soient ponctuellement exécutées, j'ai choisi et nommé pour mon exécuteur testamentaire M. François-Joseph de Poucques, écuyer, seigneur du Puich, du Magistrat de Lille et administrateur de la noble Famille, le priant de vouloir bien s'en charger, l'autorisant à vendre telles parties de biens libres qu'il trouvera convenir pour fournir à l'exécution de mes volontés dernières et de tous les codiciles.

Ainsi fait, voulu et ordonné, fait, écrit et signé à Lille de ma main, le 5 de mai 1783. — DESRUELLES, veuve de CARDON DU ROTOY.

L'exécuteur, testamentaire, François-Joseph de Poucques, étant mort le 3 avril 1785, la testatrice fit choix, le 21 mai, de M. Nicolas-Joseph Pau, prêtre, chapelain et secrétaire du chapitré de Saint-Pierre, avec l'abbé Pierre-FrançoisJoseph Demeuninck, comme adjoint

         

Au XVIII° et sous l’Empire,

Aimée-Joseph Prouvost


épouse de Louis-Urbain Virnot de Lamissart
,

vivaient dans le  vaste hôtel Virnot de Lamissart, 52, façade de l’Esplanade (angle rue de Jemmapes) à Lille; les parents de Louis-Urbain avaient fait construire et possédaient le superbe hôtel de Lamissart au 144, rue Royale à Lille ; les Virnot recevaient dans l’hôtel Virnot de la place Saint Martin ou de la rue de Tournai de Lille et offraient des spectacles d’opéra ou de théâte à la famille et à la société de Lille : « une vaste salle servait de théâtre de société et de bal ; Louis Lenglart, élève de Watteau de Lille y brossait des décors; la jeune et élégante Catherine Sophie de Lamissart y était une prima donna délicieuse et on se rappella longtemps une représentation de la «Flûte enchantée»particulièrement brillante» nous dit vers 1930 Charles Le Thierry d’Ennequin dans son magistral ouvrage sur ces familles. Sur une les listes d’invités pour la représentation d'Arlequin et des deux Alvarets, on trouve le nom des cousins Prouvost ; La sœur de Louis-Urbain, Rose-Marie VIRNOT de LAMISSART (1772-1851) épousa Jean-Baptiste-Joseph PROUVOST.

Pattou-Jean-facade-esplanade-Lille

 Hôtel Virnot de Lamissart 52 façade de l’Esplanade Lille

Hôtel Virnot de Lamissart-Prouvost, 52, façade de l’Esplanade (angle rue de Jemmapes) Lille

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Hôtel de Lamissart, 144, rue Royale à Lille, des beaux parents d'Aimée Joseph Prouvost

Theatre-Virnot-invitation-ProuvostInvitation-Prouvost-Theatre-Ancien-Regime-Empire

On observe au XX° siècle deux autres alliances  entre les Prouvost et les Virnot; nous pouvons relater

Coté Virnot, nous pouvons imaginer la vie élégante dans les demeures que nous citons :
mentionnons au XVI° les demeures de l’ascendance de Flandres,
le XVII° et surtout la dernière partie du XVIII° pour les Virnot,
ces mêmes époques et surtout la Restauration pour les Le Thierry d'Ennequin et les Formigier de Beaupuy.
" Le souvenir des réceptions données sous la Restauration par Urbain Dominique Virnot et son épouse dans leur hôtel de la place Saint Martin perdure :
là, "une vaste salle avait longtemps servi de théatre de société: Louis Lenglart, élève de Watteau de Lille, brossait les décors.
La jeune et élégante Catherine Virnot de Lamissart épouse de Dominique Virnot, était une "Prima Donna" délicieuse
et on se rappela longtemps une représentation de la "Flute enchantée" particulièrement brillante "
nous dit Charles le Thierry d'Ennequin dans sa généalogie de ces familles.
" Charles Marie le Thierry d'Ennequin, écuyer, époux de Catherine Charlotte Virnot, mademoiselle de Stradin, du nom d'un fief de ses parents,
laissa, après la visite de Charles X, son hôtel  familial de la rue A Fiens à son fils Lucien et alla résider dans celui de la rue Royale(116).
La maison de "Bon papa Thierry" était hospitalière et patriarchale.
Outre ses fils célibataires, se retrouvaient son fils Urbain, Monsieur de Beaupuy, le plus souvent à Paris, Marie Wallerie de Beaupuy et son époux, le chevalier de Basserode et Victor Virnot qui en étaient des hôtes assidus.
Dès le retour de la belle saison, avec toute sa famille, il se transportait dans sa belle propriété de Wazemmes
où, comme son père, il  passait tous ses étés. Là, il donnait de grandes fêtes. "
La tradition des dîners de quinzaine regroupait, jusqu'à une époque récente, ces familles:
citons les dîners de Félicité Virnot, fille de Pierre et Rosalie de Raismes, en son hôtel du 84, rue de Tournai, à Lille.

Invitations des Virnot place saint Martin au XVIII siecleVie de société, vie de famille

Virnot-theatre

Virnot-theatre

Noms des personnes invitées  à la représentation d'Arlequin et des deux Alvarets ":
on y repère quelques familles:

Virnot de Lamissart,  Quecq d'Henriprêt, de Savary du Gavre, de Brigode de Canteleu (peut être le maire de Lille; ou le beau frère de Catherine Virnot, Jean Chrysostome de Brigode);  de l’Espagnol , de Grimberie, Deprat?, de la Sozaie, le chevalier de Basserode (auteur de la gravure de la visite de Louis XVIII dans l’hôtel d'Avelin vendu par Pierre-Urbain Virnot au maire de Lille,  Louis Marie Joseph de Brigode), Quecq de Sevelingue, Danniaux, de Fosseux (futur maire de la Madeleine), d'Oldenbourg, du Plessis, d'Ennevelin, de Bourghelle, de Sommièvre. Bonnier, Barrois (le député et maire de Lille, gendre d'Urbain Dominique Virnot), Capron, Genart, LeThierry, Prouvost, Macquart, famille ascendante des Florin-Prouvost; Pierre Macquart, seigneur de Caudescure, secrétaire du général Marescot à l’armée du Rhin, devient enthomologiste distingué tandis que son frère Philippe fonde le muséum d'histoire naturelle de Lille), Lenglart (le célèbre collectionneur, frère des deux soeurs Virnot, échevin et trésorier de Lille, conservateur du musée, député de Lille au sacre de Napoléon Bonaparte, vice président de la Société de Sciences et des Arts), "ami de Jacques Louis David" (Trénard). Vanoenacker, Leplus, de Basserode , van Blarenberghe (la dynastie de peintre et miniaturistes du Roi), Bazire. Leplus, Alavaine, Mas, Van Brabant, Vogel, Bocquet, Lefebvre, Henry.

les-filles-virnot

Nous pouvons comparer les portraits familiaux ci dessus avec beaucoup des dessins des Watteau de Lille, ci-dessous, provenant de la collection de Charles Lenglart, principal mécène et immédiat parent des Virnot, Prouvost, Quecq d’Henriprêt, Lethierry d’Ennequin, Barrois, de Fosseux, de Raismes etc…On peut facilement imaginer que les modèles appartiennent à ces familles : le tableau ci-dessous pourrait parfaitement se passer dans un des hôtels familiaux.

           Watteau-Citoyenne-toilette-Arras-1791-Watteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de Raismes

 Watteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de Raismes


Jacques II Prouvost
 (1699-1774)

(1699-1774 
inhumé dans l'église de Roubaix), Maître de manufacture,  épouse à Roubaix 1712 Marie-Agnès Florin (1712-1767), 

armes-florin

fille de Jean Nicolas Florin, membre de la Manufacture de Roubaix et administrateur de la table des Pauvres (1686-1737) et  Marie Catherine de Surmont (1692-1744), 

Armes-de-Surmont-Desurmont

inhumée dans l'église de Roubaix, soeur de Pierre Constantin Florin,  Député suppléant aux Etats généraux de Versailles et premier maire de Roubaix.(sa petite fille Sophie Florin épousa Henri II Prouvost) époux de Marie Bacon de Sains, fille de Philippe et  Augustine Macquart(de Terline),  de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem (1713 et 1715)  et des Brigittines à Lille (1723):

                etats-generaux-versailles-constantin-florin           

Jacques et Marie Agnès Prouvost vont s'établir à Roubaix comme négociants et habitent la rue Pellart; n'étant pas fils de maître,  il entre dans la manufacture en 1734 grâce à son mariage avec la fille d'un maître." RP Louis d'Halluin.

Jacques Prouvost, un des cinquante maîtres de manufactures compris dans le corps de métiers en 1761, taxé à 10 livres d’impots, dans son livre de fabrique, mentionne les tissus suivants : satains de laine, satains anglais, les minorques, les prunelles, les satains soie. Mais, dans la région, c’était l’industrie de la laine qui occupait le plus grand nombre d’ouvriers.  Leur succession en 1775 dénombre leurs biens à Bondues, Tourcoing, Wasquehal, Roubaix, Estainpuis et Willems. 

Prouvost-Jacques-Florin-Marie-Agnes-Inventaire


   12: Pierre IV Constantin Prouvost (1747-1808)

échevin de Roubaix sous l'Ancien Régime ,
"Maître de Manufacture"

puis maire de Roubaix le 13 août 1795, 
l'un des principaux fabricants roubaisiens
  après avoir échappé à la guillotine par la grâce de la "Réaction Thermidorienne" 

Prouvost-Pierre-Constantin

épouse Marie Henriette des Tombes (1747-1798),
fille de Jean Joseph des Tombes, 12° du nom, échevin de Roubaix de 1740 à 1751 comme ses oncles Charles et Jean et soeur de Louis-Joseph des Tombes, échevin de 1783 à 1790 ;  Reçu "Maître de Manufacture" en 1777, il devint l'un des principaux fabricants roubaisiens  et, avant la Révolution, figurait en tête des habitants les plus imposés de la paroisse. 

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Jean Destombes 1650-1719

 

Marie de Lespaul 1652-1705

Fille de

    Jehan de Lespaul 1631-1673

    Marie Cent Mille Flameng 1632-1674

Blason-de-Lespaul

 

Jacques Delebecque ca 1640-1705/

delebecque

 

Marguerite Jeanne Bonte ca 1659-1753

 

Jean Dominique Castel 1645-1718

Marchand, échevin de la Ville de Roubaix, comptable du Magistrat de Roubaix

Castel

 

Marie Roussel 1653-1711/

Roussel

 

Jean Prouvost fils de

    Pierre Prouvost 1625-1697

  et Philippotte de Lespierre 1628-1709

 

Jeanne Castel 1640

Castel

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- 1672 -

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- 1685 -

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- 1672 -

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- 1679 -

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Jean Destombes 1683-1738

 

Marie-Anne Delebecque 1687-1742

delebecque

 

Jean Dominique Castel 1680

Castel

 

Marie Jeanne Prouvost 1680-1739

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- 1705 -

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- 1711 -

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Jean Joseph Destombes 1715-1759

 

Marie Thérèse Castel 1713-1780

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- 1739 -

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Marie Henriette Destombes 1747-1798

 

Pierre Contantin Prouvost habitait rue Saint Georges à Roubaix, « une maison qu’il avait acheté avec cinq autres  pour la sommes de 530 florins, 13 patars et 5 deniers aux héritiers d’Albert et Joseph Lecomte. La maison avait un magnifique jardin dont les murs étaient couverts de vignes de raisins bleus et blancs. En été les fleurs donnaient un air enchanteur à la propriété, plantée d’arbres à fusées, dont on cueillait les fruits en juillet ; on y trouvait aussi des beurrés, des callebasses, l’amande de Suède. Il y avait deux grandes pelouses qui furent la cause d’un procès entre Constantin Prouvost et son voisin, Pierre Rouzé qui avait la prétention d’y curer son linge. Constantin Prouvost ne dédaignait pas les plaisirs de la table. Les faïences de porcelaine de Tournai et de Lille étaient, à cette époque, d’un usage courant. Il y avait chez lui, de belles pièces d’argenterie portant la marque des Fermiers Généraux de Lille : l’alouette volante : parmi ces pièces, on admirait une grande cafetière Louis XV et un important service à liqueur Louis XVI composé de quatre carafons garnis de rinceaux et roses et, au centre, une pyramide surmontée d’une grosse boule d’argent qui représentait, sans doute, une montgolfière, très à la mode, même dans le ?, à la suite des ballons inventés en juillet 1783. » Ce journal, Pierre-Joseph Prouvost le tenait sur un ordo de Tournai, diocèse auquel appartenait Roubaix. Ce Pierre Prouvost, né en 1725, à Roubaix, avait épousé Marie-Catherine de Ramery, de Mons, en Belgique. Il habitait rue du Fontenoy. Il était l’un des cinquante maîtres de manufacture de tissus. Il était imposé à 12 livres. Le document qu’il nous a laissé est bien curieux. Le 2 novembre 1771, écrit il, nous avons mis en bouteilles une pièce de champagne rouge venant de Monsieur Roussel, de Tourcoing. Nous avons payé 221 florins 15. Il y avait en cave : Bourgogne, vieux Frontignan, vin de Rilly, une pièce de champagne à 22 de gros la pièce, une pièce de Macon à 14 de gros. (…) : Pierre Prouvost reçoit le 20 janvier, la famille : l’abbé Prouvost, Philippe Constantin, son père, Pierre Constantin, son oncle, sa sœur Béatrice Prouvost, qui fut prieure de l’Hôpital sous la Révolution,  sa mère Agnès Florin et d’autres.  (…) : Le 1° septembre, table ouverte pendant trois jours pour fêter la dédicace ducate de Roubaix) : grande réunion des familles de Fontenoy, Desmazières, Charvet, Lenôtre, Deldique,  Deffrennes, Delannoy. 

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En cette circonstance, on a bu 27 bouteilles de Mâcon et 25 flacons de champagne. L’année terminée, on fait l’inventaire de la cave : Pierre Prouvost constate qu’on a consommé pour l’année 1771-72, en liqueurs, Macon, Rilly, Bourgogne et Champagne, 187 flacons et 175 bouteilles ". Extraits d’un article par Ernest Prouvost, le peintre, fils de Liévin, auteur de la branche puinée.

Sa « vertueuse femme » Henriette Destombes s’alarmait de cette prospérité pour l’avenir spirituel de ses enfants. Lorsque survinrent les mauvais jours de la révolution, beaucoup de riches propriétaires, craignant la confiscation de leurs biens, crurent prudent de les vendre pour les convertir en assignats faciles à emporter en exil. Pierre-Constantin vendit la plupart de ses propriétés. Il pensait bien que ses opinions pouvaient à tout instant l’obliger à émigrer ; mais il ne put s’y résigner. Il envoya sa femme et ses enfants dans un village voisin et se cacha dans une des dernières propriétés qu’il avait conservées. Après le 9 thermidor, le 26 messidor an III (14 juillet 1795), le représentnat du peuple Delamarre notifia à Pierre-Constantin Prouvost sa nomination comme maire de Roubaix» AE Prouvost. Le 22 vendémiaire an IV, avec le conseil municipal, il leva, comme maire, le séquestre apposé  sur la caisse du précepteur pour employer les fonds comme secours aux pauvres.  "Homme généreux et probe, il avait proposé à sa commune trois actions principales. D'abord, venir en aide aux pauvres. Ensuite, protéger les cultivateurs  dont les charrois réquisitionnés les forçaient à négliger les champs. Enfin, défendre l'hygiène de Roubaix dont les citoyens laissaient  devant les domiciles des amas de boue et d'immondices ». Le souci des autres pour faire leur bonheur, déjà." Albert Prouvost Toujours plus loin " On peut le considérer comme le fondateur de la fortune industrielle des Prouvost ".

A l'époque, Panckoucke écrit dans son Petit Dictionnaire Historique et Géographique de la châtellenie de Lille : 
« Beaucoup de villes ne valent pas le bourg de Roubaix tant dans la beauté des maisons du lieu que dans le nombre de ses habitants ».

Prouvost-Pierre-Constantin

Prouvost-Pierre-Constantin

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1928-12-01-Croix-du-Nord-Ernest-Prouvost

 

La Croix du Nord, 1 décembre 1928   

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Catherine Françoise Prouvost 

et

l’épopée de la Manufactures Royales de Lille:

Du-Rot-Prouvost   Catherine-Du-Rot-Prouvost-Thierry-Prouvost-蒂埃里·普罗沃 -Manufactures Royales du Dauphin 皇家海豚工廠

fille de Pierre Joseph Prouvost et  Marie Ramery dit de Boulogne,  elle épousa, le 30 avril 1782, François Joseph  DUROT 1747-1815, fils d’Arnould-François DUROT, bourgeois de Lille, remarquable exemple de parcours proto-industriel : sa vie intense a été racontée par Alexis Cordonnier dans son article : « Une industrie d’art au siècle des lumières. Son train de vie fut remarqué ; on raconte même l’anecdote qu’il était un des premier à avoir une baignoire chez lui.  Il installa la  manufacture-château familiale au château de Beaupré, à Haubourdin, propriété du comte de Roncq

Manufacture Royale des toiles peintes, indiennes & papiers peints en façon de damas & d'indiennes  dLille 

qu’il créa : lettres patentes le 25 janvier 1770 (toiles frappées des armes fleurdelisées), 

Manufacture Royale de verres,

rachetée en 1775 et nommée sous la raison de son fils ainé « Louis-François Durot et fils », dirigée avec son gendre Auguste de LAGARDE ; cédée en 1777 à son associé Bernard Rousselle

Manufacture Royale de Mousselines d’Houplines  

(association avec de Raincour) en 1768, Beau-père de Louis-François LEPERRE-DUROT, fondateur de la  

Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin

crée le 13 janvier 1784 place des Carmes à Lille et fabriquait de la porcelaine dure cuite au charbon de terre. Marque au « dauphin couronné » et « A Lille » 

Après la Révolution, elle fut dirigée par Gaboria. Elle ferma en 1817.

    Assiette porcelaine dure de Lille au Dauphin Couronnee collection Prouvost  Logo-moderne-Manufactures-Royales-Dauphin-Lille-Leperre-Durot-Prouvost   Durot-porcelaine-dure-Lille-

              Marque au Dauphin Couronne porcelaine dure de Lille

Il installa sa  manufacture-château au château de Beaupré, à Haubourdin, propriété du comte de Roncq

           Chateau de Beaupré Durot

Calonne, protecteur-des-Manufactures-Royales-du-Dauphin-Lille-Thierry-Prouvost-蒂埃里·普罗沃 -Manufactures Royales du Dauphin 皇家海豚工廠  Urne-Calonne-Manufacture-Royale-du-Dauphin-Lille  Louise_Dauphin-Elisabeth_Vig%E9e-Lebrun_-_Marie-Antoinette_de_Lorraine-Habsbourg,_reine_de_France_et_ses_enfants_Thierry-Prouvost-蒂埃里·普罗沃 -Manufactures Royales du Dauphin 皇家海豚工廠

Calonne, ses armoiries sur l'urne du Musée de Lille, la famille Royale par Madame Vigée-Lebrun, avec l'ainé, Louis, Joseph, Dauphin de France.

Charles-Alexandre de Calonne (1734-1802), « financier et homme politique français, nommé contrôleur général des Finances par Louis XVI pour résoudre le déficit public. «  Né à Douai le 20 janvier 1734, Il poursuivit une carrière juridique avant de devenir intendant à Metz en 1766, puis à Lille en 1778, où ses grandes qualités d'administrateur, alliées à ses dons de courtisan, lui valurent d'être nommé contrôleur général des Finances en 1783, peu après la démission de Necker. La situation financière du royaume était catastrophique : aux dettes héritées des règnes précédents, liées aux guerres et aux fastes de la Cour, s'étaient ajoutées les dépenses engagées pour soutenir les colons pendant la guerre de l'Indépendance américaine. Calonne lança d'abord l'État dans une politique de dépenses dont l'objectif était de rassurer le pays sur sa santé financière réelle et, en restaurant la confiance, d'obtenir ainsi de nouveaux prêts. Cependant, la crise financière ne faisant qu'empirer, Calonne reprit les projets de Turgot et Necker, ses prédécesseurs, en présentant, le 20 août 1786, un vaste plan de réformes audacieuses, en particulier dans le domaine fiscal : remplacement des vingtièmes par la»     subvention territoriale », impôt foncier payable par tous les propriétaires, y compris par le clergé et la noblesse, suppression des douanes intérieures et liberté du commerce des grains. Calonne proposait enfin, la création d'assemblées provinciales et municipales élues sans distinction d'ordre. Prévoyant le refus du Parlement, Calonne obtint de soumettre son projet, en février 1787, à l'Assemblée des notables nommée par le roi. Seulement, celle-ci, composée de princes du sang, de ducs et d'officiers, tous privilégiés, rejeta toutes les réformes qui remettaient en cause leurs prérogatives fiscales. Calonne, abandonné par le roi, fut renvoyé en avril et remplacé par Loménie de Brienne. Calonne quitta la France, tout d'abord pour les Flandres, puis pour l'Anglétérre. Il épousa la cause des contre-révolutionnaires et conseilla la noblesse en exil, de 1790 à 1792. En 1802, sous le Consulat, il fut libre de rentrer en France et y mourut peu après»
Wikipedia « Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr) Source : Article Charles Alexandre de Calonne de Wikipédia en français (http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Alexandre_de_Calonne).

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MRD

Vente Remillieux, numéro 274 :le,, à monture en bronze doré , circa 1785-1790


PROVENANCE : Vente Thierry de Maigret, Paris, le 2 décembre 2011, lot 89 a pair of late 18th century Lille porcelain two-handled and monogrammed vases, with ormolu mounts.

D’après la forme des vases de Sèvres dits « Bachelier» , oviformes munis d’anses à enroulement en forme de feuilles d’acanthe, la base du corps godronnée en spirale, le piédouche enrichi d’un tore de laurier enrubanné reposant sur une base carrée ; à décor or sur les faces de médaillons avec deux L entrelacés surmontés d’une couronne royale, les revers de médaillons en grisaille représentant des trophées militaires, encadrés de grands vases antiques polychromes garnis d’importants bouquets de fleurs et reposant sur des consoles rocailles, au-dessus d’une large frise or d’arabesques composée de palmes, guirlande de myrthe, de lauriers et pampres de vigne entrelacées ; les socles en bronze doré de forme carrée, moulurée et à décor amati ; éclats restaurés sur la partie haute des piédouches, quelques usures à la dorure Hauteur totale : 53,5 cm. (21in.) ; Hauteur des vases : 49 cm. (19 in.) 80,000-120,000 $88,000-130,000  £57,000-84,000

« Je me chargerai de lui faire agréer (…) et d’obtenir qu’il approuva que cette manufacture portait son nom (…) provisoirement». Le Dauphin avait alors un peu plus de trois ans… La manufacture va en effet réaliser un important vase pour le Dauphin ; il se trouve aujourd’hui dans les collections du Rijksmuseum (inv. BK-1965-104). Il est intéressant de noter que ces deux vases tout comme la paire qui nous intéresse aujourd’hui s’inspirent de formes créées à Sèvres environ vingt ans auparavant par Etienne Falconet et Jean-Jacques Bachelier (vase « royal»  ou aux « tourterelles» ; vase « à jet d’eau »; vase « Bachelier à anses relevées» ). Une autre paire dans le même esprit (avec leurs couvercles) a été vendue par Maîtres Ader-Tajan-Picard, Paris, 9 mars 1988, lot 20, et avant chez Christie’s, Londres, 5 juillet 1974, lot 181. Même si Falconet est certainement précurseur dans la création de modèles de vases de style néoclassique, ce style est largement diffusé par Jean-Jacques Bachelier. Bachelier débute à la manufacture de Vincennes en 1748 où il fournit des modèles pour l’atelier des peintres ; il devient Directeur artistique en 1751 et finalement prend en charge l’atelier de sculpture de 1766 à 1773 après le départ de Falconet pour la Russie. De nombreux vases ont été créés à cette époque, qui d’ailleurs pour certains portent son nom : vases « Bachelier ovale»  ; « Bachelier à cartouche en relief » , «  Bachelier à deux anses élevées» , « Bachelier à serpens» , « Bachelier à couronne» , « Bachelier à anses élevées» , ou encore cassolette « Bachelier»  Pierre Ennés dans son catalogue, «  Un défi au goût»  mentionne que « le court interim de Bachelier correspond selon nous à une période très importante ; une période charnière dans la production de Sèvres» . En revanche le décor commun retenu pour cet ensemble de vases, outre le décor d’armoiries, de monogrammes et symboles royaux, présente une déclinaison de décor dit « à la Salembier» . Henri Salembier avait réalisé des Cahiers d’Ornements, gravés par Juillet en 1777-78.

Il est considéré comme l’un des précurseurs du style Louis XVI. En 1780 est publié son Cahier d’Arabesques qui sera une source iconographique majeure des arts décoratifs de cette époque. La manufacture perd le Sieur Vannier et la qualité de la production qui n’est plus aussi bonne, contraint Leperre à revenir à l’usage du bois pour finalement la vendre en 1790 à M. Gaboria. Elle change de nombreuses fois de mains et ferme définitivement en 1817.

La paire présentée aujourd’hui est une des très belles illustrations du début de la production de cette manufacture. Probablement produite en vue d’un cadeau pour le roi, ce qui expliquerait les monogrammes aux deux L entrelacés et surmontés de la couronne royale ; il n’est néanmoins pas possible de l’affirmer faute de documents tangibles. Nous tenons à remercier MM. Bernard Dragesco et Didier Cramoisan pour nous avoir confirmé l’attribution à cette manufacture et indiqué le vase conservé dans les collections du Rijksmuseum d’Amsterdam. Dessin préparatoire et plâtre conservés à Sèvres-Cité de la céramique  (avec l’aimable autorisation des archives)."

     Manufactures-Royales-Dauphin-Durot-Thierry-Prouvost-蒂埃里·普罗沃 - 皇家海豚工廠          Manufactures-Royales-du-Dauphin-Thierry-Prouvost-蒂埃里·普罗沃 - 皇家海豚工廠   

Palais des Beaux-Arts de Lille
Manufactures-royales-Dauphin

Collection Thierry Prouvost

 Assiette porcelaine dure de Lille au Dauphin Couronnee collection Prouvost  Manufactures-Royales-du-Dauphin   Plat-Manufacture-Royale-du-Dauphin

        Manufactures-Royales-du-Dauphin     MRDD     Biscuit Porcelaine dure Durot Manufacture Royale Porcelaine Lille Catherine Prouvost     

Jacques Prouvost 1670-1704
&
1698 Antoinette Masurel 1670-1730

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Jacques Prouvost 1699-1774

Marie Agnès Florin 1712-1767

Pierre Prouvost 1699-1770
&
1724 Marie Jeanne Delebecque 1707-1778

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Pierre Joseph Prouvost 1725-1797
&
1751 Marie Catherine Ramery dit de Boulogne 1720-1771

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Catherine Françoise Prouvost 1752-1801

François-Joseph est le frère d’Hubertine-Clotilde épouse d’Auguste Joseph de LAGARDE de BOUTIGNY , seigneur de Bielville & autres lieux trésorier de France au Bureau de Lille ,  chevalier , seigneur de Boutigny, substitut au Bureau des Finances de Lille 1717-1749 

de Dorothée-Julie Durot épouse de François-Joseph LEPERRE, fondateur de la Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin,neveu d’Antoine, dirige la chambre de Commerce de Lille , de Marie-Catherine et Amélie-Félicité  qui épousèrent deux frères : Pierre-François et Jean-Baptiste Beghein d’Aignerue.

de Pierre-Marie-Régis qui épousa la fille d’un des plus gros fabricant de toiles peintes des Pays-Bas catholiques : la gantoise Anne-Barbe CLEMMEN,

de Louis-François qui épousa Marguerite BAYARD, riche propriétaire aux Antilles.

de Nathalie-Françoise, dominicaine au couvent de Lille;

de Patrice-Joseph, religieux à l’abbaye de Marchiennes.

Alexandre Lauwick 
peintre
, 
petit-fils de Catherine-Françoise Prouvost,
Femme juive d’Alger 1861 par Alexandre Lauwick     Alexandre Lauwick

« Oeuvres exposées au salon annuel organisé par le Ministère de la Maison de l'Empereur et des beaux-arts (Surintendance des beaux-arts), en 1865, au Palais des Champs-Elysées à Paris. Tirage photographique sur papier albuminé représentant : - "Retour de l'enfant prodigue", tableau par François Germain Léopold Tabar, No 2030, appartient à l'auteur; 
- "Léda", tableau par Gaston Casimir Saint-Pierre, No 1914, appartient à l'auteur; - "Jésus, source de vie", d'après le chapitre VII, verset 37 de l'Evangile selon St-Jean, tableau par Charles Henri Michel, No 1511; - "Une rue au Caire", tableau par Alexandre Lauwick, No 1258; - "La Vierge et l'Enfant Jésus", d'après l'Evangile de la Saint-Enfance, tableau par Albert Lambron, No 1209.

« Alexandre Abel Félix Lauwick, parfois orthographié Lauwich, né le 24 mars 1823 à Lille et mort le 6 février 1886 à Paris 8°, est un peintre orientaliste français. Issu d'une grande famille de la bourgeoisie lilloise, Alexandre Lauwick est le fils de Charles Frédéric Joseph Lauwick, propriétaire, et Catherine Françoise Joseph Durot, et le petit-fils de Catherine-Françoise Prouvost. En 1864, il épouse à Paris Louise-Thérèse Riesener, nièce d’Eugène Delacroix. Après des études aux beaux-arts de Lille, Alexandre Lauwick est élève de Charles Gleyre aux beaux-arts de Paris. Il peint ensuite sur le motif à Barbizon, puis voyage en Italie et en Afrique du Nord. Il reste alors plusieurs années en Algérie où il fait partie de la Société des Beaux-Arts d'Alger. Il a exposé au Salon de Paris de 1850 à 1869 des toiles exclusivement orientalistes. Œuvres :Femme juive de la province d’Alger (1861), Palais des beaux-arts de Lille. Une Vue du Caire, acquise par l'État au Salon de 1865 et déposée au Musée des Beaux-Arts de Dunkerque, semble avoir disparu lors de la destruction de ce musée en 1940.  
1.    ↑ Archives de Paris, État-civil numérisé du VIIIe arrondissement, registre des décès de l'année 1886, acte N° 215, vue 28 de la numérisation. L'artiste meurt à son domicile situé au 21 de l'Avenue de l'Alma. »Wikipedia

épousa en 1864 Thérèse Riesener 1840-1932,

dont Gabrielle 1865-1945  Laure 1868-1894; Thérèse est la fille de Léon Riesener,  élève de son père Henri-François Riesener et d’ Antoine-Jean Gros. Petite fille de Henri-François Riesener (1767-1828),fils du grand ébéniste, élève de Vincent, puis de Jacques-Louis David, époux en 1807 Félicité Longrois, dame d'annonce de l'impératrice Joséphine. Arrière-petite fille de Jean-Henri Riesener (1734-1806), élève de Jean-François Oeben. Il épouse la veuve de ce dernier, Françoise-Marguerite Vandercruse. Reçu maître en 1768Françoise-Marguerite Vandercruse  est la fille de François Vandercruse dit La Croix, 1728-1799, ébéniste, flamand d'origine, surnom emprunté également par son fils, Roger, ébéniste à la Cour, lui aussi, qui signa ses œuvres R.V.L.C. pour Roger Vandercruse La Croix, célèbre ébéniste  estampillant RVLC ;  Thérèse Riesener est la nièce du peintre Eugène Delacroix,, cousin germain de son père, Léon Riesener.

riesener-madame-leon-nee-laure-peytouraud-riesener-leon   Leon-Riesener  Henri Francois Riesener  Félicité Longrois   Bureau Roi Riesener Versailles  RVLC commode   Eugene delacroix

                                     Madame Léon Riesener, Léon Riesener par son cousin Eugène Delacroix, Henri-François Riesener, Félicité Longrois,  Bureau du Roi (Riesener et Oeben), commode RVLC , Eugène Delacroix

Testament de Marie-Catherine-Françoise Desruelles-Prouvost

5 mai 1783

Marie-Catherine-Françoise DESRUELLES, née en 1734, fille de Pierre-Antoine-Constantin et de Marie-Françoise Prévost, mourut sans postérité le 1er septembre 1791 et fut inhumée au cimetière de Fives. Elle avait épousé, le 22 octobre 1759, Ernest-Joseph CARDON, sieur du Rotoy à Courrières, né à Lille le 7 janvier 1722, d'abord novice jésuite à Tournai, puis échevin de Lille, administrateur de la Charité générale, marguillier de La Madeleine, décédé le 23 novembre 1772 et inhumé à Saint-Pierre de Lille, vis-à-vis la chapelle paroissiale. Il était fils d'Ignace-Joseph, sr du Jardin, et de Marguerite-Thérèse Dancoisne dite Le Cocq.

« Je soussignée, Marie-Catherine-Françoisé DESRUELLES, veuve immiscée d'Ernest-Joseph CARDON, sieur du Rotoy, demeurante en cette ville de Lille, considérant la fragilité humaine et qu'il n'y a rien de plus certain que la mort et de plus incertain que l'heure d'icelle, et ne voulant mourir intestate, j'ai fait mon présent testament que j'ai écrit et signé de ma main, ainsi que suit : Je recommande mon âme à Dieu, mon créateur, à Jésus-Christ, mon rédempteur et sauveur, au S. Esprit, mon sanctificateur, à la glorieuse Vierge Marie, mère de Dieu, à mon Ange gardien, à S. Pierre et S. Paul, à S. François Xavier, à Sle Catherine et Sle Françoise, mes patronnes, et à tous les saints et saintes du Paradis, les priant de vouloir intercéder pour mon âme envers la Très Sainte Trinité, lorsqu'elle sortira de mon corps.

Je veux et ordonne que sitôt ma mort il soit célébré toutes les messes qui se disent pendant la matinée à toutes les communautés d'hommes de la ville de Lille.

Ne pouvant plus être enterrée au même endroit où est enterré mon mary, je choisis ma sépulture à la paroisse ou je décéderay, au cimetière désigné pour cela, voulant, en cas que je meure à Lille, que les religieux et tout le clergé conduise mon corps jusqu'à l'endroit où je serai enterrée, priant mes parens et amis d'y assister. Je veux qu'il y ait à mon convoi huit couples de religieux. Voulant qu'il soit fait mention sur la pierre sépulchralle de mon mary de l'endroit où je serày enterrée et qu'il soit mis, si faire se peut, une pierre sépulchralle à l'endroit où je serai enterrée.

Voulant qu'il soit fait un obit solennel à la paroisse de SainteCatherine, quand même je viendrois à décéder ailleurs, et qu'il soit donné un louis d'or de 19 florins 4 patars à l'offrande pour M. le Curé de Sainte-Catherine. Voulant aussi qu'il soit célébré une quarantaine à la paroisse de Sainte-Catherine, à la chapelle de N.-D. de Tongres, qui est la chapelle de communion, sans y comprendre les messes qui seront célébrées pendant le service et les messes que j'ordonne par mon testament, et qu'il y ait une tombe relevée à la chapelle pendant le service et la quarantaine.

Je veux qu'il soit distribué 2.250 pains, de 2 livres chaque pain, compris la façon, aux pauvres, ou plus, s'il est nécessaire, par l'entremise de mes parens et amis qui seront invités à mes funérailles. Je veux qu'il soit demandé pour assister à mes funérailles 62 invalides auxquels il sera distribué à chacun un pain et 2 patars en argent.

Étant de la confrérie du S. Sacrement de la paroisse de S. Pierre, je prie les administrateurs de faire célébrer un obit solennel pour le repos de mon âme, pour lequel il sera payé 18 livres de France. Priant aussi ceux des administrateurs de la paroisse de SIe Catherine, étant aussi de la confrérie du S. Sacrement, de vouloir bien faire la même chose, en leur payant aussi 18 1. de France.

Je veux qu'il soit donné au Bouillon de la paroisse de S,e-CathLrine 100 florins une fois ; et à l'Hôpital général 200 fl. une fois, les priant de prier Dieu pour le repos de mon âme.

Je veux qu'il soit célébré 800 messes le plus tôt qu'il sera possible pour le repos de mon âme, à la rétribution de 12 patars, sans y comprendre les messes qui seront célébrées le jour de ma mort, et la quarantaine, et le jour du service. Je veux qu'il soit célébré tous les jours une messe pendant un an après ma mort, pour le repos de mon âme, à commencer le lendemain que la quarantaine sera finie, à huit heures, à la paroisse de Sainte-Catherine, dans la chapelle de N -D. de Tongres, à la rétribution de 20 patars, compris six chierges, priant mes parens et amis d'y assister.

Je veux qu'il soit célébré à la paroisse d'Haubourdin un obit solennel pour le repos de mon âme, pareil à celui de mon mary et qu'il soit donné un louis d'or de 19 fI. 4 p. à M. le curé d'Haubourdin pour l'onrande. De plus je veux qu'il soit donné à M. le curé d'Haubourdin 24 fl. une fois, le priant de vouloir bien donner à dtner aux prêtres et religieux qui auront assisté et célébré leur messe pendant le service ou obit. Voulant aussi qu'il soit donné à chaque prêtre ou religieux qui auront célébré leur messe pendant ledit obit, 3 1. de France. Je veux qu'il soit distribué aux pauvres de ladite paroisse d'Haubourdin deux sacqs de bled converti en pain. Je prie les administrateurs du S. Sacrement de la paroisse d'Haubourdin de faire célébrer un obit pour le repos de mon âme, selon l'usage qu'on fait pour les confrères et consœurs, pour lequel il sera payé 6 florins.

Je donne et lègue à ma cousine Marie-Joseph-Thérèse-Angélique Balas la propriété de tous mes meubles meublans, provisions de ménage, argenterie, étains, batterie de cuisine, tabatière, tableau, portraits, boucles et montre d'argent, linge de table, linge de lit, tout ce qui sert à mon chef et corps; et générallement tout ce qui se trouvera à ma mort, tant à ma maison de ville qu'à ma maison de campagne, à l'exception de l'or et argent monnoyé, après les dettes, obsèques et funérailles payées, se partage égallemenl entre tous mes héritiers, et aussi aux exceptions cy après, de tous mes diamans, de même qu'à celles que je pourrois faire dans mes codiciles.

1° Toute ma bibliothèque, consistante en livres de droit, d'histoire, de philosophie, de morale et de dévotion, que je donne et lègue à M. François-Joseph de Poucques, le priant de vouloir bien l'accepter.

2" La Sainte Vraie Croix que je donne et lègue avec les bulles à la paroisse de la Magdeleine, suivant l'intention de mon mary.

3° Mon nœud de diamant que je donne et lègue à ma filleule, Henriette Dervaux.

4° Six cuillers et six fourchettes d'argent, marquées d'un P, d'un C, et d'un D, et six petites cuillers à thé marquées d'un chiffre, que je donne et lègue à ma filleule, Catherine Brausart ; et en cas qu'elle décéderoit avant moy, je le donne et lègue à sa sœur.

5° Le reste de mes diamants, à l'exception de mes boucles d'oreilles, je le donne et lègue pour être mis à la remonstrance du S. Sacrement de la paroisse d'Haubourdin.

6° Ma montre d'or et sa chaîne aussi d'or, que je donne et lègue à mon filleul, Gaston-François-Joseph Lefebvre.

7' Je donne et lègue à ma cuisinière, à ma femme de chambre et à mon domestique, qui se trouveront à ma mort, le lit, literie, couverte et paire de draps sur lesquels ils couchent à leur lit à Lille.

Je lègue à mon cousin Jean-Baptiste Famelare, comme étant le plus pauvre, la somme de 100 fl. par an, sa vie durante, à prendre sur la m'aison située à l'entrée de la rue des Malades, occupée présentement par le sr Béghin, le priant de prier Dieu pour le repos de mon àme. Je donne et lègue à ma cousine Julie-Françoise Famelare, sa soeur, qui est pauvre, la somme de 50 florins par an sa vie durante, à prendre sur ladite maison.

Je donne et lègue à ma cousine Thérèse Desruelles, qui est pauvre, la somme de 50 fl. par an, sa vie durante, à prendre sur ladite maison.

Je donne et lègue à celui qui sera concierge et jardinier à ma mort, à ma maison de campagne, la somme de 40 fl. par an, à prendre sur le pied des années qu'il aura été à mon service, de sorte que s'yl y a resté deux ans, il faut lui donner 80 fl., et autant d'années de plus qu'il m'aura servi, augmenter de 40 fl., sans y comprendre son année de gages, le tout une fois seulement. Au cas que mon jardinier qui est présentement Doby, ne seroit plus à ma mort, par infirmité habituelle ou par maladie, je veux que celà lui soit donné également, à compter jusqu'au moment où il seroit remplacé par d'autre ; voulant aussi que celui qui l'auroit remplacé ait la même chose, à compter chaque année du moment de son entrée jusqu'au moment de ma mort, une fois pour tout.

Je donne et lègue à chacun de mes domestiques qui se trouvera à mon service à ma mort la somme de 80 fl. par an, à prendre sur le pied des années qu'ils auront été à mon service, sans y comprendre leur année de gages, le tout une fois seulement. De plus je donne et lègue à chacun de mes domestiques 50 fl. une fois, pour habit de deuil.

Au cas que je deviendrois hors d'état, soit par maladie ou autrement, avant ma mort, de régir mon bien, je veux que ce soit ma cousine, Marie-Joseph-Thérèse-Angélique Balas, à qui j'ai donné ma procuration à cet effet, qui ait seule la régie de tous mes biens, tant réputés biens l'immeubles et fiefs, et la régie de mon ménage à l'exclusion ires, lui donnant tout pouvoir tant pour recevoir que pour liant que la dtte dello Balas ne soit tenue à aucun compte

x, après ma mort, à aucun de mes héritiers, ni à qui que ce u'elle soit déchargée, sur sa simple déclaration, de tout ce ra à ma mort ; et en cas que quelqu'un voudroit la chagriner L, je veux qu'il soit privé de trois années des profits, émolumens is desdits immeubles et qui seront au profit de ladite cousine; aussi qu'après ma mort aucun de mes héritiers ne pourront fe aucune pension, sous tel prétexte que ce puisse être, à ladite iour le temps qu'elle a bien voulu demeurer avec moy et me

• compagnie, et que ladite dtllt Balas ait la liberté de rester pendant temaines dans ma maison mortuaire, y vivre avec mes domcsti-

ques, voulant qu'ils restent pendant ledit temps à son service comme Bis étoient à moy même. Et au cas que ladite d"" n'auroit pas encore -trouvé d'emplacement, les dites six semaines écoulées, elle aura la liberté de continuer à rester dans ladite maison encore six autres |gemaines, mais mes domestiques ne seront plus tenus de rester avec elle.

Je veux et ordonne aussi que ma maison, située rue des Bonnes Filles à Lille, soit vendue après ma mort et qu'il soit conditionné à celui qui l'achètera qu'il ne pourra en jouir que trois mois après ma mort; voulant qu'il soit donné et légué franc et net argent, du provenu de la dite vente, à ma cousine Balas la somme de 50 fl. une lois pour tout. Voulant aussi qu'il soit donné et légué, du provenu de cette dite vente, à madame Charlotte Fruict, épouse de M. César-Auguste-JosephMarie Hespel, écuyer, sr de Guermanez, la somme de 3.000 fl. une fois pour tout ; et en cas que ladite dame de Guermanez viendroit à décoder avant moy, je donne et lègue ladite somme à tous ses enfants, à partager également, en dédommagement de ce qu'elle n'a pas hérité de ma campagne à Haubourdin, après la mort de mon mary, suivant l'intention et le désir qu'il avoit à ce sujet.

Voulant aussi que soit donné et légué, du provenu de cette dite vente, à Catherine Diricq 1, 100 fl. une fois ; à sa soetir, Marie-Anne Diricq, 100 fl. une fois ; à Thérèse Dujardin 2, ancienne servante de mon grand,père Prouvost dit Prévost, 100 n, une fois ; à Catherine Bulté, ma filleule, 100 fl. une fois.

Voulant aussi que les 100 fl. que je donne et lègue au Bouillon de la paroisse de Sainte-Catherine, et les 200 fl. que je donne et lègue à

1. Nota. Ladite Catherine Diricq est décédée. Signée : Desruelles, veuve de Cardon du Rotoy. (Mention en marge).

2. Même mention.

- l'Hôpital général, les 800 messes à 12 p., ainsi que les 365 fl. pour la messe que l'on doit célébrer chaque jour, soient pris sur le produit de la vente de cette dite maison ; et en cas que la vente de cette dite maison, contre toute attente, ne monteroit pas autant que les charges que je mets sur cette dite maison, je veux et ordonne que le surplus en soit pris sur mes plus clairs et apparants biens de libre disposition.

Je veux et ordonne aussi que les 3.600 fl. que j'ai donné en rente héritière, le 4 septembre 1779, à mon cousin Pierre-Joseph Prouvost, bailly de Mouveau et collecteur de Roubaix, provenant d'une lettre de rente héritière qui m'a été remboursée par les enfans et héritiers de mon cousin Pierre Prouvost et de Marie-Jeanne Delebecque, sa femme, le 4 septembre 1779, que cette ditte rente soit partagée également entre les enfans de feu Pierre, de Jacques et de Jean-Fortunat Prouvost, mes parens au 3e degré, qui est le 6' degré civil, sans préjudice aux descendants de Marie Prouvost, sœur de mon grand'père maternel, laquelle a épousé Philippe d'Assonville, en cas qu'il y en ait encore de vivants qui soient au même degré, le tout sans préférence de sexe, ni d'âge au autre avantage coutumier, accoidaht la représentation à ceux et à celles dont les père et mère seront décédés.

Je veux et ordonne aussi que les 1300 fl. que j'ai donné en lettre de rente héritière, le 13 de novembre 1779. au sieur Séraphin Ferret, marchant et cabaretier demeurant alors à Mouscron, et à Marie-AnneJoseph Deleporte, sa femme, cabaretiers présentement à Roubaix, laquelle rente provient d'une maison située à la Place de Saint-André à Lille, quartier E, n' 631, que j'ai vendue à main ferme au sieur Laurent-Joseph Gachez. maître tailleur, voulant que cette dite rente soit partagée également entre les enfans d'Albert-Élie Molé et de Marguerite-Lucie Taqué, mes parens au 6* degré civil, sans préférence de sexe ni d'âge, ou autre avantage coutumier, accordant la représentation à ceux ou celles dont les père et mère seront décédés.

Je veux que la rente de 40 fl. laissée par ma tante Marie-CatherineThérèse Desruelles à Catherine-Thérèse Diricq continue à lui être payée après ma mort 1

Je veux et ordonne aussi que tout ce que je donne et lègue dans mon testament et codiciles à tous ceux et celles qui me sont parens au même degré, de ceux ou celles qui doivent hériter à ma succession, je leur donne et lègue hors et d'avant part de ce que doivent hériter à ma succession.

Après ce que dessus fourni et accompli, je veux que les biens que je délaisserai à ma mort, compétent et appartiennent à mes plus près

.1. Nota. Ladite Diricq est décédée. (En marge).

parens, tant du côté paternel que du côté maternel, du lez et côté d'où ils procèdent, chacun suivant leur branche, sans confusion de biens d'une famille avec l'autre, sans aucune préférence de sexe ni d'âge ou autre avantage coutumier. De sorte que tous les biens provenant de mon grand père paternel appartiendront aux plus près descendans de Marie-Jeanne Desruelles, sœur de mon grand père et épouse de Charles Lasseré, mes parens au 6e degré civil, qui sont : Jeanne-IsabelleThérèse Bossdleman, veuve d'Antoine Dervaux ; les enfans de PierreEngelbert Bosselleman par la représentation de leur père ; ThéodoreHenri-Joseph Lefebvre, par la représentation de son père ; CharlotteIsabelle Lefebvre, fille de Philippe-Charles-Joseph et de Marie-Augustine Delaitre, par la représentation de son père ; Joseph-Inglebert Lefebvre ; les enfans de Josse-Guislain-Joseph Vandervecken, par la représentation de leur mère ; à Marie-Jeanne-Baptiste Joseph Grebert, épouse de M.

Valicourt-Dltmesnil, commissaire à Valenciennes ; à Magdeleine Grebert, sa sœur, épouse de M. Valicourt, beau-frère de sadite sœur ; au fils de Charles Lasseré, conseiller à la Gouvernance de Douay, par la représentation de son père.

A l'égard de tous les biens provenant de ma grande mère paternelle je veux qu'ils compétent et appartiennent aux plus près descendans de Jacques et d'Agnès Lepers, mes parens au 6e degré civil, voulant que ledit bien soit partagé également entre Marie-Claire Beaussart ; les deux enfans de Jean-François Beaussart, par la représentation de leur père; Antoine-Joseph Lepers ; Marie-Catherine Vpers; François Lepers ; les enfans de Jacques Prouvost et d'Agnès Florins, par la représentation de leur mère ; Ursule Demaziers, épouse de Monsieur Pringuet, par la représentation de sa mère ; et Pierre-Constantin Florins.

A l'égard de tous les biens provenant de mon grand'père maternel, je veux qu'ils compétent et appartiennent aux plus près descendans de Jacques Prouvost, époux d'Antoinette Masurelle. mes parens au 6° degré civil, voulant que ledit bien soit partagé également entre les enfans de feu Pierre Prouvost ; les enfans de feu Jacques Prouvost ; les enfans de feu Jean-Fortunat Prouvost, sans préjudice aux plus près descendans de Marie Prouvost, sœur de mon grand père maternel et épouse de Philippe d'Assonville, en cas qu'il y en ait encore de vivants qui soient au même degré desdits Prouvost. Et au cas qu'on ne puisse pas savoir positivement s'il y en a encore qui soient en vie, je veux et ordonne que le quart de tous les biens provenans de mon grand père Prouvost dit Prévost soit mis en dépôt l'espace de trois ans, pour qu'on puisse faire des informations pendant ledit temps ; lequel temps étant écoulé, si on n'a point pu savoir rien de positif à ce sujet, ledit quart sera au profit desdits Prouvost qui sont nommés dans mon dit testament.

Voulant la même chose pour la part due aux autres héritiers tant du coté paternel que du coté maternel dont on ne pourroit pas savoir où ils sont, laquelle, part se partagera égallement après ledit terme de trois ans.

A l'égard des biens provenant de ma grand mère maternelle, je veux qu'ils, compétent et appartiennent aux enfans d'Albert-Élie Molé et de Marguerite-Lucie Taquet, mes parens au 6' degré civil, à partager également entre Lucie-Albertine-Joseph Molé, Marguerite-Angélique Molé et Albert-Élie-Joseph Molé.

Le tout sans préjudice à tous mes autres parens, tant du côté paternel que du côté maternel qui seroient au même degré et qui ne sont pas marqués dans mon dit testament, n'en ayant point de connaissance.A l'égard de mes immeubles et fiels, je veux que ceux qui voudront en profiter au préjudice des autres soient privés de tous mes biens réputés meubles et acquêts, et de tout ce que j'ai de libre disposition, même de trois années des fruits, profits et revenus desdits immeubles, au profit de ceux qui se soumettront à mes volontés. Voulant que tout ce que dessus soit exécuté de point en point, privant les contredisans de ma succession, dont la part accroîtra au profit des acquiesçans, renonçant à toute loy, usage et coutumes contraires spéciallement à celle disposante qu'on ne peut être et légataire et -héritier, qu'en appréhendant l'un on se prive de l'autre, et à celle disposante que donation faite aux enfans en puissance de père appartient au père s'il veut l'appréhender. Et pour que toutes mes volontés cy dessus énoncées soient ponctuellement exécutées, j'ai choisi et nommé pour mon exécuteur testamentaire M. François-Joseph de Poucques, écuyer, seigneur du Puich, du Magistrat de Lille et administrateur de la noble Famille, le priant de vouloir bien s'en charger, l'autorisant à vendre telles parties de biens libres qu'il trouvera convenir pour fournir à l'exécution de mes volontés dernières et de tous les codiciles.

Ainsi fait, voulu et ordonné, fait, écrit et signé à Lille de ma main, le 5 de mai 1783. — DESRUELLES, veuve de CARDON DU ROTOY.

L'exécuteur, testamentaire, François-Joseph de Poucques, étant mort le 3 avril 1785, la testatrice fit choix, le 21 mai, de M. Nicolas-Joseph Pau, prêtre, chapelain et secrétaire du chapitré de Saint-Pierre, avec l'abbé Pierre-FrançoisJoseph Demeuninck, comme adjoint

 

4: Marie Prouvost, née le 27 décembre 1678, Wasquehal, Nord, décédée le 23 juillet 1744, Lille (Sainte Catherine), Nord, inhumée, dans l'église Sainte Catherine de Lille (à l'âge de 65 ans). épouse, en novembre 1705, Pierre Dassonville, greffier de la juridiction consulaire de Lille, fut inhumée au milieu de la grande nef de l'église Sainte Catherine de Lille: 

dassonville-prouvost-armoiries

egl-ste-catherine-lille      eglise-sainte-catherine-lille

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 dont François Ignace époux de Marie Agnès Le Clercq qui vivèrent à Paris.

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Quelques notes supplémentaires sur l'entourage des Prouvost, via les Virnot, Lenglart, Brigode au XVIIIème siècle

La  visite du Roi Louis XVIII à Lille, 

le 22 mars 1815


Basserode-Brigode-Louis-18 

Cette magnifique lithographie du grand Debucourt, d’après un tableau du chevalier de Basserode , représente le roi Louis XVIII faisant ses adieux avant de partir en exil de Lille à Gand. Il sera reçu et logé en l’hôtel d’Avelin à Lille chez le maire, le Comte de Brigode. Il y a aussi le Comte Simeon, préfet de Lille, Monsieur de Gramont, le prince de Poix, le prince de Condé, le duc d’Orléans, François, Comte (depuis Marquis) de Jaucourt, pilier de la Restauration, qui dirigeait depuis Gand les Affaires Etrangères,  Louis-Antoine Fauvelet de Bourrienne, l'ancien camarade d'études à Brienne et Secrétaire de Napoléon, qui, lui aussi, a fait le voyage de Gand après s'être rallié au Roi., le Père Elisée, Blacas, les maréchaux Berthier, Mortier , Mac-Donald.

Avelinavelin_trois_quart

"Le général Derrécagaix a écrit une biographie essentielle du maréchal Berthier, publiée à la Librairie Militaire Chapelot en 1905 :

" D'après Thiers, lorsque Louis XVIII, arrivé à Lille le 22 mars 1815, se décida, deux jours après, à se rendre en Belgique, Macdonald et Mortier lui déclarèrent que, tout en lui restant fidèles, ils ne pourraient le suivre dans un pays occupé par les troupes de la Coalition et qu'ils l'accompagneraient jusqu'à la frontière. " Le maréchal Berthier se tut, mais, prenant à part les deux maréchaux, il leur dit que, capitaine d'une compagnie des gardes du corps, il était obligé de suivre le roi jusqu'au lieu choisi pour sa retraite et que, ce devoir rempli, il était décidé à renter en France. Il les chargea même d'en donner avis à Paris.
M. de Boehm, s'appuyant sur une lettre écrite un mois après par Berthier, fait observer que les choses ne se passèrent pas ainsi. Le 24 avril suivant, le maréchal adressa, en effet, au duc de Feltre, récemment ministre de la guerre et alors encore dans l'entourage du roi, une lettre dans laquelle il disait :
" Le roi reçut le duc de Tarente quelques instants avant de quitter Lille. Ce maréchal lui donna sa démission et l'assura que, après l'avoir escorté jusqu'à la frontière, il se retirerait dans ses propriétés. Le roi se tourna alors vers moi et me dit qu'il avait des ordres à me donner. Je restai seul avec Sa Majesté qui me demanda, avec bienveillance, ce que je comptais faire : " Ce que fait le maréchal duc de Tarente, Sire. Nous partageons les mêmes sentiments d'honneur et je prendrai la même attitude. Mais j'accompagnerai Votre Majesté jusqu'à la résidence où elle compte se rendre au-delà de la frontière. Alors seulement je la prierai de m'autoriser à aller rejoindre ma femme et mes enfants. " - " Je consens volontiers à votre désir, répondit le roi. "

Le maréchal Berthier accompagna ainsi Louis XVII jusqu'à Ostende et ce fut dans cette ville qu'avec son autorisation, il le quitta pour se rendre à Bamberg, où ilarriva le 29 mars. la princesse de Wagram et ses enfants s'y trouvaient déjà depuis le 19. Elle s'était installée, avec une suite de dix personnes, dans les appartements de la Résidence, château royal appartenant au duc Guillaume, son père, qui avait déjà été habité en 1806, par napoléon et par son major général.
Il est donc certain qu'en quittant le roi, Berthier n'avait qu'une idée : rejoindre sa femme et ses enfants, puis rentrer en France, pour y vivre dans la retraite, comme Macdonald. il était d'ailleurs naturel que, au moment du retour de Napoléon à Paris, la princesse de Wagram ait cru convenable de s'éloigner et d'aller pendant quelque temps dans sa famille, afin de laisser passer les jours de troubles qui allaient nécessairement suivre l'arrivée de l'Empereur.
Mais, après avoir revu les siens, le maréchal s'occupa de réaliser le projet dont in avait entretenu le duc de Tarente et le roi. il adressa les 2 et 5 avril, au comte Montjelas, ministre dirigeant les affaires de Bavière, qu'il connaissait de longue date, une demande tendant à l'autoriser à regagner la France et à obtenir, pour cela, les passeports nécessaires. Il faisait valoir l'intérêt qu'il y avait pour lui et sa famille à se rendre dans es propriétés de Grosbois et de Chambord. "..."

On distingue dans la gravure:

Monsieur de Brigode, le chevalier de Basserode, Louis Mottez époux de Marie Wallérie de Beaupuy, Mademoiselle Van Blarenberghe, de Lespaul de Lespierre, Quecq.

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Basserode-Brigode-Louis-18   Basserode-Brigode-Louis-18

L’hôtel d’Avelin avait été vendu par Pierre-Urbain Virnot au Comte de Brigode ;

la tante de Pierre Urbain, la sœur de sa mère Catherine Charlotte Virnot-Lenglart, avait épousé Jean Chrysostome de Brigode;

Félicie, fille de Pierre Urbain Virnot et Rosalie de Raismes, gardait l'habitude des dîners familiaux de quinzaine dans son hôtel particulier de la rue de Tournay à Lille.

On y voit le Chevalier de Basserode, à genoux, et sa  fille à droite; ce dernier était un familier d’un aïeul remarquable : « Charles Marie Le Thierry d’Ennequin, écuyer, époux de Catherine Charlotte Virnot, mademoiselle de Stradin, du nom d'un fief de ses parents,
laissa, après la visite de Charles X, son hôtel  familial de la rue A Fiens à son fils Lucien et alla résider dans celui de la rue Royale(116).
La maison de "Bon papa Thierry" était hospitalière et patriarchale. 
Charles Marie Le Thierry d-Ennequin
Outre ses fils célibataires, se retrouvaient son fils Urbain, Monsieur de Beaupuy, le plus souvent à Paris, 
Marie Wallerie de Beaupuy et son époux Louis MottezMarie Wallerie de Beaupuy et son époux Louis Mottez Louis Mottez epousa Marie Wallerie de Beaupuy

le chevalier de Basserode , 

et Victor Virnot qui en étaient des hôtes assidus.


Dès le retour de la belle saison, avec toute sa famille, il se transportait dans sa belle propriété de Wazemmes
où, comme son père, il  passait tous ses étés. Là, il donnait de grandes fêtes. ".

Le chevalier Charles François marie Le Prévost de Basserode, né le 25 juin 1774, émigré, armée de Condé, marié le 16 juin 1798 à Lille avec Marie Anne Lespagnol de Grimby, décédée en 1829, dont Catherine Joséphine née en 1799, Henriette Philippine née en 1801, Luce Valentine qui épousa Charles Joseph Desfontaines de Preux dont Gustave époux de Léontine de Frémin du Sartel, Charlotte Ida née en 1805.

La fille de Charles, Caroline Joséphine Le Prévost de Basserode épousa Louis Ernest de Muyssart (né à Londres le 7 août 1795, décédé au château de Launay près Epernon1841) sans postérité ; Louis Ernest était le fils de Jean Baptiste, Comte de Muyssart, grand bailly de Wavrin, maire de Lille de 1816 à 1830, député du Nord, commandeur de la Légion d’Honneur : celui-ci vendit le château du Gardin en 1832 qui allait devenir le Collège libre de Marcq, apprécié des familles du Nord.

Louis Mottez et  Marie-Wallerie de Formigier de Beaupuy : Louis Mottez jura, en l’église Saint Etienne, fidélité à la nation, à la loi, au Roi et applaudit la déclaration des droits de l’homme ; chevalier de la légion d’honneur, conseiller municipal, adjoint au maire de Lille jusqu’à la révolution de 1830, il fut aussi peintre ; allié à la famille, il fut aussi, entre autres, le centre de ce « petit théâtre sans prétentions » qu’il animait dans l’hôtel Virnot de la place Saint Martin et qui lui permettait de réunir cette société élégante issue du XVIII° siècle ; une liste des invités le démontre. Il était le petit-fils de Marie Aldegonde Le Thierry d’Ennequin, dame de la Boutillerie, deuxième enfant de Jacques Charles, écuyer, Sgr d’Ennequin, La Boutillerie, Riencourt etc et de Marie Anne Françoise de Bonneval 

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et de Messire Guillaume de Formigier de Beaupuy, gentilhomme, page du Roi Louis XVI et qui eut une conduite de courage lors de l’invasion des Tuileries par le peuple : il était de cette branche issue des nobles Bonneval…

Leur fils, Victor Mottez, 

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élève de Picot et d’Ingres (c’est lui qui enleva sur le mur de son atelier à Rome un portrait par Mottez de son épouse et qu’il réinstalla à Paris) eut un beau parcours de peintre reconnu, ; ce portrait est au Louvre aujourd’hui) ; outre les portraits de Charles, Urbain et Lucien Le Thierry d’Ennequin, il portraitura des membres princiers européens portant le nom d’Aumale, Ligne, Guise, Orléans, Guizot, Walewska, orna les églises St Germain l’Auxerrois, St Séverin et il fut reçu à de nombreux salons de peinture avec son œuvre prolifique.

Vanackere, capitaine des canonniers dont notre aïeul, le capitaine Ovigneur Ovigneur_sur_les_rempartsfut le héros. Le nom Vanackère figure dans les cartons d’invitation de la place Saint Martin. Louis Vanackère fut président de la Chambre de Commerce et maire de Lille ; Nicolas Désiré Vanackère publia des mémoires: "Séances publiques de la société d'amateurs des sciences et arts de la ville de Lille"

Mademoiselle van Blarenberghe van-Blarenberghe-premier-Dauphinvan-blarenberghe était première femme de chambre de  Monsieur le premier Dauphin et première femme de chambre de Madame Sophie, fille du Roi. Elle devait faire partie de la célèbre dynastie des peintres et miniaturistes de Lille et aussi de Versailles qui figurent sur les cartons d’invitation de la place Saint Martin ; la dernière des van Blarenberghe épousa Charles Dathis, poète, licencié en droit, négociant, frère de notre aïeule Madame Prosper Derode-Dathis.

Quecq, officier de la Garde Nationale, comme le chevalier Francois Emmanuel Quecq d’Henriprêt qui épousa Charlotte Virnot de Lamissart, la fille du trésorier de Lille, Charles Louis. 

Leplus, officier de la garde nationale, figure parmi les invités de l’hôtel  Virnot,  place Saint Martin à Lille. Les Leplus furent une dynastie d'architectes essentiels à Lille: Romain Joseph Leplus (1724-1789), Amé-François Joseph Leplus (1770-1831),  et son cousin Victor-Louis Leplus (1798-1851).

de Lespaul de Lespierre, probablement Clément Joseph 1770-1827 est  le grand père du baron d'Haubersart; sa femme, Laurence Quecq d’Henripret, petite fille Virnot de Lamissart. Il est apparenté aux Prouvost-de Lespaul.

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Le Roi Charles X, accompagné par le duc de Polignac, se rendit à Lille chez l’aïeul des Virnot, Charles Marie Le Thierry, Seigneur d’Ennequin et de Riencourt, écuyer. Il visita en particulier sa filature. A la suite de cette visite, Monsieur de Villèle lui fit remettre la Croix de la Légion d’Honneur en récompense des nombreux services: conseiller municipal de 1807 à 1830, Membre de la Chambre de Commerce, Président du Conseil de Fabrique de l’église Saint Maurice puis Saint André.

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Sous la Restauration, cet aïeul fut député à Paris avec Monsieur de Muyssart, maire de Lille et le Chevalier de Basserode pour représenter la ville au baptème et aux fêtes données à l’occasion de la naissance du Duc de Bordeaux.
Le Roi Louis-Philippe, après l’épidémie de choléra qui désola Lille à cette époque et durant laquelle le frère de l’aïeul des Virnot, Désiré Joseph Le Thierry, maire de Lille, eut une conduite admirable, décida de venir à Lille et fit coïncider son voyage avec la rentrée des troupes du siège d’Anvers. La reine Marie-Amélie fit son entrée avec Madame Adélaïde et les princesses d’Orléans ; elles furent reçues par le lieutenant général Corbineau, le préfet Baron Méchin et par Désiré Joseph qui, le 16 janvier 1833, fut décoré de la main du Roi et reçut de Madame Adélaïde une épingle de cravate de brillants.

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Les ducs d’Angoulème et de Berry constatèrent « son rôle et son dévouement de brave et digne gentilhomme » ainsi que sa présence « aux malheureuses journées des 5 et 6 octobre 1789 à Versailles » au frère de l’aïeul des Virnot : Messire Guillaume Jérome de Formigier de Beaupuy, écuyer, Garde du corps du Roi Louis XVI, compagnie de Villeroi. Il émigra et rallia les armées de Gramont, des princes de Condé et fit les campagnes dans le Régiment noble à cheval du Duc de Berry. Il se plaisait à raconter ses souvenirs au sujet de la Reine et de Madame de Lamballe.
Le Duc de Raguse, pair et maréchal de France, le décora Chevalier de Saint Louis, le 22 juillet 1814 à Melun. Il fut Chevalier de l’Ordre Royal de la Légion d’Honneur, le 15 juillet 1815 et fut lieutenant Colonel avec pension du Roi et autorisation de continuer à porter l’uniforme de Garde du corps du Roi.
Charles de Bourgogne, Chevalier, Chevalier des ordres de Léopold, de Saint Jean de Jérusalem (1810-1886), épousa la petite fille d’Alexandrine Virnot de lamissart; il était le fils de Philippe de Bourgogne, chevalier, né à Lille en 1774, page du roi en 1789, premier page en 1792. Il avait été de service dans les appartements du Roi le 20 juin 1791 mais il n’apprit la fuite de la famille Royale que le lendemain. Arrété avec deux de ses camarades, il fut maltraité par la populace qui voulait le prendre à un réverbère dans la rue Saint Honoré à coté du palais Royal quand un escadron de gendarmes vint l’arracher aux mains forcenées.

20 juin 92

Le 20 juin 1792, Philippe de Bourgogne fut constamment près du Roi et, le 10 août, il fut du petit nombre des serviteurs et des gardes nationaux fidèles qui lui firent un rempart de leurs corps. Il l’accompagna jusqu’à l’entrée de l’Assemblée où il ne fut point admis mais mais où l’habit de premier page du Roi attira une décharge qui tua un garde.
Monsieur et le Comte d’Artois signa le brevêt de capitaine des chasseurs de Calonne reçu au nom du Roi, après qu’il eut rejoint l’armée des princes et fait part à la défense de Maastricht ce qui lui valut le titre de bourgeois de cette ville. L’hôtel d’Alexandrine Barrois-Virnot, rue de Tournai, à Lille , où descendit Louis XIV.
Député de Lille au sacre de Napoléon, le frère des sœurs Virnot, Charles Joseph Lenglart, seigneur de Lannoy et de Plancques, chevalier du Lys (1740-1816) fut trésorier de Lille, échevin, banquier, conseiller Municipal, président du canton de 1813 à 16, conservateur du musée, célbre collectionneur de tableaux.

Charles-Lenglart

Il épousa Marie Anne van Nuffel, fille d’Arnolphe Goduwal Berthulphe, écuyer, seigneur de Marselaer, Berent, Wyckluyze, grand juge de la chambre des Tonlieux à Bruxelles, annobli par l’impératrice Marie Thérèse en 1756 et de  Marguerite Allard qui était la petite fille de Michel Allard, peintre de leurs Altesses Sérénissimes des Archiducs Albert et Isabelle.
Charles Léopold de la Chaussée, Chevalier, épousa la fille d’Alexandrine Charlotte Virnot de Lamissart, Thérèse Charlotte de Savary du Gâvre. Il était fils de  Jeanne de Bourgogne et Charles de la Chaussée, chevalier, seigneur de Saint Aubin, page du Roi Louis XVI, Capitaine au Régiment de Berry et Chevalier de Saint Louis.

lettre-Virnot-de-Brigode
http://www.thierryprouvost.com/Prouvost-salons-XVIIIeme.html
succession-lenglart

Nous avons vu le goût du "théâtre de salon" chez les Virnot et Prouvost

http://www.thierryprouvost.com/Vie-de-societe-Prouvost.html

Souvenirs d'Académie Séances littéraires et dramatiques
données dans les collèges de la Compagnie de Jésus de 1815 à 18.

Librairie de J. Lefort, imprimeur éditeur à Lille, 11, rue Charles de Muyssart, et Paris,  30, rue des saints Pères.


EXERCICES LITTÉRAIRES ET PHILOSOPHIQUES
Répondront en Rhétorique :
MM. Gustave BERNAULT, de Paris; MM. Louis MEURILLON, de Comines;
Éd. MARQUET, de Port-Louis; Philippe MOTTE, de Tourcoing.

 En Philosophie et en Sciences :
1ère ANNEE.
MM. Auguste de CHAVETTE, de Nantes;
Louis DESMONS, de Lille;
Michel MARLIÈRE, de Bourges;
Léon TORNERO, d'Alcala;
Léonce VAN TROYEN, de St-Omer;
Alex. VASSELLE, de Viefvillers ;

 2ème ANNEE.
MM. Fernandez CUEVAS, d'Oviedo ;
Antoine CAILLERET, de Lille;
Joseph MARÇAIS, de Sablé;
Gaspard PROUVOST, de Roubaix;
Em. de QUINCEROT, de Bourges ;
Félix de VILLEBOIS, d'Angers.