ROUBAIX
Ville d’art et d’industrie
Mentionnée dès 897
Siège d'une importante seigneurie au XI°
siècle.
En 1414, reçoit le titre de ville grâce à Jean III de Roubaix (Jean Sans
Peur), qui obtient le droit de créer un échevinage
Ancienne capitale mondiale de la laine
Ville d'Art et
d'Histoire (label accordé à Roubaix en
décembre 2000)
« Jean Buzelain put écrire,
en 1625, dans sa Gallo-Flandria, sacra et profana: " Roubaix, bourg ancien
et noble sous beaucoup de rapports:
sa dignité de Marquisat, son vieux château, la multitude de ses
habitants, ses manufactures de draps, son église paroissiale,
son hopital, sa forme de ville concourent à lui donner un air de grande beauté
et de richesse." Hilaire Trénard
Le curé Jacques Legroux déclare
en 1714 : « le bourg de Roubaix est considérable et ancien ;
ses manufactures le rendent célèbre plus que bien des grandes villes en France,
en Espagne et ailleurs ».
Le voyageur la Force, décrivant la Flandre
en 1722, dépasse les estimations, en affirmant :
« Outre les villes de la châtellenie de Lille,
il y a des bourgs aussi considérables que des villes : Tourcoing et Roubaix
sont de ce nombre et ne contiennent pas moins de 12000 âmes chacun.
(histoire de Roubaix: Hilaire-Trénard,p 77)
Au XVIII° siècle, Panckoucke écrit dans son
Petit Dictionnaire
Historique et Géographique de la châtellenie de Lille :
« Beaucoup de villes ne valent pas le bourg de Roubaix
tant dans la beauté
des maisons du lieu que dans le nombre de ses habitants ».









Jean sans peur, Philippe le Bon, Duc de
Bourgogne, 1° Chef et Souverain de la Maison de Bourgogne (1396-1467) Charles
le Téméraire, fils de Philippe le Bon, deuxième Chef et Souverain de la Maison
de Bourgogne (1433-1477)
Jean V de Roubaix (ca 1369 -
1449) (ou Jehan de Roubaix), chevalier de l'ordre de la Toison d'Or en 1430 était
seigneur de Roubaix, Seigneur de Roubaix et de Herzele, de
Longueval, du Broeucq et de Fontenoy
Il portait, comme tous les seigneurs de Roubaix, d'hermine au
chef de gueules. Un Jean de Roubaix est également tué à la bataille de
Nicopolis en 1396.Jean fit parler de lui, pour la première fois, lors de la
bataille de Roosebecke (sur la commune actuelle de Westrozebeke, 27 novembre
1382). Il combattit les Sarrasins à Carthage, visita les Lieux Saints en
Palestine. Ses nombreux succès firent de lui un des seigneurs les plus
puissants de l'époque, tant financièrement que par l'influence dont il
jouissait auprès des Ducs de Bourgogne. Il fut le premier chambellan du duché
de Bourgogne sous Jean sans Peur et conserva son poste à la mort de celui-ci au
profit de son fils, Philippe III de Bourgogne dit Philippe le Bon. C'est donc
tout naturellement que ce dernier l'envoya au Portugal en 1428, afin de
négocier le mariage du duc avec Isabelle de Portugal. Dans l'ambassade, on
retrouvait un membre illustre, Jan Van Eyck qui était, à l'époque, le peintre
du duc. Le mariage eut lieu à Bruges, le 10 janvier 1430. Lors des fastes, le
duc créa l'Ordre de la Toison d'Or, les premiers chevaliers furent (dans
l'ordre) Philippe le Bon, Guillaume de Vienne, Regnier Pot et Jean de Roubaix. Jean
meurt en 1449 ; son fils, Pierre de Roubaix, lui succède comme chambellan du
duché de Bourgogne.


La chapelle du Saint Sépulcre, Roubaix dans l’album de Croy L'hôpital Sainte Elisabeth,

le
château construit par Pierre de
Roubaix

Roubaix sous l’Ancien
Régime,




L’église saint Martin
de Roubaix : Tombeau de François de Luxembourg 1472, vierge à l’enfant,
retable, Vierges à l’enfant.
Face au pouvoir laïc symbolisé par l'Hôtel de Ville, la
tour de l'église Saint-Martin est le témoin architectural le plus
ancien de la Ville de Roubaix. Située au centre de la ville, elle a vu se
développer autour d'elle le bourg puis la ville que nous connaissons. L'origine
de l'église pourrait remonter au 9 ème siècle (vers 881-887). Elle se développe
peu à peu du 12ème au 15ème siècle. De 1468 à 1521 : l'église est reconstruite
à l'exception du chœur. Elle voit l'édification de sa tour de 1511 à 1571. En
1684, cette dernière est la seule rescapée d'un important incendie qui dévaste
une grande partie de la ville. En 1848, l'église est totalement remaniée par la
surélévation du chœur, et l'adjonction de deux nouvelles nefs de part et
d'autre de ce chœur, ce qui fait de l'Église Saint-Martin, l'un des premiers
édifices néo-gothiques dont le décor intérieur est dominé par le splendide
retable de Saint-Jean Baptiste, joyaux de l"art religieux.
Pierre de Roubaix est né à Herzelles (près de Bruxelles) le premier
août 1415. Il décède à Roubaix le 7 juin 1498 et est inhumé en l'église
paroissiale Saint Martin, dans la chapelle "Sainte-Croix". Il succède
le 7 juin 1449 à son père, Jean V de Roubaix. Il a trente quatre ans. Très
jeune, il avait épousé Marguerite de Ghistelle, dame du Broeucq et de
Wasquehal, héritière de l'une des plus nobles et des plus anciennes maisons de
Flandres. Il fit passer la ville d'une petite localité à une des villes les
plus prospères de la région, notamment en obtenant le 1er octobre 1469 une
charte de l’État bourguignon lui garantissant un privilège d'exercer le
commerce et la manufacture. Il accumula par ce biais une considérable fortune.
Pierre de Roubaix fut aussi un grand voyageur, qui se rendit à Rome, à
Jérusalem, alla combattre les infidèles à Carthage etc. À sa mort, il n'avait
qu'une fille, Isabeau de Roubaix qui fonda l'hôpital Sainte-Élisabeth en 1488
pour y accueillir 12 femmes pauvres, soignées par les religieuses de l'ordre de
Saint-Augustin jusqu'à la Révolution qui lui succéda. Après lui, la branche
masculine ainée de la famille "de Roubaix" s'éteint et la domination
du fief passe, par le mariage d'Isabeau avec Jacques de Luxembourg, par le
mariage de leur fille ainée Isabelle de Luxembourg à Jean III de Melun à la
famille de Melun. La descendante de Jean III, Jeanne de Melun portait le titre
de Marquise transmit à la maison de Ligne par son mariage avec Lamoral Ier de
Ligne, premier prince de Ligne, et actuellement la famille Meurillon.

Pierre de Roubaix et ses cinq collaborateurs :
Le bailly Jean de Langlée, les échevins
Jean de Buisnes et Jehan Prouvost, les lieutenants Jean Fournier et Guillaume Agache.
La charte des drapiers
en 1469 : " Dès 7 heures du matin, le 15 du mois de novembre 1469,
le bailly Jean de Langlée, les échevins Jean de Buisnes et Jean Prouvost, dit
des Huçons, seigneur de Wasquehal,
les deux lieutenants Jean Fournier et
Guillaume Agache, se rendirent au château de Roubaix construit par Pierre de Roubaix (1415-1498),
premier chambellan de Charles, duc de Bourgogne, pour lui
témoigner la reconnaissance de ses sujets
pour avoir obtenu la charte de Roubaix qui donnait à la ville le
droit de faire draps de toute laine. "
(Histoire de
Roubaix, Trénard)



Heures à l’usage des
filles de St Augustin XVI°, Heures d’Isabeau de Roubaix vers 1460, Oraisons de
St Augustin,
Blason de le Salle,
Claude Lamoral prince de Ligne, Armes Ramery dit de Boulogne
Armes de Wavrin, Robert de Melun, MarieClaire de Nassau, armes de le Becque

Blason de Lespaul,
château de Beaupré des Manufactures Royales, le dauphin couronné de porcelaine,
armes de le Rue ;
Catherine-Françoise PROUVOST 1752-1801, fille de Pierre Joseph PROUVOST et de Marie-Catherine RAMERY dit de BOULOGNE , petite fille de Pierre Joseph Prouvost, (1699-1774) (frère de Jacques Prouvost-Florin), maître de manufacture, échevin de Roubaix, et de Marie Jeanne de LE BECQUE, 1707-1778, épousa, le 30 avril 1782, François Joseph DUROT 1747-1815 fils d’Arnould-François DUROT, bourgeois de Lille, remarquable exemple de parcours proto-industriel : sa vie intense a été racontée par Alexis Cordonnier dans son article : « Une industrie d’art au siècle des lumières : l’indiennerie DUROT (1765-1790) : il créa ou racheta les:
Manufacture Royale des toiles peintes, indiennes et papiers peints en façon de damas & d'indienne de la Ville de Lille qu’il créa :
lettres patentes le 25 janvier 1770 (toiles frappées des armes fleurdelisées),
Manufacture Royale de Mousselines d’Houplines (association avec de Raincour) en 1768,
Manufacture Royale de verres, rachetée en 1775 et nommée sous la raison de son fils ainé « Louis-François Durot et fils », dirigée avec son gendre Auguste de LAGARDE ; cédée en 1777 à son associé Bernard Rousselle Beau-père de Louis-François LEPERRE-DUROT, fondateur de la
Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin, crée le 13 janvier 1784, place des Carmes, à Lille, Il fut un des premiers à employer la houille pour chauffer les fours. et fabriquait de la porcelaine dure. Marque au « dauphin couronné » et « A Lille ». En 1786, avec la protection de M. de Calonne, il place son usine sous le patronage du dauphin. Une pièce du musée est marquée « cuit au charbon de terre en 1785 ».
Après la Révolution, elle fut dirigée par Gaboria. Elle ferma en 1817
Blason Florin, Charles
Lauwick, petit fils de Catherine-Françoise Prouvost-Durot, son beau-père Louis
Riesener portraituré par son cousin Eugène Delacroix, armes Desruelles



Etats généraux de Versailles, l’ancien hôtel de ville, Officier de la Garde Nationale



Eglise Saint Joseph, classée au titre des monuments
historiques le 4 juin 1993. En 1878, l'architecte Jean‑Baptiste, Baron Béthune
d'Ydewalle, réalise un bâtiment néogothique d'une grande qualité. L'extrême
sobriété extérieure de l'édifice en brique contraste avec la richesse du décor
intérieur. Des fresques, dues à l'artiste hollandais Guillaume Beumens,
recouvrent murs et voûtes. Elles forment un véritable livre d'images d'histoire
sainte, à l'usage d'une population de fidèles majoritairement illettrés à
l'époque. Cet ensemble est exceptionnel par sa qualité, son homogénéité et son
ampleur. Le chœur de l'église attire le regard avec un retable en bois sculpté
de scènes de la vie de Saint Joseph, patron des ouvriers; remarquables
également, les vitraux du chœur (Claudius Lavergne et ses fils) et ceux du
transept, œuvres d'une maison anversoise.


Salons Gobelins : Avenue des
Nations Unies L'ancienne Église Notre-Dame est le dernier édifice religieux construit dans le Nord de la France dans
le style néo-classique, l'archevêque de Cambrai prônant dès lors les styles
gothique et roman, plus propices à susciter la ferveur religieuse des
foules".Bâti entre 1844 et 1847, l'église Saint-Martin n'étant plus
suffisante, cet édifice dû à l'architecte Achille DEWARLEZ a été inscrit à
l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 30 octobre 1983
(désaffectation .cultuelle de l'Église Notre-Dame en juillet 1983). A l'intérieur, remarquez l'exceptionnel décor :
vitraux de Claudius Lavergne, chaire mêlant bois et fonte classée monument
historique, boiseries...
Les usines Monstre
Motte, Emblème de l'architecture industrielle
du Nord de la France, la filature Motte-Bossut fut construite entre 1862 et
1.891. Sa façade crénelée à l'image d'un château fort lui a valu d'être
inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en mars 1978.
Derrière ses trois cents fenêtres, on a filé le coton jusqu'en 1981 ....Au
centre des Archives du Monde du Travail : Imaginé en 1983, inauguré en 1993, le
Centre des Archives du Monde du Travail a pour mission de sauvegarder,
conserver et mettre à la disposition du public les archives témoignant des
activités économiques et sociales, archives d'entreprises, de syndicats, d'associations,
etc. Il relève du Ministère de la Culture, qui a confié à l'architecte Alain
Sarfati le programme de réhabilitation du bâtiment."A L'USINE " USINE DE VELOURS MOTTE BOSSUT,228, avenue
Alfred Motte Construits en. 1903, les bâtiments de cette usine de velours
Motte-Bossut sont une parfaite illustration de l'architecture industrielle du
début du siècle qui a valu à ces constructions l'appellation l'ensemble, en
retrait de l'avenue alfred-Motte, surmonté d'une tour crénelée de 30mètres,
procurant à l'ensemble un caractère imposant et majestueux. Jusqu'en 1981, date
de fermeture de l'usine, la marque de fabrique a utilisé l'emblème de la
tour crénelée dans ses étiquettes de
publicité ! Le caractère exceptionnel de l'ensemble est un des plus marqués dans
la production architecturale de Lille-Roubaix-Tourcoing... La rénovation de
l'ensemble, achevée



Les visites de Napoléon
III et Eugénie à Lille et Roubaix
Les établissements
Henri Prouvost, actions Prouvost-Masurel, les établissements François Masurel
Frères



La lainière de Roubaix: vidéo
et les établissements Motte, Teinturerie Scrépel



Les ateliers de
tissage, vue de Roubaix, les bas reliefs
de l’hôtel de ville de Roubaix,
Alfred Thiriez, la vie ouvrière, l’empire
Thiriez,



Hôtel de Ville : Grand-Place LA FACADE PRINCIPALE: L'hôtel de ville est inauguré le 30 avril 1911 en même temps que l'Exposition Internationale du Nord de la France. Cet édifice est bâti sur les plans de l'architecte Victor LALOUX (auteur des plans de la gare d'Orsay à Paris et de la mairie de Tours, sa ville natale), secondé par Monsieur Dubois, architecte. C'est un monumental témoin d'une prospérité née du courage et de l'esprit d'entreprise des Roubaisiens. II réunit en une superbe harmonie, la palette des styles et motifs de l'éclectisme. LE CORPS CENTRAL est en nuance par rapport aux deux ailes latérales qui le relient par des passerelles. II est remarquable, surtout par sa, frise en haut relief et par le frontispice dont la verticalité et reprise à l'arrière plan par le campanile. LES AILES : L'aile de gauche, commencée en 1907 par l'architecte Ernest THIBEAU, abrita longtemps la Chambre de Commerce. On reconnaît le dieu Mercure coiffé de son casque ailé symbolisant la vélocité du dieu messager de l'Olympe et tenant à sa main le caducée. A ses côtés, deux femmes assises, l'une appuyée sur une pile de dossiers, l'autre déversant les trésors d'une corne d'abondance, symbolisent l'industrie et le commerce. Le fronton sculpté est l'œuvre d'Alphonse CORDONNIER, tandis que celui de l'aile de droite (services municipaux) est l'œuvre de Corneille THEUNISSEN. On y distingue un vieillard près d'un bélier et une femme assise près d'une jarre, encadrant une ruche. Une devise surplombe ces sculptures < Pax Labor > , la Paix et le Travail.LA FRISE est un véritable hymne à la gloire de l'industrie textile roubaisienne. Elle se compose de 6 tableaux qui illustrent les différents aspects du travail de la laine et du coton. Elle mesure 2,40 m de haut et comprend une quarantaine de personnages. Les trois tableaux de gauche sont l'œuvre d'Alphonse CORDONNIER, sculpteur né à La Madeleine, et ceux de droite de Léon FAGEL. On peut y voir la récolte du coton et de la tonte de la laine , le lavage et le peignage , la filature , le tissage , la teinture et les apprêts et la manutention finale. LES ALLEGORIES : Hippolyte LEFEBVRE sculpte deux statues allégoriques: à droite l'Abondance avec ses fleurs et ses fruits et à gauche, la Paix avec son rameau d'olivier. Elles encadrent le blason de Roubaix, œuvre d'André LAOUST " Au premier d'hermine au chef de gueule; au second d'azur à un rot de sable encadré d'or, accompagné en chef d'une étoile d'or accostée de deux bobines d'argent et en ponte, d'une navette d'or, à la bordure dentelée d'or avec la devise Probitas Industria ". ESCALIER D'HONNEUR: Dans l'hôtel de ville, on est frappé par la dimension du hall d'accueil et par la taille de l'escalier d'honneur à double révolution. LE SALON D'HONNEUR: Plafond décoré d'une rosace. La SALLE des MARIAGES : le plafond est orné d'une peinture en toile marouflée du peintre parisien François Sommer.la SALLE du CONSEIL MUNICIPAL : Somptueux plafond à caisson de rose. Cinq superbes lustres...SALLE PIERRE DE ROUBAIX : Décorée par la superbe fresque murale de Jean-Joseph WEERTS ' La charte des Drapiers " achevée en 1914. http://www.nordmag.fr/nord_pas_de_calais/roubaix/roubaix.htm



L’École nationale des beaux-arts,
les cours d’arts plastiques.





église Saint Antoine,
caisse d'épargne, gare, hôtel des pompiers


Le conditionnement, l’hopital
de la Fraternité, Caisse d’épargne


Les réservoirs du
Huchon, Lycée Turgot, Banque de France

Hôtel Catteau, actuel
Palais de justice, Château Vaissier,



Hôtels Prouvost,
Motte-Lagache et son hall, Rang des drapiers
Louis Jean Scrépel par
Victor Mottez, l’hôtel Prouvost MH, , son gendre Charles Prouvost
Hôtels Six, Amédée
Prouvost MH, Amédée Prouvost I, château du Vert Bois, hôtel Prouvost-Crépy





PARC BARBIEUX : Avenue du Peuple Belge D'une superficie d'environ 33ha, le parc que les roubaisiens nomment "Le Beau Jardin" porte bien son nom car c'est en effet l'un des plus beaux parcs de France. Établi sur des terrains primitivement destinés à là construction d'un canal souterrain, cette création fut déclarée d'utilité publique par décret du 30 juin 1866. 135 espèces et variétés d'arbres et 33 massifs agrémentent ce magnifique parc, deux plans d'eau apportent un élément reposant à cet ensemble bucolique où se trouvent les, monuments Nadaud, Weerts, Bossut, le médaillon d'Amédée Prouvost et le buste de Pierre Destombes. Le site est classé par arrêté ministériel du 26 janvier 1994 parmi les sites remarquables du département.

L’exposition internationale de 1911








Vie de société



le CORT, stade Amédée
Prouvost




Le mouvement
littéraire du « Beffroi » : Achille Segard, Amédée Prouvost II
et son monument au parc Barbieux.






Vie de société



Le musée de la Piscine





Au cœur de Roubaix, l'ancienne piscine art-déco devient sur 11.000 m², un grand musée
d'Art et d'Industrie.
Champs Bâtie à la fin des années 20, selon les plans d'Albert BAERT (Architecte
célèbre pour ses ouvrages de même nature confus à Lille et à Dunkerque), la
piscine de Roubaix est une œuvre magistrale. Partageant avec la municipalité
des convictions sociales très militantes, Albert BAERT voulait élever à
Roubaix, un sanctuaire de l'hygiénisme triomphant. Son programme devait
répondre à la misère des populations ouvrières de la ville, en offrant à taus
l'accès à la salubrité.
Ce lieu unique ne pouvait abriter qu'un projet exceptionnel. C'est ainsi que
les très riches collections des Beaux-Arts et d'Arts Décoratifs du Musée d'Art
et d'Industrie de Roubaix trouvent maintenant dans cette piscine rénovée par
l'architecte Jean-Paul PHILIPPON, un écrin digne de leur valeur.
Mécénat : les
collections Masurel, le musée de Villeneuve d’Ascq, Albert et Anne Prouvost
Collection de
portraits de musiciens, Gaëtane Prouvost, Myriam Delahoux, deux portraits par
Camille Prouvost
Les Bayser, experts, Roubaix
ville d’art et d’évènements, Albert-Bruno Prouvost



Bernard Arnault, ses
enfants Delphine et Antoine Arnault, LVMH
Pour vous, les princes

L’escalier de l’hôtel
de Ville
Situé à l'écart des grandes voies de communication terrestres et fluviales,
le petit bourg de Roubaix était, au 11 ème siècle, le siège d'une importante
seigneurie.
Composée d'exploitations rurales, la bourgade ne semble pas devoir devenir
une place d'importance mondiale. Pourtant, la Flandre et l'Artois avaient de
l'eau et de l'herbe ; bien vite, elles eurent des moutons. L'élevage donna
naissance à l'artisanat; la laine est travaillée sur place, dans les campagnes.
En 1414, Roubaix couvre près de 200 hectares et reçoit le titre de ville
grâce à Jean III de Roubaix (Jean Sans Peur), qui obtient le droit de créer un
échevinage. Ce dernier, conseiller des ducs de Bourgogne épousa par procuration
Isabelle de Portugal. Lors du mariage ducal à Bruges, il fut le troisième nommé
chevalier de la Toison d'or.
En 1463, est érigée, la chapelle du Saint-Sépulcre.
En 1469, son fils, Pierre de Roubaix, continuant l’œuvre de son père,
obtient de Charles le Téméraire, le privilège de fabrique, le droit de «
licitement draper et de faire drap de toute laine ». Ce droit confirmé par
un règlement en 1564 fut le point de départ de l'essor économique de la ville.
Le berceau industriel de la cité de la laine était installé et l'avenir
préparé.
Malgré la peste de 1638, l'incendie de 1684, la famine, les guerres et les
occupations successives, Roubaix se hisse aux premiers plans de l'industrie du
textile. En 1839, Roubaix est appelée le « Manchester français », rivalisant et
même dépassant la puissance textile anglaise.
Les ateliers textiles se développent beaucoup aux XVIIème et XVIII ème
siècles... Ils se créent de véritables dynasties de marchands-fabricants
roubaisiens.
En l'an 1800, la population atteint 8.000 habitants. En 1820, la machine à
vapeur fait son apparition..., en 1843, ce sont les " self-acting
mules" grâce à Louis Motte-Bossut. Les grands ateliers mécaniques se
développent alors.
A la fin du 19è` siècle, le rayon d'action de la ville s'étend au monde
entier, et à l'Exposition Universelle de 1889 à Paris, huit maisons
roubaisiennes sont représentées.
En 1911, Roubaix est le centre
européen du textile, et reçoit la visite du président Armand Fallière.
C'est l'apothéose : la ville héberge l'Exposition Internationale du textile et
l'Hôtel de Ville, œuvre de Victor Laloux édifié à (a gloire de l'industrie
textile), est inauguré.
En 1914, c'est la guerre; 4 ans d'occupation laissent Roubaix nue et
décharnée. Tous les stocks, tous les outils, beaucoup d'hommes ont disparu.
L'industrie textile est exsangue. Pourtant, en 1929, Roubaix a retrouvé sa
place de capitale du textile.
La crise de 1929
survient, puis les grèves de 1931-1932.
Cette grande prospérité économique liée en partie à la révolution
industrielle n'est pas sans engendrer des conditions de travail difficiles.
Jean Lebas, un enfant du pays et maire de Roubaix de 1912 à 1940, est l'auteur
d'initiatives sociales hardies.
C'est à lui que l'on doit l'expansion des cantines scolaires, le premier
centre aéré de Fronce, l'école de Plein Air et la création en 1924 des
habitations à Bon Marché.
C'est à nouveau la guerre et Roubaix sera frappée dans son cœur. Jean Lebas
meurt en déportation. De son passage à la mairie, il nous a laissé une piscine,
symbole de mélange social maintenant transformé en musée les beaux-arts et les
créations textiles s'exposent.
Pendant la guerre, le progrès social n'a pas été oublié. En 1943 sera signé
le premier protocole entre les organisations patronales et les syndicats. Le premier
C.I.L. est créé (1% de la masse salariale investi dans le logement social). II
sera plus tard dans toute la France.
Aujourd'hui, la grave crise que traverse l'industrie textile française a
obligé Roubaix à se tourner vers d'autres activités: capitale de la V.P.C., marketing direct, grande distribution sont
autant de secteurs performants.
Depuis août 1999, la ville de Roubaix s'est dotée du métro et une politique
dynamique de rénovation et de dynamisation permet aujourd'hui à la ville de
reconsidérer son patrimoine exceptionnellement bien conservé où toute
l'histoire de la révolution industrielle textile se retrouve.
Le label Ville d'Art et
d'Histoire a été accordé à Roubaix en
décembre 2000
(source : plaquette O.T.)
Pour en savoir plus
sur l'Histoire de Roubaix : site de la Commission Historique de Roubaix
Et http://www.nordmag.fr/nord_pas_de_calais/roubaix/roubaix.htm




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