Premier prix de violon et de musique de chambre du Conservatoire de Paris, Gaëtane Prouvost a poursuivi sa formation à la Juilliard School de New York auprès d’Ivan Galamian comme nombre des virtuoses contemporains. Mais son véritable maître sera Zino Francescatti, l’un des grands violonistes du siècle et unique héritier de la technique de Paganini. Elle lui a consacré une biographie et enregistré un disque de ses compositions originales et transcriptions.
Gaëtane Prouvost est avant tout une concertiste. Son jeu se prête aussi bien à la légèreté du répertoire baroque, qu'à la gravité mozartienne. Il excelle dans les grands romantiques et restitue aux contemporains qualité émotionnelle et musicalité.
Dédicataire de plusieurs œuvres, elle est fréquemment invitée par l'Ensemble Intercontemporain où elle joue sous la direction de Kent Nagano, Gary Bertini et Pierre Boulez. Choisie par Olivier Messiaen, elle est l'interprète du Quatuor pour la Fin du Temps lors de sa création en U.R.S.S.
Gaëtane Prouvost est également une chambriste qui se plaît à faire chanter son violon à l'écoute des autres: Noël Lee, Laurent Cabasso, Emmanuel Strosser, Jean-Paul Sevilla, Anne Queffélec, Roland Pidoux, Bruno Canino, Yvan Chiffoleau, Jean-Philippe Collard, etc.
Diplômée de l'Institut Supérieur de Pédagogie, elle partage actuellement ses activités entre une carrière de soliste et l'enseignement au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris comme dans diverses académies en France et à l'étranger. Certains de ses élèves sont dès aujourd'hui lauréats des grands concours internationaux.
Auprès de Marie-Christine Barrault, Gaëtane Prouvost a monté un spectacle Littérature et Musique intitulé "Vol de nuit", basé sur des textes d’Antoine de Saint-Exupéry.
Les deux sonates de Prokofiev pour violon et piano que Gaëtane Prouvost a enregistrées chez Forlane avec Abdel Rahman El Bacha, ont suscité l'enthousiasme de la presse (Disque Choc du Monde de la Musique).
L'œuvre pour violon et piano de Gabriel Pierné a été enregistrée avec Laurent Cabasso pour le label Integral Musique (octobre 2006).
Wikipédia

1: Huars et Isabeau Prouvost,
1397
la famille Prouvost joignait à son nom celui du hameau des
Huçons;
Le fief des Huchons correspondait à peu près à l'actuel parc Barbieux de Roubaix à la limite de Croix
" Huars était tenancier de la seigneurie de Favreulles, appartenant aux Seigneurs de Roubaix et de Croix. Il labourait à son compte une surface considérable comprenant la Verte Rue
(résidence actuelle de nos confrères et amis Motte), le manoir de la Haye (aujourd'hui avenue Gustave Delory), les monts de Barbieux (notre jardin public), l
es quartiers du Moulin et du Trichon, jusqu'à la rue de la Mackellerie "
Albert Prouvost, discours du centenaire du Peignage Amédée Prouvost, 1851-1951
Le long de son héritage se trouvait "une ruelle, voie et fraitte" tenue du Seigneur de Roubaix
et par laquelle le châpitre de Tournai avait droit de passage, ce que contestait Huars et Isabeau, mais qu'ils durent reconnaitre
devant le bailli et les hommes de fief de la seigneurie de Roubaix: leurs échanges sont consignés dans le document ci-dessous.
A la mort d'Huars, Jean, Seigneur de Roubaix, reçut pour relief un seul gant blanc.
Archives de la cathédrale de Tournai, Cartulaire E.1°127
Sources de l'histoire de Roubaix, n°184
Jehan
Prouvost était juge de la Seigneurie de Croix en 1368 :son écu portait
un sautoir surmonté de
deux roues.
La ville de Croix longe l'actuel parc Barbieux à Roubaix qui correspondait au fief
des Huchons,attaché à la famille et au nom Prouvost au Moyen-âge.:

Le nom est anciennement cité dans le cartulaire de Cysoing.
A la même époque, " Jacques «Li Prouvost », chevalier, est cité en 1383 " Puymège
Gauthier le Prouvost, chevalier, échevin de Tournai
«
1270 (avril) JEAN de Mortagne, châtelain de Tournai, fait savoir
qu'il a donné et reporté en la main de Raoul, son frère,
en accroissement de son fief, 1 1 bonniers et 12 verges à Dottignies
en la Dove, et environ 13 bonniers à Saint-Léger, hameau
de la Raspaille, devant ses hommes de fiefs, pairs de Raoul : Roger de
Mortagne, seigneur d'Espierres, Thomas de Mortagne, Gillon du Lokeron,
chevaliers, Arnoul de Mortagne, clerc, Ankiel Wavison. Il a plu à
mon frère de reporter le tout en mains des Templiers de Flandre,
par vente. Les frères tiendront ces biens en francs-alleux;
comme ils tiennent tout ce qui leur est échu de Gossuin Fastret,
plus 4 bonniers acquis dans la suite. TEMOINS, les échevins
de Tournai : OTTON le Brun, Arnoul d'Estaimbourg, Gossuin d'Espierres,
Gauthier le Prouvost, chevalier. »
(Arch.
nat. Paris. S.5210, liasse 45, n°3)
2: Jehan I Prouvost, dit des Huchons,
né en 1425,
" En 1458, Guilbert et Jean Prouvost recurent du seigneur un fief situé
près du Wault sis près du moulin de Roubaix
et pour relief ils lui devaient un paon et un rossignol " .
"ledit rossignol à livrer en temps et saison quand ils nichent et qu'on peut en découvrit" Leuridan
" Jean Prouvost et son frère Pierre sont cités le 26
septembre 1449
parmi "les plus riches de la paroisse de Roubaix." RP
Louis d'Halluin
3: Guilbert Prouvost, dit des Huchons
né en 1450
tenancier du fief flégart du Wault
4: Jehan II Prouvost, dit des
Huçons,
Seigneur de Wasquehal
en 1460 selon Lecigne;
" Jean Prévost (ou Prouvost) aurait acquis en 1460 la seigneurie
de Wasquehal (voir de Muyssart, aux archives du Nord)" RP Louis
d'Halluin
Pour la deuxième fois, Roubaix nomme un échevin::
" Dès 7 heures du
matin, le 15 du mois de novembre 1469, le bailly Jean de Langlée, les échevins
Jean de Buisnes et Jean Prouvost, dit des Huçons,
les
deux lieutenants Jean Fournier et Guillaume Agache, se rendirent au château de Roubaix
construit par Pierre de Roubaix (1415-1498), premier chambellan de Charles, duc
de Bourgogne,
pour lui témoigner
la reconnaissance de ses sujets pour avoir obtenu la charte
de Roubaix qui donnait à la ville le droit de faire draps de toute laine.
"
(Histoire
de Roubaix, Trénard)
"Jehan Prouvost, dit des Huchons, fut échevin de Roubaix:
en
cette qualité, il recevait le 17 juillet 1474, la donation d'une
rente annuelle de 53 sols faite à l'église paroissiale de
Saint Martin
par Géraldine de Vernay, pour son obit (tous les ans et
à perpétuité un obit à diacre et sous
diacre); dans les
vieux documents,
on l'appelait souvent Jehan Huchon". RP Louis d'Halluin;
l'église de Roubaix a été agrandie par Pierre de
Roubaix, au sud, par la chapelle Saint Pierre accolée
à la chapelle Saint Jean-Baptiste,
financée par le pasteur Pierre de Vernay, pour abriter les reliques de l'apôtre;
au nord, par la chapelle Sainte Croix ou de la Trinité, pour
abriter sa propre sépulture et celle de Marguerite de Ghistelles,
là où, sans doute, était conservé un morceau de la vraie Croix.
En 1499,
Jean Prouvost est un des notables appelés à assigner à Roubaix dans l'aide
accordée au Souverain.. La vie communale se localise dans la halle échevinale avec sa bretèche.
Le 23 juillet 1502, "Jean Prouvost, dit des Huchons, cède
et transporte en la main des égliseurs et ministres des biens de l'église de
Roubaix
500 de francs alleux de Bourgogne, à Luingne, à charge par la dite
église de célébrer trois obits par an pour le repos de son âme; décédé en 1502.
" Jean Prouvost est le "grand ancêtre" de la famille
Prouvost "

5: Binet Prouvost dit Binet des Huçons,
né en 1499, censier des Huchons dans le premier quart du
XVI°; décédé après 1520,
est au nombre des 29 principaux censiers qui , en 1520, vont quérir
pierres à
Lezennes
pour les travaux éxécutés à cette
époque dans l'église (Saint Martin) de Roubaix.
" Depuis Charles Quint, les mêmes familles dominent la Fabrique Roubaisienne :
Pollet, Mulliez, Prouvost, Van Reust (qui devient Voreux), Leclercq, Roussel, Fleurquin, Florin, Malfait...
Elles assurent la majorité de la production." HilaIre-Trénard: Histoire de Roubaix"
6: Jean III Prouvost (1525-1559)
époux de Marguerite Malfait (1525-1562) :
de leurs enfants Jacques, Guilbert, Guillaume, Isabeau, Jehanne, Martine,
seul l'ainé Jean, ci-après, eut une descendance:
" Mention
du franc alleu de la fondation de Jean «Prévost» dit Huchon (XVI"). " Puymège
7: Jean IV Prouvost,
époux d'Antoinette Le Blan, née en 1550
Ils vivaient à Wasquehal

Leurs enfants furent: Pierre Prouvost épousa Marguerite des Tombes,
dont Jean Prouvost (1630-1670) dont Robert Prouvost (1660-1670),
lieutenant de la Seigneurie de Wasquehal
Anne Prouvost épousa Pierre des Tombes,
Catherine Prouvost épousa Noël de le Rue.
8: Guillaume Prouvost,
né en 1580, censier et laboureur d'une surface
considérable :
" plus de 26 bonniers de bonnes terres et de lieux manoirs
situés sur les villages de Bondues, Marc-en-Baroeul, Roubaix et Tourcoing
et de
plus de 12.000 florins en capital de bonnes rentes héritières sur des
particuliers solvables; ils étaient encore laboureurs
d'une de leur fermes qui
est situé entre le Trieu du Grand Cottignies et la ferme de
(généalogie par Pierre Prouvost de 1748). Il était aussi
marchand de laines peignées et de filets de sayettes ,

Il était l'époux
d'Adrienne Wattel, née en 1580.
Leurs enfants furent Pierre qui suit,
Marie Prouvost épousa
Gilles de le Dicque;
Antoinette Prouvost qui épousa Pierre de
Courchelle
(dont Antoinette Prouvost épouse Noël Masurel dont le fils Jacobus Masurel fut jésuite
et les deux filles
Antoinette qui épousa Jacques Prouvost-de Lespaul et Marie qui épousa Joseph
Roussel)
" Guillaume Prouvost fut à la fois laboureur et chef
d'industrie.
Il est le grand modèle de la race. Il associe ses fils à son
labeur et à ses affaires" Lecigne
" Willaume
Prouvost donne en 1585 douze livres dix sols pour la table des pauvres. "Puymège
En
1596, Antoine Prouvost, aux Huchons, est taxé à 11
livres18 sous dans une taille assise pour fournir aux dépenses
occasionnées par les gens de guerre.
9: Pierre I Prouvost, (1606-1681)
époux de Péronne Florin (1628-1691)
Ils eurent Pierre, ci après, et Marguerite qui épousa Pierre Le Clercq.
Jean
Prouvost épousa en 1646 Barbe de Lespaul (dont
postérité),
et, avec François «d'Hallewyn », releva les fiefs du Fresnoy à Tourcoing, le 13 juillet 1677;
A la même époque, Pierre Prouvost, décédé le 19 février 1697, épousait Philipotte de Lespierre, fille de Jacques de Lespierre, seigneur de Wassegnies, censier du Fresnes à Croix et d'Isabeau de Lobel; son aïeul Blaise de Lespierre était seigneur de La Ronderie et de Grimbrie. Leur fille Marguerite Prouvost épousa Jean -Dominique de Cottignies puis Antoine d'Espinoy.

10: Pierre II Prouvost (1648-1691)
échevin de Wasquehal
(épitaphe
à gauche de l'autel Saint Nicolas de l'Eglise de Wasquehal)

époux de Marguerite de Lespaul,
(1648-1720,
inhumée près de l'autel Saint Nicolas de l'église de Wasquehal) ,
fille de Jacques, Seigneur du Gauquier à Wattrelos, lieutenant de Roubaix de 1668 à
1672, maître de manufacture, il habitait le quartier de I'Hommelet.
En 1690, il était réputé le plus
riche de Roubaix; il fit, cette année, un don de
pour capital d'une rente à charge d' obit 5. Honorable homme Jacques de Lespaul,
seigneur du Gauquier à Wattrelos,
mourut le 4 septembre 1691, âgé de 85 ans, et
fut inhume dans I' église de Roubaix.
et
Jehanne de le Dicque, fille de Gilles de le Dicque, Seigneur de la
Boutillerie à Watrelos et Marguerite Flameng, dame de la
Boutillerie,
d'une famille notable de nombreux échevins et trois
religieuses à l'hôpital Sainte Elisabeth.
vv
Ils eurent six enfants

Vers 1681, (1691), Marguerite de Lespaul, veuve de Pierre Prouvost lègue à la
paroisse de Wasquehal centre trente livres parisis à charge de prières "
et le reste des revenus à acheter des camisoles pour les pauvres vieil
hommes".
Le 1° juin 1700, Marguerite de Lespaul. veuve de Pierre Prouvost,
passe un accord avec les religieuses de l'hôpital Sainte-Elisabeth de Roubaix,
par lesquelles deux parties s'interdisent pendant 50 années de planter des
bois
montant; le long des héritages aboutissant à la piedsente du bourg au hamel de
Blanchemaille (rue des Lignes) et à la piésente qui mène
de la précédente au
chemin de la croisette du Pret à la rue Nain ( rue de l’Hermitage) ;
ladite
Marguerite se réserve le droit de
planter des baies d'épine.
(Archives de Roubaix, CG. 287.) ("
Recueil de généalogies roubaisiennes" de l'abbé Th
Leuridan).
A l'époque, le curé Jacques Legroux déclare en 1714 : « le
bourg de Roubaix est considérable et ancien ;
ses manufactures le rendent célèbre
plus que bien des grandes villes en France, en Espagne et ailleurs ».
Leurs enfants furent:l'ainé, Jacques qui suit
Marguerite Jeanne Prouvost, décédée en 1744, inhumée
en la chapelle de l'Ange gardien à Saint Etienne de Lille,
qui a
épousé Jean du Hamel en 1688;

leur succession "était assez
considérable" et vécurent à Paris;
ils léguèrent leurs biens immeubles à
son frère Jacques, qui suit, pour un tiers;
leur fille Marguerite fut religieuse au couvent des Pénitentes à Lille.
Pierre III Prouvost (1675-1712) épousa, à
Saint Maurice de Lille,
Saint Maurice
le 5 septembre 1712 sa
cousine du deux au troisième degré, Marie Claire Trubert de Boisfontaines
(1687-1715 décédée à l'âge de 23 ans
neuf mois après avoir reçu les Saints Sacrements,
inhumée dans la grande
nef de l'église Saint Pierre de Lille) ,
fille
de
Pierre et de Jeanne de Lespaul, après en avoir obtenu dispense
en la cour de Rome;
église Saint Pierre de Lille
il rédigea en 1748 la première
généalogie de la famille Prouvost:
« Voila
la description
des descendants des Prouvost et de ceux qui se sont alliez jusques a la
fin de
cette année mille sept cens quarante huit.
Et on peut dire
sans vanité, que
lesdits du surnom Prouvost, ont toujours vécu en gens de
biens, d’honneurs
et
de bonne réputation en la foi catholique apostolique et
romaine
et les plus
notables des villages qu’ils ont
habitez "
il vivait à Lille, rue du Nouveau Siècle;

Eglise
saint André Rue du
Nouveau Siècle
dont Marie-Françoise et Claire Julie
inhumée le 17 avril 1741 dans la grande nef de l'église Saint André de Lille.
Marie-Françoise
Prouvost épousa, le 9 décembre 1737, en l'église
Saint André de Lille, Pierre Desruelles, bourgeois de Lille,
Marie Prouvost, née en 1678,
épouse, en novembre 1705,
Pierre Dassonville, greffier de la juridiction consulaire de Lille,
fut inhumée
au milieu de la grande nef de l'église Sainte Catherine de Lille:

dont François Ignace époux de Marie Agnès Le
Clercq qui vivèrent à Paris.
11: Jacques I Prouvost (1670-1704)
(pierre tombale de marbre près de l'autel Saint Nicolas de l'église
de Wasquehal), épouse à l'église Sainte Madeleine de Lille le
08-04-1698



Antoinette Masurel (1670-1730),
fille de Noël Masurel et Antoinette de Courchelle, elle même fille de Pierre de Courchelle et Antoinette Prouvost:
leurs enfants furent: Pierre Joseph, Jacques qui suit et Jean:
. Pierre Joseph Prouvost (1699-1770), maître
de manufacture, échevin de Roubaix, épousa Marie Jeanne de le Becque,
fille
de Jean, Censier du Fontenoit, échevin de Roubaix, Marguillier de Saint Martin, d'une lignée dont le tronc se perd dans le XIII° siècle
et qui fournit jusqu'à 17
échevins à Roubaix, sept religieuses de l'Hôpital
Sainte Elisabeth, et Marie
Barbe de Lespierre;
les époux s'installèrent à Roubaix le 26 septembre 1724:
leur ainé Pierre Joseph Prouvost épousa Marie Ramery dit de
Boulogne dont la fille Catherine Françoise Prouvost épousa,
le 30 avril 1782, François Joseph DUROT 1747-1815, fils d’Arnould-François DUROT, bourgeois de Lille, remarquable
exemple de parcours proto-industriel : sa vie intense a été racontée par
Alexis Cordonnier dans son article : « Une industrie d’art au
siècle des lumières : l’indiennerie DUROT (1765-1790) : il créa ou
racheta les: Manufacture Royale des toiles peintes et indiennes de
Il installa sa manufacture-château au château de Beaupré, à Haubourdin, propriété du comte de Roncq

de Pierre-Marie-Régis qui épousa la
fille d’un des plus gros fabricant de toiles peintes des Pays-Bas
catholiques : la gantoise Anne-Barbe CLEMMEN, de Louis-François qui épousa
Marguerite BAYARD, riche propriétaire aux Antilles. de Nathalie-Françoise, dominicaine
au couvent de Lille,
de Patrice-Joseph, religieux à
l’abbaye de Marchiennes

Augustine Prouvost
épousa Liévin Joseph de Frenne, Sieur du
Gaucquier, 1728-1801, négociant,échevin de Roubaix en 1757-1758,
Le frère
de Béatrix et Augustine fut Pierre Constantin Prouvost, né en
1743, prêtre curé de Mouscron.
. Jean Fortunat Prouvost, né le 10 juin 1702, fut censier de
la cense de
le troisième, Pierre-Joseph Prouvost, était collecteur des impôts
à Roubaix en 1773-1779. La naissance du neuvième, le 1° août 1747, fut marquée
par un incident
noté au registre des naissances de Roubaix. L'épouse de Jean-Fortunat
Prouvost, habitant ordinairement la cense de
ce neuvième
enfant dans la demeure de son mari. Prouvost prétendit faire baptiser son
enfant à Hem et le curé de cette paroisse céda par prudence,
mais il remit un
extrait de l’acte au curé de Roubaix qui considérait l’enfant et la mère comme
ses paroissiens et qui transcrivit
l’acte sur son registre en y mentionnant cet
incident. " Leuridan, les Vieilles Seigneuries
A la fin du XVII° siècle, Jean Prouvost, mort en 1702 eut avec Jeanne Delaoutre une descendance alliée aux familles Facon, Desnoulets, Pollet, Barbieux, Dupire,
Boussemart, Bernard, Breyne, Hanse: dont Pierre, Antoine Joseph, Pierre Antoine, Jean
Baptiste, Jules Désiré, Jules, Kléber, Jacques et l’actuel Thierry
Prouvost né en 1964 époux de Maria Alexandrina Vieira.
(1699-1774 inhumé dans l'église de Roubaix), Maître de manufacture,
épouse à Roubaix
1712 Marie-Agnès Florin
(1712-1767),
fille de Jean Nicolas Florin, membre de la Manufacture de
Roubaix et administrateur de la table des Pauvres (1686-1737) et
Marie
Catherine de Surmont (1692-1744), inhumée dans l'église
de Roubaix, soeur de Pierre Constantin Florin,
Député suppléant aux
Etats généraux de Versailles et premier maire de
Roubaix.(sa petite fille Sophie Florin épousa Henri II Prouvost)
époux de Marie Bacon de Sains, fille de Philippe et
Augustine Macquart(de Terline), de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem et d'une des Brigittines;

de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem (1713 et 1715)
et des Brigitines à Lille (1723)

leurs fils furent Athanislas, Alexandre, Augustin, Joseph Prouvost (1742-1790), prètre, vicaire de Bersée, curé d'Hertaing;
Bersée
enfin Pierre Constantin qui suit.
13: Pierre IV Constantin Prouvost (1747-1808)
échevin de Roubaix sous l'Ancien Régime
puis maire de Roubaix le
13 août 1795, après avoir échappé à la
guillotine par la grâce de la "Réaction Thermidorienne"
épouse
Marie Henriette des Tombes (1747-1798),
fille de Jean Joseph des Tombes, 12° du nom, échevin de Roubaix de 1740 à 1751 comme ses oncles Charles et Jean et soeur de Louis-Joseph des Tombes, échevin de 1783 à 1790 ;
Reçu "Maître de Manufacture"
en 1777, il devint l'un des principaux fabricants roubaisiens et, avant
A l'époque, Panckoucke écrit dans son Petit Dictionnaire
Historique et Géographique de la châtellenie de Lille : « Beaucoup de villes ne
valent pas le bourg de Roubaix tant dans la beauté des maisons
du lieu que dans
le nombre de ses habitants ».
Le 22 vendémiaire an IV, avec
le conseil municipal, il leva, comme maire, le séquestre apposé sur la caisse du précepteur
pour employer les fonds comme secours aux pauvres.
Durant la
tourmente il songea a émigrer mais ne put s'y résigner et il se cacha dans une
de ses propriétés, une des dernières qui lui restait. Apres le 9 thermidor, on
le retrouve maire de Roubaix.
"Homme généreux et probe, il avait proposé à sa commune trois actions
principales. D'abord, venir en aide aux pauvres. Ensuite, protéger les
cultivateurs dont les charrois réquisitionnés
les forçaient a négliger les
champs. Enfin, défendre l'hygiène de Roubaix dont les citoyens laissaient
devant les domiciles des amas de boue et d'immondices ».
Le souci des autres
pour faire leur bonheur, déjà." Albert Prouvost Toujours plus loin
" On peut le considérer comme le fondateur de la fortune
industrielle des Prouvost ".
Leurs sept fils furent négociants
dont Henri Joseph, qui suit:
Pierre Constantin Prouvost (1747-1808) fut officier de
Georges Jules Prouvost, avocat, conseiller à la cour d'appel
d'Amiens, lieutenant des Gardes Nationaux époux de Marie Lucie
de Mailly.
Voir, ci-dessous, le portrait d'un officier de la Garde nationale (n'est pas celui de Pierre-Constantin)

Jean Augustin Prouvost, membre de la chambre consultative,
Marie Eléonore Prouvost épouse Ferdinand Henri Bulteau.
Rose-Marie VIRNOT
de LAMISSART (1772-1851) , épx 13
Brumaire an III (Novembre 1795) Jean-Baptiste PROUVOST, né



Maire adjoint de Roubaix, de 1821 à 1826

membre du Conseil de fabrique de Saint Martin à Roubaix de 1826 à 1847

administrateur des hospices de 1817 à 1822 ,
Maître de manufacture,
epx Liévinne Defrenne (1791-1824) ,
fille de Liévin Joseph de Frenne (1750-1814), Maître de manufacture, marchand drapier, administrateur
des hospices,
" chef de la branche ainée de la famille de Frenne" (Leuridan) et de Clémentine Dervaux.
Outre Henri, Liévin et Amédée, ci après,
il y eut aussi Adolphe Eutrope Prouvost (1822-1884) qui secondera Amédée
à la tête de l'entreprise familiale, dont Marie et Adolphe-Henri.

d'où les branches: Autre Branche:
15: Henri II Prouvost Liévin Prouvost
Amédée I Prouvost
Benjamin Prouvost
1810-1857
1818-1869
1820-1885
1820-1896
16: Henri II Liévin Prouvost 1810-1857
naquit le 9 juin 1810 à
Roubaix, mort le 22 avril 1857 à Flers près de Lille à l'âge de 46 ans, épousa
le 26 avril 1835 Sophie Florin 1812-1871
Dont: Henri 1836-1900, Charles Jérôme 1837-1906, Sophie
1838-1918, Paul Alexandre 1840-1903, Caroline 1843-1915
Sophie est la petite fille de Pierre Constantin Florin,
Député suppléant aux Etats généraux de Versailles et premier maire de Roubaix.
époux de Marie Bacon de Sains,
fille de Philippe et Augustine Macquart (de Terline),
La soeur de Pierre Constantin Florin, Marie-Agnès Florin (1712-1767) épousa à Roubaix en 1712 Jacques II Prouvost
(1699-1774) : elle était la fille de Jean Nicolas Florin,
membre de la Manufacture de Roubaix et administrateur de la table des Pauvres
(1686-1737) et
Marie Catherine de Surmont (1692-1744), inhumée dans l'église de
Roubaix, sœur de de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem
et d'une des Brigittines;
(1699-1774 inhumé dans l'église de Roubaix), Maître de manufacture,




L’hôtel Florin, 104,
rue du Faubourg de Roubaix à Fives-Lille:
" L ’hôtel possède front à rue
une longue façade imposante et sévère, seulement décoré d’une serlienne* qui
rappelle le Premier Empire. Il est l’unique témoin de cette bonne et vieille
commune de Fives aux 34 maisons de campagne, disséminées en 1843 sur
Fives-Saint-Maurice jusqu’aux hauteurs du Dieu de Marcq et de Mons-en-Barœul.
C’est alors un riche vallon fertilisé par les eaux du Becquerel et de





Il est dit
que Pierre d’Arc, dit le Chevalier du Lys, frère de Jeanne d’Arc n’eut pas de
descendance :
« Il a
été clairement démontré que Pierre d'Arc n'a eu qu'une seule femme et un seul
fils. Il ne s'est jamais marié à Jeanne de Prouville, et n'a donc pas eu de
postérité, au delà de son fils unique » Boucher de Molandon ;
"Pierre
du Lis, extinction de sa descendance en 1501" Conseil héraldique de
France, 1890, critiquant la généalogie inventée par Robert Le Fournier parue dans la même revue quelque
temps plus tôt
P Ract-Madoux 14 v 2005 Voir la base Roglo
17: Charles- Jérome Prouvost (1837-1906)
né le 2 octobre 1837 à Roubaix, décédé le 11 mai 1906 à Roubaix
née le 28 mai 1840 à Roubaix, décédée le 24 mars 1908 à Roubaix
à Roubaix,
classé Monument Historique par arrêté du 12 août 1998,
construit en 1878 par Charles Prouvost-Scrépel,
situé près de l’usine de cet industriel de drap et de satin de
chine, sur l’une des artères les plus importantes de Roubaix.
Il est remarquable par ses décors intérieurs: les trois salons du
rez-de-chaussée :
1 le salon chinois avec son plafond et son décor de
panneaux laqués,
2 le salon central avec son plafond et son décor,
3 le salon de musique avec ses boiseries et le plafond
peint de Tony Vergnolet (1888) ;
4 le hall d’entrée avec ses bras de lumière ;
5 l’escalier d' honneur et sa cage ;
6 la chapelle située au premier étage (cad. LS 201).
L’occupe actuellement la Caisse d’assurance maladie, le jardin sert
de parking, la façade est, hélas, cimentée. 19, rue du Grand Chemin; 6, rue
Rémy-Cogghe.

Réunion de famille Prouvost-Scrépel à Roubaix
Ce
document
signé par Charles-Jérome Prouvost et Léon
Scrépel ne peut dater que de quelques jours avant le 30 janvier
1875 où le
parlement vota, à une voix près, celle du
député Wallon, en faveur de la
République, au détriment de la Monarchie,
représentée par le Comte de Chambord
qui prit le prétexte de son attachement au drapeau blanc pour
éviter d'usurper
le légitime retour des descendants de Naundorff. Le
Président fut le Maréchal
de Mac-Mahon..


Léon Louis Scrépel 1838 1879, frère de Marie Sophie, fils de Louis Jean Scrépel 1809-1891, associé et beau-père de Charles Prouvost et signataire de ce document.
18: Charles II Prouvost (1875-1937)
épouse
Eugénie Masurel
1881-1926
La demeure du 28, rue de
Wailly à Tourcoing, habitée
par Charles Prouvost qui était marié
avec Eugénie
Masurel.
Elle a
été construite en 1911 par l’architecte
tourquennois Jean-Baptiste Maillard (A.M. Tourcoing permis de
construire) en
style néo-normand, en brique au rez-de-chaussée
(avec soubassement, bandeau et
coussinets de linteaux en pierre), en pan de bois à l'
étage. La travée de
gauche est sommée d’une grande lucarne
à ferme débordante. L’accès
au jardin et
au garage se fait par deux portails identiques situés
symétriquement en hors
œuvre de part et d’autre de
Ils
achetèrent, par la suite, l’appartement du 84, rue
La Fontaine à Paris.
Cette demeure
était construite à coté des
pharaoniques usines François Masurel
frères, fondées en 1876 et
construite à
cet endroit en 1884 par le grand
père
d’Eugénie, François Masurel-Pollet
(1826-1913) avec ses 3 fils François, Edmond
et Eugène. Elles sont classées Monument Historique
: 2000/05/21.




François
Masurel-Pollet fut négociant en laines, associé
de
Son fils François
Masurel-Jonglez (1855-1894)




fonda en 1877, sous
M. Masurel-Jonglez
avait fondé dans ses deux établissements des rues
de Wailly et des Francs,
comprenant en 1894 un millier d'ouvriers, plusieurs oeuvres sociales :
allocation aux jeunes ménages et aux femmes en couches,
encouragements à
l'épargne, association de secours mutuels et caisse de
retraite.
Il fut président de
l'Union des filateurs de laines peignées de Tourcoing,
vice-président de
l'association des filateurs de Roubaix, Tourcoing, Fourmies et Reims et
vice-président de l'Association nationale de l'industrie
lainières à Paris.
En
Il fut en outre :
président de la Commission centrale de la statistique et
administrateur du
lycée de Tourcoing.
Il mourut à Mouvaux le 14
juillet 1894. Sa mort fut un deuil
public, tous comptaient sur lui et espéraient en lui.
Les Masurel
avaient aussi créé les usines
textiles de Fourmies, classées Monument
Historique et aujourd’hui
écomusée. A coté le château
Prouvost-Masurel.







Chevalier et capitaine :
19: Charles PROUVOST (1901-1953)
fils de Charles Prouvost et Eugénie Masurel, il naquit à Roubaix le
II Janvier 1901, ainé d’une famille de cinq enfants.
II fut élève du collège du Sacré-Cœur à Tourcoing.
Pendant la guerre 1914-1918, ses parents habitant Paris, il
continua ses études à l’institut du St-Esprit à Beauvais, puis au collège
Stanislas à Paris
et revint terminer les 3 derniers mois de philosophie à Tourcoing.
II fit son service militaire à Hesdin, St-Omer, puis en Allemagne
et fit l’occupation de
II passa ensuite deux années aux Facultés Catholiques de Lille et
obtint le diplôme d’H.E.C.
En 1925, il suivit sa famille à Paris.
En 1926, au moment de son mariage avec Melle Hélène DALLE, il
reprend en association avec son beau-père, Mr Charles Dalle, la firme Dubois et
Roussel; qui devient




A Thumesnil qu’il habitera
10 ans, il occupera rapidement une place prépondérante sur le plan social comme
sur le plan politique.
II est candidat aux élections municipales cantonales et au Conseil
d’Arrondissement.
En I936, désirant donner à sa famille une maison plus vaste, il
s’installe à Lambersart, au grand regret des habitants de Thumesnil.




La maison classée
de Lambersart
Jusqu’à la guerre de 1940, c’est la progression continuelle de son
entreprise : création d’un dépôt a Marseille, début de l’usine de Wattignies,
extension de plus en plus importante dans la grande Industrie et
les Administrations.
Comme officier de réserve, il était affecté à. un régiment d’active
et, de 1926 à 1940, il est souvent rappelé pour des périodes~ quatre fois entre
1938 et 1939.
II se fait, à ce moment-là- de nombreux amis dans l’armée.
Mobilisé en Août 1939, il est, en Avril 1940, renvoyé
provisoirement dans son foyer, comme père de six enfants: il était
accablé de ne pas avoir pu faire son devoir. Sa
nomination au grade de capitaine de réserve, qui fut effective, fut victime d'un bombardement.
Avant
l’évacuation, sur ordre du Ministère de l’Air, il doit ouvrir une usine de
repli. C’est le début de l'usine de Laval. C’est à son beau-frère Roger
Ponroy, (aidé en 1941 de M. Caillerez) que Charles en a confié la création et
Durant toute la guerre, il est Président du Syndicat des Fabricants
de Couleurs et Vernis.
Par son activité débordante et ses initiatives heureuses, il fit
beaucoup pour l'approvisionnement régulier de




II met en route les usines de Créteil; Marseille, puis Wattignies
En 1948, il entreprend un voyage d’études aux Etats-Unis avec un groupe de
confrères et, au retour, appliquera dans son affaire des idées intéressantes,
des conceptions plus modernes qui avaient attiré son attention.
À partir d’I95I, il réalise un important programme de
concentration: vente de l'usine de Créteil et surtout agrandissement de l’usine
de Wattignies où il commence à transférer le siège social de Lille.







En septembre 1952, sa sante commence à inquiéter son entourage ...
Il se soigne trois mois et peut revenir a la nouvelle année a son bureau offrir
ses vœux a son personnel.
De nouveau, début janvier 1953, il doit garder la chambre, au lieu
de partir trois semaines, comme il l'espérait sur la cote d’Azur.
La dernière étape de la concentration sur Wattignies était la
construction des bureaux; les plans lui sont soumis en février. Il n’en verra
malheureusement jamais
Monsieur PROUVOST avait sept enfants dont le plus jeune n'avait que
11 ans.
Il avait également un petit-fils qui lui valait partout le surnom
de "jeune grand-père".
Les visites de ce délicieux bébé près de son lit de souffrances
furent ses dernières joies.
Charles Prouvost était administrateur du Crédit immobilier. Il
était ancien Président de la jeunesse catholique de Tourcoing, Président de
Il présidait les associations locales : ancien président du
conseil paroissial et des familles nombreuses de Thumesnil, membre du conseil
paroissial et des œuvres de la paroisse Sainte Callixte, président d’honneur du
Patro-club et de la chorale, président d’honneur de
Il descendait du frère de Jeanne d’Arc, Jacques d’Arc, par les
Florin et les Macquart de Terline, données généalogiques aujourd’hui
contestées.
« Né à Roubaix le 11
janvier 1901, pieusement endormi dans la paix du Seigneur à Lambersart, après
une longue et douloureuse maladie, le 23 mars 1953, à l’âge de 52 ans, muni des
sacrements de notre Mère
Extraits des lettres de condoléances :
« Doué des plus beaux dons de l’intelligence et du cœur, il
eut toutes les qualités du véritable chef. C’était un animateur et un
entraineur d’hommes, tenace, énergique et bon. »
« Sa bonté et sa charité étaient légendaires. »




Réunion de
famille Prouvost-Scrépel




CHARLES PROUVOST, UN SOLDAT
ET POURQUOI PAS?
Par le Commandant R. Dugravot, Saigon, le 5 avril 1953
Charles PROUVOST a toujours manifesté un certain attrait vers
l'Armée, Tout ce qui était militaire l’intéressait. Non pas pour en profiter
personnellement : il a été dégagé de toutes obligations militaires comme
lieutenant de réserve et sans aucune décoration, mais parce que, pour lui,
l'armée représenta l’Honneur, le Devoir, 1’Abnégation, Qualités qui étaient
bien les siennes.
Bien souvent, il ma confié sa passion sincère pour
C’est en 1934, que pour la première fois j’eus l'occasion de le
connaître a LAON, lors d’une convocation de réservistes au I7eme d’Artillerie
ou il avait déjà servi autrefois comme « bleu » à Abbeville. Rien ne
pouvait déceler en lui l'officier de réserve. Toujours en tenue impeccable,
droit, simple, très a l’aise a cheval, il en imposait. Il avait dans le sang
cette aptitude du commandement qui ne s’apprend pas dans les règlements~ mais
qui est le réflexe naturel des qualités du cœur, de la droiture et de la
volonte: il était l’homme de l’action personnelle. N’a-t-il pas été, en 1940,
volontaire pour prendre le commandement d’une batterie anti-char.
Puis ce fut, jusqu'en 1939, des rappels souvent inopinés. II est
peut-être nécessaire de préciser que Charles PROUVOST n'a jamais demandé comme
industriel - et c’était son droit - une affectation spéciale de fournisseur
agréé de
25 août 1939, nous sommes déjà en position de couverture d'ans
Charles PROUV03T ne pouvait pas s’attacher a une routine, II n’est
pas un partisan, il ne suit pas, il
attire.
Janvier 1940,- Fremestroff. La petite guerre au contact des
Allemands vers Forbach: Une circulaire prévoit que les pères de 5 enfants et
plus peuvent être renvoyés dans leur foyer. Cas de conscience ! Cependant,
grâce aux sages conseils du Colonel Thomas, Charles PROUVOST accepte de rentrer
à L1LLE.
Mai 1940, la vraie guerre, cette fois ! Sans Charles PROUVOST dans
les rangs de ce 242eme qu’il aimait tant. Hélas ! il n’y fut pas. Mais il fit
tout pour rejoindre. Ses télégrammes ~ ses essais attestent son désir de venir
participer au combat.
Des l’hiver 1940~il participe a ce magnifique mouvement de
regroupement des anciens et d·aide des prisonniers et de reclassement des
démobilisés. Ses dons les plus généreux ne sont pas spectaculaires, et
l'édition, à ses frais, d’un journal de
marche n’est rien a cote du "dépannage » de la main à la main~ les
yeux dans les yeux, qui s'est répété bien souvent en faveur des anciens.
Apres ces années sombres, après la libération, il est resté aussi
attaché a l'Armée. Il n’aurait jamais voulu manquer la réunion annuelle de
notre Amicale, nous faisant souvent l'honneur d'y convier Madame PROUVOST.
Lors de mon entrée chez PROUVOST-DALLE & Cie, il fut entendu
entre nous que le tutoiement serait aboli et que je l’appellerais Monsieur
PROUVOST", comme tous ses autres collaborateurs. Et il avait coutume de
dire : « Il était mon capitaine~ j’étais son lieutenant, maintenant
c’est le contraire et nous continuons a bien nous entendre."
Et quand Je suis parti en Indochine, le premier, dans un geste que
je n’oublier8.i jamais; il a précisé "Mon vieux René, je t’embrasse."
Et maintenant il n’est plus. Beaucoup d'entre vous l'ont vu malade
et ont pu exprimer leur peine a sa famille. Si vous saviez comme il est
douloureusement inhumain à




20 :Christian Prouvost
Capitaine de l’arme blindée et cavalerie de réserve
Premier Régiment de Spahi
Ecrivain
Auteur de la trilogie :
« A demeure »
« Le tambour de Marengo »
« La femme de nulle part »
Industriel

La famille
Virnot
vint du Val D'Aoste, en Italie,
à la fin du XVI° siècle pour s'implanter dans la ville de Lille.
Charles Le Thierry d'Ennequin, dans son ouvrage de 1930 sur les
anciennes familles lilloises, mentionne:
" D'après l' étymologie même de son nom, Vir Notus,
Dès son
arrivée, Urbain Virnot occupa des fonctions de premier plan dans cette
ville: il fut bourgeois de Lille, comme ses descendants, et épousa l'héritière
d'une antique famille des Flandres, Simone de Berlaimont. Son fils Urbain fut
Conseiller du Roi, Contrôleur des guerres à Honschoote.
Ses descendants s'illustrèrent au service de la ville et purent exercer un
rayonnement culturel. que nous nous attacherons à décrire.
Il s'allièrent et se trouvèrent apparentés avec un petit nombre de familles
qu'a magnifiquement étudié Charles le Thierry d'Ennequin :
elles s'appelaient
Lenglart,
Le Thierry d'Ennequin, Quecq d'Henripret, de Raismes, Defosseux, Prouvost,
Aronio de Romblay, Savary de Gavre, Derode, Smet, Barrois.
Ces
familles patriciennes, souvent liées au négoce, étaient, le plus souvent, en
cours d'anoblissement, beaucoup le furent:
les deux frères, Urbain Dominique Virnot et Charles Louis Virnot de Lamissart
au XVIII°
incarnèrent bien les options que pouvaient choisir les notables,
à la veille de la Révolution Française,
et pourraient à eux seuls constituer la matière d'une passionnante étude,
d'autant que d'importantes archives ont été conservées.
Nous nous attacherons à étudier les personnages qui ont illustré
cette famille.
Le
roman de Christian Prouvost-Virnot
"
A demeure"
en
est inspiré:
" Les Stradin venaient de Lombardie qu'ils avaient quittée à la fin du XV°
siècle, par suite d'évènements indéterminés;
à l'époque, les échanges réguliers économiques et culturels, mais aussi les
invasions, les guerres, la misère, les épidémies, provoquaient d'importants
courants migratoires par le col du Brenner, entre l'Italie du Nord et les
Flandres.
Catherine de Stradin ironisait souvent: "n'oubliez pas que nous sommes des
immigrés!..."
En tous cas, leur position leur valut une insertion immédiate dans la meilleure
société.
Sous la monarchie, ils possédaient d'immenses terrains dans la périphérie
lilloise qui leur valurent d'entretenir d'étroites relations avec le
Maréchal Vauban, lors de l'édification de
O
Lors de sa fuite à Gand, au moment des Cents-Jours, l'infortuné roi Louis XVIII
accepta leur hospitalité.
A l'occasion d'un voyage officiel, Charles X les honora de son auguste
présence.
Pasteur comptait parmi les amis proches.
Les parents de Charles de Gaulle rendaient visite, en voisins, de leur maison
de
I
Il n'en fut rien, par souci, sans doute, de rester en retrait, loin des
sollicitations et des prébendes, mais ils en possédaient l'esprit.
La
vie terrienne, l'enracinement au pays, le culte des vraies valeurs
les rendaient dépositaires des plus anciennes traditions.
Pourtant
de génération en génération, trop à l'abri d'un rempart privilégié, ils se
laissèrent grignoter
par les nouvelles puissances d'argent
qui cherchaient des terrains pour édifier usines, entrepôts, ateliers (...)
Ni regret, ni amertume, le fatalisme devant la loi du renouvellement des choses
et la soumission à la volonté divine.
Les Stradin sont forgés de
On
On doit mériter son Ciel, d'où le détachement des biens matériels, à l'usage
des autres."


21 : Christian, Gaëtane et
Charles de Couëssin,
Thierry,
Géraldine, Géry
Premier prix de violon et de musique de chambre du Conservatoire de Paris, Gaëtane Prouvost a poursuivi sa formation à la Juilliard School de New York auprès d’Ivan Galamian comme nombre des virtuoses contemporains. Mais son véritable maître sera Zino Francescatti, l’un des grands violonistes du siècle et unique héritier de la technique de Paganini. Elle lui a consacré une biographie et enregistré un disque de ses compositions originales et transcriptions.
Gaëtane Prouvost est avant tout une concertiste. Son jeu se prête aussi bien à la légèreté du répertoire baroque, qu'à la gravité mozartienne. Il excelle dans les grands romantiques et restitue aux contemporains qualité émotionnelle et musicalité.
Dédicataire de plusieurs œuvres, elle est fréquemment invitée par l'Ensemble Intercontemporain où elle joue sous la direction de Kent Nagano, Gary Bertini et Pierre Boulez. Choisie par Olivier Messiaen, elle est l'interprète du Quatuor pour la Fin du Temps lors de sa création en U.R.S.S.
Gaëtane Prouvost est également une chambriste qui se plaît à faire chanter son violon à l'écoute des autres: Noël Lee, Laurent Cabasso, Emmanuel Strosser, Jean-Paul Sevilla, Anne Queffélec, Roland Pidoux, Bruno Canino, Yvan Chiffoleau, Jean-Philippe Collard, etc.
Diplômée de l'Institut Supérieur de Pédagogie, elle partage actuellement ses activités entre une carrière de soliste et l'enseignement au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris comme dans diverses académies en France et à l'étranger. Certains de ses élèves sont dès aujourd'hui lauréats des grands concours internationaux.
Auprès de Marie-Christine Barrault, Gaëtane Prouvost a monté un spectacle Littérature et Musique intitulé "Vol de nuit", basé sur des textes d’Antoine de Saint-Exupéry.
Les deux sonates de Prokofiev pour violon et piano que Gaëtane Prouvost a enregistrées chez Forlane avec Abdel Rahman El Bacha, ont suscité l'enthousiasme de la presse (Disque Choc du Monde de la Musique).
L'œuvre pour violon et piano de Gabriel Pierné a été enregistrée avec Laurent Cabasso pour le label Integral Musique (octobre 2006).
Wikipédia
Dont
22:
Victor-Emmanuel
Gabriel
Maxime
Adélaïde de Couëssin