Les Charles Prouvost
16: Henri II Liévin Prouvost 1810-1857
naquit le 9 juin 1810 à
Roubaix, mort le 22 avril 1857 à Flers près de Lille à l'âge de 46 ans, épousa
le 26 avril 1835 Sophie Florin 1812-1871
Dont: Henri 1836-1900, Charles Jérôme 1837-1906, Sophie
1838-1918, Paul Alexandre 1840-1903, Caroline 1843-1915
Sophie est la petite fille de Pierre Constantin Florin,
Député suppléant aux Etats généraux de Versailles et premier maire de Roubaix.
époux de Marie Bacon de Sains,
fille de Philippe et Augustine Macquart (de Terline),
La soeur de Pierre Constantin Florin, Marie-Agnès Florin (1712-1767) épousa à Roubaix en 1712 Jacques II Prouvost
(1699-1774) : elle était la fille de Jean Nicolas Florin,
membre de la Manufacture de Roubaix et administrateur de la table des Pauvres
(1686-1737) et
Marie Catherine de Surmont (1692-1744), inhumée dans l'église de
Roubaix, sœur de de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem
et d'une des Brigittines;
(1699-1774 inhumé dans l'église de Roubaix), Maître de manufacture)
Sa descendance


L’hôtel Florin, 104,
rue du Faubourg de Roubaix à Fives-Lille:
" L ’hôtel possède front à rue
une longue façade imposante et sévère, seulement décoré d’une serlienne* qui
rappelle le Premier Empire. Il est l’unique témoin de cette bonne et vieille
commune de Fives aux 34 maisons de campagne, disséminées en 1843 sur
Fives-Saint-Maurice jusqu’aux hauteurs du Dieu de Marcq et de Mons-en-Barœul.
C’est alors un riche vallon fertilisé par les eaux du Becquerel et de
Deux versions circulents, toutes deux péremptoires: "Il est dit
que Pierre d’Arc, dit le Chevalier du Lys, frère de Jeanne d’Arc n’eut pas de
descendance :
« Il a
été clairement démontré que Pierre d'Arc n'a eu qu'une seule femme et un seul
fils. Il ne s'est jamais marié à Jeanne de Prouville, et n'a donc pas eu de
postérité, au delà de son fils unique » Boucher de Molandon ;
"Pierre
du Lis, extinction de sa descendance en 1501" Conseil héraldique
de
France, 1890, critiquant la généalogie inventée
par Robert Le Fournier parue dans la même revue quelque
temps plus tôt"
P Ract-Madoux 14 v 2005 Voir la base Roglo




Diner de famille chez Charles I et Marie Prouvost en 1901 -Photo grâce à Thierry Toulemonde
née le 28 mai 1840 à Roubaix, décédée le 24 mars 1908 à Roubaix à 67 ans
Fille de Louis-Jean Scrépel et Céline Florin
(Portrait par Victor Mottez, Musée de la Piscine, Roubaix)
Les repas de famille à Roubaix: " Une trentaine de personnes autour d'une table à allonges, à la
nappe blanehe damassée, couverte de corbeilles de fruits, de gateaux, de
bonbons, trois plats au moins de mets recherchés dont on reprend car on les
repasse, fromages, entremets ou petits gateaux de chez trofas, fruits gateaux,
café, liqueurs.
Pendant ces repas, on commente les nouvelles, les faits divers,
la politique surtout. On se scandalise de l’attitude du gouvernement qui
ordonne les inventaires des biens d’église, de celle de l’abbé Lemire qui a
posé à hazebroucq sa candidature à la députation et qui est élu, tante maria,
un certain dimanche, nous fait part d’une invention appelée à révolutionner la
vie : celle d’une machine composée d’un acdre, de deux roues, d’un guidon,
d’une selle. On se tient dessus en équilibre, et, avec les pieds, on fait
marcher les deux pédales. Les hommes l’enfourchent comme un cheval, font de la
vitesse, et les femmes aussi, figurez vous. Naturellement, pour être décentes
en y montant, elles portent des culottes bouffantes. Elles ne mettent pas de
jupes, mais montrent leur molet (...)
Après le repas, les dames passent au salon se chauffer auprès
d’un bon et beau feu l’hiver ou bien elles vont arpenter le jardin en long et
en large l’été. Les messieurs jouent aux cartes et fumenty dans le bureau où
l’athmosphère chargée de fumée devient très vite irrespirable. Les jeunes d’âge
scolaire, eux, sont partis au collège, à trois heures pour assister aux vèpres.
Ces réunions groupent tantôt le coté Watine, tantôt le coté Prouvost.
« Parfois,
je restais loger à Roubaix et j’assistais alors à la prière du soir récitée en
commun. Elle réunissait parents, enfants, domestiques, dans une petite pièce du
premier étage appelé « l’Oratoire ». Des prie-Dieu, des chaises
étaient assemblées devant la cheminée de marbre transformée en autel, avecun
Christ, des statues, des cierges, des fleurs. Bon papa, chef de famille,
récitait les prières, nous y réppondions tous, on y ajoutait les invocations à
saint Joseph en mars, à la sainte Vieige marie en mai, pour le mois de Marie,
au sacré Cœur en juin.» Marie Paule Fauchille-Barrois, Vos aïeux que j’ai connus.
Sophie
BROUE, cuisinière et bonne d'enfants , depuis 33 ans chez M. Prouvost-Scrépel,
à Roubaix. Dévouement sans bornes. Après avoir élevé la famille de Mme Prouvost
avec toute la tendresse d'une mère , Sophie reporte maintenant toute sa
sollicitude sur les petits-enfants , et montre envers sa propre famille un
désintéressement inaltérable.
dont

Réunion de famille Prouvost-Scrépel à Roubaix
Ce
document
signé par Charles-Jérome Prouvost et Léon
Scrépel ne peut dater que de quelques jours avant le 30 janvier
1875 où le
parlement vota, à une voix près, celle du
député Wallon, en faveur de la
République, au détriment de la Monarchie,
représentée par le Comte de Chambord
qui prit le prétexte de son attachement au drapeau blanc pour
éviter d'usurper
le légitime retour des descendants de Naundorff. Le
Président fut le Maréchal
de Mac-Mahon..

Léon Louis Scrépel 1838 1879, frère de Marie Sophie, fils de Louis Jean Scrépel 1809-1891, associé et beau-père de Charles Prouvost et signataire de ce document.
1875-1937
Forma
avec François Motte en 1919 et 1920, " un groupe, avec d'autres
associés, qui créa coup sur coup quatre
sociétés: l'un
d'entre elle, la Société Industrielle de Pologne, ne se
limita pas aux activités pétrolières; elle
prit aussi des participations dans une filature à
Sosnowiec, dans un domaine agricole à Brody (ville
natale de Joseph Roth), dans la banque industrielle de Pologne
etc. Les
trois autres gérèrent des concessions et prirent d'autres
participations, centrées sur des gisements galiciens.
Mais la Société industrielle de Pologne fut mise en veilleuse en 1925." Les Maitres du Nord Pierre Pouchain
épousa Eugénie Masurel
1881-1926
Ils habitaient
Le château Masurel
28, rue de
Wailly à Tourcoing, habitée
par Charles Prouvost-Masurel.


Elle a
été construite en 1911 par l’architecte
tourquennois Jean-Baptiste Maillard (A.M. Tourcoing permis de
construire) en
style néo-normand, en brique au rez-de-chaussée
(avec soubassement, bandeau et
coussinets de linteaux en pierre), en pan de bois à l'
étage. La travée de
gauche est sommée d’une grande lucarne
à ferme débordante. L’accès
au jardin et
au garage se fait par deux portails identiques situés
symétriquement en hors
œuvre de part et d’autre de
Vacances à Cannes, châlet des Syrphes, allée du petit Juas


Charles Prouvost-Masurel et sa fille Simone Madame Charles Prouvost- Masurel
à Cannes vers 1906 ou 1908 et sa fille Simone


Eugénie Prouvost-Masurel
Cette demeure était construite à coté des pharaoniques usines François Masurel frères,
fondées en 1876 et
construite à
cet endroit en 1884 par le grand
père
d’Eugénie, François Masurel-Pollet
(1826-1913) avec ses 3 fils François, Edmond
et Eugène. Elles sont classées Monument Historique
: 2000/05/21.


Portrait par Weerts, 1906
François
Masurel-Pollet fut négociant en laines, associé
de
Son fils François
Masurel-Jonglez (1855-1894)
fonda en 1877, sous
Chevalier et capitaine :
(1901-1953)
fils
de Charles Prouvost et Eugénie Masurel, il naquit à
Roubaix le
II Janvier 1901, ainé d’une famille de cinq
enfants. II fut élève du collège du
Sacré-Cœur à Tourcoing.


La maison classée
de Lambersart
Jusqu’à
la guerre de 1940, c’est la progression continuelle de son
entreprise : création d’un dépôt a Marseille,
début de l’usine de Wattignies, extension de plus en
plus importante dans la grande Industrie et
les Administrations.

« Au premier rang, Charles et Hélène Prouvost à gauche; Christian et Brigitte Prouvost tout à droite ; au centre Monsieur et Madame Dugravot : il était le bras droit de Charles Prouvost, avec le titre de secrétaire général ; en tant que ancien militaire de carrière , il a souhaité lors du déclenchement de la guerre d'Indochine "rempiler" au titre de Commandant ? ou Colonel? ».« Avant dernier rang et 2° à droite en pardessus clair Robert Menessart qui était à la Roseraye chauffeur et jardinier, et qui logeait avec Janine son épouse dans la maison située à droite en entrant à la Roseraye. L'oncle Roger Ponroy au 1er rang au centre dirigeait l'usine de Laval . Et à sa gauche Edouard Cailleret... ». Jacques Prouvost-Béra.

II met en route les usines de Créteil; Marseille, puis Wattignies
En 1948, il entreprend un voyage d’études aux Etats-Unis avec un groupe de
confrères et, au retour, appliquera dans son affaire des idées intéressantes,
des conceptions plus modernes qui avaient attiré son attention.





En septembre 1952, sa sante commence à inquiéter son entourage ...
Il se soigne trois mois et peut revenir a la nouvelle année a son bureau offrir
ses vœux a son personnel. De nouveau, début janvier 1953, il doit garder la chambre, au lieu
de partir trois semaines, comme il l'espérait sur la cote d’Azur.
Les visites de ce délicieux bébé près de son lit de souffrances
furent ses dernières joies.
Charles Prouvost était administrateur du Crédit immobilier. Il
était ancien Président de la jeunesse catholique de Tourcoing, Président de
Il présidait les associations locales : ancien président du
conseil paroissial et des familles nombreuses de Thumesnil, membre du conseil
paroissial et des œuvres de la paroisse Sainte Callixte, président d’honneur du
Patro-club et de la chorale, président d’honneur de
Il descendait du frère de Jeanne d’Arc, Jacques d’Arc, par les
Florin et les Macquart de Terline, données généalogiques aujourd’hui
contestées.
« Né à Roubaix le 11
janvier 1901, pieusement endormi dans la paix du Seigneur à Lambersart, après
une longue et douloureuse maladie, le 23 mars 1953, à l’âge de 52 ans, muni des
sacrements de notre Mère
Extraits des lettres de condoléances :
« Doué des plus beaux dons de l’intelligence et du cœur, il
eut toutes les qualités du véritable chef. C’était un animateur et un
entraineur d’hommes, tenace, énergique et bon. »
« Sa bonté et sa charité étaient légendaires. »

Réunion de
famille Prouvost-Scrépel
Charles PROUVOST a toujours manifesté un certain attrait vers
l'Armée, Tout ce qui était militaire l’intéressait. Non pas pour en profiter
personnellement : il a été dégagé de toutes obligations militaires comme
lieutenant de réserve et sans aucune décoration, mais parce que, pour lui,
l'armée représenta l’Honneur, le Devoir, l’Abnégation, Qualités qui étaient
bien les siennes.
C’est en 1934, que pour la première fois j’eus l'occasion de le
connaître a LAON, lors d’une convocation de réservistes au I7eme d’Artillerie
ou il avait déjà servi autrefois comme « bleu » à Abbeville. Rien ne
pouvait déceler en lui l'officier de réserve. Toujours en tenue impeccable,
droit, simple, très a l’aise a cheval, il en imposait. Il avait dans le sang
cette aptitude du commandement qui ne s’apprend pas dans les règlements~ mais
qui est le réflexe naturel des qualités du cœur, de la droiture et de la
volonte: il était l’homme de l’action personnelle. N’a-t-il pas été, en 1940,
volontaire pour prendre le commandement d’une batterie anti-char.
Puis ce fut, jusqu'en 1939, des rappels souvent inopinés. II est
peut-être nécessaire de préciser que Charles PROUVOST n'a jamais demandé comme
industriel - et c’était son droit - une affectation spéciale de fournisseur
agréé de
Charles PROUV03T ne pouvait pas s’attacher a une routine, II n’est
pas un partisan, il ne suit pas, il
attire.
Janvier 1940,- Fremestroff. La petite guerre au contact des
Allemands vers Forbach: Une circulaire prévoit que les pères de 5 enfants et
plus peuvent être renvoyés dans leur foyer. Cas de conscience ! Cependant,
grâce aux sages conseils du Colonel Thomas, Charles PROUVOST accepte de rentrer
à L1LLE.
Apres ces années sombres, après la libération, il est resté aussi
attaché a l'Armée. Il n’aurait jamais voulu manquer la réunion annuelle de
notre Amicale, nous faisant souvent l'honneur d'y convier Madame PROUVOST.
Lors de mon entrée chez PROUVOST-DALLE & Cie, il fut entendu
entre nous que le tutoiement serait aboli et que je l’appellerais Monsieur
PROUVOST", comme tous ses autres collaborateurs. Et il avait coutume de
dire : « Il était mon capitaine~ j’étais son lieutenant, maintenant
c’est le contraire et nous continuons a bien nous entendre."
Et quand Je suis parti en Indochine, le premier, dans un geste que
je n’oublier8.i jamais; il a précisé "Mon vieux René, je t’embrasse."
Dont
Christian Prouvost époux de Brigitte Virnot Simone Prouvost époux de Jean
Trentesaux,
Brigitte Prouvost, mariée
avec Benoît Thiriez.
André Prouvost, marié
avec Véronique Crépy
Charles Prouvost.
Bernard Prouvost, marié avec Bernadette Cuvelier
Jacques Prouvost,marié avec Nicole Bera
Christian Prouvost, Capitaine de Cavalerie,
arme blindée et cavalerie de réserve, 7° spahi à Senlis et 1° régiment de
spahis algérien à Médéa, auteur
de la trilogie romanesque:« A demeure », « Le tambour de
Marengo », « La femme de nulle part », industriel , épousa Brigitte Virnot, www.virnot-de-lamissart.com d’une ancienne famille
qui eut deux alliances avec les Prouvost
au XVIII° et deux au XX° siècle, dont Christian
Prouvost, chirurgien-obstétricien, interne des hôpitaux, commandant de réserve ;
Gaëtane Prouvost, violoniste soliste
international, premier prix de violon
et de musique de chambre du Conservatoire de Paris, a poursuivi sa formation à la Julliard School
de New York auprès d’Ivan Galamian comme nombre des
virtuoses contemporains. Mais son véritable maître sera Zino Francescatti, l’un
des grands violonistes du siècle et unique héritier de la technique de Paganini.
Elle lui a consacré une biographie et enregistré un disque de ses compositions
originales et transcriptions en plus de toute une discographie. Son mari est Charles
de Couëssin, diplômé de l’Imperial College de Londres, de l'Université de Paris
X et de l'Ecole du Louvre dont Victor-Emmanuel, Gabriel, Maxime et Adélaïde.
Thierry Prouvost, fondateur de
« Pour vous, les princes » agence de communication et d’évènementiel,
redonne vie aux familiales « Manufactures Royales du Dauphin ». Après
Géraldine Prouvost, Géry Prouvost, né en 1964, à Paris, est professeur
au Grand Séminaire de philosophie Saint-André Kaggwa de Kinshasa, docteur en
philosophie de l’Institut catholique de Paris et docteur en histoire des
religions de la Sorbonne, il a déjà publié de nombreux ouvrage sur
l’ontologie.
Capitaine de l’arme blindée et cavalerie de réserve
Premier Régiment de Spahi
Auteur de la trilogie :
« A demeure »
« Le tambour de Marengo »
« La femme de nulle part »
Industriel


Fils de Charles III Prouvost et Hélène Dalle
épouse
Brigitte Virnot :
La famille
Virnot
vint du Val D'Aoste, en Italie,
à la fin du XVI° siècle pour s'implanter dans la ville de Lille.
Charles Le Thierry d'Ennequin, dans son ouvrage de 1930 sur les
anciennes familles lilloises, mentionne:
" D'après l' étymologie même de son nom, Vir Notus,
Dès son
arrivée, Urbain Virnot occupa des fonctions de premier plan dans cette
ville: il fut bourgeois de Lille, comme ses descendants, et épousa l'héritière
d'une antique famille des Flandres, Simone de Berlaimont. Son fils Urbain fut
Conseiller du Roi, Contrôleur des guerres à Honschoote.
Ses descendants s'illustrèrent au service de la ville et purent exercer un
rayonnement culturel. que nous nous attacherons à décrire.
Il s'allièrent et se trouvèrent apparentés avec un petit nombre de familles
qu'a magnifiquement étudié Charles le Thierry d'Ennequin :
elles s'appelaient
Lenglart,
Le Thierry d'Ennequin, Quecq d'Henripret, de Raismes, Defosseux, Prouvost,
Aronio de Romblay, Savary de Gavre, Derode, Smet, Barrois.
Ces
familles patriciennes, souvent liées au négoce, étaient, le plus souvent, en
cours d'anoblissement, beaucoup le furent:
les deux frères, Urbain Dominique Virnot et Charles Louis Virnot de Lamissart
au XVIII°
incarnèrent bien les options que pouvaient choisir les notables,
à la veille de la Révolution Française,
et pourraient à eux seuls constituer la matière d'une passionnante étude,
d'autant que d'importantes archives ont été conservées.
Nous nous attacherons à étudier les personnages qui ont illustré
cette famille.
Le
roman de Christian Prouvost-Virnot
"
A demeure"
en
est inspiré:
" Les Stradin venaient de Lombardie qu'ils avaient quittée à la fin du XV°
siècle, par suite d'évènements indéterminés;
à l'époque, les échanges réguliers économiques et culturels, mais aussi les
invasions, les guerres, la misère, les épidémies, provoquaient d'importants
courants migratoires par le col du Brenner, entre l'Italie du Nord et les
Flandres.
Catherine de Stradin ironisait souvent: "n'oubliez pas que nous sommes des
immigrés!..."
En tous cas, leur position leur valut une insertion immédiate dans la meilleure
société.
Sous la monarchie, ils possédaient d'immenses terrains dans la périphérie
lilloise qui leur valurent d'entretenir d'étroites relations avec le
Maréchal Vauban, lors de l'édification de
O
Lors de sa fuite à Gand, au moment des Cents-Jours, l'infortuné roi Louis XVIII
accepta leur hospitalité.
A l'occasion d'un voyage officiel, Charles X les honora de son auguste
présence.
Pasteur comptait parmi les amis proches.
Les parents de Charles de Gaulle rendaient visite, en voisins, de leur maison
de
I
Il n'en fut rien, par souci, sans doute, de rester en retrait, loin des
sollicitations et des prébendes, mais ils en possédaient l'esprit.
La
vie terrienne, l'enracinement au pays, le culte des vraies valeurs
les rendaient dépositaires des plus anciennes traditions.
Pourtant
de génération en génération, trop à l'abri d'un rempart privilégié, ils se
laissèrent grignoter
par les nouvelles puissances d'argent
qui cherchaient des terrains pour édifier usines, entrepôts, ateliers (...)
Ni regret, ni amertume, le fatalisme devant la loi du renouvellement des choses
et la soumission à la volonté divine.
Les Stradin sont forgés de
On
On doit mériter son Ciel, d'où le détachement des biens matériels, à l'usage
des autres."




21 : Christian Gaëtane et Charles de Couëssin, Thierry, Géraldine, Géry
Le 52, rue de Bourgogne à Paris
Cette enfilade de salons est dans un immeuble
historique du XVIII° siècle, construit pour l'intendant du
Prince de Condé, Rue de Bourgogne,
au cœur de l’historique Faubourg Saint Germain, 7°
arrondissement de Paris, à quelques pas du Musée Rodin,
du Palais Bourbon, du Musée d’Orsay, .
Ouvrant par 9 fenêtres sur une élégante cour
classée, arborée et pavée, cette
enfilade comprend : le Vestibule d’honneur, un Cabinet de
curiosité, la Grande Salle à manger,
le Salon Bleu (orné de boiseries d’époque Louis XV rechampies bleu).



21 : Christian-Charles Prouvost
Commandant de Réserve
Interne des hôpitaux
Chirurgien-obstétricien
NCU

Les Prouvost se sont continuellement illustrés, ont guidé et dirigé à chaque génération, eurent un grand nombre de charges municipales et régionales, de religieux, de marguilliers, d’officiers de réserve, de décorations et légions d’honneur ;beaucoup d’entrepreneurs, initiateurs, voyageurs ; « Les épouses valent les époux :les femmes se haussent facilement jusqu’à l’héroïsme ». On remarque le goût prononcé pour les arts, les collections, les couleurs, les productions manufacturées comme les tapisseries de haute lisse des Flandres, les porcelaines, toiles et papiers peints, verreries et bien sûr tous les textiles bien caractéristiques de cette civilisation des Flandres. Car, de génération en génération, les Prouvost furent connus en dynasties de Maîtres de Manufactures puis d’industriels et négocièrent la laine, jusqu’à être parmi les premiers sur la scène internationale: mais nous verrons qu’ils n’étaient pas que cela : " Depuis Charles Quint, les mêmes familles dominent la Fabrique Roubaisienne : Pollet, Mulliez, Prouvost, Van Reust (qui devient Voreux), Leclercq, Roussel, Fleurquin, Florin, Malfait. Elles assurent la majorité de la production." Hilaire-Trénard: Histoire de Roubaix" : on reconnaît ici la permanence de ces familles dans l’économie de la France depuis 500 ans.
« Aussi loin qu’on remonte dans la généalogie des Prouvost, on les trouve solidement fixés dans le plat pays... Dans chacune de nos cités des Flandres –maritime et wallonne- l’Eglise nous enseigne la fidélité aux traditions religieuses, le Beffroi affirme l’attachement aux libertés communales, toutes les productions des lettres et des arts nous démontrent le respect de la foi jurée, le culte du beau, l’amour du bien, la fierté du devoir accompli ... Je vais vous donner dans le tableau ci-contre- copié dans les papiers généalogiques de la famille- la filiation en ligne directe des Prouvost depuis le Huars Prouvost de 1397 jusqu’à mon père... De nos ancêtres qui vivaient avant le XIX° siècle, nous ne possédons pas de lettres. Nous ignorerions tout d’eux si les archives officielles ne nous apportaient une documentation précise : actes de naissance et de décès, contrats de mariage : apports des conjoints, fiefs en propriété ou en occupation à titre de tenanciers –dispositions successorales-distinctions, seigneurs et échevins… » Albert-Eugène Prouvost (1882-1962).
Le fac-simile de la généalogie
Prouvost a été publié avec ces mentions ci-dessous :
Puis nous sommes allés interroger
deux passages de l’ouvrage du chanoine Leuridan: « Les vieilles
seigneuries, vieilles censes et les vieilles familles de Roubaix ».
Au sujet de la cense des Huchon, « une
famille Prouvost, de Roubaix, joignait à son nom celui de ce hameau qui a aussi
sa part dans l’histoire locale. En 1397, le long des héritages de (suite
dans le document ci-dessous)»
Il continue au
sujet de la seigneurie de la Haye : « Les Prouvost dont on fait
remonter la généalogie à la première moitié du XVIème siècle, sont originaires
de Wasquehal; l'établissement de l'un d'eux, qui vint y fonder une nouvelle
famille, est relativement récent puisqu'il ne date que de 1725; mais cette
famille est si considérable et si considérée; elle s'est maintenue à un rang si
distingué dans la société roubaisienne qu'elle aurait naturellement sa place
marquée dans notre recueil de notabilités si elle ne lui appartenait déjà par
son alliance avec la famille patricienne des de Lespaul.
Pierre Prouvost,
deuxième du nom, fils de Pierre et de Péronne Florin, chef de la 4ème
génération, avait épousé le 25 février 1669 Marguerite de Lespaul (baptisée
Roubaix 30.01.1648), fille de Jacques et de Jeanne de Le Dicque, réputé le plus
riche habitant de Roubaix, et de Jeanne de Le Dicque. Il en avait eu, entre
autres enfants, Jacques Prouvost, père de Pierre, de Jacques et de
Jean-Fortunat Prouvost.
Pierre Prouvost,
troisième du nom, manufacturier, épousa à Roubaix où il vint se fixer, le 25
septembre 1724, Marie-Jeanne de Le Becque; ses neuf enfants sont nés à Roubaix,
entre autres, Béatrix Prouvost, prieure de l'Hôpital Sainte-Elisabeth de
Roubaix en 1764, femme d'un grand caractère.
Jacques
Prouvost, deuxième du nom, s'établit aussi manufacturier à Roubaix où il épousa
Marie-Agnès Florin, sœur de Pierre-Constantin Florin qui fut député suppléant
du Tiers-Etat aux Etats Généraux de 1789 et le premier maire de Roubaix.
De cette union
naquit, entre six enfants, Pierre-Constantin-Joseph Prouvost par qui s'est
continuée à Roubaix, où elle grandit chaque jour, la belle et nombreuse famille
Prouvost à laquelle appartient Monsieur Amédée Prouvost, qui fut membre de la
Société d'Emulation de Roubaix.
Jean-Fortunat
Prouvost, né à Wasquehal le 10 juin 1702, prit en fermage en 1744 la cense de
La Haye, Roubaix, qu'il exploita un peu
en seigneur, ayant sa demeure particulière sur le territoire d'Hem auquel la
cense de La Haye confine. Il eut 11 enfants. Le 3ème, Pierre-Joseph Prouvost,
était collecteur des impôts à Roubaix en 1773-1779. La naissance du 9ème, le
1er août 1747, fut marquée d'un incident noté au registre des baptêmes, à
Roubaix. L'épouse de Jean-Fortunat Prouvost, habitant ordinairement la cense de
La Haye, avait néanmoins mis au monde ce 9ème enfant dans la demeure de son
mari. Prouvost prétendit faire baptiser son enfant à Hem et le curé de cette
paroisse céda par prudence, mais il remit un extrait de l'acte au curé de
Roubaix qui considérait l'enfant et la mère comme ses paroissiens et qui
transcrivit l'acte sur son registre en y mentionnant cet incident."
Leuridan
Leuridan semble
donc distinguer la lignée des Prouvost des Huchons de ceux de Wasquehal, ce que
soulève Philippe Rammaert, ce que contredisent les tableaux généalogiques parus
dans les années 1900, la tradition familiale, les « Souvenirs de notre
famille » d’Albert-Eugène Prouvost évoquant des « papiers
généalogiques de la famille » et Albert-Auguste Prouvost et qui nourrit la
belle biographie de C. Lecigne, professeur de littérature française, doyen de
la faculté libre des lettres de Lille, non généalogiste, sur le poète Amédée
Prouvost.
Telles
sont les
deux interprétations sur les Prouvost du XV° siècle,
faute de registres paroissiaux et autres archives à ce
jour de ces époques anciennes.
1397
La famille Prouvost dit Huchon joignait à son nom celui du hameau des
Huçons;
Le
fief des Huchons correspondait à peu près à
l'actuel parc Barbieux de Roubaix à la limite de Croix"
Huars était tenancier de la seigneurie de Favreulles, appartenant aux
Seigneurs de Roubaix et de Croix. Il labourait à son compte une
surface considérable
comprenant la Verte Rue (résidence actuelle de nos
confrères et amis Motte), le manoir de la Haye (aujourd'hui avenue
Gustave Delory),
les monts de Barbieux (notre jardin public), les
quartiers du Moulin et du Trichon, jusqu'à la rue de la Mackellerie "
Albert Prouvost, discours du centenaire du Peignage Amédée Prouvost, 1851-1951
Le long de son héritage se trouvait "une ruelle, voie et fraitte"
tenue du Seigneur de Roubaix
et par laquelle le châpitre de Tournai avait droit
de passage, ce que contestait Huars et Isabeau, mais qu'ils durent reconnaitre
devant le bailli et les hommes de fief de la seigneurie de Roubaix:
leurs échanges sont consignés dans le document
ci-dessous.
A la mort d'Huars, Jean, Seigneur de Roubaix, reçut pour relief un seul gant
blanc.
Sa descendance sur 12 générations

Archives de la cathédrale de Tournai, Cartulaire E.1°127
Sources de l'histoire de Roubaix, n°184
Jehan
Prouvost était juge de la Seigneurie de Croix en 1368 :son écu portait
un sautoir surmonté de
deux roues.
La ville de Croix longe l'actuel parc Barbieux à Roubaix qui correspondait au fief
des Huchons,attaché à la famille et au nom Prouvost au Moyen-âge.:

Le nom est anciennement cité dans le cartulaire de Cysoing.
A la même époque, " Jacques «Li Prouvost », chevalier, est cité en 1383 " Puymège
Gauthier le Prouvost, chevalier, échevin de Tournai
«
1270 (avril) JEAN de Mortagne, châtelain de Tournai, fait savoir
qu'il a donné et reporté en la main de Raoul, son frère,
en accroissement de son fief, 1 1 bonniers et 12 verges à Dottignies
en la Dove, et environ 13 bonniers à Saint-Léger, hameau
de la Raspaille, devant ses hommes de fiefs, pairs de Raoul : Roger de
Mortagne, seigneur d'Espierres, Thomas de Mortagne, Gillon du Lokeron,
chevaliers, Arnoul de Mortagne, clerc, Ankiel Wavison. Il a plu à
mon frère de reporter le tout en mains des Templiers de Flandre,
par vente. Les frères tiendront ces biens en francs-alleux;
comme ils tiennent tout ce qui leur est échu de Gossuin Fastret,
plus 4 bonniers acquis dans la suite. TEMOINS, les échevins
de Tournai : OTTON le Brun, Arnoul d'Estaimbourg, Gossuin d'Espierres,
Gauthier le Prouvost, chevalier. »
(Arch.
nat. Paris. S.5210, liasse 45, n°3)
Seigneur de Wasquehal en 1460 selon Lecigne

" Jean Prévost (ou Prouvost) aurait acquis en 1460 la seigneurie
de Wasquehal (voir de Muyssart, aux archives du Nord)" RP Louis
d'Halluin
Pour la deuxième fois, Roubaix nomme un échevin::
" Dès 7 heures du
matin, le 15 du mois de novembre 1469,
le bailly Jean de Langlée, les échevins
Jean de Buisnes et Jean Prouvost, dit des Huçons,
les
deux lieutenants Jean Fournier et Guillaume Agache, se rendirent au château de Roubaix construit par Pierre de Roubaix (1415-1498),
premier chambellan de Charles, duc
de Bourgogne, pour lui témoigner la reconnaissance de ses sujets
pour avoir obtenu la charte
de Roubaix qui donnait à la ville le droit de faire draps de toute laine.
"
(Histoire
de Roubaix, Trénard)

"Jehan Prouvost, dit des Huchons, fut échevin de Roubaix:
en
cette qualité, il recevait le 17 juillet 1474, la donation d'une
rente annuelle de 53 sols faite à l'église paroissiale de
Saint Martin
par Géraldine de Vernay, pour son obit (tous les ans et
à perpétuité un obit à diacre et sous
diacre); dans les
vieux documents,
on l'appelait souvent Jehan Huchon". RP Louis d'Halluin;
l'église de Roubaix a été agrandie par Pierre de
Roubaix, au sud, par la chapelle Saint Pierre accolée
à la chapelle Saint Jean-Baptiste,
financée par le pasteur Pierre de Vernay, pour abriter les reliques de l'apôtre;
au nord, par la chapelle Sainte Croix ou de la Trinité, pour
abriter sa propre sépulture et celle de Marguerite de Ghistelles,
là où, sans doute, était conservé un morceau de la vraie Croix.
En 1499,
Jean Prouvost est un des notables appelés à assigner à Roubaix dans l'aide
accordée au Souverain..
La vie communale se localise dans la halle échevinale avec sa bretèche.
Le 23 juillet 1502, "Jean Prouvost, dit des Huchons, cède
et transporte en la main des égliseurs et ministres des biens de l'église de
Roubaix
500 de francs alleux de Bourgogne, à Luingne, à charge par la dite
église de célébrer trois obits par an pour le repos de son âme; décédé en 1502.
" En 1458, Guilbert et Jean Prouvost recurent du seigneur un fief situé
près du Wault sis près du moulin de Roubaix
et pour relief ils lui devaient un paon et un rossignol " .
"ledit rossignol à livrer en temps et saison quand ils nichent et qu'on peut en découvrit" Leuridan
" Jean Prouvost et son frère Pierre sont cités le 26
septembre 1449
parmi "les plus riches de la paroisse de Roubaix." RP
Louis d'Halluin
" Jean Prouvost est le "grand ancêtre" de la famille
Prouvost "

Binet Prouvost, dit Binet des Huçons,
né en 1499, censier des Huchons dans le premier quart du
XVI°; décédé après 1520,
est au nombre des 29 principaux censiers qui , en 1520, vont quérir
pierres à
Lezennes
pour les travaux éxécutés à cette
époque dans l'église (Saint Martin) de Roubaix.
Pollet, Mulliez, Prouvost, Van Reust (qui devient Voreux), Leclercq, Roussel, Fleurquin, Florin, Malfait...
Elles assurent la majorité de la production." HilaIre-Trénard: Histoire de Roubaix"
A Lille, le sculpteur Allard Prouvost, à la filiation non définie, oeuvre au début du XVI° siècle pour l'hopital Comtesse, le chapitre Saint Pierre, la collégiale Saint Pierre,
notamment des figures des fondatrices Jeanne de
Constantinople et sa sœur Marguerite de Flandre agenouillées de part et d'autre
de
et présentées chacune par un ange dans le style ample et souple de l'art gothique finissant. ( Trénard: histoire de Lille)
Antoine Prouvost
Jean III Prouvost (1525-1559)
époux de Marguerite Malfait (1525-1562), d'une de ces quelques
familles qui, "depuis Charles Quint, domine la fabrique Roubaisienne."
Hilaire-Trénard:
de leurs enfants Jacques, Guilbert, Guillaume, Isabeau, Jehanne, Martine,
seul l'ainé Jean, ci-après, eut une descendance:
" Mention du franc alleu de la fondation de Jean «Prévost» dit Huchon (XVI"). " Puymège

6: Jean IV Prouvost,
époux d'Antoinette Le Blan, née en 1550
Ils vivaient à Wasquehal
Leurs enfants furent: Pierre Prouvost épousa Marguerite des Tombes, d'une famille " originaire de Lannoy, roubaisienne depuis
1643, et sans contredit celle qui a pris proportionnellement
le plus de part
aux affaires publiques; le fils succédant au père, le frère au frère, le neveu
à l'oncle, elle a donné à I'administralion de la commune de Roubaix
sept
échevins en cinq générations, et ce n'est pas son seul mérite." Leuridan
dont Jean Prouvost (1630-1670) dont Robert Prouvost (1660-1670),
lieutenant de la Seigneurie de Wasquehal
Anne Prouvost épousa Pierre des Tombes,
Catherine Prouvost épousa Noël de le Rue, d'une famille connue dès le XIII° siècle,
filiation depuis Martin, vivant à Roubaix en 1570.
7: Guillaume Prouvost,
né en 1580, censier et laboureur d'une surface
considérable :
" plus de 26 bonniers de bonnes terres et de lieux manoirs
situés sur les villages de Bondues, Marc-en-Baroeul, Roubaix et Tourcoing
et de
plus de 12.000 florins en capital de bonnes rentes héritières sur des
particuliers solvables;
ils étaient encore laboureurs d'une de leur fermes qui
est situé entre le Trieu du Grand Cottignies et la ferme de
(généalogie par Pierre Prouvost de 1748).
Il était aussi
marchand de laines peignées et de filets de sayettes ,

Jean
Buzelain put écrire, en 1625, dans sa Gallo-Flandria, sacra et
profana: " Roubaix, bourg ancien et noble sous beaucoup de rapports:
sa
dignité de Marquisat, son vieux chateau, la
multitude de ses habitants, ses manufactures de draps, son
église paroissiale,
son hopital, sa forme de ville concourent
à lui donner un air de grande beauté et de richesse."
Hilaire Trénard
Il était l'époux
d'Adrienne Wattel, née en 1580.
Leurs enfants furent Pierre qui suit,
Marie Prouvost épousa
Gilles de le Dicque;
Antoinette Prouvost qui épousa Pierre de
Courchelle , "d'or au chevron d'azur accompagné de trois trèfles du même".
(dont Antoinette Prouvost épouse Noël Masurel dont le fils Jacobus Masurel fut jésuite
et les deux filles
Antoinette qui épousa Jacques Prouvost-de Lespaul et Marie qui épousa Joseph
Roussel)
" Guillaume Prouvost fut à la fois laboureur et chef
d'industrie.
Il est le grand modèle de la race.
Il associe ses fils à son
labeur et à ses affaires" Lecigne
" Willaume
Prouvost donne en 1585 douze livres dix sols pour la table des pauvres. "Puymège
En
1596, Antoine Prouvost, aux Huchons, est taxé à 11
livres18 sous dans une taille assise pour fournir aux dépenses
occasionnées par les gens de guerre.
8: Pierre I Prouvost, (1606-1681)
époux de Péronne Florin (1628-1691)
Ils eurent Pierre, ci après, et Marguerite qui épousa Pierre Le Clercq.
Jean
Prouvost épousa en 1646 Barbe de Lespaul (dont
postérité),
et, avec François «d'Hallewyn », releva les fiefs du Fresnoy à Tourcoing, le 13 juillet 1677;
A la même époque, Pierre Prouvost, décédé le 19 février 1697, épousait Philipotte de Lespierre,

fille de Jacques de Lespierre, seigneur de Wassegnies, censier du Fresnes à Croix et d'Isabeau de Lobel;
son aïeul Blaise de Lespierre était seigneur de La Ronderie et de Grimbrie. Leur fille Marguerite Prouvost épousa Jean -Dominique de Cottignies puis Antoine d'Espinoy.

9: Pierre II Prouvost (1648-1691)
échevin de Wasquehal
(épitaphe
à gauche de l'autel Saint Nicolas de l'Eglise de Wasquehal)

époux de Marguerite de Lespaul,
(1648-1720,
inhumée près de l'autel Saint Nicolas de l'église de Wasquehal) ,

fille de Jacques de Lespaul, Seigneur du Gauquier à Wattrelos,
lieutenant de Roubaix de 1668 à
1672,
maître de manufacture,
En 1690, il était réputé le plus
riche de Roubaix;
il habitait le quartier de I'Hommelet.
il fit, cette année, un don de
pour capital d'une rente à charge d' obit 5. Honorable homme Jacques de Lespaul,
seigneur du Gauquier à Wattrelos,
mourut le 4 septembre 1691, âgé de 85 ans, et
fut inhume dans I' église de Roubaix.
et
Jehanne de le Dicque, fille de Gilles de le Dicque, Seigneur de la
Boutillerie à Watrelos et Marguerite Flameng, dame de la
Boutillerie,
d'une famille notable de nombreux échevins et trois
religieuses à l'hôpital Sainte Elisabeth

Vers 1681, (1691), Marguerite de Lespaul, veuve de Pierre Prouvost lègue à la
paroisse de Wasquehal centre trente livres parisis à charge de prières "
et le reste des revenus à acheter des camisoles pour les pauvres vieil
hommes".
Le 1° juin 1700, Marguerite de Lespaul. veuve de Pierre Prouvost,
passe un accord avec les religieuses de l'hôpital Sainte-Elisabeth de Roubaix,
par lesquelles deux parties s'interdisent pendant 50 années de planter des
bois
montant; le long des héritages aboutissant à la piedsente du bourg au hamel de
Blanchemaille (rue des Lignes) et à la piésente qui mène
de la précédente au
chemin de la croisette du Pret à la rue Nain ( rue de l’Hermitage) ;
ladite
Marguerite se réserve le droit de
planter des baies d'épine.
(Archives de Roubaix, CG. 287.) ("
Recueil de généalogies roubaisiennes" de l'abbé Th
Leuridan).
" Dans le cours du XVII' siècle, les représentants de cette
branche de la famille de Lespaul, favoris de la fortune,
ont quitté
Roubaix pour s’établir à Lille,
où, insensiblement, ils ont
pris rang parmi la noblesse.
Leur départ était, en novembre
1696, mis au nombre des malheurs publics:
" Nous, lieutenant et gens de loy du marquisat de Roubaix,
déclarons et certifions que ce lieu,
quy par ci-devant a este renommé à raison de ses manufactures et des gens
de considération quy l'habitoient, est présentement tombé
en décadence et
dépérit par suite de plusieurs événements fatals, à savoir le feu quy, en
les banqueroutes des marchands de Tourcoing et de
Lannoy qui en ont causé beaucoup d'autres a Roubaix, la retraite
des héritiers de Lespaul
et des principaux habitans quy ont pris leur résidence
a Lille, les grandes contributions qu'on a du payer en 1693,
la
famine arrivée en mesme tems, quy a mis à la besace 1es deux tiers des
habitants, et nonobstant le secours des autres,
plus de cinq cens desdits
habitants seraient morts de pauvreté, de disette et de faim, le manquement
de travail des manufactures
ont mis ce bourg à telle extrémité qu'il ne
retient plus rien de ce qu’ils a esté autrefois. Archives de Roubaix, EE. 25,
n' 33) " Leuridan
Ils seront tous inhumés au sein même des différentes églises de la
ville de Lille.
1: l'ainé, Jacques qui suit
2: Marguerite Jeanne Prouvost (1671-1744),
inhumée
en la chapelle de l'Ange gardien à Saint Etienne de Lille,
qui a
épousé Jean du Hamel en 1688;

leur succession "était assez
considérable" et vécurent à Paris;
ils léguèrent leurs biens immeubles à
son frère Jacques, qui suit, pour un tiers;
leur fille Marguerite fut religieuse au couvent des Pénitentes à Lille.
3: Pierre III Prouvost, né en 1675, épousa, à Saint Maurice de Lille,
le 5 septembre 1712 sa
cousine du deux au troisième degré, Marie Claire Trubert de Boisfontaines
(1687-1715 décédée à l'âge de 23 ans
neuf mois après avoir reçu les Saints Sacrements,
inhumée dans la grande
nef de l'église Saint Pierre de Lille) ,
fille
de
Pierre, receveur héréditaire des douanes et de Jeanne de Lespaul, après en avoir obtenu dispense
en la cour de Rome.

église Saint Pierre de Lille
Saint Maurice
il rédigea en 1748 la première
généalogie de la famille Prouvost:
« Voila
la description
des descendants des Prouvost et de ceux qui se sont alliez
jusques a la
fin de
cette année mille sept cens quarante huit.
Et on peut dire
sans vanité, que
lesdits du surnom Prouvost, ont toujours vécu en gens de
biens, d’honneurs
et
de bonne réputation en la foi catholique apostolique et
romaine
et les plus
notables des villages qu’ils ont
habitez "
il vivait à Lille, rue du Nouveau Siècle;
sa belle-sœur Elisabeth-Julie Trubert de Boisfontaine, dame de La Vigne, épousa Philippe Emmanuel du Bus, comte du Bus, seigneur de Moustier, Ogimont et d'Acquignies ;
les deux autres furent religieuses à Argenteuil.

La Vigne Eglise Saint André Rue du
Nouveau Siècle
Pierre Trubert, seigneur de Bois Fontaine, né vers 1650, décédé
le 4 août 1696 (à l'âge de peut-être 46 ans), receveur héréditaire de la Douane
de Lille.Marié le 26 juillet 1676, Lille, Nord, avec Jehanne de Lespaul, née le
26 mars 1654, Roubaix, Nord, décédée le 13 avril 1696, Roubaix, Nord (à l'âge
de 42 ans), dont * Marie Claire Béatrix
Trubert de Bois Fontaine, née en 1687, décédée le 23 août 1715, Lille (Saint
Pierre), Nord, inhumée, grande nef de l'Eglise Saint Pierre, Lille, Nord (à
l'âge de 28 ans). Mariée le 5
septembre 1712, Lille (Saint-Maurice), Nord, avec Pierre Prouvost, baptisé le 6
janvier 1675, Wasquehal, Nord, décédé en 1749 (à l'âge de peut-être 74 ans),
auteur d'une généalogie de la famille Prouvost, dont o Marie Françoise Prouvost, née le 19
septembre 1713, baptisée le 19 septembre 1713, décédée le 27 août 1742 (à l'âge
de 28 ans). Mariée le 9 décembre 1737,
église Saint André, Lille (Nord), avec Pierre Desruelles, décédé le 4 mai 1741,
dont + Pierre Desruelles, né le 16
novembre 1738, Lille (Nord), baptisé le 16 novembre 1738, église Saint Etienne,
Lille (Nord), décédé le 29 avril 1747 (à l'âge de 8 ans). + Marie-Catherine Desruelles, née le 3
décembre 1739, Lille (Nord), baptisée le 3 décembre 1738, église Saint Etienne,
Lille (Nord). o Pierre Claire Julie
Prouvost, née le 19 novembre 1714, baptisée le 19 novembre 1714, Lille (Saint
Pierre), Nord, décédée le 18 avril 1741, Lille (Saint André), Nord, inhumée,
grande nef de l'Eglise Saint André, Lille, Nord (à l'âge de 26 ans). * Elisabeth Trubert de
Bois Fontaine, dame de La Vigne. Mariée
le 31 août 1736, Lille, Nord, avec Philippe Emmanuel, comte du Bus, seigneur de
Moustier, Ogimont et d'Acquignies. (Roglo)
dont Marie-Françoise et Claire Julie
inhumée le 17 avril 1741 dans la grande nef de l'église Saint André de Lille.
Marie-Françoise
Prouvost épousa, le 9 décembre 1737, en l'église
Saint André de Lille, Pierre Desruelles, bourgeois de Lille,
4: Marie Prouvost, née en 1678,
épouse, en novembre 1705,
Pierre Dassonville, greffier de la juridiction consulaire de Lille,
fut inhumée
au milieu de la grande nef de l'église Sainte Catherine de Lille:

dont François Ignace époux de Marie Agnès Le
Clercq qui vivèrent à Paris.
10: Jacques I Prouvost (1670-1704)
(pierre tombale de marbre près de l'autel Saint Nicolas de l'église
de Wasquehal),
épouse à l'église Sainte Madeleine de Lille le
08-04-1698



Antoinette Masurel (1670-1730),
fille de Noël Masurel et Antoinette de Courchelle, elle même fille de Pierre de Courchelle et Antoinette Prouvost:
leurs enfants furent: Pierre Joseph, Jacques qui suit et Jean:
. Pierre Joseph Prouvost (1699-1770), maître
de manufacture, échevin de Roubaix en 1738 et 1739, épousa Marie Jeanne de le Becque,
fille
de Jean, Censier du Fontenoit, échevin de Roubaix, Marguillier de Saint Martin, d'une lignée dont le tronc se perd dans le XIII° siècle
et qui fournit jusqu'à 17
échevins à Roubaix, sept religieuses de l'Hôpital
Sainte Elisabeth, et Marie
Barbe de Lespierre;
les époux s'installèrent à Roubaix le 26 septembre 1724:
le curé Jacques Legroux déclare en 1714 : « le
bourg de Roubaix est considérable et ancien ;
ses manufactures le rendent célèbre
plus que bien des grandes villes en France, en Espagne et ailleurs ».
leur ainé Pierre Joseph Prouvost épousa Marie Ramery dit de
Boulogne dont la fille
Catherine Françoise Prouvost
épousa,
le 30 avril 1782, François Joseph DUROT 1747-1815, fils d’Arnould-François DUROT, bourgeois de Lille, remarquable
exemple de parcours proto-industriel :
sa vie intense a été racontée par
Alexis Cordonnier dans son article : « Une industrie d’art au
siècle des lumières : l’indiennerie DUROT (1765-1790) : il créa ou
racheta les:
Manufacture Royale des toiles peintes, indiennes & papiers peints en façon de damas & d'indiennes de
qu’il créa : lettres patentes le 25 janvier 1770 (toiles frappées des armes fleurdelisées),
Manufacture Royale de verres,
rachetée en 1775 et nommée sous la raison de son fils ainé « Louis-François Durot et fils », dirigée avec son gendre Auguste de LAGARDE ; cédée en 1777 à son associé Bernard Rousselle
Manufacture Royale de Mousselines d’Houplines
(association avec de Raincour) en 1768, Beau-père de Louis-François LEPERRE-DUROT, fondateur de la
Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin,
crée le 13 janvier 1784 place des Carmes à Lille et fabriquait de la porcelaine dure cuite au charbon de terre. Marque au « dauphin couronné » et « A Lille »
Après
Il installa sa manufacture-château au château de Beaupré, à Haubourdin, propriété du comte de Roncq

chevalier , seigneur de Boutigny, substitut au
Bureau des Finances de Lille 1717-1749
de Dorothée-Julie Durot épouse de François-Joseph LEPERRE,
fondateur de
de Pierre-Marie-Régis qui épousa la
fille d’un des plus gros fabricant de toiles peintes des Pays-Bas
catholiques : la gantoise Anne-Barbe CLEMMEN,
de Louis-François qui épousa
Marguerite BAYARD, riche propriétaire aux Antilles.
de Nathalie-Françoise, dominicaine
au couvent de Lille;
de Patrice-Joseph, religieux à
l’abbaye de Marchiennes.


Augustine Prouvost
épousa Liévin Joseph de Frenne, Sieur du
Gaucquier, 1728-1801, négociant,échevin de Roubaix en 1757-1758,
Le frère
de Béatrix et Augustine fut Pierre Constantin Prouvost, né en
1743, prêtre curé de Mouscron.
. Jean Fortunat Prouvost, né le 10 juin 1702, fut censier de
la cense de
le troisième, Pierre-Joseph Prouvost, était collecteur des impôts
à Roubaix en 1773-1779. La naissance du neuvième, le 1° août 1747, fut marquée
par un incident
noté au registre des naissances de Roubaix. L'épouse de Jean-Fortunat
Prouvost, habitant ordinairement la cense de
le neuvième
enfant dans la demeure de son mari. Prouvost prétendit faire baptiser son
enfant à Hem et le curé de cette paroisse céda par prudence,
mais il remit un
extrait de l’acte au curé de Roubaix qui considérait l’enfant et la mère comme
ses paroissiens et qui transcrivit
l’acte sur son registre en y mentionnant cet
incident. " Leuridan, les Vieilles Seigneuries
A la fin du XVII° siècle,
Jean Prouvost, mort en 1702 , non rattaché,
eut avec Jeanne Delaoutre une descendance alliée aux familles Facon, Desnoulets, Pollet, Barbieux, Dupire,
Boussemart, Bernard, Breyne, Hanse: dont Pierre, Antoine Joseph, Pierre Antoine, Jean
Baptiste, Jules Désiré, Jules,
Kléber, Jacques et l’actuel Thierry
Prouvost né en 1964 époux de Maria Alexandrina Vieira.
(1699-1774 inhumé dans l'église de Roubaix), Maître de manufacture,
épouse à Roubaix
1712 Marie-Agnès Florin
(1712-1767),
fille de Jean Nicolas Florin, membre de la Manufacture de
Roubaix et administrateur de la table des Pauvres (1686-1737) et
Marie
Catherine de Surmont (1692-1744),

inhumée dans l'église
de Roubaix, soeur de Pierre Constantin Florin,
Député suppléant aux
Etats généraux de Versailles et premier maire de
Roubaix.(sa petite fille Sophie Florin épousa Henri II Prouvost)
époux de Marie Bacon de Sains, fille de Philippe et
Augustine Macquart(de Terline), de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem et d'une des Brigittines;
de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem (1713 et 1715)
et des Brigitines à Lille (1723)

leurs fils furent Athanislas, Alexandre, Augustin, Joseph Prouvost (1742-1790), prètre, vicaire de Bersée, curé d'Hertaing;
Bersée
enfin Pierre Constantin qui suit.
12: Pierre IV Constantin Prouvost (1747-1808)
échevin de Roubaix sous l'Ancien Régime
"Maître de Manufacture"
puis maire de Roubaix le
13 août 1795,
l'un des principaux fabricants roubaisiens
après avoir échappé à la
guillotine par la grâce de la "Réaction Thermidorienne"
épouse
Marie Henriette des Tombes (1747-1798),
fille de Jean Joseph des Tombes, 12° du nom, échevin de Roubaix de 1740 à 1751 comme ses oncles Charles et Jean et soeur de Louis-Joseph des Tombes, échevin de 1783 à 1790 ;
Reçu "Maître de Manufacture"
en 1777, il devint l'un des principaux fabricants roubaisiens et, avant
Sa « vertueuse femme »
Henriette Destombes s’alarmait de cette prospérité pour l’avenir spirituel de
ses enfants. Lorsque survinrent les mauvais jours de la révolution,
beaucoup de riches propriétaires, craignant la confiscation de leurs biens,
crurent prudent de les vendre pour les convertir en assignats faciles à
emporter en exil. Pierre-Constantin vendit la plupart de ses propriétés. Il
pensait bien que ses opinions pouvaient à tout instant l’obliger à
émigrer ; mais il ne put s’y résigner. Il envoya sa femme et ses enfants
dans un village voisin et se cacha dans une des dernières propriétés qu’il
avait conservées. Après le 9 thermidor, le 26 messidor an III (14 juillet
1795), le représentnat du peuple Delamarre notifia à Pierre-Constantin Prouvost
sa nomination comme maire de Roubaix» AE Prouvost. Le 22 vendémiaire an IV, avec le conseil
municipal, il leva, comme maire, le séquestre apposé sur la caisse du
précepteur pour employer les fonds comme secours aux pauvres. "Homme généreux et probe, il avait
proposé à sa commune trois actions principales. D'abord, venir en aide aux
pauvres. Ensuite, protéger les cultivateurs
dont les charrois réquisitionnés les forçaient à négliger les
champs. Enfin, défendre l'hygiène de Roubaix dont les citoyens
laissaient devant les domiciles des amas de boue et d'immondices
». Le souci des autres pour faire leur bonheur, déjà." Albert
Prouvost Toujours plus loin " On peut le considérer comme le fondateur de
la fortune industrielle des Prouvost ".
A l'époque, Panckoucke écrit dans
son Petit Dictionnaire Historique et Géographique de la châtellenie de Lille
:
« Beaucoup de villes ne valent pas le bourg de Roubaix tant dans la beauté des
maisons du lieu que dans le nombre de ses habitants ».
Leurs sept fils furent négociants
dont Henri Joseph, qui suit:
Bonami Prouvost (1785-1825) épousa Camille Defrenne

(sa soeur
épousa Gaspard-Aimé Charvet, Membre de la chambre de
Commerce et conseiller municipal de Lille) dont Rose, religieuse
du Saint Sacrement, Louis-Camille, supérieur des
Rédemptoristes, Gaspard-Justine, doyen de Valenciennes.
Pierre Constantin Prouvost (1747-1808), officier de
ép d'Edmond d'Heilly
et
Georges Jules Prouvost, avocat, conseiller à la cour d'appel
d'Amiens, lieutenant des Gardes Nationaux époux de Marie Lucie
de Mailly.
Voir, ci-dessous, le portrait d'un officier de la Garde nationale (n'est pas celui de Pierre-Constantin)

Jean Augustin Prouvost, membre de la chambre consultative,
Marie Eléonore Prouvost épouse Ferdinand Henri Bulteau.
Rose-Marie
Virnot de Lamissart (1772-1851),
épx 13 Brumaire an III (Novembre 1795)
Jean-Baptiste PROUVOST, né la
Madeleine-lez-Lille, âgé de 29 ans, fils de Jean-Baptiste,
"practicien" et de feue Marie-Madeleine-Elisabeth Baillant (fille de
Jacques et de défunte Marie-Magdeleine Malfait), fils de " Le sieur
Jean Baptiste Prouvost", né à Wasquehal, bourgeois de Lille en 1776, fils
de Robert Prouvost et Marie-Anne Joseph Florin, + 7/5/1797, ss postérité.
Remariée à Marie- Jean-Charles Gennart, receveur des domaines, + 12/2/1834, +
par. St-André 15/11/ I881; sa sœur, Catherine-Sophie Virnot de
Lamissart, née 18/1/ 1777, déc. Wazemmes, 5/7/I859, épx 9/6/1800, de
Dominique-François Virnot, son cousin, dont postérité.
Son frère Louis-Urbain Virnot de Lamissart ne le 23 Novembre
1779, décédé le 20 Septembre 1837 ; le II Prairial an X (3I Mai I802), épousa
Aimée-Joseph PROUVOST, décédée le 30 Mai
1819, 44 ans, dont un fils Urbain-Léon PROUVOST, né le 29 Fructidor, an XII (16
Septembre 1804),+ 26 Vendémiaire I5/12/04. Ils
possédaient deux magnifiques hôtels particuliers rue Royale et façade de
l’Esplanade à Lille. Leurs parents
étaient Charles-Louis Virnot de
Lamissart de Musemberg (1737-1808), Baptisé St-Etienne 13/1/1737, licencié
es-lois, Bourgeois de Lille relief 3/41761, avocat
Parlement Flandre, Procureur du Roi Eaux et Forets, Conseiller
Municipal 1807,Trésorier de la Ville de Lille. Il fit le dénombrement de
deux fiefs a Bailleul en Avril 1782, et celui du fief de Musemberg à Séquedin
en Janvier 1785, La Seigneurie de Lamissart était sise a Ennequin, pres de
Wattrelos. Décédé Lille 16/3/1808. épx 2 Juin 1760, à St-Etienne, Marie-Alexandrine
Lenglart, fille de Nicolas-Hubert et d'Alexandrine Carpentier.
Charles-Louis est le frère d’Urbain-Dominique Virnot, consul et Négociant
changeur, Bourgeois par relief du 17 Décembre 1764, il épousa a la même
paroisse le 4 Juin 1764 Catherine-Joseph-Charlotte LENGLART (1745-1818),
(LENGLART: d'argent à l'aigle de sable), fille de Nicolas Hubert-Joseph
Lenglart et de Alexandrine-Gabrielle-Albérique Carpentier , baptisée Paroisse
Saint Etienne le 5 Avril 1745 d'une famille liée à l'industrie de la dentelle
depuis plus de 200 ans: "à l'époque de Louis XVI, Carpentier donne du
travail à un millier de dentellières, et ses bénéfices lui permettent de mener
grande vie dans son hôtel décoré à
la française" Trénard: histoire d'une métropole.
L'hôtel Virnot de Lamissart puis Quecq d'Henriprêt, 44, rue de la Barre à Lille


Hôtel de Lamissart (Prouvost), 144, rue Royale, Lille
Maire adjoint de Roubaix, de 1821 à 1826
membre du Conseil de fabrique de Saint Martin à Roubaix de 1826 à 1847
administrateur des hospices de 1817 à 1822 ,
Maître de manufacture, 

fille de Liévin Joseph de Frenne (1750-1814), Maître de manufacture, marchand drapier, administrateur
des hospices,
" chef de la branche ainée de la famille de Frenne" (Leuridan) et de Clémentine Dervaux; cette très ancienne famille de Fresnes remonte
ses preuves de noblesse vers 1340, est connue dans la région de Tournai,
Roubaix. Cette famille donne naissance aux seigneurs de Fresnes, du Lobel, de
Gaucquier, et occupe des fonctions échevinales à Roubaix, de lieutenant de
Saulx et du marquis de Salm à Néchin, bailli de Néchin, censier de nombreuses
terres, négociants et industriels dans le textile : plusieurs générations d’ancêtres
des Prouvost fabriquaient, aux XVII° et XVIII° siècles, ces sublimes
tapisseries des Flandres de haute lisse ( Liévin
de Frenne 1686 - 1743 et son fils Liévin Joseph Defrenne-Prouvost, sieur du Gaucquier, 1728
-1795)
Outre Henri, Liévin et Amédée, ci après,
il y eut aussi Adolphe Eutrope Prouvost (1822-1884) qui secondera Amédée
à la tête de l'entreprise familiale, dont Marie et Adolphe-Henri.
Tableau généalogique extrait de "Souvenirs de notre famille" par Albert-Eugène Prouvost 1960
d'où les branches: Autre Branche:
14: Henri II Prouvost Liévin Prouvost
Amédée I Prouvost
Benjamin Prouvost
1810-1857
1818-1869
1820-1885
1820-1896
naquit le 9 juin 1810 à
Roubaix, mort le 22 avril 1857 à Flers près de Lille à l'âge de 46 ans, épousa
le 26 avril 1835 Sophie Florin 1812-1871
Dont: Henri 1836-1900, Charles Jérôme 1837-1906, Sophie
1838-1918, Paul Alexandre 1840-1903, Caroline 1843-1915
Sophie est la petite fille de Pierre Constantin Florin,
Député suppléant aux Etats généraux de Versailles et premier maire de Roubaix.
époux de Marie Bacon de Sains,
fille de Philippe et Augustine Macquart (de Terline),
La soeur de Pierre Constantin Florin, Marie-Agnès Florin (1712-1767) épousa à Roubaix en 1712 Jacques II Prouvost
(1699-1774) : elle était la fille de Jean Nicolas Florin,
membre de la Manufacture de Roubaix et administrateur de la table des Pauvres
(1686-1737) et
Marie Catherine de Surmont (1692-1744), inhumée dans l'église de
Roubaix, sœur de de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem
et d'une des Brigittines;
(1699-1774 inhumé dans l'église de Roubaix), Maître de manufacture,


L’hôtel Florin, 104,
rue du Faubourg de Roubaix à Fives-Lille:
" L ’hôtel possède front à rue
une longue façade imposante et sévère, seulement décoré d’une serlienne* qui
rappelle le Premier Empire. Il est l’unique témoin de cette bonne et vieille
commune de Fives aux 34 maisons de campagne, disséminées en 1843 sur
Fives-Saint-Maurice jusqu’aux hauteurs du Dieu de Marcq et de Mons-en-Barœul.
C’est alors un riche vallon fertilisé par les eaux du Becquerel et de







Il est dit
que Pierre d’Arc, dit le Chevalier du Lys, frère de Jeanne d’Arc n’eut pas de
descendance :
« Il a
été clairement démontré que Pierre d'Arc n'a eu qu'une seule femme et un seul
fils. Il ne s'est jamais marié à Jeanne de Prouville, et n'a donc pas eu de
postérité, au delà de son fils unique » Boucher de Molandon ;
"Pierre
du Lis, extinction de sa descendance en 1501" Conseil héraldique
de
France, 1890, critiquant la généalogie inventée
par Robert Le Fournier parue dans la même revue quelque
temps plus tôt
P Ract-Madoux 14 v 2005 Voir la base Roglo
17: Charles- Jérome Prouvost (1837-1906)
né le 2 octobre 1837 à Roubaix, décédé le 11 mai 1906 à Roubaix
née le 28 mai 1840 à Roubaix, décédée le 24 mars 1908 à Roubaix

à Roubaix,
classé Monument Historique par arrêté du 12 août 1998,
construit en 1878 par Charles Prouvost-Scrépel,
situé près de l’usine de cet industriel de drap et de satin de
chine, sur l’une des artères les plus importantes de Roubaix.
Il est remarquable par ses décors intérieurs: les trois salons du
rez-de-chaussée :
1 le salon chinois avec son plafond et son décor de
panneaux laqués,
2 le salon central avec son plafond et son décor,
3 le salon de musique avec ses boiseries et le plafond
peint de Tony Vergnolet (1888) ;
4 le hall d’entrée avec ses bras de lumière ;
5 l’escalier d' honneur et sa cage ;
6 la chapelle située au premier étage (cad. LS 201).
L’occupe actuellement la Caisse d’assurance maladie, le jardin sert
de parking, la façade est, hélas, cimentée. 19, rue du Grand Chemin; 6, rue
Rémy-Cogghe.

Réunion de famille Prouvost-Scrépel à Roubaix


Léon Louis Scrépel 1838 1879, frère de Marie Sophie, fils de Louis Jean Scrépel 1809-1891, associé et beau-père de Charles Prouvost et signataire de ce document.
18: Charles II Prouvost (1875-1937)
épouse
Eugénie Masurel
1881-1926
La demeure du 28, rue de
Wailly à Tourcoing, habitée
par Charles Prouvost qui était marié
avec Eugénie
Masurel.
Elle a
été construite en 1911 par l’architecte
tourquennois Jean-Baptiste Maillard (A.M. Tourcoing permis de
construire) en
style néo-normand, en brique au rez-de-chaussée
(avec soubassement, bandeau et
coussinets de linteaux en pierre), en pan de bois à l'
étage. La travée de
gauche est sommée d’une grande lucarne
à ferme débordante. L’accès
au jardin et
au garage se fait par deux portails identiques situés
symétriquement en hors
œuvre de part et d’autre de
Ils
achetèrent, par la suite, l’appartement du 84, rue
La Fontaine à Paris.
Cette demeure
était construite à coté des
pharaoniques usines François Masurel
frères, fondées en 1876 et
construite à
cet endroit en 1884 par le grand
père
d’Eugénie, François Masurel-Pollet
(1826-1913) avec ses 3 fils François, Edmond
et Eugène. Elles sont classées Monument Historique
: 2000/05/21.

François
Masurel-Pollet fut négociant en laines, associé
de
Son fils François
Masurel-Jonglez (1855-1894)


fonda en 1877, sous
M. Masurel-Jonglez
avait fondé dans ses deux établissements des rues
de Wailly et des Francs,
comprenant en 1894 un millier d'ouvriers, plusieurs oeuvres sociales :
allocation aux jeunes ménages et aux femmes en couches,
encouragements à
l'épargne, association de secours mutuels et caisse de
retraite.
Il fut président de
l'Union des filateurs de laines peignées de Tourcoing,
vice-président de
l'association des filateurs de Roubaix, Tourcoing, Fourmies et Reims et
vice-président de l'Association nationale de l'industrie
lainières à Paris.
En
Il fut en outre :
président de la Commission centrale de la statistique et
administrateur du
lycée de Tourcoing.
Il mourut à Mouvaux le 14
juillet 1894. Sa mort fut un deuil
public, tous comptaient sur lui et espéraient en lui.
Les Masurel
avaient aussi créé les usines
textiles de Fourmies, classées Monument
Historique et aujourd’hui
écomusée. A coté le château
Prouvost-Masurel.

19: Charles PROUVOST (1901-1953)
et revint terminer les 3 derniers mois de philosophie à Tourcoing.


La maison classée
de Lambersart
extension de plus en plus importante dans la grande Industrie et
les Administrations.
Comme officier de réserve, il était affecté à. un régiment d’active
et, de 1926 à 1940, il est souvent rappelé pour des périodes~ quatre fois entre
1938 et 1939.
Mobilisé en Août 1939, il est, en Avril 1940, renvoyé
provisoirement dans son foyer, comme père de six enfants: il était
accablé de ne pas avoir pu faire son devoir. Sa
nomination au grade de capitaine de réserve, qui fut effective, fut victime d'un bombardement.
Avant
l’évacuation, sur ordre du Ministère de l’Air, il doit ouvrir une usine de
repli. C’est le début de l'usine de Laval. C’est à son beau-frère Roger
Ponroy, (aidé en 1941 de M. Caillerez) que Charles en a confié la création et


II met en route les usines de Créteil; Marseille, puis Wattignies
En 1948, il entreprend un voyage d’études aux Etats-Unis avec un groupe de
confrères et, au retour, appliquera dans son affaire des idées intéressantes,
des conceptions plus modernes qui avaient attiré son attention.


En septembre 1952, sa sante commence à inquiéter son entourage ...
Il se soigne trois mois et peut revenir a la nouvelle année a son bureau offrir
ses vœux a son personnel.
Les visites de ce délicieux bébé près de son lit de souffrances
furent ses dernières joies.
Charles Prouvost était administrateur du Crédit immobilier. Il
était ancien Président de la jeunesse catholique de Tourcoing, Président de
Il présidait les associations locales : ancien président du
conseil paroissial et des familles nombreuses de Thumesnil, membre du conseil
paroissial et des œuvres de la paroisse Sainte Callixte, président d’honneur du
Patro-club et de la chorale, président d’honneur de
« Né à Roubaix le 11
janvier 1901, pieusement endormi dans la paix du Seigneur à Lambersart, après
une longue et douloureuse maladie, le 23 mars 1953, à l’âge de 52 ans, muni des
sacrements de notre Mère

Réunion de
famille Prouvost-Scrépel
CHARLES PROUVOST, UN SOLDAT
ET POURQUOI PAS?
Charles PROUVOST a toujours manifesté un certain attrait vers
l'Armée, Tout ce qui était militaire l’intéressait. Non pas pour en profiter
personnellement : il a été dégagé de toutes obligations militaires comme
lieutenant de réserve et sans aucune décoration, mais parce que, pour lui,
l'armée représenta l’Honneur, le Devoir, 1’Abnégation, Qualités qui étaient
bien les siennes.
Puis ce fut, jusqu'en 1939, des rappels souvent inopinés. II est
peut-être nécessaire de préciser que Charles PROUVOST n'a jamais demandé comme
industriel - et c’était son droit - une affectation spéciale de fournisseur
agréé de
25 août 1939, nous sommes déjà en position de couverture d'ans
Charles PROUV03T ne pouvait pas s’attacher a une routine, II n’est
pas un partisan, il ne suit pas, il
attire.
Janvier 1940,- Fremestroff. La petite guerre au contact des
Allemands vers Forbach: Une circulaire prévoit que les pères de 5 enfants et
plus peuvent être renvoyés dans leur foyer. Cas de conscience ! Cependant,
grâce aux sages conseils du Colonel Thomas, Charles PROUVOST accepte de rentrer
à L1LLE.
Mai 1940, la vraie guerre, cette fois ! Sans Charles PROUVOST dans
les rangs de ce 242eme qu’il aimait tant. Hélas ! il n’y fut pas. Mais il fit
tout pour rejoindre. Ses télégrammes ~ ses essais attestent son désir de venir
participer au combat.
Des l’hiver 1940~il participe a ce magnifique mouvement de
regroupement des anciens et d·aide des prisonniers et de reclassement des
démobilisés. Ses dons les plus généreux ne sont pas spectaculaires, et
l'édition, à ses frais, d’un journal de
marche n’est rien a cote du "dépannage » de la main à la main~ les
yeux dans les yeux, qui s'est répété bien souvent en faveur des anciens.
Apres ces années sombres, après la libération, il est resté aussi
attaché a l'Armée. Il n’aurait jamais voulu manquer la réunion annuelle de
notre Amicale, nous faisant souvent l'honneur d'y convier Madame PROUVOST.

20 :Christian Prouvost
Capitaine de l’arme blindée et cavalerie de réserve
Premier Régiment de Spahi
Ecrivain
Auteur de la trilogie :
« A demeure »
« Le tambour de Marengo »
« La femme de nulle part »
Industriel
épouse
Brigitte Virnot :
La famille
Virnot
vint du Val D'Aoste, en Italie,
à la fin du XVI° siècle pour s'implanter dans la ville de Lille.
Charles Le Thierry d'Ennequin, dans son ouvrage de 1930 sur les
anciennes familles lilloises, mentionne:
" D'après l' étymologie même de son nom, Vir Notus,
Dès son
arrivée, Urbain Virnot occupa des fonctions de premier plan dans cette
ville: il fut bourgeois de Lille, comme ses descendants, et épousa l'héritière
d'une antique famille des Flandres, Simone de Berlaimont. Son fils Urbain fut
Conseiller du Roi, Contrôleur des guerres à Honschoote.
Ses descendants s'illustrèrent au service de la ville et purent exercer un
rayonnement culturel. que nous nous attacherons à décrire.
Il s'allièrent et se trouvèrent apparentés avec un petit nombre de familles
qu'a magnifiquement étudié Charles le Thierry d'Ennequin :
elles s'appelaient
Lenglart,
Le Thierry d'Ennequin, Quecq d'Henripret, de Raismes, Defosseux, Prouvost,
Aronio de Romblay, Savary de Gavre, Derode, Smet, Barrois.
Ces
familles patriciennes, souvent liées au négoce, étaient, le plus souvent, en
cours d'anoblissement, beaucoup le furent:
les deux frères, Urbain Dominique Virnot et Charles Louis Virnot de Lamissart
au XVIII°
incarnèrent bien les options que pouvaient choisir les notables,
à la veille de la Révolution Française,
et pourraient à eux seuls constituer la matière d'une passionnante étude,
d'autant que d'importantes archives ont été conservées.
Nous nous attacherons à étudier les personnages qui ont illustré
cette famille.
Le
roman de Christian Prouvost-Virnot
"
A demeure"
en
est inspiré:
" Les Stradin venaient de Lombardie qu'ils avaient quittée à la fin du XV°
siècle, par suite d'évènements indéterminés;
à l'époque, les échanges réguliers économiques et culturels, mais aussi les
invasions, les guerres, la misère, les épidémies, provoquaient d'importants
courants migratoires par le col du Brenner, entre l'Italie du Nord et les
Flandres.
Catherine de Stradin ironisait souvent: "n'oubliez pas que nous sommes des
immigrés!..."
En tous cas, leur position leur valut une insertion immédiate dans la meilleure
société.
Sous la monarchie, ils possédaient d'immenses terrains dans la périphérie
lilloise qui leur valurent d'entretenir d'étroites relations avec le
Maréchal Vauban, lors de l'édification de
O
Lors de sa fuite à Gand, au moment des Cents-Jours, l'infortuné roi Louis XVIII
accepta leur hospitalité.
A l'occasion d'un voyage officiel, Charles X les honora de son auguste
présence.
Pasteur comptait parmi les amis proches.
Les parents de Charles de Gaulle rendaient visite, en voisins, de leur maison
de
I
Il n'en fut rien, par souci, sans doute, de rester en retrait, loin des
sollicitations et des prébendes, mais ils en possédaient l'esprit.
La
vie terrienne, l'enracinement au pays, le culte des vraies valeurs
les rendaient dépositaires des plus anciennes traditions.
Pourtant
de génération en génération, trop à l'abri d'un rempart privilégié, ils se
laissèrent grignoter
par les nouvelles puissances d'argent
qui cherchaient des terrains pour édifier usines, entrepôts, ateliers (...)
Ni regret, ni amertume, le fatalisme devant la loi du renouvellement des choses
et la soumission à la volonté divine.
Les Stradin sont forgés de
On
On doit mériter son Ciel, d'où le détachement des biens matériels, à l'usage
des autres."




21 : Christian, Gaëtane et
Charles de Couëssin,
Thierry,
Géraldine, Géry
21 : Christian Prouvost
Commandant de Réserve
Interne des hôpitaux
Chirurgien
NCU

Charles Jérôme
Prouvost, né le 2 octobre 1837,
Roubaix (Nord), décédé le 11 mai 1906,
Roubaix (Nord) (à l'âge de 68 ans).
Marié le 5 février 1861,
Roubaix (Nord), avec Marie Sophie
Scrépel, née le 28 mai 1840,
Roubaix (Nord), décédée le 24 mars 1908,
Roubaix (Nord) (à l'âge de 67 ans), dont
§ Pascaline
Prouvost, née le 11 juillet 1957,
décédée le 3 mars 2001
(à l'âge de 43 ans), mariée avec Patrice Crouan,
marié avec Marie-Louise
Jaspard.
§ Nicolas Prouvost,marié le 28 juillet 1920,
Paris, avec Cécile
Denonvilliers, née le 16 janvier 1880,
Paris, décédée le 12 octobre 1955,
Tourcoing (Nord) (à l'âge de 75 ans).