Rameau 1 de la branche ainée Henri Prouvost :

Les Charles et les Georges Prouvost

Les Charles Prouvost

16: Henri II Liévin Prouvost 1810-1857

naquit le  9 juin 1810 à Roubaix, mort le 22 avril 1857 à Flers près de Lille à l'âge de 46 ans, épousa le 26 avril 1835 Sophie
Florin 1812-1871

Blason-Florin 

Dont: Henri 1836-1900, Charles Jérôme 1837-1906, Sophie 1838-1918, Paul Alexandre 1840-1903, Caroline 1843-1915

Sophie est la petite fille de Pierre Constantin Florin, 
Député suppléant aux Etats généraux de Versailles et premier maire de Roubaix. époux de Marie Bacon de Sains, 
fille de Philippe et Augustine Macquart (de Terline),

La soeur de Pierre Constantin Florin, Marie-Agnès Florin (1712-1767)  épousa à Roubaix en 1712 Jacques II Prouvost (1699-1774) : elle était la fille de Jean Nicolas Florin, 
membre de la Manufacture de Roubaix et administrateur de la table des Pauvres (1686-1737) et 
Marie Catherine de Surmont (1692-1744), inhumée dans l'église de Roubaix, sœur de  de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem 
et d'une des Brigittines; 
(1699-1774 inhumé dans l'église de Roubaix), Maître de manufacture)

Sa descendance

 etats-generaux-versailles-constantin-florin

Hotel-Florin-Fives-Lille

L’hôtel Florin, 104, rue du Faubourg de Roubaix à Fives-Lille: 

" L ’hôtel possède front à rue une longue façade imposante et sévère, seulement décoré d’une serlienne* qui rappelle le Premier Empire. Il est l’unique témoin de cette bonne et vieille commune de Fives aux 34 maisons de campagne, disséminées en 1843 sur Fives-Saint-Maurice jusqu’aux hauteurs du Dieu de Marcq et de Mons-en-Barœul. C’est alors un riche vallon fertilisé par les eaux du Becquerel et de la Chaude Rivière. Le propriétaire de l’hôtel, Achille Florin-Defrenne, fils de Carlos Florin (1811-1862), industriel roubaisien, frère de Sophie Florin (1811-1861) , Madame Charles Prouvost, habite l’hiver à Lille, rue Négrier, mais quitte la ville aux beaux jours pour sa maison de campagne ; la famille respire alors le bon air de Saint Maurice des Champs qui porte bien son nom, car alentour, on ne voit que prairies et pâtures. Après lui, nous dit Pierre Pierrard « son fils Achille Florin-Vandame possède un jardin paradisiaque où règne un hêtre pourpre, une pièce d’eau où glissent les cygnes, de vastes cages où vivent des oiseaux, des faisans, des perroquets, des chenils peuplés de chiens tous plus beaux les uns que les autres, tel un énorme danois bleu. Il est vrai qu’Achille Florin adore les animaux, au point d’acheter un lionceau à des forains et de se promener avec lui, attaché bien sûr, dans un Lille ébahi». Lors des journées du patrimoine, très aimablement, Madame Pajot nous accueille. La façade sur jardin de l’hôtel est toute en courbes harmonieuses; un jardin où l’on se prend à rêver ; si les animaux et le hêtre pourpre ont disparu, il n’est pas impossible de songer à François Watteau reçu chez ses amis Lenglart rue du Faubourg-de-Roubaix, ce peintre qui s’inspirera souvent dans ses tableaux des frondaisons de Saint-Maurice. " Brigitte Renier-Labbée, Lille Ancien

 

Histoire de la famille FlorinMacquart-de-TerlineMacquert-de-Terline2

Deux versions circulents, toutes deux péremptoires: "Il est dit que Pierre d’Arc, dit le Chevalier du Lys, frère de Jeanne d’Arc n’eut pas de descendance :

«  Il a été clairement démontré que Pierre d'Arc n'a eu qu'une seule femme et un seul fils. Il ne s'est jamais marié à Jeanne de Prouville, et n'a donc pas eu de postérité, au delà de son fils unique » Boucher de Molandon ;

"Pierre du Lis, extinction de sa descendance en 1501" Conseil héraldique de France, 1890, critiquant la généalogie inventée par Robert Le Fournier parue dans la même revue quelque temps plus tôt"
P Ract-Madoux 14 v 2005 Voir la base Roglo

L’univers poétique demeure, tout comme l’ascendance Macquart

 Macquart-de-Terline3Pierre-d-Arc-Florin-ProuvostArc

17: Charles I-Jérome Prouvost

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Diner-de-famille-chez-Charles-et-Marie-Prouvost-en-1901

Diner de famille chez Charles I et Marie Prouvost en 1901 -Photo grâce à Thierry Toulemonde

né le 2 octobre 1837 à Roubaix, décédé le 11 mai 1906 à Roubaix à 68 ans

épousa Marie Sophie 

Scrépel

née le 28 mai 1840 à Roubaix, décédée le 24 mars 1908 à Roubaix à 67 ans

Fille de Louis-Jean Scrépel et  Céline Florin

(Portrait par Victor Mottez, Musée de la Piscine, Roubaix)

Louis-Jean-Screpel-par-Victor-Mottez  Celine-Florin-Screpel

Les repas de famille à Roubaix: " Une trentaine de personnes autour d'une table à allonges, à la nappe blanehe damassée, couverte de corbeilles de fruits, de gateaux, de bonbons, trois plats au moins de mets recherchés dont on reprend car on les repasse, fromages, entremets ou petits gateaux de chez trofas, fruits gateaux, café, liqueurs. 
Pendant ces repas, on commente les nouvelles, les faits divers, la politique surtout. On se scandalise de l’attitude du gouvernement qui ordonne les inventaires des biens d’église, de celle de l’abbé Lemire qui a posé à hazebroucq sa candidature à la députation et qui est élu, tante maria, un certain dimanche, nous fait part d’une invention appelée à révolutionner la vie : celle d’une machine composée d’un acdre, de deux roues, d’un guidon, d’une selle. On se tient dessus en équilibre, et, avec les pieds, on fait marcher les deux pédales. Les hommes l’enfourchent comme un cheval, font de la vitesse, et les femmes aussi, figurez vous. Naturellement, pour être décentes en y montant, elles portent des culottes bouffantes. Elles ne mettent pas de jupes, mais montrent leur molet (...)
Après le repas, les dames passent au salon se chauffer auprès d’un bon et beau feu l’hiver ou bien elles vont arpenter le jardin en long et en large l’été. Les messieurs jouent aux cartes et fumenty dans le bureau où l’athmosphère chargée de fumée devient très vite irrespirable. Les jeunes d’âge scolaire, eux, sont partis au collège, à trois heures pour assister aux vèpres. Ces réunions groupent tantôt le coté Watine, tantôt le coté Prouvost.
« Parfois, je restais loger à Roubaix et j’assistais alors à la prière du soir récitée en commun. Elle réunissait parents, enfants, domestiques, dans une petite pièce du premier étage appelé « l’Oratoire ». Des prie-Dieu, des chaises étaient assemblées devant la cheminée de marbre transformée en autel, avecun Christ, des statues, des cierges, des fleurs. Bon papa, chef de famille, récitait les prières, nous y réppondions tous, on y ajoutait les invocations à saint Joseph en mars, à la sainte Vieige marie en mai, pour le mois de Marie, au sacré Cœur en juin.
» Marie Paule Fauchille-Barrois, Vos aïeux que j’ai connus.

Sophie BROUE, cuisinière et bonne d'enfants , depuis 33 ans chez M. Prouvost-Scrépel, à Roubaix. Dévouement sans bornes. Après avoir élevé la famille de Mme Prouvost avec toute la tendresse d'une mère , Sophie reporte maintenant toute sa sollicitude sur les petits-enfants , et montre envers sa propre famille un désintéressement inaltérable.

 dont



L’hôtel Prouvost
construit en 1878 par Charles Prouvost-Scrépel, situé près de l’usine de cet industriel de drap et de satin de chine, sur l’une des artères les plus importantes de Roubaix. Il est remarquable par ses décors intérieurs: les trois salons du rez-de-chaussée : 1 le salon chinois avec son plafond et son décor de panneaux laqués, 2 le salon central avec son plafond et son décor, 3 le salon de musique avec ses boiseries et le plafond peint de Tony Vergnolet (1888) ; 4 le hall d’entrée avec ses bras de lumière ; 5 l’escalier d' honneur et sa cage ; 6 la chapelle située au premier étage (cad. LS 201). 
L’occupe actuellement la Caisse d’assurance maladie, le jardin sert de parking, la façade est, hélas, cimentée. 19, rue du Grand Chemin; 6, rue Rémy-Cogghe. 

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ecoincon-hotel-Prouvost-RoubaixSalon-chinois-hotel-Prouvost-Roubaix 
plafond peint-Hotel-Prouvost-Roubaixsignature-Vergnolle-hotel-Prouvost-Roubaix
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Reunion Prouvost-Screpel-Roubaix

Réunion de famille Prouvost-Scrépel à Roubaix

Commentaire Prouvost Scrépel

 Charles Prouvost fut associé de son beau-frère Léon Scrépel dans l'affaire Scrépel de 1864 à 1874 puis il fonda les tissages Prouvost-Scrépel et Fils (1875-1920).

Ce document signé par Charles-Jérome Prouvost et Léon Scrépel ne peut dater que de quelques jours avant le 30 janvier 1875 où  le parlement vota, à une voix  près, celle du député Wallon, en faveur de la République, au détriment de la Monarchie, représentée par le Comte de Chambord qui prit le prétexte de son attachement au drapeau blanc pour éviter d'usurper le légitime retour des descendants de Naundorff. Le Président fut le Maréchal de Mac-Mahon..
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Léon Louis Scrépel 1838 1879, frère de Marie Sophie, fils de Louis  Jean Scrépel 1809-1891, associé et beau-père de Charles Prouvost et signataire de ce document.


18: Charles II Prouvost

1875-1937

Forma avec François Motte en 1919 et 1920, " un groupe, avec d'autres associés, qui créa coup sur coup quatre sociétés: l'un d'entre elle, la Société Industrielle de Pologne, ne se limita pas aux activités pétrolières;  elle prit aussi des participations dans une filature à Sosnowiec, dans un domaine agricole à Brody (ville natale de Joseph Roth), dans la banque industrielle de Pologne etc.  Les trois autres gérèrent des concessions et prirent d'autres participations, centrées sur des gisements galiciens.  
Mais la Société industrielle de Pologne fut mise en veilleuse en 1925." Les Maitres du Nord Pierre Pouchain

eugenie_pauline        charles   

épousa Eugénie Masurel

1881-1926

Ils habitaient

Le château Masurel

28, rue de Wailly à Tourcoing, habitée par Charles Prouvost-Masurel. 

demeure du 28 rue de Wailly a Tourcoing habitee par leur fils Charles Prouvost qui etait marie avec Eugenie Masurel.

Ecuries-usines-François-Masurel   usines-François-Masurel

Elle a été construite en 1911 par l’architecte tourquennois Jean-Baptiste Maillard (A.M. Tourcoing permis de construire) en style néo-normand, en brique au rez-de-chaussée (avec soubassement, bandeau et coussinets de linteaux en pierre), en pan de bois à l' étage. La travée de gauche est sommée d’une grande lucarne à ferme débordante. L’accès au jardin et au garage se fait par deux portails identiques situés symétriquement en hors œuvre de part et d’autre de la façade. A l’intérieur, un vestibule conduit à l’escalier de distribution ; au rez-de-chaussée se trouvent le salon, la salle à manger, la cuisine et l’office ; au premier étage se trouvent cinq chambres (deux sur rue et trois sur jardin), 3 salles d’eau, une lingerie ; l' étage de comble abrite trois chambres (dont deux sur rue) et trois greniers. L’accès au jardin se fait par un escalier extérieur situé sur la façade arrière.

 Ils achetèrent, par la suite, l’appartement du 84, rue La Fontaine à Paris.

Vacances à Cannes, châlet des Syrphes,  allée du petit Juas

Eugenie-Masurel-Madame-Charles-Prouvost

Prouvost-Masurel-Cannes-1906-1908                             Cannes-Charles-Prouvost-Masurel-1906-1908

          Charles Prouvost-Masurel et sa fille Simone                            Madame Charles Prouvost- Masurel                  

                                      à Cannes vers 1906 ou 1908                                                  et sa fille Simone                                                         

Cannes-Charles-Prouvost-Masurel-1906-1908

Sur la photo à Cannes, probablement Charles Prouvost (Dalle) enfant, né en 1900   

 En  1886,  Joseph Gazanière, ancien maire de Cannes, habitait le châlet des Syrphes, 29, rue  Félix Faure à Cannes.

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Eugénie Prouvost-Masurel 

Cette demeure était construite à coté des pharaoniques usines François Masurel frères

fondées en 1876 et construite à cet endroit en 1884 par le grand père d’Eugénie, François Masurel-Pollet (1826-1913) avec ses 3 fils François, Edmond et Eugène. Elles sont classées Monument Historique : 2000/05/21.

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Etablissements-Francois-Masurel

Francois-Masurel

Portrait par Weerts, 1906

François Masurel-Pollet fut négociant en laines, associé de la maison Masurel fils de Tourcoing. Il fut conseiller municipal, membre de la chambre de commerce, administrateur de la succursale de la banque de France de Roubaix-Tourcoing, président de la société de géographie de Tourcoing et président du tribunal de Commerce de Tourcoing. Il habitait 83 rue de Lille, à Tourcoing. 

Son fils François Masurel-Jonglez (1855-1894) 

Les-Francois-Masurel

fonda en 1877, sous la firme François Masurel frères, une filature et retorderie de laines qui, avec la perfection de son outillage et le nombre de ses broches (65 000 en 1894) tenait le premier rang parmi les industries françaises et avait ramené en France la fabrication des fils d'Alsace. M. Masurel-Jonglez avait fondé dans ses deux établissements des rues de Wailly et des Francs, comprenant en 1894 un millier d'ouvriers, plusieurs oeuvres sociales : allocation aux jeunes ménages et aux femmes en couches, encouragements à l'épargne, association de secours mutuels et caisse de retraite. Il fut président de l'Union des filateurs de laines peignées de Tourcoing, vice-président de l'association des filateurs de Roubaix, Tourcoing, Fourmies et Reims et vice-président de l'Association nationale de l'industrie lainières à Paris. En 1892, M. François Masurel-Jonglez fut élu conseiller général du canton Nord de Tourcoing par 3404 voix contre 2720 à son concurrent, M. Paul Lemaître.  Il fut en outre : président de la Commission centrale de la statistique et administrateur du lycée de Tourcoing. Il mourut à Mouvaux le 14 juillet 1894. Sa mort fut un deuil public, tous comptaient sur lui et espéraient en lui.

 Les Masurel avaient aussi créé les usines textiles de Fourmies, classées Monument Historique et aujourd’hui écomusée. A coté le château Prouvost-Masurel.

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Chevalier et capitaine :

19: Charles III Prouvost

(1901-1953)

 Charles prouvost Dalle

fils de Charles Prouvost et Eugénie Masurel, il naquit à Roubaix le II Janvier 1901, ainé d’une famille de cinq enfants. II fut élève du collège du Sacré-Cœur à Tourcoing.  Pendant la guerre 1914-1918, ses parents habitant Paris, il continua ses études à l’institut du St-Esprit à Beauvais, puis au collège Stanislas à Paris et revint terminer les 3 derniers mois de philosophie à Tourcoing. II fit son service militaire à Hesdin, St-Omer, puis en Allemagne et fit l’occupation de la Ruhr comme sous-lieutenant. II passa ensuite deux années aux Facultés Catholiques de Lille et obtint le diplôme d’H.E.C.  En 1925, il suivit sa famille à Paris. En 1926, au moment de son mariage avec Melle Hélène DALLE, il reprend en association avec son beau-père, Mr Charles Dalle, la firme Dubois et Roussel; qui devient la S.a.r.l. Prouvost-Dalle & Cie.

 Charles Prouvost-Helene Dalle

 A Thumesnil  qu’il habitera 10 ans, il occupera rapidement une place prépondérante sur le plan social comme sur le plan politique.

 II est candidat aux élections municipales cantonales et au Conseil d’Arrondissement.

 En I936, désirant donner à sa famille une maison plus vaste, il s’installe à Lambersart, au grand regret des habitants de Thumesnil.

 345-avenue-hippodrome-Lambersart-Prouvost

La maison classée de Lambersart

Jusqu’à la guerre de 1940, c’est la progression continuelle de son entreprise : création d’un dépôt a Marseille, début de l’usine de Wattignies, extension de plus en plus importante dans la grande Industrie et les Administrations.
 Comme officier de réserve, il était affecté à. un régiment d’active et, de 1926 à 1940, il est souvent rappelé pour des périodes~ quatre fois entre 1938 et 1939.  II se fait, à ce moment-là- de nombreux amis dans l’armée.  Mobilisé en Août 1939, il est, en Avril 1940, renvoyé provisoirement dans son foyer, comme père de six enfants
: il était accablé de ne pas avoir pu faire son devoir. Sa nomination au grade de capitaine de réserve, qui fut effective, fut victime d'un bombardement.   Avant l’évacuation, sur ordre du Ministère de l’Air, il doit ouvrir une usine de repli. C’est le début de l'usine de Laval. C’est à son beau-frère Roger Ponroy, (aidé en 1941 de M. Caillerez) que Charles en a confié la création et la direction. Il en a été le directeur de 1941 jusqu'à la disparition de l'usine en 1956. Durant toute la guerre, il est Président du Syndicat des Fabricants de Couleurs et Vernis. Par son activité débordante et ses initiatives heureuses, il fit beaucoup pour l'approvisionnement régulier de la Corporation en matières rares.

Charles-Prouvost-discours

Saint-Luc-Charles-Prouvost-Dalle

« Au premier rang, Charles et Hélène Prouvost à gauche; Christian et Brigitte Prouvost tout à droite ; au centre Monsieur et Madame Dugravot : il était le bras droit de  Charles Prouvost, avec le titre de secrétaire général ; en tant que ancien militaire de carrière , il a souhaité lors du déclenchement de la guerre d'Indochine "rempiler" au titre de Commandant ? ou Colonel? ».« Avant dernier rang et 2° à droite en pardessus clair Robert Menessart qui était à la Roseraye chauffeur et jardinier, et qui logeait avec Janine son épouse dans la maison située à droite en entrant à la Roseraye. L'oncle Roger Ponroy au 1er rang au centre dirigeait l'usine de Laval . Et à sa gauche Edouard Cailleret... ». Jacques Prouvost-Béra.

Prouvost-St-Luc-1952

II met en route les usines de Créteil; Marseille, puis Wattignies En 1948, il entreprend un voyage d’études aux Etats-Unis avec un groupe de confrères et, au retour, appliquera dans son affaire des idées intéressantes, des conceptions plus modernes qui avaient attiré son attention.   À partir de 195I, il réalise un important programme de concentration: vente de l'usine de Créteil et surtout agrandissement de l’usine de Wattignies où il commence à transférer le siège social de Lille.

La-Roseraye-Lambersart-ProuvostRoseraie-1-Jacques

La Roseraye à Lambersart

 Roseraye-NoelEnfants-Charles-Prouvost-Helene-DalleRoseraye-Bernard-Prouvost-Moto
Gaëtane Prouvost dans la crèche de l'escalier; Christian, Simone, André, Bernard, Brigitte, Charles, Jacques; Bernard Prouvost et sa moto.

En septembre 1952, sa sante commence à inquiéter son entourage ... Il se soigne trois mois et peut revenir a la nouvelle année a son bureau offrir ses vœux a son personnel. De nouveau, début janvier 1953, il doit garder la chambre, au lieu de partir trois semaines, comme il l'espérait sur la cote d’Azur.  La dernière étape de la concentration sur Wattignies était la construction des bureaux; les plans lui sont soumis en février. Il n’en verra malheureusement jamais la réalisation. Monsieur Caillerez passa à la concurrence. 
 Monsieur PROUVOST avait sept enfants dont le plus jeune n'avait que 11 ans.
 Il avait également un petit-fils qui lui valait partout le surnom de "jeune grand-père".
Les visites de ce délicieux bébé près de son lit de souffrances furent ses dernières joies.
Charles Prouvost était administrateur du Crédit immobilier. Il était ancien Président de la jeunesse catholique de Tourcoing, Président de la Confrérie du Saint Sacrement.
Il présidait les associations locales : ancien président du conseil paroissial et des familles nombreuses de Thumesnil, membre du conseil paroissial et des œuvres de la paroisse Sainte Callixte, président d’honneur du Patro-club et de la chorale, président d’honneur de la Musique du Centre et du club des Cinq.
Il descendait du frère de Jeanne d’Arc, Jacques d’Arc, par les Florin et les Macquart de Terline, données généalogiques aujourd’hui contestées.
 « Né à Roubaix le 11 janvier 1901, pieusement endormi dans la paix du Seigneur à Lambersart, après une longue et douloureuse maladie, le 23 mars 1953, à l’âge de 52 ans, muni des sacrements de notre Mère la Sainte Eglise et la Bénédiction apostolique, inhumé à Lambersart. »

Extraits des lettres de condoléances :
« Doué des plus beaux dons de l’intelligence et du cœur, il eut toutes les qualités du véritable chef. C’était un animateur et un entraineur d’hommes, tenace, énergique et bon. »
« Sa bonté et sa charité étaient légendaires. »

Reunion-Prouvost-Screpel-Roubaix

Réunion de famille Prouvost-Scrépel

 
 
CHARLES PROUVOST, UN SOLDAT  ET  POURQUOI PAS?

 Par le Commandant R. Dugravot, Saigon, le 5 avril 1953

Charles PROUVOST a toujours manifesté un certain attrait vers l'Armée, Tout ce qui était militaire l’intéressait. Non pas pour en profiter personnellement : il a été dégagé de toutes obligations militaires comme lieutenant de réserve et sans aucune décoration, mais parce que, pour lui, l'armée représenta l’Honneur, le Devoir, l’Abnégation, Qualités qui étaient bien les siennes.
 Bien souvent, il ma confié sa passion sincère pour la Marine. Sa destinée - si tragiquement influencée par la guerre 1914-18- a été toute "autre. Mais rappelez vous combien il aimait se comparer à un commandant de navire, faire appel a sa vieille et jeune garde, rédiger dans un style militaire et accueillir officiers et soldats avec un sens très net de la hiérarchie .
C’est en 1934, que pour la première fois j’eus l'occasion de le connaître a LAON, lors d’une convocation de réservistes au I7eme d’Artillerie ou il avait déjà servi autrefois comme « bleu » à Abbeville. Rien ne pouvait déceler en lui l'officier de réserve. Toujours en tenue impeccable, droit, simple, très a l’aise a cheval, il en imposait. Il avait dans le sang cette aptitude du commandement qui ne s’apprend pas dans les règlements~ mais qui est le réflexe naturel des qualités du cœur, de la droiture et de la volonte: il était l’homme de l’action personnelle. N’a-t-il pas été, en 1940, volontaire pour prendre le commandement d’une batterie anti-char.

Puis ce fut, jusqu'en 1939, des rappels souvent inopinés. II est peut-être nécessaire de préciser que Charles PROUVOST n'a jamais demandé comme industriel - et c’était son droit - une affectation spéciale de fournisseur agréé de la Défense Nationale. Non; chaque fois que son grade son âge, son affectation~ la situation l'exigeaient, Charles PROUVOST par le premier train rejoignit LAON où j'ai eu la joie de l’accueillir, presque chaque année.
 25 août 1939, nous sommes déjà en position de couverture d'ans la Trouée de Chimay. c· est bien notre place à nous, gens de l’active, dont la tradition est tout de même d’être en avant, Oui, mais derrière nous, nous avons laissé un échelon qui grâce à l'arrivée des réservistes, doit nous apporter rapidement l'appoint nécessaire à notre cohésion totale. Et c’est là, dans ce rôle modeste et terre a terre, que Charles PROUVOST a donné son maximum. Lui, l’impétueux, le rapide, le bouillant, il a su, parce qu’il l’a voulu, re joindre le régiment avec une unité de formation rodée e t capable de nous suivre.
Charles PROUV03T ne pouvait pas s’attacher a une routine, II n’est pas  un partisan, il ne suit pas, il attire.
Janvier 1940,- Fremestroff. La petite guerre au contact des Allemands vers Forbach: Une circulaire prévoit que les pères de 5 enfants et plus peuvent être renvoyés dans leur foyer. Cas de conscience ! Cependant, grâce aux sages conseils du Colonel Thomas, Charles PROUVOST accepte de rentrer à L1LLE.
 Mai 1940, la vraie guerre, cette fois ! Sans Charles PROUVOST dans les rangs de ce 242eme qu’il aimait tant. Hélas ! il n’y fut pas. Mais il fit tout pour rejoindre. Ses télégrammes ~ ses essais attestent son désir de venir participer au combat.
 
Des l’hiver 1940~il participe a ce magnifique mouvement de regroupement des anciens et d·aide des prisonniers et de reclassement des démobilisés. Ses dons les plus généreux ne sont pas spectaculaires, et l'édition, à ses frais, d’un  journal de marche n’est rien a cote du "dépannage » de la main à la main~ les yeux dans les yeux, qui s'est répété bien souvent en faveur des anciens.
Apres ces années sombres, après la libération, il est resté aussi attaché a l'Armée. Il n’aurait jamais voulu manquer la réunion annuelle de notre Amicale, nous faisant souvent l'honneur d'y convier Madame PROUVOST.
Lors de mon entrée chez PROUVOST-DALLE & Cie, il fut entendu entre nous que le tutoiement serait aboli et que je l’appellerais Monsieur PROUVOST", comme tous ses autres collaborateurs. Et il avait coutume de dire : « Il était mon capitaine~ j’étais son lieutenant, maintenant c’est le contraire et nous continuons a bien nous entendre."
Et quand Je suis parti en Indochine, le premier, dans un geste que je n’oublier8.i jamais; il a précisé "Mon vieux René, je t’embrasse."
 Et maintenant il n’est plus. Beaucoup d'entre vous l'ont vu malade et ont pu exprimer leur peine a sa famille. Si vous saviez comme il est douloureusement inhumain à 15.000 kilomètres  d’apprendre la disparition de quelqu’un que l’on a aimé comme un ami, servi comme un chef.

 Foule-immense-obseques-Charles Prouvost

Dont

    Christian Prouvost époux de  Brigitte Virnot

 Simone Prouvost époux  de  Jean Trentesaux,

    Brigitte Prouvost, mariée avec Benoît Thiriez.

    André Prouvost, marié avec Véronique Crépy

    Charles Prouvost.

    Bernard Prouvost, marié avec Bernadette Cuvelier

 Jacques Prouvost,marié avec Nicole Bera

Christian Prouvost, Capitaine de Cavalerie, arme blindée et cavalerie de réserve, 7° spahi à Senlis et 1° régiment de spahis algérien à Médéa, auteur de la trilogie romanesque:« A demeure », « Le tambour de Marengo », « La femme de nulle part », industriel , épousa Brigitte Virnot, www.virnot-de-lamissart.com d’une ancienne famille qui eut deux  alliances avec les Prouvost au XVIII° et deux  au XX° siècle, dont Christian Prouvost, chirurgien-obstétricien, interne des hôpitaux, commandant de réserve ; Gaëtane Prouvost, violoniste soliste international, premier prix de violon et de musique de chambre du Conservatoire de Paris,  a poursuivi sa formation à la Julliard  School de New York  auprès d’Ivan Galamian comme nombre des virtuoses contemporains. Mais son véritable maître sera Zino Francescatti, l’un des grands violonistes du siècle et unique héritier de la technique de Paganini. Elle lui a consacré une biographie et enregistré un disque de ses compositions originales et transcriptions en plus de toute une discographie. Son mari est Charles de Couëssin, diplômé de l’Imperial College de Londres, de l'Université de Paris X et de l'Ecole du Louvre dont Victor-Emmanuel, Gabriel, Maxime et Adélaïde. Thierry  Prouvost, fondateur de « Pour vous, les princes » agence de communication et d’évènementiel, redonne vie aux familiales « Manufactures Royales du Dauphin ». Après Géraldine  Prouvost,  Géry  Prouvost, né en 1964, à Paris, est professeur au Grand Séminaire de philosophie Saint-André Kaggwa de Kinshasa, docteur en philosophie de l’Institut catholique de Paris et docteur en histoire des religions de la Sorbonne, il a déjà publié de nombreux ouvrage sur l’ontologie.

 Vient après, Simone Prouvost, épouse de Jean Trentesaux-Dewavrin, docteur en médecine: il descend d’Eustache de Wavrin de Waisières, seigneur de Fémy, (vers 1570 -vers 1640) époux de Marguerite de Wasquehal, dame de Savy. 
Brigitte Prouvost, née en 1932 est mariée avec Benoît Thiriez, de la remarquable dynastie industrielle;
André  Prouvost, né 1933, épousa Véronique Crépy, d’une ancienne famille des Flandres, Artois, Picardie; il a servi en 1954-55 en Allemagne au 2° cuirassier puis au Maroc et en Mauritanie au 43° RI qui est le régiment de tradition de la ville de Lille. Il a reçu la médaille commémorative du Maroc. Il est lieutenant de cavalerie, ayant eu l'honneur de servir à l'école d'application de l'armée blindée et cavalerie, EAABC, qui forme les futurs officiers qui sont ensuite affectés à des régiments de cavalerie.
 Charles Prouvost, célibataire, fut journaliste.
Son frère Bernard  Prouvost  qui épousa Bernadette Cuvelier, d’une ancienne et importante famille de Lille, a servi en 1957-58-59 en Algérie au 20° dragon et au 18° régiment de chasseur à cheval. Il a fait un stage commando et a reçu la croix du combattant dans la période la plus dure de la guerre d'Algérie: il est lieutenant.
Jacques Prouvost
, né en 1941, champion de France de parachutisme, marié avec Nicole Béra, 4 fois championne de France de parachutisme, championnats du monde en 1962 et 1964 avec deux médailles de bronze, rencontres internationales: Médaille d'or en équipe en 1965, Médaille d'or en voltige à Moscou en 1967
.



20: Christian-Charles Prouvost

Capitaine de l’arme blindée et cavalerie de réserve
Premier Régiment de Spahi
Auteur de la trilogie :
« A demeure »

« Le tambour de Marengo »
« La femme de nulle part 
»

Industriel

Christian Prouvost                       mariage-christian-brigitte-prouvost                       Brigitte Virnot

Christian-Prouvost-Ecole-Militaire-Paris

Fils de Charles III Prouvost et Hélène Dalle
épouse Brigitte Virnot :

Blason-Virnot

La famille  Virnot
vint du Val D'Aoste, en Italie,
à la fin du XVI° siècle pour s'implanter dans la ville de Lille.

Charles Le Thierry d'Ennequin, dans son ouvrage de 1930 sur les anciennes familles lilloises,  mentionne:
 " D'après l' étymologie même de son nom, Vir Notus, la famille Virnot descend d'un notable de très ancienne époque; cependant, sa généalogie suivie ne peut plus s'établir que depuis le XVII° siècle."

Dès son arrivée, Urbain Virnot  occupa des fonctions de premier plan dans cette ville: il fut bourgeois de Lille, comme ses descendants, et épousa l'héritière d'une antique famille des Flandres, Simone de Berlaimont. Son fils Urbain fut  Conseiller du Roi, Contrôleur des guerres à Honschoote.
Ses descendants s'illustrèrent au service de la ville et purent exercer un rayonnement culturel. que nous nous attacherons à  décrire.
Il s'allièrent et se trouvèrent apparentés avec un petit nombre de familles qu'a magnifiquement étudié Charles le Thierry d'Ennequin :
elles s'appelaient

Lenglart, Le Thierry d'Ennequin, Quecq d'Henripret, de Raismes, Defosseux, Prouvost,
Aronio de Romblay, Savary de Gavre, Derode, Smet, Barrois.

Ces familles patriciennes, souvent liées au négoce, étaient, le plus souvent, en cours d'anoblissement, beaucoup le furent:
les deux frères, Urbain Dominique Virnot et Charles Louis Virnot de Lamissart  
au XVIII°
incarnèrent bien les options que pouvaient choisir les notables,
à la veille de la Révolution Française,
et pourraient à eux seuls constituer la matière d'une passionnante étude,
d'autant que d'importantes archives ont été conservées.

Nous nous attacherons à étudier les personnages  qui ont illustré cette famille.

Jean-Bart-Urbain-Virnot-1680de-Berlaimont-Virnotdugue-de-bagnolsVauban_Portrait_Smallignace-virnotFamille Carpentier XVIIplace-saint-martin-lillebarroisUrbain-Virnot-LenglartProuvost-virnotUrbain-virnotArmes-Lenglartdavid-baron-Meunierenfants-lenglartles-filles-virnotmarie-d-ancre-van-nuffelarnolphe-van-nuffelmarie-allard-van-nuffelcharles-lenglart-van-nuffelvisite-Louis-18Bonneval-Lethierrycharles lethierry d-ennequinurbain-lethierrychateau-virnot-a-nieppehotel-virnot-de-lamissartHotel de Lamissart à Lille (cour d'honneur)Hotel-de-Lamissart-Prouvost-Quai-Jemmapes-LilleVisite-Charles-dix-LilleVictor-Mottez-autoportrait  Atelier-Victor-MottezAdelaide-Lethierry-VirnotVisite-Louis-Philippe-LilleDerode-bronzeGamonet-Lyscharlemagne-ovigneurHenriette-DathisDerode-CuvelierDescendance-VirnotBlason-DerodeComtesse-de-SegurDavid-Baron-MeunierEscalier-rue-Gand-Lille-hotel-Virnot-CuvelierVirnot-OvigneurTrois-proprietes-Virnot-Mons-en-BaroeulOrdination-Ignace-Virnot-octobre-1954Suzanne Boisse-ScrépelMarcel-Simone-Virnotquatre-soeurs    

 Le roman de Christian Prouvost-Virnot
" A demeure"
en est inspiré:
" Les Stradin venaient de Lombardie qu'ils avaient quittée à la fin du XV° siècle, par suite d'évènements indéterminés;
à l'époque, les échanges réguliers économiques et culturels, mais aussi les invasions, les guerres, la misère, les épidémies, provoquaient d'importants courants migratoires par le col du Brenner, entre l'Italie du Nord et les Flandres.
Catherine de Stradin ironisait souvent: "n'oubliez pas que nous sommes des immigrés!..."
En tous cas, leur position leur valut une insertion immédiate dans la meilleure société.
Sous la monarchie, ils possédaient d'immenses terrains dans la périphérie lilloise qui leur valurent d'entretenir d'étroites relations avec le Maréchal Vauban, lors de l'édification de la Citadelle.
O
n donnait dans l'hôtel de la rue Royale, des bals et de brillantes réceptions, mais aussi des soirées littéraires ou théâtrales très prisées.
Lors de sa fuite à Gand, au moment des Cents-Jours, l'infortuné roi Louis XVIII accepta leur hospitalité.
A l'occasion d'un voyage officiel, Charles X les honora de son auguste présence.
Pasteur comptait parmi les amis proches.
Les parents de Charles de Gaulle rendaient visite, en voisins, de leur maison de la rue Princesse.
I
l eut suffit, sous l'un des règnes, de la démarche légitime d'un Stradin pour que l'anoblissement consacrât la notoriété et le mérite.
Il n'en fut rien, par souci, sans doute, de rester en retrait, loin des sollicitations et des prébendes, mais ils en possédaient l'esprit.
La vie terrienne, l'enracinement au pays, le culte des vraies valeurs
les rendaient dépositaires des plus anciennes traditions.

Pourtant de génération en génération, trop à l'abri d'un rempart privilégié, ils se laissèrent grignoter
par les nouvelles puissances d'argent
qui cherchaient des terrains pour édifier usines, entrepôts, ateliers (...)
Ni regret, ni amertume, le fatalisme devant la loi du renouvellement des choses et la soumission à la volonté divine.
Les Stradin sont forgés de la chrétienté.
On
croit en Dieu, avec une fois vivace, le sentiment qu'on transite sur terre avec l'éphémère du papillon.
On doit mériter son Ciel, d'où le détachement des biens matériels, à l'usage des autres."
Christian-Prouvost-Fils      Gaetane-ProuvostCharles-de-Couessin-ProuvostThierry-Prouvost-reception-Elysee-2009Geraldine-ProuvostGery-Prouvost

  21 : Christian        Gaëtane et Charles de Couëssin,        Thierry,         Géraldine,                 Géry    

Famille Christian et Brigitte Prouvost

Le 52, rue de Bourgogne à Paris
Cette  enfilade de salons est dans un immeuble historique du XVIII° siècle, construit pour l'intendant du Prince de Condé, Rue de Bourgogne,
au cœur de l’historique Faubourg Saint Germain, 7° arrondissement de Paris, à quelques pas du Musée Rodin, du Palais Bourbon, du Musée d’Orsay, .
 Ouvrant par 9 fenêtres sur une élégante cour classée,  arborée et pavée, cette enfilade comprend : le Vestibule d’honneur, un Cabinet de curiosité, la Grande Salle à manger,
le Salon Bleu  (orné de boiseries d’époque Louis XV rechampies bleu).

Paris-Bourgogne-rue    Salons-de-la-rue-de-Bourgogne-Pour-vous-les-princes
                                                         L'enfilade par Guillaume HG Thompson, miniaturiste  (2012)                                                      Photo Grégory Chinon                                              http://www.flickr.com/photos/mobileohm/

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Photos Grégory Chinon                                              http://www.flickr.com/photos/mobileohm/

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Photo Grégory Chinon                                              http://www.flickr.com/photos/mobileohm/

21 : Christian-Charles  Prouvost 

Commandant de Réserve

Interne des hôpitaux

Chirurgien-obstétricien 

NCU

Christian-Prouvost-Fils

Ascendance de Christian PROUVOST

Les Prouvost se sont continuellement illustrés, ont guidé et dirigé à chaque génération, eurent un  grand nombre de charges municipales et régionales, de religieux, de marguilliers, d’officiers de réserve, de décorations et légions d’honneur ;beaucoup d’entrepreneurs, initiateurs, voyageurs ; « Les épouses valent les époux :les femmes se haussent facilement jusqu’à l’héroïsme ».  On remarque le goût prononcé pour les  arts, les collections, les couleurs,  les productions manufacturées comme les tapisseries de haute lisse des Flandres, les porcelaines, toiles et papiers peints, verreries et bien sûr  tous les textiles bien caractéristiques de cette civilisation des Flandres. Car, de génération en génération, les Prouvost furent connus en dynasties de Maîtres de Manufactures puis d’industriels et négocièrent la laine, jusqu’à être parmi les premiers sur la scène internationale: mais nous verrons qu’ils n’étaient pas que cela : " Depuis Charles Quint, les mêmes familles dominent la Fabrique Roubaisienne : Pollet, Mulliez, Prouvost, Van Reust (qui devient Voreux), Leclercq, Roussel, Fleurquin, Florin, Malfait. Elles assurent la majorité de la production."  Hilaire-Trénard: Histoire de Roubaix" : on reconnaît ici la permanence de ces familles dans l’économie de la France depuis 500 ans.

« Aussi loin qu’on remonte dans la généalogie des Prouvost, on les trouve solidement fixés dans le plat pays... Dans chacune de nos cités des Flandres –maritime et wallonne- l’Eglise nous enseigne la fidélité aux traditions religieuses, le Beffroi affirme l’attachement aux  libertés communales, toutes les productions des lettres et des arts nous démontrent le respect de la foi jurée, le culte du beau, l’amour du bien, la fierté du devoir accompli ... Je vais vous donner dans le tableau ci-contre- copié dans les papiers généalogiques de la famille- la filiation en ligne directe des Prouvost depuis le Huars Prouvost de 1397 jusqu’à mon père... De nos ancêtres qui vivaient avant le XIX° siècle, nous ne possédons pas de lettres. Nous ignorerions tout d’eux si les archives officielles ne nous apportaient une documentation précise : actes de naissance et de décès, contrats de mariage : apports des conjoints, fiefs en propriété ou en occupation à titre de tenanciers –dispositions successorales-distinctions, seigneurs et échevins… » Albert-Eugène Prouvost (1882-1962).  

tableau-genealogique-prouvost


Les Prouvost des Huchons au XV° siècle
La tradition relie les quatre premiers Prouvost des Huchons du XV° siècle- à la lignée du XVI° siècle vérifiée par les registres paroissiaux aujourd’hui consultables et étudiée dans la généalogie de Pierre Prouvost de 1748, on voit que la famille  Prouvost joignait à son nom celui du hameau des Huçons; Le fief des Huchons correspondait à peu près à l'actuel parc Barbieux de Roubaix à la limite de Croix. "  Huars était tenancier de la seigneurie de Favreulles, appartenant aux Seigneurs de Roubaix  et de Croix. Il  labourait à son compte une surface considérable comprenant la Verte Rue (résidence actuelle de nos confrères et amis Motte), le manoir de la Haye (aujourd'hui avenue Gustave Delory), les monts de Barbieux (notre jardin public), les quartiers du Moulin et du Trichon, jusqu'à la rue de la Mackellerie (rue Louis Seigneur) " Albert Prouvost, discours  du centenaire du Peignage Amédée Prouvost, 1851-1951. 
Le long de son héritage se trouvait "une ruelle, voie et fraitte" tenue du Seigneur de Roubaix  et par laquelle le châpitre de Tournai avait droit de passage, ce que contestait Huars et Isabeau, mais qu'ils durent reconnaitre  devant le bailli et les hommes de fief de la seigneurie de Roubaix: leurs échanges sont consignés dans le document ci-dessous.  A la mort d'Huars, Jean, Seigneur de Roubaix, reçut pour relief un seul gant blanc.
 

Selon Alain Watine-Ferrand, auteur des généalogies Watine-Wattinne, Tiberghien, Mulliez, Ferrant et Dewavrin, qui a repris l’étude de différentes branches de la famille Prouvost de Roubaix et de Wasquehal., on ne relie pas les Prouvost des Huchons du XV° siècle-  à la lignée suivie du XVI° siècle: " Comme le pressentait notre ami Philippe Rammaert, les filiations anciennes données notamment par le chanoine Leuridan me semblent erronées. Il n’y a pas « de liaison apparente avec la fameuse branche des Prouvost dits des Huchons. Celle-ci débute avec Huars, alias Huchon, né vers 1340 et on la suit à Roubaix jusqu’au milieu du XVIème siècle. On trouve aussi à Roubaix une autre branche : les Prouvost dits de Layens, ainsi qu’une branche dont les membres sont devenus manufacturiers au début du XVIIème siècle : les Prouvost du Busquet à Croix et à Roubaix. Il est possible que cette branche soit apparentée à nos Prouvost de Wasquehal à cause de terres jointives ». La généalogie établie par Pierre Prouvost, si l’original existe encore et est authentifiable, ne remonte pas plus loin que ce couple d’ancêtres nés vers 1550/1560 sur lequel nous n’avons malheureusement pas de documents d’archives (malgré mes recherches depuis quelques décennies). Leurs descendants ont eu une ascension sociale lente et continue, et pour le moins remarquable, avec des alliances intéressantes qui ont permis l’accession à l’industrie en même temps que beaucoup de leurs cousins proches ou parents éloignés, fabricants ou négociants,  de Roubaix et Tourcoing, dans la première moitié du 19ième siècle. Contrairement à d’autres familles de Roubaix et Wasquehal, la famille Prouvost a passé peu d’actes notariés qui n’existent aux ADN que depuis 1671 pour le fonds du Tabellion de la Châtellenie de Lille (alors que pour la Ville de Lille on a des séries de fonds de notaires plus anciens mais incomplets). Les archives municipales de Roubaix donnent des jalons plus anciens que le couple Prouvost-Le Blan mais sans filiations suivies de sorte que ceux qui sont cités peuvent être des collatéraux ou même des homonymes.
Notre réponse : « Concernant les Prouvost, nous avons toujours intégré dans la tradition familiale les périodes antérieures au XVI ° siècle avec les  documents joints ici;  Albert-Eugène Prouvost avait remonté quelques générations auparavant comme vous le voyez sur le tableau récapitulatif; il les évoque dans ses mémoires, repris par ceux de son fils Albert-Auguste et parle "des archives familiales", "des archives officielles ... apportant une documentation précise : actes de naissance et de décès, contrats de mariage : apports des conjoints, fiefs en propriété ou en occupation à titre de tenanciers –dispositions successorales-distinctions, seigneurs et échevins"…; mon cousin Xavier Prouvost, de la branche Liévin, avait fait il y a quelques années une recherche systématique des bases d’archives disponibles dans le Nord et nous savons que les registres paroissiaux ont été systématisés tardivement; j’ai en ma possession le fac-simile de l’ensemble de la généalogie manuscrite de Pierre Prouvost-Trubert de Boisfontaine (en partie reproduit dans ces pages). Comme on le constate, il n’y jamais eu de tentative de mettre les Prouvost plus haut que leur condition d’ancienne famille patricienne, remarquable par ses « valeurs » perpétuées de génération en génération et qui m’émerveillent et à qui j’ai souhaité rendre hommage par mes travaux ; je m’étonne, par exemple, des constances simplement physiques entre les branches de la famille ;  de même pour l’ensemble de nos familles qui forment un tout remarquable et homogène.».
Nous avons donc relu l’historique relaté par Albert-Eugène Prouvost, publié en 1960 dans « Souvenirs de notre famille » et aussi dans le discours  du centenaire du Peignage Amédée Prouvost, 1851-1951, repris par son petit fils Albert-Auguste : « Je vais vous donner dans le tableau ci-contre- copié dans les papiers généalogiques de la famille- la filiation en ligne directe des Prouvost depuis le Huars Prouvost de 1397 jusqu’à mon père ».« Huars était tenancier de la seigneurie de Favreulles, appartenant aux Seigneurs de Roubaix  et de Croix. Il  labourait à son compte une surface considérable comprenant la Verte Rue (résidence actuelle de nos confrères et amis Motte), le manoir de la Haye (aujourd'hui avenue Gustave Delory), les monts de Barbieux (notre jardin public), les quartiers du Moulin et du Trichon, jusqu'à la rue de la Mackellerie (rue Louis Seigneur) ; un autre ancêtre, Jean Prouvost, né en 1460, était seigneur de Wasquehal (bien modeste seigneurie) et, en 1474 était nommé échevin de Roubaix (alors une toute petite ville de moins de deux mille habitants). Binet Prouvost, censier des Huchons, est mentionné dans la liste des fermiers qui, en 1520, allèrent chercher à Lézennes les pierres de taille nécessaires aux travaux exécutés à cette époque dans l’église dans l’église paroissiales Saint Martin. » Puis il parle de Guillaume Prouvost du XVI° siècle puis de Pierre Prouvost époux de Marguerite de Lespaul et de tous les autres.
 Son fils Albert-Auguste Prouvost, dans « Toujours plus loin » ouvre son chapitre « La dynastie des Prouvost » par : «  Aussi loin qu’on remonte dans la généalogie des Prouvost, on trouve solidement fixés dans le plat pays. Notre ancêtre, Jehan Prouvost était déjà seigneur de Wasquehal possédait des terres et fut nommé en 1474, échevin de Roubaix. Il était contemporain de Pierre de Roubaix, ce seigneur qui se rangea du coté de Charles le Téméraire et obtint de lui, en 1469, la fameuse Charte permettant « de faire drap de toutes laines », privilège tant convoité et qui sera à l’origine du développement de la vile de Roubaix. » Négociants en sayette de laine, les prouvost faisaient peigner, blanchir et ensuite filer dans l’Artois, où se trouvaient de nombreuses fileuses au rouet et à la quenouille, ce qui devenait ensuite tissus, grâce au travail des fabricants. » 

Le fac-simile de la généalogie Prouvost a été publié avec ces mentions ci-dessous :

Couverture avec devise Prouvost Laus Deo SemperG%E9n%E9alogie-Prouvost

Puis nous sommes allés interroger deux passages de l’ouvrage du chanoine Leuridan: « Les vieilles seigneuries, vieilles censes et les vieilles familles de Roubaix ».
Au sujet de la cense des Huchon, « une famille Prouvost, de Roubaix, joignait à son nom celui de ce hameau qui a aussi sa part dans l’histoire locale. En 1397, le long des héritages de (suite dans le document ci-dessous)»

leuridanLeuridan

Il continue au sujet de la seigneurie de la Haye : « Les Prouvost dont on fait remonter la généalogie à la première moitié du XVIème siècle, sont originaires de Wasquehal; l'établissement de l'un d'eux, qui vint y fonder une nouvelle famille, est relativement récent puisqu'il ne date que de 1725; mais cette famille est si considérable et si considérée; elle s'est maintenue à un rang si distingué dans la société roubaisienne qu'elle aurait naturellement sa place marquée dans notre recueil de notabilités si elle ne lui appartenait déjà par son alliance avec la famille patricienne des de Lespaul.
Pierre Prouvost, deuxième du nom, fils de Pierre et de Péronne Florin, chef de la 4ème génération, avait épousé le 25 février 1669 Marguerite de Lespaul (baptisée Roubaix 30.01.1648), fille de Jacques et de Jeanne de Le Dicque, réputé le plus riche habitant de Roubaix, et de Jeanne de Le Dicque. Il en avait eu, entre autres enfants, Jacques Prouvost, père de Pierre, de Jacques et de Jean-Fortunat Prouvost.
Pierre Prouvost, troisième du nom, manufacturier, épousa à Roubaix où il vint se fixer, le 25 septembre 1724, Marie-Jeanne de Le Becque; ses neuf enfants sont nés à Roubaix, entre autres, Béatrix Prouvost, prieure de l'Hôpital Sainte-Elisabeth de Roubaix en 1764, femme d'un grand caractère.
Jacques Prouvost, deuxième du nom, s'établit aussi manufacturier à Roubaix où il épousa Marie-Agnès Florin, sœur de Pierre-Constantin Florin qui fut député suppléant du Tiers-Etat aux Etats Généraux de 1789 et le premier maire de Roubaix.
De cette union naquit, entre six enfants, Pierre-Constantin-Joseph Prouvost par qui s'est continuée à Roubaix, où elle grandit chaque jour, la belle et nombreuse famille Prouvost à laquelle appartient Monsieur Amédée Prouvost, qui fut membre de la Société d'Emulation de Roubaix.
Jean-Fortunat Prouvost, né à Wasquehal le 10 juin 1702, prit en fermage en 1744 la cense de La Haye,  Roubaix, qu'il exploita un peu en seigneur, ayant sa demeure particulière sur le territoire d'Hem auquel la cense de La Haye confine. Il eut 11 enfants. Le 3ème, Pierre-Joseph Prouvost, était collecteur des impôts à Roubaix en 1773-1779. La naissance du 9ème, le 1er août 1747, fut marquée d'un incident noté au registre des baptêmes, à Roubaix. L'épouse de Jean-Fortunat Prouvost, habitant ordinairement la cense de La Haye, avait néanmoins mis au monde ce 9ème enfant dans la demeure de son mari. Prouvost prétendit faire baptiser son enfant à Hem et le curé de cette paroisse céda par prudence, mais il remit un extrait de l'acte au curé de Roubaix qui considérait l'enfant et la mère comme ses paroissiens et qui transcrivit l'acte sur son registre en y mentionnant cet incident." Leuridan
Leuridan semble donc distinguer la lignée des Prouvost des Huchons de ceux de Wasquehal, ce que soulève Philippe Rammaert, ce que contredisent les tableaux généalogiques parus dans les années 1900, la tradition familiale, les « Souvenirs de notre famille » d’Albert-Eugène Prouvost évoquant des « papiers généalogiques de la famille » et Albert-Auguste Prouvost et qui nourrit la belle biographie de C. Lecigne, professeur de littérature française, doyen de la faculté libre des lettres de Lille, non généalogiste, sur le poète Amédée Prouvost.

Telles sont les deux interprétations sur les Prouvost du XV° siècle, faute de registres paroissiaux  et autres archives à ce jour de ces époques anciennes.


Huars et Isabeau Prouvost 

1397

huars-p


La famille  Prouvost dit Huchon joignait à son nom celui du hameau des Huçons; 
Le fief des Huchons correspondait à peu près à l'actuel parc Barbieux de Roubaix à la limite de Croix Huars était tenancier de la seigneurie de Favreulles, appartenant aux Seigneurs de Roubaix  et de Croix. Il labourait à son compte une surface considérable 
comprenant la Verte Rue (résidence actuelle de nos confrères et amis Motte), le manoir de la Haye (aujourd'hui avenue Gustave Delory), 
les monts de Barbieux (notre jardin public), les quartiers du Moulin et du Trichon, jusqu'à la rue de la Mackellerie
Albert Prouvost, discours  du centenaire du Peignage Amédée Prouvost, 1851-1951
Le long de son héritage se trouvait "une ruelle, voie et fraitte" tenue du Seigneur de Roubaix 
et par laquelle le châpitre de Tournai avait droit de passage, ce que contestait Huars et Isabeau, mais qu'ils durent reconnaitre 
devant le bailli et les hommes de fief de la seigneurie de Roubaix: leurs échanges sont consignés dans le document ci-dessous. 
A la mort d'Huars, Jean, Seigneur de Roubaix, reçut pour relief un seul gant blanc.

Sa descendance sur 12 générations

parc barbieux roubaix fief des huchons huars prouvost, jehan prouvost, isabeau prouvost

tournai-huars-prouvost

Archives de la cathédrale de Tournai, Cartulaire E.1°127
Sources de l'histoire de Roubaix, n°184

Jehan Prouvost était juge de la Seigneurie de Croix en 1368 :son écu portait
 un sautoir surmonté de deux roues.

La ville de Croix longe l'actuel parc Barbieux à Roubaix  qui correspondait au fief des Huchons,attaché à la famille et au nom Prouvost au Moyen-âge.: 

jehan prouvost juge seigneurie de croix près roubaix en 1368

Le nom est anciennement cité dans le cartulaire de Cysoing.

A la même époque, " Jacques «Li Prouvost », chevalier, est cité en 1383 "  Puymège

Gauthier le Prouvost, chevalier, échevin de Tournai
« 1270 (avril) JEAN de Mortagne, châtelain de Tournai, fait savoir qu'il a donné et reporté en la main de Raoul, son frère, en accroissement de son fief, 1 1 bonniers et 12 verges à Dottignies en la Dove, et environ 13 bonniers à Saint-Léger, hameau de la Raspaille, devant ses hommes de fiefs, pairs de Raoul : Roger de Mortagne, seigneur d'Espierres, Thomas de Mortagne, Gillon du Lokeron, chevaliers, Arnoul de Mortagne, clerc, Ankiel Wavison.  Il a plu à mon frère de reporter le tout en mains des Templiers de Flandre, par vente.  Les frères tiendront ces biens en francs-alleux; comme ils tiennent tout ce qui leur est échu de Gossuin Fastret, plus 4 bonniers acquis dans la suite.  TEMOINS, les échevins de Tournai : OTTON le Brun, Arnoul d'Estaimbourg, Gossuin d'Espierres, Gauthier le Prouvost, chevalier. »

(Arch. nat.  Paris.  S.5210, liasse 45, n°3)

Jehan Prouvost, dit des Huçons

Seigneur de Wasquehal  en 1460 selon Lecigne

Echevin de Roubaix

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" Jean Prévost (ou Prouvost) aurait acquis en 1460 la seigneurie de Wasquehal (voir de Muyssart, aux archives du Nord)" RP Louis d'Halluin
Pour la deuxième fois, Roubaix nomme un échevin::

" Dès 7 heures du matin, le 15 du mois de novembre 1469, 
le bailly Jean de Langlée, les échevins Jean de Buisnes et Jean Prouvost, dit des Huçons,

les deux lieutenants Jean Fournier et Guillaume Agache, se rendirent au château  de Roubaix  construit par Pierre de Roubaix  (1415-1498), 
premier chambellan de  Charles, duc de Bourgogne, 
pour lui témoigner 
la reconnaissance de ses sujets 
pour avoir  obtenu la charte de Roubaix qui donnait à la ville le droit de faire draps de toute laine. "

(Histoire de Roubaix, Trénard) 

charles-de-bourgogne

pierre-de-roubaix

Chateau-de-Roubaix

"Jehan Prouvost, dit des Huchons, fut échevin de Roubaix:
en cette qualité, il recevait le 17 juillet 1474, la donation d'une rente annuelle de 53 sols faite à l'église paroissiale de Saint Martin 
par Géraldine de Vernay, pour son obit (tous les ans et à perpétuité un obit à diacre et sous diacre); dans les vieux documents, 
on l'appelait souvent Jehan Huchon". RP Louis d'Halluin;
l'église de Roubaix a été agrandie par Pierre de Roubaix, au sud,  par la chapelle Saint Pierre accolée à la chapelle Saint Jean-Baptiste, 
financée par le pasteur Pierre de Vernay, pour abriter les reliques de l'apôtre; 
au nord, par la chapelle Sainte Croix ou de la Trinité, pour abriter sa propre sépulture et celle de Marguerite de Ghistelles,
là où, sans doute, était conservé un morceau de la vraie Croix.

En 1499, Jean Prouvost est un des notables appelés à assigner à Roubaix dans l'aide accordée au Souverain..
La vie communale se localise dans la halle échevinale avec sa bretèche. 
                     
Le 23 juillet 1502, "Jean Prouvost, dit des Huchons, cède et transporte en la main des égliseurs et ministres des biens de l'église de Roubaix 
500 de francs alleux de Bourgogne, à Luingne, à charge par la dite église de célébrer trois obits par an pour le repos de son âme; décédé en 1502.

" En 1458, Guilbert et Jean Prouvost recurent du seigneur un fief situé près du Wault sis près du moulin de Roubaix
et pour relief ils lui devaient un paon et un rossignol " .
"ledit rossignol à livrer en temps et saison quand ils nichent et qu'on peut en découvrit" Leuridan
" Jean Prouvost et son frère Pierre sont cités le 26 septembre 1449 
parmi "les plus riches de la paroisse de Roubaix." RP Louis d'Halluin

" Jean  Prouvost est le "grand ancêtre" de la famille Prouvost "

charte-drapiers-roubaix-prouvost
La Charte des drapiers par Joseph Weerts, Hôtel de ville de Roubaix

ROUBAIX/Charte-parchemin


Binet Prouvost, dit Binet des Huçons,
né en 1499, censier des Huchons dans le premier quart du XVI°; décédé après 1520,
est au nombre des 29 principaux censiers qui , en 1520, vont quérir pierres à Lezennes 
pour les travaux éxécutés à cette époque dans l'église (Saint Martin) de Roubaix.

lezennz

" Depuis Charles Quint, les mêmes familles dominent la Fabrique Roubaisienne

Pollet, Mulliez, Prouvost, Van Reust (qui devient Voreux), Leclercq, Roussel, Fleurquin, Florin, Malfait... 

Elles assurent la majorité de la production." HilaIre-Trénard: Histoire de Roubaix"

A Lille, le sculpteur Allard Prouvost, à la filiation non définie, oeuvre au début du XVI° siècle pour l'hopital Comtesse, le chapitre Saint Pierre, la collégiale Saint Pierre, 

notamment des figures des  fondatrices Jeanne de Constantinople et sa sœur Marguerite de Flandre agenouillées de part et d'autre de la Vierge à l’'Enfant 

et présentées chacune par un ange dans le style ample et souple de l'art gothique finissant. ( Trénard: histoire de Lille)

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Antoine Prouvost

Jean III Prouvost (1525-1559)
époux de Marguerite Malfait (1525-1562), d'une de ces quelques familles qui, "depuis Charles Quint, domine la fabrique Roubaisienne." Hilaire-Trénard:
de leurs enfants Jacques, Guilbert, Guillaume, Isabeau, Jehanne, Martine, 
seul  l'ainé Jean, ci-après, eut une descendance:

" Mention du franc alleu de la fondation de Jean «Prévost» dit Huchon (XVI"). " Puymège

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6: Jean IV Prouvost, 
époux d'Antoinette Le Blan, née en 1550
Ils vivaient à Wasquehal

 Leurs enfants furent: Pierre Prouvost épousa Marguerite des Tombes,  d'une famille  " originaire de Lannoy, roubaisienne depuis 1643, et sans contredit celle qui a pris proportionnellement 
le plus de part aux affaires publiques; le fils succédant au père, le frère au frère, le neveu à l'oncle, elle a donné à I'administralion de la commune de Roubaix 
sept échevins en cinq générations, et ce n'est pas son seul mérite." Leuridan

dont Jean Prouvost (1630-1670) dont Robert Prouvost (1660-1670), 
lieutenant de la Seigneurie de Wasquehal
Anne Prouvost épousa Pierre des Tombes,
Catherine Prouvost épousa Noël de le Rue, d'une famille connue dès le XIII° siècle, 
filiation depuis Martin, vivant à Roubaix en 1570.

de le rue
et:

7: Guillaume Prouvost,
né en 1580
censier et laboureur d'une surface considérable : 
" plus de 26 bonniers de bonnes terres et de lieux manoirs situés sur les villages de Bondues, Marc-en-Baroeul, Roubaix et Tourcoing 
et de plus de 12.000 florins en capital de bonnes rentes héritières sur des particuliers solvables; 
ils étaient encore laboureurs d'une de leur fermes qui est situé entre le Trieu du Grand Cottignies et la ferme de la Masure audit Wasquehal" 
(généalogie par Pierre Prouvost de 1748). 
Il  était aussi marchand de laines peignées et de filets de sayettes , 

triage

Jean Buzelain put écrire, en 1625, dans sa Gallo-Flandria, sacra et profana: " Roubaix, bourg ancien et noble sous beaucoup de rapports: 
sa dignité de Marquisat, son vieux chateau, la multitude de ses habitants, ses manufactures de draps, son église paroissiale, 
son hopital, sa forme de ville concourent à lui donner un air de grande beauté et de richesse.
" Hilaire Trénard

Il était l'époux d'Adrienne Wattel, née en 1580.
Leurs enfants furent Pierre qui suit, 
Marie Prouvost épousa Gilles de le Dicque; 
Antoinette  Prouvost qui épousa Pierre de Courchelle , "d'or au chevron d'azur accompagné de  trois trèfles du même".

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(dont Antoinette Prouvost épouse  Noël Masurel dont le fils Jacobus Masurel fut jésuite 
et les deux filles Antoinette qui épousa Jacques Prouvost-de Lespaul et Marie qui épousa Joseph Roussel)

" Guillaume Prouvost fut à la fois laboureur et chef d'industrie.
Il est le grand modèle de la race. 
Il associe ses fils à son labeur et à ses affaires" Lecigne

" Willaume Prouvost donne en 1585 douze livres dix sols pour la table des pauvres. "Puymège
En 1596, Antoine Prouvost, aux  Huchons, est taxé à 11 livres18 sous dans une taille assise pour fournir aux dépenses occasionnées par les gens de guerre.


8: Pierre I Prouvost, (1606-1681)

époux de Péronne Florin (1628-1691)

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Ils eurent Pierre, ci après, et Marguerite qui épousa  Pierre Le Clercq.

Jean Prouvost épousa en 1646  Barbe de Lespaul (dont postérité),

et, avec François «d'Hallewyn », releva les fiefs du Fresnoy à Tourcoing, le 13 juillet 1677;

A la même époque, Pierre Prouvost, décédé le 19 février 1697, épousait Philipotte de Lespierre, 

Armes-de-Lespierre

fille de Jacques de Lespierre, seigneur de Wassegnies, censier du Fresnes à Croix et d'Isabeau de Lobel; 

son aïeul Blaise de Lespierre était seigneur de La Ronderie et de Grimbrie. Leur fille Marguerite Prouvost épousa Jean -Dominique de Cottignies puis Antoine d'Espinoy.

roubaix-sous-ancien-regime


9: Pierre II Prouvost (1648-1691)
échevin de Wasquehal

(épitaphe à gauche de l'autel Saint Nicolas de l'Eglise de Wasquehal)

eglise-ancienne-wasquehal

époux de Marguerite de Lespaul,

(1648-1720, inhumée près de l'autel  Saint Nicolas de l'église de Wasquehal) ,

armes-de-lespaul

fille de Jacques de Lespaul, Seigneur du Gauquier à Wattrelos, 

lieutenant de Roubaix de 1668 à 1672, 
maître de manufacture, 
En 1690, il était réputé le plus riche de Roubaix; 

il habitait le quartier de I'Hommelet. 
il fit, cette année, un don de 200 livres à la Table des pauvres et lui remit en outre 900 livres 
pour capital d'une rente à charge d' obit 5. Honorable homme Jacques de Lespaul, seigneur du Gauquier à Wattrelos, 
mourut le 4 septembre 1691, âgé de 85 ans, et fut inhume dans I' église de Roubaix. 

et Jehanne de le Dicque, fille de Gilles de le Dicque, Seigneur de la Boutillerie à Watrelos et Marguerite Flameng, dame de la Boutillerie, 
d'une famille notable de nombreux échevins et trois religieuses à l'hôpital Sainte Elisabeth

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boutillerie-detail

roubaix

Vers 1681, (1691), Marguerite de Lespaul, veuve de Pierre Prouvost lègue à la paroisse de Wasquehal centre trente livres parisis à charge de prières " 
et le reste des revenus à acheter des camisoles pour les pauvres vieil hommes". 

Le 1° juin 1700, Marguerite de Lespaul. veuve de Pierre Prouvost, 
passe un accord avec les religieuses de l'hôpital Sainte-Elisabeth de Roubaix, par lesquelles deux parties s'interdisent pendant 50 années de planter des 
bois montant; le long des héritages aboutissant à la piedsente du bourg au hamel de Blanchemaille (rue des Lignes) et à la piésente qui mène 
de la précédente au chemin de la croisette du Pret à la rue Nain ( rue de l’Hermitage) ;  
ladite Marguerite se réserve le droit de planter des baies d'épine. 
(Archives de Roubaix, CG. 287.) (" Recueil de généalogies roubaisiennes" de l'abbé Th Leuridan).

" Dans le cours du XVII' siècle, les représentants de cette branche de la famille de Lespaul, favoris de la fortune, 
ont quitté Roubaix pour s’établir à Lille, 
où, insensiblement, ils ont pris rang parmi la noblesse.
 
Leur départ était, en novembre 1696, mis au nombre des malheurs publics:

" Nous, lieutenant et gens de loy du marquisat de Roubaix, déclarons et certifions que ce lieu, 
quy par ci-devant a este renommé à raison de ses manufactures et des gens de considération quy l'habitoient, est présentement tombé 
en décadence et dépérit par suite de plusieurs événements fatals, à savoir le feu quy, en 1684, a consommé la plus belle partie du bourg, 
les banqueroutes des marchands de Tourcoing et de Lannoy qui en ont causé beaucoup d'autres a Roubaix, 
la retraite des héritiers de Lespaul 
et des principaux habitans quy ont pris leur résidence a Lille
,
 les grandes contributions qu'on a du payer en 1693, 
la famine arrivée en mesme tems, quy a mis à la besace 1es deux tiers des habitants, et nonobstant le secours des autres, 
plus de cinq cens desdits habitants seraient morts de pauvreté, de disette et de faim, le manquement de travail des manufactures 
ont mis ce bourg à telle extrémité qu'il  ne retient plus rien de ce qu’ils a esté autrefois.
Archives de
Roubaix, EE. 25, n' 33) " Leuridan
Ils seront tous inhumés au sein même des différentes églises de la ville de Lille.

Leurs six enfants furent Jacques qui suit,  Marguerite-Jeanne (1671-1744), Pierre III, Marie (1678-1744):

1: l'ainé, Jacques qui suit
2: Marguerite Jeanne Prouvost (1671-1744), 
inhumée en la chapelle de l'Ange gardien à Saint Etienne de Lille, 
qui a épousé Jean du Hamel en 1688;

egl-st-etienne 

 leur succession "était assez considérable" et vécurent à Paris; 
ils léguèrent leurs biens immeubles à son frère Jacques, qui suit, pour un tiers;
leur fille Marguerite fut religieuse au couvent des Pénitentes à Lille.

 3: Pierre III Prouvost, né en 1675, épousa, à Saint Maurice de Lille, 

le 5 septembre 1712 sa cousine du deux au troisième degré, Marie Claire Trubert de Boisfontaines 
(1687-1715 décédée à l'âge de 23 ans neuf mois après avoir reçu les Saints Sacrements, 
inhumée dans la grande nef de l'église Saint Pierre de Lille) ,

fille de Pierre, receveur héréditaire des douanes et de Jeanne de Lespaul, après en avoir obtenu dispense en la cour de Rome. 
                        

st-pierre-de-lille    egl-st-maurice-lille
          église Saint Pierre de Lille                                       Saint Maurice

il rédigea en 1748 la première généalogie de la famille Prouvost:
« Voila la description des descendants des Prouvost et de ceux qui se sont alliez 
jusques a la fin de cette année mille sept cens quarante huit. 

Et on peut dire sans vanité, que lesdits du surnom Prouvost, ont toujours vécu en gens de biens, d’honneurs 
et de bonne réputation en la foi catholique apostolique et romaine 
et les plus notables des villages qu’ils ont habitez "

généalogie-pierre-prouvost-en-1748

il vivait à Lille, rue du Nouveau Siècle;

sa belle-sœur  Elisabeth-Julie Trubert de Boisfontaine, dame de La Vigne, épousa Philippe Emmanuel du Bus, comte du Bus, seigneur de Moustier, Ogimont et d'Acquignies ; 

les deux autres furent religieuses à Argenteuil.

 

Chateau-de-la-Vigne    egl-st-andre-lille    rue-du-nouveau-siecle-pierre-prouvost
       
La Vigne                         Eglise Saint André                    Rue du Nouveau Siècle 

Pierre Trubert, seigneur de Bois Fontaine, né vers 1650, décédé le 4 août 1696 (à l'âge de peut-être 46 ans), receveur héréditaire de la Douane de Lille.Marié le 26 juillet 1676, Lille, Nord, avec Jehanne de Lespaul, née le 26 mars 1654, Roubaix, Nord, décédée le 13 avril 1696, Roubaix, Nord (à l'âge de 42 ans), dont   * Marie Claire Béatrix Trubert de Bois Fontaine, née en 1687, décédée le 23 août 1715, Lille (Saint Pierre), Nord, inhumée, grande nef de l'Eglise Saint Pierre, Lille, Nord (à l'âge de 28 ans).      Mariée le 5 septembre 1712, Lille (Saint-Maurice), Nord, avec Pierre Prouvost, baptisé le 6 janvier 1675, Wasquehal, Nord, décédé en 1749 (à l'âge de peut-être 74 ans), auteur d'une généalogie de la famille Prouvost, dont    o Marie Françoise Prouvost, née le 19 septembre 1713, baptisée le 19 septembre 1713, décédée le 27 août 1742 (à l'âge de 28 ans).    Mariée le 9 décembre 1737, église Saint André, Lille (Nord), avec Pierre Desruelles, décédé le 4 mai 1741, dont   + Pierre Desruelles, né le 16 novembre 1738, Lille (Nord), baptisé le 16 novembre 1738, église Saint Etienne, Lille (Nord), décédé le 29 avril 1747 (à l'âge de 8 ans).   + Marie-Catherine Desruelles, née le 3 décembre 1739, Lille (Nord), baptisée le 3 décembre 1738, église Saint Etienne, Lille (Nord).  o Pierre Claire Julie Prouvost, née le 19 novembre 1714, baptisée le 19 novembre 1714, Lille (Saint Pierre), Nord, décédée le 18 avril 1741, Lille (Saint André), Nord, inhumée, grande nef de l'Eglise Saint André, Lille, Nord (à l'âge de 26 ans).   * Elisabeth Trubert de Bois Fontaine, dame de La Vigne.  Mariée le 31 août 1736, Lille, Nord, avec Philippe Emmanuel, comte du Bus, seigneur de Moustier, Ogimont et d'Acquignies. (Roglo)  

 
          dont Marie-Françoise et Claire Julie 
inhumée le 17 avril 1741 dans la grande nef de l'église Saint André de Lille.

Marie-Françoise Prouvost épousa, le 9 décembre 1737, en l'église Saint André de Lille, Pierre Desruelles, bourgeois de Lille,

blason-desruelles epoux Marie-Francoise Prouvost

4: Marie Prouvost, née en 1678,
épouse, en novembre 1705, Pierre Dassonville, greffier de la juridiction consulaire de Lille,
fut inhumée au milieu de la grande nef de l'église Sainte Catherine de Lille:

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egl-ste-catherine-lille      eglise-sainte-catherine-lille

 dont François Ignace époux de Marie Agnès Le Clercq qui vivèrent à Paris.


10: Jacques I Prouvost (1670-1704)
(pierre tombale de marbre près de l'autel Saint Nicolas de l'église de Wasquehal), 

épouse à l'église Sainte Madeleine de Lille le 08-04-1698

Noiret-de-Saint-Antoine-Prouvosteglise-madeleine-lillePollet-Prouvost

        Antoinette Masurel (1670-1730), 

fille de Noël Masurel et Antoinette de Courchelle, elle même fille de Pierre de Courchelle et Antoinette Prouvost:

leurs enfants furent: Pierre Joseph, Jacques qui suit et Jean:

                                              . Pierre Joseph Prouvost (1699-1770), maître de manufacture, échevin de Roubaix en 1738 et 1739, épousa Marie Jeanne de le Becque

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           fille de Jean, Censier du Fontenoit, échevin de Roubaix, Marguillier de Saint Martin, d'une lignée dont le tronc  se perd dans le XIII° siècle
          et qui fournit jusqu'à 17 échevins à Roubaix, sept religieuses de l'Hôpital Sainte Elisabeth, et Marie Barbe de Lespierre; 
           les époux s'installèrent à Roubaix le 26 septembre 1724: 

le curé Jacques Legroux déclare en 1714 : « le bourg de Roubaix est considérable et ancien ; 
ses manufactures le rendent célèbre plus que bien des grandes villes en France, en Espagne et ailleurs
».

                        leur ainé Pierre Joseph Prouvost épousa Marie Ramery dit de Boulogne dont la fille 
Catherine Françoise
Prouvost 

épousa, le 30 avril 1782, François Joseph DUROT 1747-1815, fils d’Arnould-François DUROT, bourgeois de Lille, remarquable exemple de parcours proto-industriel : 
sa vie intense a été racontée par Alexis Cordonnier dans son article : « Une industrie d’art au siècle des lumières : l’indiennerie DUROT (1765-1790) : il créa ou racheta les: 

Manufacture Royale des toiles peintes, indiennes & papiers peints en façon de damas & d'indiennes  dLille 

qu’il créa : lettres patentes le 25 janvier 1770 (toiles frappées des armes fleurdelisées), 

Manufacture Royale de verres,

rachetée en 1775 et nommée sous la raison de son fils ainé « Louis-François Durot et fils », dirigée avec son gendre Auguste de LAGARDE ; cédée en 1777 à son associé Bernard Rousselle

Manufacture Royale de Mousselines d’Houplines  

(association avec de Raincour) en 1768, Beau-père de Louis-François LEPERRE-DUROT, fondateur de la  

Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin

crée le 13 janvier 1784 place des Carmes à Lille et fabriquait de la porcelaine dure cuite au charbon de terre. Marque au « dauphin couronné » et « A Lille » 

Après la Révolution, elle fut dirigée par Gaboria. Elle ferma en 1817.la      

    Assiette porcelaine dure de Lille au Dauphin Couronnee collection Prouvost  Logo-moderne-Manufactures-Royales-Dauphin-Lille-Leperre-Durot-Prouvost   Durot-porcelaine-dure-Lille-

              Marque au Dauphin Couronne porcelaine dure de Lille

Il installa sa  manufacture-château au château de Beaupré, à Haubourdin, propriété du comte de Roncq

           Chateau de Beaupré Durot

 François-Joseph est le frère d’Hubertine-Clotilde épouse d’Auguste Joseph de LAGARDE de BOUTIGNY , seigneur de Bielville & autres lieux trésorier de France au Bureau de Lille ,fils de Louis , 
                chevalier , seigneur de Boutigny, substitut au Bureau des Finances de Lille 1717-1749  
de Dorothée-Julie Durot épouse de François-Joseph LEPERRE, fondateur de la Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin,neveu d’Antoine, dirige la chambre de Commerce de                      Lille , de Marie-Catherine et Amélie-Félicité  qui épousèrent deux frères : Pierre-François et Jean-Baptiste Beghein d’Aignerue.

de Pierre-Marie-Régis qui épousa la fille d’un des plus gros fabricant de toiles peintes des Pays-Bas catholiques : la gantoise Anne-Barbe CLEMMEN, 
de Louis-François qui épousa Marguerite BAYARD, riche propriétaire aux Antilles. 
de Nathalie-Françoise, dominicaine au couvent de Lille; 
de Patrice-Joseph, religieux à l’abbaye de Marchiennes.

Alexandre Lauwick  peintre, petit-fils de Catherine-Françoise Prouvost,
Femme juive d’Alger 1861 par Alexandre Lauwick     Alexandre Lauwick
épousa en 1864
Thérèse Riesener 1840-1932,
dont
Gabrielle 1865-1945  Laure 1868-1894;
Thérèse est la fille de Léon Riesener,  élève de son père Henri-François Riesener et d’ Antoine-Jean GrosPetite fille de Henri-François Riesener (1767-1828),fils du grand ébéniste, élève de Vincent, puis de Jacques-Louis Davidépoux en 1807 Félicité Longrois, dame d'annonce de l'impératrice Joséphine. Arrière-petite fille de Jean-Henri Riesener (1734-1806), élève de Jean-François Oeben. Il épouse la veuve de ce dernier, Françoise-Marguerite Vandercruse. Reçu maître en 1768Françoise-Marguerite Vandercruse  est la fille de François Vandercruse dit La Croix, 1728-1799, ébéniste, flamand d'origine, surnom emprunté également par son fils, Roger, ébéniste à la Cour, lui aussi, qui signa ses œuvres R.V.L.C. pour Roger Vandercruse La Croix, célèbre ébéniste  estampillant RVLC ;  Thérèse Riesener est la nièce du peintre Eugène Delacroix, cousin germain de son père Léon RIESENER 

   Leon-Riesener  Henri Francois Riesener  Félicité Longrois   Bureau Roi Riesener Versailles  RVLC commode   Eugene delacroix

                                     Léon Riesener par son cousin Eugène Delacroix, Henri-François Riesener, Félicité Longrois,  Bureau du Roi (Riesener et Oeben), commode RVLC , Eugène Delacroix

Plans-Lille-18eme  

                                  Lille au XVIII° siècle                                           

armoiries-ramery-dit-de-boulogne

                                                                        leurs filles furent: Béatrix Prouvost, née le 6 février 1728, fut  chanoinesse de Saint Augustin,
prieure de l'hôpital Saint Elisabeth  de Roubaix  qu'avait fondé en 1500 Isabeau de Roubaix, en 1764 et s'illustra lors de
la Révolution.:
Toute jeune, au mois de janvier 1749, elle était rentrée au couvent de saint-Elisabeth de  Roubaix. 
Elle était prieure de son monastère lorsqu’éclata la Révolution. Le 2 novembre 1792, des commissaires envoyés par le district de Lille envahissent la maison 
et signifient aux religieuses qu’elles ont à se disperser dans les vingt quatre heures. Sœur Beatrix avait alors 65 ans ; A l’heure où les femmes
les plus
 héroïques ne savaient que bien mourir, sœur Béatrix eut le courage de se défendre. Après une longue captivité, elle sortit de la tourmente
saine et sauve mais triste à jamais. On la revit dans la famille, portant le deuil de son couvent détruit et de sa mission interrompue. 
Elle s’en alla doucement mais elle ne mourut pas toute entière. Son visage resta populaire au foyer des pauvres
et au chevet des malades. Sœur Béatrix ressuscitera un jour sous le pinceau d’Amédée Prouvost. "
   Lecigne

hopital-sainte-elisabeth

                                       Augustine Prouvost épousa Liévin Joseph de Frenne, Sieur du Gaucquier, 1728-1801, négociant,échevin de Roubaix  en 1757-1758, 
       Le frère de Béatrix  et Augustine fut Pierre Constantin Prouvost, né en 1743, prêtre curé de Mouscron.

.  Jean Fortunat Prouvost, né le 10 juin 1702, fut censier de La Grande Haye à Roubaix; il épousa Marie Anne van den Berghe." Il prit en fermage, en 1744, 
la cense de
la Haye, à Roubaix, qu’il exploita un peu en seigneur, ayant sa demeure privée sur le territoire d’Hem auquel la cense de la Haye confine. Il eut onze enfants : 
le troisième, Pierre-Joseph Prouvost, était collecteur des impôts à Roubaix en 1773-1779. La naissance du neuvième, le 1° août 1747, fut marquée par un incident 
noté au registre des naissances de Roubaix. L'épouse de Jean-Fortunat Prouvost, habitant ordinairement la cense de
la Haye, avait néanmoins mis au monde 
le neuvième enfant dans la demeure de son mari. Prouvost prétendit faire baptiser son enfant à Hem et le curé de cette paroisse céda par prudence, 
mais il remit un extrait de l’acte au curé de Roubaix qui considérait l’enfant et la mère comme ses paroissiens et qui transcrivit 
l’acte sur son registre en y mentionnant cet incident. "   Leuridan, les Vieilles Seigneuries

A la fin du XVII° siècle,  

Jean Prouvost, mort en 1702 , non rattaché,
eut avec Jeanne Delaoutre une descendance alliée aux familles Facon, Desnoulets, Pollet, Barbieux, Dupire, 
Boussemart, Bernard, Breyne, Hanse: dont
Pierre, Antoine Joseph, Pierre Antoine, Jean Baptiste, Jules Désiré, Jules, 
Kléber, Jacques et l’actuel Thierry Prouvost né en 1964 époux de Maria Alexandrina Vieira.

11: Jacques II Prouvost (1699-1774)
(1699-1774
inhumé dans l'église de Roubaix), Maître de manufacture,  
épouse à Roubaix 1712 Marie-Agnès Florin (1712-1767), 

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fille de Jean Nicolas Florin, membre de la Manufacture de Roubaix et administrateur de la table des Pauvres (1686-1737) et 
Marie Catherine de Surmont (1692-1744), 

Armes-de-Surmont-Desurmont

inhumée dans l'église de Roubaix, soeur de Pierre Constantin Florin
Député suppléant aux Etats généraux de Versailles et premier maire de Roubaix.(sa petite fille Sophie Florin épousa Henri II Prouvost) époux de Marie Bacon de Sains, fille de Philippe et 
Augustine Macquart(de Terline), de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem et d'une des Brigittines; 

                etats-generaux-versailles-constantin-florin           

Jacques et Marie Agnès Prouvost vont s'établir à Roubaix comme négociants et habitent la rue Pellart; n'étant pas fils de maître,
il entre dans la manufacture en 1734
 grâce à son mariage avec la fille d'un maître." RP Louis d'Halluin.
Leur succession en 1775 dénombre leurs biens à Bondues, Tourcoing, Wasquehal, Roubaix, Estainpuis et Willems.
A l'époque, le voyageur la Force, décrivant la Flandre en 1722, dépasse les estimations, en affirmant :
« Outre les villes de la châtellenie de Lille,
il y a des bourgs aussi considérables que des villes : Tourcoing et Roubaix sont de ce nombre et ne contiennent pas moins de 12000 âmes chacun.
(histoire de Roubaix:Hilaire-Trénard,p 77)

de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem (1713 et 1715) 
et des Brigitines à Lille (1723)

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leurs fils  furent Athanislas, Alexandre, Augustin, Joseph Prouvost (1742-1790), prètre, vicaire de Bersée, curé d'Hertaing; 

    bersee-detail
Bersée


enfin Pierre Constantin qui suit.
 

12: Pierre IV Constantin Prouvost (1747-1808)
échevin de Roubaix sous l'Ancien Régime 
"Maître de Manufacture"

puis maire de Roubaix le 13 août 1795, 
l'un des principaux fabricants roubaisiens

après avoir échappé à la guillotine par la grâce de la "Réaction Thermidorienne" 
é
pouse Marie Henriette des Tombes (1747-1798),
fille de Jean Joseph des Tombes, 12° du nom, échevin de Roubaix de 1740 à 1751 comme ses oncles Charles et Jean et soeur de Louis-Joseph des Tombes, échevin de 1783 à 1790 ;
Reçu "Maître de Manufacture" en 1777, il devint l'un des principaux fabricants roubaisiens  et, avant la Révolution, figurait en tête des habitants les plus imposés de la paroisse.

Sa « vertueuse femme » Henriette Destombes s’alarmait de cette prospérité pour l’avenir spirituel de ses enfants. Lorsque survinrent les mauvais jours de la révolution, beaucoup de riches propriétaires, craignant la confiscation de leurs biens, crurent prudent de les vendre pour les convertir en assignats faciles à emporter en exil. Pierre-Constantin vendit la plupart de ses propriétés. Il pensait bien que ses opinions pouvaient à tout instant l’obliger à émigrer ; mais il ne put s’y résigner. Il envoya sa femme et ses enfants dans un village voisin et se cacha dans une des dernières propriétés qu’il avait conservées. Après le 9 thermidor, le 26 messidor an III (14 juillet 1795), le représentnat du peuple Delamarre notifia à Pierre-Constantin Prouvost sa nomination comme maire de Roubaix» AE Prouvost. Le 22 vendémiaire an IV, avec le conseil municipal, il leva, comme maire, le séquestre apposé  sur la caisse du précepteur pour employer les fonds comme secours aux pauvres.  "Homme généreux et probe, il avait proposé à sa commune trois actions principales. D'abord, venir en aide aux pauvres. Ensuite, protéger les cultivateurs 
dont les charrois réquisitionnés les forçaient à négliger les champs. Enfin, défendre l'hygiène de Roubaix dont les citoyens laissaient  devant les domiciles des amas de boue et d'immondices ». Le souci des autres pour faire leur bonheur, déjà." Albert Prouvost Toujours plus loin " On peut le considérer comme le fondateur de la fortune industrielle des Prouvost ".

A l'époque, Panckoucke écrit dans son Petit Dictionnaire Historique et Géographique de la châtellenie de Lille : 
« Beaucoup de villes ne valent pas le bourg de Roubaix tant dans la beauté des maisons du lieu que dans le nombre de ses habitants ».

Leurs sept fils furent négociants
dont Henri Joseph, qui suit:

Bonami Prouvost (1785-1825) épousa Camille Defrenne 

Armoiries-Defrenne

(sa soeur épousa Gaspard-Aimé Charvet, Membre de la chambre de Commerce et conseiller municipal de Lille) dont  Rose, religieuse du Saint Sacrement, Louis-Camille, supérieur des Rédemptoristes, Gaspard-Justine, doyen de Valenciennes.
Pierre Constantin Prouvost (1747-1808), officier de la Garde Nationale dt  François Henri Prouvost, avocat Cour de Bruxelles épx de Julia d'Elhougne dt Marie Marie-Julie-Prouvost ép d'Edmond d'Heilly Edmond-d-heilly et 
Georges Jules Prouvost, avocat, conseiller à la cour d'appel d'Amiens, lieutenant des Gardes Nationaux époux de Marie Lucie de Mailly.
Voir, ci-dessous, le portrait d'un officier de la Garde nationale (n'est pas celui de Pierre-Constantin) 

officier-garde-nationale

       Philippe Julien Prouvost (1785-1827) fut administrateur des hospices
Jean Augustin Prouvost, membre de la chambre consultative,
Marie Eléonore Prouvost épouse Ferdinand Henri Bulteau.

Rose-Marie Virnot de Lamissart (1772-1851), épx  13 Brumaire an III (Novembre 1795)  Jean-Baptiste PROUVOST, né la Madeleine-lez-Lille, âgé de 29 ans, fils de Jean-Baptiste, "practicien" et de feue Marie-Madeleine-Elisabeth Baillant (fille de Jacques et de défunte Marie-Magdeleine Malfait), fils de " Le sieur Jean Baptiste Prouvost", né à Wasquehal, bourgeois de Lille en 1776, fils de Robert Prouvost et Marie-Anne Joseph Florin, + 7/5/1797, ss postérité. Remariée à Marie- Jean-Charles Gennart, receveur des domaines, + 12/2/1834, + par. St-André 15/11/ I881; sa sœur, Catherine-Sophie Virnot de Lamissart,  née 18/1/ 1777, déc. Wazemmes, 5/7/I859, épx 9/6/1800, de Dominique-François Virnot, son cousin, dont postérité.   
Son frère Louis-Urbain Virnot de Lamissart ne le 23 Novembre 1779, décédé le 20 Septembre 1837 ; le II Prairial an X (3I Mai I802), épousa Aimée-Joseph PROUVOST, décédée le 30 Mai 1819, 44 ans, dont un fils Urbain-Léon PROUVOST, né le 29 Fructidor, an XII (16 Septembre 1804),+ 26 Vendémiaire I5/12/04. Ils possédaient deux magnifiques hôtels particuliers rue Royale et façade de l’Esplanade à Lille. Leurs parents étaient Charles-Louis Virnot de Lamissart de Musemberg (1737-1808), Baptisé St-Etienne 13/1/1737, licencié es-lois, Bourgeois de Lille relief  3/41761, avocat Parlement  Flandre, Procureur du Roi  Eaux et Forets, Conseiller Municipal  1807,Trésorier de la Ville de Lille. Il fit le dénombrement de deux fiefs a Bailleul en Avril 1782, et celui du fief de Musemberg à Séquedin en Janvier 1785, La Seigneurie de Lamissart était sise a Ennequin, pres de Wattrelos.  Décédé Lille 16/3/1808. épx 2 Juin 1760, à St-Etienne, Marie-Alexandrine Lenglart, fille de Nicolas-Hubert et d'Alexandrine Carpentier. Charles-Louis est le frère d’Urbain-Dominique Virnot, consul et Négociant changeur, Bourgeois par relief du 17 Décembre 1764, il épousa a la même paroisse le 4 Juin 1764 Catherine-Joseph-Charlotte LENGLART (1745-1818), (LENGLART: d'argent à l'aigle de sable), fille de Nicolas Hubert-Joseph Lenglart et de Alexandrine-Gabrielle-Albérique Carpentier , baptisée Paroisse Saint Etienne le 5 Avril 1745 d'une famille liée à l'industrie de la dentelle depuis plus de 200 ans: "à l'époque de Louis XVI, Carpentier donne du travail à un millier de dentellières, et ses bénéfices lui permettent de mener grande vie dans son hôtel décoré à la française"  Trénard: histoire d'une métropole. 

        les-filles-virnot        Virnot-Prouvost-Alliances         hotel-virnot-de-lamissart              

                                                                                L'hôtel Virnot de Lamissart puis Quecq d'Henriprêt, 44, rue de la Barre à Lille                                                                             

  hotel de Lamissart-Prouvost-LilleBlasonTBD VirnotArmoiries-Lenglarthotel-Lamissart-Prouvost-cour

Hôtel de Lamissart (Prouvost), 144, rue Royale, Lille

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Hôtel Virnot de Lamissart (Prouvost), 52, façade de l’Esplanade à Lille
     
     
13: Henri I Prouvost (1783-1850)

Maire adjoint de Roubaix, de 1821 à 1826

membre du Conseil de fabrique de Saint Martin à Roubaix de 1826 à 1847

administrateur des hospices de 1817 à 1822 ,

Maître de manufacture, 

    ancienne-mairie-roubaix

       eglise-roubaix      roubaix-eglise-saint-martin

epx Liévinne Defrenne (1791-1824)

Blason-Defrenne-Lievin-de-Frenne 

fille de Liévin Joseph de Frenne (1750-1814), Maître de manufacture, marchand drapier, administrateur des hospices, 
" chef de la branche ainée de la famille de Frenne"  (Leuridan) et de Clémentine Dervaux
; cette très ancienne famille de Fresnes remonte ses preuves de noblesse vers 1340, est connue dans la région de Tournai, Roubaix. Cette famille donne naissance aux seigneurs de Fresnes, du Lobel, de Gaucquier, et occupe des fonctions échevinales à Roubaix, de lieutenant de Saulx et du marquis de Salm à Néchin, bailli de Néchin, censier de nombreuses terres, négociants et industriels dans le textile : plusieurs générations d’ancêtres des Prouvost fabriquaient,  aux  XVII° et XVIII° siècles, ces sublimes tapisseries des Flandres de haute lisse ( Liévin de Frenne 1686 - 1743 et son fils Liévin Joseph  Defrenne-Prouvost, sieur du Gaucquier, 1728 -1795)
Outre Henri, Liévin et Amédée, ci après,
il y eut aussi  Adolphe Eutrope Prouvost (1822-1884) qui secondera Amédée à la tête de l'entreprise familiale, dont Marie et Adolphe-Henri.


Tableau-genealogique-Prouvost-Souvenirs-de-notre-famille-par-Albert-Eugene-Prouvost

Tableau généalogique extrait de "Souvenirs de notre famille" par Albert-Eugène Prouvost 1960

                                                                                                                      d'où les branches:                                                                                                                                         Autre Branche:

                                  14: Henri II Prouvost            Liévin Prouvost            Amédée I Prouvost                                        Benjamin Prouvost
                                          1810-1857                                                     1818-1869                                                    1820-1885                                                                                      1820-1896                

hotel-prouvost-roubaixchapelle-hotel-prouvost-roubaix                                  Hotel-amedee-prouvost-roubaixvert-bois-branche-amedee-prouvost                                                                 
      

16: Henri II Liévin Prouvost 1810-1857


naquit le  9 juin 1810 à Roubaix, mort le 22 avril 1857 à Flers près de Lille à l'âge de 46 ans, épousa le 26 avril 1835 Sophie
Florin 1812-1871

Blason-Florin

Dont: Henri 1836-1900, Charles Jérôme 1837-1906, Sophie 1838-1918, Paul Alexandre 1840-1903, Caroline 1843-1915

Sophie est la petite fille de Pierre Constantin Florin, 
Député suppléant aux Etats généraux de Versailles et premier maire de Roubaix. époux de Marie Bacon de Sains, 
fille de Philippe et Augustine Macquart (de Terline),

La soeur de Pierre Constantin Florin, Marie-Agnès Florin (1712-1767)  épousa à Roubaix en 1712 Jacques II Prouvost (1699-1774) : elle était la fille de Jean Nicolas Florin, 
membre de la Manufacture de Roubaix et administrateur de la table des Pauvres (1686-1737) et 
Marie Catherine de Surmont (1692-1744), inhumée dans l'église de Roubaix, sœur de  de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem 
et d'une des Brigittines; 
(1699-1774 inhumé dans l'église de Roubaix), Maître de manufacture,  

etats-generaux-versailles-constantin-florin

Hotel-Florin-Fives-Lille

L’hôtel Florin, 104, rue du Faubourg de Roubaix à Fives-Lille: 

" L ’hôtel possède front à rue une longue façade imposante et sévère, seulement décoré d’une serlienne* qui rappelle le Premier Empire. Il est l’unique témoin de cette bonne et vieille commune de Fives aux 34 maisons de campagne, disséminées en 1843 sur Fives-Saint-Maurice jusqu’aux hauteurs du Dieu de Marcq et de Mons-en-Barœul. C’est alors un riche vallon fertilisé par les eaux du Becquerel et de la Chaude Rivière. Le propriétaire de l’hôtel, Achille Florin-Defrenne, fils de Carlos Florin (1811-1862), industriel roubaisien, frère de Sophie Florin (1811-1861) , Madame Charles Prouvost, habite l’hiver à Lille, rue Négrier, mais quitte la ville aux beaux jours pour sa maison de campagne ; la famille respire alors le bon air de Saint Maurice des Champs qui porte bien son nom, car alentour, on ne voit que prairies et pâtures. Après lui, nous dit Pierre Pierrard « son fils Achille Florin-Vandame possède un jardin paradisiaque où règne un hêtre pourpre, une pièce d’eau où glissent les cygnes, de vastes cages où vivent des oiseaux, des faisans, des perroquets, des chenils peuplés de chiens tous plus beaux les uns que les autres, tel un énorme danois bleu. Il est vrai qu’Achille Florin adore les animaux, au point d’acheter un lionceau à des forains et de se promener avec lui, attaché bien sûr, dans un Lille ébahi». Lors des journées du patrimoine, très aimablement, Madame Pajot nous accueille. La façade sur jardin de l’hôtel est toute en courbes harmonieuses; un jardin où l’on se prend à rêver ; si les animaux et le hêtre pourpre ont disparu, il n’est pas impossible de songer à François Watteau reçu chez ses amis Lenglart rue du Faubourg-de-Roubaix, ce peintre qui s’inspirera souvent dans ses tableaux des frondaisons de Saint-Maurice. " Brigitte Renier-Labbée, Lille Ancien

 

Histoire de la famille FlorinMacquart-de-TerlineMacquert-de-Terline2

 Macquart-de-Terline3Pierre-d-Arc-Florin-ProuvostArc

Il est dit que Pierre d’Arc, dit le Chevalier du Lys, frère de Jeanne d’Arc n’eut pas de descendance :

«  Il a été clairement démontré que Pierre d'Arc n'a eu qu'une seule femme et un seul fils. Il ne s'est jamais marié à Jeanne de Prouville, et n'a donc pas eu de postérité, au delà de son fils unique » Boucher de Molandon ;

"Pierre du Lis, extinction de sa descendance en 1501" Conseil héraldique de France, 1890, critiquant la généalogie inventée par Robert Le Fournier parue dans la même revue quelque temps plus tôt
P Ract-Madoux 14 v 2005 Voir la base Roglo

L’univers poétique demeure, tout comme l’ascendance Macquart.

17: Charles- Jérome Prouvost (1837-1906)

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né le 2 octobre 1837 à Roubaix, décédé le 11 mai 1906 à Roubaix

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épousa Marie Sophie 

Scrépel

née le 28 mai 1840 à Roubaix, décédée le 24 mars 1908 à Roubaix


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Son père, Louis-Jean Scrépel par Victor Mottez


L’hôtel Prouvost

à Roubaix,

classé Monument Historique par arrêté du 12 août 1998,

construit en 1878 par Charles Prouvost-Scrépel,

situé près de l’usine de cet industriel de drap et de satin de chine, sur l’une des artères les plus importantes de Roubaix.

Il est remarquable par ses décors intérieurs: les trois salons du rez-de-chaussée :

1 le salon chinois avec son plafond et son décor de panneaux laqués,

2 le salon central avec son plafond et son décor,

3 le salon de musique avec ses boiseries et le plafond peint de Tony Vergnolet (1888) ;

4 le hall d’entrée avec ses bras de lumière ;

5 l’escalier d' honneur et sa cage ;

6 la chapelle située au premier étage (cad. LS 201).

L’occupe actuellement la Caisse d’assurance maladie, le jardin sert de parking, la façade est, hélas, cimentée. 19, rue du Grand Chemin; 6, rue Rémy-Cogghe.                     

 

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ecoincon-hotel-Prouvost-RoubaixChapelle-hotel-Prouvost-RoubaixSalon-chinois-hotel-Prouvost-Roubaix griffon-salon-chinois-Roubaix
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Reunion Prouvost-Screpel-Roubaix

Réunion de famille Prouvost-Scrépel à Roubaix

Commentaire Prouvost Scrépel

 Ce document signé par Charles-Jérome Prouvost et Léon Scrépel ne peut dater que de quelques jours avant le 30 janvier 1875 où  le parlement vota, à une voix  près, celle du député Wallon, en faveur de la République, au détriment de la Monarchie, représentée par le Comte de Chambord qui prit le prétexte de son attachement au drapeau blanc pour éviter d'usurper le légitime retour des descendants de Naundorff. Le Président fut le Maréchal de Mac-Mahon..
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Léon Louis Scrépel 1838 1879, frère de Marie Sophie, fils de Louis  Jean Scrépel 1809-1891, associé et beau-père de Charles Prouvost et signataire de ce document.

18: Charles II Prouvost (1875-1937)

     charles   

épouse

Eugénie Masurel

1881-1926

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La demeure du 28, rue de Wailly à Tourcoing, habitée par Charles Prouvost qui était marié avec Eugénie Masurel. 

Elle a été construite en 1911 par l’architecte tourquennois Jean-Baptiste Maillard (A.M. Tourcoing permis de construire) en style néo-normand, en brique au rez-de-chaussée (avec soubassement, bandeau et coussinets de linteaux en pierre), en pan de bois à l' étage. La travée de gauche est sommée d’une grande lucarne à ferme débordante. L’accès au jardin et au garage se fait par deux portails identiques situés symétriquement en hors œuvre de part et d’autre de la façade. A l’intérieur, un vestibule conduit à l’escalier de distribution ; au rez-de-chaussée se trouvent le salon, la salle à manger, la cuisine et l’office ; au premier étage se trouvent cinq chambres (deux sur rue et trois sur jardin), 3 salles d’eau, une lingerie ; l' étage de comble abrite trois chambres (dont deux sur rue) et trois greniers. L’accès au jardin se fait par un escalier extérieur situé sur la façade arrière.

Ils achetèrent, par la suite, l’appartement du 84, rue La Fontaine à Paris.

Cette demeure était construite à coté des pharaoniques usines François Masurel frères, fondées en 1876 et construite à cet endroit en 1884 par le grand père d’Eugénie, François Masurel-Pollet (1826-1913) avec ses 3 fils François, Edmond et Eugène. Elles sont classées Monument Historique : 2000/05/21.

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François Masurel-Pollet fut négociant en laines, associé de la maison Masurel fils de Tourcoing. Il fut conseiller municipal, membre de la chambre de commerce, administrateur de la succursale de la banque de France de Roubaix-Tourcoing, président de la société de géographie de Tourcoing et président du tribunal de Commerce de Tourcoing. Il habitait 83 rue de Lille, à Tourcoing. 

Son fils François Masurel-Jonglez (1855-1894) 

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fonda en 1877, sous la firme François Masurel frères, une filature et retorderie de laines qui, avec la perfection de son outillage et le nombre de ses broches (65 000 en 1894) tenait le premier rang parmi les industries françaises et avait ramené en France la fabrication des fils d'Alsace.

M. Masurel-Jonglez avait fondé dans ses deux établissements des rues de Wailly et des Francs, comprenant en 1894 un millier d'ouvriers, plusieurs oeuvres sociales : allocation aux jeunes ménages et aux femmes en couches, encouragements à l'épargne, association de secours mutuels et caisse de retraite.

Il fut président de l'Union des filateurs de laines peignées de Tourcoing, vice-président de l'association des filateurs de Roubaix, Tourcoing, Fourmies et Reims et vice-président de l'Association nationale de l'industrie lainières à Paris.

En 1892, M. François Masurel-Jonglez fut élu conseiller général du canton Nord de Tourcoing par 3404 voix contre 2720 à son concurrent, M. Paul Lemaître.

Il fut en outre : président de la Commission centrale de la statistique et administrateur du lycée de Tourcoing.

Il mourut à Mouvaux le 14 juillet 1894. Sa mort fut un deuil public, tous comptaient sur lui et espéraient en lui.

 

Les Masurel avaient aussi créé les usines textiles de Fourmies, classées Monument Historique et aujourd’hui écomusée. A coté le château Prouvost-Masurel.

eco musée Fourmies             DSC02433

Chevalier et capitaine :

19: Charles PROUVOST  (1901-1953)

Charles prouvost Dalle

 fils de Charles Prouvost et Eugénie Masurel, il naquit à Roubaix le II Janvier 1901, ainé d’une famille de cinq enfants.

 II fut élève du collège du Sacré-Cœur à Tourcoing.

 Pendant la guerre 1914-1918, ses parents habitant Paris, il continua ses études à l’institut du St-Esprit à Beauvais, puis au collège Stanislas à Paris

et revint terminer les 3 derniers mois de philosophie à Tourcoing.

 II fit son service militaire à Hesdin, St-Omer, puis en Allemagne et fit l’occupation de la Ruhr comme sous-lieutenant.

 II passa ensuite deux années aux Facultés Catholiques de Lille et obtint le diplôme d’H.E.C.

 En 1925, il suivit sa famille à Paris.

 En 1926, au moment de son mariage avec Melle Hélène DALLE, il reprend en association avec son beau-père, Mr Charles Dalle, la firme Dubois et Roussel; qui devient la S.a.r.l. Prouvost-Dalle & Cie.

 
Charles Prouvost-Helene Dalle

 A Thumesnil  qu’il habitera 10 ans, il occupera rapidement une place prépondérante sur le plan social comme sur le plan politique.

 II est candidat aux élections municipales cantonales et au Conseil d’Arrondissement.

 En I936, désirant donner à sa famille une maison plus vaste, il s’installe à Lambersart, au grand regret des habitants de Thumesnil.

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La maison classée de Lambersart

 Jusqu’à la guerre de 1940, c’est la progression continuelle de son entreprise : création d’un dépôt a Marseille, début de l’usine de Wattignies,

extension de plus en plus importante dans la grande Industrie et les Administrations.

Comme officier de réserve, il était affecté à. un régiment d’active et, de 1926 à 1940, il est souvent rappelé pour des périodes~ quatre fois entre 1938 et 1939.

 II se fait, à ce moment-là- de nombreux amis dans l’armée.

Mobilisé en Août 1939, il est, en Avril 1940, renvoyé provisoirement dans son foyer, comme père de six enfants: il était accablé de ne pas avoir pu faire son devoir. Sa nomination au grade de capitaine de réserve, qui fut effective, fut victime d'un bombardement.

Avant l’évacuation, sur ordre du Ministère de l’Air, il doit ouvrir une usine de repli. C’est le début de l'usine de Laval. C’est à son beau-frère Roger Ponroy, (aidé en 1941 de M. Caillerez) que Charles en a confié la création et la direction. Il en a été le directeur de 1941 jusqu'à la disparition de l'usine en 1956.

 Durant toute la guerre, il est Président du Syndicat des Fabricants de Couleurs et Vernis.

 Par son activité débordante et ses initiatives heureuses, il fit beaucoup pour l'approvisionnement régulier de la Corporation en matières rares.

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Saint-Luc-Charles-Prouvost-Dalle

II met en route les usines de Créteil; Marseille, puis Wattignies En 1948, il entreprend un voyage d’études aux Etats-Unis avec un groupe de confrères et, au retour, appliquera dans son affaire des idées intéressantes, des conceptions plus modernes qui avaient attiré son attention.

 À partir d’I95I, il réalise un important programme de concentration: vente de l'usine de Créteil et surtout agrandissement de l’usine de Wattignies où il commence à transférer le siège social de Lille.

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La Roseraye à Lambersart

 

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 Christian, Simone, André, Bernard, Brigitte, Charles, Jacques

En septembre 1952, sa sante commence à inquiéter son entourage ... Il se soigne trois mois et peut revenir a la nouvelle année a son bureau offrir ses vœux a son personnel.

 De nouveau, début janvier 1953, il doit garder la chambre, au lieu de partir trois semaines, comme il l'espérait sur la cote d’Azur.

 La dernière étape de la concentration sur Wattignies était la construction des bureaux; les plans lui sont soumis en février. Il n’en verra malheureusement jamais la réalisation. Monsieur Caillerez passa à la concurrence.

 Monsieur PROUVOST avait sept enfants dont le plus jeune n'avait que 11 ans.

 Il avait également un petit-fils qui lui valait partout le surnom de "jeune grand-père".

Les visites de ce délicieux bébé près de son lit de souffrances furent ses dernières joies.

Charles Prouvost était administrateur du Crédit immobilier. Il était ancien Président de la jeunesse catholique de Tourcoing, Président de la Confrérie du Saint Sacrement.

Il présidait les associations locales : ancien président du conseil paroissial et des familles nombreuses de Thumesnil, membre du conseil paroissial et des œuvres de la paroisse Sainte Callixte, président d’honneur du Patro-club et de la chorale, président d’honneur de la Musique du Centre et du club des Cinq.

 Il descendait du frère de Jeanne d’Arc, Jacques d’Arc, par les Florin et les Macquart de Terline, données généalogiques aujourd’hui contestées.

 « Né à Roubaix le 11 janvier 1901, pieusement endormi dans la paix du Seigneur à Lambersart, après une longue et douloureuse maladie, le 23 mars 1953, à l’âge de 52 ans, muni des sacrements de notre Mère la Sainte Eglise et la Bénédiction apostolique, inhumé à Lambersart. »

 Extraits des lettres de condoléances :

 « Doué des plus beaux dons de l’intelligence et du cœur, il eut toutes les qualités du véritable chef. C’était un animateur et un entraineur d’hommes, tenace, énergique et bon. »

 « Sa bonté et sa charité étaient légendaires. »

 

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Réunion de famille Prouvost-Scrépel

 
CHARLES PROUVOST, UN SOLDAT

ET  POURQUOI PAS?

 Par le Commandant R. Dugravot, Saigon, le 5 avril 1953

 
Charles PROUVOST a toujours manifesté un certain attrait vers l'Armée, Tout ce qui était militaire l’intéressait. Non pas pour en profiter personnellement : il a été dégagé de toutes obligations militaires comme lieutenant de réserve et sans aucune décoration, mais parce que, pour lui, l'armée représenta l’Honneur, le Devoir, 1’Abnégation, Qualités qui étaient bien les siennes.

 Bien souvent, il ma confié sa passion sincère pour la Marine. Sa destinée - si tragiquement influencée par la guerre 1914-18- a été toute "autre. Mais rappelez vous combien il aimait se comparer à un commandant de navire, faire appel a sa vieille et jeune garde, rédiger dans un style militaire et accueillir officiers et soldats avec un sens très net de la hiérarchie .

 C’est en 1934, que pour la première fois j’eus l'occasion de le connaître a LAON, lors d’une convocation de réservistes au I7eme d’Artillerie ou il avait déjà servi autrefois comme « bleu » à Abbeville. Rien ne pouvait déceler en lui l'officier de réserve. Toujours en tenue impeccable, droit, simple, très a l’aise a cheval, il en imposait. Il avait dans le sang cette aptitude du commandement qui ne s’apprend pas dans les règlements~ mais qui est le réflexe naturel des qualités du cœur, de la droiture et de la volonte: il était l’homme de l’action personnelle. N’a-t-il pas été, en 1940, volontaire pour prendre le commandement d’une batterie anti-char.

Puis ce fut, jusqu'en 1939, des rappels souvent inopinés. II est peut-être nécessaire de préciser que Charles PROUVOST n'a jamais demandé comme industriel - et c’était son droit - une affectation spéciale de fournisseur agréé de la Défense Nationale. Non; chaque fois que son grade son âge, son affectation~ la situation l'exigeaient, Charles PROUVOST par le premier train rejoignit LAON où j'ai eu la joie de l’accueillir, presque chaque année.

25 août 1939, nous sommes déjà en position de couverture d'ans la Trouée de Chimay. c· est bien notre place à nous, gens de l’active, dont la tradition est tout de même d’être en avant, Oui, mais derrière nous, nous avons laissé un échelon qui grâce à l'arrivée des réservistes, doit nous apporter rapidement l'appoint nécessaire à notre cohésion totale. Et c’est là, dans ce rôle modeste et terre a terre, que Charles PROUVOST a donné son maximum. Lui, l’impétueux, le rapide, le bouillant, il a su, parce qu’il l’a voulu, re joindre le régiment avec une unité de formation rodée e t capable de nous suivre .

Charles PROUV03T ne pouvait pas s’attacher a une routine, II n’est pas  un partisan, il ne suit pas, il attire.

Janvier 1940,- Fremestroff. La petite guerre au contact des Allemands vers Forbach: Une circulaire prévoit que les pères de 5 enfants et plus peuvent être renvoyés dans leur foyer. Cas de conscience ! Cependant, grâce aux sages conseils du Colonel Thomas, Charles PROUVOST accepte de rentrer à L1LLE.

Mai 1940, la vraie guerre, cette fois ! Sans Charles PROUVOST dans les rangs de ce 242eme qu’il aimait tant. Hélas ! il n’y fut pas. Mais il fit tout pour rejoindre. Ses télégrammes ~ ses essais attestent son désir de venir participer au combat.

Des l’hiver 1940~il participe a ce magnifique mouvement de regroupement des anciens et d·aide des prisonniers et de reclassement des démobilisés. Ses dons les plus généreux ne sont pas spectaculaires, et l'édition, à ses frais, d’un  journal de marche n’est rien a cote du "dépannage » de la main à la main~ les yeux dans les yeux, qui s'est répété bien souvent en faveur des anciens.

Apres ces années sombres, après la libération, il est resté aussi attaché a l'Armée. Il n’aurait jamais voulu manquer la réunion annuelle de notre Amicale, nous faisant souvent l'honneur d'y convier Madame PROUVOST.

 Lors de mon entrée chez PROUVOST-DALLE & Cie, il fut entendu entre nous que le tutoiement serait aboli et que je l’appellerais Monsieur PROUVOST", comme tous ses autres collaborateurs. Et il avait coutume de dire : « Il était mon capitaine~ j’étais son lieutenant, maintenant c’est le contraire et nous continuons a bien nous entendre."

Et quand Je suis parti en Indochine, le premier, dans un geste que je n’oublier8.i jamais; il a précisé "Mon vieux René, je t’embrasse."

 Et maintenant il n’est plus. Beaucoup d'entre vous l'ont vu malade et ont pu exprimer leur peine a sa famille. Si vous saviez comme il est douloureusement inhumain à 15.000 kilomètres  d’apprendre la disparition de quelqu’un que l’on a aimé comme un ami, servi comme un chef.

Foule-immense-obseques-Charles Prouvost

 

20 :Christian Prouvost

Capitaine de l’arme blindée et cavalerie de réserve

Premier Régiment de Spahi

Ecrivain

Auteur de la trilogie :

« A demeure »

« Le tambour de Marengo »

« La femme de nulle part »

Industriel



Christian Prouvost                           mariage-christian-brigitte-prouvost                           Brigitte Virnot

 Christian-Prouvost-cheval
épouse Brigitte Virnot :

Armes-Virnot

La famille  Virnot

vint du Val D'Aoste, en Italie,

à la fin du XVI° siècle pour s'implanter dans la ville de Lille.

Charles Le Thierry d'Ennequin, dans son ouvrage de 1930 sur les anciennes familles lilloises,  mentionne:
 " D'après l' étymologie même de son nom, Vir Notus, la famille Virnot descend d'un notable de très ancienne époque; cependant, sa généalogie suivie ne peut plus s'établir que depuis le XVII° siècle."

Dès son arrivée, Urbain Virnot  occupa des fonctions de premier plan dans cette ville: il fut bourgeois de Lille, comme ses descendants, et épousa l'héritière d'une antique famille des Flandres, Simone de Berlaimont. Son fils Urbain fut  Conseiller du Roi, Contrôleur des guerres à Honschoote.

Ses descendants s'illustrèrent au service de la ville et purent exercer un rayonnement culturel. que nous nous attacherons à  décrire.

Il s'allièrent et se trouvèrent apparentés avec un petit nombre de familles qu'a magnifiquement étudié Charles le Thierry d'Ennequin :
elles s'appelaient

Lenglart, Le Thierry d'Ennequin, Quecq d'Henripret, de Raismes, Defosseux, Prouvost,
Aronio de Romblay, Savary de Gavre, Derode, Smet, Barrois.


Ces familles patriciennes, souvent liées au négoce, étaient, le plus souvent, en cours d'anoblissement, beaucoup le furent:
les deux frères, Urbain Dominique Virnot et Charles Louis Virnot de Lamissart  
au XVIII°
incarnèrent bien les options que pouvaient choisir les notables,
à la veille de la Révolution Française,
et pourraient à eux seuls constituer la matière d'une passionnante étude,
d'autant que d'importantes archives ont été conservées.

Nous nous attacherons à étudier les personnages  qui ont illustré cette famille.

Jean-Bart-Urbain-Virnot-1680de-Berlaimont-Virnotdugue-de-bagnolsVauban_Portrait_Smallignace-virnotFamille Carpentier XVIIplace-saint-martin-lillebarroisUrbain-Virnot-LenglartProuvost-virnotUrbain-virnotArmes-Lenglartdavid-baron-Meunierenfants-lenglartles-filles-virnotmarie-d-ancre-van-nuffelarnolphe-van-nuffelmarie-allard-van-nuffelcharles-lenglart-van-nuffelvisite-Louis-18Bonneval-Lethierrycharles lethierry d-ennequinurbain-lethierrychateau-virnot-a-nieppehotel-virnot-de-lamissartHotel de Lamissart à Lille (cour d'honneur)Hotel-de-Lamissart-Prouvost-Quai-Jemmapes-LilleVisite-Charles-dix-LilleVictor-Mottez-autoportrait  Atelier-Victor-MottezAdelaide-Lethierry-VirnotVisite-Louis-Philippe-LilleDerode-bronzeGamonet-Lyscharlemagne-ovigneurHenriette-DathisDerode-CuvelierDescendance-VirnotBlason-DerodeComtesse-de-SegurDavid-Baron-MeunierEscalier-rue-Gand-Lille-hotel-Virnot-CuvelierVirnot-OvigneurTrois-proprietes-Virnot-Mons-en-BaroeulOrdination-Ignace-Virnot-octobre-1954Suzanne Boisse-ScrépelMarcel-Simone-Virnotquatre-soeurs

 Le roman de Christian Prouvost-Virnot
" A demeure"
en est inspiré:
" Les Stradin venaient de Lombardie qu'ils avaient quittée à la fin du XV° siècle, par suite d'évènements indéterminés;
à l'époque, les échanges réguliers économiques et culturels, mais aussi les invasions, les guerres, la misère, les épidémies, provoquaient d'importants courants migratoires par le col du Brenner, entre l'Italie du Nord et les Flandres.
Catherine de Stradin ironisait souvent: "n'oubliez pas que nous sommes des immigrés!..."
En tous cas, leur position leur valut une insertion immédiate dans la meilleure société.
Sous la monarchie, ils possédaient d'immenses terrains dans la périphérie lilloise qui leur valurent d'entretenir d'étroites relations avec le Maréchal Vauban, lors de l'édification de la Citadelle.
O
n donnait dans l'hôtel de la rue Royale, des bals et de brillantes réceptions, mais aussi des soirées littéraires ou théâtrales très prisées.
Lors de sa fuite à Gand, au moment des Cents-Jours, l'infortuné roi Louis XVIII accepta leur hospitalité.
A l'occasion d'un voyage officiel, Charles X les honora de son auguste présence.
Pasteur comptait parmi les amis proches.
Les parents de Charles de Gaulle rendaient visite, en voisins, de leur maison de la rue Princesse.
I
l eut suffit, sous l'un des règnes, de la démarche légitime d'un Stradin pour que l'anoblissement consacrât la notoriété et le mérite.
Il n'en fut rien, par souci, sans doute, de rester en retrait, loin des sollicitations et des prébendes, mais ils en possédaient l'esprit.
La vie terrienne, l'enracinement au pays, le culte des vraies valeurs
les rendaient dépositaires des plus anciennes traditions.

Pourtant de génération en génération, trop à l'abri d'un rempart privilégié, ils se laissèrent grignoter
par les nouvelles puissances d'argent
qui cherchaient des terrains pour édifier usines, entrepôts, ateliers (...)
Ni regret, ni amertume, le fatalisme devant la loi du renouvellement des choses et la soumission à la volonté divine.
Les Stradin sont forgés de la chrétienté.
On
croit en Dieu, avec une fois vivace, le sentiment qu'on transite sur terre avec l'éphémère du papillon.
On doit mériter son Ciel, d'où le détachement des biens matériels, à l'usage des autres."
Christian-Prouvost-Fils      Gaetane-ProuvostCharles-de-Couessin-ProuvostThierry-Prouvost-reception-Elysee-2009Geraldine-ProuvostGery-Prouvost

  21 : Christian,    Gaëtane et Charles de Couëssin,   Thierry,     Géraldine,     Géry            

Famille Christian et Brigitte Prouvost

21 : Christian Prouvost  

Commandant de Réserve

Interne des hôpitaux

Chirurgien 

NCU

Christian-Prouvost-Fils

Charles Jérôme Prouvost, né le 2 octobre 1837, Roubaix (Nord), décédé le 11 mai 1906, Roubaix (Nord) (à l'âge de 68 ans).
Marié le 5 février 1861, Roubaix (Nord), avec Marie Sophie Scrépel, née le 28 mai 1840, Roubaix (Nord), décédée le 24 mars 1908, Roubaix (Nord) (à l'âge de 67 ans), dont

  • Marie Sophie Prouvost, née le 25 juin 1863, Roubaix (Nord), décédée le 9 juillet 1935, Tourcoing (Nord) (à l'âge de 72 ans), mariée le 18 avril 1883, Roubaix (Nord), avec Charles Julien Flipo, né le 16 mai 1859, Tourcoing (Nord), décédé le 8 août 1928, Tourcoing (Nord) (à l'âge de 69 ans), filateur de coton, ...
  • Charles Louis Prouvost, né le 8 septembre 1864, décédé.
  • Georges Louis Prouvost, né le 14 juin 1866, Roubaix (Nord), décédé le 6 août 1926, Lille (Nord) (à l'âge de 60 ans)., marié le 9 juin 1890, Bouvines (59, Nord), avec Félicie Valérie Dehau, née le 7 juillet 1871, Bouvines (Nord), décédée en 1962, Paris (à l'âge de 91 ans), dont
    • Marie Prouvost, née le 27 janvier 1891, décédée le 28 janvier 1969 (à l'âge de 78 ans), mariée le 26 juin 1912 avec Maurice Maes, né le 18 janvier 1889, Lille (Nord), décédé le 23 mars 1968, Lisieux (Calvados) (à l'âge de 79 ans), ...
    • Marthe Prouvost, née le 15 janvier 1892, Roubaix (Nord), décédée le 17 juin 1967, Paris (à l'âge de 75 ans), mariée le 31 juillet 1912, Lille (Nord), avec Joseph Lotthé, licencié en droit, ...
    • Georges Prouvost, né en 1894, industriel en confection textile à Paris, marié le 26 septembre 1919, Lille (Nord), avec Marthe Virnot, née le 11 mars 1896, Lille (Nord), décédée en 1985 (à l'âge de 89 ans), dont
      • Dominique Prouvost, marié avec Anna Maria Solari Bozzi, dont
        • Virginia Prouvost,
        • §  Barbara Prouvost, mariée avec Nn N, marié avec Traot Lamby, dont
        • Diane Prouvost,
        • Eve Prouvost,
      • Cécile Prouvost, décédée, Maroc, en religion.
      • Georgette Prouvost, née à Lille (Nord), mariée le 4 mars 1947, Lille (Nord), avec Yves Descamps, né à Lille (Nord), agent commercial des Ets Wallaert à Angers, ...
      • François Prouvost, marié le 15 janvier 1947 avec Brigitte Crépy, dont
        • Catherine Prouvost, mariée avec Jean-Marie Lebrun,
        • Nicolas Prouvost, marié le 29 juin 1974, à Quend Plage les Pins, Somme, avec Marie-Noëlle Rime, née à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), dont
          • Sébastien Prouvost,
          • Delphine Prouvost, née en 1978, décédée.
        • Bertrand Prouvost, né le 4 novembre 1949, décédé le 8 mai 1983 (à l'âge de 33 ans).
        • Francis Prouvost,

§  Pascaline Prouvost, née le 11 juillet 1957, décédée le 3 mars 2001 (à l'âge de 43 ans), mariée avec Patrice Crouan, marié avec Marie-Louise Jaspard.

      • Thérèse Prouvost, décédée, mariée avec Jean Vercasson.
      • Hubert Prouvost, né en 1930, décédé en 1996 (à l'âge de 66 ans), marié avec Brigitte Machet de La Martinière, née le 31 décembre 1935, Reims (Marne), dont
        • Marie Prouvost, née le 16 décembre 1962, mariée avec Eloi Pertriaux, décédé en 1985, mariée en 1987 avec Yannick Mallet,
        • Sabine Prouvost, mariée en 1987 avec Stanislas Pommeret,
        • Denis Prouvost, ingénieur, marié en 2005 avec Ana Marie Casadibari, dont
          • Lorenzo Prouvost,
      • Martine Prouvost, mariée avec Denis Frapier,
    • Joseph Prouvost.
    • Claire Marie Joseph Prouvost.
    • Joseph Prouvost, né le 10 août 1896, Croix (Nord), décédé le 27 janvier 1965, Paris VII (à l'âge de 68 ans), marié, Lille (59, Nord), avec Sabine Ovigneur, née le 2 novembre 1900, Lille (59, Nord), décédée, dont
      • Gisèle Prouvost, décédée le 11 décembre 2002, mariée avec Renaud Poinsinet de Sivry, ...
      • Françoise Prouvost, décédée le 19 octobre 2004, inhumée le 23 octobre 2004, St Briac (35), mariée avec Bernard Billaudel, décédé le 15 octobre 1977, ...
      • Micheline Prouvost, décédée en 1968, mariée avec Louis Rollinde de Beaumont, né en 1918, décédé le 17 avril 2011, inhumé le 20 avril 2011, cimetière de Coquainvilliers (14) (à l'âge de 93 ans), ...
      • Josette Prouvost, mariée avec Michel Parent, ...
    • Louis Dominique Marie Joseph Prouvost.
    • Thérèse Prouvost, née le 12 novembre 1900, Croix (Nord), mariée le 19 avril 1920 avec René Vandenberghe, né le 26 janvier 1897, Roubaix (Nord), décédé le 7 mars 1967 (à l'âge de 70 ans), ...
    • Jacques Prouvost, né en 1902, décédé, marié le 17 juillet 1928 avec Gabrielle de La Broüe de Vareilles-Sommières, née le 15 février 1908, Lille (Nord), décédée le 8 avril 1964, Tilques (Pas-de-Calais) (à l'âge de 56 ans).
    • Jeanne Prouvost, née en 1904, religieuse.
    • Etienne Prouvost, né en 1906, décédé.
    • Agnès Prouvost, née en 1908, mariée avec Alain Wallaert, ...
  • Pauline Sophie Prouvost, née le 16 juin 1868, Roubaix (59, Nord), décédée en 1929 (à l'âge de 61 ans), mariée le 24 juillet 1888, Roubaix (59, Nord), avec André Jean Lepoutre, né le 24 février 1864, Roubaix (59, Nord), décédé, ...
  • Antoinette Prouvost, née le 19 mars 1871, Roubaix (59, Nord), décédée le 12 mai 1942 (à l'âge de 71 ans), mariée le 17 novembre 1891, Roubaix (59, Nord), avec Édouard Vernier, né le 9 mai 1865, Roubaix (Nord), décédé en 1945 (à l'âge de 80 ans), ...
  • Gabrielle Prouvost, née le 30 mars 1873, Roubaix (59, Nord), décédée le 23 septembre 1955, Marcq-en-Baroeul (59, Nord) (à l'âge de 82 ans), mariée le 9 octobre 1895, Roubaix (59, Nord), avec François Duthoit, né le 25 août 1874, Roubaix (59, Nord), décédé en mars 1940, Roubaix (59, Nord) (à l'âge de 65 ans), ...
  • Charles Prouvost, né le 30 décembre 1875, Roubaix (Nord), décédé, marié le 23 février 1900, Mouvaux (Nord), avec Eugénie Pauline Masurel, née le 16 avril 1881, Tourcoing (Nord), décédée le 26 octobre 1926 (à l'âge de 45 ans), dont
    • Charles Prouvost, né en 1900, décédé., marié en 1926, Bousbecque (59, Nord), avec Hélène Dalle, née en 1905, dont
      • Christian Prouvost, né le 18 novembre 1927, décédé le 3 août 2011 (à l'âge de 83 ans), marié le 29 novembre 1951, La Madeleine (Nord), avec Brigitte Virnot, née le 3 juin 1931, La Madeleine (Nord), décédée le 18 février 2010, Bure-les-Templiers (Côte-d'Or), inhumée le 22 février 2010, Recey-sur-Ource(Côte-d'Or) (à l'âge de 78 ans), dont
        • Christian Prouvost, docteur en médecine, gynécologue.
        • Gaëtane Prouvost, violoniste soliste, mariée avec Charles-Olivier de Couëssin du Boisriou, né le 1er décembre 1953, Paris (filleule: Tiphaine de Couëssin du Boisriou 1984-2011), ...
        • Thierry Prouvost, né le 22 juin 1957, Lille (Nord),
        • Géraldine Prouvost,
        • Géry Prouvost, professeur au Grand Séminaire de philosophie Saint-André Kaggwa de Kinshasa, docteur en philosophie de l’Institut Catholique de Paris, docteur en histoire des religions de la Sorbonne.
      • Simone Prouvost, née à Faches-Thumesnil (59, Nord), mariée le 25 septembre 1951, Lambersart (59, Nord), avec Jean Trentesaux, né à Tourcoing (Nord), décédé le 21 novembre 1994, Argenteuil (Val-d'Oise) (à l'âge de 72 ans), docteur en médecine, ...
      • Brigitte Prouvost, mariée avec Benoît Thiriez,
      • André Prouvost, marié le 2 juin 1956 avec Véronique Crépy, dont
        • Laurence Prouvost, Lille (Nord), mariée avec Dominique Flipo
        • Christine Prouvost, mariée avec Franck Ruauld,
        • Jérôme Prouvost, marié avec Fabienne Rassat, dont
          • Alexandra Prouvost,
          • Anthony Prouvost,
      • Charles Prouvost.
      • Bernard Prouvost, Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), marié le 24 mai 1960, Flers-lez-Lille (59, Nord), avec Bernadette Cuvelier, Roubaix (Nord), dont
        • Eric Prouvost, né à Roubaix (Nord), marié avec Patricia du Bus de Warnaffe, née à Uccle (Belgique), dont
          • Marion Prouvost, Pauline Prouvost,
        • Nathalie Prouvost, née en 1962, décédée.
        • Caroline Prouvost, née à Roubaix (Nord), mariée avec James Heath, ...
        • Virginie Prouvost,
      • Jacques Prouvost, marié avec Nicole Bera, dont
        • Olivier Prouvost, marié avec Valérie Pérals, dont
          • Chloé Prouvost,
          • Tom Prouvost,
        • Karine Prouvost, mariée avec Stéphane Moreau, ...
        • Anthony Prouvost, marié avec Sabine Avesque, dont
          • Timothée Prouvost,
    • Lucie Prouvost, née le 29 novembre 1903, Mouvaux (Nord), décédée le 5 janvier 1957, Laval (Mayenne) (à l'âge de 53 ans), mariée le 17 avril 1929, Paris 16ème, avec Roger Ponroy, né le 12 juillet 1891, Orléans (Loiret), éditeur, industriel, ...
    • Geneviève Prouvost, en religion.
    • Gérard Prouvost.
  • Germaine Prouvost, née le 25 juin 1877, Roubaix (59, Nord), décédée, mariée le 22 avril 1896, Roubaix (59, Nord), avec Maurice Pollet, né le 22 décembre 1872, Roubaix (59, Nord), décédé, industriel, ...
  • Jean Jérôme Prouvost, né le 28 août 1880, Roubaix (Nord), décédé le 13 mai 1951, Lille (Nord) (à l'âge de 70 ans), notaire, marié le 17 mai 1903, Ascq (59, Nord), avec Marthe Droulers, née le 10 juin 1880, Ascq (59, Nord), décédée le 16 octobre 1918, Bordeaux (33, Gironde) (à l'âge de 38 ans), dont
    • Jean Prouvost, né le 3 octobre 1904, Roubaix (59, Nord), décédé le 16 décembre 1965, Bouchain (59, Nord) (à l'âge de 61 ans), notaire à Fleurbaix, marié le 6 janvier 1943, Comines (59, Nord), avec Mathilde Froidure, née le 27 janvier 1914, Comines (59, Nord), marié avec Marguerite Marie Pattyn, dont
      • Bernadette Prouvost, mariée avec Jacques Maes, ...
    • Xavier Louis Prouvost, né le 30 avril 1906, Roubaix (59, Nord), décédé le 12 août 1965, Tourcoing (59, Nord) (à l'âge de 59 ans), marié le 8 décembre 1942, Santes (59, Nord), avec Antoinette Bernard, née le 27 mai 1910, Santes (59, Nord), décédée le 19 janvier 1977, Tourcoing (59, Nord) (à l'âge de 66 ans), dont
      • Cécile Prouvost, née àTourcoing (Nord), mariée le 29 mars 1969, Tourcoing (Nord), avec Ludovic Leurent, né à Tourcoing, décédé le 21 janvier 2007, Mouscron (Belgique) (à l'âge de 62 ans)
      • Marthe Prouvost, née à Tourcoing (Nord),  mariée le 29 juin 1968, Tourcoing (Nord), avec Jean Malard, né à Tourcoing (Nord), ...
      • Gonzague Prouvost, né à Tourcoing (59, Nord), marié le 4 juillet 1970, Roubaix (59, Nord), avec Marie-Nathalie Masurel, née à Roubaix (59, Nord), dont
        • Vianney Prouvost, né à Croix (59, Nord), relation avec Bénédicte Mauze, dont
          • Lucas Prouvost, né à Paris.
          • Théo Prouvost, né à Paris.
          • Jeanne Prouvost-Mauzé, née à Paris.
        • Gonzague-Arnaud Prouvost, né à Croix (59, Nord), Saint-Cyr, capitaine de gendarmerie en 2006, marié le 1er août 1998, Moirax (47), avec Ghislaine Prévost, née à Agen (47), dont
          • Constance Prouvost, née à Villingen (Allemagne).
          • Jean Prouvost, né à Agen (Lot-et-Garonne).
          • Marie-Munezero Prouvost, née à Luzaka (Zambie).
          • Ephrem Prouvost, né le 30 décembre 2004, Marmande (Lot-et-Garonne), décédé le 30 décembre 2004, Marmande (Lot-et-Garonne).
        • Thibault Prouvost, né à Tourcoing (59, Nord), marié le 31 juillet 1999, Saint-Perdon (40, Landes), avec Ségolène Briot, née à Versailles (Yvelines), dont
          • Mathilde Prouvost, née à Versailles (Yvelines).
          • Julie Prouvost, née à Antony (92, Hauts-de-Seine).
          • Aurore Prouvost, née à Fontainebleau (77, Seine-et-Marne).
          • Charlotte Prouvost, née à Melun (77, Seine-et-Marne).
          • Sophie Prouvost, née à Melun.
        • Virginie Prouvost, née à Tourcoing (59, Nord).
      • Xavier Prouvost, né à Tourcoing (Nord) (marraine: Simone Bernard 1926-), marié le 4 novembre 1972, Tourcoing (Nord), avec Florence Mariaux, née à La Madeleine (Nord), dont
        • Thomas Prouvost, né à Tourcoing (59, Nord), marié le 26 septembre 2009, La Roche sur Yon (Vendée), avec Virginie Marchand, née à Nantes (Loire-Atlantique), dont
          • Alexandre Prouvost, né à Bron (Rhone).
        • Camille Prouvost, née à Bogota (Colombie).
      • Bertrand Prouvost, né le 23 juin 1948, Tourcoing (Nord), décédé le 7 juillet 1949, Tourcoing (Nord) (à l'âge de 12 mois).
      • Hugues Prouvost, né à Tourcoing (Nord), marié le 31 juillet 1972, Marcq en Baroeul (Nord), avec Francine Delobel, née à Marcq en Baroeul (Nord), dont
        • Sébastien Prouvost, né à Tourcoing (Nord), marié le 28 juin 2003, Ennevelin (Nord), avec Véronique Fromeaux, née à Lesquin (Nord), dont
          • Jules Prouvost, né à Tourcoing (Nord).
          • Chloé Prouvost, née à Saint Saulve (Nord).
        • Capucine Prouvost, née à Tourcoing (Nord), mariée le 29 août 2003, Marcq en Baroeul (Nord), avec Nicolas Cultru, né à Dijon (Côte-d'Or), ...
        • Eglantine Prouvost, née à Tourcoing (Nord),
      • Olivier Prouvost, né à Tourcoing (Nord),  marié le 21 septembre 1974, Villeneuve d'Ascq (Nord), avec Bénédicte Lepers, née à Roubaix (Nord), dont
        • Fabien Prouvost, né à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), marié, Bienvillers au bois (Pas de Calais), avec Véronique Fort, née à Evry (91), dont
          • Alice Prouvost, née à Blendecques (Pas de Calais).
          • Daphné Prouvost, née à Helfaut (Pas-de-Calais).
        • Laurette Prouvost, née à Sainte Catherine les Arras (Pas de Calais),  mariée le 24 avril 2004, Bienvilliers au Bois (Pas de Calais), avec David Bernard, né à Sainte Catherine les Arras (Pas de Calais),
        • Adeline Prouvost, née à Sainte Catherine les Arras (Pas de Calais), mariée le 5 juillet 2008, Bienvillers au Bois (Pas de Calais), avec Antoine Leroux, né à Montdidier (Somme).
      • Patrice Prouvost, né à Tourcoing (Nord), marié le 29 juillet 1978, Roncq (Nord), avec Lætitia Duprez, née à Roncq (Nord), dont
        • Eugénie Prouvost, née à Lomme (Nord).
        • Tanguy Prouvost, né à Roncq (Nord), marié le 7 mai 2011, Bondues (Nord), avec Louise Duthoit, née à Roubaix.
        • Pauline Prouvost, née à Roncq (Nord).
        • Charles Prouvost, né à Roncq (Nord).
      • Marie-France Prouvost, née à Tourcoing (59, Nord), mariée le 15 décembre 1979, Tourcoing (59, Nord), avec Hugues Watine, né à Lille (59, Nord), ...
    • Marthe Prouvost, née le 4 juin 1909, Malo-les-Bains, 59, Nord, décédée le 21 janvier 1989, Tourcoing, 59, Nord (à l'âge de 79 ans), mariée le 14 juin 1939, Tourcoing, 59, Nord, avec Paul Mignot, né le 9 mai 1908, Antwerpen, Belgique, décédé le 10 février 1982, Tourcoing, 59, Nord (à l'âge de 73 ans), agent de change à Lille, charge Mignot,
    • Francis Prouvost, né le 18 janvier 1912, Tourcoing (59, Nord), décédé le 8 avril 1992, Tourcoing (59, Nord), inhumé, Santes (à l'âge de 80 ans) (filleul: Olivier de Baynast de Septfontaines 1949-), marié le 6 janvier 1944, Santes (59, Nord), avec Gabrielle Bernard, née le 21 juin 1914, Santes (59, Nord), décédée le 31 juillet 2000, Tourcoing (59, Nord), inhumée, Santes (à l'âge de 86 ans), dont
      • Franck Prouvost, né à Santes (59), notaire, marié le 31 juillet 1971, Tourcoing (Nord), avec Véronique Le Gentil, née à Coubert, Seine-et-Marne, dont
        • Cédric Prouvost, né à Tourcoing (Nord), marié le 5 février 2005, Damvix (Vendée), avec Christelle Bellanger, née à Fontenay le Comte (Vendée), dont
          • Berthille Prouvost, née à La Roche sur Yon (Vendée).
          • Juliette Prouvost, née à La Roche sur Yon (Vendée).
          • Simon Prouvost, né à La Roche sur Yon (Vendée).
        • Lionel Prouvost, né à Tourcoing (Nord), marié le 12 juin 2004, Quesnoy sur Deule (nord), avec Angélique Flament, née à Hazebrouck (Nord), dont
          • Camille Prouvost, née à Lille (Nord).
        • Aurélie Prouvost, née à Tourcoing (Nord), mariée le 6 mai 2000, Bondues (59), avec Loic Droulers, né à Bondues (59),
      • Marie-Bénédicte Prouvost, née à Tourcoing (Nord), mariée avec Jean-Claude Malaurent, né le 16 février 1946, Paris, décédé à Paris (à l'âge de 53 ans), ...
      • Marie-Pascale Prouvost, née à Tourcoing (Nord), décédée le 6 mai 1951, Santes (Nord) (à l'âge de 12 mois).
      • Stanislas Prouvost, né à Tourcoing (59, Nord), marié le 13 décembre 1975, Tourcoing (59, Nord), avec Muriel Duquennoy, née à Rouen (76, Seine-Maritime), dont
        • Gaëtan Prouvost, né à Tourcoing (59, Nord), marié le 1er mars 2008, Mouvaux (Nord), avec Lucie Dhalluin, née à Mouvaux (Nord), dont
          • Timothée Prouvost, né à Villeneuve d'Ascq (Nord).
        • Mathias Prouvost, né à Tourcoing (59, Nord).
        • Anne-France Prouvost, née à Tourcoing (59, Nord).
      • Christophe Prouvost, né à Tourcoing (Nord), marié le 26 juin 1981, Tourcoing (Nord), avec Aude Prouvost, née à Lille (Nord), dont
        • Antoine Prouvost, né à Croix (Nord).
        • Delphine Prouvost, née à Senlis (Oise), religieuse.
        • Paul-Edouard Prouvost, né à Roncq (Nord).
        • Augustin Prouvost, né à Montmorency (Val-d'Oise).
    • Marcel Prouvost, né le 14 mai 1914, Tourcoing (Nord), décédé le 4 décembre 1968, Bordeaux (Gironde) (à l'âge de 54 ans), marié avec Aline Ponroy, dont
      • Benoit Prouvost. marié avec Edith Delalande, née à Bordeaux (Gironde) (marraine: Jacqueline de Messey), dont
        • Caroline Prouvost. Relation avec Bernard Dagan,
        • Agnès Prouvost, née à Nantes (Loire-Atlantique) (parrain: Yann Delalande 1948), mariée en 2005, Nantes (Loire-Atlantique), avec Guillaume Gonichon, ...
        • Isabelle Prouvost, mariée en février 2005 avec Germain Liénard

§  Nicolas Prouvost,marié le 28 juillet 1920, Paris, avec Cécile Denonvilliers, née le 16 janvier 1880, Paris, décédée le 12 octobre 1955, Tourcoing (Nord) (à l'âge de 75 ans).

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