Chevaliers et Capitaines 

Servir 

Les Prouvost depuis le XV° siècle

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Cette synthèse à travers les siècles est dédiée à 
Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d'Anjou, Aîné des Capétiens, Chef de la
Maison Royale de France.

Pour dessiner chez les Prouvost, la notion de SERVIR, 
principe des élites,

un héritage spirituel :
nous commencerons par ces deux citations:

Pierre Prouvost dans la généalogie qu'il rédigea en 1748 : 
«
Voila la description des descendants des Prouvost et de ceux  qui se sont alliez jusques a la fin de cette année mille sept cens quarante huit. Et on peut dire sans vanité, que lesdits du surnom Prouvost, ont toujours vécu en gens de biens, d’honneurs et de bonne réputation en la foi catholique apostolique et romaine et les plus notables des villages qu’ils ont habitez
et le littéraire C. Lecigne, en 1911, publié chez Grasset, au sujet du poète Amédée Prouvost
" Dès l’âge de cinq ans, Amédée Prouvost se sentit dépositaire d’une tradition et comme l’héritier présomptif d’une royale lignée : l apprit un à un le nom de ses prédécesseurs et que chacun d’eux signifiait depuis quatre siècles et demi, beaucoup d’honneur, de travail et de foi chrétienne. On ne voulut pas qu’il puisse méconnaître ce passé et, si, par impossible, il lui arrivait d’être infidèle, qu’il eût l’excuse de l’ignorance. Un jour le père prit la plume et, sans orgueil, sans autre prétention que de donner à ses enfants la conscience intégrale de leurs origines, il écrivit les annales de sa famille. Avant tout, il songea à celui qui était son premier né, l’espérance de la dynastie ; il s’adressa à lui : 
« Je crois utile, mon cher fils, dès tes premiers pas dans ta vie d’écolier, de t’initier à ce que tes maîtres ne pourront t’enseigner avec autant de persuasion que ton père, j’entends 
L’amour de la famille, 
Le respect de ses traditions d’honneur, 
Un attachement inébranlable aux convictions religieuses de nos pères, 
et leur fidélité aux traditions monarchiques. 
Je considère comme un devoir De te donner comme modèle  cette lignée d’ancêtres."

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Voici un extrait de la lettre que nous avons envoyé en 2011 à Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d'Anjou: 

« Suite à un parcours long et atypique consacré à cette recherche à travers l’art, la généalogie, la philosophie, l’histoire, la théologie, le marché de l’art, le marché de l’immobilier historique à Paris, j’ai créé, il y a cinq ans, une agence de communication et d’évènementiel : « Pour vous, les princes » spécialisée dans la communication et les évènements oniriques dans les plus beaux lieux historiques.
Le nom de cette agence est le fruit de mes études de théologie et de philosophie au sein du Séminaire traditionnel d’Ecône et il est synthétisé par la sphère de mon logo : tout être est transcendé par ses transcendantaux : Un = Vrai = Bien = Beau = Amour = Dieu ; une fois ces transcendantaux replacés au cœur  de chacun par chacun - en tant que Créature - dans le cadre de son parcours de vie, alors peuvent s’épanouir les attributs de l’Être ; pour l’être humain, il s’agit des qualificatifs de Prince ou de Princesse, au sens spirituel du terme, c'est-à-dire toutes les qualités qu’on peut y observer. La sphère représente donc l’Être dans sa plénitude.
Il est étonnant de constater que ceci est perçu inconsciemment, que mes premiers évènements me valurent les plus oniriques photographies dans les plus belles revues et que chacun entend et interprète le nom de « Pour vous, les princes », comme il est à l’intérieur de lui-même.
Mais mon œuvre de communication réside dans mes deux importants ouvrages sur la famille de mon père, les Prouvost et alliés, 1000 pages,  et sur la famille de ma mère, les Virnot-Virnot de Lamissart et alliés, 550 pages ; c’est œuvre d’exhumation, d’inspiration,  de synthèse, et surtout d’ordonnancement ; vous pourrez en juger en allant vers mes sites : www.thierryprouvost.com  et www.virnot-de-lamissart.com qui rassemble 90% des textes et illustrations et que 10.000 internautes fréquentent chaque mois; j’éditerai ces ouvrages comme des livres d’art  luxueux.
Je fais donc l’œuvre que les Monarques n’ont pas fait depuis deux cents ans, ce qui a laissé les familles orphelines et sans jardinier, la République ne se considérant pas compétente quant à l’ordonnancement  des familles, ceci relevant de la tête ; exaspéré par cette situation, j’ai franchi impétueusement, il y a trois ans, le 15 août 2008, les terres largement en friche de mes aïeux et alliés et j’ai commencé, depuis cette même sphère s’élevant par le Souffle,  à user de ma formation en contemplant et étudiant ; alors j’ai pu découvrir la beauté du tracé de ces parcs et de ces demeures patriciennes à la bourguignonne, à la flamande, à la Française hérités de mes pères ; j’ai pu  distinguer, sous les mauvaises herbes et les aprioris, la beauté des chênes tutélaires que sont les grands ancêtres, ces topiaires  qui ne demandaient qu’a retrouver leur sculpteur, la rectitude des allées de dévouements, de consécrations, de créations, d’inscription dans la cité ou le charme des dessins plus artistes de l’Art de vivre en société; et, alors, mes ancêtres réapparurent, un à un, me présentèrent leurs illustrations et donc leurs apports à Dieu et à la Cité, celles-ci gommant leurs défauts; ils se rassemblèrent toujours plus nombreux  et commencèrent à collaborer avec moi, m’apportant leur amour, leur fidélité, leurs œuvres; et chaque jour, c’est un ou plusieurs trésors ; le 15 août 2009, date du premier anniversaire de mes sites, ils dévoilèrent leurs merveilleuses et familiales Manufactures Royales du Dauphin dont j’ai repris la marque : http://www.manufacturesdudauphin.com; aujourd’hui, c’est  l’inspiration qu’ils m’apportent pour venir vous parler.
Ma famille a été représentative des deux voies que représenta la Grande Révolution : la famille de ma mère était composée, au XVIII° siècle, de deux frères, très fortunés et influents à Lille et qui incarnent chacune des deux options : la transcendance en la personne de Charles-Louis Virnot de Lamissart dont la descendance appartient encore aujourd’hui, par les femmes, à l’ancienne (puisque non renouvelée) aristocratie et le pragmatisme plus commode du XIX° siècle qui s’ouvrait en la personne d’Urbain-Dominique Virnot dont la descendance masculine perdure. La famille de mon père restera très longtemps monarchiste jusqu’à mon père et moi-même. En voici deux textes qui leur sont consacrés : celui de Pierre Prouvost dans la généalogie qu'il rédigea en 1748 : « Voila la description des descendants des Prouvost et de ceux  qui se sont alliez jusques a la fin de cette année mille sept cens quarante huit. Et on peut dire sans vanité, que lesdits du surnom Prouvost, ont toujours vécu en gens de biens, d’honneurs et de bonne réputation en la foi catholique apostolique et romaine et les plus notables des villages qu’ils ont habitez " et le littéraire C. Lecigne, en 1911, au sujet du poète Amédée Prouvost: " Dès l’âge de cinq ans, Amédée Prouvost se sentit dépositaire d’une tradition et comme l’héritier présomptif d’une royale lignée : il apprit un à un le nom de ses prédécesseurs et que chacun d’eux signifiait depuis quatre siècles et demi, beaucoup d’honneur, de travail et de foi chrétienne. On ne voulut pas qu’il puisse méconnaître ce passé et, si, par impossible, il lui arrivait d’être infidèle, qu’il eût l’excuse de l’ignorance. Un jour le père prit la plume et, sans orgueil, sans autre prétention que de donner à ses enfants la conscience intégrale de leurs origines, il écrivit les annales de sa famille. Avant tout, il songea à celui qui était son premier né, l’espérance de la dynastie ; il s’adressa à lui : « Je crois utile, mon cher fils, dès tes premiers pas dans ta vie d’écolier, de t’initier à ce que tes maîtres ne pourront t’enseigner avec autant de persuasion que ton père, j’entends l’amour de la famille, le respect de ses traditions d’honneur, un attachement inébranlable aux convictions religieuses de nos pères, et leur fidélité aux traditions monarchiques. Je considère comme un devoir de te donner comme modèle  cette lignée d’ancêtres.»
Je ressens la défection de la Monarchie depuis plus de 150 ans en France tel un orphelin et je regarde la division bicentenaire des deux branches de la famille royale française comme un Scandale au sens évangélique du terme : le principe des élites est de SERVIR, a fortiori le Roi et les princes. J’ai donc appris depuis 54 ans à me servir par moi-même pour servir à mon tour : j’organise des évènements oniriques puisque la République, malgré ses indispensables qualités, n’a pas le niveau de transcendance de la Monarchie démunie pour vraiment enchanter (charme=chant magique) à l’invitation de la Vie, seule vraie puissance invitante. Le fruit de mes deux ouvrages familiaux  est d’avoir ordonné seul cette centaine de familles patriciennes des Flandres méridionales, personne ni aucune institution ne daignant les observer avec une juste transcendance ; il y a trois ans, on me regardait, en tant que membre de ces familles, comme un « fabricant de chaussettes » ; aujourd’hui, je reçois dans les deux demeures ancestrales restaurées que sont mes sites et j’ai pu regrouper les caractéristiques uniques de ces familles depuis sept cents ans  au Patrimoine Vivant de la Civilisation, en facilitant aux hôtes la vue aérienne des illustrations et des dévouements depuis la sphère. http://www.thierryprouvost.com/PATRIMOINE%20VIVANT.html

Cet héritage spirituel était de principe dans ces familles du Nord à travers les générations;
il est ici illustré deux cents ans après par le parcours de vie d'Auguste Lepoutre et de son épouse Simone Prouvost,
 fille d’Henri Prouvost-Ernoult, ainé de la branche ainée ; ils étaient parents de 12 fils et d’une fille.

Prouvost-Lepoutre-heritage-spirituel.

Les Prouvost s’illustrèrent à chaque génération;
on en conserve le témoignage à partir du XVI° siècle

S'ils descendent d'une lignée de propriétaires aisés installée à Wasquehal  (Jehan, fils de Willaume, fils de Jehan, fils de Guilbert) et les environs, 

Prouvost-detail-Jehan-

les Prouvost actuels ont, jusqu'aux travaux d'Alain Watine-Ferrant en 2012, été reliés aux voisins Prouvost des Huchons du XV° siècle  dont les terres se situaient autour du fief des Huchons et dont ils descendent cognatiquement, c'est à dire par les femmes ; Jehan Prouvost, échevin de Roubaix, Seigneur de Wasquehal, était le bras droit de Pierre de Roubaix, proche de Charles de Bourgogne. Ces familles patriciennes et terriennes des Flandres étaient au service de leur ville et de leurs suzerains  qu’elles servaient comme un souverain dont on connait le luxe de la Cour, le talent de ses peintres (Van Eyck).

      Charte-Roubaix

Charte-Roubaix  
Pierre de Roubaix  et ses cinq collaborateurs : Le bailly Jean de Langlée, les échevins Jean de Buisnes et Jehan Prouvost, les lieutenants Jean Fournier et Guillaume Agache.

Guillaume Prouvost
terrien, fabricant et négociant textile
Il est le grand modèle de la race

censier et laboureur d'une surface importante:  " plus de 26 bonniers de bonnes terres et de lieux manoirs situés sur les villages de Bondues, Marc-en-Baroeul, Roubaix et Tourcoing  et de plus de 12.000 florins en capital de bonnes rentes héritières sur des particuliers solvables;  ils étaient encore laboureurs d'une de leur fermes qui est situé entre le Trieu du Grand Cottignies  et la ferme de la Masure audit Wasquehal"  (généalogie par Pierre Prouvost de 1748).
Il  faisait aussi le négoce de la laine peignée et des filets de sayette. qu’il faisait peigner, blanchir et ensuite filer dans l’Artois où se trouvaient de nombreuses fileuses au rouet et à la quenouille. Il est le grand modèle de la race: Il associe ses fils à son labeur et à ses affaires" Lecigne; " Guillaume Prouvost fut à la fois laboureur et chef d'industrie." Albert Prouvost
" Depuis Charles Quint, les mêmes familles dominent la Fabrique Roubaisienne : Pollet, Mulliez, Prouvost, Van Reust (qui devient Voreux), Leclercq, Roussel, Fleurquin, Florin, Malfait. Elles assurent la majorité de la production."  Hilaire-Trénard: Histoire de Roubaix" : on reconnaît ici la permanence de ces familles dans l’économie de la France depuis 500 ans.

Il était l'époux d'Adrienne Wattel, née en 1580.

Flandres-ProuvostTriage-laine-Prouvost-Encyclopedie


 Pierre II Prouvost, de Wasquehal 1648- 4 mars 1691
 fils de Pierre, et de Péronne Florin, époux de Marguerite de Lespaul, de Roubaix, fille de Jacques et de Jeanne de Le Dicque, mort le 7 juin 1681; et inhumé dans l'église de Wasquehal où on lisait son épitaphe à gauche de l'autel Saint-Nicolas, légua à ladite église une somme de 350 livres parisis pour être converties en rente héritière, à charge d'an obit à trois psaumes et trois leçons, etc., avec distribution de camisoles à des pauvres vieux hommes. La veuve de Pierre Prouvost, Marguerite de Lespaul, mourut le 27 janvier 1720 et fut aussi inhumée dans l'église de Wasquehal, près de l'autel Saint-Nicolas où l'on voyait sa pierre sépulcrale. Elle fonda de même un obit à perpétuité, avec distribution de 4 camisoles à 4 vieilles femmes. Sur la censé occupée en 1748 par la veuve de Martin Franchomme, étaient assignés 15 florins par an pour celte fondation. Jacques Prouvost, leur fils aîné, fut également inhumé dans la chapelle Saint-Nicolas, sous une pierre de marbre. Mais, la plus importante fondation fut celle du pasteur Jacques Blampain. Par son testament des 16 juillet 1707 et 17 novembre 1708, levé le 4 septembre 1711, jour delà mort dudit pasteur, Me Jacques Blampain demande â être inhumé dans l'église de Wasquehal au-dessous du marchepied de l'autel de Notre-Dame. Il ordonne mille messes pour le repos de son âme et de celles de ses parents et amis trépassés. Il donne à l'église de Wasquehal la table d'autel du choeur avec la peinture de Saint-Vincent, les reliquaires d'ébène et d'écaillé enrichis de cuivre doré et argenté, les reliquaires de laiton rouge enrichis d'argent et de cuivre doré et  Généalogie manuscrite, 1748. — De Pierre Prouvost, arriére petit- fils de Jean Prouvost et d'Antoinette Le Blan, descend directement la belle famille Prouvost de Roubaix, l'une des plus distinguée de cette ville - où elle compte de nombreux représentants ; les derniers nés, arrière-neveux de M. Amédée Prouvost, constituent la douzième génération. » Leuridan

Roubaix-Ancien-Regime

Ils s'installèrent à Lille à la fin du XVII° siècle
après le décés de  Pierre II en 1691, le départ de sa veuve, Marguerite de Lespaul, de Roubaix pour Lille, comme pour les autres membres de la lignée de Lespaul , fut considéré comme un deuil public; ils firent partie des familles importantes de Lille devenue française; ils  furent inhumés sous le pavement des principales églises de Lille avant que  soient interdites les inhumations à l’intérieur des sanctuaires.

Carpentier-Jacops-1662

Ce portrait de la famille Carpentier, importants denteleirs à Lille au XVII et XVIII° siècle, dont descendent actuellement, entre autres, les Virnot et les Prouvost-Virnot, 
nous semble une bonne représentation du statut des Prouvost au milieu du XVII° siècle. Il est peint par Jocops, maître de la guilde d'Anvers, est daté 1602 
mais nous semble plutôt daté de 1662, compte tenu de la mode. ( collection Prouvost-Virnot)

Pierre III Prouvost  1675-1749
auteur, en 1748, de la première généalogie de la famille Prouvost

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baptisé le 6 janvier 1675, Wasquehal, Nord, décédé en 1749 (à l'âge de peut-être 74 ans), auteur, en 1748, de la première généalogie de la famille Prouvost. Marié le 5 octobre 1705, Lille (Saint-Etienne), Nord, avec Marie-Elisabeth Boutry, décédée le 3 octobre 1706. Marié le 5 septembre 1712, Lille (Saint-Maurice), Nord, avec Marie Claire Béatrix Trubert de Boisfontaines , née en 1687, décédée le 23 août 1715, Lille (Saint Pierre), Nord, inhumée, grande nef de l'Eglise Saint Pierre, Lille, Nord (à l'âge de 28 ans) après avoir reçu les Saints Sacrements, inhumée dans la grande nef de l'église Saint Pierre de Lille) , fille de Pierre, receveur héréditaire des douanes et de Jeanne de Lespaul, après en avoir obtenu dispense en la cour de Rome. épousa, à Saint Maurice de Lille,  le 5 septembre 1712 sa cousine du deux au troisième degré, Marie Claire (1687-1715 décédée à l'âge de 23 ans neuf mois . Il rédigea en 1748 la première généalogie de la famille Prouvost: « Voila la description des descendants des Prouvost et de ceux qui se sont alliez jusques a la fin de cette année mille sept cens quarante huit. Et on peut dire sans vanité, que lesdits du surnom Prouvost, ont toujours vécu en gens de biens, d’honneurs et de bonne réputation en la foi catholique apostolique et romaine et les plus notables des villages qu’ils ont habitez ». "

Les Prouvost et les Manufactures Royales de Lille
crées sous la protection de Charles Alexandre de Calonne,
1734-1802, intendant de Flandre et Artois à Lille (1778) , 
ministre et Contrôleur général des finances de Louis XVI entre 1783 et 1787, et du Dauphin, fils de Louis XVI.

Catherine-Francoise-Prouvost-Manufactures-royales-du-DauphinDauphin-couronne-Manufactures-Royales-Thierry-Prouvost

Catherine Françoise Prouvost, épouse de François Joseph Durot; le dauphin couronné.

Pierre IV Constantin Prouvost (1747-1808)
 échevin de Roubaix sous l'Ancien Régime  
puis maire de Roubaix le 13 août 1795, après avoir échappé à la guillotine par la grâce de la "Réaction Thermidorienne"
"Maître de Manufacture" en 1777, 
il devint l'un des principaux fabricants roubaisiens

fondateur de la fortune industrielle des Prouvost
Homme généreux et probe

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Ce tableau de Garemijn nous semble une parfaite illustration 
de la vie familiale et du statut des Prouvost dans la deuxième partie du XVIII° siècle à Roubaix.

 épouse Marie Henriette des Tombes, 12° du nom, échevin de Roubaix de 1740 à 1751 comme ses oncles Charles et Jean et soeur de Louis-Joseph des Tombes, échevin de 1783 à 1790 ; Reçu "Maître de Manufacture" en 1777, il devint l'un des principaux fabricants roubaisiens  et, avant la Révolution, figurait en tête des habitants les plus imposés de la paroisse. A l'époque, Panckoucke écrit dans son Petit Dictionnaire Historique et Géographique de la châtellenie de Lille : « Beaucoup de villes ne valent pas le bourg de Roubaix tant dans la beauté des maisons   du lieu que dans  le nombre de ses habitants ».  Le 22 vendémiaire an IV, avec le conseil municipal, il leva, comme maire, le séquestre apposé  sur la caisse du précepteur pour employer les fonds comme secours aux pauvres. Durant la tourmente il songea à émigrer mais ne put s'y résigner et il se cacha dans une de ses propriétés, une des dernières qui lui restait. Apres le 9 thermidor, on le retrouve maire de Roubaix. "Homme généreux et probe, il avait proposé à sa commune trois actions principales. D'abord, venir en aide aux pauvres. Ensuite, protéger les cultivateurs dont les charrois réquisitionnés les forçaient à négliger les champs. Enfin, défendre l'hygiène de Roubaix dont les citoyens laissaient devant les domiciles des amas de boue et d'immondices ». 
Le souci des autres pour faire leur bonheur, déjà." Albert Prouvost Toujours plus loin ; " On peut le considérer comme le fondateur de la fortune industrielle des Prouvost ". Le frère de sa mère était  Pierre Constantin Florin, Député suppléant aux Etats généraux de Versailles et premier maire de   Roubaix.

Henri Prouvost
Maire adjoint de Roubaix, de 1821 à 1826,
Membre du Conseil de fabrique de Saint Martin à Roubaix de 1826 à 1847,
Administrateur des hospices de 1817 à 1822 ,
Maître de manufacture.
né le 19 novembre 1783, Roubaix (Nord), baptisé le 20 novembre 1783, décédé le 20 août 1850, Roubaix (Nord) (à l'âge de 66 ans), 
.Marié le 1er août 1809, Roubaix (Nord), avec Liévine Defrenne, née le 25 novembre 1791, Roubaix (Nord), décédée le 4 novembre 1824, Roubaix (Nord) (à l'âge de 32 ans). (sa soeur épousa Gaspard-Aimé Charvet, Membre de la chambre de Commerce et conseiller municipal de Lille) 
dont  Rose, religieuse du Saint Sacrement, Louis-Camille, supérieur des Rédemptoristes, Gaspard-Justine, doyen de Valenciennes.

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Ces tableaux de Louis-Leopold Boilly, 1803 et 1807, peintre de la région, nous semble représenter avec justesse
la famille Prouvost à cette époque.

    Bon Ami Prouvost, né le 27 mars 1785, Roubaix (Nord), baptisé le 28 mars 1785, décédé le 8 mai 1827, Roubaix (Nord) (à l'âge de 42 ans), négociant, administrateur des Hospices (parrain: Philippe Constantin Prouvost 1743-1785/ ). Marié le 6 décembre 1813, Roubaix (Nord), avec Camille Defrenne, née le 21 janvier 1793, Roubaix (Nord), baptisée le 22 janvier 1793, Roubaix (Nord).
 Pierre Constantin Prouvost (1747-1808), officier de la Garde Nationale dt  François Henri Prouvost, avocat Cour de Bruxelles épx de Julia d'Elhougne dt Marie  ép d'Edmond d'Heilly  et
Georges Jules Prouvost, avocat, conseiller à la cour d'appel d'Amiens, lieutenant des Gardes Nationaux époux de Marie Lucie de Mailly.

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Portrait d'un officier de la Garde Nationale

Voici les domaines où la famille Prouvost a servi:

1 La fidélité à l’Eglise Catholique

2 La défense de la France et de sa Civilisation

3 La constance du service rendu à la société

4 Décorations

5 L'amour de la famille, souvent nombreuse

6 Les Beaux-arts et les lettres:

7 L'industrie et l'économie

8  Vision et génie international  partagés des  "familles du Nord"

1 La fidélité à et par l' Eglise Catholique

Ce qui frappe dans l’étude de la famille Prouvost et des autres grandes familles du Nord, c’est l’influence, le rayonnement exclusif de l’Eglise Catholique à travers les sièces, depuis le duché de Bourgogne  puis l’absolue Contre-Réforme des Habsbourg enfin la très Catholique Monarchie française depuis le Roi Louis XIV, enfin le maintien de la Tradition malgré la succession des divers régimes politiques et philosophies jusqu’à nos jours. L’athéisme fut inconcevable, le protestantisme eut peu d’influence, la Franc-Maçonnerie eut quelque rare influence et son caractère occulte la fit considérer comme « l’œuvre du diable ».

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" L’œuvre de la France, elle remplit toutes les pages de l’histoire humaine, elle est connue de l’univers entier et ce n’est pas  Dieu qui l’oubliera, lui a qui tout est présent.

Le zèle déployé par cette noble race pour la cause et pour le nom de Dieu, l’esprit de sacrifice et d’abnégation, le dévouement et l’enthousiasme qu’elle a mis au service de Jésus-Christ et de son évangile,  voilà des titres qui subsistent, des mérites qui ne s’effaceront jamais. D’autant  qu’ils n’appartiennent pas uniquement au passé. » Monseigneur Pie.

Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonds baptismaux de Reims, se repentira et retournera à sa première vocation. Un jour viendra(…) où la France, comme Saül sur le chemin de damas, sera enveloppé d’une lumière céleste… Tremblante et étonnée, elle dira : »Seigneur, que voulez vous que je fasse ? » et lui : « Lève toi, lave les souillures qui t’ont défigurées,réveille dans ton sein les sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, fille ainée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la Terre » Saint Pie X : allocution consistoriale de 20 novembre 1911.

L’homme médiocre est juste milieu sans le savoir. Il l’est par nature, et non par opinion ; par caractère et non par accident. Qu’il soit violent, emporté, extrême, qu’il s’éloigne
autant que possible des opinions du juste milieu, il sera médiocre. Il y aura de la médiocrité dans sa violence… Il admet quelquefois un principe mais si vous arrivez aux conséquences de ce principe, mais si vous arrivez aux conséquences de ce principe, il vous dira que vous exagérez…. L’homme vraiment médiocre admire un peu toutes choses,
il n’admire rien avec chaleur. Si vous lui présentez ses propres pensées, ses propres sentiments rendus avec un certain enthousiasme, il sera mécontent. Il  répètera que vous exagérez. Il aimera mieux ses ennemis s’ils sont froids que ses amis s’ils sont chauds. Ce qu’il déteste, par-dessus tout, c’est la chaleur. L’homme médiocre dit qu’il y a du bon et du mauvais dans toutes choses, qu’il ne faut pas être absolu dans ses jugements etc. etc. Si vous affirmez fortement la vérité, l’homme médiocre dira que vous avez trop confiance en vous-même… L’homme médiocre dira que vous avez trop confiance en vous-même… L’homme intelligent lève la tête pour admirer et pour adorer ; l’homme médiocre le lève pour se moquer : tout ce qui est au dessus lui parait ridicule, l’infini lui parait néant… L’homme médiocre est le plus froid et le plus féroce ennemi de l’homme de génie… L’homme de génie compte sur l’enthousiasme ; il demande qu’on s’abandonne.  L’homme médiocre ne s’abandonne jamais. Il est sans enthousiasme et sans pitié : ces deux choses sont toujours ensemble… L’homme médiocre est beaucoup plus méchant qu’il ne le croit  et qu’on ne le croit, parce que sa froideur voile sa méchanceté… Au fond, il voudrait anéantir les races supérieurs : il se venge de ne le pouvoir pas en les taquinant… L’homme médiocre ne lutte pas : il peut réussir d’abord, il échoue toujours ensuite. L’homme supérieur lutte d’abord et réussit ensuite. L’homme médiocre réussit parce qu’il subit le courant ; l’homme supérieur triomphe parce qu’il va contre le courant."  Ernest HELLO


 Les Prouvost consacrés à Dieu:

Prouvost-consacres-Dieu

Jacques Masurel-de Courcelles

petit fils d'Antoinette Prouvost (1600-1670), prêtre jésuite.

Philippe Constantin Prouvost
né le 2 août 1743, Roubaix, Nord, décédé après 1785, Mouscron, Hainaut, Belgique, prêtre, vicaire de Sainte Catherine à Lille, curé de Mouscron  (filleul: Bon Ami Prouvost 1785-1827). 1787. — Église de Mouscron ; près du portail de droite. Au cimetière de cette église, au devant du crucifix repose le corps de  Mtre Philippe-Constantin PROUVOST, natif de Roubaix, fils du sieur Pierre et de dame Marie-Jeanne DELEBECQUE, qui, ayant été curé de cette paroisse de Mouscron  l'espace de trois ans et un mois, est décédé le premier novembre 1787, &gé de quarante quatro ans. Priez Dieu pour son àme.

Mouscron-Dottignies-St-leger

Marguerite du Hamel-Prouvost
décédée après 1710, religieuse au Couvent des Pénitentes installé à Lille en 1620.

Augustin Prouvost
le 29 décembre 1742, Roubaix, baptisé le 30 décembre 1742, Roubaix, prêtre. ( parrain Augustin Florin, marraine Marie-Anne-Thérèsevan den Berghe), vicaire de Bersée le 28 août 1774, curé d’Hertaing le 23 août 1785, y décédé le 24 novembre 1790 et inhumé avec l’épitaphe :
« D.O.M. Dans le cimetière, derrière le chœur de cette église, repose le corps de maître Augustin Prouvost, natif de Roubaix, qui, après avoir dirigé cette paroisse en zélé et charitable pasteur pendant cinq ans, est décédé le 24 novembre 1790, agé de 48 ans, laissant à la charge de l’église pendant 50 ans, et ce pour le pavé en marbre du chœur qu’il y fit poser, un obit annuel dont la rétribution est de 45 patars au clergé et de 6 francs aux pauvres assistants. Requiescant in pace »

 

Béatrix Prouvost
née le 6 février 1728, fut  chanoinesse de Saint Augustin,
Prieure de l'hôpital Saint Elisabeth  de Roubaix  qu'avait fondé en 1500 Isabeau de Roubaix, en 1764 et s'illustra lors de la Révolution née le 6 février 1728,  fut  chanoinesse de Saint Augustin, prieure de l'hopital Elisabeth de Roubaix  qu'avait fondé en 1500 Isabeau de Roubaix, en 1764 et s'illustra lors de la Révolution: Toute jeune, au mois de janvier 1749, elle é tait rentrée au couvent de saint-Elisabeth de  Roubaix. Elle était prieure de son monastère lorsqu’éclata la Révolution. Le 2 novembre 1792, des commissaires envoyés par le district de Lille envahissent la maison et signifient aux religieuses qu’elles ont à se disperser dans les vingt quatre heures. Sœur Béatrix avait alors 65 ans ; elle sortit très calme, sans une plainte. Elle était à peine dans la rue qu’on la fit arrêter et écrouer dans la prison de Lille. On l’accusait d’avoir caché une brique d’or et fabriqué je ne sais quelles boites de plomb. La foule souveraine a besoin de colossales idioties ; on la servait à souhait. Sœur Béatrix ne se troubla point ; elle comparut devant le comité révolutionnaire et repoussa du pied l’absurde accusation. Elle écrivit une lettre d’ironie sereine qui se terminait par ces mots : «  forte de mon innocence, je ne crains pas de demander au comité la prompte décision de mon affaire et de ma mise en liberté. » A l’heure où les femmes les plus héroïques ne savaient que bien mourir, sœur Béatrix eut le courage de se défendre.  Après une longue captivité, elle sortit de la tourmente saine et sauve mais triste à jamais. On la revit dans la famille, portant le deuil de son couvent détruit et de sa mission interrompue. Elle s’en alla doucement mais elle ne mourut pas toute entière. Son visage resta populaire au foyer des pauvres et au chevet des malades. Sœur Béatrix ressuscitera un jour sous le pinceau d’Amédée Prouvost:c'est bien sa figure qui rayonne dans le "Poème du travail et du rêve": Dans le halo neigeux et frais de son rabat,Son visage très pur que la coiffe angélise Se penche, souriant, comme un lys sous la brise, Vers le moribond blême et las qui se débat.Près de la couche où lentement il agonise,Durant ces nuits sans fin où la fatigue abat,Elle veille, égrenant son rosaire tout bas,Avec une ferveur suppliante d'église.Sa robe est vénérée au faubourg populeux Comme un habit de sainte à l'or miraculeux. De ses lèvres les mots ainsi que des prières  Viennent au cœur du pauvre apaiser la douleur,Et ses pieuses mains douces comme des fleurs Se posent sur les fronts pour fermer les paupières. Le nom de Béatrix n'était pour Dante qu'un symbole de divine poésie; il sera plus et mieux pour Amédée Prouvost. Il le recueillera pieusement comme le synonyme des plus pures gloires de sa maison et il le mettra sur le berceau de sa petite fille."  "Amédée Prouvost" par C. Lecigne, éditions Bernard Grasset, 1911 Sœur Béatrix ressuscitera un jour sous le pinceau d’Amédée Prouvost: c'est bien sa figure qui rayonne dans le "Poème du travail et du rève":  « Dans le halo neigeux et frais de son rabat, Son visage très pur que la coiffe angélise Se penche, souriant, comme un lys sous la brise, Vers le moribond blème et las qui se débat. Près de la couche où lentement il agonise, Durant ces nuits sans fin où la fatigue abat, Elle veille, égrenant son rosaire tout bas, Avec une ferveur suppliante d'église. Sa robe est vénérée au faubourg populeux Comme un habit de sainte à l'or miraculeux. De ses lèvres les mots ainsi que des prières Viennent au coeur du pauvre apaiser la douleur, Et ses pieuses mains douces comme des fleurs Se posent sur les fronts pour fermer les paupières.»

Alix Le Clerc, née le 2 février 1576 à Remiremont et morte le 9 janvier 1622 à Nancy, religieuse lorraine, Mère Thérèse de Jésus. Éducatrice, créatrice d'écoles, fondatrice de l''ordre religieux d'enseignantes, 
les chanoinesses de Saint-Augustin de la Congrégation Notre-Dame. Elle est béatifiée en 1947 par Pie XII.

St-Augustin

St-AugustinSt-Augustin

"A Roubaix, il n'y eut pas une seule défection parmi les soeurs Augustines chargées de desservir l'Hôpital Sainte-Elisabeth fondé en 1488 par Isabeau de Roubaix, veuve de Jacques de Luxembourg. Par un mémoire adressé, le 14 avril 1790, à l'Assemblée Nationale, la municipalité de cette ville, demandait, au nom de l'humanité, la conservation de leur couvent. Grâce sans doute à cette sollicitude de l'administration, les religieuses purent se maintenir, dans la ville, près de trois années encore, traversées néanmoins par toutes sortes de troubles, visites, enquêtes, inventaires. Il y eut même, à certaine' époque, des menaces assez graves contre les soeurs, parce qu'elles recevaient des prêtres n'ayant pas prêté le serment. Enfin des commissaires, envoyés par le Directoire du District de Lille, vinrent, le 2 novembre 1792, signifier aux soeurs l'ordre d'évacuer la maison dans les vingt-quatre heures. Qui peindra, s'écrie l'historien de Roubaix, la douleur des vingt-huit religieuses expulsées sans pitié de leur cloître où, calmes et détachées du siècle, elles goûtaient les ineffables charmes d'une vie d'austérités, de prière et de dévouement ? Violemment arrachées des lieux où reposaient leur bienfaitrice et leurs compagnes qui, plus heureuses, les avaient devancées dans un monde meilleur et éternel; ravies aux pauvres chartrières que leur angélique charité entourait des plus tendres soins, on les refoulait au sein d'une société que les passions agitaient, où elles devaient trouver à peine un toit pour s'abriter ! Douze de ces religieuses ne quittèrent pas Roubaix et, pour se conformer à l'arrêté du département du Nord, du 11 décembre 1791, déclarèrent à la municipalité leur intention était de faire leur résidence en cette ville. La vénérable prieure, dame Béatrix Prouvost, fut arrêtée et incarcérée, mais elle sut se défendre énergiquement et victorieusement contre les ineptes accusations auxquelles elle fut en butte. Après le Concordat, six des pauvres soeurs de Sainte- Elisabeth, vénérables débris de la plus florissante communauté, regagnèrent leur couvent, appelées par l'administration municipale à s'y vouer à l'instruction de la jeunesse; mais, affaiblies par l'âge, les misères et les privations de l'exil, elles durent bientôt renoncer à ce pénible travail et vécurent tristement de la modeste pension que leur faisait le Gouvernement. Une autre vivait encore à Valenciennes, en 1836, presque aveugle et sans ressources ; le conseil municipal de Roubaix lui accorda un secours annuel de 150 francs. Les Soeurs de Notre-Dame-des-Anges de Tourcoing ayant également refusé de trahir leurs voeux, furent forcées de quitter leur monastère le 4 novembre 1792. Leurs biens eussent été vendus, comme ceux de la plupart des maisons religieuses, si la municipalité ne s'en fût emparée au profit de l'hôpital, en vertu d'une loi portée dans ces temps de détresse. Ces biens furent depuis lors réunis à la fondation primitive et administrés en faveur des vieilles femmes par une commission que nomma le Gouvernement. Lorsque la persécution cessa, les autorités de la ville écrivirent à chacune des soeurs pour les prier de revenir dans leur maison et de reprendre la mission de charité qu'elles avaient été obligées d'interrompre. Théodore Leuridan, Histoire de Roubaix, 1.1, p. 304; t. Il, p. 371 à 277.

   hopital-sainte-elisabeth

Rose Prouvost
religieuse du Saint Sacrement,

Louis-Camille Prouvost
supérieur des Rédemptoristes, ordre fondé en 1732 par Saint Alphonse de Liguori ( 1696-1787)
.


Bonami-Louis-Romain-Joseph Prouvost
 né le 6 janvier 1817, prètre en 1847, vicaire à Faches la même année, curé de Thumesnil en 1853, entra en 1859 chez les Rédemptoristes, mourut le 16 mai 1894 comme supérieur de la Maison de Montauban (51).

Faches

Rue Carnot

«  Dès le XVIIIème siècle, la population de Thumesnil demande la construction d’une église dans le hameau, celle de Faches étant assez éloignée. Dans les années 1840, l’abbé Prouvost, vicaire à Faches, œuvre à la fondation d’une église dans le hameau de Thumesnil, désormais peuplé de 1711 habitants. En décembre 1850, l’église, qui a le statut de chapelle, est inaugurée, et en 1851, la préfecture décide d’ériger Thumesnil en paroisse. L’église néo-gothique est la première église française dédiée au Sacré-Cœur de Jésus-Christ, dont le culte est encouragé par le pape Pie IX. En 1898, une travée est ajoutée au bâtiment. La population ayant considérablement augmenté. Lors des inventaires de 1906, la population de Thumesnil s’oppose à l’entrée des représentants de l’Etat dans l’église ». © Association Culturelle et Historique de Faches-Thumesnil.

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Son frère, Gaspard-Justine Prouvost
doyen de Valenciennes (Un doyen est également le prêtre coordinateur d'un doyenné, c'est-à-dire d'un ensemble de plusieurs paroisses).


Leur sœur Rose-Marie, née le 3 janvier 1824,  fut Religieuse du Saint Sacrement.

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Transmis par le chanoine Leuridan grâce à Philippe Rammaert

« CÉRÉMONIE DE VILLERS-BRETONNEUX  Une touchante cérémonie funèbre a eu lieu à Villers-Bretonneux pour les victimes de la bataille livrée, le 29 novembre dernier, sur le territoire de cette commune. L'administration du chemin de fer du Nord avait bien voulu, en délivrant des billets à prix réduit, faciliter ce patriotique pèlerinage. On évalue à environ dix mille le nombre des étrangers qui se sont rendus à cette solennité, de tous les points des départements de la Somme, du Pas-de-Calais et du Nord. Cette immense foule, on le comprend, n'a pu trouver accès dans l'enceinte pourtant si vaste de l'église : mais les paroissiens l'ont pour ainsi dire agrandie par leur abnégation personnelle, en cédant leurs places aux étrangers.

L'église avait été décorée par. les soins de M. Demarcy, sous l'intelligente direction de M. Delplanque, avec autant da luxe que de goût. Le catafalque, dont la forme ogivale s'harmonisait avec le style d u mo nument, n'empêchait point la vue de pénétrer dans le sanctuaire. Des inscriptions rappelaient. les noms des régiments qui ont pris une part glorieuse à la bataille du 27 novembre : 2e régiment d'infanterie de marine, 43e, 65e et 75e de ligne, 2e chasseurs, 12e et 15° d'artillerie, compagnie du génie, 7e, 8e et ge bataillons du 48e régiment de marche des mobiles du Nord. Parmi les inscriptions empruntées aux Livres Saints, nous avons remarqué les suivantes, si bien appropriées à la circonstance : Leurs corps ont été ensevelis en paix et leurs noms vivront éternellement. (MATTHIEU, 2) Ils ont sacrifié leur vie pour ne pas être asservis. (DANIEL, 3) Mieux vaut pour nous mourir en combattant, que de voir les maux qui pèsent sur notre patrie. (MARC, 3) A Dieu ne plaise que nous prenions la fuite devant l'ennemi ! Mourons bravement pour nos frères et ne souillons pas notre gloire. (MACCHABÉES, 9) Est-ce que celui qui tombe ne se relèvera pas un jour ? (JÉRÉMIE, 8) La grand'messe a été chantée par M. Prouvost, curé-doyen de N. D. de Valenciennes, en présence de Mgr l'évêque d'Amiens, qu'assistaient M.

Morel, vicaire général, et M. Boucher, curé de la Cathédrale. Les fonctions de sous-diacre étaient remplies par un ancien aumônier de l'armée, M. Poiré, curé d'Herleville. On remarquait dans l'assistance M. le préfet de la Somme, les conseillers de préfecture, M. l'avocat général, le commandant de gendarmerie, M. de Thannberg, aide-de-camp du général Paulze d'Ivoy, M. le juge-de-paix de Corbie, de nombreux ecclésiastiques des diocèses d'Amiens, d'Arras et de Cambrai; des officiers et des soldats de l'armée du Nord, dont quelques-uns, blessés ou mutilés, ont vu la mort de si près dans les plaines de Villers ; enfin, de nombreuses familles des mobiles du Nord (citons celle de M. de Brigode), dont les enfants gisent aujourd'hui dans la grande allée du cimetière.

A l'issue de la messe, M. Potier, chanoine honoraire, curé de Saint-Etienne de Beauvais, est monté en chaire. Son discours, conçu en dehors des formes ordinaires de l'oraison funèbre, est de ceux qu'on n'analyse point. Il serait difficile, en effet, de rendre exactement le- caractère de cette parole toujours facile, souvent poétique, tantôt familièrement incisive, tantôt puissamment émue. Nous avons surtout été' impressionné par les aperçus sur l'immortalité de l'âme, sur l'héroïsme de la conscience, sur le sentiment de la patrie, sur les félons de l'honneur, et sur les doctrines matérialistes qui ont failli précipiter la France dans l'abîme. ,

On s'est ensuite rendu processionnellement au cimetière, où Monseigneur a fait l'absoute autour de ce long tertre, couvert de fleurs, qui recouvrent les dépouilles de 126 victimes.

M. le curé de Villers a adressé d'e chaleureux remercîments à Monseigneur qui a oublié les soins de sa santé pour aller présider à cette fête- funèbre ; à M. le Préfet, dont la démarche est un digne hommage rendu à la valeur de nos soldats; au clergé des diocèses voisins qui a voulu s'associer au deuil de nos contrées.

M. Dauphin, en qualité de préfet de la Somme, a remercié, au nom du Gouvernement, tous ceux qui ont contribué à cette cérémonie. C'est à Villers-Bretonneux, a-t-il dit, c'est dans ces plaines illustrées par la bravoure de nos soldats, de nos généraux et surtout de Faidherbe, qu'il' était juste de voir apparaître pour la première fois les uniformes français et les trois couleurs du drapeau national. Ces souvenirs de gloire se mêlent hélas! à ceux de nos revers. le Dieu des armées nous a abandonnés. En face de ces désastres inouïs, on est amené à en rechercher les causes. Est-ce parce que nous avons oublié Dieu que Dieu nous, a délaissés ? Est-ce parce que, plongés dans le culte des intérêts matériels.

Nous avons mis l'argent au-dessus du devoir? Est-ce parce que, déshabitués à faire nous-mêmes nos propres affaires, nous les avons imprudemment confiées à d'autres mains ? C'est pour toutes ces causes, et bien d'autres encore. Mais le sentiment du devoir, qu'éveille si énergiquement l'aspect de ces tombes, renaîtra dans la France régénérée, et ces héros pour qui nous venons de prier prieront pour nous à leur tour.

, Ces mâles paroles, si religieuses et si patriotiques, ont fait courir dans l'auditoire un murmure d'approbation qui n'a été contenu que par le respect dû aux lieux saints.

Monseigneur, atteint par une affection de larynx, qui nécessite son départ aux eaux du Mont-Dore, a exprimé à M. le Préfet le profond regret qu'il éprouvait de ne pouvoir traduire, par une voix affaiblie, les sentiments dont son cœur était rempli.

Cette fête funèbre laissera de profonds souvenirs à ceux qui en ont été les témoins. Mais cela ne suffit pas ; il faut qu'un monument plus durable de la piété publique honore la mémoire de ceux qui ne sont plus. Ce projet a été conçu par la municipalité de Villers et par M. Delplanque dont le zèle s'est si activement déployé en far de nos soldats pendant les tristes péripéties de cette guerre. Déjà il a reçu une offrande de 500 francs des mains de Monseigneur et une pareille somme donnée par un anonyme. Une quête, faite pendant la grand'messe pour cette même destination, a produit 900 fr. Tout fait donc espérer qu'on aura bientôt réuni les fonds nécessaires pour ériger, sur les tombes militaires de Villers-Bretonneux, un monument digne de ces héros du devoir, de ces martyrs de la conscience. Leurs noms resteront à jamais gravés sur la pierre, comme ils le sont dans le souvenir des familles, et aussi, devons-nous l'espérer, dans le Livre de Vie : car le sang versé pour la patrie crie miséricorde au Seigneur, et les champs de bataille, comme l'a dit l'éloquent prédicateur, sont bien souvent de nouveaux chemin de Damas qui conduisent à Dieu. (N* 2 du Dimanche). L'abbé J. CORBLET. » Souvenirs de Villers-Bretonneux : 4 juillet 1871Impr. de Yvert (Amiens) 1871

 Auguste-Joseph Prouvost
fils de Modeste Prouvost et Zoë Wacrenier, né à Fives en 1848, prêtre le 29 juin 1873, vicaire de Notre-Dame de Valenciennes puis vicaire à Saint Vincent de Paul à Lille en 1875, aumonier des petits frères de Marie à Haubourdin en 1883,  prêtre à l’église Saint Maurice de Lille en 1887.

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Sa soeur Marie Prouvost fut bénédictine à Blandain.

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Georges Piat-Prouvost
fils de César Piat et Sophie Prouvost, né en 1864, prètre le 29 juin 1889, professeur au petit séminaire d’Hazebrouck, aumonier de Saint Maur à Cassel en 1899, supérieur de l’école Saint Vincent de Paul à Cassel en 1900, aumonier à Bon-Secours en 1905, curé de Lambres en 1908, curé de Wattignies en 1913.

Wattignies


Pierre Léon Watine-Prouvost

fils d‘Edouard Watine et Caroline Prouvost, né le 25 avril 1874, prètre le 25 février 1899, vicaire à Jeumont la même année, vicaire à Leers en 1902.

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Sa sœur Marie Watine-Prouvost fut religieuse à Niderbronn.

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Marguerite Flipo-Prouvost

Mère Marie-Chantale Prouvost

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Sœur Cécile Prouvost, 1921-1983
Franciscaine missionnaire de Marie
Fille de Georges Prouvost (cousin germain de Charles, petit fils de Félix Dehau) et Marthe Virnot

«  L’homme propose et Dieu dispose ! Je m’étais tellement réjouie de t’avoir comme correcteur et  dessus m’a lancé le grand appel. Au cours d’une opération d’urgence, le chirurgien a découvert en moi un cancer bien avancé. J’en ai pour quelques mois. Je suis émerveillé de cette délicatesse du seigneur qui m’a ccordé un délai pour que je puisse partager ma confiance et ma joie avec tous ceux que que j’aime. Je sais que, dans quelques mois, ma connaissance sera totale ; alors je préfère m’abandonner à la prière plutôt qu’à l’étude. Je suis revenue à la tente, ma famille et mes sœurs acceptent que je finisse mes jours au milieu de ceux que j’aime(…) Je suis dans la plus grande action de grâce, la plénitude de joie."

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Une femme qui a voulu se faire nomade avec les nomades 

Sœur Cécile Prouvost, 1921-1983. Née le 15 juillet 1921 à St Maurice des Champs, près de Lille, dans une famille d’industriels, elle connut une enfance sans privations dans un milieu aisé.  De sa jeunesse, de la première année de guerre, de sa vocation, on ne sait rien. Entrée dans l’Institut des franciscaines missionnaires de Marie en 1940 à dix-neuf ans, elle laissa le souvenir d’une novice « casse-cou » toujours à l’affût de quelque chose à entreprendre, à inventer, sans avoir peur de l’effort, de la difficulté, du risque ou du danger. Après son noviciat, elle fit des études d’infirmière puis fut envoyée au Maroc. Elle écrit, fin 1969, dans un bref résumé de sa vie : "J’étais prête à aller dans n’importe quel pays de monde, sauf en Afrique du Nord et chez les musulmans. C’est là que l’obéissance m’envoya. J’étais jeune et pleine d’enthousiasme. Je me suis livrée avec ardeur à toutes les tâches que le Seigneur m’offrit : vie d’infirmière, étude de la langue du pays, de la religion, de la civilisation. Je passais successivement dans les maisons (communautés) de Fès, Casablanca, Taroudant, Rabat. En 1961, j’eus mon obédience pour Midelt. Je fus partout, malgré des croix réelles, profondément heureuse dans ma vocation, trouvant dans l’Institut mon plein épanouissement humain et spirituelMidelt fut donc la dernière étape de sa vie conventuelle, avant le grand saut, chez les nomades. Là, elle avait un poste d’infirmière dans le dispensaire, dépendant de la Santé publique, et elle s’occupait plus spécialement de prévention maternelle et infantile. À la fin de 1969, Cécile écrit : Depuis deux ans, le Seigneur m’attire vers une intimité constante avec lui et un profond désir de vie contemplative. Lors de ma dernière retraite en septembre 1969, il me fit voir clairement que ma vie serait nomade-contemplative. C’est en juin 1969, au cours de l’ascension de l’Ayachi (le deuxième sommet du Haut-Atlas, 3735 mètres) qu’elle ressentit vivement et douloureusement combien les nomades étaient abandonnés au point de vue sanitaire. À la fin de 1969, elle présente, par écrit, son projet à la Provinciale et à son conseil, ainsi qu’à la Supérieure Générale et à l’archevêque de Rabat. Elle explique : "Je voudrais donc, dès le printemps 1970, avoir l’autorisation de passer, de temps en temps, une nuit sous la tente, soit près d’un malade, soit chez des amis sûrs – et j’en ai de très sûrs. Il faudrait que rapidement,  le rythme atteigne deux nuits par semaine ; tout en continuant mes activités normales au dispensaire et en communauté. Puis mon désir serait, dans deux ans, c’est-à-dire au printemps 1972, pouvoir vivre cinq jours sous la tente, dans la montagne et rentrer dans ma communauté le samedi et le dimanche. Plus une partie de l’hiver. Il me semble que là, je vivrais mieux l’imitation de Jésus Christ, la Voie, la Vérité, la Vie de nos âmes, qui a voulu vivre cette vie de proximité et de communauté avec les plus pauvres de son pays qui étaient si semblables au nomades de nos régions ; nomade avec les nomades. Non sans appréhension, ses supérieures et l’archevêque laissèrent ouverte cette possibilité de proximité avec les plus pauvres de la montagne. Un projet qui devint réalité en 1970, au rythme prévu. Comme « compagne », dans ces débuts, elle eut, non pas l’une de ses sœurs, mais une femme berbère et elle dira : Il s’est créé entre nous une amitié profonde et actuellement, nous vivons en fraternité comme deux sœurs, heureuses l’une et l’autre de montrer à notre entourage qu’une musulmane et une chrétienne peuvent vivre ensemble en réalisant chacune à fond sa religion. Pour nous, ajoute-t-elle, c’est le dialogue islamo-chrétien vécu, avec simplicité, mais dans la réalité. Très vite, elle pourra dire : J’ai enregistré et arrive à suivre d’une manière régulière près de trois cents familles (de nomades). Il doit en rester à peu près cent cinquante que je n’ai pas encore touchées. Le travail est surtout de prévention, vaccinations, visites prénatales, surveillance des nourrissons, dépistages de tuberculose...Nous faisons aussi les soins… Ce qui est important pour elle dans ce vivre avec, ce sont les contacts avec les gens qui l’entourent. Entre 1972 et 1974, elle circule dans un rayon de trente kilomètres autour de Midelt, ce qui lui permet de contacter un grand nombre de personnes. En 1972, elle compte 584 familles, soit 3475 personnes. En 1974, elle compte 659 familles, soit 3833 personnes et, en infirmière méthodique, elle établit une fiche par famille. Elle essaie de sensibiliser les parents à la nécessité des vaccinations. Mais comment faire admettre qu’on pique un enfant en bonne santé ? Elle ne vaccine aucun enfant sans l’accord de l’un des deux parents. Un autre point à obtenir, c’est l’hospitalisation quand le médecin la demande car les gens ont peur. Elle suit avec grand soin les enfants : les rachitiques, les anémiés, les mangeurs de terre. Mais elle porte surtout ses soins sur l’éducation : hygiène, alimentation : « Cela m’est facilité par le fait que je vis avec eux, et, en partie comme eux. Je suis à la disposition de ceux qui viennent chaque jour entre 7 h 30 et 17 h 30 ; mais pour les urgences, il n’y a pas d’heure, je suis à leur disposition jour et nuit. Pour se faire nomade avec les nomades, Cécile est vêtue d’un grand burnous d’homme, coiffée d’une manière qui n’était ni féminine ni masculine, et chaussée de grosses sandales berbères, même en plein hiver. Lorsqu’elle devait prendre le car, pour ne pas déranger, elle était prête à partir de bonne heure. Enveloppée dans mon burnous, je me couche sur un banc public, on me prend pour un homme et on me laisse tranquille. Sa vie à la tente était partagée entre son travail d’infirmière, la prière à laquelle elle consacrait beaucoup de temps et l’étude, car Cécile lisait, écrivait et étudiait beaucoup. Elle avait même composé un lexique français-berbère et berbère-français. Elle avait entrepris la traduction en berbère de l’évangile selon saint Marc et commencé celle de l’évangile selon saint Jean. Elle avait traduit le « Notre Père », le « Je vous salue Marie » et le « Magnificat » et composé quelques chants. Elle suit des cours par correspondance, cours de Bible, d’islamologie, de théologie. On lui doit aussi un livret sur le traitement par les plantes qu’elle complétera au cours des années, ainsi que des notes sur l’acupuncture. Sa vie fut laborieuse et austère. Pour bien le comprendre, il faut se l’imaginer dans son contexte habituel : non au calme dans sa chambre ou son bureau, elle n’en a pas ; mais assise au pied d’un arbre, ou l’hiver, près du feu sous la tente ouverte à tous. En 1978 Cécile reçoit une sœur comme compagne sous la tente ; mais pour que la Fraternité soit reconnue par les instances suprêmes de l’Institut, il faudrait une troisième sœur, qui se fera attendre encore cinq ans. En février 1983, Cécile est opérée à l’hôpital d’une occlusion intestinale. Et cette opération révèle un cancer très avancé. Trop avancé même pour qu’on puisse intervenir. Elle est mise au courant par le médecin et elle accepte dans la foi, dans la joie et dans l’espérance. Puis, malgré l’insistance des siens, elle exprime le désir de finir ses jours à la tente, puisque médicalement il n’y a rien à faire. Elle quitte l’hôpital quand la plaie est cicatrisée et continue de soigner les nomades par l’intermédiaire de la sœur qui est avec elle sous la tente. Les derniers mois, les souffrances physiques furent intenses ; et pareillement sa vie d’union à Dieu. Deux mois environ avant sa mort, Cécile commença un jeûne, ne buvant que du liquide. Je ne vois pas pourquoi je devrais nourrir mes cellules cancéreuses quand il y a tant de gens qui meurent de faim…Ce fut la veille de sa mort, le 10 octobre 1983, qu’arriva – dernière délicatesse du Seigneur – la reconnaissance par Rome de cette fraternité sous la tente. C’était dans la montagne les fêtes de mariages et toute la nuit avaient résonné les sons des derbouka (tambours), plus proches ou plus lointains. C’était pour Cécile, l’annonce d’un autre festin, d’autres noces. À l’aube du mardi 11 octobre 1983, après une nuit de grandes souffrances, entourée de ses trois sœurs, elle dit : « Je vais vers mon Père », prononça le nom de Jésus, entra dans la lumière qui n’a pas de déclin et dans la joie de Dieu. À ses obsèques, dans le cimetière de la Kasbah Myriem, c’est une foule qui l’accompagnait, composée de chrétiens et de musulmans, de prêtres et de religieuses ; mais surtout de ses frères et sœurs de la montagne, les nomades. Témoignages : Un prêtre qui l’a bien connue : Le but premier de Cécile a été de vivre avec les plus pauvres, de partager le dénuement de ce peuple berbère, nomade, qu’elle aimait. Le partage de leur vie avec tout ce qu’il y a de difficile, de dur et parfois même de rebutant, c’était son choix  et non pas une conséquence à supporter tant bien que mal. Elle aimait les pauvres, non pas en phrases et en théorie, mais dans la réalité des actes quotidiens. Son programme de vie : - Imitation de Marie : surtout dans son mystère de la Visitation, puisque, comme elle, je porte le Corps de son Fils.- Adoratrice de cette Eucharistie avec laquelle je vis en intimité totale.- Victime, car les sacrifices ne manquent pas quand il faut affronter les intempéries, la privation de tout ...- Missionnaire, selon l’esprit de Mère Fondatrice, Marie de la Passion.Son faire-part de décès composé par elle-même: "Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux, Jésus a dit : Je suis la Résurrection. Qui croit en moi, fut-il mort, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? (Jn 11, 25) Réjouis-toi avec moi ! Le Seigneur est venu me chercher pour la vie qui ne finit pas. Je prie pour toi et je t’attends dans la joie de la Résurrection. Amen. Alleluia !" Cécile Prouvost;  Monseigneur Chabert, l’archevêque de Rabat : Je l’admirais et j’étais fier d’avoir dans mon diocèse une telle ambassadrice de Jésus parmi les plus pauvres.  Elle représentait bien cette option préférentielle que l’Église demande. Et sa Provinciale : Telle que je la connais, l’estime et l’admire, profondément dans son don total, dans ce cheminement qu’elle a fait depuis des années  et qui […] me semble une authentique recherche du Seigneur, à l’exemple de saint François et de Marie de la Passion.

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Descendance de

Augustine Élisabeth Joseph Prouvost 1731 - Roubaix (Nord) 1801 - Roubaix 

fille de Pierre Prouvost 1699-1770 et Marie Jeanne Delebecque 1707-1778, mariée le 21 septembre 1755, Roubaix (Nord), avec Liévin Joseph Defrenne, sieur du Gaucquier 1728-1795

 

Petits enfants :

Cécile Martine Duquesne, 1801-1859, Présidente de la Conférence des Dames de Saint Vincent de Paul,

 

Arrière petits enfants :

Pierre Edulphe Joseph Defrenne, Prêtre jésuite, missionnaire à Madagascar, 1867-1929, arrière petit fils d’ Augustine Élisabeth Joseph Prouvost 1731-1801

Jeanne Dupont, née le 21 novembre 1855, Douai (Nord), décédée le 9 février 1945, Rome (Italie) (à l'âge de 89 ans), religieuse des Dames du Sacré Coeur, religieuse à Chicago, assistante générale du Sacré-Cœur à Rome.

Marthe Dupont, née le 6 février 1864, Douai (Nord), décédée le 1er mai 1930, Laredo (Texas, Etats-Unis d'Amérique) (à l'âge de 66 ans), religieuse des Dames du Sacré-Cœur, missionnaire au Texas.

 Adrien Bontemps, né le 17 mars 1856, décédé le 15 janvier 1940 (à l'âge de 83 ans), prêtre, chanoine, supérieur des Dames de la Sainte-Union à Tournai, érudit, historien, généalogiste, membre de la Société d’Histoire & d’Archéologie de Valenciennes.

Léon Dupont, né le 17 février 1865, Valenciennes (Nord), décédé le 13 janvier 1941, Batticaloa (Sri Lanka) (à l'âge de 75 ans), prêtre jésuite, missionnaire de la Compagnie de Jésus, supérieur de la Mission de Batticaloa à Ceylan.

Louise Dupont, née le 1er avril 1881, château du Guindal, Saint-Saulve (Nord), décédée le 31 mai 1971, Menlo Park (Californie, Etats-Unis d'Amérique), inhumée, Menlo Park (Californie, Etats-Unis d'Amérique) (à l'âge de 90 ans), révérende Mère Louise, religieuse des Dames du Sacré Coeur au Couvent de Menlo Park.

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Marthe Dupont, née le 22 mars 1885, château du Guindal, Saint-Saulve (Nord), décédée le 3 mars 1958, Lourdes (Hautes-Pyrénées) (à l'âge de 72 ans), révérende mère Marie du Coeur Immaculé de Marie, religieuse du Bon Pasteur à Angers.

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François Marie Joseph Dupont, né le 7 mars 1888, château du Guindal, Saint-Saulve (Nord), assassiné le 17 janvier 1941, Shien-Shien (Chine) (à l'âge de 52 ans), prêtre jésuite, préfet des Etudes à l’Ecole Polytechnique, missionnaire de la Compagnie de Jésus, professeur de théologie & Supérieur de la Maison des Jésuites de Shien-Shien.

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Charles Petit, né le 4 janvier 1870, décédé en juin 1950 (à l'âge de 80 ans), prêtre jésuite à Enghien, Belgique, recteur du Collège Notre-Dame de Mouscron.

Petite fille de Bonne Thérèse Prouvost 1807-1847, Thérèse Wattinne, née le 22 juillet 1854, Tourcoing (Nord), 
décédée le 23 février 1886, Roubaix (Nord) (à l'âge de 31 ans), religieuse.


Lestienne-Prouvost
Réunion écclésiastique chez les Lestienne-Prouvost

Toulemonde-Jacques-naissance-metropole

Prouvost-Tertiaires-Marguilliers

Parmi les fondateurs de la Conférence Saint Vincent de Paul de Roubaix, le 6 novembre 1846, on note : MM. Constantin Prouvost; Louis Prouvost, plus tard rédemptoriste; Gaspard Prouvost, qui mourut doyen de Notre-Dame, à Valenciennes; Willebaud Wibaux, nommé secrétaire quoique absent de la séance. Parmi les membres entrés dans la Conférence de 1842 à 1852 : Gruart-Prouvost, membre honoraire (date d’admission?). ; Prouvost Joseph, membre actif. Henri Prouvost. 6 Février 1843. Wattinne-Prouvost, membre honoraire. Prouvost Liévin, membre honoraire.

Le père de Charles Flipo-Prouvost, Jean François Flipo 1792- 1867, filateur, Conseiller général, fondateur de la fortune de la famille; crée sa filature, utilise une des toutes premières machines à vapeur, s’installe dans une grande maison de la rue de Tournai, épouse Adélaïde Cécile  Holbecq,-1803-1892), femme très courageuse et pieuse qui financera l’ essentiel de l’ église Saint Louis et soulage les misères sans compter ; à la fin de sa vie, veuve, elle dirigera la fil ature ; elle allait à la messe chaque matin à la chapelle de l’ hospice d’Havré du XVII  ° siècle (exactement) en face de son domicile; par contre le dimanche, son cocher attèle les deux chevaux pour la conduire en bel équipage entendre la grand messe à Saint Christophe de Tourcoing,  parée de ses robes de taffetas dites « des fêtes de l’ église » texte d’André Leurent-Maës; ( Jean Baptiste avait un frère Charles Flipo, né le 6 novembre 1800, Tourcoing, décédé le 25 avril 1824 (23 ans), en religion – trappiste).

Amédée II  Prouvost était, comme sa femme, membre du Tiers-Ordre de Saint-François. Il  fit édifier à M'Rira, prés de Tunis, dans un domaine où il  fut associé avec son frère Edouard, une chapelle qui devint paroisse. Il contribua à faire édifier prés de sa propriété de Mandelieu une chapelle, N.-D. des Mimosas. Il  contribua certainement à la construction du grand couvent de la Sainte Famille à Roubaix, rue de Lille, où sa belle-sœur, religieuse, tante Jeanne Bénat, laissa un très grand souvenir. Pendant la guerre de 1914-1918, il  prit la tête d'un Comité dit du Vœu de Roubaix, dans le but de demander à Dieu la protection de la ville , qui fut heureusement épargnée. Le clocher qui manquait à l’ église du Sacré-Cœur, fut ainsi construit. Il avait de tout temps porté de l’ intérêt à l’ Orient Chrétien et présidait le comité de Roubaix de l’ Œuvre d'Orient. Son dévouement à l’ Œuvre d'Orient, lui valut d'être nommé Commandeur de l’ Ordre du Saint-Sépulcre, et nous avons eu sous les yeux une photo de grand-père, revêtu d'une cape prestigieuse.

Mentions de Prouvost dans les monuments de Roubaix:

Église Notre-Dame de Roubaix

 La première pierre de cette église fut posée le 28 juillet 1844;  au commencement de l’année 1847, l'édifice était achevé et fut consacré le 10 février par Mgr Giraud. Les plans avaient été dressés par M. A. Dewarlez, architecte de la ville.

1844. — Première pierre, provenant de l'ancienne chapelle du Saint-Sépulcre; avec plaque de cuivre :
D. 0. M. et B. M. V. huncce lapidem primarium rite et faustis consecratum auspiciis, ut in perpetuum templi fundamentis inhesereat, avitamque fidera ad posteros testetur, anno Domini M DCCC XLIV, die vero vigresima quinta Juvi, solemniter apposuit D. Joannes-Baptista Bossut, civitatis Rosbacensis magistratus, sicut ex diplomate ibi incluso latius constabit. 

Louis-Philippe, roi des Français ; Pierre Giraud, archevêque de Cambrai; le vicomte de Saint-Aiqnan, préfet du Nord; Auguste Mimerel, conseiller du département; Wattinne-Wattel, conseiller de l'arrondissement; Jules-Philippe Maes, doyen-curé de Roubaix ; Jean-Baptiste Bossut, maire de Roubaix; Achille Delaoutre, Louis-Alphonse Lanyin, adjoints. Conseillers municipaux, Scrépel-Lefebvre, Julien Lagache, Gésar Piat, Auguste Lemaire, Julien Mourmant, Vincent Decarne, Auguste Mimerel, Louis Lecomb, Roussel-Dazin, Dellebecq-Desfontaines, Théodore Descat, Duhamel- Housez, Jean-Baptiste Dujardin, Delcourt-Béghin, Salembier-Bulteau, François-Frasez, Motte-Duthoit, Motte-Brédart, Cocheteux-Segard, Jean-Baptiste Selosse, Lepers-Agache, Tiers-Bonte, Clarisse-Desbarbieux, Camille Hertogh, Secrétaire de la mairie : Hippolyte Lemaire. Architecte de la ville : Achille Dewarlez. Entrepreneur: François Ferlié fils.

1846 — Seconde cloche. « Patrinus P. C. Prouvost; matrina Floribona Duthoit, uxor D. Lespagnol, in arte medica doctoris. M DCCC XLVI. Sub auspiciis D. Salembier-Bulteau, civ. Rosb. magistratus. »

 Église du Sacré-Cœur de Roubaix.

 De style gothique XIII° siècle, en briques, avec contreforts de pierre blanche, et affectant la forme d'une croix latine, cette église fut construite pour accomplir le vœu formulé par les catholiques de la ville, en 1870, « pour obtenir la délivrance du Pape, le rétablissement de l’ordre et de la tranquillité en France et la préservation de l'invasion prussienne. » La première pierre fut posée le 16 juin 1871 ; l’église fut bénite et ouverte au culte le 20 juillet 1873, et érigée en paroisse par décret du 19 novembre 1878.

 1866-1887. — Dans la chapelle de Saint-Joseph.

A la mémoire de M. Louis- Joseph Delerue, décédé le 23 mai 1865, à l'âge de 72 ans et 6 mois ; de M. Amand-Fidèle-Joseph Delerue, décédé le 27 Juin 1876, à l'âge de 72 ans 
et 9 mois ; de M. Pierre-François-Joseph Delerue, décédé le 29 mai 1878, à l’âge de 76 ans et 6 mois ; de Marie-Joséphine Delerue, décédée le 13 novembre 1887, à l’àge de 82 ans, donateurs de cet autel. R. I. P."
1871. — Première pierre, « D. O. M. et Sacratissimo Gordi Jesu hunc ce lapidem primarium rite benedictum, ut in perpetuum templi fundamentis inhaereat, avitamque fidem ad posteros testetur, anno Domini M.D.CCC.LXXI, die vero decima sexta Junii, recurrentibus festo Sacratissimi Gordis Jesu et anniversario vigesimo quinto creationisâs. DD. Pii Papœ IX, solemniter apposuit R. D. Bernard, vicarius generalis. 
»

 1871- — Dans la chapelle absidale, sur les quatre panneaux à gauche et à droite de l’autel.
Nous prierons pour ceux qui ont fondé cette église ou qui en ont été les bienfaiteurs :
 MM. Charvet, MM. Julien Lagache, Binet Réquillart-Dessaint, Berteaux, doyen. Louis Scrépel, MM. Toulemonde- Destombes, Motte –Motte, Grouset-Segard, Th Duhamel, Etienne Motte, Mulliez-Delmasure, Leclercq-Mulliez, J.-B. Scrépel,
Amédée Prouvost, Delrue frères et sœur, Denis Salembier, Jean Delcroix,  Wattinne-Bossut, Vve Flipo, Bossut père,Julien Lagache fils, Droulers-Prouvost, J. Pollet, Desrousseaux- Defrenne, Droulers-Éloy, MM. Éloy-Duvillier, Ve Éloy-Desbouvrie.
Henri Toulemonde, Jules Toulemonde, Henri Wattinne, Wattinne-Ovelacque, Achille Vernier, Christine Mullier, Alfred Motte, Scrépel-Louage, Léon Scrépel, Dazin-Éloy, Motte-Bossut,
Henri Prouvost, Narcisse Lestienne, Charles Prouvost,  Desfontaine, V Dupont Grimonprez, Aie Wattinne ; MM. Plancre, vicaire ;Pollet, vicaire ; Tilmant, vicaire ; Caudron, vicaire ;A Tiers ;  Delle Houzet, Ace Delattre, yre Watine-Meurisse, So Watine, Louis Watine, Jh Watine, Cavrois-Mahieu, Legrand Wibaux ; Lehougne-Delecourt, Charles Roussel, Henri Wibaux, Piat- Florin, Delobel sœurs, Vermylen, Pennel- Wattinne, Lezy-Dhalluin, Vve Delcroix, Delambre-Seutin, MM. Niel-Cavrois, Jules Delattre, Henri Delattre fils ; Bettremieux,  Louis Dekimpe, Watine-Ferfaille, Bonami Lernould,  Lefebvre, Grimonprez-Cavrois, Vve Henri Prouvost, Delannoy- Delcroix, Delannoy- Carré, Sophie Delrue, Piat-Agache, J. Florin, Ve Dubar- Cliquet, Vve Y Pennel, G. Heyndrickx, Allard-Sion, Bulteau sœurs, Allard-Rousseau, Delannoy- Castelain, Vandecrux. MM. Carré-Gheval, Bayart-Cutklier, Wibaux-Motte, Watine-Beghin, J.-B. Bossut, Ach. Deledalle, Ve Louis Lefebvre, Lefebvre-Mullier, Mulliez-Scalabre, Clément Dupire, Flipo-Gousin, Dazin-Flipo, E. Moyart-Rapsaet, Vv« Beuscart-Despontaines, Chrétien Vandecrux, Nicolas- Ravenez, Thibbaut-Defrennes, Delcour frères, Carette-Lepers, MM. Dispa, Dazin- Motte, Grimonprez- Delatre, Henri Duhamel, Armand Wibaux,  V Meurisse-Toulemonde,Henri Bossut,  V Agache-Toulemonde, Delfosse- Motte, Pierre Gatteau, Planquart-Boyaval, Mahieu-Bossut, Laval frères, D Billet,  D. Bocjtibe, Dejoncker, Willot, Ve Jules Bonnet, MM. Flipo-Delcroix,  Billet-Duquesnnoy, Ferret-Delcroix,  Stanislas Florisse, Leroux- Delcroix, Hodzet-Cheval, Jean Bonnet, MM ve Bouvier, J. Lamy, Renard,  Ve Mathon, Messen, J. Lefebvre, L. Lefebvre.

 Hôtel- Dieu de Roubaix.

En 1853, une souscription fut ouverte par la Chambre Consultative, en vue de l'érection d'un vaste hôpital. Après une longue attente, le projet de construction fut voté
le 23 septembre 1869. L'édifice fut exécuté par M. Th. Lepers, architecte de la ville, d'après les plans de M. Bottrel d'Hazeville. Cet hôpital, situé rue Blanchemaille,
s'appela d'abord Hôpital-Napoléonprès 1870, il fut désigné sous le nom d'Hôtel-Dieu ou hôpital civil

Dans le vestibule à gauche en entrant : Bienfaiteurs. 1463-1823 : 

Pierre de Roubaix, Isabeau de Roubaix., Adrien de Roubaix,  Nicolas de Werchin, seigneur de Roubaix., Yolande de Luxembourg, dame de Roubaix, Mgr de Faigneules,
Sœur Jacqueline Despeunezeaux,  Sœur Marguerite Meiganet, Yolende de Werchin, princesse d'Épinoy, Floris de Montmorency, seigneur de Montigny, Luc Mulliez,
Sœur Jeanne Deswatines, Sœur Liévine Vandervarent, Sœur Marguerite Farvaque, Sœur Isabeau de Tramecourt, Lamoral, prince de Ligne, marquis de Roubaix,
Marie de Melun, princesse de Ligne, dame de Roubaix. Sœur Légère Flameng, Valentin du Bois, seigneur de Wassegnies, Sœur Jeanne Bataille, Agnès de Mullenart,
Sœur Agnès Delbecque, Me François Becquart, pasteur de Roubaix,  M. Jean Prus, pasteur de Roubaix, Sœur Jeanne Lefort. Sœur Barbe Lefebvre, Sœur Marie-Catherine Obert,
 Sœur Marie- Madeleine Wattrelos, Louis de Croix, seigneur de Gourgemez, Catherine Delebecque, Sœur Antoinette de Blondel, Antoine de Blondel, Catherine de Carieule,
Marie de Berthoult du Valuon, Sœur Anne Dulongcourty, Sœur Catherine Lariyière, Sœur Barbe Delebecque, Sœur Agnès Desurmont, Sœur Michelle Dujardin,
 Sœur Catherine-Monique Delebecq, Sœur Agnès-Florence DelebecQue, Sœur Catherine Delespaul, Sœur Marie- Joseph Dhalluin, Sœur Dorothée Ducoulombier,
Sœur Pélagie Jager, Sœur Marie-Madeleine Lefebvre,  Sœur Marie-Catherine Delespaul, Sœur Marie-Jeanne Flameng, Sœur Marguerite Dhalluin,
Sœur Marie de S.Joseph Dhalluin,
Sœur Elisabeth Prouvost, Sœur Marie-Florence Vanhœnacker, Sœur Aldegonde Scorion, Sœur Augustine Destombes, Sœur Glaire Lepers,
 Sœur Isabelle Delposse, Sœur Thérèse Destombes, Sœur Marguerite Lezaire, Louis de Melun, prince d'Épinoy, marquis de Roubaix, Philippe-Dominique Delespaul,
Mademoiselle de la Hayrie,Valérien Caron, Sœur Catherine-Monique Lefebvre, Sœur M. F. Delespierre, Brecryelt-Delahaye, Jacques Delos, Marie-Catherine Destombes,
Sœur Marie-Angélique Decottignies, Sœur Jeanne Lezy, Sœur Marie-Gabrielle Coppin, Sœur Marie-Agnès Courouble, Sœur Marie-Monique Florin,
Sœur Marie- Adrienne Lefebvre, Sœur Elisabeth Heddebaut, Sœur M. G. Hannart, Sœur Éléonore Monier, Sœur Antoinette Monier, Sœur Marie-Mélanie Castel,
Sœur Euphrosine Delebecque,
Sœur Béatrix Prouvost, Sœur Bernardine Dujardin, Sœur Albertine Delourme, Sœur Julie Bonte, Sœur Constance Lantoing, Sœur Amélie Lemer,
Sœur Marguerite Gaffin, Sœur Marie -Madeleine –Joseph Dehullu,  Sœur Victoire Mouret, Sœur Marie- Françoise- Joseph-Mazurel, Sœur Angélique Jacquart,
Sœur Anne-Marie Delebecque, Sœur Marie-Anne-Joseph Destombes, Sœur Catherine Chauwine, Sœur Marie -Anne -Joseph Fabricy, Sœur Rose-Blanche-Joseph Bouteillier,
Sœur Bernardine Klory, Sœur Félicité Lefebvre, Pierre Frémaux
.

 Noms des administrateurs de l’Hôpital de Roubaix de 1798 à l’année 1867:

 P. J. Grimonpont. 1798 ; A. Dujardin 1798 ; Castel-Frémaux. 1798 ; Dazin-Duforest. 1798 ; Bulteau-Yon 1798 ; C. Florin-Delbecque. 1801 ; Dervaux-Dukorbst 1801;
 Houzet-Delos. 1801 ;Delcourt-Chombart. 1801 ; Defrenne-Dervaux 1802 ; Simon-Basile Ferret. 1804 ;Ignace Gadenne. 1804 ;J. B. Lecomte. 1807 ; Dervaux-Tiberghien. 1807 ;
Bulteau-Prouvost. 1809 ; Boyaval-Roussel. 1809. ; Lepers-Delebecque. 1809 ; Liévin Defrenne. 1810 ; Boyaval-Morel 1810 ;Alexandre Decréme. 1810 ; Grimonprez-Tiberghien ;
Grimonprez-Bulteau. 1814 ; Duhamel-Brédart. 1817. Desrumeaux-Duthoit. 1817 ;
Prouvost-Defrenne. 1817 ; Montagne-Petit. 1818 ; Augustin Prouvost. 1819 ;
Delebecque-Lezaire. 1819; Boussel-Dazin, 1819; Wattinne-Wattel. 1819;  Scrêpel-Lefebvre. 1819; Mulliez-Delesalle. 1823; Motte-Brédart. 1824; Motte-Duthoit. 1825;
Lecomte-Delerue. 1826; Lehembre-Wacrenier. 1828; Florin- Wattine. 1829; Hertogh, 1831; Paul Defrenne. 1834 ; Cavrois-Grimonprez. 1835 ; A. Mimerel. 1837 ;
Delattre-Libert. 1839 ; Grimonprez-Bossut. 1840 ;Louis Destombes. 1852 ; Louis Scrépel. 1852 ; Aimé Delfosse. 1852 ; J. Benaux-Lemerre
. 1856; Réquillart-Desaint. 1863;
L. Watine-Wattinne. 1864 ; Pierre Catteau. 1867

Hôpital communal de Roubaix

Le 15 août 1861, jour de l'Assomption et fête de Napoléon 111, la première pierre de cet édifice, destiné à servir d'hôpital communal, a été bénite par M^ Maes,
doyen de la paroisse S^ Martin, et solennellement posée par Mr Jean-François-Auguste-Joseph Ernoult-Bayart, maire de la ville de Roubaix, assisté de ses adjoints
MM. Julien Lagacue> Constantin Dbsgat et Jean- Baptiste Renaux-Lemetre, en présence du clergé, des membres du conseil municipal et de la chambre consultative
des arts et manufactures, de la commission des hospices, des diverses administrations de la ville, et de M. Théodore Lepers, architecte
.

 Bienfaiteurs. 1861 :

Bayart-Gutelier ; Bayart-Lefebvre père ;Bayart-Parent ;Bettremieux fils ; Blanquart-Delobel ; Bodin Edouard ; Boissibre Achille ; Bossut-Delaoutre ; Bossut-Grimonprez ;
Bossut-Pollet ; Browaeys-Degeyter ; Bulteau Alexandre ;Bulteau-Desbonnet ; Bulteau-Mimerel veuve ;Carette-Pennel ;Carré-Cheval ; Carré- Delescluse ;  Carré- Desfontaine ;
Castel frères et sœur ; Cateau Adolphe ; Catteau Pierre.  Catrois-Grimonprez veuve ; Cheval- Legrand veuve ; Cheval sœurs ; Gochsteux-Castel ; Cordonnier Louis ; Cozette Léon,
 Crombé Jules, Crombé Louis, Cuvru sœurs ; Dathis Léon ; Dazin-Bulteau veuve ; Dazin fils aîné ; Dazin Joseph ; Dazin-Motte ; Decottignies-Dazin ; Decourcelle veuve ;
Defrenne Alphonse ; Defrenne Liévin ; Defrenne Paul ; Delaoutre Achille veuve, Delattre-Cavrois Henri, Delattre Edouard, Delattre Henri père. Delattre Jules,
Delattre Louis fils, Deledalle Achille, Deleporte Henri, Delerue-Dazin Jules, Delerue- Florin veuve, Delerue J.-B. veuve,Delfosse Clément, Delfosse- Motte,
Delobel-Barot, Delobel sœurs, Derville César, Descat-Crouset, Descat- Libouton, Descat Théodore, Deschamps Auguste, Desclée frères, Destombes- Dengremont,
Droulers Auguste,  Dubar-Gliquet, Dubar-Delespaul ,  Dubar-Perrier, Duburcq Jean-Baptiste, Duflos Jean –Baptiste, Duhamel Henri, Dujardin Alexandre,
Du Jardin Jean –Baptiste, Dumanoir, Dupire-Duponchel, Dupont fils, Dupont-Grimonprez, Duriez fils, Duthoit fils, Dutilleul-Lorthiois, Eeckmann Louis, Ernoult-Bayart,
Fanyau-Ionave, Ferlié-Lecomte, Florin Carlos, Florin- Decrème, Florin-Ribaucourt, Frasey François, Gantier- Roussel , Gaydet-Bobt., Grimonprez- Bossut, Grimonprez-Cavrois,
Grimonprez Eugène,  Grimonprez Louis fils, Lagache Julien, Larousse Edouard, Laigle Oscar, Lambin – Delattre, Lamy Jules, Leconte-Baillon,
Lefebtre-Mathon Louis,  Lefebvre-Mathon Henri, Lefebvre-Soter Jean,  Lenain Edouard, Lepoutre-Parent ; Leroux Camille
.

1861- — Salle des pas perdus; seconde plaque à droite.

Bienfaiteurs de Lespagnol veuve ; Lestienne frères ; Lhermine Y. Liénard veuve;Lister et Holden, Mathon-Lepers, Mathon et Masson, Mazure Louis, Mazure-Mazure,
Messen Jacques, Mimerel sénateur,  Mimerel fils, Montagne Auguste, Montagne Jean, Motte Alfred, Motte-Bossut, Motte-Brédart, Motte Etienne, Mourmant Julien,
Mulliez-Delesalle, Mulliez-Éloy, Parent Pierre, Parenthou Godefroy, Pennel Alexandre, Pin-Bayart, Ployette Ferdinand, Pollet Joseph, Pollet Romain, Poullier Louis,
Prouvost Adolphe.

Après 1861 : Prouvost Amédée, Prouvost Bonami veuve, Prouvost Liévin, Prouvost Pierre-Constantin, Relop Adolphe, Réquillart-Barrot veuve., Réquillart-Desaint,
Réquillart-Scrépel, Rogues veuve, Rousseaux-Cornille, Roussel-Dazin, Roussel François, Ryo-Catteau, Salembier Louis, Scrépel César ; Scrépel Florimond ;
Scrépel Lefebvre ; Scrépel Louis;  Scrépel-Roussel ; Ternynck Henri ; Tettelin- Montagne ; Tiers- Werquin veuve ; Vernier- Delaoutre ; Voreux Louis ; Vouzelle veuve ;
Watine Louis ; Watine-Meurisse veuve ; Wattel Florimond; Wattel-Prus; Wattinne-Bossut;
Wattinne-Prouvost ; Wattinne- Wattel; Werbrouck Louis; Werquin- Wattel;
Wibaux Achille. Wibaux Bonami; Wibaux Henri; Wibaux-Motte, Comte Mimerel, Dormeuil Jules-Ernest, Renaud J.-B, Dame Grimonprez-Delaoutre, Dormeuil Alfred- Joseph
.

________________________________________________

 L’œuvre de la France, elle remplit toutes les pages de l’histoire humaine, elle est connue de l’univers entier et ce n’est pas  Dieu qui l’oubliera, lui a qui tout est présent. Le zèle déployé par cette noble race pour la cause et pour le nom de Dieu, l’esprit de sacrifice et d’abnégation, le dévouement et l’enthousiasme qu’elle a mis au service de Jésus-Christ et de son évangile, voilà des titres qui subsistent, des mérites qui ne s’effaceront jamais. D’autant  qu’ils n’appartiennent pas uniquement au passé. » Monseigneur Pie.

Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonds baptismaux de Reims, se repentira et retournera à sa première vocation. Un jour viendra(…) où la France, comme Saül sur le chemin de damas, sera enveloppé d’une lumière céleste… Tremblante et étonnée, elle dira : »Seigneur, que voulez vous que je fasse ? » et lui : « Lève toi, lave les souillures qui t’ont défigurées, réveille dans ton sein les sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, fille ainée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la Terre » Saint Pie X : allocution consistoriale de 20 novembre 1911.

L’homme médiocre est juste milieu sans le savoir. Il l’est par nature, et non par opinion ; par caractère et non par accident. Qu’il soit violent, emporté, extrême, qu’il s’éloigne autant que possible des opinions du juste milieu, il sera médiocre. Il y aura de la médiocrité dans sa violence… Il admet quelquefois un principe mais si vous arrivez aux conséquences de ce principe, mais si vous arrivez aux conséquences de ce principe, il vous dira que vous exagérez…. L’homme vraiment médiocre admire un peu toutes choses, il n’admire rien avec chaleur. Si vous lui présentez ses propres pensées, ses propres sentiments rendus avec un certain enthousiasme, il sera mécontent. Il  répètera que vous exagérez. Il aimera mieux ses ennemis s’ils sont froids que ses amis s’ils sont chauds. Ce qu’il déteste, par-dessus tout, c’est la chaleur. L’homme médiocre dit qu’il y a du bon et du mauvais dans toutes choses, qu’il ne faut pas être absolu dans ses jugements etc. etc. Si vous affirmez fortement la vérité, l’homme médiocre dira que vous avez trop confiance en vous-même… L’homme médiocre dira que vous avez trop confiance en vous-même… L’homme intelligent lève la tête pour admirer et pour adorer ; l’homme médiocre le lève pour se moquer : tout ce qui est au dessus lui parait ridicule, l’infini lui parait néant… L’homme médiocre est le plus froid et le plus féroce ennemi de l’homme de génie… L’homme de génie compte sur l’enthousiasme ; il demande qu’on s’abandonne. L’homme médiocre ne s’abandonne jamais. Il est sans enthousiasme et sans pitié : ces deux choses sont toujours ensemble… L’homme médiocre est beaucoup plus méchant qu’il ne le croit et qu’on ne le croit, parce que sa froideur voile sa méchanceté… Au fond, il voudrait anéantir les races supérieurs : il se venge de ne le pouvoir pas en les taquinant… L’homme médiocre ne lutte pas : il peut réussir d’abord, il échoue toujours ensuite. L’homme supérieur lutte d’abord et réussit ensuite. L’homme médiocre réussit parce qu’il subit le courant ; l’homme supérieur triomphe parce qu’il va contre le courant. «  Ernest HELLO

Les jardins partagés en France

FNJFC (Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs.

http://www.jardins-familiaux.asso.fr

12 Rue Félix Faure, 75015 Paris
01 45 40 46 94

C'est au cours des guerres napoléoniennes que l'on commença à parler en Angleterre d'« allotments » ou terres allouées aux ouvriers. Pour les uns il fallait 2 000 m2, pour d'autres, moitié moins. Mais tout le monde était d'accord sur le rôle important des jardins. En France, loué ou cédé, le terrain attachait l'ouvrier à son usine et le maintenait loin du cabaret. S'ils revêtaient un caractère paternaliste, les jardins ouvriers ont séduit parce qu'ils correspondaient à un besoin réel. Les premiers jardins ouvriers français furent inspirés des potagers encouragés par le médecin et pédagogue Daniel Gottlob Moritz Schreber en Allemagne. Celui-ci fonda l'association des jardins ouvriers et familiaux pour « éduquer la population » et « améliorer la santé publique ». Cette idée fit quelques émules comme l'abbé Volpette à Saint-Étienne, et madame Hervieu à Sedan.

 L'abbé Jules Lemire (1853-1928)

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prêtre démocrate, député et maire d'Hazebrouck, il a bataillé durant trente-cinq ans à la Chambre des députés pour défendre les droits des plus humbles.

Il fonde en 1896 la Ligue française du Coin de Terre et du Foyer : « Les jardins ouvriers professent une vocation sociale et défendent un certain ordre social : s'ils permettent aux ouvriers d'échapper à leur taudis en profitant d'un air plus respirable, ils les éloignent aussi des cabarets et encouragent les activités familiales au sein de ces espaces verts. »

 la FNJFC (Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs fédère aujourd’hui 200 associations de jardins familiaux de toute nature, tant par leur taille que par leur histoire ou leur objet. Elle assure la gestion décentralisée de jardins familiaux au sein de 50 comités locaux regroupant environ 6 000 jardiniers et gère directement 3 000 parcelles réparties sur 70 groupes de jardins franciliens.

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Cent ans d'histoire des jardins ouvriers, 1896-1996: la Ligue française du ...

 publié par Béatrice Cabedoce

Charles Droulers-Prouvost

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Au centre, entouré de ses deux cousins germains Amédée 3 Prouvost et Pierre Lestienne-Prouvost

Docteur en droit, Ecrivain, Poète, Industriel,

Petit fils d’Amédée I Prouvost,

fils de Joséphine Prouvost, cousine germaine de Charles I Prouvost et fille d’Amédée I Prouvost, 1845-1919, né le 29 mars 1872 – Roubaix, décédé le 17 février 1945 - Chenoise (77, Seine-et-Marne), à  l'âge de 72 ans.

 « Noble poète roubaisien » a dit Me Joseph Crombé, son compatriote et émule. Docteur en Droit, mais aussi homme de Lettres, ce cousin germain d’Amédée Prouvost le poète publia une étude sur le chansonnier patoisant Gustave Olivier – suivie d’une autre, sociologique, « La Cité de Pascal ». Grand voyageur, d’une débordante activité, il est l’auteur de trois recueils : « Les Rimes de Fer », « Les Mansuétudes » et « Feux Errants ». « Sans qu’il les ait traités avec un égal bonheur, nul des grands thèmes lyriques, toutefois n’a été négligé par lui. La grandeur ne manque pas à ces évocations et elles pourront charmer et fortifier plus d’une âme selon le vœu du poète parvenu la maturité ». (André Mabille de Poncheville).

Il épousa le 6 février 1902 Madeleine Thureau-Dangin 1878-1954, fille de Paul Thureau-Dangin, Membre de l'Académie française, Secrétaire perpétuel de l'Académie Française en 1908, auditeur au Conseil d'Etat, Historien et publiciste, Chevalier de la Légion d’honneur

 Ami et collaborateur de l'abbé Lemire, il préside les Jardins Populaires fondés en 1906. Il sera le secrétaire rapporteur des congrès d’après-guerre de la Ligue du coin de terre et du foyer. Une autre oeuvre, les jardins du Progrès, est fondée en 1909.

Charles DROULERS, Chemin faisant avec l'abbé Lemire, in-12 de 252 p., Rivière, 1929,

M. Droulers nous donne en ce livre, outre divers souvenirs personnels qui ne manquent pas d'intérêt, une importante étude sur l'activité politique et sociale du député d'Hazebrouck. , Sur les divergences de vues entre M. Lemire et la droite de la Chambre, sur les douloureux incidents qui sont encore présents, dans le Nord, à bien des mémoires, l'auteur n'insiste pas. Présenté un peu sous forme de causerie, égayé d'anecdotes,, l'ouvrage se lit facilement.

DROULERS (Charles), 12 bis, avenue Bosquet, Paris-VIP.

 
L’abbé Henri Lestienne-Prouvost 1870-1915

abbé Henri Lestienne-Prouvost 1870-1915

petit fils d’Amédée I Prouvost,

fondateur des cités jardins de Lille et de sa banlieue,

organisateur de nombreuses œuvres ouvrières et sociales, aumônier volontaire de la Grande Guerre, cité par l’ordre du jour de la 2° armée par le Général de Castelnau, blessé grièvement le 18 juin 1915 dans les tranchées d’hébuterne, mort à Amiens le 6 juillet 1915, ayant offert sa vie pour ses soldats, pour la France, pour sa famille et pour toutes ses œuvres de Lille. Il était mystique, foncièrement artiste, philosophe, fin lettré, très bon gestionnaire.

Auteur en 1907 d’une édition critique du discours de Métaphysique de Leibnitz. réédition par la bibliothèque des Textes philosophiques. Paris, J. Vrin, Petit in-8, 94 pages. Le travail critique est admirablement mené, et semble vraiment définitif.

 
En 1907, la Ligue est implantée dans 63 départements.

En 1916, la Ligue est chargée par le Ministère de l’Agriculture de distribuer une subvention d’Etat destinée à la création de jardins pour répondre aux problèmes de ravitaillement liés au conflit mondial. Les pouvoirs publics vont à nouveau faire appel à la Ligue dans les années 39-45 pour développer de manière accrue les jardins potagers indispensables en période de pénurie.

En 1918, 65m² par habitant En février 1918, les autorités allemandes annoncent leur intention de répartir les terres incultes entre les habitants à raison de 65 m² par tête.

Les moteurs de l’opération furent MM. Watine, Watremez et Carissimo.

Au lancement de l’opération il y eut plus de 30.000 demandes.

En 1920, la Ligue compte 47 000 jardins ouvriers répartis sur tout le territoire. Les dirigeants bénévoles sont influents et font avancer la législation dans le sens des jardins familiaux. Présidents de la République, ministres, écrivains, poètes, savants… soutiennent le mouvement. Le congrès de 1920 de la Ligue donne le chiffre record de 32.000 jardins ouvriers à Roubaix, soit près des deux tiers des jardins ouvriers en France ! Roubaix est alors une ville de 120.000 habitants dont près de la moitié a été mobilisée, déportée, emprisonnée.

Après la guerre, les congrès de la Ligue permettent de situer les jardins : neuf sociétés, dont les trois premières citées, rejointes par les Jardins pour tous, le Coin de terre roubaisien, les Potagers Populaires, les Jardins de la Sainte famille, les Jardins Beaurepaire, les Jardins Cordonnier, les Jardin de la rue d’Hem. La fédération des jardins ouvriers est organisée sous la direction de Louis Watine, très actif avec la Croix Rouge pendant la guerre. Elle regroupe alors 1500 jardins.

Un concours des années trente fait apparaître une trentaine de sociétés de jardins ouvriers de Roubaix, Wattrelos et Hem, dont certains portent le nom de l’entreprise propriétaire des terrains :

Carissimo, Motte-Bossut, Allart-Rousseau, Leroux, Cavrois-Mahieu, Pennel et Flipo.

D’autres portent le nom du lieu où ils se trouvent : Sartel, Constantine, Chemin neuf, Espierre. En 1935, le 23 avril, la municipalité socialiste roubaisienne crée des jardins ouvriers dans les secteurs du Nouveau Roubaix et des Trois Ponts, une fédération se crée et Théo Vanovermeir en est le premier président. De nos jours, on parle plutôt de jardins familiaux à l’image des jardins de la Potennerie gérés par le comité de quartier

Durant tout le 20e siècle, les jardins vont s’adapter aux évolutions de la société française. Les années 70 marquent un net recul du nombre de parcelles : c’est l’époque des « Trente Glorieuses », années d’expansion et de développement économique.

En revanche depuis les années 90, la demande explose littéralement.

Edmond-Lefebvre-Prouvost

Autres personnalités :

En février 1918, les autorités allemandes annoncent leur intention de répartir les terres incultes entre les habitants à raison de 65 m² par tête.

Les moteurs de l’opération furent

MM. Watine, Watremez et Carissimo.

Un concours des années trente fait apparaître une trentaine de sociétés de jardins ouvriers de Roubaix, Wattrelos et Hem, dont certains portent le nom de l’entreprise propriétaire des terrains :

Carissimo, Motte-Bossut, Allart-Rousseau, Leroux, Cavrois-Mahieu, Pennel et Flipo.

 

 « L'Abbé Lemire est venu à de nombreuses reprises à Roubaix notamment pour des conférences sur les jardins ouvriers mais pas seulement. Il vient à l'exposition internationale de 1911 et le 21 octobre 1918, il entre avec Poincaré dans Roubaix  Libérée.  Omer Podvin, natif de Vieux Berquin, élève de l'Abbé Lemire, militant du Sillon à Roubaix, lance en 1904 au sein l'Institut Populaire de l'Epeule les jardins ouvriers - 600 parcelles 20 ans plus tard. » Jean-Pascal Vanhove

« La population de Roubaix n'a pas oublié les bienfaits des 32.000 jardins qui l'ont aidée à soutenir les plus durs jours de l'occupation. Et c'est pourquoi sans doute les créations «le Jardins ouvriers ne cessent depuis lors de s'y multiplier. Autour des oeuvres anciennes : Jardins Populaires qui comptent en 1920, sous la présidence de M. Droulers, huit groupes et 236 jardins et n'ont d'autre inquiétude que de voir les demandes se multiplier et les terrains se faire rares, Jardins de l'Institut populaire fondés par M. l'abbé Podvin, dirigés aujourd'hui par M. Diligent et comptant 500 jardins, Jardins du Progrès qui n'ont pas cessé non plus de s'accroître, des oeuvres nouvelles se groupent, nombreuses : Jardins pour Tous, Coin de Terre Rvnbaisien, Potagers Populaires, Jardins de la Sainte-Famille, Jardins Beaurepaire, Jardins Cordonnier, Jardins de la Rue à"Hem... L'éclosion spontanée de toutes ces oeuvres au lendemain de la guerre dit assez l'intensité des aspirations et des besoins auxquels elles répondent.

La Fédération des Jardins ouvriers, organisée sous la direction de M. Louis Watine, a pour but d'encourager et d'aider tous les efforts en les coordonnant. »

 

La défense de la France et de sa Civilisation


Suivent les registres officiels de l'Armée française; n'ont été gardés que les Prouvost répertoriés sauf Théodore au parcours passionnant; 

bien d'autres n'ont pas été étudiés mais seront rajoutés au fur et à mesure

Officiers blessés et tués pendant les guerres de l’Empire 

Tableaux par corps et batailles des
le supplément des Tableaux par corps et batailles des Officiers blessés et tués pendant les guerres de l’empire (1803-1815),
et l’état nominatif des Officiers blessés et tués de 1816 à 1911
par A. MARTINIEN

Michel-Henri-Joseph Prévost
baptisé le 8 mai 1783 ( parrain Florentin Prouvost ; marraine Augustine Gruart), 
décédé le 15 décembre 1812 à l’hôpital militaire d’Eccles, fusillier de la cohorte de l’Escaut. Son grand père était Guillaume-Joseph Prouvost époux de Marie Françoise Destailleurs.

Prouvost, expédition de Morée 1er Bataillon 16 août 1855, Bataille de la Tchernaïa (Traktir), lieutenant, non rattaché.

Annuaires officiels de l'armée française des années 1824, 1873 et 1914

Théodore-Auguste PROUVOST
1873 Garde Impériale
Troupes Infanterie Voltigeurs- 4° Régiment de Nancy 4° compagnie & dépôt à Metz  Capitaine   Rang d'ancienneté: 23/09/1855 1873   Infanterie en ligne --> Lieutenant-Colonel Chevalier de la Légion d'Honneur  Régiment: 88ème Rang d'ancienneté: 8 nov. 1870 Non rattaché à la lignée Prouvost.

Théodore Auguste PROUVOST, lieutenant-colonel commandant le 88e de ligne, chevalier de la Légion d’honneur, né à Lille le 26 avril 1826, fils de feu Jean Baptiste Joseph PROUVOST, bailli de la paroisse Saint Etienne de Wazemmes (Nord), y décédé le 22 juillet 1847, et de défunte Marie Renette MINNIER, rentière, décédée à Lille le 9 mai 1867.

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Général de brigade, officier de la Légion d’honneur, commandeur du Nichan-Iftikhar, Théodore Auguste PROUVOST est décédé en 1885. Il avait épousé Hélène Marie Aglaé BÉCANE, née à Versailles le 2 février 1846, décédée à Dunkerque (Nord), 18, rue Alexandre-III, le 1er septembre 1900, à Cahors (Lot) le 4 septembre 1871. Le contrat de mariage avait été signé chez Maître LUGAN, notaire à Cahors, le 4 septembre 1871, en présence du baron Emile Alexandre de MONTFORT, général de brigade, 56 ans, Paul Jean Jacques LESPINASSE, capitaine adjudant-major, 43 ans, Louis Honoré DARCY, médecin-major de 2e classe, 50 ans, et Jean Alexandre LORDON, capitaine adjudant-major, 43 ans. veuve, elle se remaria au château de Roquefoulet à Montgeard (Haute-Garonne) le 28 décembre 1886 avec le marquis Rodolphe Jean Gabriel Charles de CHAMPEAUX d’ALTENBOURG, né à Toulouse le 26 juillet 1839, propriétaire rentier, ancien conseiller général de la Haute-Garonne, ancien secrétaire d’ambassade, fils de feu le marquis Léonard Pierre de CHAMPEAUX d’ALTENBOURG, et de Madame Louise Aurélie de SAINT-FÉLIX, âgée de 72 ans, sa veuve. Le contrat de mariage avait été signé le 23 décembre courant chez Maître SENAC, avocat, notaire à Toulouse, en présence du comte Adrien de BERTIER, 39 ans, propriétaire, demeurant au château de Pinsaguel, Benjamin de GENNES, 51 ans, propriétaire à Fonsorbes, Emile LE CAMUS, avocat, ancien avoué, 75 ans, et Eugène MARTIN, propriétaire, 48 ans. Ce mariage a été dissous par jugement de divorce suivant arrêt de la Cour d’Appel de Toulouse en date du 14 décembre 1892, réformant le jugement rendu par le Tribunal civil de première instance de Toulouse du 11 août de la même année, le dit arrêt suivi de désistement de pourvoi de cassation en date du 3 mai 1893. On le retrouve dans L’Annuaire militaire de l’Empire Français pour l’année 1870. Non rattaché à la famille étudiée dans cet ouvrage.

L’Annuaire militaire de l’Empire Français pour l’année 1870,
publié sur les documents communiqués par le Ministère de la Guerre.

Liste des Officiers et Fonctionnaires qui ont été inscrits d’après les actes de naissance qu’ils ont produits au Ministère de la Guerre.

Marie Prouvost ép d'Edmond d'Heilly


Dheilly-Prouvost

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Georges Jules Prouvost,
avocat, 
conseiller à la cour d'appel d'Amiens,
lieutenant des Gardes Nationaux 

époux de Marie Lucie de Mailly ; fils de François Henri Prouvost, avocat Cour de Bruxelles, avoué à la Cour d'Amiens épx de Julia d'Elhougne ; petit fils de Pierre Constantin Prouvost (1747-1808), officier de la Garde Nationale.
Après de brillantes études, se destinait au notariat, quand éclata la guerre de 1870. Il fit alors noblement son devoir ; la fin de cette néfaste campagne le trouva capitaine adjudant-major dans l'armée de Faidherbe et proposé pour la croix de la Légion d'honneur. Revenu à Amiens il se fit inscrire au Barreau.

PROUVOST Pierre Edouard Joseph
(Branche Henri Prouvost-Florin, né en 1865)
1914 Armée territoriale-Services de santé militaire-Officiers d'administration du cadre auxiliaire du service de santé (Réserve d'armée territoriale)  officier d'administration de 2º classe  Affectation/Fonction: nommé par décret du 20/06/1900 Date d'affectation: 23/07/1907

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 Militaires distingués de 14-18
(Légion d'Honneur et médailles militaires) durant la guerre de 1914-1918

Branche ainée:

Henri IV Edmond Prouvost 1861-1917

Henri-IV-Prouvost-1861-1917-epoux-Laure-Ernoult

,  Chevalier de la Légion d’Honneur, est décédé à Holzminden en Allemagne le 22 janvier 1917, Médaille militaire mle 11642, soldat au 165e régiment d'infanterie, compagnie de mitrailleuses: bon soldat, zélé et plein d'entrain. A été très grièvement blessé dans l’ accomplissement de ses devoirs, le 23 février 1916. Amputé de la jambe  gauche. Epoux de Laure Jeanne Ernoult, petite fille de Jean François Ernoult, 1797-1868, maire de Roubaix en 1860 qui reçut l’ Empereur  Napoléon III dans sa ville .

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Journal de Madame Edmond Masurel, otage (documents Ferdinand Cortyl)

Hotzminden-Prouvost

Holtzminden*

Holtzminden

Les fils d' Edmond Prouvost, né en 1863
Prouvost-Eloy

Prouvost-Edmond

Jacques Prouvost tué en 1915 en Alsace

Les deux autres 

blessés, l'un d'eux très brièvement deux fois, croix de guerre, deux citations.

Madame Charles Prouvost-Masurel

Et sa cousine:

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Initiatives de soin des malades de Madame Paul Prouvost-Masurel pendant la première guerre mondiale. (documents Alain Prouvost)

PROUVOST Georges-Louis-Joseph 

Georges-Prouvost-Virnot

né en en 1894, époux de Marthe Virnot, cousin germain de Charles Prouvost, Croix de guerre 14-18

Maurice-Prouvost-Motte

Eugène Maurice Antoine Prouvost

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le 31 juillet 1895, Roubaix , s'engagea volontairement dans le RI 43 à Lille, puis blessé à la jambe au Chemin des Dames près de Berry-au-Bac en 1916, 
s'engagea dans l'aviation et descendit 3 avions allemands entre juin 1917 et 1918 ; ce qui lui valut la médaille militaire et la croix de guerre avec palmes
.

Marie Flipo-Prouvost
Infirmière major de la Croix-Rouge française

Son fils Charles Romain Flipo-Prouvost,
 le 16 août 1884, Tourcoing (Nord), tué le 24 février 1916, Beaumont (Marne), inhumé (à l'âge de 31 ans), filateur

Son autre fils Georges Flipo-Prouvost,
fut blessé à Wailly le 15 septembre 1915; décoré de la Croix de guerre.

Le beau frère de Marie Prouvost , Romain Flipo
eut l'honneur le 5 mai 1922 de présenter au Maréchal Foch la délégation des 7151 familles qui ont donné tant de fils pour la défense de la patrie. Il reçut du Monsueur le Maréchal le trémoignage de sa plus profonde gratitude. Son fils Romain est mort pour la France à Hardicourt. Son autre fils  André eut une conduite d'exception.

Flipo-Prouvost-Desurmont

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Beaux-frères de Marcelle Prouvost :

Jacques Desurmont
sergent au 33° d’infanterie. Automobiliste au 1° corps, envoyé en mission de Londres en 1915. Rappelé sur sa demande, entra dans l’aviation, passa pilote et envoyé au front. Au retour d’une reconnaissance, son appareil capota près de Moreuil (Somme). Cité à l’ordre de l’armée. Mort pour la France le 27 mai 1916.

Paul Lefebvre,
sergent au 43° d’infanterie, prit part aux combats de Dinan et à la bataille de Charleroi. Mort por la France à Saint Gérard, près de Lesve, le 23 août 1914.

Desurmont-Prouvost


Le beau frère de Pauline Sophie Prouvost,

Auguste II Lepoutre, 1861-1932,
refusa de fabriquer du tissus aux Allemands et fut déporté à Gustrow en 1915  puis Holtzminden en 1916 . Il avait 14 enfants.

Lepoutre

Jean Lepoutre-Prouvost,
fils d’André Lepoutre et Pauline Sophie Prouvost né le 28 février 1893, Mouvaux , décédé le 16 septembre 1916, ambulance 18/13 à Guesnel (Somme) (à l'âge de 23 ans), canonnier au 62e régiment d'artillerie.
Parlons parmi les cousins :
" Trois frères Masurel et trois frères Tiberghien; 
François, Alfred, Jean et Raymond Motte morts au champ d'honneur en 14-18 
et nos vingt oncles et cousins, morts au champ d'honneur en 14-18, 39-45 et en Algérie"  nous dit Jacques Toulemonde, petit fils d'Amédée 2 Prouvost.

Branche des Amédée:

Amédée 2 Prouvost

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Les allemands internèrent en Allemagne 150 otages roubaisiens issus des grandes familles .Au sujet d’Amédée II  Prouvost : « C'est pendant  la guerre de 1914 que grand-père donna le plus bel exemple de sa foi patriotique et religieuse. Le 1er mars 1916, il  était emmené par les Allemands avec tout ce que Roubaix comportait de notabilités politiques et économiques, comme otage au camp d'Holzminden. Cette captivité, écrit grand-mère dans un petit opuscule « In Memoriam », fut extrêmêment dure pour lui à cause de sa santé précaire, de l’ infirmité de sa jambe récemment soumise à une intervention chirurgicale. J'ai eu des échos de l’ admiration qu'il  suscita en se rendant à pied, au lieu de rassemblement. La captivité - elle devait durer 6 mois bien que dure pour un homme de 63 ans (hiver terrible, couchage sommaire, promiscuité) ne semble pas avoir altéré sa bonne humeur et dans ses lettres  grand-père ne se plaint pas. Il  remercie des photos de famille   qui lui ont fait un immense plaisir. En se prolongeant, la captivité lui devenait de plus en plus pénible. Son cousin et compagnon de captivité, Henri Prouvost, était mort dans ses bras et cela l’ avait beaucoup affecté. Rien ne manqua à son angoisse, il  fut hospitalisé six semaines au lazaret du camp, a cause d'une grande dilatation de l’ aorte, qui donnait des complications cardiaques. Il  fut en grand danger. Grand-mère poursuit dans l’ opuscule déjà cité : « Après six mois de captivité, le retour à Roubaix fut une meurtrissure pour son cœur, trouvant une maison vide de toutes ses affections et pleine d'Allemands installés en Maîtres . En outre, par suite d'information erronée, tant à Roubaix qu'à Holzminden, on s'attendait à ce que les otages libérés fussent dirigés vers la France libre. Grand-mère et Mimi partirent, en conséquence, pour la France libre, vers laquelle les Allemands organisaient parfois les trains via la Suisse, et quand grand-père revint à Roubaix, la maison était vide; il  semble d'après les documents que m'a communiqués Hubert Dubois et dont grand-mère a donné lecture a ses enfants avec un admirable courage au lendemain des funérailles de son mari, que grand-père ait été a nouveau inquiète par les Allemands après son retour de captivité. On lit en effet en date du 12 novembre 1917 :

« En partant au tribunal de guerre, « je ne cesse de penser  à toi, chère compagne, â mes chers enfants, à mes petits-enfants, et à toute la famille. Si ma santé devait être ébranlée, et que je succombe dans mon cachot, je mourrai en bon chrétien et en partant vers Dieu ma dernière pensée , mes dernières bénédictions seront pour vous. J'ai le cœur qui saigne, mais j'ai l’âme en paix, je serai courageux dans mes heures de souffrance, je vous embrasse tous avec affection et tendresse. P.S. Que mes petits-enfants demeurent de bon chrétiens fidèles  à nos traditions familiale s. « Laus Deo Semper!

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Henri Lestienne-Prouvost
Né en 1870, Décédé en 1915 - Amiens (80, Somme), hôpital, à l'âge de 45 ans
Né d’Henri Lestienne 1845-1912 et Antoinette Marie Prouvost 1849-1924, fille 
d’Amédée I Prouvost, « fondateur des cités jardins de Lille et de sa banlieue, organisateur de nombreuses œuvres ouvrières et sociales, aumônier volontaire de la Grande Guerre dans la 51° division, cité par l’ordre du jour de la 2° armée par le Général de Castelnau, blessé grièvement le 18 juin 1915 dans les tranchées d’hébuterne, mort à Amiens le 6 juillet 1915, ayant offert sa vie pour ses soldats, pour la France, pour sa famille et pour toutes ses œuvres de Lille. Il était mystique, foncièrement artiste, philosophe, fin lettré, très bon gestionnaire ».

« En 1914, autour du 55 de la rue de la Justice à Lille, l’abbé Henri Lestienne verra fonctionner avec bonheur la cité-jardin modèle, moderne et lumineuse (soit 46 appartements et 5 magasins rassemblés autour d’une cour intérieure) qu’il vient de fonder. » 

Henri-Lestienne-Prouvost

Les petits fils d'Antoinette Prouvost, 

Henry Lestienne,
né en octobre 1897, décédé
le 7 mai 1919 (à l'âge de 21 ans), maréchal des logis. 

Jacques Lestienne, 
né en novembre 1898, décédé en avril 1916, Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) (à l'âge de 17 ans). 

Le fils de Jeanne Prouvost, Jules Toulemonde

le 28 mai 1899, Roubaix (59, Nord), décédé le 18 septembre 1917, Talloires (74, Haute-Savoie) (à l'âge de 18 ans).

Beau frère de Gabrielle Prouvost, fille d’Amédée, épouse de Léon Wibaux,

Le général Achille Deffontaines 

fut le premier général français tué pendant le premier conflit mondial, le 26 août 1914 (l’Allemagne a déclaré la guerre à la France le 3 août), alors qu’il commandait sa brigade. Son fils Jean fut tué l’année suivante, à l’âge de 18 ans. ».

Deffontaines

Général de Division le 22.08.1914
Maintenu a titre définitif de la 5éme B.I (composée du 128éme R.I et du 72ème R.I)
en poste à Amiens à la déclaration de la guerre
Le 22.08.1914 le général REGNAULT, commandant la 3ème D.I lui indique la ferme de Herpigny - Robelmont (Belgique) comme objectif.
Avec un parfait mépris du danger le général DEFFONTAINES accompagne à pied les unités du 128ème R.I
Sous les rafales d'artillerie, il reste debout et ne pressait même pas la marche. Blessé à Virton (B)à 16h00 un obus, après tant d'autres qui l'avaient épargné, éclate près de lui, et on le voit tomber.
Blessé le 23/08/1914 à Sommethone près de Virton d'une balle de Schrapnel à la tête
Opéré à Reims
décédé suites de blessures de guerre le 26/08/1914 à l'Hôpital Auxiliaire N°101 à Reims (51) inhumé à Reims (51)
ré-nhumé à Bouvines le 01.03.1921 après que le corps ait été rendu à la famille.
Un détachement du 128ème R.I lui rend les Honneurs
1er Général Français Mort.p.l.France
sur le Monument aux Morts inscrit sur le livre d'or sur la plaque commémorative de l'église St Martin d'Amiens (80)
sur le Monument aux Morts de Bouvines (59)
inscrit sur le Mémorial, Hôtel des Invalides
Musée des Armées - Eglise St Louis des Invalides - 129 rue de Grenelle : Aux Généraux morts au Champ d'Honneur 14-18.
Chev Légion d'Honneur le 29/12/1890
citation O.10éme Armée N°226 - J.O du 4/03/1917
Croix de Guerre 1914-1918
Médaille Interalliée dite de la Victoire
Médaille Commémorative de la Grande Guerre
Vincennes SHD 10 Ye 1517 - A.N L.H 687.22 —

 

 

 

 

Willebaud Wibaux 1819-1897
&1844 Stéphanie Motte 1823-1882

 

 

 

 

 

 

 

 

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Achille Deffontaines 1858-1914

 

 

Joséphine Wibaux 1868-1954

 

 

Léon Wibaux 1858-1910

 

 

Gabrielle Marie Prouvost 1863-1920

 

 

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Entourage familial:
8-7 Anna Thérèsa Wibaux 1854-1906,
épousa en 1876 à Roubaix, Carlos Eugène Cordonnier, 1845-1921,
 zouave pontifical ; on le trouve à Loigny et Patay.
8-12 Sa sœur Stéphanie Wibaux 1865-1928
épousa en 1889 à Roubaix, Léon Paul Cordonnier, 1861-1941, frère du précédent,
Général, Commandeur de la Légion d’honneur.
Leur frère fut l’autre  8-4 Théodore WIBAUX, Zouave pontifical à 18 ans pour la défense des états Pontificaux et Jésuite, né  à Roubaix, le 13 février 1849, dans une famille de treize enfants. Son père était directeur d’une filature. Son éducation fut pieuse. Les enfants étaient réunis tous les soirs pour la prière, dans le vestibule devant la statue de Notre Dame, appelée par eux la Vierge de l’escalier. Il fit ses études dans un institut de Roubaix, puis comme interne à Marcq. Il devint membre de la Conférence de Saint-Vincent de Paul et s’occupa d’un patronage, le dimanche en fin d’après-midi.

Souvenirs de guerre  1914 – 1918 
de Marie-Louise Toulemonde 1874-1957 épouse de Pierre Amédée Lestienne-Prouvost

Lestienne-Toulemonde

« Malgré les angoisses, on n’en réalise pas encore toutes les horreurs.
A ROUBAIX, on craint des troubles. Comme nous habitons Rue Neuve, au centre de la Ville, nous allons chez mes parents, 49 Rue Saint Georges, la maison ne donnant pas directement sur la rue. Mes belle-sœurs font de même. Nous sommes une cinquantaine : on couche par terre et les enfants dans des paniers à linge. Le calme revient : chacun rentre chez soi.
Le 24 Août, les Allemands sont à BRUXELLES. Ici, c’est la panique. Mes parents partent pour DINARD, avec les familles de Joseph et Pierre TOULEMONDE. Pour moi, je ne songe pas à partir : mon mari n’étant pas mobilisable à cause de ses nombreux enfants. Mais au début d’Octobre, les Allemands demandent l’inscription de tous les hommes. Mon cher mari part au début d’Octobre pour la France libre. Je reste seule, bien angoissée, attendant mon 15ème enfant. L’Abbé part avec son père pour reprendre ses études au Séminaire d’Issy. Henry a 17 ans, je le garde avec moi. Mais peu de temps après, les Allemands demandent l’inscription des jeunes. Je le mets en pension chez les Jésuites au TOUQUET (Belgique) attendant la première occasion pour le faire partir pour la France libre. La frontière belge est bien gardée, et je dois user de stratagème pour aller voir Henry, en trompant la surveillance des Allemands.
Le 9 Décembre 1914, naissance de Marie-France : belle grosse fille que son Papa ne connaîtra que quand elle aura 10 mois. Nénette, encore bien jeune, est une bonne société et un soutien pour moi.
Je n’ai plus qu’un désir, c’est de partir en France libre. Mais comment, avec mes 13 enfants ?.. Il faut d’abord que je mette Henry en sûreté. Après bien des hésitations, je le confie à un forain spécialisé comme passeur. Il part au début d’Avril, avec Maurice PENNEL, Séminariste, ami de l’Abbé, qui sera tué quelques mois plus tard. Henry lui-même, mourra des suites de gaz asphyxiants quelques mois après l’armistice, bien triste de n’être pas mort au front. Le voyage est difficile : 80 kilomètres à pieds, trompant la surveillance des Allemands, passant la nuit dehors, se traînant sous les barbelés pour arriver en Hollande, et de là à BOULOGNE où il retrouve son Père. Je suis sans nouvelles de lui pendant plusieurs semaines et bien angoissée, car les Allemands tirent souvent des coups de feu à frontière. Grande joie de son Père. Henry s’engage à 17 ans I /2 pour ses classes dans l’artillerie et part pour le front en Avril et il est blessé au genou et hospitalisé à NORTON. Il sera gazé à la forêt d’Hothulst (Belgique) et réformé.
En Avril 1915, je commence mes démarches pour partir en France libre. Elles n’aboutiront qu’en Septembre, après bien des difficultés et des déceptions. Nénette est mon bras droit et mon ange gardien ; elle a pris ma cause en mains et se débat dans les commandanture. Ses frères et sœurs ne se rendront compte que plus tard de son dévouement.
En Mai 1915, les Allemands donnent des laisser-passer aux Français habitant la Belgique pour retourner en France libre. Par la complaisance d’une famille amie : Me LEFRANCOIS à qui je dois beaucoup de reconnaissance, j’obtiens de me faire domicilier chez elle à HERSEAUX, ce qui avait de graves inconvénients, (comme on le verra par la suite). Les Allemands font des enquêtes chez Me LEFRANCOIS. J’y laisse plusieurs enfants qui ont consigne de dire que leur mère est en courses. Je demande un certificat de malade pour partir plus facilement, et je suis appelé à BRUXELLES où un médecin allemand, bon cœur, me donne un certificat de complaisance « maladie de cœur, très grave », pour que je puisse rejoindre mon mari. Un laisser-passer en bonne forme arrive à HERSEAUX en Septembre. Je dois passer la frontière belge en fraude avec 13 enfants ; le cœur me bat, je passe la dernière. A la frontière hollandaise, fouille minutieuse. J’avais de faux papiers pour Jacques, et de l’argent français : à BRUXELLES on m’avait dit que je ne pouvais pas l’emporter. Je passe la nuit avec Nénette à le cacher dans les ourlets des robes. On le trouve, mais la femme qui visite a encore pitié de moi et de mon troupeau d’enfants, et me le rend.
Donc, les Allemands, furieux de mon départ de ROUBAIX, où j’étais inscrite, se vengent sur ma belle-mère : A.M.LESTIENNE, âgée de 65 ans et qui habitait chez sa fille, Me Joseph TOULEMONDE.  Ils vont la réveiller le soir à 11 heures et veulent l’amener en prison. On obtient sa grâce pour le lendemain. Elle peut se défendre en montrant une lettre que je lui avait écrite lui disant que « j’étais tout à fait brouillée avec elle, que j’étais partie sans lui dire au revoir, qu’elle n’avait pas essayé de m’aider pendant cette guerre, et qu’elle ne savait pas ce que j’étais devenue ». Grâce à cela, elle a été relâchée.
J’arrive à FLESSINGUE (Hollande) vers 11 heures du soir. Nuit dans un hôtel borgne près des quais. Les enfants couchent 5 ou 6 dans le même lit, et moi, dans un fauteuil. Le lendemain, visite au Consulat où l’on me donne les papiers pour l’Angleterre. Embarquement le soir pour TILBURY. Longues formalités de douane. Les jumelles tombent par terre, endormies. De FLESSINGUE, j’envoie un télégramme à DINARD, à mon cher mari, qui arrivera à LONDRES deux jours plus tard. C’est dans la Gare de CHARING CROSS que nous nous retrouverons. Je passe sous silence la joie de revoir.
La traversée a été bonne – 36 heures – à TILBURY où je débarque, les Anglais me demandent des renseignements sur les armées allemandes qui sont à ROUBAIX. Je retrouve à LONDRES mon frère Louis et des amis. La guerre semble terminée pour moi avec le revoir de mon cher mari. Les épreuves recommenceront vite avec la mort de mon cher papa à DINARD, celle d’Henry à Paris et de JACQUES à ST GERMAIN.
De FOLKESTONE, nous partons pour DIEPPE. Le bateau est convoyé par des avions car des sous marins sont signalés. Je ne crains plus rien maintenant que mon mari est avec moi. Les Dames de St Maur à AUTEIL nous hébergent dans leur pensionnat. Tous les maris éplorés viennent me demander des nouvelles de leurs femmes et de leurs enfants restés  à ROUBAIX. Trois mois plus tard il y aura des trains de réfugiés. Je pars pour DINARD (Septembre 1915) où je revois mon cher Papa qui mourra quelques semaines plus tard. Puis c’est ST GERMAIN où Jacques sera opéré de l’appendicite et mourra le 27 Avril 1916.
ST GERMAIN est loin de PARIS ; les communications sont difficiles et mon mari ne peut revenir déjeuner. Les DOGUIN mettent à notre disposition le 56, Rue du Docteur Blanche à AUTEUIL, maison spacieuse, quartier agréable. Les enfants jouent sur la rue comme au village. L’hiver se passe tranquillement.
En Septembre 1917 commence l’idylle entre Nénette et Marcel. Ce dernier est interné en Suisse, comme grand blessé, après avoir eu une conduite héroïque pendant la guerre. Blessé très gravement en Septembre 1914, il reste plusieurs jours sur le champ de bataille ; ses plaies s’infectent et il est transporté mourant, comme prisonnier de guerre en Allemagne. Quelques mois plus tard, a lieu l’échange des grands blessés et il est dans les premiers à être interné en Suisse. Après l’enfer de la guerre, ce séjour est pour lui un paradis terrestre. Il demande la main de Nénette qu’il connut avant la guerre, revient en France : première rencontre à Notre Dame des Victoires, et ce sont les fiançailles, puis le mariage en l’église de l’Assomption : beau militaire en uniforme bleu horizon de la couleur de ses yeux, médaille militaire, légion d’honneur. Puis c’est le repas : 50 personnes à table, repas du grand traiteur de PARIS : POTEL & CHABOT; quelque noce après ces années de privations, chant des enfants composé par Père. L’hiver 17 se passe tranquillement et tristement. En Avril 18 les Allemands tirent sur Paris avec la grosse Bertha installé en secret. C’est la fuite générale. Nous partons pour le VAL ANDRE où Henry est hospitalisé, et c’est le début de la grande offensive dirigée par FOCH et qui mettra fin à la guerre. Le 12 Juin c’est la naissance de mon 16me, Louis ; baptême à PLENEUF, dragées lancées aux enfants, et le 4 Août, la joie recommence avec la naissance de Marcel Fils. Comme l’hiver sera dur au Val André où il n’y a ni charbon, ni électricité, nous refaisons des bagages pour la 10me fois et nous partons pour la BAULE, avec Henry cette fois, qui a été réformé. François et Claire y font la scarlatine et sont soignés par une bonne sœur … qui n’a de bon que le nom. Henry devenant plus malade et l’armistice étant conclu, adénite généralisée suite des gaz, nous retournons rue du Dr Blanche où Henry mourra le 7 Mai 1919. Il sera enterré dans la crypte de la chapelle espagnole, par faveur, en attendant le retour de son corps à ROUBAIX. Puis nous passons l’été au BOUQUETOT, près de Pont l’Evêque. Et c’est  le retour  à ROUBAIX en Septembre 1919. Il nous manquait Henry et Jacques, morts tous deux saintement : Que la volonté de Dieu soit faite. »


Albert-Félix Prouvost

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« Notre père (Albert-Félix Prouvost) avait insisté vivement auprès de notre mère pour la décider à quitter Roubaix. Par sa position au Peignage, son titre de président du tribunal de Commerce, il  jugeait que son devoir impérieux était de rester à son poste » Albert-Eugène Prouvost
Il  avait été emprisonné comme notable puis relaché en sa qualité de Consul d’Espagne, il  avait défendu pied à pied nos usines contre les réquisitions de l’ ennemi. Il  était un des dirigeants du Comité général d’aide sous toutes ses formes à la population ouvrière très éprouvée ; il  décéda des suites d’une opération bénigne après avoir écrit des lettres  empreintes des mêmes sentiments de foi en Dieu et dans une France renouvellée par l’ épreuve. Dans les trois derniers mois, il  marque sur ses carnets ceux chez qui il  fut invité : les Emile  Masurel, Edmond Masurel, Madame Auguste Vanoutryve, Amédée Prouvost, Henri Mulliez, Ernest et François Roussel, René et Joseph Wibaux, Eugène Mathon ; le 31 mars : « dîner chez les Edmond Masurel ». Le 5 avril, il  succomba à son embolie.

Les élus socialistes prononcèrent des discours empreints  de la meilleure reconnaissance pour l’ œuvre accomplie.

Albert-Eugène Prouvost

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Robert Prouvost

le 24 février 1886, Roubaix ,

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Photo Ferdinand  Cortyl

« Il était officier de liaison entre deux  généraux, son cheval tué sous lui, grand blessé : on veut lui couper la jambe dans un hopital de campagne ce qu’il refuse, se fait prendre par un taxis de la Marne, est opéré et sauvé à Deauville. Il repart en Russie où les huileries de Roubaix et d’Odessa sont dirigées par lui : hélas prises par les Rouges.Les deux directeurs partent sans prendre rien avec peur.Robert fut toujours lié à l’huilerie ; stages à Marseille où il veut s’installer après la Russie : toujours en avance de deux  générations. A Verminck et Valabrègue à Marseille, deux sociétés valables mais mangées par les actionnaires.En 1937, décu d’essayer le Sénégal poursuit le projet d’allier les coopératives de production sénégalaises et celles de consommation en France avec une société roubaisienne : ce fut un succès. Il fut un génie de la construction. Il fut « un second frère » d’Albert Eugène Prouvost : « Entre la vie du Nord qui lui apparaissait trop placide et une existence lui permettant de faire preuve d’imagination et d’initiative personnelle, il  n’hésita pas. Dès 1908, il  se lança dans la grande bataille  de l’ huilerie. Des déboires l’ y attendaient, mais il  fit front avec un courage et une force de caractère qui finirent par l’ emporter. Il  a aujourd’hui la satisfaction de voir sa magnifique huilerie de Lyndiane, près de Dakar, consolider chaque année une situation de premier plan. Fondée par Robert Prouvost juste après la guerre de 14 où il loua des terres, ( il y avait aussi un port), Lyndiane est une grande réussite des Prouvost au Sénégal. : production d’huiles de 4000 à 120.000 tonnes lors de la nationalisation, les deux plus grands fabricants d’arachides du monde : Lyndiane Sodec et Lesieur.Jalousés par les sénégalais.Tous les mois trois bateaux qui livraient en vrac les distributeurs français, allemands, Angleterre qui mettaient en bouteille. Merveilleuse collaboration entre les noirs et les blancs. » Philippe Prouvost son fils en 2012.» 


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Résistance des Prouvost à l’ ennemi
pendant la guerre 39-45 et après

(Légion d'Honneur et médailles militaires)

Henri PROUVOST  

Liste officielle No 60 de prisonniers français A Paris le 4 janvier 1941;  D’après les renseignements fournis par l'Autorité allemande.; né  le  23-11-1918 à  Waquechy 
 2e cl.  23e R.A.F. Camp :  Stalag XII A.  ALLEMAGNE Lieu :  Hohenstein

Georges PROUVOST et ses fils Dominique et François

"Les deux frères Dominique et François Prouvost ont été membres de la Résistance, l'un fit ensuite la campagne d'Allemagne et l'autre en Italie ; leur père Georges Prouvost-Virnot avait tenté de se rendre en Angleterre à la suite de l'appel du 18 Juin, et, avec son épouse, Marthe Virnot, ils prirent la route de l'exode jusqu'à Brive la Gaillarde où ils furent accueillis par leurs cousins Wallaert dans leur propriété de la Majorie .
Georges Prouvost était parti avec son fils Dominique. Ils  passèrent à Chausey, puis à Jersey, mais à Jersey il n'y avait plus assez de bateaux et l'on ne prenait que les officiers munis de leur uniforme. C'était le cas de Georges, mais pas celui de Dominique ! Les Allemands étant entretemps arrivé en Normandie, Georges n'a pas osé renvoyer son fils seul, craignant que, revenant des îles anglo-normandes, il soit exécuté par les allemands à l’arrivée. Il n'a donc pas voulu en prendre le risque. Je crois que cela a été un des grands regrets de sa vie, car arrivé à Londres il n'aurait pas manqué de faire partie de l'état major de de Gaulle auquel il était apparenté par son épouse (La 2° femme de son grand père, Victor Virnot était une Cailliau dont le frère avait épousé Marie Agnès de Gaulle, qui était très liée aux Virnot." Notes relevées de leur soeur, Martine Frapier-Prouvost

Charles 3 PROUVOST 
né en  1901

charles-prouvost

Armée de Terre: Lieutenant Artillerie 242°RA il est affecté à un régiment d'active et de 1926 à 1940, il est souvent rappelé pour des périodes: quatre fois entre 1938 et 39. 
Mobilisé en août 1939, il est, en avril 1940, renvoyé provisoirement dans son foyer, comme père de six enfants, ce dont il ressentit beaucoup d'amertume; sa nomination au grade de capitaine fut victime d'un bombardement: il était accablé de nae pas avoir pu faire son devoir.

Charles Prouvost a toujours manifesté un certain attrait vers l’ Armée. Tout ce qui était militaire l’ intéressait. Non pas pour en profiter personnellement : il  a été dégagé de toutes obligations militaire s comme lieutenant de réserve et sans aucune décoration, mais parce que, pour lui, l’ armée représenta l’ Honneur, le Devoir, l’Abnégation, Qualités qui étaient bien les siennes. Bien souvent, il  ma confié sa passion sincère pour la Marine. Sa destinée - si tragiquement influencée par la guerre 1914-18- a été toute autre. Mais rappelez vous combien il  aimait se comparer à un commandant de navire, faire appel a sa vieil  le et jeune garde, rédiger dans un style militaire et accueillir officiers et soldats avec un sens très net de la hiérarchie . C’est en 1934, que pour la première fois j’eus l’ occasion de le connaître à LAON, lors d’une convocation de réservistes au I7eme d’Artillerie où il  avait déjà servi autrefois comme « bleu » à Abbeville . Rien ne pouvait déceler en lui l’ officier de réserve. Toujours en tenue impeccable, droit, simple, très à l’ aise a cheval, il en imposait. Il  avait dans le sang cette aptitude du commandement qui ne s’apprend pas dans les règlements~ mais qui est le réflexe naturel des qualités du cœur, de la droiture et de la volonte: il  était l’ homme de l’action personnelle. N’a-t-il  pas été, en 1940, volontaire pour prendre le commandement d’une batterie anti-char. Puis ce fut, jusqu'en 1939, des rappels souvent inopinés. Il  est peut-être nécessaire de préciser que Charles PROUVOST n'a jamais demandé comme industriel - et c’était son droit - une affectation spéciale de fournisseur agréé de la Défense Nationale. Non; chaque fois que son grade son âge, son affectation~ la situation l’ exigeaient, Charles PROUVOST par le premier train rejoignit LAON où j'ai eu la joie de l’ accueillir presque chaque année. 25 août 1939, nous sommes déjà en position de couverture dans la Trouée de Chimay. c· est bien notre place à nous, gens de l’active, dont la tradition est tout de même d’être en avant, Oui, mais derrière nous, nous avons laissé un échelon qui grâce à l’arrivée des réservistes, doit nous apporter rapidement l’ appoint nécessaire à notre cohésion totale. Et c’est là, dans ce rôle modeste et terre à terre, que Charles PROUVOST a donné son maximum. Lui, l’ impétueux, le rapide, le bouillant, il a su, parce qu’il  l’ a voulu, rejoindre le régiment avec une unité de formation rodée et capable de nous suivre. Charles PROUV03T ne pouvait pas s’attacher à une routine, il  n’est pas  un partisan, il  ne suit pas, il  attire. Janvier 1940,- Fremestroff. La petite guerre au contact des Allemands vers Forbach: Une circulaire prévoit que les pères de 5 enfants et plus peuvent être renvoyés dans leur foyer. Cas de conscience ! Cependant, grâce aux sages conseils du Colonel Thomas, Charles PROUVOST accepte de rentrer à Lille. Mai 1940, la vraie guerre, cette fois ! Sans Charles PROUVOST dans les rangs de ce 242eme qu’il  aimait tant. Hélas ! Il  n’y fut pas. Mais il  fit tout pour rejoindre. Ses télégrammes ~ ses essais attestent son désir de venir participer au combat. Dès l’ hiver 1940~ il  participe à ce magnifique mouvement de regroupement des anciens et d·aide des prisonniers et de reclassement des démobilisés. Ses dons les plus généreux ne sont pas spectaculaires, et l’ édition, à ses frais, d’un  journal de marche n’est rien a coté du "dépannage » de la main à la main~ les yeux dans les yeux, qui s'est répété bien souvent en faveur des anciens.Après ces années sombres, après la libération, il  est resté aussi attaché a l’ Armée. Il  n’aurait jamais voulu manquer la réunion annuelle de notre Amicale, nous faisant souvent l’ honneur d'y convier Madame PROUVOST. Lors de mon entrée chez PROUVOST-DALLE & Cie, il  fut entendu entre nous que le tutoiement serait aboli et que je l’ appellerais Monsieur PROUVOST", comme tous ses autres  collaborateurs. Et il  avait coutume de dire : « Il  était mon capitaine~ j’étais son lieutenant, maintenant c’est le contraire et nous continuons à bien nous entendre." Et quand je suis parti en Indochine, le premier, dans un geste que je n’oublierai jamais; il  a précisé "Mon vieux René, je t’embrasse." Et maintenant il  n’est plus. Beaucoup d'entre vous l’ ont vu malade et ont pu exprimer leur peine à sa famille. Si vous saviez comme il  est douloureusement inhumain à 15.000 kilomètres  d’apprendre la disparition de quelqu’un que l’ on a aimé comme un ami, servi comme un chef.

Comme officier de réserve, il  était affecté à un régiment d’active et, de 1926 à 1940, il  est souvent rappelé pour des périodes~ quatre fois entre 1938 et 1939. Il  se fait, à ce moment-là- de nombreux amis dans l’ armée. Mobilisé en Août 1939, il  est, en Avril    1940, renvoyé provisoirement dans son foyer, comme père de six enfants: il  était accablé de ne pas avoir pu faire son devoir. Sa nomination au grade de capitaine de réserve, qui fut effective, fut victime d'un bombardement. Avant l’ évacuation, sur ordre du Ministère de l’ Air, il  doit ouvrir une usine de repli. C’est le début de l’ usine de Laval. C’est à son beau-frère Roger Ponroy, (aidé en 1941 de M. Caillerez) que Charles en a confié la création et la direction. Il  en a été le directeur de 1941 jusqu'à la disparition de l’ usine en 1956. Durant toute la guerre, il  est Président du Syndicat des Fabricants de Couleurs et Vernis.  Par son activité débordante et ses initiatives heureuses, il  fit beaucoup pour l’ approvisionnement régulier de la Corporation en matières rares.

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Son oncle, Antoine Masurel, fit une guerre remarquable : Commandeur de la Légion d'Honneur,  Compagnon de la Libération - décret du 19 octobre 1945, Croix de Guerre 39/45 (2 citations), Médaille de la Résistance, Membre de l’ Empire Britannique (GB), Officier de l’ Ordre de la Couronne (Belgique), Croix de Guerre avec palme (Belgique).Il  épousa Anne-Marie Gallant.

Gérard PROUVOST 

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sous officier d'artillerie; avait fait son service militaire avec son frère Charles Prouvost et retenu dans un camp en France jusqu'à fin 40; emmené en Allemagne dans un train à wagons de marchandise. Il réussit à perforer le toit du wagon, à se hisser et à sauter en marche en pleine nuit en Lorraine. Il traverse à plat ventre le canal gelé de la Marne au Rhin (pour ne pas couler à pic) en direction d'une lumière sur l'autre rive. Il est sauvé par le riverain qui va chercher un cordage et lui demande de ne pas faire de bruit car un allemand loge dans sa maison!! Muni de vètements civils, il regagne Paris par le train et retrouve avec grand plaisir le 84, rue la Fontaine à Paris...Évadés de Guerre  1939-1945, Liste de ceux qui, prisonniers de l’ennemi pour la 1ère et la 2ème guerres mondiales, ont fait acte d’évasion,ainsi que ceux qui se trouvant sous la domination ennemie ont quitté le sol national au péril de leur vie pour rejoindre les forces alliés combattants et aussi ceux qui ont facilité ou aidé au péril de leur vie les évadés de guerre sur le chemin de la Liberté.

Six  fils Lepoutre-Prouvost au service de la Nation.

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Branche puinée des Liévin

Joseph PROUVOST 

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de la branche puinée des Liévin Prouvost, Liste officielle No 97 de prisonniers français A Paris le 18 mai 1941
; né  le  6-8-1911 à  Sin-le-Noble 
 serg.   38e Camp :  Stalag XVII A.  ALLEMAGNE 
Lieu :  Hohenstein

 Michel PROUVOST 

de la branche Liévin Prouvost

Liste officielle No 83 de prisonniers français A Paris le 17 mars 1941; né  le 3-7-1917 à  Meudon 2e cl.   406e D.C.A. Camp :  Stalag XVII B.   ALLEMAGNE Lieu :  Hohenstein

Branche des Amédée

Jules-Edouard Desurmont-Prouvost

Eclaireur Skieur au 18° BCA
Médaille militaire,
Croix de guerre
Blessé le 24 juin 1940,
Mort le 1° avril 1941

 fils de Marcelle Prouvost 1893, d’ Edouard Joseph Prouvost 1861-1933 et  Pauline Elisa Fauchille 1865-1954, petit fils d’Amédée l Prouvost et de de Jules Desurmont, né le 25 juillet 1889 - Tourcoing de Jules Aimable Joseph Desurmont 1863-1919 et  Thérèse Motte 1868, fille d’ Alfred Motte 1827-1887 et Léonie Grimonprez 1833-1899, marié le 29 juin 1912, Roubaix.

Jules-Edourad-Desurmont-Prouvost

Georges Heyndrickx-Prouvost

Georges-Heyndrickx

Capitaine Henri Lesur,
époux, le 14 décembre 1931, Lille (Nord), de Simone Dubois-Prouvost 1908-1986,
Henry-Lesur-DuboisHenri-Lesur-Dubois

Albert-Eugène Prouvost

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Citation-Albert-Prouvost-vaillance-guerre

Sous-lieutenant-Albert-Prouvost-citation

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Albert-Auguste Prouvost 

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« Viscéralement hostile à l’Allemagne nazie, Albert-Auguste Prouvost a raconté comment, après Montoire, il dut « renier le Maréchal ». Les deux directrices (protestantes)  d’une clinique de La Madeleine lui proposèrent de rentrer dans le réseau Syvestre-War Office. Sa propriété campagnarde des environs de Lille devint un lieu de transit pour résistants et aviateurs britanniques ; il obtenait pour eux des fausses cartes d’identité du maire de Roubaix, Victor Provo. Il fit encore installer au peignage Amédée Prouvost une imprimerie clandestine qui édita des « Instructions de combat ». Il obtint d’amis industriels des fonds au profit de la Résistance : Bernard  D’Halluin, Jacques Masurel, Alphonse et Eugène Motte, Alphonse et Jean Tiberghien. Il participa enfin aux combats de la Libération, en particulier au lieudit Haut- Vinage, dans la commune de Wasquehal. Jean Masurel, cousin d’Albert Prouvost, combattit, lui, pour la libération de la capitale et y perdit une jambe. Son frère Antoine Masurel (1912-1990) participa en zone sud  à la construction du réseau Phratrie ; en mission dans le Nord, emprisonné, il fut délivré par l’avance alliée du train qui l’emmenait en déportation. Il se vit décerner le titre de compagnon de la Libération. «  MN

« N'ayant jamais sollicite cette distinction, je crois qu'il s'agit d'une plaisanterie. Pas du tout. A notre retour dans le Nord, j’ouvre une lettre du ministre des Finances de l'époque, François Ortoli qui me touche vivement. « Cette exceptionnelle distinction, écrit-il, vient justement récompenser les services que, avec dévouement, tact et compétence, vous rendez depuis trente-huit ans à l’économie du pays. Connaissant l'étendue et l'éminente qualité de vos mérites, il m'a été agréable de proposer au gouvernement de vous élever au grade d'officier. Je suis heureux de vous en féliciter aujourd'hui. Un tel compliment me remplit de confusion. J'avais eu la chance, en effet, avant qu'il ne soit ministre, de le recevoir au Vert-Bois et de le lui faire visiter ainsi que quelques quartiers résidentiels et logements de cadres qui l'avaient impressionné. Comment pouvais-je imaginer que la conversation très amicale me promettait cette promotion ? Je n’oublierai jamais les télégrammes, cartes et lettres de félicitations qui me parviennent a cette occasion de tous les pays du monde. N'ayant jamais fait de politique, je ne pouvais deviner qu'un jour je recevrais des témoignages de sympathie de personnalités et de militants d’opinions si diverses. »

" "Nous avons appris avec le plus grand plaisir, la nomination au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur, de MM. François Roussel, Albert Prouvost et Henry Glorieux, tous trois industriels à Roubaix et membres de notre Club ; qu'ils veuillent bien accepter nos plus sincères et nos plus vives félicitations. A une époque où la lutte entre les peuples est exclusivement économique, même quand ils en viennent à 1' « ultima ratio » des amis les grands industriels représentent et défendent l'honneur national au même titre que les officiers militaires. Comme eux, sans relâche et non sans péril, ils défendent pied à pied ou, étendent notre suprématie, portant, au loin le renom."

La lecture des mémoires d’Albert m’a révélé qu'un sang noble coulait dans ses veines; je l'ignorais quand, devant sa tombe encore ouverte, j'ai salue le départ d'un seigneur, généreux avec magnificence, qui ne rougissait ni d'habiter une demeure historique parce qu'il avait consacre au logement social des années d'imagination créatrice, ni d’avoir transforme sa maison familiale en musée parce qu'il l’avait ouverte a tous. Quand la Reine d’Angleterre vint pour la première fois chez nous en visite officielle, elle fut accueillie par Albert Prouvost à la porte du peignage Amédée Prouvost. Aussitôt après cette brève cérémonie, le patron s'éloigna discrètement pour rejoindre, au deuxième rang, les membres du personnel de l'usine qui avaient appartenu comme lui pendant les années noires, au groupe de Resistance Sylvestre Buckmaster. Je connaissais alors Albert depuis dix ans. Jamais il n'avait dit, devant moi, la moindre allusion à son engagement dans l'armée des ombres. Ce geste avait été discret, le silence tout naturel; Albert Prouvost était un grand seigneur. Maurice SCHUMANN de l’Académie Française.

 « Le 1er février 1958, le CIL organise une manifestation d'adieux pour rendre hommage à son fondateur. Je suis très ému. Sur la scène, le président de l'Union Textile, Bernard d'Halluin, et le député-maire de Roubaix reconstituent l’historique des faits et donnent le bilan : 8 000  familles logées et 18 000 enfants qui s’épanouissent dans des conditions de vie plus décentes et plus confortables. De mon coté, je termine mon discours par ces mots:

« Si quelqu'un, après ma mort, veut rappeler mon souvenir, peut-être pourrait-il, dans un des squares de nos nouveaux quartiers, poser une plaque très simple, cachée dans un coin de verdure. Si un jour, des enfants, au milieu de leurs jeux, venaient à le découvrir, ils y liraient, auprès de mon nom, un seul titre - le plus beau pour moi - « fondateur du CIL».

Le « 1% logement » selon Lutte ouvrière :.

C’est un groupement patronal, les patrons du textile du Nord, qui, cherchant à résoudre le problème des logements pour leurs ouvriers, fut à l’origine de ce qu’on appelle le « 1 % logement », l’État se ralliant en 1953 à cette initiative privée.

Albert-Auguste Prouvost, grand patron à la tête d’un empire industriel textile de la région de Lille-Roubaix-Tourcoing, héritier de l’une de ces « 200 familles » et plus grosses fortunes capitalistes du pays, estimait qu’il fallait loger décemment les ouvriers : tout en soulageant quelque peu la misère, facteur d’agitation sociale, cela permettrait une meilleure efficacité à l’usine, contribuerait à baisser le coût du travail et à maintenir les bas salaires. Pour réussir à construire massivement et pas cher, il était convaincu qu’il fallait trouver un système qui permette d’attirer les capitaux en leur assurant une bonne rentabilité. Il fallait concentrer les fonds, construire de façon standardisée et industrielle, et réclamer l’aide et la garantie de l’État. Il fallait, disait-il, « inciter l’initiative privée, brimée depuis 25 ans par une législation néfaste, à retrouver ses fonctions normales de bâtisseur avec comme condition essentielle de rendre cette construction rentable ». Et en attendant que le gouvernement lui donne satisfaction et annule, en particulier, le blocage des loyers, Prouvost organisa avec d’autres patrons du Nord une cotisation de 1 % sur les salaires, versée à un organisme collecteur sous leur contrôle, le Comité interprofessionnel du logement (CIL), permettant de mettre en commun les ressources et de construire des logements dont ils restaient propriétaires.

Prouvost expliquait ainsi les avantages de l’opération : « Le 1 % étant intégré dans les charges pouvait être répercuté en fin de compte sur les prix de vente, c’est-à-dire sur les consommateurs ». Il inaugurait, dès 1946, le paritarisme dans la gestion du CIL, permettant d’impliquer les organisations syndicales ouvrières dans la gestion des problèmes (« Si une augmentation de loyer est indispensable, elle sera plus facilement acceptée par les travailleurs », expliquait-il). Par ailleurs, le CIL sollicitait des financements complémentaires pour construire les logements ouvriers, comme des subventions de l’État, des départements ou des communes, réussissant à faire en sorte qu’en 1950, les fonds collectés ne représentaient plus que 35 % du coût proprement dit de la construction. En effet, dès 1947, le patronat du Nord avait obtenu que les emprunts à taux réduits de la Caisse des Dépôts et Consignations lui soient ouverts et, en 1948, des aides aux ménages pour payer les loyers (des allocations-logement) ou pour accéder à la propriété avaient été développées.

Pourtant, fin 1950, l’entreprise restait limitée avec seulement 2 500 logements construits. Mais elle avait gagné du terrain dans les milieux patronaux, avec le ralliement des industriels de Mazamet, de Belfort, de Reims, qui firent pression sur le gouvernement afin qu’il prenne des mesures favorables à la construction privée. Ils réclamaient en particulier que le gouvernement étende à l’ensemble des employeurs la cotisation du « 1 % logement » en lui donnant force de loi.

«  Sous le pseudonyme de Jean Bernard, il agit sur plusieurs plans. Il aide de nombreux Résistants et aviateurs anglais à rejoindre Londres. Il se préoccupe aussi du sort des jeunes requis dans le cadre du Service du Travail Obligatoire. Pour y échapper, il leur propose de devenir caviste en Champagne, chez Moet et Chandon, société tenue par les oncles de sa femme. Dans sa propre entreprise, le Peignage Amédée Prouvost, il installe une imprimerie clandestine. Autre initiative : une collecte de fonds organisée auprès de ses amis industriels, Bernard d'Halluin, Jacques Masurel, Alphone et Eugène Motte, Alphonse et Jean Tiberghien pour financer l'activité des réseaux. » Lutte ouvrière

Quelques jours avant la libération, Albert Prouvost est au centre d'une négociation entre le commandement Allemand de la région Nord et la Résistance.Le général Niehoff s'engage à libérer tous les résistants détenus à Loos, si les maquisards ne s'opposent pas au départ du dernier convoi allemand. Les responsables du réseau Sylvester Farmer n'y croient pas une seule seconde, ils savent de quoi sont capables leurs ennemis. En effet, le 1er septembre 1944, parti de Tourcoing, un dernier train emmène vers le camp de la mort 900 prisonniers de Loos. Les résistants wattrelosiens, avec à leur tête Henri Bracaval, essaient bien, à hauteur du pont des 44, rue du Mont-à-Leux, de l'intercepter mais doivent y renoncer devant l'importance des moyens mis en place par les Allemands. Bien peu de prisonniers du train de Loos reviendront vivants des camps de la mort » MN

Yves Masurel-Prouvost

Yves MASUREL,

Administrateur de sociétés, né le 29 juin 1918 à La Saussaye (Eure).Fils d’Edmond Masurel, Industriel textile, et de Mme, née Marguerite Prouvost.Illustration familiale : son oncle, l´industriel et éditeur Jean Prouvost .Veuf de Mme, née Maddy Dewavrin (3 enf. : France, Duchesse des Cars, Yves-Alain,Laurence, Mme Michel Cazeaux Cazalet) et de Mme, née Anne Paris ; Remarié le 18 janvier 1990 à Mlle Françoise Kine.
Etudes : Collège de Tourcoing, Faculté de droit de Lille. Dipl. : Licencié en droit. Président-directeur général des établissements François Masurel Frères (1958-66),Gérant puis Administrateur-directeur général des Filatures Prouvost-Masurel, de la Lainière de Roubaix et de Prouvost Masurel S.A. (1966-78), Président-directeur général (1969) puis Administrateur (1979-83) de la Banque cotonnière et textile (Bancotex) devenue la Société de banque et de participation (VIA-Banque), Administrateur du Crédit du Nord (1951-81) et de Lloyd Continental (1951-99),Membre puis Président du conseil de surveillance de Valeur Pierre 5 (1990-2002).Décor. : Croix de guerre 39-45.

PROUVOST  Edouard Joseph, fils d'Amédée I Prouvost, Chevalier LH  le 15/05/1910 Propriétaire agricole en Tunisie 

PROUVOST Gaston Emile, entre 1802 et 1874 Chevalier LH 

PROUVOST Georges Alexandre, Chevalier LH 16/06/1920, Sous Lieutenant au 147° régiment d’infanterie Nord

PROUVOST Edmond Charles Joseph, de la branche ainée des  Henri Prouvost. Chevalier LH le 15/10/1921, industriel Nord 

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Christian Prouvost

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Annuaire National des Officiers de Réserve 

Liste des officiers de réserve de l’Armée de Terre et de l’Armée de Mer: Infanterie, Cavalerie, Artillerie, Aéronautique, Gendarmerie, Troupes coloniales, Chemins de fer, Santé, Justice, Recrutement...

           
PROUVOST Christian (Charles), né en 1927

Christian-Prouvost

 7° spahi à Senlis et 1° régiment de spahis algérien à Médéa. 
Capitaine de Cavalerie
fils ainé de Charles Prouvost.

 PROUVOST Christian (Charles
Commandant de Réserve
fils du précédent,

Christian-Prouvost-Fils
commandant de réserve, médecin

PROUVOST  André

Andre-Prouvost

fils de Charles, a servi en 1954-55 en Allemagne au 2° cuirassiers puis au Maroc et en Mauritanie au 43° RI qui est le régiment de tradition de la ville de Lille.

Il a reçu la médaille commémorative du Maroc. Il est lieutenant de cavalerie, ayant eu l'honneur de servir à l'école d'application de l'armée blindée et cavalerie,

EAABC, qui forme les futurs officiers qui sont ensuite affectés à des régiments de cavalerie pour exercer un commandement.

 

PROUVOST Bernard 

Bernard et Bernadtte Prouvost

 
fils de Charles, a servi en 1957-58-59 en Algérie au 20° dragons et au 18° régiment de chasseur à cheval. Il a fait un stage commando et a reçu la croix du combattant dans la période la plus dure de la guerre d'Algérie: il est lieutenant.

Jacques Prouvost, fils de Charles, branche ainée, champion de France de parachutisme et Nicole Béra, son épouse, servirent aussi l'excellence: Nicole fut

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quatre fois championne de France de parachutisme, championnats du monde de 1962 et 1964 avec deux médailles de bronze, rencontres internationales: médailles d'or en équipe 1965, Médaille d'or en voltige à Moscou en 1967; dont Olivier, Karine, Anthony



Henri Dubly

Marié avec Marie HEYNDRICKX (Parents :  Georges HEYNDRICKX 1876-  &  F Solange PROUVOST 1880- )

 Consul général en Lithuanie, conseiller du commerce extérieur, capitaine de réserve, homme de lettres. Résidant à Paris en 1957, Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem (Chevalier) (23 janvier 1948).

Prix de l’Académie française 1942 Prix Louis-Paul Miller, pour son ouvrage: Lyautey le magicien

Dubly

Denise Prouvost-Rasson

Denise-Prouvost-RassonDenise-Prouvost-Rasson

et tous ceux non encore étudiés.

3 La constance du service rendu à la société

 
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 L’ attachement au principe monarchique

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S'ils descendent d'une lignée de propriétaires aisés installée à Wasquehal  (Jehan, fils de Willaume ci-dessus) et les environs, les Prouvost actuels ont, jusqu'aux travaux d'Alain Watine-Ferrant en 2012, été reliés, agnatiquement puis maintenant cognatiquement, aux voisins Prouvost des Huchons du XV° siècle :  Jehan Prouvost, échevin de Roubaix, Seigneur de Wasquehal, à la généalogie suivie des Prouvost, on voit qu'il était le bras droit de Pierre de Roubaix, proche de Charles de Bourgogne. Ces familles patriciennes des Flandres étaient au service de leur ville et de leurs suzerains  qu’elles servaient comme un souverain dont on connait le luxe de la Cour, le talent de leurs peintres (Van Eyck).

Voici un extrait de la lettre que nous avons envoyé en 2011 à Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d'Anjou, Aîné des Capétiens, Chef de la Maison Royale de France: « Suite à un parcours long et atypique consacré à cette recherche à travers l’art, la généalogie, la philosophie, l’histoire, la théologie, le marché de l’art, le marché de l’immobilier historique à Paris, j’ai créé, il y a cinq ans, une agence de communication et d’évènementiel : « Pour vous, les princes » spécialisée dans la communication et les évènements oniriques dans les plus beaux lieux historiques.

Le nom de cette agence est le fruit de mes études de théologie et de philosophie au sein du Séminaire traditionnel d’Ecône et il est synthétisé par la sphère de mon logo : tout être est transcendé par ses transcendantaux : Un = Vrai = Bien = Beau = Amour = Dieu ; une fois ces transcendantaux replacés au cœur  de chacun par chacun - en tant que Créature - dans le cadre de son parcours de vie, alors peuvent s’épanouir les attributs de l’Être ; pour l’être humain, il s’agit des qualificatifs de Prince ou de Princesse, au sens spirituel du terme, c'est-à-dire toutes les qualités qu’on peut y observer. La sphère représente donc l’Être dans sa plénitude.

Il est étonnant de constater que ceci est perçu inconsciemment, que mes premiers évènements me valurent les plus oniriques photographies dans les plus belles revues et que chacun entend et interprète le nom de « Pour vous, les princes », comme il est à l’intérieur de lui-même.

Mais mon œuvre de communication réside dans mes deux importants ouvrages sur la famille de mon père, les Prouvost et alliés, 1000 pages,  et sur la famille de ma mère, les Virnot-Virnot de Lamissart et alliés, 550 pages ; c’est œuvre d’exhumation, d’inspiration,  de synthèse, et surtout d’ordonnancement ; vous pourrez en juger en allant vers mes sites : www.thierryprouvost.com  et www.virnot-de-lamissart.com qui rassemble 90% des textes et illustrations et que 10.000 internautes fréquentent chaque mois; j’éditerai ces ouvrages comme des livres d’art  luxueux.

Je fais donc l’œuvre que les Monarques n’ont pas fait depuis deux cents ans, ce qui a laissé les familles orphelines et sans jardinier, la République ne se considérant pas compétente quant à l’ordonnancement  des familles, ceci relevant de la tête ; exaspéré par cette situation, j’ai franchi impétueusement, il y a trois ans, le 15 août 2008, les terres largement en friche de mes aïeux et alliés et j’ai commencé, depuis cette même sphère s’élevant par le Souffle,  à user de ma formation en contemplant et étudiant ; alors j’ai pu découvrir la beauté du tracé de ces parcs et de ces demeures patriciennes à la bourguignonne, à la flamande, à la Française hérités de mes pères ; j’ai pu  distinguer, sous les mauvaises herbes et les aprioris, la beauté des chênes tutélaires que sont les grands ancêtres, ces topiaires  qui ne demandaient qu’a retrouver leur sculpteur, la rectitude des allées de dévouements, de consécrations, de créations, d’inscription dans la cité ou le charme des dessins plus artistes de l’Art de vivre en société; et, alors, mes ancêtres réapparurent, un à un, me présentèrent leurs illustrations et donc leurs apports à Dieu et à la Cité, celles-ci gommant leurs défauts; ils se rassemblèrent toujours plus nombreux  et commencèrent à collaborer avec moi, m’apportant leur amour, leur fidélité, leurs œuvres; et chaque jour, c’est un ou plusieurs trésors ; le 15 août 2009, date du premier anniversaire de mes sites, ils dévoilèrent leurs merveilleuses et familiales Manufactures Royales du Dauphin dont j’ai repris la marque : http://www.manufacturesdudauphin.com; aujourd’hui, c’est  l’inspiration qu’ils m’apportent pour venir vous parler.

Ma famille a été représentative des deux voies que représenta la Grande Révolution : la famille de ma mère était composée, au XVIII° siècle, de deux frères, très fortunés et influents à Lille et qui incarnent chacune des deux options : la transcendance en la personne de Charles-Louis Virnot de Lamissart dont la descendance appartient encore aujourd’hui, par les femmes, à l’ancienne (puisque non renouvelée) aristocratie et le pragmatisme plus commode du XIX° siècle qui s’ouvrait en la personne d’Urbain-Dominique Virnot dont la descendance masculine perdure. La famille de mon père restera très longtemps monarchiste jusqu’à mon père et moi-même. En voici deux textes qui leur sont consacrés : celui de Pierre Prouvost dans la généalogie qu'il rédigea en 1748 : « Voila la description des descendants des Prouvost et de ceux  qui se sont alliez jusques a la fin de cette année mille sept cens quarante huit. Et on peut dire sans vanité, que lesdits du surnom Prouvost, ont toujours vécu en gens de biens, d’honneurs et de bonne réputation en la foi catholique apostolique et romaine et les plus notables des villages qu’ils ont habitez " et le littéraire C. Lecigne, en 1911, au sujet du poète Amédée Prouvost: " Dès l’âge de cinq ans, Amédée Prouvost se sentit dépositaire d’une tradition et comme l’héritier présomptif d’une royale lignée : il apprit un à un le nom de ses prédécesseurs et que chacun d’eux signifiait depuis quatre siècles et demi, beaucoup d’honneur, de travail et de foi chrétienne. On ne voulut pas qu’il puisse méconnaître ce passé et, si, par impossible, il lui arrivait d’être infidèle, qu’il eût l’excuse de l’ignorance. Un jour le père prit la plume et, sans orgueil, sans autre prétention que de donner à ses enfants la conscience intégrale de leurs origines, il écrivit les annales de sa famille. Avant tout, il songea à celui qui était son premier né, l’espérance de la dynastie ; il s’adressa à lui : « Je crois utile, mon cher fils, dès tes premiers pas dans ta vie d’écolier, de t’initier à ce que tes maîtres ne pourront t’enseigner avec autant de persuasion que ton père, j’entends l’amour de la famille, le respect de ses traditions d’honneur, un attachement inébranlable aux convictions religieuses de nos pères, et leur fidélité aux traditions monarchiques. Je considère comme un devoir de te donner comme modèle  cette lignée d’ancêtres.»

Je ressens la défection de la Monarchie depuis plus de 150 ans en France tel un orphelin et je regarde la division bicentenaire des deux branches de la famille royale française comme un Scandale au sens évangélique du terme : le principe des élites est de SERVIR, a fortiori le Roi et les princes. J’ai donc appris depuis 54 ans à me servir par moi-même pour servir à mon tour : j’organise des évènements oniriques puisque la République, malgré ses indispensables qualités, n’a pas le niveau de transcendance de la Monarchie démunie pour vraiment enchanter (charme=chant magique) à l’invitation de la Vie, seule vraie puissance invitante. Le fruit de mes deux ouvrages familiaux  est d’avoir ordonné seul cette centaine de familles patriciennes des Flandres méridionales, personne ni aucune institution ne daignant les observer avec une juste transcendance ; il y a trois ans, on me regardait, en tant que membre de ces familles, comme un « fabricant de chaussettes » ; aujourd’hui, je reçois dans les deux demeures ancestrales restaurées que sont mes sites et j’ai pu regrouper les caractéristiques uniques de ces familles depuis sept cents ans  au Patrimoine Vivant de la Civilisation, en facilitant aux hôtes la vue aérienne des illustrations et des dévouements depuis la sphère." http://www.thierryprouvost.com/PATRIMOINE%20VIVANT.html

S'ils descendent d'une lignée de propriétaires aisés installée à Wasquehal  (Jehan, fils de Willaume ci-dessus) et les environs, les Prouvost actuels ont, jusqu'aux travaux d'Alain Watine-Ferrant en 2012, été reliés aux voisins Prouvost des Huchons du XV° siècle  dont les terres se situaient autour du fief des Huchons; Jehan Prouvost, échevin de Roubaix, Seigneur de Wasquehal, était le bras droit de Pierre de Roubaix, proche de Charles de Bourgogne. Ces familles patriciennes et terriennes des Flandres étaient au service de leur ville et de leurs suzerains  qu’elles servaient comme un souverain dont on connait le luxe de la Cour, le talent de leurs peintres (Van Eyck).

La famille   Prouvost s’installa à Lille pendant  100 ans quand Pierre II  Prouvost (1648-1691) épousa Marguerite de Lespaul ; ils faisaient partie des principales familles de Lille et donc du Royaume de France suzeraine depuis peu dans cette région : et furent inhumés sous le pavement des principales églises de Lille avant que  soient interdites les inhumations à l’ intérieur des sanctuaires.

La famille était liées aux Manufactures Royales sous la protection de Charles Alexandre de Calonne, 1734-1802, intendant de Flandre et Artois à Lille (1778) , ministre et Contrôleur général des finances de Louis XVI entre 1783 et 1787, et du Dauphin, fils de Louis XVI.

 Pierre IV Constantin Prouvost (1747-1808),

échevin de Roubaix sous l’ Ancien Régime "Maître de Manufacture" puis maire de Roubaix le 13 août 1795, l’ un des principaux fabricants roubaisiens après avoir échappé à la guillotine par la grâce de la "Réaction Thermidorienne".

L’ attachement religieux  de ces familles conduisait tout naturellement au légitimisme qui survivra à la chute de Charles X, voire à celle du comte de Chambord jusqu’aux consignes de ralliement au pape Léon XIII .

Les noyaux forts du légitimisme sont autour de la famille  Bernard  et  alliés ; beaucoup restèrent monarchistes sous la III ° République avec des noms comme les Delobel, Desurmont, Florentin Droulers ; d’autres  sont orléanistes : Danel, Delattre, Motte-Bossut ; enfin des bonapartistes : Henri Loyer, Kuhlmann, Dansette, Constantin Descat, Mimerel ; mais il  y a aussi les républicains : Achille  Scrépel, Paul Tiberghien-Toulemonde, Alfred Motte-Grimonprez contre qui toute la famille vota.

Carlos Masurel,

maire de Tourcoing (1847-1849), (1853-1855), conservateur et catholique, ayant reçu l’ Empereur  et l’ Impératrice.

Carlos Masurel

Charles I Jérome Prouvost écrivait ceci :

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"Ce document signé par Charles-Jérome Prouvost et Léon Scrépel ne peut dater que de quelques jours avant le 30 janvier 1875 où  le parlement vota, à une voix  près, celle du député Wallon, en faveur de la République, au détriment de la Monarchie, représentée par le Comte de Chambord qui prit le prétexte de son attachement au drapeau blanc pour éviter d'usurper le légitime retour des descendants de Naundorff. Le Président fut le Maréchal de Mac-Mahon." Christian Prouvost père

Charles III Prouvost

incarne la conception monarchiste.

Son Fils ainé Christian Prouvost (Virnot)

évoque constamment les bienfaits du principe monarchiste mais critique les divisions légitimistes/orléanistes.

 Thierry Prouvost

fut  membre de l’ « Association Unité Capétienne » depuis les débuts ; défenseur du principe monarchique comme incarnation d’une nation par une famille, mais critique sur ses éventuelles conséquences négatives.

Amédée II Prouvost :

« le nom de grand-père  à coté de celui de mon grand-père Toulemonde, cote à cote en 1887 parmi les fondateurs du Syndicat Mixte de l’ industrie Roubaisienne, le seul mouvement social et chrétien à l’ époque. J'ai eu aussi la joie de relever dans les archives du Syndicat des Peigneurs dont grand-père fut président de 1892 a 1919, texte suivant, qui bien que daté de 1891 par sa critique du libéralisme et son souci du bien  commun a un cachet presque moderne. Il  s'agit de l’ étude de caisses de secours en faveur du personnel : « Monsieur Prouvost dit qu'il  y a beaucoup à faire dans cet ordre d'idée et sa conviction est déjà ancienne, puisque depuis longtemps il  s'intéresse à ces questions d'économie sociale dans le but de rapprocher le plus possible les ouvriers et les patrons. En compagnie de nombreux industriels de la région, il  fait partie des syndicats mixtes qui se proposent ce but. C'est pourquoi il  est amené à formuler quelques réserves sur les principes votés à la réunion précédente. Sa conviction ancienne et profonde, est que sans un bien commun supérieur, sans une autorité qui courbe sous la loi de justice idéale et les ouvriers et les patrons inspirant à chacun sa règle de conduite, il  est impossible de faire disparaitre les malentendus, les suspicions, que les excès du libéralisme suscitent parfois ». Grand-père, quelques années auparavant, en 1889, avait participé à un pélérinage à Rome, de dix mille ouvriers et patrons, dont six cent cinquante du Nord, venus rendre hommage à Leon XIII .

Je ne sais pas grand-chose des idées politiques de notre cher grand-père. Il  fut certainement dans sa jeunesse royaliste et légitimiste. J'en eus une preuve dans le fait que, quand j'étais enfant vers 1910, il  m'offrit un médaillon avec une photo du Comte de Chambord et les fleurs cueillies sur sa tombe. Il  s'était rendu avec son beau-frère Droulers, aux funérailles du dernier Bourbon de la branche ainée à Göritz en 1883.

Sur ses convictions religieuses, nous sommes bien mieux renseignés. Il  était, comme sa femme, membre du Tiers-Ordre de Saint-François. Il  fit édifier à M'Rira, prés de Tunis, dans un domaine où il  fut associé avec son frère Edouard, une chapelle qui devint paroisse. Il  contribua à faire édifier près de sa propriété de Mandelieu une chapelle, N.-D. des Mimosas. Il  contribua certainement à la construction du grand couvent de la Sainte Famille  à Roubaix, rue de Lille, où sa belle-sœur, religieuse, tante Jeanne Bénat, laissa un très grand souvenir. Pendant  la guerre de 1914-1918, il  prit la tête d'un Comité dit du Vœu de Roubaix, dans le but de demander à Dieu la protection de la ville , qui fut heureusement épargnée. Le clocher qui manquait à l’ église du Sacré-Cœur, fut ainsi construit. Il  avait de tout temps porté de l’ intérêt à l’ Orient Chrétien et présidait le comité de Roubaix de l’ Œuvre d'Orient. Son dévouement à  l’ Œuvre d'Orient, lui valut d'être nommé Commandeur de l’ Ordre du Saint-Sépulcre, et nous avons eu sous les yeux une photo de grand-père, revêtu d'une cape prestigieuse, dont les mauvaises langues disent qu'elle a terminé sa carrière comme peignoir de bain de mes cousins Auger.

C'est pendant  la guerre de 1914 que grand-père donna le plus bel exemple de sa foi patriotique et religieuse. Le 1er mars 1916, il  était emmené par les Allemands avec tout ce que Roubaix comportait de notabilités politiques et économiques, comme otage au camp d'Holzminden. Cette captivité, écrit grand-mère dans un petit opuscule « In Memoriam », fut extrêmêment dure pour lui à cause de sa santé précaire, de l’ infirmité de sa jambe récemment soumise à une intervention chirurgicale. J'ai eu des échos de l’ admiration qu'il  suscita en se rendant à pied, au lieu de rassemblement. La captivité - elle devait durer 6 mois bien que dure pour un homme de 63 ans (hiver terrible, couchage sommaire, promiscuité) ne semble pas avoir altéré sa bonne humeur et dans ses lettres  grand-père ne se plaint pas. Il  remercie des photos de famille  qui lui ont fait un immense plaisir. « Odette Lesaffre, sur la photo, m'a semble très jolie et très grande, Claude est-il  toujours aussi diable? Merci des lettres  de ma chère Betsy et de ses envois, de la photo de Simone, je ne connais pas ma dernière petite-fille. Henry me ferait plaisir en me rassurant sur mon Assurance Vie, je ne puis payer les primes. Solange a été bien  gentille pour moi, j'ai vu les photos de ses enfants, le bon sourire de Georges annonce un heureux caractère ». En se prolongeant, la captivité lui devenait de plus en plus pénible. Son cousin et compagnon de captivité, Henri Prouvost, était mort dans ses bras et cela l’ avait beaucoup affecté. Rien ne manqua à son angoisse, il  fut hospitalisé six semaines au lazaret du camp, à cause d'une grande dilatation de l’ aorte, qui donnait des complications cardiaques. Il  fut en grand danger. Grand-mère poursuit dans l’ opuscule déjà cité : « Après six mois de captivité, le retour à Roubaix fut une meurtrissure pour son cœur, trouvant une maison vide de toutes ses affections et pleine d'Allemands installés en Maîtres . En outre, par suite d'information erronée, tant à Roubaix qu'à Holzminden, on s'attendait à ce que les otages libérés fussent dirigés vers la France libre. Grand-mère et Mimi partirent, en conséquence, pour la France libre, vers laquelle les Allemands organisaient parfois les trains via la Suisse, et quand grand-père revint à Roubaix, la maison était vide; Il  semble d'après les documents que m'a communiqués Hubert Dubois et dont grand-mère a donné lecture a ses enfants avec un admirable courage au lendemain des funérailles de son mari, que grand-père ait été a nouveau inquiète par les Allemands après son retour de captivité. On lit en effet en date du 12 novembre 1917:

« En partant au tribunal de guerre, «je ne cesse de penser  à toi, chère compagne, à mes chers enfants, à mes petits-enfants, et à toute la famille. Si ma santé devait être ébranlée, et que je succombe dans mon cachot, je mourrai en bon chrétien et en partant vers Dieu ma dernière pensée , mes dernières bénédictions seront pour vous. J'ai le cœur qui saigne, mais j'ai l’ âme en paix, je serai courageux dans mes heures de souffrance, je vous embrasse tous avec affection et tendresse. P.S. Que mes petits-enfants demeurent de bon chrétiens fidèles  à nos traditions familiale s. « Laus Deo Semper! " C’est dans les mêmes dispositions de foi et de courage qu'Il  devait mourir prés de dix ans plus tard.

Le mode économique de ces sociétés industrielles mais aussi leur environnement artistique à travers les siècles ne peuvent pas être dissociés du principe royal, ducal, princier.

Toulemonde-Jacques-Orleans.

Il  y eut, parmi tant d’autres , Charles Henri Victor Jonglez 

jonglez-charles.

Et Auguste-Louis Lepoutre :

lepoutre

Et Pierre-François et Louis-Henri Dehau de Staplande 

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Marie Sophie Cécile PROUVOST, née le 25 juin 1863 - Roubaix, 59100, Nord, France, décédée le 9 juillet 1935 - Tourcoing, 59200, Nord, France à l’âge de 72 ans, Infirmière major de la Croix-Rouge, fille de Charles Prouvost et Marie Scrépel,  épouse de Charles Julien FLIPO 1859-1928  marié le 18 avril 1883, Roubaix.

Recensement des Maires

MairesGenWeb

Pierre Constantin Joseph PROUVOST      13.08.1795    08.11.1795    59 - Roubaix

Jean PROUVOST     1951   1977  41 - Yvoy-le-Marron

Pierre PROUVOST   03.1977        6.03.1983      59 - Roubaix

Elisabeth PROUVOST       1977   1977  41 - Yvoy-le-Marron

François PROUVOST         2001            02 - Bucy-lès-Pierrepont

Olivier PROUVOST           2001            62 - Bienvillers-au-Bois

4 Diverses décorations 

Branche ainée:

PROUVOST Henri Edmond Philippe, chef de la branche ainée des Henri Prouvost, né le 23/08/1861 à Roubaix.


Henri-IV-Prouvost-1861-1917-epoux-Laure-Ernoult

PROUVOST Edmond Charles Joseph, de la branche ainée des  Henri Prouvost. Chevalier LH le 15/10/1921, industriel Nord 

Prouvost-Eloy-Bonneville-1929

PROUVOST     Christian Charles Raymond   19800035/624/71793

Christian-Prouvost-Maillard

Branche des Amédée Prouvost

PROUVOST Rieule Félix Amédée (I), chef de la branche , né le 30/03/1820 à Roubaix 

Amédée-1-Prouvost

PROUVOST     Amédée Charles  1853/04/13        Nord ; Roubaix  LH/2230/22

Amedee-II-Prouvost

Albert-Félix Prouvost
Président du Tribunal de Commerce de Roubaix
Administrateur délégué du Peignage Amédée Prouvost et Cie et de la lainière de Roubaix
Vice Consul d’Espagne

Chevalier de la Légion d’honneur

Prouvost-Albert

Au sujet de son père: « Monsieur Amédée Prouvost est le type du grand industriel roubaisien, actif, intelligent, dominant tout un monde par l’exemple, le prestige de son travail et de son dévouement. Il est, de plus, un artiste et un lettré ; sa maison est une bibliothèque et un musée d’art. Il se délasse de ses longues journées de labeur à feuilleter les beaux livres ou à contempler sa collection de primitifs. A son école, le futur poète apprend le secrêt d’embellir par l’esprit et le goût les vies les plus austères.

On ne lui dit point mais il voit bien que les vertus de ses ancêtres revivent en son père. Il salue en lui, avec une admiration qui grandira sans cesse, un des chefs de l’usine et du foyer dont il vient de contempler le magnifique cortège. Extrait du livre sur le poète Amédée Prouvost par Lecigne, Grasset.

«  C'est pendant la guerre de 1914 que grand-père donna le plus bel exemple de sa foi patriotique et religieuse. Le 1er mars 1916, il était emmené par les Allemands avec tout ce que Roubaix comportait de notabilités politiques et économiques, comme otage au camp d'Holzminden. Cette captivité, écrit grand-mère dans un petit opuscule « In Memoriam », fut extrêmement dure pour lui à cause de sa santé précaire, de l’infirmité de sa jambe récemment soumise à une intervention chirurgicale. J'ai eu des échos de l’admiration qu'il suscita en se rendant à pied, au lieu de rassemblement. La captivité - elle devait durer 6 mois bien que dure pour un homme de 63 ans (hiver terrible, couchage sommaire, promiscuité) ne semble pas avoir altéré sa bonne humeur et dans ses lettres grand-père ne se plaint pas. Il remercie des photos de famille qui lui ont fait un immense plaisir. « Odette Lesaffre, sur la photo, m'a semble très jolie et très grande, Claude est-il toujours aussi diable? Merci des lettres de ma chère Betsy et de ses envois, de la photo de Simone, je ne connais pas ma dernière petite-fille. Henry me ferait plaisir en me rassurant sur mon Assurance Vie, je ne puis payer les primes. Solange a été bien  gentille pour moi, j'ai vu les photos de ses enfants, le bon sourire de Georges annonce un heureux caractère ». En se prolongeant, la captivité lui devenait de plus en plus pénible. Son cousin et compagnon de captivité, Henri Prouvost, était mort dans ses bras et cela l’avait beaucoup affecté. Rien ne manqua a son angoisse, il fut hospitalisé six semaines au Lazaret du camp, a cause d'une grande dilatation de l’aorte, qui donnait des complications cardiaques. Il fut en grand danger. Grand-mère poursuit dans l’opuscule déjà cité : « Après six mois de captivité, le retour à Roubaix fut une meurtrissure pour son cœur, trouvant une maison vide de toutes ses affections et pleine d'Allemands installés en maîtres. En outre, par suite d'information erronée, tant à Roubaix qu'à Holzminden, on s'attendait à ce que les otages libérés fussent dirigés vers la France libre. Grand-mère et Mimi partirent, en conséquence, pour la France libre, vers laquelle les Allemands organisaient parfois les trains via la Suisse, et quand grand-père revint à Roubaix, la maison était vide; il semble d'après les documents que m'a communiqués Hubert Dubois et dont grand-mère a donné lecture a ses enfants avec un admirable courage au lendemain des funérailles de son mari, que grand-père ait été a nouveau inquiète par les Allemands après son retour de captivité. On lit en effet en date du 12 novembre 1917 :

« En partant au tribunal de guerre, «je ne cesse de penser à toi, chère compagne, â mes chers enfants, à mes petits-enfants, et à toute la famille. Si ma santé devait être ébranlée, et que je succombe dans mon cachot, je mourrai en bon chrétien et en partant vers Dieu ma dernière pensée, mes dernières bénédictions seront pour vous. J'ai le cœur qui saigne, mais j'ai l’âme en paix, je serai courageux dans mes heures de souffrance, je vous embrasse tous avec affection et tendresse. P.S. Que mes petits-enfants demeurent de bon chrétiens fideles à nos traditions familiales. « Laus Deo Semper! " C’est dans les mêmes dispositions de foi et de courage qu'il devait mourir prés de dix ans plus tard. »

 « Notre père avait insisté vivement auprès de notre mère pour la décider à quitter Roubaix. Par sa position au Peignage, son titre de président du tribunal de Commerce, il jugeait que son devoir impérieux était de rester à son poste » Albert-Eugène Prouvost

Il avait été emprisonné comme notable puis relaché en sa qualité de Consul d’Espagne, il avait défendu pied à pied nos usines contre les réquisitions de l’ennemi. Il  était un des dirigeants du Comité général d’aide sous toutes ses formes à la population ouvrière très éprouvée ; il décéda des suites d’une opération bénigne après avoir écrit des lettres empreintes des mêmes sentiments de foi en Dieu et dans une France renouvellée par l’épreuve. Dans les trois derniers mois, il marque sur ses carnets ceux chez qui il fut invité : les Emile Masurel, Edmond Masurel, Madame Auguste Vanoutryve, Amédée Prouvost, henri Mulliez, Ernest et François Roussel, René et Joseph Wibaux, Eugène Mathon ; le 31 mars : « dîner chez les Edmond Masurel ». Le 5 avril il succomba à son embolie.

Les élus socialistes pronocèrent des disours empreints  de la meilleure reconnaissance pour l’œuvre accomplie.

Du Préfet du Nord à M. le Président de la Chambre de la Commerce de Roubaix. (3 novembre 1882.) «  Monsieur le Président, j'ai.l'honneur, de vous faire connaître que par dépêche du 2 novembre courant, M. le Ministre des Affaires étrangères vient de m'informer que M. Albert Prouvost a été nommé vice-consul d'Espagne à Roubaix.

« Esprit droit et éclairé, Albert prouvost joignait, à une grande largeur de vues, la plus exquise bonté : les humbles et les grands avaient droit égal à sa sollicitude, et il prenait à cœur avec le même scrupuleux esprit de justice, la cause la plus obscure et le procès le plsu retentissant : aussi ses collègues  ne se lassaient ils pas d’admirer son inépuisable patience, qui n’avait d’égal que son inaltérable urbanité.

Il fut avant tout un homme de devoir, et cet esprit de sacrifice, il le poussa jusqu’au bout lorsqu’aux heures tragiques d’octobre 1914, où il se sépara de ceux qu’il avait de plus cher au monde, parce qu’il estimait que son devoir lui commmandait de rester à son poste de premier Magistrat de la Ville.Il fut de ceux dont on peut dire : «  il a passé en faisant le bien, aussi sa récompense sera éternelle». Discours d’Henir Eckmann au nom du tribunal de Commerce de Roubaix.

Albert-Eugène Prouvost

albert-eugene-Prouvost

« Pendant la guerre furent tués Paul Lefebvre, mon beau frère Eugène Motte, Georges Florin ; en juin 1915,à Hébuterne en Artois, un de nos régiments fut particulièrement frappé : mon cousin germain, l’héroïsme Abbé Henri Lestienne, André Masurel, François Motte entr’autres tombèrent au champ d’honneur. Mon beau frère, le lieutenant Jean Cavrois avait été désigné pour faire partie du corps expéditionnaire en orient : brave parmi les plus braves, il fut tué en entrainant sa section à l’assaut sur un champ de bataille de Serbie. »

"" C’est dans les mêmes dispositions de foi et de courage qu'il  devait mourir prés de dix ans plus tard. ». Les familles du Nord eurent leurs figures de résistance. Industriel, héritier de la famille   des Motte-Bossut, ancien maire de la ville entre 1902 et 1912, Eugène Motte refuse en 1915 de fabriquer pour les Allemands des sacs destinés, une fois remplis de terre, à la protection de leurs tranchées. « Nous ne pouvons accepter le rôle de collaborateurs de l’ ennemi. Vous pouvez réquisitionner nos biens, vous ne pouvez réquisitionner nos personnes. » Cela lui vaut d’être arrêté puis interné en Allemagne avec 150 autres  otages roubaisiens."

Mobilisé le 3 août 1914, je fus chargé d’utiliser ma voiture et fit pendant six mois l’évacuation de matériel. ; fin 1915, je m’inscrivis à l’école d’officiiers de beauvais et, au début de 1916, on me confiait, comme sous-lieutenant, le commandement d’une section Saniataire automobile pour chercher les blessés : je vis de près  le courage et la souffarnce.

Un roubaisien fut particulièrement à l’honneur, le commandant Bossut. Chargé du transport des malades, je fus légèrement blessé. Ma Section Sanitaire 111 reçut plusieurs Croix de Guerre : j’en reçu une : « Le sous-lieutenant Prouvost, Albert Eugène, de la SSA : pendant les deux périodes de séjour en secteur de la division, a exercé avez zèle, intelligence et dévouement, le commandement de sa section » par des routes très bombardées.

Le gouvernement français demanda à mon frère Jean Prouvost de créer à Elbeuf un peignage qui utiliserait le matériel du peignage de Reims ; Albert-Eugène reçut un ordre de mission pour se procurer de la laine brute en Argentine : en janvier 1918, il arriva à Buenos-Aires avec Rita et mes enfants. Il avait son bureau à l’hôtel Plaza avec sa secrétaire Rita.

L’immense tragédie nouos avait tous marqués pour la vie. C’en était fini de notre belle et insouciante jeunesse d’avant 1914. Nos villes et nos demeures avaient été à peu près épargnées ; notre mère décida de quitter le boulevard de Paris pour rejoindre sa mère au Vert-Bois ; elles retrouvent le fidèle Clovis et la chère Irma.

Deux amis intimes de mon père, Eugène Mathon et Joseph Wibaux fondèrent le « Consortium de l’industrie textile » avec mission de relever le niveau de vie des populations ouvrières, le soutien des familles nombreuses, avec un sursalaire par voie de compensation interprofessionnelle. : « Notre région de Roubaix-Tourcoing » peut revendiquer l’honneur de cette création bénévole qui, peu à peu, s’étendit aux autres régions de France et fut finalement consacrées par la loi sur les allocations familiales qui établit la justice sociale entre les familles et est à la base du relèvement de la natalité de notre pays».

Toutes les Fédérations lainières furent regroupées, sur l’idée d’Eugène Mathon, en « Comité Central de la Laine, au 14, rue d’Anjou

Anjou-Rue-14-Paris-Comite-central-laine

à Paris en 1922 présidé par Jules Vanoutryve, Eugène Motte, Albert Prouvost jusqu’en 1958.

Localement, les peigneurs de laine, bien que se concurrençant vivement,  ont toujours représenté une groupe d’excellents camarades et amis. Le syndicat fut présidé par Amédée II Prouvost de 1899 à 1920 puis  Albert-Eugène de 1920 à 1933 (étendu à l’ensemble des peignages français et  puis Eugène Motte de 1933 à 1955.

Mon discours du centenaire du Peignage en juin 1951 :

Grandes dates :
1919 : Fondation de Prouvost et Lefebvre
1927 : Création du peignage de Wattrelos et de la centrale Electrique
1924 : peignages des USA : la branch River wool Combing company et grand voyage aux Etats-Unis.

« Voyage d’Albert, Rita, Marguerite, Albert-Auguste et Madame Vanoutryve : visite du chantier de l’usine de Woonsocket,chutes du Niagara, Detroit et les usines Ford, Chicago et les abattoirs, Colorado Springs et Buffalo Bill, denver et le Pikes Peak, Le grand canyon de l’Arizona.Salt Lake City et les mormons, San francisco, Santa barbara, et son tremblement de terre deux joours avant de passer, Hollywood et ses studios (Marguerite obtient un autographe de Charlie Chapplin), le Texas, la Noouvelle Orléans, Washington et la Maison Blanche, Philadelphie et New-York, Manhattan, l’ascenseur de l’Empire State, retour par « l’Ile de France » au Havre.

PROUVOST     Jacques Eugène Albert        1906/12/15        Nord ; Roubaix        19800035/336/45309

Prouvost-Leclercq-Jacques

Albert-Auguste Prouvost 

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« Viscéralement hostile à l’Allemagne nazie, Albert-Auguste Prouvost a raconté comment, après Montoire, il dut « renier le Maréchal ». Les deux directrices (protestantes)  d’une clinique de La Madeleine lui proposèrent de rentrer dans le réseau Syvestre-War Office. Sa propriété campagnarde des environs de Lille devint un lieu de transit pour résistants et aviateurs britanniques ; il obtenait pour eux des fausses cartes d’identité du maire de Roubaix, Victor Provo. Il fit encore installer au peignage Amédée Prouvost une imprimerie clandestine qui édita des « Instructions de combat ». Il obtint d’amis industriels des fonds au profit de la Résistance : Bernard  D’Halluin, Jacques Masurel, Alphonse et Eugène Motte, Alphonse et Jean Tiberghien. Il participa enfin aux combats de la Libération, en particulier au lieudit Haut- Vinage, dans la commune de Wasquehal. Jean Masurel, cousin d’Albert Prouvost, combattit, lui, pour la libération de la capitale et y perdit une jambe. Son frère Antoine Masurel (1912-1990) participa en zone sud  à la construction du réseau Phratrie ; en mission dans le Nord, emprisonné, il fut délivré par l’avance alliée du train qui l’emmenait en déportation. Il se vit décerner le titre de compagnon de la Libération. «  MN

« N'ayant jamais sollicite cette distinction, je crois qu'il s'agit d'une plaisanterie. Pas du tout. A notre retour dans le Nord, j’ouvre une lettre du ministre des Finances de l'époque, François Ortoli qui me touche vivement. « Cette exceptionnelle distinction, écrit-il, vient justement récompenser les services que, avec dévouement, tact et compétence, vous rendez depuis trente-huit ans à l’économie du pays. Connaissant l'étendue et l'éminente qualité de vos mérites, il m'a été agréable de proposer au gouvernement de vous élever au grade d'officier. Je suis heureux de vous en féliciter aujourd'hui. Un tel compliment me remplit de confusion. J'avais eu la chance, en effet, avant qu'il ne soit ministre, de le recevoir au Vert-Bois et de le lui faire visiter ainsi que quelques quartiers résidentiels et logements de cadres qui l'avaient impressionné. Comment pouvais-je imaginer que la conversation très amicale me promettait cette promotion ? Je n’oublierai jamais les télégrammes, cartes et lettres de félicitations qui me parviennent a cette occasion de tous les pays du monde. N'ayant jamais fait de politique, je ne pouvais deviner qu'un jour je recevrais des témoignages de sympathie de personnalités et de militants d’opinions si diverses. »

" "Nous avons appris avec le plus grand plaisir, la nomination au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur, de MM. François Roussel, Albert Prouvost et Henry Glorieux, tous trois industriels à Roubaix et membres de notre Club ; qu'ils veuillent bien accepter nos plus sincères et nos plus vives félicitations. A une époque où la lutte entre les peuples est exclusivement économique, même quand ils en viennent à 1' « ultima ratio » des amis les grands industriels représentent et défendent l'honneur national au même titre que les officiers militaires. Comme eux, sans relâche et non sans péril, ils défendent pied à pied ou, étendent notre suprématie, portant, au loin le renom."

La lecture des mémoires d’Albert m’a révélé qu'un sang noble coulait dans ses veines; je l'ignorais quand, devant sa tombe encore ouverte, j'ai salue le départ d'un seigneur, généreux avec magnificence, qui ne rougissait ni d'habiter une demeure historique parce qu'il avait consacre au logement social des années d'imagination créatrice, ni d’avoir transforme sa maison familiale en musée parce qu'il l’avait ouverte a tous. Quand la Reine d’Angleterre vint pour la première fois chez nous en visite officielle, elle fut accueillie par Albert Prouvost à la porte du peignage Amédée Prouvost. Aussitôt après cette brève cérémonie, le patron s'éloigna discrètement pour rejoindre, au deuxième rang, les membres du personnel de l'usine qui avaient appartenu comme lui pendant les années noires, au groupe de Resistance Sylvestre Buckmaster. Je connaissais alors Albert depuis dix ans. Jamais il n'avait dit, devant moi, la moindre allusion à son engagement dans l'armée des ombres. Ce geste avait été discret, le silence tout naturel; Albert Prouvost était un grand seigneur. Maurice SCHUMANN de l’Académie Française.

 « Le 1er février 1958, le CIL organise une manifestation d'adieux pour rendre hommage à son fondateur. Je suis très ému. Sur la scène, le président de l'Union Textile, Bernard d'Halluin, et le député-maire de Roubaix reconstituent l’historique des faits et donnent le bilan : 8 000  familles logées et 18 000 enfants qui s’épanouissent dans des conditions de vie plus décentes et plus confortables. De mon coté, je termine mon discours par ces mots:

« Si quelqu'un, après ma mort, veut rappeler mon souvenir, peut-être pourrait-il, dans un des squares de nos nouveaux quartiers, poser une plaque très simple, cachée dans un coin de verdure. Si un jour, des enfants, au milieu de leurs jeux, venaient à le découvrir, ils y liraient, auprès de mon nom, un seul titre - le plus beau pour moi - « fondateur du CIL».

Le « 1% logement » selon Lutte ouvrière :.

C’est un groupement patronal, les patrons du textile du Nord, qui, cherchant à résoudre le problème des logements pour leurs ouvriers, fut à l’origine de ce qu’on appelle le « 1 % logement », l’État se ralliant en 1953 à cette initiative privée.

Albert-Auguste Prouvost, grand patron à la tête d’un empire industriel textile de la région de Lille-Roubaix-Tourcoing, héritier de l’une de ces « 200 familles » et plus grosses fortunes capitalistes du pays, estimait qu’il fallait loger décemment les ouvriers : tout en soulageant quelque peu la misère, facteur d’agitation sociale, cela permettrait une meilleure efficacité à l’usine, contribuerait à baisser le coût du travail et à maintenir les bas salaires. Pour réussir à construire massivement et pas cher, il était convaincu qu’il fallait trouver un système qui permette d’attirer les capitaux en leur assurant une bonne rentabilité. Il fallait concentrer les fonds, construire de façon standardisée et industrielle, et réclamer l’aide et la garantie de l’État. Il fallait, disait-il, « inciter l’initiative privée, brimée depuis 25 ans par une législation néfaste, à retrouver ses fonctions normales de bâtisseur avec comme condition essentielle de rendre cette construction rentable ». Et en attendant que le gouvernement lui donne satisfaction et annule, en particulier, le blocage des loyers, Prouvost organisa avec d’autres patrons du Nord une cotisation de 1 % sur les salaires, versée à un organisme collecteur sous leur contrôle, le Comité interprofessionnel du logement (CIL), permettant de mettre en commun les ressources et de construire des logements dont ils restaient propriétaires.

Prouvost expliquait ainsi les avantages de l’opération : « Le 1 % étant intégré dans les charges pouvait être répercuté en fin de compte sur les prix de vente, c’est-à-dire sur les consommateurs ». Il inaugurait, dès 1946, le paritarisme dans la gestion du CIL, permettant d’impliquer les organisations syndicales ouvrières dans la gestion des problèmes (« Si une augmentation de loyer est indispensable, elle sera plus facilement acceptée par les travailleurs », expliquait-il). Par ailleurs, le CIL sollicitait des financements complémentaires pour construire les logements ouvriers, comme des subventions de l’État, des départements ou des communes, réussissant à faire en sorte qu’en 1950, les fonds collectés ne représentaient plus que 35 % du coût proprement dit de la construction. En effet, dès 1947, le patronat du Nord avait obtenu que les emprunts à taux réduits de la Caisse des Dépôts et Consignations lui soient ouverts et, en 1948, des aides aux ménages pour payer les loyers (des allocations-logement) ou pour accéder à la propriété avaient été développées.

Pourtant, fin 1950, l’entreprise restait limitée avec seulement 2 500 logements construits. Mais elle avait gagné du terrain dans les milieux patronaux, avec le ralliement des industriels de Mazamet, de Belfort, de Reims, qui firent pression sur le gouvernement afin qu’il prenne des mesures favorables à la construction privée. Ils réclamaient en particulier que le gouvernement étende à l’ensemble des employeurs la cotisation du « 1 % logement » en lui donnant force de loi.

«  Sous le pseudonyme de Jean Bernard, il agit sur plusieurs plans. Il aide de nombreux Résistants et aviateurs anglais à rejoindre Londres. Il se préoccupe aussi du sort des jeunes requis dans le cadre du Service du Travail Obligatoire. Pour y échapper, il leur propose de devenir caviste en Champagne, chez Moet et Chandon, société tenue par les oncles de sa femme. Dans sa propre entreprise, le Peignage Amédée Prouvost, il installe une imprimerie clandestine. Autre initiative : une collecte de fonds organisée auprès de ses amis industriels, Bernard d'Halluin, Jacques Masurel, Alphone et Eugène Motte, Alphonse et Jean Tiberghien pour financer l'activité des réseaux. » Lutte ouvrière

Quelques jours avant la libération, Albert Prouvost est au centre d'une négociation entre le commandement Allemand de la région Nord et la Résistance.Le général Niehoff s'engage à libérer tous les résistants détenus à Loos, si les maquisards ne s'opposent pas au départ du dernier convoi allemand. Les responsables du réseau Sylvester Farmer n'y croient pas une seule seconde, ils savent de quoi sont capables leurs ennemis. En effet, le 1er septembre 1944, parti de Tourcoing, un dernier train emmène vers le camp de la mort 900 prisonniers de Loos. Les résistants wattrelosiens, avec à leur tête Henri Bracaval, essaient bien, à hauteur du pont des 44, rue du Mont-à-Leux, de l'intercepter mais doivent y renoncer devant l'importance des moyens mis en place par les Allemands. Bien peu de prisonniers du train de Loos reviendront vivants des camps de la mort » MN

edouard_joseph.prouvost

PROUVOST  Edouard Joseph, fils d'Amédée I Prouvost, Chevalier LH  le 15/05/1910 Propriétaire agricole en Tunisie 

Non rattachés : • PROUVOST Théodore Auguste, né le 26/04/1826 à Nord - Lille Chevalier de la LH

PROUVOST Gaston Emile, entre 1802 et 1874 Chevalier LH

PROUVOST Georges Alexandre, Chevalier LH 16/06/1920, Sous Lieutenant au 147° régiment d’infanterie Nord

• PROUVOST Benjamin Joseph, né le 12/11/1774 à Roubaix 

• PROUVOST Maurice Emile Léon Theodore, né le 11/08/1874 à Saint Rambert L'Ile Barbe (Lyon) 

Autres vaillances :

Albert-Eugène Prouvost, fils d'Albert-Félix Prouvost

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Sous-lieutenant-Albert-Prouvost-citation

Albert-Prouvost-citation-guerre

Jean Prouvost, petit fils d'Amédée I Prouvost:

Prouvost-Ormesson

Légions d’honneurs de parents et alliés :

• Masurel Albert Julien Charles, Né le 09/04/1863 à Lille
• Masurel Edmond Jules Joseph, né le 30/03/1857 à Tourcoing
• Masurel Francois Joseph, né le 09/10/1826 à Tourcoing
• Masurel Paul Victor Joseph, né le 16/02/1835 à Tourcoing
• Motte Albert Marie Joseph, né le 06/12/1858 à Roubaix
• Motte Alfred Philippe Ferdinand, né le 30/11/1999 à
• Motte Alfred Philippe Ferdinand, né le 08/08/1827 à Roubaix
• Motte François Etienne Adolphe, né le 16/01/1843 à Honfleur
• Motte Henri Jean Baptiste Joseph, né le 14/08/1872 à Roubaix
• Motte Henri Paul, né le 12/12/1846 à Paris
• Motte Jacques Philippe Pierre Joseph, né le 22/10/1796 à  Tourcoing
• Motte Louis François Joseph, né le 25/04/1817 à Roubaix
• Motte Pierre Gabriel, né le 25/02/1774 à  Versailles
• Dewavrin Omer Julien Valery, né le 22/10/1837 à Hordain Nord
• Watine Ernest Charles Marie Joseph, né le 02/07/1871 à Roubaix
• Watine Louis Alphonse Francois Joseph, né le 08/09/1814 à Wattrelos
• Wavrin Augustin Thimotee Joseph, né le 12/04/1855 à Douai
• Wavrin Celestin Joseph, né le 30/03/1770 à Sailly Labourse Nord
Florin Séraphin, 1781/07/17
Bonduelle Edmond charles, 1813/06/10
Delesalle Auguste Alfred, 1851/07/04 Nord Marcq en Baroeul
Delesalle Charles Emile, 1850/02/04 Lille
Delesalle Emile Auguste, 1820/06/25 Lille
Delesalle Joseph Aimé, 1792/12/01 Lille
Delesalle Joseph Augustin, 1773/03/22 Royaume des Pays Bas
Scrive Albert Raymond, 1884/07/07 Arques Pas-de-Calais
Scrive Antoine Joseph, 1789/10/02 Lille
Scrive Gaspard Léonard, 1815/01/13 Lille
Scrive Henri Amédée, 1815/01/13 Lille
Scrive Ignace Henri
Scrive Jules
Scrive Léon Fidèle, 1874/01/22 Roubaix
Dalle Isidore, 1751 Linselles
Dalle Jean Baptiste, 1839/03/20
Droulers Florentin Joseph, 1799/02/20 Wasquehal
Lethierry-Virnot Charles Marie Désiré, 1766/03/26 Lille

Lethierry Désiré, 1791/09/13 Lille Nord
• Barrois Charles Eugene, né le 21/04/1851 à Lille
• Barrois Félix Antoine, né le 05/07/1830 à Cambrai
• Barrois François Joseph, né le 22/03/1759 à Lille
• Barrois Henri Joseph, né le 27/04/1863 à Burbure (Pas de Calais)
• Barrois Henri Sylvestre, né le 26/03/1840 à Saint Omer
• Barrois Jean Baptiste Joseph, né le 22/02/1784 à Lille
• Barrois Jules Henri, né le 03/09/1852 à Lille
• Barrois Paul Louis, né le 17/08/1873 à Lille
• Barrois Theodore Charles, né le 10/02/1857 à Lille
• Barrois Theodore Urbain, né le 12/05/1825 à Lille
• Derode Alphonse François Paul, né le 04/03/1855 au Havre
• Derode Jean Baptiste, né le 02/12/1771 à Pecquencourt (Nord)
• Derode Jean Marie Emile, né le 30/11/1999 à
• Derode Lucien Jules, né le 02/11/1850 à Lille
• Derode Pierre François, né le 19/04/1826 à Pecquencourt (Nord)
• Derode Prosper Henri Philippe, né le 18/08/1818 à Lille
• Derode Victor Felix Henri, né le 18/08/1867 au Havre
• Derode-geruzez Pierre Augustin, né le 20/10/1768 à Reims

5 L'amour de la famille, souvent nombreuse

Médailles d’Honneur de la Famille Française

Liste des mères de famille qui ont reçu la médaille de la Famille Française et qui ont élevé dignement plusieurs enfants.
"Les épouses valent les époux ; elles sont la main qui se tend vers les pauvres et qui répand l’aumône.
Vers 1681, Marguerite de Lespaul, veuve de Pierre Prouvost, lègue à la paroisse de Wasquehal cent trente livres parisis à charge de prières
« et le reste des revenus à acheter des camisoles pour les pauvres vieil hommes ».
 "Dans la famille Prouvost, les femmes se haussent facilement jusqu’à l’héroïsme."

Epouses-Prouvost

PROUVOST Aline, née Aline Ponroy
5 enfants à Bordeaux; médaille de bronze en 1950
PROUVOST Antoinette, née Bernard
6 enfants à Tourcoing; médaille de bronze en 1950
PROUVOST  Jacqueline, née Six
5 enfants à Roubaix; médaille de bronze en 1948
PROUVOST  Yvonne, née Leclercq
8 enfants à Tourcoing; médaille d'argent en 1950
PROUVOST Laurence, épouse Six
6 enfants à Tourcoing; médaille de bronze en 1948

6 Les Beaux-arts et les lettres:

Hotel-Virnot-de-Lamissart-Prouvost-Lille Charte-de-Roubaix-Jehan-Prouvost Rue-Nouveau-siecle-Lille-Famille-Prouvost-18eme-siecle
        Demeures Prouvost sous l'Ancien Régime       
Jehan Prouvost en 1469          Pierre II et III 17°-18°                  

Hotel-Henri-Prouvost-Screpel         Durot-Leperre-Biscuit         Hotel Amedee-Prouvost-Lepoutre
       Demeures Henri Prouvost  Manufactures Royales    Demeures Amédée Prouvost   

L'art de la tapisserie dans les Flandres Lilloises

Amedee-Prouvost        Louis-Jean-Screpel         Amedee-Prouvost-Le-Beffroi
Les Amédée Prouvost                    Les Scrépel                           Les poètes et le  Beffroi  

Tissage-Henri-Prouvost
Les châteaux de l'industrie

         Sophie-de-Sivry    Felix-Dehau-Lenglart   Gabrielle-de-Vareille-Prouvost       
        Sophie de Sivry              Prouvost-Dehau         Vareilles-Sommière      
Lauwick-Riesener    Ernest-Prouvost   Camille-Prouvost
Lauwick-Riesener                                             Ernest Prouvost                                                        Camille Prouvost 

     Herve-Poulain-Prouvost   Jean-Prouvost   Isabelle-Prouvost-Portraits-de-Musiciens    
                                Hervé Poulain                       Jean Prouvost                  Isabelle Prouvost                                
Albert-Bruno-Prouvost  Albert-Anne Prouvost  Ghislain-Prouvost
      Albert-Bruno Prouvost    Anne et Albert Prouvost     Ghislain Prouvost  

   Jean-Masurel-Picasso    Masurel-Teilhard    Chateau-Dalle
   Jean Masurel       Jacques Masurel           François Dalle


                                                                                      Denis-Prouvost-Enceintes-de-Paris        Portraits-Mille-Prouvost         debayser-b-debayser                                              

                                  Denis Prouvost    Elisabeth et Françoise Prouvost      Bruno de Bayser        
 
 Gaetane-Prouvost    Les-Virnot   Famille-Prouvost  
                     Gaëtane Prouvost                   Les Virnot              Christian et Brigitte Prouvost    

   Thierry-Prouvost-Elysee             Gery-Prouvost

Thierry Prouvost                  Géry Prouvost

7 L'industrie et l'économie

" Depuis Charles Quint, les mêmes familles dominent la Fabrique Roubaisienne : 
Pollet, Mulliez, Prouvost, Van Reust (qui devient Voreux), Leclercq, Roussel, Fleurquin, Florin, Malfait... 
Elles assurent la majorité de la production." Hilaire-Trénard: Histoire de Roubaix"

Jean Buzelain put écrire, en 1625, dans sa Gallo-Flandria, sacra et profana: " Roubaix, bourg ancien et noble sous beaucoup de rapports:  sa dignité de Marquisat, son vieux chateau, la multitude de ses habitants, ses manufactures de draps, son église paroissiale, 
son hopital, sa forme de ville concourent à lui donner un air de grande beauté et de richesse." Hilaire Trénard

le curé Jacques Legroux déclare en 1714 : « le bourg de Roubaix est considérable et ancien ; ses manufactures le rendent célèbre plus que bien des grandes villes en France, en Espagne et ailleurs ».


Prouvost-textile


On ne connait pas les fabriques de l’Ancien Régime; on sait que la fabrication était le plus souvent réalisée au domicile des artisans.

 Guillaume Prouvost

triage

L'Encyclopédie

né en 1580, censier et laboureur d'une surface importante: à leur mort, les partages révélèrent qu’il s étaient propriétaires de " plus de 26 bonniers de bonnes terres et de lieux manoirs situés sur les villages de Bondues, Marc-en-Baroeul, Roubaix et Tourcoing et de plus de 12.000 florins en capital de bonnes rentes héritières sur des particuliers solvables; Ils étaient encore laboureurs d'une de leur fermes qui est situé entre le Trieu du Grand Cottignies et la ferme de la Masure audit Wasquehal"  (généalogie par Pierre Prouvost de 1748). Il  faisait aussi négoce de filets de sayettes et de laines peignées qu’il  faisait peigner, blanchir et ensuite filer dans l’Artois où se trouvaient de nombreuses fileuses au rouet et à la quenouille.  Il  était l'époux d'Adrienne Wattel, née en 1580, décédée selon Albert Eugène Prouvost en 1626. Leurs enfants furent Pierre qui suit ; Marie Prouvost épousa Gilles de le Dicque; Antoinette  Prouvost qui épousa Pierre de Courchelle , "d'or au chevron d'azur accompagné de  trois trèfles du même". dont Antoinette Prouvost épouse Noël Masurel, époux d’Antoinette de Courcelles, dont le fils Jacobus Masurel fut jésuite et les deux fille Antoinette Masurel (inhumée - dans l'église de Wasquehal avec épitaphe) qui épousa Jacques Prouvost-de Lespaul et Marie qui épousa Joseph Roussel)

 " Guillaume Prouvost fut à la fois laboureur et chef d'industrie. Il  est le grand modèle de la race.

Il associe ses fils à son labeur et à ses affaires" Lecigne

 Jacques II  Prouvost (1699-1774)

(1699, baptisé dans l’église de Wasquehal-1774 inhumé dans l'église Saint Martin de Roubaix),

Maître de manufacture, épouse à Roubaix 1712, Marie-Agnès Florin (1712-1767), fille de Jean Nicolas Florin, membre de la Manufacture de Roubaix et administrateur de la table des Pauvres (1686-1737) et Marie Catherine de Surmont (1692-1744), inhumée dans l'église de Roubaix, soeur de Pierre Constantin Florin, Député suppléant du Tiers Etat aux Etats généraux de Versailles et premier maire de Roubaix.(sa petite fille Sophie Florin épousa Henri II Prouvost) époux de Marie Bacon de Sains,

fille de Philippe et Augustine Macquart(de Terline), de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem

et d'une des Brigittines; Jacques et Marie Agnès Prouvost vont s'établir à Roubaix comme négociants et habitent la rue Pellart; n'étant pas fils de maître, il entre dans la manufacture en 1734 grâce à son mariage avec la fille d'un maître." RP Louis d'Halluin. Jacques Prouvost, un des cinquante maîtres de manufactures compris dans le corps de métiers en 1761, taxé à 10 livres d’impots,  dans son livre de fabrique, mentionne les tissus suivants : satains de laine, satains anglais, les minorques, les prunelles, les satains soie. Mais, dans la région, c’était l’industrie de la laine qui occupait le plus grand nombre d’ouvriers.

Leur succession en 1775 dénombre leurs biens à Bondues, Tourcoing,  Wasquehal, Roubaix, Estaimpuis et Willems. A l'époque, le voyageur la Force, décrivant la Flandre en 1722, dépasse les estimations, en affirmant : « Outre les ville s de la châtellenie de Lille, Il  y a des bourgs aussi considérables que des villes: Tourcoing et Roubaix sont de ce nombre et ne contiennent pas moins de 12000 âmes chacun. (Histoire de Roubaix:Hilaire -Trénard, p 77) , de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem (1713 et 1715) et des Brigittines à Lille (1723).

Pierre IV Constantin Prouvost (1747-1808)
échevin de Roubaix sous l'Ancien Régime, "Maître de Manufacture"  en 1777, puis maire de Roubaix le 13 août 1795, 
l'un des principaux fabricants roubaisiens après avoir échappé à la guillotine par la grâce de la "Réaction Thermidorienne" 
épouse, béni par Augustin Prouvost, vicaire de Bersée,  Marie Henriette des Tombes (1747-1798), fille de Jean Joseph des Tombes, 12° du nom, échevin de Roubaix de 1740 à 1751 comme ses oncles Charles et Jean et soeur de Louis-Joseph des Tombes, échevin de 1783 à 1790 ; « Reçu "Maître de Manufacture" en 1777, il  devint l'un des principaux fabricants roubaisiens avec Pierre-Constantin Florin et, avant la Révolution, figurait en tête des habitants les plus imposés de la paroisse. Sa « vertueuse femme » Henriette Destombes s’alarmait de cette prospérité pour l’avenir spirituel de ses enfants. 

Il  habitait rue Saint Georges à Roubaix, « une maison qu’il  avait acheté avec cinq autres pour la sommes de 530 florins, 13 patars et 5 deniers aux héritiers d’Albert et Joseph Lecomte. Lorsque survinrent les mauvais jours de la révolution, beaucoup de riches propriétaires, craignant la confiscation de leurs biens, crurent prudent de les vendre pour les convertir en assignats faciles à emporter en exil . Pierre-Constantin vendit la plupart de ses propriétés. Il  peusait bien que ses opinions pouvaient à tout instant l’obliger à émigrer ; mais Il  ne put s’y résigner. Il  envoya sa femme et ses enfants dans un village voisin et se cacha dans une des dernières propriétés qu’Il  avait conservées. Après le 9 thermidor, le 26 messidor an III (14 juillet 1795), le représentant du peuple Delamarre notifia à Pierre-Constantin Prouvost sa nomination comme maire de Roubaix» AE Prouvost. Le 22 vendémiaire an IV, avec le conseil municipal, il  leva, comme maire, le séquestre apposé  sur la caisse du précepteur pour employer les fonds comme secours aux pauvres.  "Homme généreux et probe, Il  avait proposé à sa commune trois actions principales. D'abord, venir en aide aux pauvres. Ensuite, protéger les cultivateurs dont les charrois réquisitionnés les forçaient à négliger les champs. Enfin, défendre l'hygiène de Roubaix dont les citoyens laissaient  devant les domicIl es des amas de boue et d'immondices ». Le souci des autres  pour faire leur bonheur, déjà." Albert Prouvost,  Toujours plus loin " On peut le considérer comme le fondateur de la fortune industrielle des Prouvost ".

 La Manufacture Royale du Dauphin 

Chateau de Beaupré Durot

Catherine-Françoise PROUVOST (1752-1801) épousa, le 30 avril 1782, François Joseph DUROT 1747-1815, fils d’Arnould-François DUROT, bourgeois de Lille, remarquable exemple de parcours proto-industriel:  sa vie intense a été racontée par Alexis Cordonnier dans son article : « Une industrie d’art au siècle des lumières : l’indiennerie DUROT (1765-1790) : il créa ou racheta avec ses enfants Prouvost, Leperre,  de Lagarde les: Manufacture Royale des toiles peintes, indiennes et papiers peints , Manufacture Royale de Mousselines d’Houplines, Manufacture Royale de verres, Beau-père de Louis-François LEPERRE-DUROT,  fondateur de la  Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin, Il installa sa  manufacture-château au château de Beaupré, à Haubourdin, propriété du comte de Roncq.

Henri I Prouvost (1783-1850)

Maire adjoint de Roubaix, de 1821 à 1826, membre du Conseil de fabrique de Saint Martin à Roubaix de 1826 à 1847, administrateur des hospices de 1817 à 1822, Maître de manufacture possédant une manufacture importante et prospère, il  était aussi négociant, epoux Liévinne Defrenne (1791-1824), fille de Liévin Joseph de Frenne (1750-1814), Maître de manufacture, marchand drapier, administrateur des hospices, " chef de la branche ainée de la famille   de Frenne"  (Leuridan) et de Clémentine Dervaux; « cette très ancienne famille   de Fresnes remonte ses preuves de noblesse vers 1340, est connue dans la région de Tournai, Roubaix. Cette famille   donne naissance aux seigneurs de Fresnes, du Lobel, de Gaucquier, et occupe des fonctions échevinales à Roubaix, de lieutenant de Saulx et du marquis de Salm à Néchin, bailli de Néchin, censier de nombreuses terres, négociants et industriels dans le textile « : plusieurs générations d’ancêtres  des Prouvost fabriquaient,  aux  XVII° et XVIII° siècles, ces sublimes tapisseries des Flandres de haute lisse ( Liévin de Frenne 1686 - 1743 et son fils Liévin Joseph  Defrenne-Prouvost, sieur du Gaucquier, 1728 -1795). Outre Henri, Liévin et Amédée, ci après, il  y eut aussi  Adolphe Eutrope Prouvost (1822-1884)  qui secondera Amédée à la tête de l'entreprise familiale , épousa Adèle Virginie Scrépel, sœur de Louis Jean Scrépel, ici portraituré par Victor Mottez, dont Marie et Adolphe-Henri qui continuera.

Les modifications urbaines :

« J’ai pu suivre non sans mal la disparition du château de Roubaix et des terres qui l’entouraient en grande partie vendues à un marchand de biens lillois qui a revendu le tout par lots ; la famille Prouvost en a acheté certains avant d’en revendre une partie après avoir construit plusieurs demeures familiales rue Neuve devenue rue du Maréchal Foch. La rue de l’Union et la rue du Château ont été tracées à travers ces terrains ; on y trouvait également la filature monstre Motte-Bossut et beaucoup de maisons bourgeoises ; la rue du château arrivait au milieu de la Grand’Place actuelle, en face de la sacristie de St-Martin,  et faisait un angle avec la Grand’ rue ou plutôt la Place ancienne de Roubaix (la petite Place ou Place de l’Eglise sur laquelle se trouvaient des maisons anciennes, dont celle des Egards de la Manufacture, vendue comme bien national en tant que bien de corporation (acquise fin 19° par ma famille et, entre autres, la maison de la famille Watine malheureusement détruite il y a peu lors de la construction du Centre Commercial qui occupe tout le pâté de maisons qui va jusqu’à l’Hôtel Prouvost de la rue Pellart) ; c’est là que l’on trouvait la maison de Joseph Rammaert-Vanneste et celle d’Amédée Prouvost qui ont été démolies au milieu du 19° siècle (les dossiers d’expropriation des propriétaires et locataires se trouvent aux ADN) :  sur l’ancien parking rectangulaire de la Grand’Place entre St-Martin et l’actuelle Mairie (actuellement terre plain sur élevé) se trouvaient les bâtiments de l’Hôpital Ste Elisabeth, dont Béatrix Prouvost a été la dernière prieure (elle a certainement eu en mains le magnifique Livre d’Heures d’Isabeau de Roubaix, fille de Pierre et petite fille de Jean, fondatrice de l’Hôpital). Les anciens bâtiments ont été divisés par baux emphytéotiques que j’espère bien consulter un jour aux ADN en plusieurs habitations ; sur un bout du quadrilatère à l’entrée de la rue Neuve (Maréchal Foch), de la rue St-Georges (général Sarrail), de la rue de la Gare (percée fin 19°) et de la rue du Vieil Abreuvoir, se trouvait un bâtiment qui a servi de 1ière Mairie à l’époque de Pierre Constantin Florin-Bacon (dit de Sains) , 1er Maire de Roubaix, ancêtre de ma femme par les Prouvost-Florin (vos ancêtres) et par les Scrépel-Florin (ancêtres de Ferdinand Cortyl). Des bâtiments annexes se trouvant en bordure de la cour devant la Mairie ont été abattus pour former la place de la Mairie ; la construction de la seconde Mairie, à l’entrée de la rue Neuve, a provoqué la destruction des anciens bâtiments de l’Hôpital pour réunir les 2 places et former le début de la Grand’Place ; le début de la rue du Château et le prolongement de la Grand’Rue ont été rasés pour permettre l’alignement du fonds de la Place où se trouvait ma maison natale (le riez du Trichon qui alimentait les fossés du château passait sous cet immeuble construit par mon arrière-grand-père Rammaert-Jeu et en cas de fortes pluies provoquait l’inondation des caves). » Philippe A Rammaert

Tissage mécanique Henri Prouvost

tissageHenri-Prouvost

1908, Tissus unis & fantaisie pour robes

« Dans la matinée d'hier, un ouvrier tisserand, Henri Staelen, a frappé de plusieurs coups de couteau M. Pierre Prouvost, associé de la maison Henri Prouvost, rue du Nouveau-Monde, à Roubaix. Le meurtrier a été arrêté. Vers neuf heures, M. Pierre Prouvost se trouvait  son usine, occupé à examiner, avec un ouvrier, des arbres de transmission, lorsqu'un ouvrier s'approcha de lui par derrière et le frappa de plusieurs coups de couteau; puis il s'éloigna rapidement: ouvriers et employés se précipitérsnt les uns pour porter secours à M. Prouvost, les autres pour arrêter l'assassin qui se nomme Henri Staëlon et est né à Sweweghen (Belgique), en 1871. Il n'est pas marié. C'est un grand garçon brun, qui ne travaille chez M. Prouvost que depuis mercredi dernier. Il n'a pas voulu faire connaître lo mobile de son crime. M. Prouvost porto à la nuque une plaie profonde de 3 centimètres. L'arme dont l'assassin s'est servi est un couteau de cuisine dont la lame est très effilée. La plaie ne parait pas grave à première vue toutefois les muscles de la nuque qui ont été atteints sont de ceux qui intéressent la colonne vertébrale. »

Un incendie a détruit hier, à Roubaix, les ateliers de tissage mécanique Henri Prouvost, rue du Nouveau-Monde. Les dégâts sont estimés à 3 millions. 350 ouvriers sont réduits au chômage. 1922

A propos d'une grève de bobineuses qui s'est déclarée cette semaine dans l'établissement de M. Henri Prouvost, nous relevons dans l’Egalité la digression suivante: « Les ouvriers n'ont rien à attendre de n'importe quel patron, et nous avons grandement raison de dénommer les usines où l'on exploite odieusement la femme - quand ce n'est pas l'homme- des bagnes capitalistes ».  Nous nous permettons de faire remarquer à l’Egalité que si les choses ne se passent pas régulièrement dans ce qu'elle appelle les « bagnes capitalistes» les entreprises socialistes ne valent guère mieux, nous pourrions même Ajouter : au contraire ; exemple frappant Le V.de Gand et la verrerie ouvrière d'Albi.

Les dévoués professeurs des Facultés catholiques continuent dans une salle de la Maison des oeuvres, 84, Grande-Rue, leurs cours si intéressants à plus d'un point de vue. Nous ne saurions trop insister près de nos amis pour les engager à suivre ces cours avec assiduités. MICHEL BEAU VAIS: Le Droit du peuple : Organe républicain démocratique (Lille) 1898

Tissage mécanique Paul Prouvost
tissage-Paul-Prouvost
1890, Tissus, nouveautés pour robes et confections

Usine Prouvost-Screpel 

Près de l’usine de cet industriel de drap et de satin de chine, l’hôtel Prouvost,à Roubaix, classé Monument Historique par arrêté du 12 août 1998, construit en 1878 par Charles Prouvost-Scrépel, , sur l’une des artères les plus importantes de Roubaix. Il est remarquable par ses décors intérieurs: les trois salons du rez-de-chaussée : 1 le salon chinois avec son plafond et son décor de panneaux laqués, 2 le salon central avec son plafond et son décor, 3 le salon de musique avec ses boiseries et le plafond peint de Tony Vergnolet (1888) ; 4 le hall d’entrée avec ses bras de lumière ; 5 l’escalier d' honneur et sa cage ; 6 la chapelle située au premier étage (cad. LS 201). L’occupe actuellement la Caisse d’assurance maladie, le jardin sert de parking, la façade est, hélas, cimentée. 19, rue du Grand Chemin; 6, rue Rémy-Cogghe.                    

Usine Prouvost-Dalle

Charles-Prouvost-

vProuvost-Dalle-Saint-Luc-1952

En 1926, au moment de son mariage avec Melle Hélène DALLE, il reprend en association avec son beau-père, Mr Charles Dalle, la firme Dubois et Roussel; qui devient la S.a.r.l. Prouvost-Dalle & Cie. A Thumesnil  qu’il habitera 10 ans, il occupera rapidement une place prépondérante sur le plan social comme sur le plan politique. II est candidat aux élections municipales cantonales et au Conseil d’Arrondissement. En I936, désirant donner à sa famille une maison plus vaste, il s’installe à Lambersart, au grand regret des habitants de Thumesnil. Jusqu’à la guerre de 1940, c’est la progression continuelle de son entreprise : création d’un dépôt a Marseille, début de l’usine de Wattignies, extension de plus en plus importante dans la grande Industrie et les Administrations. Comme officier de réserve, il était affecté à. un régiment d’active et, de 1926 à 1940, il est souvent rappelé pour des périodes~ quatre fois entre 1938 et 1939. II se fait, à ce moment-là- de nombreux amis dans l’armée. Mobilisé en Août 1939, il est, en Avril 1940, renvoyé provisoirement dans son foyer, comme père de six enfants: il était accablé de ne pas avoir pu faire son devoir. Sa nomination au grade de capitaine de réserve, qui fut effective, fut victime d'un bombardement. Avant l’évacuation, sur ordre du Ministère de l’Air, il doit ouvrir une usine de repli. C’est le début de l'usine de Laval. C’est à son beau-frère Roger Ponroy, (aidé en 1941 de M. Caillerez) que Charles en a confié la création et la direction. Il en a été le directeur de 1941 jusqu'à la disparition de l'usine en 1956. Durant toute la guerre, il est Président du Syndicat des Fabricants de Couleurs et Vernis. Par son activité débordante et ses initiatives heureuses, il fit beaucoup pour l'approvisionnement régulier de la Corporation en matières rares.
II met en route les usines de Créteil; Marseille, puis Wattignies En 1948, il entreprend un voyage d’études aux Etats-Unis avec un groupe de confrères et, au retour, appliquera dans son affaire des idées intéressantes, des conceptions plus modernes qui avaient attiré son attention. À partir d’I95I, il réalise un important programme de concentration: vente de l'usine de Créteil et surtout agrandissement de l’usine de Wattignies où il commence à transférer le siège social de Lille. La dernière étape de la concentration sur Wattignies était la construction des bureaux; les plans lui sont soumis en février. Il n’en verra malheureusement jamais la réalisation.

Tourcoing :usine de préparation de produits textiles (peignage de laine) Dervaux Lamon, puis Jules Lamon et fils, puis Lamon Louage, puis Jules Lamon, puis A. Lamon et fils puis usine d'impression sur étoffes M. C. et R. Prouvost ; actuellement immeuble à logements et magasin de commerce19e s.;20e s.

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Ensemble textile Amédée Prouvost et Compagnie à Roubaix

Catégorie : Ensemble textile ; oeuvre située en partie sur la commune : Wattrelos aire d'étude : Nord
adresse : Oran(rue d')149 ; Cartigny(rue de)154 ; parties constituantes : filature (étudiée) ; usine de préparation de produits textiles (étudiée) ; stade ; cité ouvrière ; logement patronal ; cantine ; époque de construction : 3e quart 19e siècle ; 4e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle ; 2e quart 20e siècle ; 3e quart 20e siècle
année : 1852 ; 1865 ; 1892 ; 1911 ; 1927 ; 1951
historique : C' est en 1852 qu' Amédée Prouvost et les frères Lefebvre-Ducatteau fondent, en créant autour de l' église Saint-Martin de Roubaix un des premiers peignages mécaniques, la Société Amédée Prouvost et Cie. En 1865 ils érigent le peignage de la rue du Collège. En 1892, la société Amédée Prouvost et Cie devient société anonyme et construit les peignages de la rue de Cartigny et de la rue d' Alger, le long de la voie ferrée amenant laines brutes et charbon. En 1911 une filature est construite rue d' Oran : la Lainière de Roubaix. Lors de l’occupation allemande, au début de la Première Guerre mondiale, toutes les unités sont vidées de leur matériel. L’activité reprend 8 mois après l’armistice mais c’est seulement en 1920 que l’ensemble des usines sera remis en état. En 1927, afin de concentrer les activités, l’unité de la rue du Collège est abandonnée et le Peignage de Wattrelos érigé. Une centrale électrique est également construite afin d’alimenter cette nouvelle unité, le Peignage Amédée Prouvost, et la Lainière de Roubaix. Nouvelle interruption en 1940. En 1951, le peignage dit de Blidah situé à coté du peignage de Cartigny est reconstruit et fait pendant à celui de Wattrelos duquel il est séparé par la voie ferrée. Blidah travaille des fibres longues sur des peigneuses circulaire Lister, le peignage de Wattrelos des fibres courtes sur des peigneuses rectilignes Heilmann ou Schlumberger. L’oeuvre sociale des Ets Amédée Prouvost est exemplaire tant par sa précocité que par son importance. Une première cité de 350 maisons est érigée en 1868, une caisse de retraite est créée en 1896. En 1923, un stade est inauguré ainsi qu’un restaurant communautaire en 1926 et une coopérative en 1931. Entre les deux guerres, plusieurs sociétés d’habitations à bon marché furent créées et financées par le Peignage et la Lainière. D' autre part, la Lainière assure la formation des apprentis. Propriété d'une société privée ; type d'étude : patrimoine industriel date d'enquête : 1996 ; rédacteur(s) : Ramette Jean-Marc ; N° notice : IA59000488 ; (c) Inventaire général, 1996 Dossier consultable : service régional de l'inventaire Nord-Pas-de-Calais$Hôtel Scrive - 1, Rue du Lombard 59800 LILLE -

LaCité Amédée Prouvost
, entre le Crétinier et la Martinoire. Cette cité, également appelée "Cité jardin" date des années 1930. Sa construction découle des lois sociales à l'initiative du patronat de notre région. C'est en effet dans notre région qu'ont été créés le CIL (comité interprofessionnel du logement), les HBM (habitations à bon marché, puis HLM, habitations à loyer modéré) pour ne parler que des lois sociales en rapport avec le logement. Ces maisons louées aux employés et ouvriers disposaient toutes d'un très bon niveau de confort pour l'époque : chauffage central, baignoire et jardin. Initialement, tous les greniers communiquaient entre eux, ce qui permit la fuite de quelques résistants lors de la Seconde Guerre mondiale. 
Lainière de Roubaix : plongée au coeur d'un passé encore présent, PAR WILFRIED HECQUET, Pendant deux heures, les participants ont revécu l'histoire de la Lainière. L'office de tourisme de Wattrelos organisait hier matin une visite de deux heures autour de la Lainière de Roubaix. Environ 80 personnes, parmi lesquelles d'anciens employés, se sont passionnées pour cette plongée dans l'histoire d'un site qui a profondément marqué la vie des habitants du secteur. Ils étaient environ 80, réunis hier à 10 h devant la Boîte à Musiques, à la limite de Wattrelos et de Roubaix. Pour les accueillir, Rita Catena, de l'office de tourisme wattrelosien, qui a mené cette visite en compagnie d'une mémoire vivante de la lainière : Georges Dubois. L'histoire personnelle de cet habitant du quartier et ancien employé de la Lainière, est intimement liée à celle du site.
Hier matin, on s'est d'abord arrêté face à la friche Amédée-Prouvost. C'est de là que tout est parti, avec la création du peignage Amédée en 1851. Rue du Fort, d'abord, puis rue de Cartigny en 1893, et enfin vers Wattrelos en 1925. Aujourd'hui, la partie wattrelosienne a été rasée, mais les bureaux, côté Roubaix sont toujours debout. « C'est ici que l'on travaillait la laine après la tonte », nous rappelle-t-on. Cette laine, venue de Nouvelle-Zélande, d'Australie ou encore d'Amérique du Sud, était donc triée, puis lavée et peignée avant de partir en filature.
À deux pas de là, justement, sera érigée la filature de la Lainière. C'est Jean Prouvost, le petit-fils d'Amédée, qui lance l'entreprise en 1911, avec 300 ouvriers. Passée la « parenthèse » de la Première Guerre mondiale, et l'entreprise va se développer rapidement, jusqu'à atteindre une renommée mondiale. En 1927, c'est ici qu'est née la fameuse marque Pingouin. Rita Catena nous confie l'anecdote : ce nom a été choisi par « un collaborateur de Jean Prouvost, dont le fils lisait une bande dessinée très en voguer à l'époque, Zig et Puce, dans laquelle figurait le personnage d'Alfred, un pingouin  ».
En 1950, ce sera le lancement des chaussettes Stemm, dont Eddy Mitchell et ses Chaussettes noires vanteront un temps les mérites. « 750 000 paires sortaient de l'usine à l'époque, raconte Georges Dubois. Et l'on pouvait faire 40 fois le tour de la Terre avec la longueur de fil produit chaque jour à la Lainière. » À force de se développer, l'endroit est devenu « une ville dans la ville ». « Tout était surdimensionné. Rien que la filature 51, c'était une salle de 16 000 m² où travaillaient 1 100 personnes ! » La Lainière construisait des usines au Brésil, en Espagne, en Tunisie...

À Wattrelos, le paternalisme des patrons trouvait aussi tout son sens, avec la création des cités-jardins, et leurs maisons aux toits en triangle, particulièrement confortables pour les ouvriers de l'époque. Un âge d'or qui a pris fin avec les années 1990. Georges Dubois a eu du mal à encaisser « l'arrêt des machines », en 2000. Il est resté encore quelques années, pour participer au déménagement jusqu'à la fermeture de 2004.

Prouvost-1929

Filature (de laine) Prouvost et Cie

dite La Lainière de Roubaix à Roubaix

La centrale de la Lainière de RoubaixAmedee Prouvost

Jean-Jacques-Prouvost

lainiere-Roubaix-Prouvost-Lefebvre

Catégorie : Filature, oeuvre située en partie sur la commune : Wattrelos, aire d'étude : Nord, adresse : Oran(rue d')149, édifice contenant : ensemble textile Amédée Prouvost et Compagnie, parties constituantes : bâtiment administratif d'entreprise, époque de construction : 1er quart 20e siècle, année : 1911
auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu
historique : Filature dite La lainière de Roubaix appartenant à l' ensemble d' industrie textile Amédée Prouvost. La filature La Lainière est fondée à Roubaix en 1911 par Jean Prouvost, petit-fils du fondateur du peignage Amédée Prouvost. Elle est reliée au Peignage Amédée Prouvost par le chemin de fer. Prenant rapidement de l' ampleur elle devient une des plus importantes filatures françaises produisant laine à tricoter et fil pour tissage sous la marque des deux béliers à cornes d' or. Pillée pendant la Première Guerre mondiale, la production reprend au début des années 1919. La petite filature initiale s' est alors considérablement agrandie. La marque au Pingouin, qui aura un rayonnement mondial, est crée en 1927. Au début des années 1970, La Lainière gère vingt-cinq sociétés telles que Pingouin, Stemm, Rodier et Korrigan, Prouvost-Masurel, les tissages Lepoutre. Elle se transforme en holding en 1973 (groupe VEV) ; elle représente alors 2,4 milliards de chiffre d' affaires. Le secteur du fil à tricoter entre en crise. En 1980 La Lainière fusionne avec le groupe Prouvost SA. En 1986. elle ne conserve plus que la branche filature (fils à tricoter Pingouin, Welcomme). Elle représente encore 1,5 milliards de chiffre d' affaires. Au cours des années 1980, les ventes de laine à tricoter accusent des baissent considérables. Malgré des tentatives notamment en spécialisant ses entreprises dans la confection, le groupe Prouvost SA s' effondre conduisant à la vente de La Lainière en juin 1993. Des installations ne subsistent, à l' heure actuelle que le bâtiment des services commerciaux.
La lainière occupe en1951 une surface de 17 ha divisés en 4 grands secteurs par deux rues couvertes se coupant à angle droit. Les services commerciaux, l' atelier mécanique, la filature de laine cardée et la retorderie occupe le quart sud ouest, la teinturerie sur peignée, le calibrage et la préparation, le quart sud est. La filature occupe la partie nord est. Le long de la voie ferrée, au nord ouest se trouvent le pelotonnage, le moulinage, la teinture sur fil et l' atelier de tricotage (chaussettes Stemm). En 1951, l' usine comprend 100.000 broches et emploie 4000 ouvriers en équipes doubles. La

En 1926, au moment de son mariage avec Melle Hélène DALLE, il reprend en association avec son beau-père, Mr Charles Dalle, la firme Dubois et Roussel; qui devient la S.a.r.l. Prouvost-Dalle & Cie. A Thumesnil  qu’il habitera 10 ans, il occupera rapidement une place prépondérante sur le plan social comme sur le plan politique. II est candidat aux élections municipales cantonales et au Conseil d’Arrondissement. En I936, désirant donner à sa famille une maison plus vaste, il s’installe à Lambersart, au grand regret des habitants de Thumesnil. Jusqu’à la guerre de 1940, c’est la progression continuelle de son entreprise : création d’un dépôt a Marseille, début de l’usine de Wattignies, extension de plus en plus importante dans la grande Industrie et les Administrations. Comme officier de réserve, il était affecté à. un régiment d’active et, de 1926 à 1940, il est souvent rappelé pour des périodes~ quatre fois entre 1938 et 1939. II se fait, à ce moment-là- de nombreux amis dans l’armée. Mobilisé en Août 1939, il est, en Avril 1940, renvoyé provisoirement dans son foyer, comme père de six enfants: il était accablé de ne pas avoir pu faire son devoir. Sa nomination au grade de capitaine de réserve, qui fut effective, fut victime d'un bombardement. Avant l’évacuation, sur ordre du Ministère de l’Air, il doit ouvrir une usine de repli. C’est le début de l'usine de Laval. C’est à son beau-frère Roger Ponroy, (aidé en 1941 de M. Caillerez) que Charles en a confié la création et la direction. Il en a été le directeur de 1941 jusqu'à la disparition de l'usine en 1956. Durant toute la guerre, il est Président du Syndicat des Fabricants de Couleurs et Vernis. Par son activité débordante et ses initiatives heureuses, il fit beaucoup pour l'approvisionnement régulier de la Corporation en matières rares.
II met en route les usines de Créteil; Marseille, puis Wattignies En 1948, il entreprend un voyage d’études aux Etats-Unis avec un groupe de confrères et, au retour, appliquera dans son affaire des idées intéressantes, des conceptions plus modernes qui avaient attiré son attention. À partir d’I95I, il réalise un important programme de concentration: vente de l'usine de Créteil et surtout agrandissement de l’usine de Wattignies où il commence à transférer le siège social de Lille. La dernière étape de la concentration sur Wattignies était la construction des bureaux; les plans lui sont soumis en février. Il n’en verra malheureusement jamais la réalisation.

Tourcoing :usine de préparation de produits textiles (peignage de laine) Dervaux Lamon, puis Jules Lamon et fils, puis Lamon Louage, puis Jules Lamon, puis A. Lamon et fils puis usine d'impression sur étoffes M. C. et R. Prouvost ; actuellement immeuble à logements et magasin de commerce19e s.;20e s.

Photos de Jean Prouvostjean-prouvost-ministrersalia, 1979

Richard Klein, spécialiste de Mallet-Stevens, écrit : « Lors de l’Exposition des arts décoratifs de 1925 à Paris, les industries textiles du Nord choisissent de présenter leur production dans un pavillon de brique inspiré des constructions industrielles roubaisiennes (DE Fleure, Coulomb et Laccourège, architecte). Sur un des cotés du pavillon, un curieux jardin fait scandale : il est ponctué de provocateurs arbres en ciment réalisés par les frères Martel et imaginés par Mallet-Stevens. Alors qu’il visitait le pavillon consacré à la production des tissus et étoffes d’ameublement des villes de Roubaix et de Tourcoing dans lesquels il présentait les productions de ses usines, Paul Cavrois fut sans doute séduit par le pouvoir de provocation de ces arbres cubistes, au point d’interrompre le projet d’habitation qu’il avait confié à l’architecte Jacques Gréber. L’exposition parisienne des arts décoratifs est donc vraisemblablement à l’origine e de la commande de paul Cavrois à Robert Mallet-Stevens. Pendant le temps de la conception de la villa Cavrois, Robert Mallet-Stevens fonde l’UAM et caresse le rêve qu’une union de l’art et de l’industrie puisse s’épanouir en France  au service de l’architecture. La stratégie de l’architecte pour atteindre ses objectifs passe par les entrepreneurs, les commanditaires, un réseau familial et professionnel lié à l’industrie du Nord de la France. Adrien Auger, l’entrepreneur qui assure la construction du pavillon du tourisme imaginé par Mallet-Stevens pour l’exposition de 1925, devient l’un des commanditaires de l’architecte : il lui confie la conception de son habitation à Ville d’Avray. La femme d’Adrien Auger, Marie Prouvost est à la fois une des filles d’Amédée prouvost ( 1853-1927), un des magnats de l’industrie textile roubaisienne, une cousine de Lucie Vanoutryve, la femme de paul Cavrois, et une cousine de Jean prouvost, le fondateur de la Lainière de Roubaix, une des plus grandes filatures françaises. En 1930, Mallet-Stevens élabore un projet de maisons ouvrières pour la lainière de Roubaix alors en plein développement. Les dessins montrent un ensemble de logements desservis par une coursive et élevés sur pilotis  qui reprend les thèmes expérimentés avec la maison Trappenard à Sceaux ( 1930). Le projet est imaginé au moment où les programmes de logements sociaux deviennent les meilleurs symboles de la modernité et qu’ils manquent cruellement à l’actif de Mallet-Stevens. La direction de l’école des beaux-arts de Lille qui est confiée à Mallet-Stevens entre 1935 et 1940 comble une autre absence, celle du volet enseignement de l’UAM. Dès son entrée en fonction, l’architecte transforme la pédagogie de l’ancienne école et tente de développer des relations avec les industriels. Il projette une école en accord avec le caractère industriel de la région : un laboratoire  de recherche artistique au service de l’industrie régionale qui dot donner aux arts appliqués une nouvelle dimension au sein des beaux-arts.

Ce poste de directeur  correspond également à un autre en jeu : la commande municipale d’une académie des beaux-arts, destinée à marquer la sortie de la ville vers le grand Boulevard reliant Lille à Roubaix et Tourcoing. Et à ponctuer le futur boulevard de ceinture. La projet élaboré par Mallet Stevens en 1936 préfigure la plastique monumentale qui caractérisa ses pavillons pour l’exposition parisienne de 1937. Ce projet prévoyait un revêtement de plaquette de briques dans la logique du parement de la villa Cavrois ; l’exposition du progrès social, montée à Lille en 1939, ambitionnait de montrer les développements de l’industrie ainsi que les initiatives sociales du nord et de l’est de la France. Le pavillon de la presse et de la publicité qu’y conçoit Mallet-Stevens est son ultime production matérielle. Modeste tant par sa taille que par sa plastique – deux boites de deux niveaux réunis par un des angles de leur plus petit coté sont articulées par un des angles de leur plus petit coté, sont articulées par un haut signal vertical- le pavillon est terminé à la hâte au mois de juin 1939. Cette dernière réalisation est une éphémère et mince trace  des ambitions que Mallet-Stevens espérait concrétiser. Avec l’abandon du projet de logements ouvriers pour la lainière de Roubaix et du projet de constriction d’une académie lilloise des beaux-arts, la villa Cavrois reste donc la principale manifestation qui subsiste de la présence de Mallet-Stevens dans le Nord de la France et de la tentative de répandre l’équipement, la technique et l’industrie dans l’espace de l’habitation moderne » Richard Klein Robert Mallet Stevens : la villa Cavrois in revue VMF 226, mars 2009


Mallet-Klein

Trois photos issues de l'ouvrage de Richard Klein « Robert Mallet-Stevens, agir pour l’architecture moderne », éditions du Patrimoine
© Centre Pompidou, Mnam-CCI, Dist. RMN-Grand Palais. Photo Georges Meguerditchian

Mallet-Klein

La maquette a été présentée au cours de la deuxième exposition de l'Union des Artistes Modernes à Paris ; Revue "Art et Décoration",  juillet 1931 p.36

Ensemble textile Amédée Prouvost et Compagnie

à Roubaix

Catégorie : Ensemble textile ; oeuvre située en partie sur la commune : Wattrelos aire d'étude : Nord
adresse : Oran(rue d')149 ; Cartigny(rue de)154 ; parties constituantes : filature (étudiée) ; usine de préparation de produits textiles (étudiée) ; stade ; cité ouvrière ; logement patronal ; cantine ; époque de construction : 3e quart 19e siècle ; 4e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle ; 2e quart 20e siècle ; 3e quart 20e siècle
année : 1852 ; 1865 ; 1892 ; 1911 ; 1927 ; 1951
historique : C' est en 1852 qu' Amédée Prouvost et les frères Lefebvre-Ducatteau fondent, en créant autour de l' église Saint-Martin de Roubaix un des premiers peignages mécaniques, la Société Amédée Prouvost et Cie. En 1865 ils érigent le peignage de la rue du Collège. En 1892, la société Amédée Prouvost et Cie devient société anonyme et construit les peignages de la rue de Cartigny et de la rue d' Alger, le long de la voie ferrée amenant laines brutes et charbon. En 1911 une filature est construite rue d' Oran : la Lainière de Roubaix. Lors de l’occupation allemande, au début de la Première Guerre mondiale, toutes les unités sont vidées de leur matériel. L’activité reprend 8 mois après l’armistice mais c’est seulement en 1920 que l’ensemble des usines sera remis en état. En 1927, afin de concentrer les activités, l’unité de la rue du Collège est abandonnée et le Peignage de Wattrelos érigé. Une centrale électrique est également construite afin d’alimenter cette nouvelle unité, le Peignage Amédée Prouvost, et la Lainière de Roubaix. Nouvelle interruption en 1940. En 1951, le peignage dit de Blidah situé à coté du peignage de Cartigny est reconstruit et fait pendant à celui de Wattrelos duquel il est séparé par la voie ferrée. Blidah travaille des fibres longues sur des peigneuses circulaire Lister, le peignage de Wattrelos des fibres courtes sur des peigneuses rectilignes Heilmann ou Schlumberger. L’oeuvre sociale des Ets Amédée Prouvost est exemplaire tant par sa précocité que par son importance. Une première cité de 350 maisons est érigée en 1868, une caisse de retraite est créée en 1896. En 1923, un stade est inauguré ainsi qu’un restaurant communautaire en 1926 et une coopérative en 1931. Entre les deux guerres, plusieurs sociétés d’habitations à bon marché furent créées et financées par le Peignage et la Lainière. D' autre part, la Lainière assure la formation des apprentis. Propriété d'une société privée ; type d'étude : patrimoine industriel date d'enquête : 1996 ; rédacteur(s) : Ramette Jean-Marc ; N° notice : IA59000488 ; (c) Inventaire général, 1996 Dossier consultable : service régional de l'inventaire Nord-Pas-de-Calais$Hôtel Scrive - 1, Rue du Lombard 59800 LILLE -

LaCité Amédée Prouvost
, entre le Crétinier et la Martinoire. Cette cité, également appelée "Cité jardin" date des années 1930. Sa construction découle des lois sociales à l'initiative du patronat de notre région. C'est en effet dans notre région qu'ont été créés le CIL (comité interprofessionnel du logement), les HBM (habitations à bon marché, puis HLM, habitations à loyer modéré) pour ne parler que des lois sociales en rapport avec le logement. Ces maisons louées aux employés et ouvriers disposaient toutes d'un très bon niveau de confort pour l'époque : chauffage central, baignoire et jardin. Initialement, tous les greniers communiquaient entre eux, ce qui permit la fuite de quelques résistants lors de la Seconde Guerre mondiale. 
Lainière de Roubaix : plongée au coeur d'un passé encore présent, PAR WILFRIED HECQUET, Pendant deux heures, les participants ont revécu l'histoire de la Lainière. L'office de tourisme de Wattrelos organisait hier matin une visite de deux heures autour de la Lainière de Roubaix. Environ 80 personnes, parmi lesquelles d'anciens employés, se sont passionnées pour cette plongée dans l'histoire d'un site qui a profondément marqué la vie des habitants du secteur. Ils étaient environ 80, réunis hier à 10 h devant la Boîte à Musiques, à la limite de Wattrelos et de Roubaix. Pour les accueillir, Rita Catena, de l'office de tourisme wattrelosien, qui a mené cette visite en compagnie d'une mémoire vivante de la lainière : Georges Dubois. L'histoire personnelle de cet habitant du quartier et ancien employé de la Lainière, est intimement liée à celle du site.
Hier matin, on s'est d'abord arrêté face à la friche Amédée-Prouvost. C'est de là que tout est parti, avec la création du peignage Amédée en 1851. Rue du Fort, d'abord, puis rue de Cartigny en 1893, et enfin vers Wattrelos en 1925. Aujourd'hui, la partie wattrelosienne a été rasée, mais les bureaux, côté Roubaix sont toujours debout. « C'est ici que l'on travaillait la laine après la tonte », nous rappelle-t-on. Cette laine, venue de Nouvelle-Zélande, d'Australie ou encore d'Amérique du Sud, était donc triée, puis lavée et peignée avant de partir en filature.
À deux pas de là, justement, sera érigée la filature de la Lainière. C'est Jean Prouvost, le petit-fils d'Amédée, qui lance l'entreprise en 1911, avec 300 ouvriers. Passée la « parenthèse » de la Première Guerre mondiale, et l'entreprise va se développer rapidement, jusqu'à atteindre une renommée mondiale. En 1927, c'est ici qu'est née la fameuse marque Pingouin. Rita Catena nous confie l'anecdote : ce nom a été choisi par « un collaborateur de Jean Prouvost, dont le fils lisait une bande dessinée très en voguer à l'époque, Zig et Puce, dans laquelle figurait le personnage d'Alfred, un pingouin  ».
En 1950, ce sera le lancement des chaussettes Stemm, dont Eddy Mitchell et ses Chaussettes noires vanteront un temps les mérites. « 750 000 paires sortaient de l'usine à l'époque, raconte Georges Dubois. Et l'on pouvait faire 40 fois le tour de la Terre avec la longueur de fil produit chaque jour à la Lainière. » À force de se développer, l'endroit est devenu « une ville dans la ville ». « Tout était surdimensionné. Rien que la filature 51, c'était une salle de 16 000 m² où travaillaient 1 100 personnes ! » La Lainière construisait des usines au Brésil, en Espagne, en Tunisie...

À Wattrelos, le paternalisme des patrons trouvait aussi tout son sens, avec la création des cités-jardins, et leurs maisons aux toits en triangle, particulièrement confortables pour les ouvriers de l'époque. Un âge d'or qui a pris fin avec les années 1990. Georges Dubois a eu du mal à encaisser « l'arrêt des machines », en 2000. Il est resté encore quelques années, pour participer au déménagement jusqu'à la fermeture de 2004.

 

production mensuelle atteint jusqu' à 500 t.
description : Les services commerciaux, seuls vestiges de la Lainière, occupent un bâtiment de deux étages, en brique, de 18 travées sur 14. Il est couverts de toits à longs pans à croupe. gros-oeuvre : brique, couverture (matériau) : tuile flamande mécanique, étages : 2 étages carrés, couvrement : charpente en bois apparente, couverture (type) : croupe
état : vestiges ; restauré, propriété d'une société privée, date protection MH : édifice non protégé MH
type d'étude : patrimoine industriel, date d'enquête : 1996 , rédacteur(s) : Ramette Jean-Marc
N° notice : IA59000487, (c) Inventaire général, 1996, Dossier consultable : service régional de l'inventaire Nord-Pas-de-Calais$Hôtel Scrive - 1, Rue du Lombard 59800 LILLE


Peignage (de laine) Amédée Prouvost dit de Cartigny

à Roubaix

Usine de préparation de produits textiles, oeuvre située en partie sur la commune : Wattrelos
aire d'étude : Nord, adresse : Cartigny (rue de)154, édifice contenant : ensemble textile Amédée Prouvost et Compagnie, parties constituantes : atelier de fabrication ; atelier de réparation ; cheminée d'usine ; conciergerie ; entrepôt industriel ; aire des matières premières ; hangar industriel ; laboratoire ; local syndical ; magasin industriel ; pièce de séchage ; quai ; réservoir industriel ; station d'épuration ; voie ferrée ; bureau ; bureau d'études ; passerelle ; centrale électrique, époque de construction : 3e quart 19e siècle, année : 1892 ; 1920 ; 1927 ; 1951
auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu
historique : Le peignage Amédée Prouvost dit de Cartigny est érigé en 1892. Pillé lors de la première guerre mondiale, il ne reprend son plein régime qu’en 1920. En 1927 l’énergie lui est fournie par une toute nouvelle centrale électrique commune au groupe. Nouvelle interruption en 1940. En 1951 l’obsolescence du peignage dit de Cartigny amène le groupe à ériger à côté de ce dernier, un nouveau peignage dit de Blidah travaillant les fibres longues sur des peigneuses circulaires de marque Lister. En 1996 la société est acquise par le groupe Chargeur.
En 1951, Le peignage couvre, en 1951, une surface de 12 ha scindée, par la voie de chemin de fer, en deux parties reliées par une passerelle. Sur le territoire de Roubaix : les peignages dits de Cartigny et de Blidah. Sur celui de Wattrelos le peignage dit de Wattrelos ainsi que la centrale électrique.
Le peignage emploie 1900 ouvriers. Les trois quarts de la laine brute viennent d’Australie et de Nouvelle-Zélande, le reste du Cap ou d' Amérique du Sud. Chaque jour, douze wagons déversent environ 1000 balles de laines de 150 kg chacune. La laine est triée à la main par 250 ouvriers appelés trieurs, puis débarrassée de ses impuretés et lavée dans des colonnes de 30 m de longueur, composées de cinq bacs de lavage. Essorée dans des presses à rouleaux puis séchée, la laine a perdu 50% de son poids. Elle est alors cardée et peignée. Les fibres longues seront travaillées sur des peigneuses circulaires Lister, les fibres courtes ou normales, sur des peigneuses rectilignes Heilmann ou Schlumberger. Les fibres trop courtes ou blousse, seront rejetées pour être incorporées dans les tissus de laines cardées ou le feutre. 190 peigneuses circulaires et 80 peigneuses rectilignes sont en service dans le peignage. La laine peignée est alors chargée d’électricité statique. Il faut alors l’étirer, la doubler et la paralléliser, c' est le gill-boxage, puis la retremper dans une solution savonneuse et l' étirer : c' est le lissage. L’atelier mécanique occupe 126 ouvriers. La centrale composée de 5 chaudières et de 2 turbo-alternateurs de marque Brown Bovery, occupe 35 ouvriers et transforme en énergie (vapeur ou énergie électrique) 40000 t de charbon par an.
description : La centrale électrique (G) a 5 étages carrés, des murs en pans de béton avec de la brique en remplissage. Le toit comprend une terrasse, un toit à longs pans couverts de verre et de tuile flamande mécanique et surmonté d' un lanterneau et d' un extrados de voûte ; la cheminée, en béton, est de type Monnoyer ; Le magasin industriel (E) et les bureaux (A), dans le prolongement, ont 2 étages carrés, des murs en brique. Ils sont en sheds couverts de tuile flamande mécanique et de verre ; Le magasin industriel (I) a 2 étages carrés, des murs en brique et sont couverts de sheds, de tuile flamande mécanique et de verre ; Un appentis couvre les accès de chargement/déchargement sur la voie ferrée. gros-oeuvre : brique ; pan de béton armé ; pan de fer ; béton ; couverture (matériau) : verre en couverture ; tuile flamande mécanique ; étages : 5 étages carrés ; couvrement : charpente en béton armé apparente ; charpente métallique apparente ; couverture (type) : toit à longs pans ; croupe ; shed ; lanterneau ; terrasse ; extrados de voûte ; appentis ; escaliers : monte-charge ; état : menacé ; établissement industriel désaffecté ; propriété d'une société privée
date protection MH : édifice non protégé MH ; type d'étude : patrimoine industriel ; date d'enquête : 1996
rédacteur(s) : Ramette Jean-Marc ; N° notice : IA59000486 ; (c) Inventaire général, 1996 ; Dossier consultable : service régional de l'inventaire Nord-Pas-de-Calais$Hôtel Scrive - 1, Rue du Lombard 59800 LILLE

Centenaire-Peignage-Amedee-Prouvost

André Félibien : Description de la grotte de  Versailles,  Paris, Imprimerie Royale, 1679 ; RELIURE DE l'EPOQUE. Maroquin rouge, armes royales au centre, filets et fleurons au chiffre royal en écoinçons, dos a nerfs orne du chiffre royal répété, tranches dorées; Ex-dono  gravé: "A Monsieur Albert Eugene Prouvost à l’occasion du Centenaire du Peignage Amédée Prouvost, les collaborateurs, employés, contremaitres et ouvriers, en témoignage de leur reconnaissance et de leurs sentiments dévoues", suit une longue série de signatures manuscrites à l’encre et au Bic sur Ie recto et le verso du feuillet blanc portant cet ex-dono. Collection M Ghislain Prouvost, Sotheby’s, 9-12-2005, n°42

Etablissements du Coq Français

Degrave et Prouvost

Prouvost-%20Degraeve%20Prouvost-1911

 Prouvost-Degrave-Prouvost-Exposition-Internationale-Roubaix-1911

Ici à l'exposition internationale de Roubaix en 1911.

la société Le Joint Français, qui fait partie du groupe Hutchinson.

 « Le directeur d'établissement, Benoit Hugele, a fourni au préalable quelques indications sur la société, qui fabrique des pièces en caoutchouc pour l'industrie. Le groupe Hutchinson comporte 22 000 personnes dans le monde entier, dont pas loin de 16 000 collaborateurs en Europe et 7000 en France (une équipe qui « reste stable »). Un noyau « d'argent, de décisions, de compétences » se trouve en France. Le 1er semestre a été difficile pour l'industrie automobile. « On tient car on fait beaucoup de choses différentes », a précisé le directeur. Les intérimaires ne sont que 8 au lieu de 25 l'année dernière, mais il y a du travail tout le temps, sans périodes d'arrêt. La crise a laissé des traces, le secteur des cylindres est le plus touché, mais « on a toujours trouvé quelque chose », a insisté Benoit Hugele.

La société qui existe depuis 1871 (anciennement Degrave et Prouvost), rachetée par Hutchinson en 1976, est actuellement « une des dernières entreprises industrielles en Centre- Ville », son site fait partie du patrimoine industriel de Roubaix. Le Joint Français fabrique des soufflets pour aéroports depuis 1980, des pièces pour raccorder les voitures de métro, pour les tramways aussi. Certaines pièces ont servi au métro de la ville de Mexico : ce fut la 1ére commande export en 2004. » CÉCILE BRIFFAUT > Correspondante locale.

8 La vie de société
dRoubaix-Croy-Ecusson 

Ayant toujours appartenu aux familles les plus fortunée de leur région, 
les Prouvost eurent le plus souvent de belles demeures ; si nous les connaissons bien aux XIX° et XX° siècles, assez bien au XVIII°,
nous constatons que la plupart de celles des siècles antérieurs ont disparues.

Wasquehal

Prouvost-detail-Jehan

 Descendant, selon Alain Watine-Ferrant, d'une lignée terrienne installée dès le XV° siècle à Wasquehal  (Jehan, fils de Willaume ci-dessus) et les environs, on peut imaginer qu'ils eurent des maisons agréables. Guillaume Prouvost, né en 1580,  censier et laboureur d'une surface importante et son épouse: à leur mort, les partages révélèrent qu’ils étaient propriétaires de " plus de 26 bonniers de bonnes terres et de lieux manoirs situés sur les villages de Bondues, Marc-en-Baroeul, Roubaix et Tourcoing et de plus de 12.000 florins en capital de bonnes rentes héritières sur des particuliers solvables; ils étaient encore laboureurs d'une de leur fermes qui est situé entre le Trieu du Grand Cottignies et la ferme de la Masure audit Wasquehal"  (généalogie par Pierre Prouvost de 1748). Il  faisait aussi négoce de filets de sayettes et de laines peignées qu’il faisait peigner, blanchir et ensuite filer dans l’Artois où se trouvaient de nombreuses fileuses au rouet et à la quenouille. " Guillaume Prouvost fut à la fois laboureur et chef d'industrie. Il est le grand modèle de la race. Il associe ses fils à son labeur et à ses affaires" Lecigne

Jean Buzelain put écrire, en 1625, dans sa Gallo-Flandria, sacra et profana: " Roubaix, bourg ancien et noble sous beaucoup de rapports: sa dignité de Marquisat, son vieux château, la multitude de ses habitants, ses manufactures de draps, son église paroissiale, son hopital, sa forme de ville concourent à lui donner un air de grande beauté et de richesse."

Nous ne connaissons pas précisément quelle fut la demeure du fils de Guillaume, Pierre I Prouvost,1606-1681, époux de Péronne Florin (1628-1691), mais nous pouvons constater leur environnement familial.

armes-florin
Ils eurent Pierre, ci après, et Marguerite qui épousa  Pierre Le Clercq. Jean Prouvost épousa en 1646  Barbe de Lespaul (dont postérité), et, avec François «d'Hallewyn », releva les  deuxfiefs du Fresnoy à Tourcoing, le 13 juillet 1677; Marie de Hallewin, petite fille de Pierre, fille  d'Antoine, épousa, le 26 septembre 1621, Pierre de Lespaul de la branche cadette de la grande famille roubaisienne et lui porta en dot l'un des deux fiefs du Fresnoy consistant en 10 cents et les deux  tiers d'un cent de terre. Leur  fille, Barbe de Lespaul, s’allia à Jean Prouvost qui, le 13 juillet 1677, releva pour elle  ce fief et en commit l'exercice à son fils Jean Prouvost. Le même jour, François de Hallewin, descendant de Gilles, relevait le second fief du Fresnoy consistant en 8 cents de terre à labour sur le territoire de Tourcoing.

A la même époque, Pierre Prouvost, décédé le 19 février 1697, épousait Philipotte de Lespierre, fille de Jacques de Lespierre, seigneur de Wassegnies, censier du Fresnes à Croix et d'Isabeau de Lobel; son aïeul Blaise de Lespierre était seigneur de La Ronderie et de Grimbrie. Leur fille Marguerite Prouvost épousa Jean-Dominique de Cottignies puis Antoine d'Espinoy.

Philipotte-de-Lespierre-epouse-Pierre-Prouvost   Armes-de-Lobel

De Lespierre       De Lobel

Roubaix-Ancien-Regime

Les demeures furent certainement de qualité pour  leur fils Pierre II Prouvost (1648-1691)
échevin de Wasquehal, (épitaphe à gauche de l'autel Saint Nicolas de l'Eglise de Wasquehal), époux de Marguerite de Lespaul,  (1648-1720, inhumée près de l'autel  Saint Nicolas de l'église de Wasquehal) ,
armes-de-lespaul

fille de Jacques de Lespaul, Seigneur du Gauquier à Wattrelos, lieutenant de Roubaix de 1668 à 1672, maître de manufacture, En 1690, il était réputé le plus riche de Roubaix; ses armes étaient « d’or à un arbre de sinople sur une terrasse d’azur brochant sur le tout », il habitait le quartier de I'Hommelet.  il fit, cette année, un don de 200 livres à la Table des pauvres et lui remit en outre 900 livres pour capital d'une rente à charge d' obit. Honorable homme Jacques de Lespaul, seigneur du Gauquier à Wattrelos, mourut le 4 septembre 1691, âgé de 85 ans, et fut inhumé dans l’église de Roubaix et Jehanne de le Dicque, fille de Gilles de le Dicque, Seigneur de la Boutillerie à Watrelos et Marguerite Flameng, dame de la Boutillerie, d'une famille notable de nombreux échevins et trois religieuses à l'hôpital Sainte Elisabeth.
Le 1° juin 1700, Marguerite de Lespaul. veuve de Pierre Prouvost, passe un accord avec les religieuses de l'hôpital Sainte-Elisabeth de Roubaix, par lesquelles deux parties s'interdisent pendant 50 années de planter des bois montant; le long des héritages aboutissant à la piedsente du bourg
au hamel de Blanchemaille (rue des Lignes) et à la piésente qui mène de la précédente au chemin de la croisette du Pret à la rue Nain (rue de l’Hermitage) ;  ladite Marguerite se réserve le droit de planter des baies d'épine. (Archives de Roubaix, CG. 287.) (" Recueil de généalogies roubaisiennes" de l'abbé Th Leuridan)." Dans le cours du XVII' siècle, les représentants de cette branche de la famille de Lespaul, favoris de la fortune, ont quitté Roubaix pour s’établir à Lille, où, insensiblement, ils ont pris rang parmi la noblesse. Leur départ était, en novembre 1696, mis au nombre des malheurs publics: " Nous, lieutenant et gens de loy du marquisat de Roubaix, déclarons et certifions que ce lieu, quy par ci-devant a este renommé à raison de ses manufactures et des gens de considération quy l'habitoient, est présentement tombé en décadence et dépérit par suite de plusieurs événements fatals, à savoir le feu quy, en 1684, a consommé la plus belle partie du bourg, les banqueroutes des marchands de Tourcoing et de Lannoy qui en ont causé beaucoup d'autres a Roubaix, la retraite des héritiers de Lespaul et des principaux habitans quy ont pris leur résidence a Lille, les grandes contributions qu'on a du payer en 1693, la famine arrivée en mesme tems, quy a mis à la besace 1es deux tiers des habitants, et nonobstant le secours des autres, plus de cinq cens desdits habitants seraient morts de pauvreté, de disette et de faim, le manquement de travail des manufactures ont mis ce bourg à telle extrémité qu'il  ne retient plus rien de ce qu’ils a esté autrefois. Archives de Roubaix, EE. 25, n' 33) " Leuridan
Ils seront tous inhumés au sein même des différentes églises de la ville de Lille. Leurs six enfants furent Jacques qui suit,  Marguerite-Jeanne (1671-1744), Pierre III, Marie (1678-1744):

Marguerite Jeanne Prouvost (1671-1744), inhumée en la chapelle de l'Ange gardien à Saint Etienne de Lille, qui a épousé Jean du Hamel en 1688;  leur succession "était assez considérable" et vécurent à Paris; ils léguèrent leurs biens immeubles à son frère Jacques, qui suit, pour un tiers; leur fille Marguerite fut religieuse au couvent des Pénitentes à Lille.

 Leur fils Pierre III Prouvost, né en 1675, épousa, à Saint Maurice de Lille, le 5 septembre 1712 sa cousine du deux au troisième degré, Marie Claire Trubert de Boisfontaines (1687-1715 décédée à l'âge de 23 ans neuf mois après avoir reçu les Saints Sacrements, inhumée dans la grande nef de l'église Saint Pierre de Lille) , fille de Pierre, receveur héréditaire de la douane et de Jeanne de Lespaul, après en avoir obtenu dispense en la cour de Rome. il rédigea en 1748 la première généalogie de la famille Prouvost:« Voila la description des descendants des Prouvost et de ceux qui se sont alliez jusques a la fin de cette année mille sept cens quarante huit. Et on peut dire sans vanité, que lesdits du surnom Prouvost, ont toujours vécu en gens de biens, d’honneurs et de bonne réputation en la foi catholique apostolique et romaine et les plus notables des villages qu’ils ont habitez " ; il vivait à Lille, rue du Nouveau Siècle; sa belle-sœur  Elisabeth-Julie Trubert de Boisfontaine, dame de La Vigne, épousa Philippe Emmanuel du Bus, comte du Bus, seigneur de Moustier, Ogimont et d'Acquignies ; les deux autres furent religieuses à Argenteuil.

 Chateau-de-la-Vignerue-du-nouveau-siecle-pierre-prouvost

Le château de la Vigne, une des demeures actuelles de la rue du Nouveau Siècle, tout juste créée à l’époque de Pierre Prouvost

Marie Prouvost, 1678,- 1744 épouse, en novembre 1705, Pierre Dassonville, greffier de la juridiction consulaire de Lille,  fut inhumée au milieu de la grande nef de l'église Sainte Catherine de Lille: dont François Ignace époux de Marie Agnès Le Clercq qui vécurent à Paris.

On peut imaginer la qualité de la demeure d’Augustine Élisabeth Josèphe Prouvost, née le 14 février 1731, Roubaix (Nord), décédée le 12 avril 1801, Roubaix (Nord) (à l'âge de 70 ans), mariée le 21 septembre 1755, Roubaix, Nord, avec Liévin Joseph Defrenne, sieur du Gaucquier, né le 18 avril 1728, Roubaix (Nord), décédé en 1795, Lille (Nord) (à l'âge de 67 ans), négociant, fabricant de tapisseries des Flandres en haute lisse, échevin de la Ville de Roubaix.

Jean Fortunat Prouvost, né le 10 juin 1702, fut censier de La Grande Haye à Roubaix; il épousa Marie Anne van den Berghe." Il prit en fermage, en 1744, la cense de la Haye, à Roubaix, qu’il exploita un peu en seigneur, ayant sa demeure privée sur le territoire d’Hem auquel la cense de la Haye confine.

A l'époque, le voyageur la Force, décrivant la Flandre en 1722, dépasse les estimations, en affirmant : « Outre les villes de la châtellenie de Lille, il y a des bourgs aussi considérables que des villes : Tourcoing et Roubaix sont de ce nombre et ne contiennent pas moins de 12000 âmes chacun. (histoire de Roubaix:Hilaire-Trénard,p 77) .

Si la demeure n’est pas précisée, on connait l’état de la fortune de Jacques II Prouvost (1699-1774), (1699, baptisé dans l’église de Wasquehal-1774 inhumé dans l'église Saint Martin de Roubaix), Maître de manufacture,  épouse à Roubaix 1712, Marie-Agnès Florin (1712-1767), Armes-Florin,fille de Jean Nicolas Florin, membre de la Manufacture de Roubaix et administrateur de la table des Pauvres (1686-1737) et Marie Catherine de Surmont (1692-1744), inhumée dans l'église de Roubaix, soeur de Pierre Constantin Florin, Député suppléant du Tiers Etat aux Etats généraux de Versailles et premier maire de Roubaix.(sa petite fille Sophie Florin épousa Henri II Prouvost) époux de Marie Bacon de Sains, fille de Philippe et

Augustine Macquart de Terline. Jacques et Marie Agnès Prouvost vont s'établir à Roubaix comme négociants et habitent la rue Pellart; n'étant pas fils de maître, il entre dans la manufacture en 1734 grâce à son mariage avec la fille d'un maître." RP Louis d'Halluin. Leur succession en 1775 dénombre leurs biens à Bondues, Tourcoing, Wasquehal, Roubaix, Estainpuis et Willems.

Biens Florin Prouvost XVIII

Biens Prouvost Florin XVIII eme siecle

 

Pierre IV Constantin Prouvost (1747-1808)

habitait rue Saint Georges à Roubaix, « une maison qu’il avait acheté avec cinq autres  pour la sommes de 530 florins, 13 patars et 5 deniers aux héritiers d’Albert et Joseph Lecomte. La maison avait un magnifique jardin dont les murs étaient couverts de vignes de raisins bleus et blancs. En été les fleurs donnaient un air enchanteur à la propriété, plantée d’arbres à fusées, dont on cueillait les fruits en juillet ; on y trouvait aussi des beurrés, des callebasses, l’amande de Suède. Il y avait deux grandes pelouses qui furent la cause d’un procès entre Constantin Prouvost et son voisin, Pierre Rouzé qui avait la prétention d’y curer son linge. Constantin Prouvost ne dédaignait pas les plaisirs de la table. Les faïences de porcelaine de Tournai et de Lille étaient, à cette époque, d’un usage courant. Il y avait chez lui, de belles pièces d’argenterie portant la marque des Fermiers Généraux de Lille : l’alouette volante : parmi ces pièces, on admirait une grande cafetière Louis XV et un important service à liqueur Louis XVI composé de quatre carafons garnis de rinceaux et roses et, au centre, une pyramide surmontée d’une grosse boule d’argent qui représentait, sans doute, une montgolfière, très à la mode, même dans le ?, à la suite des ballons inventés en juillet 1783. »  Ce journal, Pierre-Joseph Prouvost le tenait sur un ordo de Tournai, diocèse auquel appartenait Roubaix.  Ce Pierre Prouvost, né en 1725, à Roubaix, avait épousé Marie-Catherine de Ramery, de Mons, en Belgique. Il habitait rue du Fontenoy. Il était l’un des cinquante maîtres de manufacture de tissus. Il était imposé à 12 livres.  Le document qu’il nous a laissé est bien curieux. Le 2 novembre 1771, écrit il, nous avons mis en bouteilles une pièce de champagne rouge venant de Monsieur Roussel, de Tourcoing. Nous avons payé 221 florins 15.  Il y avait en cave : Bourgogne, vieux Frontignan, vin de Rilly, une pièce de champagne à 22 de gros la pièce, une pièce de Macon à 14 de gros.  (…) : Pierre Prouvost reçoit le 20 janvier, la famille : l’abbé Prouvost Philippe Constantin, son père Pierre Constantin, son oncle, sa sœur Béatrice Prouvost, qui fut prieure de l’Hôpital sous la Révolution,  sa mère Agnès Florin et d’autres.  …) : Le 1° septembre, table ouverte pendant trois jours pour fêter la dédicace ducate de Roubaix : grande réunion des familles de Fontenoy, Desmazières, Charvet, Lenôtre, Deldique,  Deffrennes, Delannoy. En cette circonstance, on a bu 27 bouteilles de Mâcon et 25 flacons de champagne.  L’année terminée, on fait l’inventaire de la cave : Pierre Prouvost constate qu’on a consommé pour l’année 1771-72, en liqueurs, Macon, Rilly, Bourgogne et Champagne, 187 flacons et 175 bouteilles » .Extraits d’un article par Ernest Prouvost, le peintre qui oeuvra pour l’Exposition Internationale de 1911 avec Amédée Prouvost,  fils de Liévin, auteur de la branche puinée.

Catherine Françoise Prouvost et l’épopée de la Manufactures Royales de Lille

fille de Pierre Joseph Prouvost et  Marie Ramery dit de Boulogne,  elle épousa, le 30 avril 1782, François Joseph  DUROT 1747-1815, fils d’Arnould-François DUROT, bourgeois de Lille, remarquable exemple de parcours proto-industriel : sa vie intense a été racontée par Alexis Cordonnier dans son article : « Une industrie d’art au siècle des lumières. Son train de vie fut remarqué ; on raconte même l’anecdote qu’il était un des premier à avoir une baignoire chez lui.  Il installa la  manufacture-château familiale au château de Beaupré, à Haubourdin, propriété du comte de Roncq

Chateau de Beaupré Durot

Si nous ne sommes plus sous l’Ancien régime, nous pouvons relever et  imaginer les inventaires artistiques et mobiliers dans l’environnement familial du petit-fils de Catherine-Françoise Prouvost, Alexandre Lauwick, peintre, qui épousa en 1864 Thérèse Riesener 1840-1932,  fille de Léon Riesener,  élève de son père Henri-François Riesener et d’ Antoine-Jean Gros et de Laure Peytouraud, petite fille de Henri-François Riesener (1767-1828),fils du grand ébéniste, élève de Vincent, puis de Jacques-Louis David, époux en 1807 Félicité Longrois, dame d'annonce de l'impératrice Joséphine. Arrière-petite fille de Jean-Henri Riesener (1734-1806), élève de Jean-François Oeben. Il épouse la veuve de ce dernier, Françoise-Marguerite Vandercruse. Reçu maître en 1768, Françoise-Marguerite Vandercruse  est la fille de François Vandercruse dit La Croix, 1728-1799, ébéniste, flamand d'origine, surnom emprunté également par son fils, Roger, ébéniste à la Cour, lui aussi, qui signa ses œuvres R.V.L.C. pour Roger Vandercruse La Croix, célèbre ébéniste  estampillant RVLC ;  Thérèse Riesener est la nièce du peintre Eugène Delacroix, cousin germain de son père Léon Riesener qu’il portraitura.

 
Au XVIII° et sous l’Empire, Aimée-Joseph PROUVOST, épouse de Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART

vivaient dans le  vaste hôtel Virnot de Lamissart, 52, façade de l’Esplanade (angle rue de Jemmapes) Lille et possédaient le superbe hôtel de Lamissart au 144, rue Royale à Lille ; les Virnot recevaient dans l’hôtel Virnot de la place Saint Martin ou de la rue de Tournai de Lille et offraient des spectacles d’opéra ou de théâte à la famille et à la société de Lille : « une vaste salle servait de théâtre de société et de bal ; Louis Lenglart, élève de Watteau de Lille y brossait des décors; la jeune et élégante Catherine Sophie de Lamissart y était une prima donna délicieuse et on se rappella longtemps une représentation de la «Flûte enchantée»particulièrement brillante» nous dit vers 1930 Charles Le Thierry d’Ennequin dans son magistral ouvrage sur ces familles. Sur une les listes d’invités pour la représentation d'Arlequin et des deux Alvarets, on trouve le nom des cousins Prouvost ; La sœur de Louis-Urbain, Rose-Marie VIRNOT de LAMISSART (1772-1851) épousa Jean-Baptiste-Joseph PROUVOST.

 Hôtel Virnot de Lamissart 52 façade de l’Esplanade Lille

Hôtel Virnot de Lamissart-Prouvost, 52, façade de l’Esplanade (angle rue de Jemmapes) Lille

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Hôtel de Lamissart (Prouvost), 144, rue Royale à Lille

Theatre-Virnot-invitation-ProuvostInvitation-Prouvost-Theatre-Ancien-Regime-Empire

On observe au XX° siècle deux autres alliances  entre les Prouvost et les Virnot; nous pouvons relater

Coté Virnot, nous pouvons imaginer la vie élégante dans les demeures que nous citons :
mentionnons au XVI° les demeures de l’ascendance de Flandres,
le XVII° et surtout la dernière partie du XVIII° pour les Virnot,
ces mêmes époques et surtout la Restauration pour les Le Thierry d'Ennequin et les Formigier de Beaupuy.
" Le souvenir des réceptions données sous la Restauration par Urbain Dominique Virnot et son épouse dans leur hôtel de la place Saint Martin perdure :
là, "une vaste salle avait longtemps servi de théatre de société: Louis Lenglart, élève de Watteau de Lille, brossait les décors.
La jeune et élégante Catherine Virnot de Lamissart épouse de Dominique Virnot, était une "Prima Donna" délicieuse
et on se rappela longtemps une représentation de la "Flute enchantée" particulièrement brillante "
nous dit Charles le Thierry d'Ennequin dans sa généalogie de ces familles.
" Charles Marie le Thierry d'Ennequin, écuyer, époux de Catherine Charlotte Virnot, mademoiselle de Stradin, du nom d'un fief de ses parents,
laissa, après la visite de Charles X, son hôtel  familial de la rue A Fiens à son fils Lucien et alla résider dans celui de la rue Royale(116).
La maison de "Bon papa Thierry" était hospitalière et patriarchale.
Outre ses fils célibataires, se retrouvaient son fils Urbain, Monsieur de Beaupuy, le plus souvent à Paris, Marie Wallerie de Beaupuy et son époux, le chevalier de Basserode et Victor Virnot qui en étaient des hôtes assidus.
Dès le retour de la belle saison, avec toute sa famille, il se transportait dans sa belle propriété de Wazemmes
où, comme son père, il  passait tous ses étés. Là, il donnait de grandes fêtes. "
La tradition des dîners de quinzaine regroupait, jusqu'à une époque récente, ces familles:

citons les dîners de Félicité Virnot, fille de Pierre et Rosalie de Raismes, en son hôtel du 84, rue de Tournai, à Lille.

Invitations des Virnot place saint Martin au XVIII siecle
Vie de société, vie de famille

Virnot-theatre


Noms des personnes invitées  à la représentation d'Arlequin et des deux Alvarets ":
on y repère quelques familles:
Virnot de Lamissart,  Quecq d'Henriprêt, de Savary du Gavre, de Brigode de Canteleu (peut être le maire de Lille; ou le beau frère de Catherine Virnot, Jean Chrysostome de Brigode);  de l’Espagnol , de Grimberie, Deprat?, de la Sozaie, le chevalier de Basserode (auteur de la gravure de la visite de Louis XVIII dans l’hôtel d'Avelin vendu par Pierre-Urbain Virnot au maire de Lille,  Louis Marie Joseph de Brigode), Quecq de Sevelingue, Danniaux, de Fosseux (futur maire de la Madeleine), d'Oldenbourg, du Plessis, d'Ennevelin, de Bourghelle, de Sommièvre. Bonnier, Barrois (le député et maire de Lille, gendre d'Urbain Dominique Virnot), Capron, Genart, LeThierry, Prouvost, Macquart, famille ascendante des Florin-Prouvost; Pierre Macquart, seigneur de Caudescure, secrétaire du général Marescot à l’armée du Rhin, devient enthomologiste distingué tandis que son frère Philippe fonde le muséum d'histoire naturelle de Lille), Lenglart (le célèbre collectionneur, frère des deux soeurs Virnot, échevin et trésorier de Lille, conservateur du musée, député de Lille au sacre de Napoléon Bonaparte, vice président de la Société de Sciences et des Arts), "ami de Jacques Louis David" (Trénard). Vanoenacker, Leplus, de Basserode , van Blarenberghe (la dynastie de peintre et miniaturistes du Roi), Bazire. Leplus, Alavaine, Mas, Van Brabant, Vogel, Bocquet, Lefebvre, Henry.

les-filles-virnot

Nous pouvons comparer les portraits familiaux ci dessus avec beaucoup des dessins des Watteau de Lille, ci-dessous, provenant de la collection de Charles Lenglart, principal mécène et immédiat parent des Virnot, Prouvost, Quecq d’Henriprêt, Lethierry d’Ennequin, Barrois, de Fosseux, de Raismes etc…On peut facilement imaginer que les modèles appartiennent à ces familles : le tableau ci-dessous pourrait parfaitement se passer dans un des hôtels familiaux.

           Watteau-Citoyenne-toilette-Arras-1791-Watteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de Raismes

                             Watteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de Raismes

"Euphrosne DUPUI, fille de confiance, depuis 34 ans, chez les enfants de M. Henri Prouvost, en son vivant, fabricant à Roubaix. Peu de femmes ont une existence aussi bien remplie que celle d'Euphrosine Dupuis. Placée dans une famille nombreuse où les besoins d'un grand commerce absorbaient même la mère de famille, elle se montra digne de la confiance dont elle était investie. Toujours prêle à se dévouer elle entourait les enfants des soins les plus délicats et pendant la longue et douloureuse maladie qui enleva M. Prouvost à l 'affection des sens, elle acquit des droits éternels à' la reconnaissance de la famille." Mémoires de la Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille. Par la Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille. 1829-1931


 Madame Charles I Prouvost

Diner-de-famille-Charles-1-Prouvost  

Hotel-Prouvost-Roubaix

« était gaie, dynamique, avait un caractère optimiste et elle mettait par son entrain beaucoup d’ambiance dans les réunions. Charles (Prouvost-Masurel), Jean, leurs fils alors célibataires, les accompagnaient, leur sœur Gabrielle avait épousé François Duthoit, frère d’Eugène, en parlant d’eux on disait : « c’est le milieu des intellectuels».

 Les repas de famille à Roubaix: " Une trentaine de personnes autour d'une table à allonges, à la nappe blanehe damassée, couverte de corbeilles de fruits, de gateaux, de bonbons, trois plats au moins de mets recherchés dont on reprend car on les repasse, fromages, entremets ou petits gateaux de chez trofas, fruits gateaux, café, liqueurs. 
Pendant ces repas, on commente les nouvelles, les faits divers, la politique surtout. On se scandalise de l’attitude du gouvernement qui ordonne les inventaires des biens d’église, de celle de l’abbé Lemire qui a posé à hazebroucq sa candidature à la députation et qui est élu, tante maria, un certain dimanche, nous fait part d’une invention appelée à révolutionner la vie : celle d’une machine composée d’un acdre, de deux roues, d’un guidon, d’une selle. On se tient dessus en équilibre, et, avec les pieds, on fait marcher les deux pédales. Les hommes l’enfourchent comme un cheval, font de la vitesse, et les femmes aussi, figurez vous. Naturellement, pour être décentes en y montant, elles portent des culottes bouffantes. Elles ne mettent pas de jupes, mais montrent leur molet (...)
Après le repas, les dames passent au salon se chauffer auprès d’un bon et beau feu l’hiver ou bien elles vont arpenter le jardin en long et en large l’été. Les messieurs jouent aux cartes et fumenty dans le bureau où l’athmosphère chargée de fumée devient très vite irrespirable. Les jeunes d’âge scolaire, eux, sont partis au collège, à trois heures pour assister aux vèpres. Ces réunions groupent tantôt le coté Watine, tantôt le coté Prouvost.
« Parfois, je restais loger à Roubaix et j’assistais alors à la prière du soir récitée en commun. Elle réunissait parents, enfants, domestiques, dans une petite pièce du premier étage appelé « l’Oratoire ». Des prie-Dieu, des chaises étaient assemblées devant la cheminée de marbre transformée en autel, avecun Christ, des statues, des cierges, des fleurs. Bon papa, chef de famille, récitait les prières, nous y réppondions tous, on y ajoutait les invocations à saint Joseph en mars, à la sainte Vieige marie en mai, pour le mois de Marie, au sacré Cœur en juin.
» Marie Paule Fauchille-Barrois, Vos aïeux que j’ai connus.

Sophie BROUE, cuisinière et bonne d'enfants , depuis 33 ans chez M. Prouvost-Scrépel, à Roubaix. Dévouement sans bornes. Après avoir élevé la famille de Mme Prouvost avec toute la tendresse d'une mère , Sophie reporte maintenant toute sa sollicitude sur les petits-enfants , et montre envers sa propre famille un désintéressement inaltérable.

hotel-Prouvost-chapelle

Les règles de vivre en famille autant qu’en société étaient bien inscrites ; on peut citer cet amusant règlement de la famille Toulemonde dont une fille épousa Pierre-Amédée Lestienne-Prouvost
Commandement du « Gai Souper » de la Famille TOULEMONDE

 Toulemonde-gai-souper

Leur fille, Madame Charles Flipo-Prouvost 

laissa son journal de comptes d’une écriture soignée sur un simple cahier d’écolier à la couverture de molesquine noire ; ils habitaient un hôtel particulier, rue de Tournai à Tourcoing, en face de l’hospice d’Havré du XVII° siècle ; au sujet du dîner de fiançailles chez eux de leur fils Charles avec Marie Tiberghien, quelques jours après celui donné par les parents Tiberghien en 1905: « C’est Monsieur Vaillant qui en a été chargé pour 11 francs par tête, sauf le vin, le bouillon du soir et les serveurs qui étaient à sa charge. Il fut parfaitement réussi et ne laissait certes rien à désirer à celui de Doublé. Le menu se composait du même nombre de plats que le dîner de Mme Tiberghien, c’était :

 Potage Velouté

Truite Saumonée, sauce dieppoise

Filet de bœuf Henri IV

Volailles truffées

Chevreuil Newrod

 Garniture parisienne

Faisans bardés

Cailles roties

Parfait de foie gras

Glaces Montmorency et Rosita

Fruits-Desserts (20 assorties)

Les desserts avaient été commandés chez Meert à Lille. Ma vaisselle était suffisante pour nos 79 convives (nous compris). Je n’ai dû louer que quelques carafes et bols à bouillon.

Pour le vin, Charles a sorti

3 bouteille de Madère

5 bouteilles de Château-Yquem

10 bouteilles de Château Margaux (Bordeaux)

9 bouteilles de Corton (Bourgogne)

37 bouteilles de Champagne (y compris pour la soirée)

2 bouteille de Cognacq

2 bouteilles de Chartreuse (seulement pour passer à table)

et une bouteille de Kirsch pour le fumoir.

Ma cuisinière a servi à 5 heures à tous les gens de service :

Bouilli froid avec persillade

Rosbif avec haricots et frites

Fromage- 1 verre de vin rouge ordinaire-café.

Sur la table, il y avait comme lumière 6 candélabres en cristal, dont deux prétés par François. C’était suffisant. Les fleurs venaient d’un jardinier de la rue Nationale à Lille. J’ai eu 5 surtouts magnifiques, du feuillage et des fleurs posées en serpentant sur toute la salle, des fleurs pour garnir mes  vases, un bouquet pour la fiancée et deux bouquets pour les dames du concert du sooir ; il y avait, en outre, des fleurs et du feuillage dans les corbeilles de fruit. Le tout pour 130 f.
La petite chambre du balcon était réservée aux artistes du concert qui avait été organisé pour 1000 F par Mr Stupy. Dès leur arrivée, on leur offrait du café chaud puis, dans la soirée des tartines fourrées ( au pain spécial), de l’eau sucrée ou du champagne. Le concert a commencé vers 9 heures ½ et s’est terminé à 11 heures ½. Très bien.
Comme fille de service, j’avais 1) au vestiaire, ma femme de chambre et deux autres filles, 2) pour relaver la vaisselle, ma cuisinière et une relaveuse ; pour essuyer, les deux filles du vestiaire.
Ma femme de chambre avait pour mission d’ouvrir la porte quand on sonnait et de se tenir en permanence dans le vestibule pour pour éteindre et ralllumer les bougies… faire parvenir un peu de fraicheur dans les appartements en ouvrant la lucarne du vestiaire, les portes du salon etc… et de se tenir à la disposition des Dames qui auraient pu être souffrantes. Dans la soirée, elle devait introduire et servir les artistes, aider les actrices à s’habiller, placer sur la scène les objets nécessaires à la comédie etc… etc… J’ai payé 6 F les deux filles de service (Mélanie et Anna-Honoré) venues dès le matin. L’autre fille (Félicie) venur seulement à 1 heures ½ n’a reçue que 5 F.
Comme pourboire à la cuisine, Mr Tiberghien a donné simplement 10 F. quelques jours après, venant en visite, elle s’est excusée et a rendu encore 10F. ». Le mariage eut lieu au Cercle Saint Joseph de Tourcoing
pour 207 invités en dîner assis : « on a dansé tout le temps : voici l’ordre des danses : Polka, Valse, Pas des Patineurs, Valse, Quadrille, Valse, Berline, Lanciers, Casquette, Valse, Pas de Quatre, Mazurka, Valse. La corbeille offerte par les parents de Charles à Marie Tiberghien comprenait, un mouchoir de dentelle acheté à Bruxelles, un missel, un porte-cartes, un porte-monnaie, un éventail de dentelle et peinture, une broche émail, un meuble de corbeille, un pendentif or ciselé et perles fines, une bague de fiançailles, perle et brillant, un bracelet perles fines, brillant et rubis, une paire de brillant d’oreilles, un collier de perles et brillants » : ces derniers en milliers de francs-or.
Lors de la demande officielle, contrairement aux usages établis, la fiançée était présente dès le début de notre visite, alors qu’elle ne doit paraître qu’au bout d’une dizaine de minutes lorsque ses parents la font appeler ; Charles Flipo-Prouvost était en habit, Marie en robe de soie et gants blancs.
Le futur marié mourut pour la France à Verdun en 1916 à 32 ans ; Marie Flipo-Prouvost mourut à Tourcoing en 1936 à 73 ans avec ferveur et grande croyance en la vertu des indulgences. Leur neveu, l’abbé Joseph Flipo consacra une bonne partie de son importante fortune de fils unique à l’agrandissement et à la modernisation du collège de Tourcoing dont il fut directeur …de l’économat et, accessoirement professeur d’anglais.
Charles Flipo-Prouvost céda « en grand seigneur, ses parts dans l’affaire familiale à ses cousins mais fonda les établissements Charles et François Flipo qui eurent 500 ouvriers en 1912.

La sœur de Charles, Marguerite Flipo fut religieuse Bernardine à Lille sous le nom de Dame Marie-Julie, décédée à La Cessoye en 1974 à 82 ans.

La-Cessoye-Bernardines

« En 1948, les sœurs Bernardines firent l'acquisition du château de La Cessoye de Saint-André. Ce château, de style néo-classique, bâti en 1908, est l'oeuvre du Tourquennois Jean-Baptiste Maillard (1857-1930), un architecte réputé qui construisit de nombreux hôtels particuliers et des maisons bourgeoises à Tourcoing. À l'origine, La Cessoye était un fief tenu du châtelain de Lille. Il comprenait un manoir assis sur une motte appartenant aux seigneurs du lieu. En 1389, Jacques Gommer en était propriétaire. En 1422, Jean Marquant, dit de Saint-Venant, roi de l'Épinette, hérita du domaine. Antoine de Tramecourt, chevalier, qui le possédait en 1685, le vendit à Simon Vollant, le collaborateur de Vauban qui construisit la citadelle de Lille. Puis, il appartint à Pierre-Joseph Rouvroy, dernier seigneur de la Cessoye, et à son gendre Dulac de Fugères, maire de Lambersart de 1857 à 1861. Il fut ensuite loué à Albert Mabille de Poncheville, maire de Lambersart de 1829 à 1835, avant que ce dernier ne fasse construire sa villa Saint-Yves à Lille. Il appartenait au Lillois Gustave Dubar-Villaret, le propriétaire du journal Le Grand Echo du Nord - Pas-de-Calais, qui le fit démolir en 1908 pour le remplacer par le château d'aujourd'hui. » Ils y avaient le portrait de Charles et Marie-Anne Lenglart, grands collectionneurs et mécènes du XVIII° siècle à Lille, par Heinsius, peintre des filles de Louis XV. »

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Occupé par les Allemands lors des deux guerres mondiales, il était tellement abîmé qu'il eut besoin d'une sérieuse restauration. Finalement, il fut vendu en 1948 par Jean Dubar-Motte aux Bernardines qui en firent le siège de leur congrégation, un lycée d'enseignement professionnel et une école.
Pendant ce temps, une communauté continuait l'oeuvre scolaire à Armentières. En 1964, une nouvelle construction vint agrandir l'ensemble, au coin de la rue Lamartine et de la rue Denis-Papin. Mais le nombre des religieuses ne cessait de diminuer, comme dans toutes les autres congrégations d'ailleurs. Et d'autre part, l'enseignement en France devenait de plus en plus exigeant, ce qui était difficilement compatible avec leur vie de moniales. La solution était alors de laisser les établissements scolaires à d'autres congrégations et de retirer la communauté. Les Bernardines quittèrent alors les écoles de Saint-Bernard et de Notre-Dame en 1967, et l'Institut Familial en 1969, et furent remplacées par les soeurs de la Providence de Rouen. » • ALAIN FERNAGUT

Les vacances d’été de Charles II et Eugénie Prouvost 

se passaient à Cannes, au châlet des Syrphes, chemin du Petit Juas .

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          Charles Prouvost-Masurel et sa fille Simone  à Cannes vers 1906 ou 1908       Madame Charles Prouvost- Masurel    et sa fille Simone

Les familles du Nord ont toujours recherché le soleil méditerranéen.     

Charles III et  Hélène  Prouvost 

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Réunions Prouvost-Scrépel à Roubaix, après-guerre organisées par Charles et Hélène Prouvost

organisaient, dans les années 1950, des réunions de famille   Prouvost-Scrépel à Roubaix. Habitant une maison moderne au 355,  avenue de l’Hippodrome à Lambersart, les Prouvost recherchaient une demeure plus grande pour leurs sept enfants. Ils logeront à la Roseraye jusqu’au début de l’année 1957. La vie y était intense : sept enfants, onze personnes pour le service, les réunions de famille, les nombreuses activités associatives : Charles Prouvost était en effet  industriel, administrateur du Crédit immobilier, ancien Président de la jeunesse catholique de Tourcoing,   Président de la Confrérie du Saint Sacrement, ancien président du conseil  paroissial et des familles nombreuses de Thumesnil  , membre du conseil   paroissial et des œuvres de la paroisse Sainte Callixte, président d’honneur du Patro-club et de la chorale, président d’honneur de la Musique du Centre et du club des Cinq.

Eux aussi avaient leur propre personnel de maison. Robert était à la fois le concierge du lieu et le jardinier. Jeanine, l’épouse de Robert était femme de chambre. Denise était la gouvernante de la maison. Léon, le maître d’hôtel, et sa femme Paulette étaient tous deux logés au château : Léon était connu pour ses gaffes ; alors que les Prouvost recevaient, il  demanda, suffisamment audible dans le salon, à la maîtresse de maison: « dois-je mettre le très bon vin, le bon vin ou le vin de tous les jours ? » ; Charles Prouvost répondit avec un grand éclat de rire partagé par ses invités: « mais le meilleur  vin, mon cher Léon ».

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L'élégance chez Christian et Brigitte Prouvost-Virnot

Le 52, rue de Bourgogne à Paris
Cette  enfilade de salons est dans un immeuble historique du XVIII° siècle, construit pour l'intendant du Prince de Condé, Rue de Bourgogne,
au cœur de l’historique Faubourg Saint Germain, 7° arrondissement de Paris, à quelques pas du Musée Rodin, du Palais Bourbon, du Musée d’Orsay, .
 Ouvrant par 9 fenêtres sur une élégante cour classée,  arborée et pavée, cette enfilade comprend : le Vestibule d’honneur, un Cabinet de curiosité, la Grande Salle à manger,
le Salon Bleu  (orné de boiseries d’époque Louis XV rechampies bleu).

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                                                         L'enfilade par Guillaume HG Thompson, miniaturiste  (2012)     Photo Grégory Chinon                                            
 
http://www.flickr.com/photos/mobileohm/

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Photos Grégory Chinon                                              http://www.flickr.com/photos/mobileohm/

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Photo Grégory Chinon                                              http://www.flickr.com/photos/mobileohm/

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Gaëtane Prouvost

Son brillant parcours de violoniste soliste ne l’empéche pas d’être aussi une maîtresse de maison attentive et elle  fait vivre avec élégance le château des Barres dans l’Yonne dont hérita son mari, Charles de Couëssin; chaque été, ils contribuent au développement du festival de la Puisaye et les salons des Barres retrouvent la tradition des réceptions et des concerts, certains composés des musiciens de la famille.

Thierry Prouvost

A fondé l'agence d’évènementiel et de communication "Pour vous, les princes" qui a pour spécialité d’ouvrir des demeures historiques privées pour les faire vivre, le temps d’un évènement, à l’optimum de ce pourquoi elles ont été concues.

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Chez les Georges Prouvost, 

on sut garder la tradition des spectacles de société ;

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François Lefebvre, Marie Maës-Prouvost, Félicie Prouvost-Dehau, un prêtre, ?, puis Charles Prouvost-Dalle et d’autres membres de la famille écoutant un poème.

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On se souvient de la merveilleuse fête donnée par Sophie de Sivry, fille de Renaud de Sivry et Gisèle Prouvost, et sa cousine Maxime Frapier, fille de Denis Frapier et Martine Prouvost, au château de Neuville près de Paris, dans les années 1980, sur le thême de « Masques et bergamasques», un hommage musical du XX° siècle du monde des fêtes galantes du XVIII° siècle par Gabriel Fauré (1845–1924).

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Madame Amédée  I Prouvost 

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au château d'Estaimbourg «  ne mettait aucune prétention ni aucune recherche dans ses soins de maitresse de maison, cependant rien ne manquait jamais à l’ordonnance des repas ni à la bonne tenue des appartements ; elle était elle-même l’enseignement vivant : savoir se plier aux circonstances et de se contenter de ce que vous offre le présent. Avec une inaltérable aménité elle était à même de supporter les mécomptes, les contretemps, les déconvenues sans laisser paraitre en aucun cas le plus léger mouvement d'humeur. Sa maison était toujours en ordre, ses serviteurs lui étaient attachés, pas d'observations encombrantes et humiliantes, mais, le mot d'encouragement nécessaire. A Roubaix, les œuvres de charité prenaient grande place dans la journée de Mme Prouvost qui fut pendant de nombreuses années présidente de la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul. Que dire de sa grande charité pour soulager toutes les misères? Les visites chez les pauvres étaient quotidiennes ; elle se faisait une joie de donner chaque jour un diner a une de ces familles nécessiteuses dont un membre venait chercher la part à midi et démon était accoutume à voir sous le porche attenant à la cuisine des femmes ou des enfants assis sur un banc attendant l’ audience de leur bien fautrice qui, de l’ air le plus calme et le plus souriant, les recevait toujours avec bonté, les encourageait, les exhortant et leur glissant la piécette blanche qui était la terminaison heureuse de l’ entretien. Cette femme de bien  avait au coeur une tendresse douce et une sollicitude toujours attendrie pour ses enfants. »

Hotel-Amedee-Prouvost

« Ces capiatines d’industrie eurent tous en commun la puissance de travail, la sobriété, une droiture et une honnêteté rigoureuse. Leur parole était sacrée et un négociant pouvait retenir sans preuve écrite la cargaison entière d’un navire sur la foi de son seul engagement.
La vie familiale de ces grands clans demeura simple, presqu’austère au milieu d’une aisance financière imposante. Les dépenses frivoles étaient bannies comme le luxe ostentatoire. Mais tout était mis en œuvre pour le confort et l’opulence de la maison. En témoignent les demeures baroques, souvent appelées châteaux, ces vastes villas à tours, pignons, bow windows et cariatides construites entre 1880 et 1910. Ces demeures imposaient des frais d’entretien tellement élevés qu’elles furent toutes détruites. Elles se truvaient souevnt à coté ou dumoins très proches de l’usine et des « courées » où vivaient des ouvriers sans qu’aucune des deux parties ne se plaignent du voisinage.
Les distances n’effrayaient pas ces pionniers qui parcoouraient à cheval, tel mon arrière grand père Masurel, les immenses prairies du Nouveau Monde pour s’approvisionner en toisons de moutons.
Alfred Motte, le fondateur de la célèbre dynastie, comme d’autres chefs d’entreprise du XIX° siècle, arriivait à l’usine à 5h30 pour vérifier l’entrée du personnel.
Le rôle des femmes fut aussi primordial dans l’ascensoion des familles. La Tradition voulait que les fils des grandes familles épousent des roubaisiennes grand teint qui devaient savoir ce que le mariage imposait.
Les alliances des fabricants entre eux allaient former ce bloc social d’où se détacheront les noms des grandes familles qui, pendant plus d’un siècle, feront l’histoire de Roubaix et de Tourcoing.
« Les lettres échangées entre mon grand- père, ma grand-mère Amédée Prouvost et leurs six enfants témoignent d’un attachement fondamental aux vertus essentielles de notre race du Nord de la France, consacrées par des siècles de luttes et d’épreuves. S’aimer, s’entr’aider, travailler dans la loyauté et l’honneur à créer chaque joour un peu plus de bonheur pour toous, être prudents dans le succès, courageux dans l’adversité, tels étaient les enseignements traditionnels de nos familles, transmis dans un grand esprit chrétien. ».
Suivant le vœux de leurs parents, les enfants ont maintenus jusqu’au dernier jour de leur vie une union indéfectible.
Dès mon plus jeune âge, j’ai été séduit par leur finesse d’esprit, leur délicatesse de pensée et par-dessus tout leur bonté. Ils nous ont appris l’indulgence envers les autres, le refus de la médisance. Leur enthousiasme devant toutes les formes de la beauté leur donnait d’immenses satisfactions qu’ils faisaient partager à leurs enfants. La musique en famille, l’amour des lettres allaient entrainer des vocations poétiques dont une, celle du porteur du cher prénom « Amédée » devait avoir un brillant destin.

Au château d’Estaimbourg, «  ne mettait aucune prétention ni aucune recherche dans ses soins de maitresse de maison, cependant rien ne manquait jamais à l’ordonnance des repas ni à la bonne tenue des appartements ; elle était elle-même l’enseignement vivant : savoir se plier aux circonstances et de se contenter de ce que vous offre le présent. Avec une inaltérable aménité elle était à même de supporter les mécomptes, les contretemps, les déconvenues sans laisser paraitre en aucun cas le plus léger mouvement d'humeur. Sa maison était toujours en ordre, ses serviteurs lui étaient attachés, pas d'observations encombrantes et humiliantes, mais, le mot d'encouragement nécessaire. A Roubaix, les œuvres de charité prenaient grande place dans la journée de Mme Prouvost qui fut pendant de nombreuses années présidente de la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul. Que dire de sa grande charité pour soulager toutes les misères? Les visites chez les pauvres étaient quotidiennes ; elle se faisait une joie de donner chaque jour un diner a une de ces familles nécessiteuses dont un membre venait chercher la part à midi et démon était accoutume à voir sous le porche attenant à la cuisine des femmes ou des enfants assis sur un banc attendant l’ audience de leur bienfaitrice qui, de l’ air le plus calme et le plus souriant, les recevait toujours avec bonté, les encourageait, les exhortant et leur glissant la piécette blanche qui était la terminaison heureuse de l’ entretien. Cette femme de bien  avait au coeur une tendresse douce et une sollicitude toujours attendrie pour ses enfants. »

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Pierre Lestienne-Prouvost photographiant ses petits enfants.; réception écclésiastique dans l’hôtel Lestienne-Prouvost à Roubaix. 

Madame Amédée  II Prouvost

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"Si nous voulions lui faire plaisir, nous la mettions sur le chapitre des bals au Palais Royal chez le Duc d'Orléans, seule fête d'ou elle fut rentrée au petit jour, et ou elle vit Paris, sortant de sa léthargie nocturne ou aux Tuileries sous Louis-Philippe. Elle assistait assez souvent aux grandes réceptions où le Roi faisait volontiers le tour des salons ». Son grand père, le Général Frédéric Morvan: De 1845 à 1848, il fut inspecteur général de son arme en Algérie et en France. Il semble que Frédéric Morvan ait conservé bon souvenir de cette époque, de Louis-Philippe et de sa famille, Le général Morvan, qui avait été souvent admis aux réceptions intimes du Roi, n'avait jamais contemplé sans admiration le spectacle qu'offrait la Reine toujours entourée de ses filles, travaillant avec ardeur à des ouvrages destinés à des loteries de bienfaisances. La duchesse de Montpensier toute jeune  mariée, jetait un regard à la dérobée sur l’horloge, impatiente de quitter ce cadre un peu pesant, pour une promenade incognito au bras de son mari, ou une soirée au théâtre. ». « le général Morvan reçut les félicitations du Conseil des Ministres. Ses rapports avec le Prince-Président puis Empereur, furent plus tendus qu'avec la famille de Louis-Philippe. Il fallait bien  de temps en temps paraitre aux jeudis de l’Elysée ; une fois qu'il avait salué le Prince-Président, il se tenait à l’ écart dans un des salons soit causant avec un camarade, soit observant seul le coup d'œil du Palais. Un soir Louis Napoléon faisant sans doute l’appel des invités qui formaient déjà sa cour, aperçut Morvan dans le coin d'une galerie, dérobé par ses filles et plusieurs autres personnes. Il le reconnut et l’interpella: « Eh bien, général Morvan, vous êtes bloqué! » Morvan s'inclina seulement sans révéler un mot que d'autres auraient pu trouver blessant. A une autre occasion, Napoléon III eut tout loisir de connaitre la loyauté de Morvan envers ses camarades. Sollicité par l'Empereur de critiquer une attitude à Rome du maréchal Vaillant, il répondit au Souverain que le maréchal  étant sur place, était le meilleur juge de ce qu'il fallait faire. La seule intrusion de notre ancêtre dans les affaires fut un poste d'administrateur des Forges de l'Aveyron. II s'y lia avec le Duc Decazes qui en était le président et chez qui il dinait souvent. II y rencontrait M. Thiers et différents hommes politiques.  En 1852, le général Morvan, qui habitait alors rue Godot-de-Mauroy, fut mis a la retraite et en 1854 nomme grand officier de la Légion d'Honneur."

Et voici un tableau d'intérieur qui est fait pour charmer les regards d’Amédée  III Prouvost :

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Concert avec sa mère au piano, ses trois soeurs dans un des salons du 113, boulevard de Paris à Roubaix.

 Photos tirées de l'album personnel d'Amédée III grâce à Hervé-Toulemonde

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Reconstitution du concert du poète avec Gabriel et Adélaïde de Couëssin-Prouvost.

il eut une âme charmante et une vie harmonieuse. Son enfance fut nourrie de tendresse. 1l avait sept sœurs qui l'appelaient « le petit roi ». II fut élevé par des prêtres (et cela se devine dans ses vers, a certaines inflexions). Il voyagea. Il vit l'Orient. Cet homme du Nord  était amoureux de la lumière et du soleil. Il fit un mariage d'amour, à la fois romanesque et raisonnable. Il eut deux enfants. II travailla gaiement dans l'usine familiale ; et, comme c'était une âme ouverte à tout, il sut comprendre la phobie de la Cité noire et la sombre beauté des machines ... II aimait la musique, et les arts, et toutes les formes de la beauté»
 « On menait une vie très simple dans la bonne petite ville de Roubaix dont les habitants, voués par vocation et tradition à la vie de famille et au travail se contentaient de ces habitudes toutes patriarcales. Les maisons avaient de grands jardins plantés d'arbres fruitiers, aux allées bordées de buis où fleurissaient au printemps pervenches et muguets, tulipes de Hollande, œillets flamands et roses de Chine. Dans le fond se trouvait la pelouse où s’étendaient à certains jours le beau linge de fine toile de Cambrai et de Flandre dont la lessive était un des grands soucis des bonnes ménagères du temps. Ces richesses se transmettaient de génération en génération, contenues dans de grandes armoires de chêne massif aux panneaux sculptés… Au foyer, un jour ne se passait pas pour ainsi dire sans qu’on apprit par cœur une ou deux maximes des livres saints, et ces éternelles lois sociales étaient la matière d’un enseignement domestique positif et solide. On travaillait beaucoup, on lisait peu, et c’était surtout dans les livres saints que l’on puisait les vérités maîtresses. Dans cet intérieur qui a des aspects de sanctuaire se dressent des chefs de famille auxquels il ne manque que l’éloignement de la perspective pour avoir la majesté des patriarches. Ce sont les derniers portraits de la galerie. Elle se termine par Amédée I°. "  "Amédée Prouvost" par C. Lecigne, éditions Bernard Grasset, 1911

« La vie à Estaimbourg était très monotone, point n'est besoin de le dissimuler, et quoique ces souvenirs n'aient le droit d’évoquer aucune satire, il est avéré qu'on cherchait l’ ombre du parc pour parer aux inconvénients du soleil, puis le soleil  pour se réchauffer de la fraicheur de l’ ombre, qu'on y discutait avec un esprit charitable et plein de douceur de I’ opportunité d'un salon au nord ou au midi, qu'on y cherchait avec une inaltérable patience le bien -être des marmots chéris qu'il fallait tenir un peu éloignés et qu'on emmenait de temps en temps pour ne pas trop fatiguer les oreilles maternelles. On parlait aussi pendant les repas des recettes culinaires les plus agréables au palais. Au moins la médisance était éloignée de ces conversations. Le soir enfin, on s'endormait en remerciant la Bonne Providence de tant de joies goutées dans une paix si profonde. On ne se plaignait cependant pas de la monotone des jours. L'influence très bien faisant de Mme Prouvost se faisait sentir très douce à tous, grands et petits. Avec l’âge, elle était devenue encore plus indulgente, plus peleuse si possible, toujours souriante de ce bon sourire qui désarmait les moins bien  intentionnés. On la sentait recueille dans une profonde ferveur, et qui aurait ose exprimer une plainte, manifester un mécontentement? Elle se faisait toute a tous et ne se réservait que de longues stations à l’église si proche du château que la grille du parc séparait seulement. L'église était, grâce à ses soins, toujours bien  tenue et ornée de fleurs. »

Estaimbourg

Les Albert  I  Prouvost
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C’est en janvier 1879, agé de 24 ans, qu’Albert Prouvost franchit pour la première fois le Vert-Bois où il se maria avec Marthe Devemy 1860-1937, le lundi 26 mai 1879 : arrivèrent landaus, coupés, victorias, cabriolets et surtout breaks ; « vous voyez d’ici les solennelles redingotes des messieurs, leurs moustaches frisées et souvent leur barbes imposantes, les toilettes compliquées des dames, les chapeaux  hauts  et volumineux arborés par les deux sexes. Toutes les recherches vestimentaires se ressentaient encore en 1879 de l’ influence des modes du Second Empire, bien loin de celles d’aujourd’hui.

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Photo Pierre Lestienne-Prouvost


" menaient une existence mouvementée de jeune ménage: nombreux voyages à Paris, mondanités très astreignantes : tous les soirs un diner, à  l'exception du vendredi, jour d'abstinence et du dimanche consacré traditionnellement à la famille. Un dimanche sur deux était réservé au Vert-Bois, l'autre au déjeuner et au diner de la famille Prouvost chez la bonne-maman, rue Pellart.Vous pouvez vous en rendre compte en feuilletant l'album de famille, ma mère était une jeune femme d'une resplendissante beauté, mon père avait très grande allure; tous deux attiraient l'admiration et l'amitié par leur bienveillance et leurs gouts raffinés. Les réceptions, 50 Boulevard de Paris étaient brillantes, la table réputée. Mes parents consacraient dans leurs voyages à Paris une large place au théâtre et spécialement à la Comédie Française. L'un et l'autre très lettrés, ils étaient spécialement assidus aux représentations des classiques. Connaissant à fond le répertoire, ils n'allaient pas au Français entendre le Cid  Phèdre ou Bérénice, mais applaudir les acteurs qui en étaient les grands interprètes. A cette époque Rachel avait termine sa triomphale carrière, mais Sarah Bernhardt, Bartet, Mounet-Sully, les Coquelin étaient au zénith de leur gloire éphémère. Le théâtre du boulevard avait aussi de très belles troupes : les noms les plus appréciés étaient ceux de Réjane et Jeanne Granier, Brasseur, Baron, Guy, Lavallière aux Variétés

Le 50, Boulevard de Paris comportait au dernier étage un immense grenier inutilisé. Dans leur passion du Théâtre, mes parents eurent l'idée d'y construire une petite scène et d'y jouer la comédie entre amateurs. Naquit donc vers 1892 ce qu'on nomma par la suite « le Théâtre Albert ».

Pour l'inauguration du grenier-théâtre, des acteurs de Paris furent engagés, notamment Prince qui devait acquérir une grande notoriété de fantaisiste, les sœurs Mante, danseuses étoiles de l'Opéra. Les décors étaient charmants, la soirée fut sensationnelle.

A partir de cette date, chaque année mes parents s'ingéniaient à découvrir une bonne pièce nouvelle en un acte et s'attaquaient en trois actes aux pièces à succès du moment, le théâtre de Scribe, Augier ou Labiche. Les amateurs de notre région y furent étonnants de brio. Parmi eux, outre mes parents qui jouaient chaque année, les plus fêtés furent la belle Madame Félix Ternynck et son mari, Albert Masurel, René Wibaux. Mes parents prirent tellement au sérieux leur rôle d'acteurs improvises qu'ils demandèrent des conseils a deux célèbres Sociétaires de la Comédie Française, Le  Bargy et Georges Berr, afin de perfectionner leur technique forcement sommaire.

Plus tard, entre 1900 et 1910, de nouveaux jeunes premiers accédèrent aux planches du théâtre Albert.

Trois de mes cousins germains y furent particulièrement appréciés : Amédée Prouvost, Léon Wibaux et Charles Droulers. Ils y jouèrent la comédie, puis en association écrivirent chaque année une petite revue, dans laquelle ils montraient autant de verve que d'esprit: Ces revues étaient le clou de la soirée « théâtre Albert» du 1" janvier. L'un après l'autre tous les cousins et toutes les cousines de tous âges (y compris mon frère, mes sœurs, ma femme et moi-même) ont tenu un rôle dans ces revues ou joue la comédie. Aucun de nous n'a perdu le souvenir des joyeuses répétitions et des émotions - quelquefois du trac - de la générale et de la grande première. Ces soirées de l’An nouveau réunissaient dans la joie parents et enfants.

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Les Grandes Familles

"Les Grandes Familles" est une suite romanesque de Maurice Druon publiée en 1948 aux éditions Julliard et ayant obtenu le Prix Goncourt la même année ; 

en découla un film français, en noir et blanc, de Denys de La Patellière sorti en 1958 qui évoquait l’histoire des Béghin et de sa sucrerie ainsi que le groupe Prouvost

 

Pour le personnage de Noël Shoulder, Maurice Druon s'est inspiré de Jean Prouvost, industriel dans le textile, également patron de presse (Paris-Soir et Match, l'ancêtre de Paris-Match) ; 

La Patellière confia le rôle à Jean Gabin ; il règne en maître sur la "Grande Famille" fortunée, composée de gens illustres, représentants des différentes instances: un médecin, un militaire, un ecclésiastique...

. http://labruttin.blogspot.fr/2013/08/les-grandes-familles-1958-de-denys-de.html

 

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Albert-Eugène Prouvost (II)1882-1962

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Comme celle de tous les jeunes ménages de tous les temps, -notre existence de 1906 à 1914 fut intensément active : diners, soirées dansantes, voyages fréquents à Paris, puis en aout longues vacances. Rita animait par son entrain toutes ces réceptions et une semaine sur deux, nous passions un large weekend dans la capitale. L'élégance de la tenue était à cette époque le souci majeur des Messieurs comme des Dames. Pour vous donner une précision, il était de règle, a partir de onze heures du matin, de porter sur les Boulevards le chapeau haut de forme et des gants, au moins tenus a la main. Les snobs y ajoutaient un monocle et une canne. Les grands rendez-vous de la société « chic» étaient en fin de matinée l'Avenue du Bois et surtout la partie de l'Avenue de Longchamp dénommée « Avenue des Acacias » ou par antiphrase « les sentiers de la vertu ». Que de cavaliers et d’amazones! Le soir dans les restaurants ou les salles de spectacle, l'habit et le chapeau claque étaient de rigueur; dans les petits théâtres le smoking était toléré. Les dames étaient en robes largement décolletées: leurs chapeaux de dimensions extravagantes étaient couverts des plumes des oiseaux les plus rares, notamment des aigrettes. L'hiver c'était un déploiement de fourrures, d'étoles de zibeline, d'hermine ou de chinchilla.

Avenue du Bois-Paris

Comme mes parents j'aimais le théâtre: Rita aussi: nous allions souvent voir les auteurs contemporains et redécouvrir les classiques. A chaque week-end parisien nous assistions a trois ou quatre représentations.
Entre 1906 et 1914, nous n'avons jamais manqué la pièce annuelle d'Henry Bataille, Maurice Donnay, Porto-Riche, Henry Bernstein, Alfred Capus, Flers et Caillavet, Sacha Guitry, les grands chefs de file, qui ont connu des succès considérables et dont aucune production ne laissait un spectateur indifférent. Le public était alors plus restreint, mais plus cultive que celui de nos jours. Ses réactions étaient vives, passant d'un enthousiasme sans retenue a une sévérité extrême devant un texte ou une interprétation de valeur discutable. Dans les premières représentations, d'une pièce à succès, les entractes - actuellement moroses - étaient brillants : on y retrouvait de nombreux amis et des personnalités marquantes de la politique, du turf, du monde ... ou du demi-monde.

Rostand

Un auteur dramatique affaibli par la maladie, qui ne produisait presque plus, était auréolé d'une gloire sans seconde : Edmond Rostand. Le triomphe en 1897 de « Cyrano de Bergerac " demeure l'un des grands souvenirs de ma jeunesse. Un acteur de génie, Coquelin, créa le rôle. A la veille de la première, l’auteur et ses interprètes se demandaient comment le public accueillerait ces cinq actes en vers évoquant le XVIIe siècle. Ce fut du délire. Notre pays portait encore moralement le poids de l'humiliation de 1870: ce coup de cymbales, le panache du héros et aussi le cote sentimental cher au Français, provoquèrent un choc de fierté nationale. Dans la même veine, en 1900, Edmond Rostand nous donna « l'Aiglon », avec la grande Sarah-Bernhardt, dans le rôle du Duc de Reichstadt.
En 1910 fut créé « Chantecler ». Edmond Rostand avait confie à Coquelin le rôle du coq. Celui-ci mourut subitement et « Chantecler » fut joué par Lucien Guitry. La pièce, riche en vers magnifiques, fut discutée sur le plan scénique. Ce demi -échec fut très sensible à l'auteur. On organisa alors, en son honneur, sous le couvert d'une fête de charité, une matinée au théâtre Sarah Bernhardt ou des extraits de son œuvre théâtrale devaient être interprétés par les meilleurs artistes de Paris. Rita et moi, étions au grand rendez-vous de ses admirateurs. En apothéose finale, on obtint qu'Edmond Rostand monte sur le plateau et dise plusieurs poèmes dont l'hymne au soleil de « Chantecler ». Avant qu'il put commencer, la salle debout l'acclama pendant plus de dix minutes. Cet hommage d'une sincérité bouleversante est demeure l'une de nos grandes émotions de théâtre. »
« Souvenirs de famille » Par Albert-Eugène Prouvost, 1960

En 1902, Albert Prouvost-Devémy se rendit acquéreur d’une automobile Mors qu’il conduisait lui-même pendant que certains de ses pairs se faisaient conduire par un chauffeur.
Chaque été, vacances dans les villes d’eau : Evian, Royat, Luchon et surtout Vichy. ; à Evian, ils connurent intimement la Comtesse Greffulhe

Greffulhe

( La Comtesse Greffulhe est la petite fille d'Emilie Pellapra, veuve de Louis de Brigode, chevalier de Brigode et de l'Empire, comte de Brigode et de l'Empire (1er), le 21 octobre 1776, Lille, décédé le 22 septembre 1827, Bourbonne-les-Bains (à l'âge de 50 ans), conseiller général du nord, maire de Lille (1802), chambellan de l'Empereur, pair de France (17/8/1815),apparenté aux Prouvost par les Lenglart. et les Virnot. Riche et belle, Emilie Pellapra se remaria le 30 août 1830 avec le prince Joseph de Riquet de Caraman (1808-1886), 17e prince de Chimay, dont elle eut quatre enfants dont Joseph, père de la Comtesse Greffulhe.)

Pellapra-emilie.

 

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et les Brancovan dont la jeune princesse alait plus tard s’immortaliser sous le nom d’Anna de Noailles.

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Là, promenades à cheval ou à bicyclette le matin,courses de chevaux ou concours hippiques l’après-midi ; un abonnement au théâtre et aux  grands concerts nous permettaient d’occuper les soirées avec tout l’éclat souhaité. Après la saison d’eau, avant le retour à Bondues, nous faisions le voyage de l’année ( en France et en Europe) :
Au Vert-Bois, deux  grandes parties de chasse en septembre, deux en battues –plaies et bois- faisans et lièvres et lapins en novembre.
Principaux invités : nos voisins d’Hespel, de la Serre, de Pas, des Rotours, Boselli-Scrive, Henry Bossut, Jules Masurel, Gustave et Georges Watine, René Wibaux.
La saison de chasse terminée, « mes deux grands parents se concentraient à nouveau sur leur bibliothèque, revenaient à leurs chers livres. »
Vers 1890, fut engagé au Vert-Bois un jeune valet de chambre, agé de 16 ans,Clovis Hennebel. Il devait y demeurer presque jusqu’à sa mort pendant sixante années, montrant en toute occasion, à mes grands parents puis à mes parents et à moi-même un indicible dévouement. Ce fut mon premier grand ami.
Tous les ans, nous donnions deux conférences , un jour à Lille, un jour à Roubaix,par l’Université des Annales de 1922 à 1933, créé par Madame Adolphe Brisson, fille de Francisque Sarcey : nous fimes venir avec un très grand succès Paul Géraldy, Roland dorgelès, André Maurois, Marcel Achard, Paul Morand, Georges Duhamel, Léon Gillet, Gérard Bauer etc. Nous fumes invités chez elle, un soir il y avait Louis Barthou, Reynaldo Hahn, Robert de Flers, Françis de Croisset, Maurice Donnay.
Nous formâmes une société de chasse et trouvâmes un territoire de grande classe à Pétrieux, près de Tournai: 600 hectares de plaines et au centre un bois de 120 hectares et un château. Six associés : Edmond Lefebvre, Paul Cavrois, Jean Segard, Eugène Rasson, Jules Desurmont, Albert-Eugène Prouvost.De 1923 à 1937, Jules et Marcelle y présidaient merveilleusement. Nos plus fidèles invités furent Jules Masurel et Françoise, Robert Motte et Marie, Eugène Watine et Madeleine ; Paul Géraldy vint, expérience peu concluente pour lui ; en juin, les jeunes venaient avec un orchestre de jazz pour des dîners par petites tables : ce furent là que Marguerite Prouvost rencontra Jacques Segard pour la première fois.
Ayant découvert le soleil de la Côte d’Azur après des été bretons pluvieux, nous louâmes de 1929 à 1939 la « Vierge Noire », près de sainte maxime. : nus y reçumes beaucoup dont Germaine et Jacques Prouvost, les René Toussin et leurs filles, les Paul Cavrois, les Eugène et Philippe Motte, les Jacques Boyer-Chammard, Manette Masurel, Odile Motte, Loteley Gouin.
En 1929, nous arrivâmes à Sainte maxime avec un « despujol » : « la Pinta », 15 m de longueur qui nous obtint en 1930 le Grand Prix de l’élégance à Cannes. Paul Géraldy fut un des premiers à adopter les vacances dans le midi. : il fit construire à Beauvallon, la Colline » : nous voisinions entre Sainte Maxime et Beauvallon ; un jour lui ayant proposé du planking (ancêtre du ski nautique, il débutat très bien puis tomba et ne lacha pas la corde ce qui le rendit quasi noyé, mais il s’en sortit fort bien.
Passé la crise, entre 1929 et 1933, je louais à Lady Granart un appartement 22, rue Barbet de Jouy ; entre 1933 et 1939, j’achetais en vente à Drouot et à la galerie Charpentier, au tiers du prix d’avant 1929, des tooiles d’impressionnistes : Renoir, Pissaro, Sisley, Boudin, Redon, Bonnard, Vuillard.
 Depuis 1930, le succès de Jean Prouvost fut considérable ; Albert y eut une participation, Jacques et Marguerite Segard l’ont augmentée.
Trois fois par an (fêtes de l’An, pâques, Juillet-août) les familles se retrouvaient à Pibonson que Rita décorait touojurs plus et Au Cap Bénat qu’Albert et Anne venaient d’acquérir en 1953. ; nous avions d’excellents voiliers : l’Iska pour les Jacques Segard, la Pinta pour les Albert-Auguste.
« 
Nous avons en commun et par atavisme le désir d’ajouter chaque année au patrimoine artistique de nos intérieurs quelques meubles de qualité, de beaux tableaux, de jolis bibelots. N’est ce pas, sur le plan sentimental, une des joies de la vie que de pouvoir retrouver chaque jour, dans un ensemble d’objets attachants, des souvenirs témoins à travers les générations, d’un beau passé ? »
En avril 1949, voyage au Maroc centre et sud, à quatre automobiles : les Eugène Motte, Alfred Breuvart, rené Toussin, Albert Prouvost.
Mariage le 6 juillet 1949 de Martine Segard avec Paul Lehideux-vernimmen aus solides qualités d’intelligence et de cœur : fut reçu à son doctorat de Droit avec la mention très bien. En septembre 1944, s’engage dans l’armée Leclercq ; en novembre, il est blessé et cité à l’ordre du Corps d’armée signée par le Général Leclerc. Les Lehideux-Vernimmen sont une famille de banquiers parisiens. Le couple s’installera au 51, boulevard Beauséjour.
 Une tumeur fut découverte chez Rita : une longue suite d’interventions en France et aux Etats-Unis, de chûtes et de rémissions : elle démontra une grande foi et un magnifique amour pour son mari et ses proches. Elle repose au cimetière de Bondues.
Albert-A ne nous a donné que des joies : il a mené de front les réalisations sociales et industrielles (CIL, cités-jardins) et, en association intime avec Françis Lefebvre, a abouti à nous placer comme réputation au premier rang des peignages en France, aux etats-Unis et en Afrique du Sud.
Jacques Segard peut être fier : en trente ans, il a fait de Segard et Cie une des plus importantes maisons de négoce de laines, possédant en outre des participations industrielles considérables. Nous avions en commun et en toute amitié ce peignage du Cap de Bonne Espérance qu’il a repris  directement en main.
« Sans phrases, je termine en vous assurant, ma chère Marguerite, mon cher Albert, que jusqu’à mes derniers moments, je vous unirai, vous et ceux qui sont nés de vous, dans mes pensées et dans mon cœur. Vous avez été le bonheur de notre vie. »
« 
Tout démontre que la génération de nos enfants conservera entières les traditions que nous leur léguns comme le bien le plus précieux. »
« Souvenirs de famille » Par Albert-Eugène Prouvost, 1960
La Lainière, « c'était une ville dans la ville, une cathédrale textile ; lors de la fusion entre La Lainière et Masurel, il y avait plus de 9 000 personnes dans l'entreprise. Il y avait de tout dans l'usine, une véritable vie  sociale... On se souvient du couloir de la brasserie, avec une coopérative. On allait prendre les commandes dans les ateliers. » On était dans l'exacte illustration du patronat paternaliste, avec la coopérative, les logements, le stade « un des plus beaux de France » et surtout cette Maison de l'enfance, devenue aujourd'hui centre social dans ce quartier qui porte encore la marque de l'ère Prouvost. »

Jean Prouvost : 25 ans de festivals à Yvoy Le Marron

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« Roubaisien par ses racines, Parisien par goût, Jean Prouvost s'installera pour ses loisirs dans une petite commune de Sologne de 500 habitants, Yvoy Le Marron. Il en sera maire de 1951 à 1977 et prendra très à coeur ses responsabilités.
Le village d'Yvoy le Marron a encore le souvenir de Jean Prouvost venant là tous les week-ends; il fait son tour dans le village, avec son teckel, sur le bras ou sur les genoux (la mascotte d'Intexa !). Il participe au banquet des Anciens … Un maire attentif pendant 25 ans.
Sa propriété, Saint Jean, dâte de la guerre 14 ou des soldats canadiens installés dans la région pour couper des sapins, ont construit une maison “Saint Jean” qui ressemble à un chalet de leur pays.
Il y a deux festivals par an. En juin, le festival lui même et en septembre, la fête des fleurs avec son feu d'artifice, le tout est public. Pour cet événement, Jean Prouvost fait toujours venir les équipes de Paris Match (son magazine) et attire les meilleurs artistes. Le chapiteau contient 4 à 5.000 places.
Les reportages montrent en juillet 1966, Jean Prouvost, dans une prairie, face à Guy Lux qui anime le jeu des vachettes.
En septembre 1968 les vedettes sont Marie Laforêt, Richard Antony. L'après midi, on regarde le tournoi de catch. Jean Prouvost est au premier rang. Il suit les Jeux de Midi aussi, c'est un reportage Evelyne Pagès. Autour d'eux les gens du village regardent avec tendresse et un peu fascinés, le “Patron”, heureux et élégant comme d'habitude, abrité sous un parasol.
Les meilleurs artistes ou sportifs interviennent : les Harlem Globe Trotters en juin 1971, Thierry Le Luron, qui imite Jean Nohain, Adamo, Darry Cowl, Claude François, Johnny Halliday, comme le premier ministre Chaban Delmas. La chanteuse Séverine figure au programme (un grand prix de l'Eurovision un peu oublié), SIM est là aussi pour la fête des fleurs.
On ne se lasse pas de parcourir les éphémerides du Festival et ses autres têtes d'affiches : en juin 73, à St Jean, une photo de groupe rassemble Gérard Lenormand, Mireille Mathieu, Thierry Le Luron, Mike Brant. Le spectacle est réalisé par Gilbert Carpentier. Cette année-là : le bal du Moulin Rouge, les jeux de la case trésor RTL, le Rugby à XV et le Rugby à VII avec Walter et Claude Spanghero !
En 1973 aussi, les Frères Ennemis, Dalida, Julien Clerc, … en 1974, un baptême de l'air en Hélicoptère et des vedettes toujours : Yves Lecocq, Michel Sardou, Stone et Charden, Carlos, Fabrice ...
En juin, 1975 les Blue Bell Girls du Lido. En juin 1976, Patrick Sébastien, Dave, Gilbert Bécaud, Les “Parisiennes”.

En 1977, c'est la fin des festivals, Jean Prouvost décède en novembre 78 » Stéphane Mathon, du 06/11/2009.

Le Domaine St-Jacques du Couloubrier :

Couloubrier, St Jacques, South of France

Jardin remarquable créé en 1950, par le paysagiste de renommé international, Russell PAGE, à l’initiative de Jean Prouvost. Longtemps laissé à l’abandon, il renaît en 2005 par la volonté de ses nouveaux propriétaires qui s’attachent à une restitution fidèle. Sur cette base restituée, le jardin ne cesse d’évoluer par l’intermédiaire du chef jardinier actuel, par de nouvelles créations et l’enrichissement végétal constant. Ainsi les cultures des plantes à parfum sont présentes : Rose centifolia, jasmin de Grasse, verveine, citronelle, tubéreuses etc…On trouve également une culture d’agrumes : koumbawa, cédra, orangers amers, poncirus et autres agrumes ainsi que plus d’une trentaine de chênes supportant le calcaire, bientôt un conservatoire des rosiers Nabonnand déjà bien avancé. On découvre aussi d’autres particularités : des variétés de Glycines, de bulbes, et de tant d’autres espèces végétales, sur une base d’Oliveraie de 250 sujets,le tout sur un domaine de 8 hectares dont la configuration géographique et le relief varié rend possible cette diversité botanique.

Albert-Auguste et Anne Prouvost :

La Méditerranée est aussi le point de départ pour de nombreuses croisières familiales pour les Prouvost. Les époux adorent la mer. Ils achètent un huit-mètres, le Cantabria, construit initialement pour Sa Majesté le roi d'Espagne Alphonse XIII. Puis plusieurs douze-mètres qu'ils baptiseront chaque fois, La Pinta, en souvenir d'un lainier de La Corogne, lointain ancêtre d'Albert-Auguste, qui finança la caravelle de Christophe Colomb. «Nous avons eu des passagers illustres, évoque Anne Prouvost. Le grand-duc Jean de Luxembourg venait accompagne de sa' fille Marie-Astrid, petite princesse était un marin extraordinaire. Le roi Carl-Gustav de Suède est un vrai Viking à la barre: il se révélait a bord un très joyeux compagnon. »
Simplicité sportive bien loin des mondanités. Mais les Prouvost sont aussi con vies aux grands bals d'après-guerre. Elégance raffinée chez Violette de Pourtalès au Palais rose où toutes les femmes sont parées de plumes extravagantes
.

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Fastes éclatants a l'hôtel Lambert, sous la houlette d'Arturo Lopez, très lie alors avec la princesse Ghislaine de Polignac, amie d'Anne .

Je me souviens surtout du bal donne par Guy de Rothschild en 1959, dit-elle. Une extraordinaire fête princière.

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Le couple offre des réceptions plus intimes dans son appartement parisien de la rue Barbet-de-Jouy, dans le VIIe arrondissement. Les fenêtres  s'ouvrent sur le jardin du musée Rodin : «Nous nous efforcions de créer des tables animées en mélangeant le plus possible nos· invites, raconte Mme Prouvost. J e m'y amusais plus qu'aux grandes réceptions et il était loin de m.'être désagréable que les hommes me fassent un brin de cour.»
La vie. est loin toutefois de se passer uniquement dans un tourbillon de fêtes et de diners. Famille d'abord : au foyer Prouvost, Nathalie, Ghislain, Olivier et Laetitia sont nés a la suite d'Albert Bruno. Et la bonne marche de l'entreprise accapare le plus clair du temps d'Albert-Auguste Prouvost; «l'homme pressé», comme l'appellent ses collaborateurs. «Dans le Nord, au moment des vœux, chacun a coutume de se souhaiter de la santé, de l’ouvrage", sourit Anne Prouvost: croyez-moi, mon mari avait en effet bien besoin de sa robuste sante de sportif pour mener a bien les taches qui lui incombaient.

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Le versant plaisant de cette vie trépidante d'homme d'affaires reste malgré tout les voyages. Contacts commerciaux, contrats, implantations d'usines, le patron de la société Prouvost sillonne sans cesse les cinq continents. Son épouse l'accompagne toujours. «Nous avons été de vrais voyageurs, explique Mme Prouvost. Pas seulement par le nombre extravagant de nos périples à l'époque ou se déplacer était encore une aventure, mais aussi par l'insatiable curiosité qui nous animait.». Albert-Auguste Prouvost entend aussi mener sa carrière d'industriel sans égoïsme : il n'a de cesse que d'amé1iorer le niveau de vie des plus défavorisés. Le logement est son cheval de bataille.«J'étais un petit garçon révolté par les "courées", écrit-il dans ses Mémoires. Je suis devenu un patron héritier d'une tradition sociale mais convaincu aussi de la nécessité d'innover.» En effet, le logement du personnel a toujours été un souci des industriels du textile du Nord de la France. Une préoccupation répondant aux nécessites économiques des entreprises mais aussi à l'esprit caritatif qui anime cette bourgeoisie catholique. Mais Albert-Auguste Prouvost. veut  aller plus loin. Il lance le fameux 1 % patronal, cotisation versée par l'entreprise et destinée a !a construction. Il participe aussi a la mise en place de l'allocation logement. Avec l'installation d'un véritable partenariat social, il crée le Comite interprofessionnel du logement qui, des 1958, aura relogé plus de huit mille familles dans de réelles conditions de confort. En 1950, d'ailleurs, il offre a cet organisme le château de sa grand-mère, a la limite de Roubaix et de Tourcoing. Dans le parc de sept hectares, a la place de la grande demeure jetée bas, s'élèvera une cite de cent cinquante-quatre logements.
 
 Mais l'industriel a aussi le culte de sa demeure de famille. Dans le château du Vert Bois, cet homme d'action retrouve ses racines.  Sur la commune de Bondues, toute proche de Roubaix se tient en effet une des dernières belles  maisons de la région. André-Joseph Druon de Wazières fit construire en 1743 une folie dans le gout de l'époque sur l'emplacement d'un édifice du XVIII° siècle bâti par un négociant en sayettes de laine lillois. L'arrière-grand- mère d' Albert-Auguste, Marguerite Devémy, ne quittera pas un instant cette propriété qu'elle habite dès 1869, elle la défendra contre les Prussiens pendant la guerre de 1870. Contrainte et forcée, elle y recevra» le kronprinz pendant lai Première Guerre mondiale. Le Vert Bois est resté le berceau des Prouvost. Tous les enfants à l'exception d 'Albert-Bruno, y sont nés: Ce dernier, après avoir longtemps secondé son père, était logiquement appelé a lui succéder à la tête du groupe. Le destin en a décidé autrement. Ses cadets ont pris des voies différentes. Nathalie, la fille ainée, après avoir fréquente l'atelier du célèbre' peintre Mac Avoy, exerce ses talents comme restauratrice de fresques. Ghislain  a  fait ses armes dans le textile en Espagne et en Australie, mener sa carrière d’industriel sans égoïsme.
Olivier a repris l'entreprise de construction navale Wauquiez. II allie ainsi la tradition industrielle au gout de la voie héritée de ses parents. Quant a  Laetitia, fidèle au Vert Bois, elle gère les soixante hectares de 1'exploitation agricole qui entoure le domaine.
 
Albert-Auguste retire des affaires, il ne reste sans doute plus aux Prouvost qu'a cultiver l'art d'être grands-parents. Mais le couple ne peut se résoudre a une douce activité. Ils vont se consacrer pleinement à leur amour pour la peinture. Egalement ,une histoire de famille. Des 1920, Albert-Eugene Prouvost achète en effet des Renoir, des Bonnard; des Pissaro; II transmet a son fils la passion de la collection. Anne partagera avec son époux les riches émotions de la découverte' artistique. IIs  achètent leur première toile à la galerie Maeght de Cannes pendant leur voyage de noces. Un Geer Van Velde qui inaugure  une profonde amitié avec le couple de galeristes. Grâce à eux, ils rencontreront la  plupart des grands artistes du XX° siècle. En 1969, dans les locaux de l'ancienne ferme du Vert Bois, les époux Prouvost créent la Fondation d'art Septentrion. Chaque année, les expositions se succèdent dans cet espace aux lignes sobres largement ouvert sur la campagne environnante: Chagall, Bonnard, Dufy; Rouault ,Picasso, Laurens, Braque, pour parler des plus prestigieuses. Albert-Auguste Prouvost se dépensera sans compter pour cette fondation si chère à son cœur: J’ai gardé  intact notre enthousiasme; dit avec chaleur Mme Prouvost. Avec Septentrion, j'ai le sentiment profond de faire vraiment œuvre utile.

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Les liens avec le Rond-Point des Champs Elysées à Paris 

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Ce rond-point sur la plus prestigieuse des avenues parisiennes a été tracé dès 1670, mais il n’a été aménagé que vers 1815. Un jet d’eau y est placé en 1817, appelé « La gerbe ». Une statue équestre de Louis XV est envisagée en 1828, mais les événements de 1830 font capoter l’entreprise. A la place est édifiée une grande fontaine, en plein milieu du carrefour. Incompatible avec l’augmentation du trafic hippomobile, elle est détruite en 1854. Six bassins et leurs fontaines sont placés sur les côtés de la place, dont le centre est offert à la circulation. En 1935, les fontaines sont remplacées par des œuvres d’art du maître verrier et bijoutier René Lalique. Elles disparaissent en 1958, remplacées par des modèles réalisés par le maître verrier Max Ingrand.

« L'élégance de la tenue était à cette époque le souci majeur des Messieurs comme des Dames. Pour vous donner une précision, il était de règle, a partir de onze heures du matin, de porter sur les Boulevards le chapeau haut de forme et des gants, au moins tenus a la main. Les snobs y ajoutaient un monocle et une canne. Les grands rendez-vous de la société « chic» étaient en fin de matinée l'Avenue du Bois et surtout la partie de l'Avenue de Longchamp dénommée « Avenue des Acacias » ou par antiphrase « les sentiers de la vertu ». Que de cavaliers et d’amazones! Le soir dans les restaurants ou les salles de spectacle, l'habit et le chapeau claque étaient de rigueur; dans les petits théâtres le smoking était toléré. Les dames étaient en robes largement décolletées: leurs chapeaux de dimensions extravagantes étaient couverts des plumes des oiseaux les plus rares, notamment des aigrettes. L'hiver c'était un déploiement de fourrures, d'étoles de zibeline, d'hermine ou de chinchilla. Comme celle de tous les jeunes ménages de tous les temps, -notre existence de 1906 à 1914 fut intensément active : diners, soirées dansantes, voyages fréquents à Paris, puis en aout longues vacances. Rita animait par son entrain toutes ces réceptions et une semaine sur deux, nous passions un large weekend dans la capitale.» Albert-Eugène Prouvost: 1882-1962

 
N° 3 : Hôtel d'Hautpoul :

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Photo Ferdinand  Cortyl

Robert et Thérèse Prouvost vécurent  de 1920 à 1936 dans cet immeuble du 3, Rond-Point des Champs Elysées, aussi situé au 60, avenue Montaigne à Paris, au 3° étage, cet hôtel ayant appartenu aux  La Bédoyère-Bucaille.En 1936, ils ne donnèrent pas suite à la location car extrèmement cher et s’installent dans le 16°, 56, boulevard Flandrin en 1935 jusqu’à sa mort.

Nathalie Droulers- La Caze, née à Paris 8ème, arrière petite fille de Joséphine Prouvost 1845-1919, mariée en1982, Milan (Italie), avec Serge Huchet de La Bédoyère, né le 10 mai 1950, Paris VIIIème, décédé en avril 2004, inhumé le 7 avril 2004, Paris (53 ans), agent de change. Famille originaire de Bretagne. D'ancienne extraction en 1427, elle fut maintenue noble le 7 octobre 1668. Honneurs de la Cour en 1784. Comte de l'Empire en 1815. C'est le Général Huchet de La Bédoyère qui ouvrit les portes de Grenoble à Napoléon 1er au moment des Cent-Jours.

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 No 7 : Hôtel d'Espeyran :

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Hôtel particulier construit en 1888 en style néo-Louis XV par l'architecte Henri Parent pour Félicie Durand (1819-1899), veuve de Frédéric Sabatier d'Espeyran (1813-1864), d'une riche famille de négociants et propriétaires originaires de Montpellier, qui s'installe à Paris avec leur fils Guillaume (1850-1938) après le décès de son mari. Abrite aujourd'hui le siège de la maison de ventes aux enchères Artcurial.

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Imaginé par Liliane Bettencourt et François Dalle en 1975, Artcurial a eu pour vocation de faire connaître l'art contemporain en le "démocratisant ". François Dalle (né le 18 mars 1918 à Hesdin - décédé le 9 août 2005 à Genève en Suisse) transforma une PME fondée par Eugène Schueller en numéro un mondial des produits cosmétiques : L'Oréal. La personnalité hors du commun de François Dalle a fait de lui l'un des plus grand capitaine d'industrie du XXe siècle et un visionnaire hors pair. Il est le cousin germain de Madame Charles Prouvost-Dalle.

Hervé Poulain Isabelle-Prouvost

 Hervé Poulain est commissaire-priseur depuis 1969, associé de la maison de commissaire-priseur Artcurial au Rond-Point de Paris.. Il a épousé Isabelle Prouvost, petite fille de Jean Prouvost.

Figure familière du monde de l’art, Il orchestre avec brio et esprit des ventes de toutes spécialités depuis plus de trente ans. C’est en mêlant ses deux passions, l’art contemporain et la vitesse, qu’il a inventé le concept de « Art Cars » : Lors de ses onze participations aux 24h du Mans il a confié la décoration de ses voitures à des artistes de renom comme Calder, Lichstenstein, Stella, Arman, Warhol ou César. Il fait autorité, entre autres, sur le marché des Automobiles de collection et du Design. Hervé Poulain est le Président fondateur du SYMEV (Syndicat National des Maisons de ventes aux enchères) et du CNMA (Conseil National du Marché de l’Art). Hervé Poulain est aussi l’auteur de cinq ouvrages dédiés à l’art : L’art et l’automobile (1973), Un siècle de peinture française (1976), Une collection d’avance (1986), L’art, la femme et l’automobile (1989), Mes Pop Cars (2006).

Quelques immeubles plus loin, sur ce coté de l’avenue Montaigne, on se souvient d’avoir été chez François Prouvost, fils de Georges et Marthe Prouvost-Virnot, branche ainée.

 
No 12-14 : Hôtel Bamberger :

Rond-Point-Champs-Figaro

À l'origine, l'hôtel particulier situé à cette adresse fut édifié pour le financier belge Henri Bamberger (1826-1910), directeur de la Banque de crédit et de dépôts des Pays-Bas et l'un des fondateurs de la Banque de Paris et des Pays-Bas, qui « avait installé dans ce palais tous les signes de sa fortune et l'infortune de sa singulière laideur [...] Entre autres disgrâces, une difformité, qui l'avait fixé pour toujours dans l'attitude du chasseur prêt à tirer, lui avait fait donner, dans la société où il avait tenu à s'imposer, le sobriquet de Couche-en-joue. [...] Il paraît qu'il avait jeté son dévolu sur une demoiselle Minnie David. Mais celle-ci préféra devenir Mme Paul Bourget. [...] Finalement, Couche-en-joue fut agréé par Mlle de Moracin, fille du baron de Moracin, et cette alliance avec une catholique n'alla pas sans soulever maints commentaires [...] »16 M. Bamberger voulut faire don de son hôtel au Jockey Club de Paris lorsque celui-ci chercha un nouveau siège en posant pour seule condition d'y être admis, mais le cercle déclina hautement la proposition et s'installa rue Scribe. L'hôtel abrita ensuite le quotidien Le Figaro à l’époque de Jean Prouvost ; il n’y allait pas beaucoup. Siège de la maison de couture Jean Dessès après 1958.

Jean-Prouvost-homme-de-presseJean d'Ormesson dans <br/>son bureau au Figaro, <br/>à l'époque du Rond-Point des Champs-Élysées.<br/>
Jean Prouvost ; Jean d'Ormesson dans son bureau au Figaro, à l'époque du Rond-Point des Champs-Élysées. Crédits photo : Rue des Archives/Credit: Rue des Archives/AGIP. 

Jean d'Ormesson a épousé la fille de Ferdinand Béghin. « Ma plus grande impression parisienne. le jour où suis entré au Figaro. On m'a montré mon bureau, dont le balcon offrait un large point de vue jusqu'à l'Étoile. Je me suis dit. À nous deux Paris. Je n'ai pas eu le temps d'être grisé par l'orgueil car je devais préparer ce jour-là un discours sur Jules Romains. »

                                                                     _______________________________________________________MARIAGES PROUVOST DANS le 7° A PARIS

SAINT FRANCOIS XAVIER

 « C'est en présence d'une élégante assistance qu'a été célébré avant-hier, en l'église Saint-François-Xavier, le mariage de Mlle Odile Desurmont, fille de M. Jules Desurmont et de Mme, née Marcelle Prouvost, avec M. Claude François-Marsal, fils de M. François-Marsal et de madame, née Duroch. La bénédiction nuptiale a été donnée aux jeunes époux par le R. P. Decarreau, qui a prononcé une allocution des plus élevées. Les témoins étaient, pour la mariée M. Robert Prouvost et M. Jules-Edouard Desurmont. Ceux du marié Mme des Isnarts et M. Thierry de Bocard. La jeune mariée portait une robe de style en satin, au corsage très ajusté, fermé devant par de petits boutons de fleurs d'oranger. Le voile de tulle, posé sur la nuque et maintenu par un nœud de satin formant la coiffure. Cette toilette ravissante était une création de Maggy Rouff. « 

 Figaro 1938/10/27 (Numéro 300).

 Desurmont-Prouvost

Monsieur et Madame Jules Desurmont- Prouvost

St-Francois-Xavier-ParisSt-Francois-Xavier-Paris

 

Maggy-Rouff

Claude François-Marsal, décédé le 11 mai 2001 était le fils de Frédéric François-Marsal1, né le 16 mars 1874 à Paris et mort le 20 mai 1958 à Gisors, homme politique français dont la carrière a culminé avec son bref passage à la présidence du Conseil en 1924.Après des études au lycée Louis-le-Grand, puis à l'école militaire de Saint-Cyr, il commence une carrière d'officier en Indochine. Attaché au cabinet de Paul Doumer, gouverneur de l'Indochine (1900-1904), il travaille dans différentes banques : fondé de pouvoir puis directeur général de la Banque privée industrielle, commerciale et coloniale à Lyon (1906) puis à Paris (1913), administrateur de la Banque de l'Union parisienne (1919).Spécialiste des questions financières, il est attaché au cabinet de Georges Clemenceau, président du Conseil, responsable des questions économiques (1917-1918), expert financier près la délégation française à la conférence de la paix (1919). Ce technicien commence ensuite une carrière politique. Il est ministre des Finances dans les cabinets Alexandre Millerand (20 janvier - 24 septembre 1920), de Georges Leygues (24 septembre 1920 - 16 janvier 1921), et de Raymond Poincaré (29 mars - 9 juin 1924). Il a exercé les fonctions de président du Conseil des ministres et de ministre des finances du 8 juin 1924 au 10 juin 1924 (voir gouvernement Frédéric François-Marsal) et assura l'intérim du président Alexandre Millerand après sa démission (du 11 au 13 juin 1924).. Il fut sénateur du Cantal de 1921 à 1930.  Yvert Benoît (dir.), Premiers ministres et présidents du Conseil. Histoire et dictionnaire raisonné des chefs du gouvernements en France (1815-2007), Paris, Perrin, 2007, 916 p. » Wikipedia

francois-marsal.


Mariage à Saint François Xavier

d’ Albert III Prouvost et d’Anne  de Maigret le 14 juin 1941.

Et d’Anne de Maigret, fille du comte Bruno de Maigret, proche parent du comte Bertrand de Maigret, le conseiller de Paris,  gendre du prince Michel Poniatowski, ministre d'Etat et de l'Intérieur du gouvernement Chirac.

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Mariage à Saint Louis des Invalides de

Carole Prouvost avec Bruno Toulemonde

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« Mercredi prochain 26 octobre, à midi précis, en l'église Saint-Louis des Invalides,

sera célébré le mariage de Mlle Jacqueline Lenglart,

fille de M. Jacques Lenglart et de madame, née Prouvost, avec M. Henry de Maintenant, lieutenant aux affaires indigènes (Maroc),

décoré de la croix de guerre des T. O. E., fils du lieutenant-colonel de Maintenant, officier de la Légion d'honneur, croix de guerre, et de madame, née du Passage. » Figaro 1932/10/24 (Numéro 298).

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Amédée 2 Charles Prouvost 1853-1927

Epousa Marie Bénat en l’église Sainte Clotilde le 2 février 1875 ;

les orgues étaient tenus par César Franck.

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Mariage-Amedee-Prouvost-Sainte-Clotilde-Paris-2-fevrier-1875     Mariage-Amedee-Prouvost-Sainte-Clotilde-Paris-2-fevrier-1875

« C'est avec une grande affection et un vrai respect que j'ai cherche à évoquer les souvenirs de mes grands-parents, dans quelques pages de mon cru. Ils nous ont laissé un inoubliable souvenir. C'est un hasard qui les a fait se rencontrer mais un divin hasard si j'ose dire. J'ai toujours entendu dire qu'ils attendaient tous deux devant le confessionnal de la chapelle des Etrangers, rue de Sèvres à Paris, et que grand-père ému par la beauté de Celle qui devait devenir sa femme, chercha par la suite à la rencontrer. Le mariage fut célèbre à la basilique Sainte Clotilde, le 2 février 1875.  Les orgues étaient tenues par César Franck.

Nos grands-parents formeront  pendant 52 ans le plus  uni, le  plus charmant et le  plus chrétien des ménages. Ceci est illustré par le testament du grand-père que m'a communique Hubert Dubois: « Je remercie ma femme du bonheur qu'elle m'a donné, de ses bontés sans nombre, de sa vertu qui m'a soutenu, encourage et fortifie. Je lui demande pardon des peines et des offenses que j'ai pu lui faire. Qu'elle soit indulgente, prie beaucoup et fasse prier beaucoup pour son époux qui l’a tant aimée ».

Monsieur Amédée Prouvost est le type du grand industriel roubaisien, actif, intelligent, dominant tout un monde par l’exemple, le prestige de son travail et de son dévouement. Il est, de plus, un artiste et un lettré ; sa maison est une bibliothèque et un musée d’art. Il se délasse de ses longues journées de labeur à feuilleter les beaux livres ou à contempler sa collection de primitifs. A son école, le futur poète apprend le secrêt d’embellir par l’esprit et le goût les vies les plus austères.

On ne lui dit point, mais il voit bien que les vertus de ses ancêtres revivent en son père. Il salut en lui, avec une admiration qui grandira sans cesse, un de ces chefs de l’usine et du foyer dont il vient de contempler le magnifique cortège » Lecigne, Amédée Prouvost, Grasset, 1911

 

Joséphine Prouvost, Madame Charles Droulers

    Née le 13 août 1845 à Roubaix, décédée le 21 janvier 1919 à l'âge de 73 ans

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Le 30, rue Saint Dominique, Paris  Joséphine Prouvost   Sainte Clotilde

 

On nous annonce la mort de Mme Droulers-Prouvost, présidente de la Croix-Rouge), section de Roubaix,

décédée 30, rue Saint-Dominique, à Paris. Elle était la mère de MM. Charles Droulers, René Wibaux et MM. Eugène Wattinne.

 

Ses obsèques seront célébrées, en l'église Sainte-Clotilde, le vendredi courant, à neuf heures et demie.

 

Elle est la cousine germaine de Charles Jérôme Prouvost 1837-1906.

 MARIAGES EN L’EGLISE SAINT PIERRE DU GROS CAILLOU
« En l'église Saint-Pierre du Gros-Caillou, mardi, a été célébré, en présence d'une élégante assis- tance, le mariage de Mlle Odile Desurmont, fille de M. Jules Desur- mont et de madame, née Prouvost,

avec M. Claude François-Marsal, fils de M. François-Marsal et de madame, née Duroch.  La bénédiction nuptiale a été don- née par le Père Decarreaux, qui transmit aux jeunes époux la béné- diction péciale que le Souverain Pontife avait daigné leur envoyer. Les témoins étaient, pour la ma- riée M. Robert Prouvost et M. Jules-Edouard Desurmont pour le marié Mme d’ Avrillé des Essarts et M. Thierry de Boccard ».

Figaro 1938/10/28 (Numéro 301).

Claude est le petit fils de Cyprien Fabre, né le 16 février 1838, Marseille (13, Bouches-du-Rhône), décédé le 8 mars 1896, Cannes (06, Alpes-Maritimes) (à l'âge de 58 ans),

fondateur de la Maison de Commerce C.F. Fabre & Cie, fondateur de la Compagnie Française de Navigation à Vapeur Cyprien-Fabre & Cie, président de la Chambre de Commerce de Marseille.

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 MARIAGE d’Evelyne Paul-Reynaud,

fille de Paul Reynaud et Dominique Jacques Demey,

petit fils de Suzanne Prouvost-Toussin

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Suzanne Prouvost 1892
& René Toussin 1882

 

 

 

 

 

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Paul Reynaud 1878-1966
Président du Conseil (1940-1940)
Avocat, homme politique, président du conseil
Ministre des Finances (1938-1940),
Ministre des Affaires Etrangères (1940), Ministre des Affaires étrangères (1940),
Ministre de la Justice (1932 et 1938),
Ministre de la Guerre (1940)
Né le 15 octobre 1878 - Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence)
Décédé le 21 septembre 1966 - hôpital américain, Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)
Inhumé en 1966 - cimetière du Montparnasse, Paris (75) - 14e arrondissement


&1949 Christiane Mabire +2002

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Annette Toussin
& Jacques Demey +

 

 

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Evelyne Paul-Reynaud

 

 

Dominique-Jacques Demey

 

 

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Evelyne Demey, Paul Reynaud, Mon Père, Annexe correspondance de Charles De Gaulle à Paul Reynaud, Paris, Plon, 1980. 

 

 

Hier a été célébré, en l'église Saint-Sulpice,

le mariage de M. Charles Droulers-Prouvost,

docteur en droit, fils de Charles Droulers et de Joséphine Prouvost

avec Mlle Thureau-Dangin, fille du membre de l'Académie Française.

Thureau-dangintrois poetes ProuvostSaint-Sulpice

 •          Hier a été célébré, en l'église Saint-Sulpice, le mariage de M. Charles Droulers, docteur en droit, fils de feu M. Droulers, ancien président du tribunal de commerce de Roubaix, avec Mlle Thureau-Dangin, fille du membre de l'Académie française.  La bénédiction nuptiale leur a été donnée par le R. P. Mussy, dominicain, parent de la mariée.

Les témoins étaient, pour le marié : M. René Wibaux, son beau-frère, et M. Amédée Prouvost, son oncle ; pour la mariée : MM. François et Jean Thureau-Dangin, ses frères.

La quête a été faite d'un côté par Mlle Droulers et le lieutenant Pierre Thureau-Dangin, de l'autre par Mlle Thureau-Dangin et M. Amédée Prouvost.

Reconnu dans la nombreuse assistance, outre les membres des deux .familles : MM. Brunetière, duc d'Audiffret-Pasquier, Gréait Lavisse, Boissier, Theuriet, comte Vandal, Oppert, comte et comtesse de Lasteyrie, M. Henri Houssaye et comtesse Houssaye, M. et Mme Henry Cochin, M. et Mme Paul Leroy-Beaulieu, M. et Mme Anatole Leroy-Beaulieu, M. et Mme Gamard, marquis de Vogué, Mme Cavaignac, M. et Mme Coppinger, M. et Mme Gabriel Dufaure, comte et comtesse de Rambuteau, comtesse de la .Ferronnays, comtesse de Beaumont, MM. César Caire, Paul Boudarie, Mme Massieu, comtesse François de Franqueville, Mme Daroy, M. et Mme Jean Darcy, baron de Baulny, baronne Cochin, comte et comtesse de Vaux Saint-Cyr, M. et Mme Thome, général baron de Randal et baronne de Randal, M. Alexandre Sénart, M. Emile Senart, vicomte d'Avenel, M. et Mme de Piépape, M. d'Indy, M. et Mme Camille Bellaigue, baron et baronne de Meaux, M. Buffet, comtesse Delaborde, comte et comtesse François Delaborde, marquise de Forbin, comte et comtesse-Maxime de Germiny, comte et comtesse Frémy, général et Mme Humann, M. et Mme René Frémy, M. de Kermaingant, M. Louis Dailly, Mme Batereau, M. et Mme Germain Lefèvre-Pontalis, M. et Mme Pierre Leroy-Beaulieu, M. et Mme de Saint-Maurice, M. Daumet, vicomte de Ribemont, M. Louis Paul Dubois. M. et Mme Pages, etc., etc.

Les Thureau-Dangin étaient propriétaires du petit hôtel de Nivernais, à proximité, 11, rue Garancière. C’est le duc de Nivernais, qui édifia les bâtiments du 10 bis, rue de Tournon et ceux du 11, rue Garancière, Petit-hôtel de Nivernais.

Droulers-Thureau-Dangin

Exposition-Roubaix-1911Roubaix-Exposition-1911

A l’exposition de Roubaix de 1911

Metropolis

Metropolisures de cire, exposition 1911MetropolisMetropolis

Metropolis de Fritz Lang , 1927

8  Vision et génie international  partagés 

des  "familles du Nord"
et de Roubaix en particulier

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Au XIXe et une partie du XX° siècle, Roubaix a été une capitale mondiale du textile, abritant même la bourse de la laine (aujourd’hui située en Australie). « L’ Europe  a un axe majeur d’échanges entre l’ Italie et l’ Europe du Nord; Les Flandres méridionales en font partie. Comme le montre Braudel, on trouve dès le Moyen Âge des premières manifestations du capitalisme commercial en Italie et aux Pays-Bas. Le commerce maritime avec l’ Orient, a enrichi les cités italiennes à la suite des croisades, tandis que les Pays-Bas, à l’ embouchure du Rhin, font le lien entre l’ Italie et l’ Europe du Nord dominée par la ligue hanséatique. Dans les grandes cités, les marchands de draps et de soieries adoptent des méthodes de gestion capitalistes. Ils effectuent des ventes en gros, établissent des comptoirs et vendent leurs produits dans l’ ensemble des grandes foires européennes. Ils se fournissent en matières premières aussi bien en Europe qu'au Levant. Dans cette époque troublée du Moyen Âge, ils règlent leurs paiements par lettres  de change, moins dangereuses que le transport de métaux précieux. C'est donc logiquement que se développeut, en parallèle du capitalisme commercial, les premières activités bancaires du capitalisme financier : dépôts, prêts sur gage, lettre de change, assurance pour les navires. Venise est le centre d'une « économie-monde » à la fin du Moyen Âge. Ces capitalistes s'enrichissent si bien qu'ils étendent leur emprise économique sur l’ ensemble de l’ Occident chrétien, créant ainsi ce que Braudel appelle une « économie-monde ». Dans son analyse, Braudel distingue l’ « économie de marché » du capitalisme, ce dernier constituant une sorte de « contre-marché ». Selon lui, l’ économie de marché (c’est-à-dire l’ économie locale à cette époque) est dominée par les règles et les échanges loyaux, parce que soumise à la concurrence et à une relative transparence, le capitalisme tente de la fuir dans le commerce lointain afin de s'affranchir des règles et de développer des échanges inégaux comme nouvelles sources d'enrichissement. Dans les grandes villes spécialisées d'Europe, l’ artisanat, tourné essentiellement vers l’ exportation, est dominé par les grands négociants et drapiers, si bien que les rapports économiques entre artisans et marchands s'apparentent à du salariat. Les négociants contrôlent à la fois l’ apport de matières premières en amont et la vente des produits finis en aval. La population urbaine se différencie déjà en plusieurs classes économiques distinctes, riches pour certaines, pauvres pour d'autres . La ville de Florence en est le parfait exemple : on y trouve très tôt des banquiers qui développent des succursales à travers l’ Europe et asservissent l’ industrie à leur recherche du profit. Parmi eux de grandes familles , telle celle des Médicis, créent les premiers rapports « privilégiés » entre le monde des affaires et le monde politique. »

On voit cette vision internationale par cet exemple du XIII° siècle : le flamand « Guillaume de Rubrouck ou de Rubroeck, dit Rubruquis (1215-1295), voyageur né près de Cassel vers 1220, mort vers 1290.

Rubrouck

Il entra dans l'ordre des frères mineurs, et se trouvait en 1252 à Saint-Jean d'Acre (Les Croisades), lorsque le roi de France Louis IX lui confia la mission de s'assurer si le bruit de la conversion du grand khan, Ilchi-Khataï, au christianisme, était fondé. La nouvelle était fausse, et la mission n'obtint aucun des résultat politique ou religieux qu'il escomptait, mais Rubruquis rapporta de ce voyage, qui dura plus de deux ans, une série de renseignements qui contribuèrent à éclairer ses contemporains sur l'histoire, les moeurs et le pays des Mongols. Après s'être rendu à Karakoroum, capitale du grand khan, par la Crimée et le Turkestan, il revint par le Caucase, la Syrie et l'Arménie. Il aurait, semble-t-il, établi d'une manière irréfutable le bien fondé de l'assertion d'Hérodote, que la mer Caspienne était un véritable lac, tandis que les Européens la croyaient généralement en communication avec l'Océan glacial. Il rédigea pour Louis IX une relation latine de son voyage, dont il existe un exemplaire manuscrit à Leyde : De moribus Tartarorum. Itinerarium Orientis. 

 En 1624, des Roubaisiens avaient exprimé leur ouverture au monde : sous la conduite de Jean de Lannoy, ils  abordèrent l’ Ile de Manhattan encore occupée par les indiens Manhatte  et Iroquois; ils naviguent  dans le navire « le « Nieuw Netherland » ; parmi eux Philippe Mathon, de Tourcoing, sa femme et ses cinq enfants ; l’ île est rachetée aux indiens 60 florins. Quelques années plus tard, d’autres  familles des Pays-Bas viennent dont les enfants de Jesse de Forest, ancêtres  de F.D. Roosevelt. Mais l’ île est bien précaire ; en 1652, une colonie hollandaise arrive. La « Nouvelle Flandre » est appelée « New Amsterdam »; en 1664, les anglais s’emparent de l’ île et la rebaptisent « New-York ». (Le duc York est le frère du roi Charles II ). En 1961, l’ Ambassadeur des Etats Unis a accepté d’être parrain du nouveau carillon de Tourcoing en souvenir du tourquennois Philippe Mathon qui fut l’ un des fondateurs de New-York. Son descendant, Eugène Mathon a bien compris que l’ économie est mondiale. En dehors de Tourcoing, d'abord, il  possède une filature de laine peignée à Anor "les Anorelles" et un tissage à Avelghem en Belgique, mais surtout il  dispose d’agences dans tous les continents: 24 en Europe. 4 en Asie, 3 en Afrique. 2 en Amérique 12 en Amérique Centrale, 12 en Amérique du Sud. 4 en Océanie.

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Les Virnot

Tôt dans l’ Ancien Régime, les négociants nordiste commerçaient avec l’ Europe, par les mers et par le grand axe européen Flandres-Italie: au XVII° siècle, Urbain II Virnot,  né le 25 Avril 1651, Conseiller du Roy, Contrôleur des Guerres à  Hondschoote, à l’origine de la chambre de commerce de Dunkerque, ancêtre des Prouvost-Virnot, d’une famille lilloise venue du val d’Aoste par ce même axe européen, commandita Jean Bart pour accompagner ses deux navires : « la Sorcière «  et « la  Serpente » pour aller à Cadix; elles partent le 5 mai 1680. Sur la route du retour, Jean Bart, qui commande la Sorcière, rencontre un pirate Barbaresque de Salé, armé de 24 canons. Il revire dessus, avec une décision telle que l'autre intimidé par cette manoeuvre, prend le parti de la suite." Lesté de sel, il rentre à Dunkerque, le 24 août, avec des balles de laines et 3.000 écus  pour son armateur." G. de Raulin: Jean Bart, Corsaire du Roy

Jean-Bart

Urbain Dominique Virnot, juge et consul, directeur de la chambre de commerce de Lille, dans la 2° partie du XVIII ° siècle, commerçait avec des destinations lointaines le sel et les épices. Sa belle mère, une Carpentier, appartenait à une famille liée à l'industrie de la dentelle depuis plus de 200 ans: "à l'époque de Louis XVI, Carpentier donne du travail à un millier de dentellières, et ses bénéfices lui permettent de mener grande vie dans son hôtel décoré à la française"  Trénard: histoire d'une métropole. On peut imaginer le caractère international de la distribution d’une aussi importante production de dentelles.

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La famille Carpentier par Jacops, peintre de la guilde d'Anvers en 1602

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Les Virnot par Heinsius, peintre des filles du Roi.

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Lettre de Pedro Virnot à ses parents depuis Londres en 1788

et son gendre, François Barrois-Virnot, futur maire de Lille et député, voyageait pour ses affaires. Président de la Chambre et du Tribunal de Commerce, Conseiller Municipal en I807,adjoint en I8I8,puis Maire de Lille par ordonnance royale du 12 Août I830, Député du Nord en 1824 et en 1831, il fut l'un des principaux actionnaires-fondateurs du chemin de fer du Nord et des Mines de Lens. Il raconta un voyage d’affaire en Italie dans ses mémoires « le caducée et le carquois».

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La Manufacture Royale du Dauphin

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créée le 13 janvier 1784, place des Carmes, à Lille, marque au « Dauphin couronné » et « A Lille », innova en employant la houille pour chauffer les fours et fabriquait de la porcelaine dure.  En 1786, avec la protection de M. de Calonne, elle obtient le patronage du Dauphin. Une pièce du musée est marquée « cuit au charbon de terre en 1785 ». Puissance innovante à vocation exportatrice.


« Charles-Désiré Le Thierry d’Ennequin

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petit fils de Désiré Le Thierry d’Ennequin -Delebecque, né à Lille le 6 janvier 1860, 11, rue des Buisses, dans une ancienne maison datant de 1727, précédemment habitée par Henri Deleruyelle, le 6/01/1860, licencié en droit et sculpteur, mort à  Paris le 14/06/1929 et inhumé à Flers-Les-Lille, avec ses ancêtres, dans un caveau de style grec qu'il avait fait ériger. Sa mère était la fille de l'éminent maire et héros de Lille, Jean Baptiste Smet, Chevalier de la Légion d'honneur, dont voici le château du Recueil à Flers près de Lille qui restera dans sa descendance jusqu'aux années 1980.Après avoir acquis quelques notions d'astronomie, de paléontologie, et soigneusement scruté les textes bibliques, les Beaux-arts et l' archéologie furent l'objet de ses études et de ses voyages. Cité par Lavignac comme fervent Wagnérien, M. LTE contribua de ses deniers à faire connaitre en Octobre 1899, à Paris l’opéra de Tristan et Yseult, fréquenta les musées d'Europe, des Etats-Unis et du Japon.
Au Musée de la Ville de Lille, il laissa par testament plusieurs œuvres décoratives inspirées par ses séjours répétés aux Indes, en Grèce, en Palestine et en Egypte : le Rishi l’ancêtre en prière, Pasiphaé, Némésis (le titre en grec chypriote de droite à gauche), Danaé, la harpie, cires perdues ; Judith devant Holopherne, statuette en ivoire ; Moïse, qui, après avoir emprunté aux égyptiens leurs vases d’or et d’argent, pour les en dépouiller, entraîne le peuple de Dieu à la conquête des terres des Cananéen, marbre jaune de Sienne ; Salomé dansant, cire perdue ;  Jean Baptiste Smet, maire de Lille, son grand père; Le colonel Albéric Smet à Sedan, cire perdue; le duc Philippe de Bourgogne, Cupidon, La sorcière, statuettes en bleu turquin, en marbre Savarezza, en ivoire ; Persée délivrant Andromède, pendentif pectoral en or émaillé par Tourette ; des vases, des plateaux, des lampes ; de l’orfèvrerie, des bijoux etc; il eut le rare bonheur de pouvoir étudier sous leurs formes diverses et jusque dans la mélancolique poésie de leurs ruines, tous ces rêves de beauté dont tant de civilisations ont parsemé le Monde, et notamment les temples de Bijanagar dévastés en 1564, de Khajurao, de Magda, du Guzrat, de l'Orissa" d'Angkor, de Boroboudha que l’indifférence et l’abandon ont voués à la mort. Sur les Merveilles architecturales, éparses dans les brousses de l'Orient. V. FERGUSSON, History of indian and eastern architecture. LEBON: La civilisation de l'Inde (1887). La peste et le choléra qui ravageaient les Indes à ces époques, il les affronta deux fois impunément, mais pas tout à fait la cruelle maladie coloniale qui avait déjà emporté son cousin Carlos Barrois. De Charles Le Thierry d'Ennequin à 25 ans, il existe un buste en bronze par Samain, artiste belge, Prix de Rome. 

Roubaix fut capitale mondiale de la laine

O cité, ton renom s'étend à l'univers
Et je veux exalter ta grandeur en mes vers,
Ville des artisans, ô ma ville natale. 

Amédée III Prouvost le poète. 1877-1909

Concernant Roubaix, " Dès 7 heures du matin, le 15 du mois de novembre 1469, le bailly Jean de Langlée, les échevins Jean de Buisnes et Jean Prouvost, dit des Huçons, les deux lieutenants Jean Fournier et Guillaume Agache, se rendirent au château  de Roubaix  construit par Pierre de Roubaix  (1415-1498), premier chambellan de  Charles, duc de Bourgogne, pour lui témoigner la reconnaissance de ses sujets pour avoir  obtenu la charte de Roubaix qui donnait à la ville le droit de faire draps de toute laine. "

(Histoire de Roubaix, Trénard) . Et " depuis Charles Quint, les mêmes familles dominent la Fabrique Roubaisienne : Pollet, Mulliez, Prouvost, Van Reust (qui devient Voreux), Leclercq, Roussel, Fleurquin, Florin, Malfait. Elles assurent la majorité de la production." Hilaire -Trénard: Histoire de Roubaix".

Panckoucke disait au XVIII° siècle :« Beaucoup de ville s ne valent pas le bourg de Roubaix  tant dans la beauté des maisons du lieu que dans le nombre de ses habitants ».

«  Ces familles patriciennes, riches en enfants et en idées, ont généré les meilleurs «entrepreneurs», allant des industries, maintenant traditionnelles de cette belle région, aux créations les plus avant-gardiste. Qu’ils prirent leur cheval, leur navire ou, plus tard, leur avion ou le Net, ils fondèrent, en France ou à l’autre bout du monde, des empires dont le siège était à Roubaix, longtemps capitale mondiale de la laine. Tout est à l'honneur, de la politique à la religion, de l’armée aux beaux-arts, de la presse aux capitaines d’industries, des explorateurs aux ingénieurs, mais aussi de véritables Saints et Saintes aux dévouements incommensurables. J’ai été frappé de voir combien, à chaque génération, la véritable notion de « Servir» prime les intérêts moraux ou financiers. C’est là le secret et la réussite de ces familles qui vont pendant des siècles être au premier rang de ce que « le Nord » a produit de meilleur. » Pierre de Bizemont

« Dans chacune de nos cités des Flandres –maritime et wallonne- l’Eglise nous enseigne la fidélité aux traditions religieuses, le Beffroi affirme l’attachement aux  libertés communales, toutes les productions des lettres et des arts nous démontrent le respect de la foi jurée, le culte du beau, l’amour du bien, la fierté du devoir accompli. » Albert-E Prouvost

« Les lettres  échangées entre mon grand- père, ma grand-mère Amédée Prouvost et leurs six enfants témoignent d’un attachement fondamental aux vertus essentielles de notre race du Nord de la France, consacrées par des siècles de luttes et d’épreuves. S’aimer, s’entr’aider, travailler dans la loyauté et l’honneur à créer chaque jour un peu plus de bonheur pour tous, être prudents dans le succès, courageux dans l’adversité, tels étaient les enseignements traditionnels de nos familles, transmis dans un grand esprit chrétien. ».Jacques Toulemonde

« Tout ce qu’il  y a de meilleur  dans nos traditions roubaisiennes : la foi, l’attachement au devoir d’état, le culte des parents, l’union des frères et sœurs, la joie des réunions de famille, nombreuses et prolongées, le goût du travail   et de l’initiative, l’esprit d’entreprise, le génie industriel, particulièrement mélé, dans le milieu où grandit l’abbé Lestienne-Prouvost, à un goût artistique très éclairé et très sûr.»

Roubaix : «  ville unique, où tous travaillent dès l’ âge légal, jusqu’à la tombe, où chaque réfractaire est montré du doigt comme frappé de la lèpre, (..) où la concurrence loyale et excitant pique de son aiguillon les flancs d’une jeunesse jusque là intrépide, où les carrières libérales sont quasi inconnues ou d’importation, où nul ne jette un œil  d’envie ou de concupiscence sur le fonctionnarisme, où par surcroît chacun s’accommode de familles nombreuses, parce que chaque nouveau venu est considéré pour l’ avenir comme un capital en bourgeon, bientôt en fleurs, et en rameaux ombragés, où viendront s’abriter des générations laborieuses d’artisans, trouvant emploi de leurs bras, leur unique capital, et parce que ces nouveaux venus sont de plus dans le présent pour les parents, ferments nouveaux d’énergie et d’entreprises plus vastes. » Eugène Motte

Mais le Nord industriel prit une importance économique de premier plan au XIX° siècle qu’a exposé avec brio Pierre Pouchain dans sa magistrale somme « les Maîtres du Nord ».

Les grands fondateurs d’industries sentent le monde nouveau apparaître :

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Amédée I, Jean, Jacques, Albert-Auguste, Albert-Bruno Prouvost

Dans la famille Prouvost, Amédée I Prouvost, 1820-1885,  « fut dans sa jeunesse un infatigable voyageur : la lente et banale diligence  lui déplaisait : un beau jour, il  monta à cheval, il  partit, il  parcourut toute la France, s’extasiant devant les paysages, s’arrêtant à la porte des usines, mêlant dans son carnet des impressions d’artiste et des notes d’affaires, exemplaire inédit du roubaisien à la fois aventureux et positif. Se horizons se sont élargis dans ce contact avec le monde et les industries diverses. Il  est revenu, l’ âme accueillante à toutes les initiatives, fidèle aux traditions du passé, mais incapable de les confondre avec la routine. Il crée à Roubaix le peignage mécanique de la laine. »« La Lainière de Roubaix était une entreprise française du secteur du textile qui a ouvert en 1912 pour fermer le 17 janvier 2000. Elle était un fleuron de l’empire Prouvost.

Évolution du nombre d’employés : février 1957 : 7 800;  janvier 2000 (à sa fermeture) : 212.Usine annexe à Cambrai comptant jusqu’à 1 300 ouvriers. Bâtiments à Roubaix et Wattrelos sur seize hectares.Produits lancés (entre autres) : la pelote de laine Pingouin en 1926 ;    les chaussettes Stemm en 1948 (avec parrainage du groupe de rock Les Chaussettes Noires en 1961).

Anecdotes :À son apogée (années 1960), le fil produit par l’entreprise en une journée aurait suffi à faire quarante fois le tour de la Terre.L’entreprise fut visitée par Élisabeth II et Nikita Khrouchtchev.    La Lainière crée en 1975 la revue Mon Tricot, mensuelle, vendue jusque dans dix pays.    Le groupe d'Eddy Mitchell, Les Chaussettes Noires, initialement baptisé Five Rocks, a vu son nom modifié parce qu'Eddie Barclay (leur producteur) avait conclu un accord commercial avec la Lainière de Roubaix.

Bibliographie :  article Le fil rompu in La Vie no2838 de la semaine du 20 janvier 2000.Jean Prouvost eut des méthodes innovantes: "Il  introduit des méthodes qui ont fait leurs preuves aux États-Unis. Il recrute les meilleurs journalistes (dont Pierre Lazareff, Paul Gordeaux et Hervé Mille) et s’assure la collaboration occasionnelle de grands noms de la littérature : Colette couvre les faits divers ; Jean Cocteau fait le tour du monde pour le journal ; Georges Simenon enquête sur des affaires criminelles retentissantes. Il utilise comme correspondants de guerre Blaise Cendrars, Joseph Kessel, Antoine de Saint-Exupéry, Paul Gordeaux. A l’ occasion les envoyés spéciaux sont Maurice Dekobra, Pierre Mac-Orlan, Pierre Daninos. De 70 000 exemplaires en 1930, le tirage de Paris-Soir monte au chiffre considérable de 1 700 000 en 1936. Jean Prouvost constitue bientôt un véritable empire comprenant Marie-Claire, magazine féminin racheté en mars 1937, et Match (journal sportif), en 1938."

Albert-Auguste Prouvost, né le 15 juillet 1909 à Roubaix, décédé le 6 septembre 1991 à Bondues et Anne  de Maigret: " Le versant plaisant de cette vie trépidante d'homme d'affaires reste malgré tout les voyages. Contacts commerciaux, contrats, implantations d'usines, le patron de la société Prouvost sillonne sans cesse les cinq continents. Son épouse l'accompagne toujours. «Nous avons été de vrais voyageurs, explique Mme Prouvost. Pas seulement par le nombre extravagant de nos périples à l'époque ou se déplacer était encore une aventure, mais aussi par l'insatiable curiosité qui nous animait.». Albert-Auguste Prouvost entend aussi mener sa carrière d'industriel sans égoïsme : il n'a de cesse que d'amé1iorer le niveau de vie des plus défavorisés. Le logement est son cheval de bataille."

Albert IV-Bruno Prouvost-1942-1987, époux de Corinne Grimonprez, fille de René Grimonprez 1913-1972 et Marcelle Masurel 1919-2010, dont Albert-Nicolas, Eléonore et Barbara. Cinquième descendant en ligne directe d’Amédée Prouvost, fondateur du groupe en 1851, il était l’héritier d’un des plus grands groupes du monde. Un manager mais aussi un homme exceptionnel. Albert-Bruno faiasait partie de la nouvelle génération des chefs d’entreprises tout en cultivant la tradition familiale et tooutes les qualités impliquant l’une et l’autre caractéristique. Grand  sportif- comme son père d’ailleurs- il pratiquait régulièrement le squash et le ski. La condition physique qui était la sienne a d’ailleurs longtemps fait espérer en ses chances de survie.  Mais il était aussi ami des arts ; le peignage Amédée était toujours décoré dans ses bureaux de peintures d’artistes contemporains. l assistait régulièrement aux concerts en compagnie de son épouse, administratuer du festival de Lille.  Dans sa vie professionnelle ; il était, sans conteste, un des meilleurs dirigenats d’entreprise du moment. Il avait certes fait l’école Polytechnique mais c’est aussi le travail sur le terrain qu’il détenait son sens de la direction des hommes et d’un groupe comme celui des peignages de Prouvost SA avec 2.200 personnes en France, en afrique du Sud, en Australie, au Brésil. Mais Albert bruno n’ent tirait pas vanité. C’est d’ailleurs un des traits essentiels du caractère : la modestie. Jamais il ne s’attribuait le mérite du succès de ses peignages (…) Monsieur Prouvost était aussi un homme de communication cmme iul en existe peu. Avec Albert Bruno Prouvost, Roubaix perd aussi un de ses principaux défenseurs. » Extraits de la Voix du Nord
le 55, rue Royale à Lille, entre cour d’honneur et jardin, qui fut illustré par Albert-Bruno et Corinne Prouvost.Cette année 1987, notre fils ainé, Albert-Bruno, projette de construire un peignage de laine dans le sud de l’Argentine. Homme pressé comme son père, il loue un petit avion de tourisme conduit par un très bon pilote pour gagner un temps précieux. Is décollent et sont pris dans une tempête. L’appareil s’écrase sur les collines du Chubut. Après cette tragique disparition, mes enfants cèderont leurs intérêts dans l’entreprise de leurs ancêtres.

Les Masurel

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Jules Paul Masurel 1841-1925, " Par ses voyages a travers le monde, il  créa de nombreux comptoirs d'achat de laines et vécut des aventures extraordinaires. Car à cette époque - en 1860 - on voyageait a cheval et il parcourt de cette façon la pampa argentine et les déserts d’Australie. Il  s'y fit, peu a peu, une situation prépondérante et avait étendu son action a la planète entière car il  achetait et vendait des laines, non seulement d’Amérique du Sud ou d’Australie mais aussi de Nouvelle Zélande et d’Afrique du Sud à tous les lainiers du monde, achetant des haciendas en Argentine, des propriétés en Afrique du Sud, créant des comptoirs en Australie, en Nouvelle Zélande, Bolivie. Sa maison, Masurel fils , était l’ une des plus grandes firmes du négoce international. Dès 1889, la maison Masurel-frères obtenait une médaille d’or à l’ exposition de Paris Commissaire général de la section française de l’ exposition de Chicago, Vice-président de la caisse d’épargne de Tourcoing,

Jacques Henri Masurel-Lepoutre, frère d’Eugénie Prouvost-Masurel était adjoint au maire de Tourcoing,  administrateurs des établissements François Masurel frères, vice-président de la foire commerciale de Lille et vice-président de la foire Internationale textile , président de nombreuses sociétés régionales et locales et fondateur des amis de Tourcoing.

Le voyage se développa, souvent lié à l’ agrément : 

« En 1890, Albert et Marthe Prouvost s'étaient liés d'amitié, à Vichy, avec le général russe Annenkov. Celui-ci les invita à venir visiter ses propriétés d’Asie centrale. Le couple Prouvost, accompagne d'Edmond Ternynck et de son épouse, de Mme Jean Scrépel et de sa fille , et de deux neveux, tous s'en allèrent donc, par la Turquie et la Géorgie, vers le Turkestan. Ils visitèrent les cités mythiques de Boukhara et Samarkand, et retrouvèrent le général Annenkov dans ses terres, proches de la frontière chinoise. C'est la qu'Annenkov montra plus que le bout de l’ oreille: leur présentant ses immenses troupeaux de moutons, il  fit valoir à ses hôtes tout l’ intérêt que présenterait pour eux la possession de terres sur lesquelles paitraient les ovins dont la laine alimenterait leurs usines roubaisiennes. Les voyageurs, conscients de leur devoir de déférence envers leur hâte, consentirent à acheter certaines de ces terres. Mais le Tsar refusa de ratifier le contrat, estimant que la terre russe ne pouvait être cédée à des étrangers. Peut-être en furent-ils secrètement soulagés? «  Pierre Pouchain Les Maîtres  du Nord, Perrin page 167

« Voyage d’Albert, Rita, Marguerite, Albert-Auguste Prouvost et Madame Vanoutryve : visite du chantier de l’ usine de Woonsocket,chutes du Niagara, Detroit et les usines Ford, Chicago et les abattoirs, Colorado Springs et Buffalo Bill,  Denver et le Pikes Peak,  le Grand Canyon de l’ Arizona, Salt Lake City et les Mormons, San Francisco, Santa Barbara, et son tremblement de terre deux jours avant de passer, Hollywood et ses studios (Marguerite obtient un autographe de Charlie Chaplin), le Texas, la Nouvelle Orléans, Washington et la Maison Blanche, Philadelphie et New-York, Manhattan, l’ ascenseur de l’ Empire State, retour par « l’ Ile de France » au Havre. Chaque année de 1924 à la guerre, nous allions par mer pendant  trois semaines à Woonsocket et Boston, profitant de l’ été indien. »

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Industriel, Charles II  Prouvost « créa avec François Motte , mais aussi avec Victor Dazin, Floris Lorthiois, Léon Vernier-Leurent, quatre sociétés : l’ une d’elle, la Société Industrielle de Pologne, ne se limita pas aux activités pétrolières ; elle prit aussi des participations dans une filature à Sosnowiec, dans un domaine agricole à Brody (ville natale de l’ écrivain Joseph Roth), dans la banque industrielle de Pologne etc. Les trois autres  gérèrent des concessions et prirent d’autres  participations, centrées sur les gisements galiciens. Mais la Société industrielle de Pologne fut mise en veilleuse en 1925 » MN Son fils, Charles Prouvost, le troisième, fit un voyage d'étude aux Etats-Unis en 1948 avec des confrères.

Les Motte


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Louis Motte , né en 1817, fils aîné du couple Motte-Brédart, disposant des fonds venus de son père et de la dot de sa femme, est plein d’ambitions. Il  ne veut pas continuer la filature traditionnelle avec les mule-jenny. En 1841, il  fait un long voyage d’étude en Angleterre, patrie de la révolution industrielle. Il découvre les fabriques de Manchester et de Bradford. Les Motte  s’établirent en Pologne, Russie avec leur cousin Gillet, à Lodz en Pologne, Odessa, Haute Silésie, Roumanie Allemagne. De même pour les Gratry en Russie.  Henri Maquet 1876-1943,  achetait des lins à Riga vers 1900, voir « les Maîtres  du Nord » Certains négociants du Nord,  Edouard  Crépy, Jean  Dalle de Bousbecque, Eeckman, Ernest Hespel, Leroy-Crépeaux, mais aussi les Scrive, Wallaert, Barrois, firent commerce avec « Les pays de l’ Europe du  Nord: Riga, Mêmel, Vilna, Reval, Pskov, Saint Pétérsbourg, voire Smolensk ou Arkhangelsk » MN

Les Pollet 

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créent en 1831-32  un tissage de coton, puis de laine, à Roubaix; c’est au 20° siècle que la vente par correspondance remplaça la production textile jusqu’à l’  OPA amicale: le Printemps détient plus de 50% du capital de La Redoute. 1991. Rachat du vépéciste britannique Empire Stores. 1994. Fusion-absorption de Pinault-Printemps-Redoute. 1995. Livraison gratuite et garantie en 24h chrono. Création du premier catalogue Somewhere sur CD-Rom et du site Internet (http://www.redoute.fr). 1997. Rachat du vépéciste scandinave Ellos Gruppeu. »


Les Tiberghien

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Louis Auguste Joseph Tiberghien, 1781 – Tourcoing,  1863 – Tourcoing, 81 ans, continua le commerce de la laine, achetant des toisons en Flandre, en Picardie, en Hollande ; au retour avec cinq ouvriers, il  trie, lave et peigne la laine que les fileuses, chez elles, tournent au rouet. Il  s’associe avec Monsieur Libert et s’intéresse au machinisme : deux chevaux entrainent les douze métiers de cent broches de la filature ; que les chevaux  fassent défaut et c’est la manufacture qui s’arrête. Il  fut le premier industriel de la famille   et réalisa son ascension sociale; mais divers évènements dont la Révolution de 1848 l’ empêchèrent de réussir jusqu’au moment où son fils Charles lui prouva le contraire.

Charles Tiberghien 1825-1907 réussit ; il  épousera Elise Lepoutre en 1858 ; En 1860, il  monte un tissage de cent métiers puis un autre de deux cents ; il  met en oeuvre un procédé technique utilisé avec succès à Reims ; en 1873, l’ entreprise comprend 300 métiers à tisser et 3.500 broches à filer. On achète une usine aux Francs. Les établissements Tiberghien frères obtiennent la médaille d’or à l’ Exposition Internationale de 1878. L’ ensemble des usines devient si important -1000 métiers mécaniques, 5000 broches, un peignage- qu’on le sépare en deux. Charles et ses Fils se trouveront à la tête d’un peignage de 50.000 broches à filer, 20.000 à retordre, 1200 métiers à tisser, une teinturerie et, par surcroit, de deux navires chargés du transport des marchandises. Il  prouvera toute sa vie une grande générosité. Outre sa famille, il  viendra au secours de son beau-père, Auguste Lepoutre ; pour le relever, il  risque la moitié de ses biens, lui envoie une partie de son personnel et de ses clients. Les ateliers de cette usine située rue Fin de la guerre couvrent une superficie de 10 ha. Il  s'agit d'une société qui a pour filiation la société " Charles Tiberghien et Fils " fondée par deux frères en 1853. En 1914, la filature comptait 52000 broches, la retorderie 15000 broches, le tissage 1050 métiers à tisser. Le peignage fournissait chaque semaine 40 000 kilos de laine peignée dont la majeure partie est absorbée par les deux filatures. Les établissements Paul et Jean Tiberghien possédaient leurs propres comptoirs d'achats directes de laine aux pays d'origine (Australie- Argentine). A noter : l’ apparition des camions automobiles sur ce dessin sont le signe d'une modernisation.

 

French Worsted, importante société textile française établie à Woonsocket, appartenait à la société de Charles Tiberghien et les Fils de Tourcoing. Son Président était Charles Tiberghien. La société avait déjà des usines en Autriche et la Tchécoslovaquie quand il  a construit un grand complexe à 153 Hamlet avenue. Avant 1910, la société employée plus de 400 personnes. Charles Tiberghien est resté le président de French Worsted pendant  40 ans, bien qu'il  ait passé très peu de temps dans Woonsocket. Cependant, la société a fait une contribution énorme à la ville et est restée dans l’ opération jusqu'aux années 1960

La Société Tiberghien a connu un essor considérable. Elle a la volonté de contrôler l’ ensemble de la filère laine, depuis les régions de production jusqu'au négoce. Elle disposait ainsi de bureaux d'achat dans les pays d'origine et de deux navires de flotte marchande dont le " Charles Tiberghien ", du nom du fondateur de cette  
Société en 1853. source : C.H.L

Les Vanoutryve

Félix Vanoutryve, 1834-1912, d’une intelligence et d’un jugement exceptionnel, avait créé et développé une affaire de tissus d’ameublement qui devint la plus importante de France. Tous lui étaient très attachés ; il  connaissait presque tous ses ouvriers, les conseillait et les soutenaient matériellement avec la plus grande largesse. Il  avait fait construire une grande maison de style 1880 qu’il avait fait construire boulevard de la République dans un parc proche de son usine.

Les Agache

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Édouard Agache, né le 16 juillet 1841, Lille, décédé en 1923 (82 ans), filateur et tisseur de lin à Lille, industriel chimiste, fondateur de la S.A. des Ets Agache-Fils, administrateur de la Compagnie des Chemins de Fer du Nord, présidents des Ets Kuhlmann. Donat Agache a créé, en 1824, un négoce de lin à Lille, dans le quartier Saint-Sauveur. Quatre ans plus tard, Il  s'établit en tant que fabricant dans le même quartier. En 1848, les révolutions de février et juin entraînent une crise économique. À Pérenchies, la filature Le Blan ferme. Donat Agache s'empresse de la remettre sur pied. Et Pérenchies va devenir le fief de la dynastie Agache. La ville se développe en même temps que l’ usine qui devient la plus importante entreprise française de lin. Agache, lui, fait fortune. Donat Agache a plusieurs enfants dont un fils, Édouard, qui reprendra l’ entreprise à la mort de son père. Il bâtira un véritable « empire » du lin.


Les Dewavrin

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 Photo Gonzague Lemaître

Anselme Dewavrin-Herbaux (1834-1896) , qui prit la suite de ses affaires, s'avisa en 1892 (comme d'autres négociants) qu'il serait plus profitable de se procurer les laines sur les lieux de production; 
il ouvrit en 1892 un comptoir d'achats a Sydney; ses descendants en établirent un second en 1911 en Afrique du Sud. Mais l'irrésistible ascension de la firme Dewavrin se produira après la Deuxième Guerre Mondiale. L'idée d'aller chercher les laines dans leur pays d'origine (et donc de court-circuiter Londres en évitant le paiement de commissions) n'était pas nouvelle.

Le groupe fondé par Anselme Dewavrin, que développèrent ses descendants. Ceux-ci, en 1955, se séparèrent en deux branches autonomes.

 La branche Anselme redémarre l’activité traditionnelle de négoce sous la raison sociale Anselme Dewavrin Père et Fils, puis Simptra Dewavrin. Il rachète parallèlement le Peignage de La Tossée et le Peignage Alphonse Six, animés par Anselme Dewavrin Pollet. Il développe une diversification dans la vente par correspondance : Le Vert Baudet et Willems France. Ultérieurement, l’activité négoce a été rachetée par le groupe américain Standard Tobacco. Cette même firme, gros négociant producteur de tabac aux Etats-Unis, en 1995, après avoir tenté de vendre sa division Laine à Chargeurs et d’autres, l’a tout simplement arrêtée.

 L’autre branche, la famille Henri Dewavrin Masurel, animée par Jacques Dewavrin Constant et ses frères, développe parallèlement l’entreprise de négoce de laine sous le nom ADF. De négociant, la famille devient industrielle en créant en 1963 à Auchel, dans la région minière, un peignage de laine dont la capacité sera doublée en 1974. Ce peignage en son temps a été le plus moderne au monde et le premier à être doté d’un système de dépollution totale. En 1970, ADF rachète une autre affaire très connue de négoce : la firme Emile Segard, qui disposait principalement de bureaux d’achat en Amérique Latine. Le groupe rachète ensuite la Filature Française de Mohair à Péronne dans la Somme à la famille le Blan et la Filature Van Den Berghe à Roubaix. Ils s’associent avec les Prouvost dans le négoce / carbonisage de sous-produits du peignage en rachetant la firme Comtex.

Jacques Dewavrin, époux de Manette Constant, sœur d’Eugène, rachète en 1969 les Tissage Eugène Constant, propriété de son beau-frère, puis la firme Dickson, qui fusionnent par la suite sous le nom de Dickson Constant. Dickson était une société fondée en 1798, dans la région de Dunkerque, par David Dickson, un Ecossais, qui se consacra, a l'origine, a la filature du lin et au tissage des toiles destinées aux voiles des navires. Dickson était une affaire cotée en bourse, propriété de la famille Fremaux. Par la suite, le Groupe Dewavrin a cédé le Groupe Dickson à la firme américaine Glen Raven Mills, propriété de la famille Gant.

Face à la concurrence chinoise, à un euro fort, aux contraintes environnementales et aussi aux changements de générations avec le cortège des droits de succession et des ISF, le Groupe actuel a réussi à assurer sa pérennité en s’étant diversifié dans un pôle Lanoline / Cosmétique / Dermato-Pharma, animé par Christian Dewavrin et son cousin par alliance Ronald de Lagrange, époux de Christine Dewavrin.

 L’autre branche de la famille Henri Dewavrin Masurel a fait prospérer l’entreprise Pomona, leader français de la distribution de fruits et légumes, animée par Henri et Jean Dewavrin. Aujourd’hui leurs enfants ont repris avec succès le flambeau. Un autre cousin, Olivier, avait fondé l’entreprise Surcouf, supermarché de distribution informatique, aujourd’hui cédée au  Groupe Pinault.

Daniel Dewavrin, fils d'André Dewavrin (Colonel Passy), à la parenté pas vraiment établie avec les Dewavrin, cet ancien élève de l'École polytechnique (X 1958, SupAéro), diplômé du Centre de perfectionnement dans l'administration des affaires et de Harvard Business School, est ingénieur de l'Ecole nationale supérieure de l'aéronautique. Il fut ingénieur de l'armement au ministère de l'Air avant d'accéder aux plus hauts postes de direction de diverses sociétés, dont Ratier-Figeac, Luchaire, Bertrand Faure et EBF.

De 1999 à 2006, il fut le président de l'UIMM-Union des industries métallurgiques et minières, la principale fédération de l'organisation patronale MEDEF. Un poste de première importance dans l'univers syndical patronal français.

En 1991, Avec 2.200 salariés et 3,5 milliards de francs de chiffre d'affaires dont les trois-quarts dans le négoce-peignage, le quatrième groupe textile français multiplie les lauriers: numéro deux mondial en peignés, numéro deux européen en mohair.

Il est en outre l'heureux propriétaire de Dickson Constant, évoqué ci-dessus, numéro un mondial en toiles de stores. En 1992, A. Dewavrin fils et Cie fêtera le centenaire de sa présence en Australie. Un privilège réservé aux meilleurs, même si le marché de la laine est entré dans des zones de turbulences début février.

Daniel Dewavrin est Commandeur de la Légion d'Honneur.

Les Lepoutre

ont eu un empire textile en Europe, Amérique du Nord et du Sud.

Les usines et comptoirs Lepoutre dans le Monde:
Les usines Lepoutre dans le monde
Photo Jean Pierre LEPOUTRE

Jacques Lepoutre (1893-1956)  was born in Roubaix, France in 1893. He was son of Auguste (1861-1932) et Jeanne Lepoutre (1869-1946)  and nephew of Louis Lepoutre - owners of Lafayette Worsted in Woonsocket and Auguste Lepoutre et Cie in France. After distinguished service in World War I, Jacques married and moved to Woonsocket in 1920. In the years between 1920 and 1922, Jacques built the Verdun Mill at 413 Manville Road. The mill carried on all phases of textile manufacturing. It was the only French owned textile mill in Woonsocket that actually wove cloth. By 1948, theVerdun employed 170 people. Unlike the other French industrialist, Jacques Lepoutre lived much of his life in Woonsocket. In 1922, he built a beautiful neo-classical mansion for himself and his bride off Roberts Street in Bernon Heights. In the 1920's and 1930's, this house was the scene of many elegant social affairs. He was a religious man who was active in his local parish, Precious Blood Church, and in the development of Mount St. Charles Academy. Jacques was President of the Verdun Mills from the day they opened until his death in 1956. He is buried in the Precious Blood Cemetery. This page utilizes information from: Woonsocket, Rhode Island - A Centennial History 1888 - 1988 published by the Woonsocket Centennial Committee in 1988. Woonsocket - Highlights of History 1800-1976 written by Alton Pickering Thomas, MD and published by the Woonsocket Opera House Society in 1973. For Woonsocket residents, both books are available at the Woonsocket Harris Public Library. Jacques Lepoutre s'installe à Woonsocket (Rhode-Island) USA pour contourner les lois protectionnistes américaines sur les filés de laine.A Brabant (Pierre Pouchain "les Maîtres du Nord") 9.05.06

French-Canadian Culture

Rhode Island's connection to France and French culture dates to 1524 when French explorer Giovanni de Verrazano explored the area around Block Island and Newport. By the end of the seventeenth century, French colonies in the new world extended from the St. Lawrence River to the mouth of the Mississippi River. These colonies prospered by trading timber, furs and fish. After the English defeated the French in the French-Indian War in 1763, "'la survivance" - the perpetuation of French language and culture - became a major priority for the French population in the new world.

Woonsocket had its first contact with French culture in the late eighteenth century when the Ballous and Tourtellots, French Huguenot families, settled in the area. The Ballous, especially Dexter and George, were pioneers in Woonsocket's textile industry. As the textile industry in Woonsocket grew, so did the need for mill workers. The first French-Canadian families were recruited from Quebec to work in the mills of Woonsocket in the 1840's. Once started, this migration would continue for almost a century.

The life of the French-Canadians in Quebec was largely agrarian. It was a system where each household grew, produced or bartered for everything the family needed to survive. As the population grew and family farms could no longer support succeeding generations, many left behind this self-sufficient life style for one based on wage labor in the mills. Eventually, one third of Quebec's population left Canada for mill villages in New England where they gathered in close-knit ethnic communities. By 1900, sixty percent of Woonsocket's population was French-Canadian and Woonsocket was the most French city in the United States.

In Woonsocket, these immigrants were textile workers instead of farmers, but everything else remained the same. French was the language that they spoke and life centered on family and the Roman Catholic Church. The first French-Canadian parish in Woonsocket was "Precieux Sang" - Precious Blood Church - established 1872. Eventually, Woonsocket had five French-Canadian parishes - Precious Blood, St. Anne, St. Louis, Our Lady of Victories and Holy Family. Through the church, French-Canadian heritage and traditions were passed down to succeeding generations and "la survivance" thrived in Woonsocket.

The French-Canadian focus on spiritual rather than material wealth was a godsend for mill owners. Even in the best times, life in the mills was difficult and unhealthy. The workday was long. The air was full of flying lint particles that often caused respiratory disease. It was cold and drafty in winter, hot and humid in summer; dirty, noisy, and uncomfortable at all times. While labor strife was common in textile cities across New England at the turn of the century, Woonsocket remained relatively calm. It was not until the 1930's with the collapse of the area's cotton industry and the arrival of skilled trade unionists from Belgium that labor unions became and active force in the community. Even then, these workers continued to define themselves first as French-Canadians, and second as industrial workers in American society.

Today, French-Canadians are still the largest ethnic group in Woonsocket and the city is proud of its French-Canadian heritage.

This page utilizes information from:

Steeples and Smokestacks - A Collection of Essays on the Franco-American Experience in New England edited by Claire Quintal and published by the Institute Francais, Worcester, 1996.

A History of Rhode Island Working People edited by Paul Buhle, Scott Molloy, and Gail Sansbury and published by Regine Printing Co., Providence, 1983.

Triomphe et Tragedie: A Guide to French, French Canadian and French-Huguenot Sites in Woonsocket written and published by Robert Bellerose, Slatersville, RI.

Woonsocket - Highlights of History 1800-1976 written by Alton Pickering Thomas, MD and published by the Woonsocket Opera House Society in 1973.
Lafayette Mills (The mill in the back later become part of the Argonne Company) Hamlet Avenue

Eugene Bonte from Highlights of History

The President of Riverside Worsted from 1935 until it ceased operation in 1952 was Eugene Bonte. Bonte and his family moved to Woonsocket from France in 1928. When Riverside Worsted closed in 1952, Bonte purchased the assets and reopened the company as Bonte Spinning Company. The Bonte family operated the mill until 1974.

Desurmont Woonsocket usines

Riverside Worsted Mill, Fairmount Street, (c. 1907), Industrial family reunites in Woonsocket

Saturday, 11 July 2009, Industrial family reunites in Woonsocket By JOSEPH B. NADEAU

WOONSOCKET — The corner of Florence Drive and Hamlet Avenue has experienced radical change in the past year while becoming a future entry point to the city’s new middle school complex.Construction of the new school buildings just off Hamlet erased most of the old mill complex that occupied the location but there are still plenty of people who remember when the Lepoutre family helped push the city to the height of its success in the New England textile industry. The Lepoutres also remember their role in that city era and decided to hold a family reunion at the Museum of Work and Culture recently while visiting local sites remaining from the family’s role as leading textile manufacturers. “This means a lot to be able to gather the family back where it has its roots, it really does,” Catherine Lepoutre, one of the returning family members said while taking a tour of the Museum. The Museum has displays telling the story of French Canadian farmers making their way south to work in Woonsocket’s mills and how they lived here once they arrived. The Museum also holds information on the city’s ties to France during the world wars with displays such as the Merci Boxcar and the arrival of industrial investors like the Lepoutres. The boxcar, now used for multimedia presentations, was once part of a trainload of French gifts of gratitude for each American state France after the war ended.The Lepoutres did not establish Woonsocket as a major manufacturing center situated on an s-curve of the Blackstone River but they did bring a new look to its industry upon their arrival from France at the turn of the 20th century.
The Lepoutres were initially encouraged to bring their manufacturing operations to the city by Woonsocket resident and Governor of Rhode Island Aram J. Pothier, according to Raymond Bacon, co-curator of the Museum with Ann Conway.
Pothier was a named a U.S. representative to the Paris Exhibition of 1899 and during his visit invited French manufactures to relocate some of their operations to the city as a way to avoid import tariffs they would otherwise pay to do business in the United States, Bacon said. Brothers Louis and Auguste Lepoutre responded with the founding of the Lafayette Worsted Mfg. Co. off Hamlet not long after. The mammoth complex would eventually be split into two companies, the Lafayette Worsted Spinning Co. and the Argonne Spinning Co., Inc. which operated until the textile industry began to move out the city or shutdown in the 1950s.
 The Lafayette mill buildings were converted to other production uses under ACS Industries and Miller Electric in later years and were ultimately leveled by two major fires and the wrecking crane making room for the city’s soon to be finished $80 million middle school project.
 Today only the Layfayette mills office building on Hamlet and the small guard shack up the street remain of the sprawling complex. The new schools rise just three stories compared to old mills’ four and five stories but do hold some architectural features such arches atop some of their windows to recall the history of the district.
 Auguste Lepoutre’s son Jacques Lepoutre also came to Woonsocket to found a textile plant after he completed his service with the French Army during World War I.
 Jacques Lepoutre, a native of Roubaix, France, received the Legion of Honor Medal and many other tributes for his war service. He was wounded by the explosion of a shell in the war but recovered.
 In Woonsocket, he founded the Verdun Mfg. Co. at 413 Manville Road, a textile plant that later became the Ocean State Dye house on Manville Road.
 Above the plant, Jacques constructed the family mansion, a large building dominating the Bernon Heights area and known as a city show piece. The mansion would later become home to the Club Canadien and the Mercy Hospital, the forerunner of Fogarty Hospital in North Smithfield. Today it is part of Mount Vernon Apartments off Roberts Street.
 While used as a home, the mansion had a tunnel running up to Mount St. Charles which allowed the Lepoutre to go to school without having to suffer inclement weather, family members recalled during their visit.
 Monique Lepoutre, 80, a resident of France and the wife of Louis’ son Roger, came to Woonsocket to visit her relatives initially back in 1930s and returned several times over the years.
On her most recent trip she brought along her son, Jerome, and his family to learn of their family’s role in the local textile trade.
“It was very wonderful. We can just imagine what was going on here but it was more than that. It was nice to experience a welcome home from our family members,” Jerome said.
 Monique said her home city is similar in many ways to the faded textile town of Woonsocket. The mills that once made fabric there have also moved away to other countries and the struggle is to find new industries to replace them.
 The family members were given an overview of the Lepoutre contributions to the city’s textile industry by Bernard Fontaine, a former finance employee of the Verdun Mill family business and now a volunteer at the Museum, and also took a tour bus ride see old family properties and other sites in the city.
  The Verdun mill employed more than 300 textile workers at the height of its success and made top-quality worsted materials such as its blue serge used in men’s suits and later a khaki cloth used in military uniforms after the start of World War II. “They were wonderful to work for,” Fontaine said while recalling the busy textile manufacturing business that remained in operation at the site until 1963. The plant’s three shifts did every thing from making and coloring the woolen thread to weaving and finishing the cloth it sent out to customers, he noted.
 Jean-Luc Lepoutre of Salem, Mass., had lived in Woonsocket while his father, Raymond Lepouture, ran one of the mills. To this day he remembers it as a nice place to work and one where people knew each other and their community.
 There was also a sense that an era was ending. “We knew at that time we were not going to be working in textile industry much longer and we were going to have to find something else to do,” he said.
 George C. Lepoutre of Bethel, Conn., had also lived in Woonsocket during those years while his father, George E. Lepoutre worked in the plants. He recalls the three large mills of the Lafayette complex were still be standing when he visited the city several years ago and was surprised by the recent changes.
 “The changes have been very dramatic,” he said of the demolition project that cleared the site for new schools.
 Catherine, who toured the sites with her sons, Richard and Clement, said it was sad to see the change from the old industrial use but also good to know the area would be put to a new use.
 “I think we have to think of the general of today. The children are the future of the United States and they have to get a good education,” she said.
  Richard Lepoutre of Old Saybrook, Conn., can still remember of the smell of wet wool from when he would enter his grandfather’s old textile plant as boy and cherishes the family history he has learned over the years. His grandfather, Jacques, had joined the army two years before the start of World War I and had been proud of his service later in life.
 “I still have my grandfather’s Kepis helmet from World War I and his ornamental sword,” he said. “He survived the Battle of Verdun and that’s why he named his plant here the Verdun mill,” Richard Lepoutre said.

http://www.woonsocketcall.com/content/view/94818/1/

Les Thiriez

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fut la 1ère société en France à fabriquer les fils pour machine à coudre et dépose un brevet pour une machine à glacer les cotons fins inventée par un THIRIEZ, avec sa femme, dans leur cuisine, à partir d'une sauce permettant de glacer le fil de lin. La machine à vapeur a une puissance de 1.000 chevaux-vapeur. L’ usine d'Esquermes s'étend progressivement sur 6 hectares, en partie sur l’ ancienne ferme Plattel. Des bâtiments de 4 étages et 12 m de large s'étendent sur 142 m route de Béthune et 46 m rue de l’ Epinette. Les cotons sont achetés aux Etats-Unis à Andrew Law & Co, à Savannah. Le transport pouvait prendre 5 mois. 1863 : visite de l’ Empereur  Napoléon III aux ateliers d'Esquermes. L’ usine de Parvomaï employait 150 personnes. En 1922, DMC est cotée à la bourse de Paris. En 1961, elle fusionne avec la société lilloise Thiriez et Cartier-Bresson. L’ entreprise mulhousienne garde sa raison sociale mais remplace son logo, une cloche, par celui de Thiriez, une tête de cheval. Dans les années 1960, le groupe va compter jusqu'à 30 000 salariés. Xavier Thiriez fonde en Colombie, en association avec la famille  Médina, la filiale Satexo (Compania Textil  Colombania SA), avec une usine de fil  à coudre à Itagui (Médellin) et un réseau de six dépôts régionaux. SATEXO, avec Léon Thiriez, développe ses activités industrielles en amont et en aval. 20 ans plus tard, la société comprendra 1400 personnes et 30.000 broches, avant la crise du textile Colombien des années 1980. Dans les années 1960, Xavier Thiriez développera ses ventes au Panama et au Salvador.

Ce sera la seule implantation de TCB à l’ étranger.

Les Desurmont
Jules Desurmont  and Eugene Bonte, The next of the French industrialist to set up operation in Woonsocket was Jules Desurmont. Desurmont founded Jules Desurmont Worsted Company, later Riverside Worsted Company, in 1907. Like the Lafayette Worsted and the French Worsted, the corporate headquarters remained in France and Desurmont speut little time in Woonsocket. The company built a massive mill at 84 Fairmount Street, across the street from the Alice MIl l. Built  of concrete with a brick veneer, the building was virtually fire proof. Desurmont Worsted spun yarn using the french process" and employed 350 people in 1910. The company was reorganized in 1935 and its name was changed to Riverside Worsted Company. It was still owned and controlled by Jules Desurmont et Fils of France.

Les Flipo