ROUBAIX 

Ville d’art et d’industrie

Roubaix-ville-d-art-et-d-industrie-xv-xxieme-siecle

Mentionnée dès 897

Siège d'une importante seigneurie au XI° siècle.

En 1414, reçoit le titre de ville grâce à Jean III de Roubaix (Jean Sans Peur), qui obtient le droit de créer un échevinage

Ancienne capitale mondiale de la laine

Ville d'Art et d'Histoire (label accordé à Roubaix en décembre 2000)

Roubaix-Croy-Ecusson 

 

« Jean Buzelain put écrire, en 1625, dans sa Gallo-Flandria, sacra et profana: " Roubaix, bourg ancien et noble sous beaucoup de rapports: 
sa dignité de Marquisat, son vieux château, la multitude de ses habitants, ses manufactures de draps, son église paroissiale, 
son hopital, sa forme de ville concourent à lui donner un air de grande beauté et de richesse." Hilaire Trénard

Le curé Jacques Legroux déclare en 1714 : « le bourg de Roubaix est considérable et ancien ; 
ses manufactures le rendent célèbre plus que bien des grandes villes en France, en Espagne et ailleurs ».

Le voyageur la Force, décrivant la Flandre en 1722, dépasse les estimations, en affirmant :
« Outre les villes de la châtellenie de Lille,
il y a des bourgs aussi considérables que des villes : Tourcoing et Roubaix sont de ce nombre et ne contiennent pas moins de 12000 âmes chacun.
(histoire de Roubaix: Hilaire-Trénard,p 77)

Au XVIII° siècle,  Panckoucke écrit dans son 
Petit Dictionnaire Historique et Géographique de la châtellenie de Lille : 

« Beaucoup de villes ne valent pas le bourg de Roubaix 
tant dans la beauté des maisons du lieu que dans le nombre de ses habitants ».

Jan_van_Eyck-RoubaixToison-d-or-Jean-de-RoubaixROUBAIX/roubaix_jean-toison-orJehan_de_RoubaixBataille de Roubaix-RoosebekeVan-Eyck-Roubaix-Bourgogne

Le peintre Jan van Eyck  peintre des ducs, La toison d’Or de Jean de Roubaix, Jean de Roubaix, la  bataille de Nikopolis, autoportrait de van Eyck

     Jean-sans-peur   Philippe III le BonCharles-de-Bourgogne-Roubaix     Charles le TéméraireCharles-le-Temeraire-Roubaix
      Jean sans peur, Philippe le Bon, Duc de Bourgogne, 1° Chef et Souverain de la Maison de Bourgogne (1396-1467) Charles le Téméraire, fils de Philippe le Bon, deuxième Chef et Souverain de la Maison de Bourgogne (1433-1477)

Jean V de Roubaix (ca 1369 - 1449) (ou Jehan de Roubaix), chevalier de l'ordre de la Toison d'Or en 1430 était seigneur de Roubaix, Seigneur de Roubaix et de Herzele, de Longueval, du Broeucq et de Fontenoy
Il portait, comme tous les seigneurs de Roubaix, d'hermine au chef de gueules. Un Jean de Roubaix est également tué à la bataille de Nicopolis en 1396.Jean fit parler de lui, pour la première fois, lors de la bataille de Roosebecke (sur la commune actuelle de Westrozebeke, 27 novembre 1382). Il combattit les Sarrasins à Carthage, visita les Lieux Saints en Palestine. Ses nombreux succès firent de lui un des seigneurs les plus puissants de l'époque, tant financièrement que par l'influence dont il jouissait auprès des Ducs de Bourgogne. Il fut le premier chambellan du duché de Bourgogne sous Jean sans Peur et conserva son poste à la mort de celui-ci au profit de son fils, Philippe III de Bourgogne dit Philippe le Bon. C'est donc tout naturellement que ce dernier l'envoya au Portugal en 1428, afin de négocier le mariage du duc avec Isabelle de Portugal. Dans l'ambassade, on retrouvait un membre illustre, Jan Van Eyck qui était, à l'époque, le peintre du duc. Le mariage eut lieu à Bruges, le 10 janvier 1430. Lors des fastes, le duc créa l'Ordre de la Toison d'Or, les premiers chevaliers furent (dans l'ordre) Philippe le Bon, Guillaume de Vienne, Regnier Pot et Jean de Roubaix. Jean meurt en 1449 ; son fils, Pierre de Roubaix, lui succède comme chambellan du duché de Bourgogne.

                Roubaix-Eglise-Saint-SepulchreRoubaix-album-de-Croyhopital-sainte-elisabeth

                                                   La chapelle du Saint Sépulcre,                                Roubaix dans l’album de Croy                                    L'hôpital Sainte Elisabeth,                                     

Chateau-de-Roubaix

                                  le château construit par Pierre de Roubaix                                      

roubaix-avant-regime

       Roubaix sous l’Ancien Régime,          

tombeau-Francois-Luxembourg-1472famille-St-Martin-RoubaixRoubaix--Eglise-St-Martinretable-Saint-J-Bapt-XVI-siecle-Saint-Martin-RoubaixRetable-Saint-Martin-Roubaix

L’église saint Martin de Roubaix : Tombeau de François de Luxembourg 1472, vierge à l’enfant, retable, Vierges à l’enfant.

Face au pouvoir laïc symbolisé par l'Hôtel de Ville, la tour de l'église Saint-Martin est le témoin architectural le plus ancien de la Ville de Roubaix. Située au centre de la ville, elle a vu se développer autour d'elle le bourg puis la ville que nous connaissons. L'origine de l'église pourrait remonter au 9 ème siècle (vers 881-887). Elle se développe peu à peu du 12ème au 15ème siècle. De 1468 à 1521 : l'église est reconstruite à l'exception du chœur. Elle voit l'édification de sa tour de 1511 à 1571. En 1684, cette dernière est la seule rescapée d'un important incendie qui dévaste une grande partie de la ville. En 1848, l'église est totalement remaniée par la surélévation du chœur, et l'adjonction de deux nouvelles nefs de part et d'autre de ce chœur, ce qui fait de l'Église Saint-Martin, l'un des premiers édifices néo-gothiques dont le décor intérieur est dominé par le splendide retable de Saint-Jean Baptiste, joyaux de l"art religieux.

           pierre-de-roubaix-signature

Pierre de Roubaix est né à Herzelles (près de Bruxelles) le premier août 1415. Il décède à Roubaix le 7 juin 1498 et est inhumé en l'église paroissiale Saint Martin, dans la chapelle "Sainte-Croix". Il succède le 7 juin 1449 à son père, Jean V de Roubaix. Il a trente quatre ans. Très jeune, il avait épousé Marguerite de Ghistelle, dame du Broeucq et de Wasquehal, héritière de l'une des plus nobles et des plus anciennes maisons de Flandres. Il fit passer la ville d'une petite localité à une des villes les plus prospères de la région, notamment en obtenant le 1er octobre 1469 une charte de l’État bourguignon lui garantissant un privilège d'exercer le commerce et la manufacture. Il accumula par ce biais une considérable fortune. Pierre de Roubaix fut aussi un grand voyageur, qui se rendit à Rome, à Jérusalem, alla combattre les infidèles à Carthage etc. À sa mort, il n'avait qu'une fille, Isabeau de Roubaix qui fonda l'hôpital Sainte-Élisabeth en 1488 pour y accueillir 12 femmes pauvres, soignées par les religieuses de l'ordre de Saint-Augustin jusqu'à la Révolution  qui lui succéda. Après lui, la branche masculine ainée de la famille "de Roubaix" s'éteint et la domination du fief passe, par le mariage d'Isabeau avec Jacques de Luxembourg, par le mariage de leur fille ainée Isabelle de Luxembourg à Jean III de Melun à la famille de Melun. La descendante de Jean III, Jeanne de Melun portait le titre de Marquise transmit à la maison de Ligne par son mariage avec Lamoral Ier de Ligne, premier prince de Ligne, et actuellement la famille Meurillon.

           ROUBAIX-Charte-couleur

              Roubaix-Charte-des-drapiers-1469
Pierre de Roubaix  et ses cinq collaborateurs :

Le bailly Jean de Langlée, les échevins Jean de Buisnes et Jehan Prouvost, les lieutenants Jean Fournier et Guillaume Agache.

ROUBAIX/Charte-draps-toutes-laines

La charte des drapiers en 1469 : " Dès 7 heures du matin, le 15 du mois de novembre 1469, 
le bailly Jean de Langlée, les échevins Jean de Buisnes et Jean Prouvost, dit des Huçons,
seigneur de Wasquehal,
les deux lieutenants Jean Fournier et Guillaume Agache, se rendirent au château  de Roubaix  construit par Pierre de Roubaix  (1415-1498), 
premier chambellan de  Charles, duc de Bourgogne, pour lui témoigner la reconnaissance de ses sujets 
pour avoir  obtenu la charte de Roubaix qui donnait à la ville le droit de faire draps de toute laine. "

(Histoire de Roubaix, Trénard) 

Heures-Saint-Augustin-Roubaixoraisons-St-Augustin-RoubaixIsabeau-de-Roubaix-1460isabeau-Roubaix

Heures à l’usage des filles de St Augustin XVI°, Heures d’Isabeau de Roubaix vers 1460, Oraisons de St Augustin,

                  Delesalle-blasonClaude_Lamoral_de_Ligne_1618-1679-RoubaixRoubaix-blasonalbert-Henry-de-Ligne-RoubaixRamery-dit-de-Boulogne-Roubaix

Blason de le Salle, Claude Lamoral prince de Ligne, Armes Ramery dit de Boulogne

Dewavrin-BlasonRobert-Melun-Roubaixmarie-Claire-de-Nassau-RoubaixArmes-de-le-Becque-Roubaix

Armes de Wavrin, Robert de Melun, MarieClaire de Nassau, armes de le Becque

durot-Porcelaine-durot

de-Lespaul-Roubaix-LilleAssiète-Manufacture-Royale-Dauphin-Durot-Leperre-ProuvostChateau-de-Beaupre-Roubaix-Durot-ProuvostManufacture-Dauphin-Leperre-Durot-Roubaix-Lillede-le-Rue-Roubaix

Urne-Manufactures-Royales-du-Dauphin

Blason de Lespaul, château de Beaupré des Manufactures Royales, le dauphin couronné de porcelaine, armes de le Rue ;

Catherine-Françoise PROUVOST 1752-1801, fille de Pierre Joseph PROUVOST et de Marie-Catherine RAMERY dit de BOULOGNE , petite fille de Pierre Joseph Prouvost, (1699-1774) (frère de Jacques Prouvost-Florin), maître de manufacture, échevin de Roubaix, et de Marie Jeanne de LE BECQUE, 1707-1778, épousa, le 30 avril 1782, François Joseph DUROT 1747-1815 fils d’Arnould-François DUROT, bourgeois de Lille, remarquable exemple de parcours proto-industriel : sa vie intense a été racontée par Alexis Cordonnier dans son article : « Une industrie d’art au siècle des lumières : l’indiennerie DUROT (1765-1790) : il créa ou racheta les: 

Manufacture Royale des toiles peintes, indiennes et papiers peints en façon de damas & d'indienne de la Ville de Lille qu’il créa : 

lettres patentes le 25 janvier 1770 (toiles frappées des armes fleurdelisées), 

Manufacture Royale de Mousselines d’Houplines (association avec de Raincour) en 1768,

Manufacture Royale de verres, rachetée en 1775 et nommée sous la raison de son fils ainé « Louis-François Durot et fils », dirigée avec son gendre Auguste de LAGARDE ; cédée en 1777 à son associé Bernard Rousselle Beau-père de Louis-François LEPERRE-DUROT, fondateur de la  

Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin, crée le 13 janvier 1784, place des Carmes, à Lille, Il fut un des premiers à  employer la houille pour chauffer les fours. et fabriquait de la porcelaine dure. Marque au « dauphin couronné » et « A Lille ». En 1786, avec la protection de M. de Calonne, il place son usine sous le patronage du dauphin.  Une pièce du musée est marquée « cuit au charbon de terre en 1785 ».

Après la Révolution, elle fut dirigée par Gaboria. Elle ferma en 1817

Calonne, protecteur-des-Manufactures-Royales-du-Dauphin-Lille
Calonne
      Armes-Florin-RoubaixCharles-Lauwick-petit-fils-Catherine-ProuvostCharles-lauwick-Salon-1865Leon-Riesener-Eugene-Delacroix-RoubaixDesruelles-armes-Roubaix-Prouvost

Blason Florin, Charles Lauwick, petit fils de Catherine-Françoise Prouvost-Durot, son beau-père Louis Riesener portraituré par son cousin Eugène Delacroix, armes Desruelles

Etats-generaux-Florin-Prouvost-Roubaixmairie-ancienne-roubaixOfficier-garde-nationale-Prouvost-Roubaix

Etats généraux de Versailles, l’ancien hôtel de ville, Officier de la Garde Nationale

Roubaix-dessin-mairie

Eglise-Saint-Joseph-RoubaixSaint-Joseph-Roubaix

Eglise Saint Joseph, classée au titre des monuments historiques le 4 juin 1993. En 1878, l'architecte Jean‑Baptiste, Baron Béthune d'Ydewalle, réalise un bâtiment néogothique d'une grande qualité. L'extrême sobriété extérieure de l'édifice en brique contraste avec la richesse du décor intérieur. Des fresques, dues à l'artiste hollandais Guillaume Beumens, recouvrent murs et voûtes. Elles forment un véritable livre d'images d'histoire sainte, à l'usage d'une population de fidèles majoritairement illettrés à l'époque. Cet ensemble est exceptionnel par sa qualité, son homogénéité et son ampleur. Le chœur de l'église attire le regard avec un retable en bois sculpté de scènes de la vie de Saint Joseph, patron des ouvriers; remarquables également, les vitraux du chœur (Claudius Lavergne et ses fils) et ceux du transept, œuvres d'une maison anversoise.

Saint-Joseph-RoubaixEglise-Notre-Dame-RoubaixJ-A-Duval-Eglise-Roubaix 

Salons Gobelins :  Avenue des Nations Unies L'ancienne Église  Notre-Dame est le dernier édifice religieux construit dans le Nord de la France dans le style néo-classique, l'archevêque de Cambrai prônant dès lors les styles gothique et roman, plus propices à susciter la ferveur religieuse des foules".Bâti entre 1844 et 1847, l'église Saint-Martin n'étant plus suffisante, cet édifice dû à l'architecte Achille DEWARLEZ a été inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 30 octobre 1983 (désaffectation .cultuelle de l'Église Notre-Dame en juillet 1983). A l'intérieur, remarquez l'exceptionnel décor : vitraux de Claudius Lavergne, chaire mêlant bois et fonte classée monument historique, boiseries...

ROUBAIX/eugene_motte-tombeauROUBAIX/usine-NordUsine Motte-RoubaixROUBAIX/motte-bossutROUBAIX/Motte_filature_entreeROUBAIX/Buste_Eugene_Motte

Les usines Monstre Motte, Emblème de l'architecture industrielle du Nord de la France, la filature Motte-Bossut fut construite entre 1862 et 1.891. Sa façade crénelée à l'image d'un château fort lui a valu d'être inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en mars 1978. Derrière ses trois cents fenêtres, on a filé le coton jusqu'en 1981 ....Au centre des Archives du Monde du Travail : Imaginé en 1983, inauguré en 1993, le Centre des Archives du Monde du Travail a pour mission de sauvegarder, conserver et mettre à la disposition du public les archives témoignant des activités économiques et sociales, archives d'entreprises, de syndicats, d'associations, etc. Il relève du Ministère de la Culture, qui a confié à l'architecte Alain Sarfati le programme de réhabilitation du bâtiment."A L'USINE "  USINE DE VELOURS MOTTE BOSSUT,228, avenue Alfred Motte Construits en. 1903, les bâtiments de cette usine de velours Motte-Bossut sont une parfaite illustration de l'architecture industrielle du début du siècle qui a valu à ces constructions l'appellation l'ensemble, en retrait de l'avenue alfred-Motte, surmonté d'une tour crénelée de 30mètres, procurant à l'ensemble un caractère imposant et majestueux. Jusqu'en 1981, date de fermeture de l'usine, la marque de fabrique a utilisé l'emblème de la tour  crénelée dans ses étiquettes de publicité ! Le caractère exceptionnel de l'ensemble est un des plus marqués dans la production architecturale de Lille-Roubaix-Tourcoing... La rénovation de l'ensemble, achevée  

ROUBAIX/Empereur-balROUBAIX/Mimerel-Napoleon-RoubaixROUBAIX/Empereur-hopital-Napoleon-3-Eugenie

Les visites de Napoléon III et Eugénie à Lille et Roubaix

tissageHenri-ProuvostAction-Prouvost-Masurel-Roubaix

Francois-MasurelUsines-francois-Masurel-MouvauxFrancois-2-Masurel

Les établissements Henri Prouvost, actions Prouvost-Masurel, les établissements François Masurel Frères

Peignage_Motte,_RoubaixRoubaix-Lainiere-ProuvostCentrale-Lainiere-Roubaix-Prouvostteinturerie-Screpel-Roubaix

La lainière de Roubaix: vidéo et les établissements Motte, Teinturerie Scrépel

Vue-etablissements-Motte-RoubaixBas-relief-hotel-Ville-RoubaixTissages-Roubaix

Les ateliers de tissage, vue de Roubaix,  les bas reliefs de l’hôtel de ville de Roubaix,

        Alfred-thiriezRoubaix-usines-sortiesUsines-ThiriezUsines-Thiriez

Alfred Thiriez, la vie ouvrière, l’empire Thiriez, 

               Roubaix-hotel-de-villeRoubaix-blason-hotel-villehotel-ville-Roubaix

Hôtel de Ville : Grand-Place LA FACADE PRINCIPALE: L'hôtel de ville est inauguré le 30 avril 1911 en même temps que l'Exposition Internationale du Nord de la France. Cet édifice est bâti sur les plans de l'architecte Victor LALOUX (auteur des plans de la gare d'Orsay à Paris et de la mairie de Tours, sa ville natale), secondé par Monsieur Dubois, architecte. C'est un monumental témoin d'une prospérité née du courage et de l'esprit d'entreprise des Roubaisiens. II réunit en une superbe harmonie, la palette des styles et motifs de l'éclectisme. LE CORPS CENTRAL est en nuance par rapport aux deux ailes latérales qui le relient par des passerelles. II est remarquable, surtout par sa, frise en haut relief et par le frontispice dont la verticalité et reprise à l'arrière plan par le campanile.  LES AILES : L'aile de gauche, commencée en 1907 par l'architecte Ernest THIBEAU, abrita longtemps la Chambre de Commerce. On reconnaît le dieu Mercure coiffé de son casque ailé symbolisant la vélocité du dieu messager de l'Olympe et tenant à sa main le caducée. A ses côtés, deux femmes assises, l'une appuyée sur une pile de dossiers, l'autre déversant les trésors d'une corne d'abondance, symbolisent l'industrie et le commerce. Le fronton sculpté est l'œuvre d'Alphonse CORDONNIER, tandis que celui de l'aile de droite (services municipaux) est l'œuvre de Corneille THEUNISSEN. On y distingue un vieillard près d'un bélier et une femme assise près d'une jarre, encadrant une ruche. Une devise surplombe ces sculptures < Pax Labor > , la Paix et le Travail.LA FRISE est un véritable hymne à la gloire de l'industrie textile roubaisienne. Elle se compose de 6 tableaux qui illustrent les différents aspects du travail de la laine et du coton. Elle mesure 2,40 m de haut et comprend une quarantaine de personnages. Les trois tableaux de gauche sont l'œuvre d'Alphonse CORDONNIER, sculpteur né à La Madeleine, et ceux de droite de Léon FAGEL. On peut y voir la récolte du coton et de la tonte de la laine , le lavage et le peignage , la filature , le tissage , la teinture et les apprêts et la manutention finale. LES ALLEGORIES : Hippolyte LEFEBVRE sculpte deux statues allégoriques: à droite l'Abondance avec ses fleurs et ses fruits et à gauche, la Paix avec son rameau d'olivier. Elles encadrent le blason de Roubaix, œuvre d'André LAOUST " Au premier d'hermine au chef de gueule; au second d'azur à un rot de sable encadré d'or, accompagné en chef d'une étoile d'or accostée de deux bobines d'argent et en ponte, d'une navette d'or, à la bordure dentelée d'or avec la devise Probitas Industria ". ESCALIER D'HONNEUR: Dans l'hôtel de ville, on est frappé par la dimension du hall d'accueil et par la taille de l'escalier d'honneur à double révolution. LE SALON D'HONNEUR: Plafond décoré d'une rosace. La SALLE des MARIAGES : le plafond est orné d'une peinture en toile marouflée du peintre parisien François Sommer.la SALLE du CONSEIL MUNICIPAL : Somptueux plafond à caisson de rose. Cinq superbes lustres...SALLE PIERRE DE ROUBAIX :  Décorée par la superbe fresque murale de Jean-Joseph WEERTS ' La charte des Drapiers " achevée en 1914. http://www.nordmag.fr/nord_pas_de_calais/roubaix/roubaix.htm

Roubaix-plan-XIX

   Ecole-nationale-beaux-arts-RoubaixEcole-nationale-beaux-arts-RoubaixEcole-nationale-beaux-arts-Roubaix

L’École nationale des beaux-arts, les cours d’arts plastiques.

RoubaixROUBAIXRoubaix-GareROUBAIXRoubaix

église Saint Antoine, caisse d'épargne, gare, hôtel des pompiers

Roubaix-hopital-FraterniteRoubaix-Eglise-Saint AntoineROUBAIX/R-Banque-France

Le conditionnement, l’hopital de la Fraternité, Caisse d’épargne

Roubaix-Condition-publiqueLycee-Turgot-RoubaixReservoir-eaux-Huchons-Roubaix

Les réservoirs du Huchon, Lycée Turgot, Banque de France

ROUBAIX/R-Catteau-justiceROUBAIX/RPalais_Vaissier

Hôtel Catteau, actuel Palais de justice, Château Vaissier,

Roubaix-Etude-ProuvostEtats-Generaux-Florin-ProuvostROUBAIX/le-rang-des-drapiers-(edouard-dupire-rozan-1880-ROUBAIX/R-Motte-Lagache-hall

Hôtels Prouvost, Motte-Lagache et son hall, Rang des drapiers

Louis-Jean-Screpel-Roubaix-Victor-Mottezhotel-prouvost-roubaixChapelle-hotel-Prouvost-Roubaix griffon-salon-chinois-Roubaix

Louis Jean Scrépel par Victor Mottez, l’hôtel Prouvost MH, , son gendre Charles Prouvost

     hotel-six-Prouvost-RoubaixHotel-amedee-prouvost-roubaixAmedee-I-Prouvostvert-bois-branche-amedee-prouvostHotel-Prouvost-Crepy-Roubaix

Hôtels Six, Amédée Prouvost MH, Amédée Prouvost I, château du Vert Bois, hôtel Prouvost-Crépy

Monument-Parc-Barbieux-RoubaixMonument-Bossut-Parc-Barbieux-RoubaixParc-barbieux-Roubaixjeanne-d-arc-parc-Barbieux-RoubaixMonument-parc-Barbieux-Roubaix

PARC BARBIEUX :  Avenue du Peuple Belge D'une superficie d'environ 33ha, le parc que les roubaisiens nomment "Le Beau Jardin" porte bien son nom car c'est en effet l'un des plus beaux parcs de France. Établi sur des terrains primitivement destinés à là construction d'un canal souterrain, cette création fut déclarée d'utilité publique par décret du 30 juin 1866. 135 espèces et variétés d'arbres et 33 massifs agrémentent ce magnifique parc, deux plans d'eau apportent un élément reposant à cet ensemble bucolique où se trouvent les, monuments Nadaud, Weerts, Bossut, le médaillon d'Amédée Prouvost et le buste de Pierre Destombes. Le site est classé par arrêté ministériel du 26 janvier 1994 parmi les sites remarquables du département.

ROUBAIX/Hpavillon-machines
Vue générale de l-exposition-internationale-Roubaix-1911Plan général de l-exposition-internationale-de- Roubaix

L’exposition internationale de 1911

Exposition-Ruobaix-1911

ROUBAIX/Gexpositions_roubaix_1911ROUBAIX/cartes-postales-photos-Le-Casino-ROUBAIXROUBAIX/cartes-postales-photos-Grand-Palais-des-Mines-et-de-la-Metallurgie-ROUBAIX-

ROUBAIX/prouvost-masurel-chevalROUBAIX/FposepierrehopitalfraterniteROUBAIX/GRueGare1911Adolphe-Prouvost

Vie de société

ROUBAIX/R-stade-A-ProuvostROUBAIX/R-stade-A-ProuvostROUBAIX/stade-Amedee-Prouvost

le CORT, stade Amédée Prouvost

Une corrida à RoubaixParis_RoubaixUn nouveau vélodrome à Roubaix en 2011ROUBAIX/WEERTS-coqs

l’engouement populaire pour la tauromachie durera vingt ans, de 1893 à 1913, les combats de coq, le futur vélodrome, plaque et lion de la salle de gymnastique-1876-1877

ROUBAIX/achillesegard.jpgMonument-Amedee-Prouvost-RoubaixMonument-amedee-Prouvost-parc-Barbieux-RoubaixAmedde-III-Prouvost

Le mouvement littéraire du « Beffroi » : Achille Segard, Amédée Prouvost II et son monument au parc Barbieux.

ROUBAIX/Vareille-Gabrielle-ProuvostROUBAIX/Prouvost-ScrepelBouvines-reunion-DehauROUBAIX/trentesaux-prouvost

ROUBAIX/Elisabeth2Prouvostreunion-d-halluin

Vie de société

ROUBAIX/piscine_roubaixPiscine-RoubaixPiscine-Roubaix-Musee

Le musée de la Piscine

ROUBAIX/Jean-Baptiste_Lully_By_Pierre-Alexandre_Schoenewerk_Face2_MuseePiscine-Roubaix.WomanAndFontain-_Pierre-Alexandre_Schoenewerk-musee-piscine-RoubaixROUBAIX/800px-Gattamelata_ErasmoDaNarni_Mus-piscine-RoubaixROUBAIX/Agathon_Leonard-Danseuse-Foulard-BiscuitSevres_Musee-piscineRoubaix-Agathon_Leonard-Danseuse-BiscuitSEvres_Musee-Piscine-Roubaix.jpg

Au cœur de Roubaix, l'ancienne piscine art-déco devient sur 11.000 m², un grand musée d'Art et d'Industrie.
Champs Bâtie à la fin des années 20, selon les plans d'Albert BAERT (Architecte célèbre pour ses ouvrages de même nature confus à Lille et à Dunkerque), la piscine de Roubaix est une œuvre magistrale. Partageant avec la municipalité des convictions sociales très militantes, Albert BAERT voulait élever à Roubaix, un sanctuaire de l'hygiénisme triomphant. Son programme devait répondre à la misère des populations ouvrières de la ville, en offrant à taus l'accès à la salubrité.
Ce lieu unique ne pouvait abriter qu'un projet exceptionnel. C'est ainsi que les très riches collections des Beaux-Arts et d'Arts Décoratifs du Musée d'Art et d'Industrie de Roubaix trouvent maintenant dans cette piscine rénovée par l'architecte Jean-Paul PHILIPPON, un écrin digne de leur valeur.

Collection-Dutilleul-MasurelMusee-MasurelJean-Masurel-PicassoRoubaix-Anne-Albert-Prouvost

Mécénat : les collections Masurel, le musée de Villeneuve d’Ascq, Albert et Anne Prouvost

ROUBAIX/CAMILLE-PROUVOSTROUBAIX/Isabelle%20Prouvost.jpgprouvost_gaetanex.jpgmyriam_delahoux.jpgRoubaix-Camille-Prouvost

Collection de portraits de musiciens, Gaëtane Prouvost, Myriam Delahoux, deux portraits par Camille Prouvost

debayser-b-debayserBraderie-RoubaixAlbert-Bruno-Prouvost-Roubaix

Les Bayser, experts, Roubaix ville d’art et d’évènements, Albert-Bruno Prouvost

 

ROUBAIX/antoine-et-delphine-arnault-au-palaisLVMHROUBAIX/bernard-arnault

Bernard Arnault, ses enfants Delphine et Antoine Arnault, LVMH

 
                        Masurel-TeilhardDenis-Prouvost-Enceintes-de-Paris
Blason-Pour-vous-les-princes-Roubaix-Thierry-ProuvostPortraits-Mille-ProuvostGery-Prouvost-Saint-Thomas-Aquin-Roubaix

Pour vous, les princes

ROUBAIX/escalier-hotel-ville

L’escalier de l’hôtel de Ville

 

Situé à l'écart des grandes voies de communication terrestres et fluviales, le petit bourg de Roubaix était, au 11 ème siècle, le siège d'une importante seigneurie.

Composée d'exploitations rurales, la bourgade ne semble pas devoir devenir une place d'importance mondiale. Pourtant, la Flandre et l'Artois avaient de l'eau et de l'herbe ; bien vite, elles eurent des moutons. L'élevage donna naissance à l'artisanat; la laine est travaillée sur place, dans les campagnes.

En 1414, Roubaix couvre près de 200 hectares et reçoit le titre de ville grâce à Jean III de Roubaix (Jean Sans Peur), qui obtient le droit de créer un échevinage. Ce dernier, conseiller des ducs de Bourgogne épousa par procuration Isabelle de Portugal. Lors du mariage ducal à Bruges, il fut le troisième nommé chevalier de la Toison d'or.

En 1463, est érigée, la chapelle du Saint-Sépulcre.

En 1469, son fils, Pierre de Roubaix, continuant l’œuvre de son père, obtient de Charles le Téméraire, le privilège de fabrique, le droit de « licitement draper et de faire drap de toute laine ». Ce droit confirmé par un règlement en 1564 fut le point de départ de l'essor économique de la ville. Le berceau industriel de la cité de la laine était installé et l'avenir préparé.

Malgré la peste de 1638, l'incendie de 1684, la famine, les guerres et les occupations successives, Roubaix se hisse aux premiers plans de l'industrie du textile. En 1839, Roubaix est appelée le « Manchester français », rivalisant et même dépassant la puissance textile anglaise.

Les ateliers textiles se développent beaucoup aux XVIIème et XVIII ème siècles... Ils se créent de véritables dynasties  de marchands-fabricants roubaisiens.

En l'an 1800, la population atteint 8.000 habitants. En 1820, la machine à vapeur fait son apparition..., en 1843, ce sont les " self-acting mules" grâce à Louis Motte-Bossut. Les grands ateliers mécaniques se développent alors.

A la fin du 19è` siècle, le rayon d'action de la ville s'étend au monde entier, et à l'Exposition Universelle de 1889 à Paris, huit maisons roubaisiennes sont représentées.
 En 1911, Roubaix est le centre européen du textile, et reçoit la visite du président Armand Fallière. C'est l'apothéose : la ville héberge l'Exposition Internationale du textile et l'Hôtel de Ville, œuvre de Victor Laloux édifié à (a gloire de l'industrie textile), est inauguré.

En 1914, c'est la guerre; 4 ans d'occupation laissent Roubaix nue et décharnée. Tous les stocks, tous les outils, beaucoup d'hommes ont disparu. L'industrie textile est exsangue. Pourtant, en 1929, Roubaix a retrouvé sa place de capitale du textile.
La crise de 1929 survient, puis les grèves de 1931-1932.

Cette grande prospérité économique liée en partie à la révolution industrielle n'est pas sans engendrer des conditions de travail difficiles. Jean Lebas, un enfant du pays et maire de Roubaix de 1912 à 1940, est l'auteur d'initiatives sociales hardies.

C'est à lui que l'on doit l'expansion des cantines scolaires, le premier centre aéré de Fronce, l'école de Plein Air et la création en 1924 des habitations à Bon Marché.

C'est à nouveau la guerre et Roubaix sera frappée dans son cœur. Jean Lebas meurt en déportation. De son passage à la mairie, il nous a laissé une piscine, symbole de mélange social maintenant transformé en musée les beaux-arts et les créations textiles s'exposent.

Pendant la guerre, le progrès social n'a pas été oublié. En 1943 sera signé le premier protocole entre les organisations patronales et les syndicats. Le premier C.I.L. est créé (1% de la masse salariale investi dans le logement social). II sera plus tard dans toute la France.

Aujourd'hui, la grave crise que traverse l'industrie textile française a obligé Roubaix à se tourner vers d'autres activités: capitale de la V.P.C., marketing direct, grande distribution sont autant de secteurs performants.

Depuis août 1999, la ville de Roubaix s'est dotée du métro et une politique dynamique de rénovation et de dynamisation permet aujourd'hui à la ville de reconsidérer son patrimoine exceptionnellement bien conservé où toute l'histoire de la révolution industrielle textile se retrouve.

Le label Ville d'Art et d'Histoire a été accordé à Roubaix en décembre 2000
(source : plaquette O.T.)

Pour en savoir plus sur l'Histoire de Roubaix : site de la Commission Historique de Roubaix

Et http://www.nordmag.fr/nord_pas_de_calais/roubaix/roubaix.htm

http://www.nordmag.fr/nord_pas_de_calais/roubaix/Roubaix.gif

Le Parc Historique de Roubaix

Parc-historique-de-Roubaix

Reconstruction en autofinancement
du château de Pierre de Roubaix (XV°siècle),
fleuron des ducs de Bourgogne, siège de la Charte des Drapiers,
et du Palais du Textile et autres constructions
de l'Exposition Internationale de 1911 de Roubaix, capitale Internationale de la laine pendant 100 ans.

Réunion de toutes ces constructions
en un "Disneyland" de l'histoire, de la culture, des affaires, du commerce, internationalement attractif,
sur une vaste terre disponible sur la commune de Roubaix.
Tout cela avec rentabilité commerciale.

Les bâtiments reconstruits

Le centre médiéval: le château de Pierre de Roubaix

Le quartier de l'usine

Le quartier des Manufactures Royales du Dauphin

Le quartier de l'Exposition de 1911

Le quartier Mallet-Stevens

Le quartier 3° millénaire


Les synergies avec les monuments phare de Roubaix
Saint-Martin-Roubaix
Usine-Monstre-Roubaixroubaix-H-de-villeRoubaix-piscine
Eglise Saint Martin, l'usine Monstre, l'hôtel de Ville d'Eugène Motte, le Musée de la Piscine

Index

http://www.parcbarbieux.com/content/title.jpg