Nous
commencerons par ces deux citations:
Pierre Prouvost dans la généalogie qu'il rédigea en 1748 :
« Voila la description
des descendants des Prouvost et de ceux qui se sont alliez jusques a la
fin de cette année mille sept cens quarante huit. Et on peut dire sans vanité,
que lesdits du surnom Prouvost, ont toujours vécu en gens de biens, d’honneurs
et de bonne réputation en la foi catholique apostolique et romaine et les plus
notables des villages qu’ils ont habitez "
et le
littéraire C. Lecigne, en 1911, publié chez Grasset, au sujet du poète Amédée Prouvost:
" Dès l’âge de cinq ans, Amédée Prouvost se sentit dépositaire d’une tradition et comme l’héritier présomptif d’une royale lignée : l apprit un à un le nom de ses prédécesseurs et que chacun d’eux signifiait depuis quatre siècles et demi, beaucoup d’honneur, de travail et de foi chrétienne. On ne voulut pas qu’il puisse méconnaître ce passé et, si, par impossible, il lui arrivait d’être infidèle, qu’il eût l’excuse de l’ignorance. Un jour le père prit la plume et, sans orgueil, sans autre prétention que de donner à ses enfants la conscience intégrale de leurs origines, il écrivit les annales de sa famille. Avant tout, il songea à celui qui était son premier né, l’espérance de la dynastie ; il s’adressa à lui :
« Je crois utile, mon cher fils, dès tes premiers pas dans ta vie d’écolier, de t’initier à ce que tes maîtres ne pourront t’enseigner avec autant de persuasion que ton père, j’entends L’amour de la famille, Le respect de ses traditions d’honneur, Un attachement inébranlable aux convictions religieuses de nos pères, et leur fidélité aux traditions monarchiques. Je considère comme un devoir De te donner comme modèle cette lignée d’ancêtres."

Jehan Prouvost, échevin de Roubaix, Seigneur de Wasquehal
était le bras droit de Pierre de Roubaix, proche de Charles de Bourgogne. Ces familles patriciennes des Flandres étaient au service de leur ville et de leurs suzerains qu’elles servaient comme un souverain dont on connait le luxe de la Cour, le talent de leurs peintres (Van Eyck).

La famille Prouvost s’installa à Lille pendant 100 ans
quand Pierre II Prouvost (1648-1691) épousa Marguerite de Lespaul ;
leur départ de Roubaix pour Lille, avec les héritiers de Lespaul ,fut considéré comme un deuil public; ils firent partie des principales familles de Lille et donc du Royaume de France suzeraine depuis peu dans cette région : et furent inhumés sous le pavement des principales églises de Lille avant que soient interdites les inhumations à l’intérieur des sanctuaires.
Les Prouvost et les Manufactures Royales de Lille
crées sous la protection de Charles Alexandre de Calonne, 1734-1802, intendant de Flandre et Artois à Lille (1778) ,
ministre et Contrôleur général
des finances de Louis XVI
entre 1783 et 1787,
et du Dauphin, fils de Louis XVI.
Pierre IV Constantin Prouvost
(1747-1808),
(1747-1798), fille de Jean Joseph échevin
de Roubaix sous l'Ancien Régime puis maire de
Roubaix le 13 août 1795, après avoir échappé
à la guillotine par la grâce de la
"Réaction Thermidorienne" épouse Marie Henriette des
Tombesdes Tombes, 12° du nom, échevin de Roubaix de 1740
à 1751
comme ses oncles Charles et Jean et soeur de Louis-Joseph des Tombes,
échevin de 1783 à 1790 ; Reçu "Maître de
Manufacture" en 1777, il devint l'un des principaux fabricants
roubaisiens et, avant la Révolution, figurait en
tête des habitants les
plus imposés de la paroisse. A l'époque, Panckoucke
écrit dans son Petit
Dictionnaire Historique et Géographique de la châtellenie
de Lille : « Beaucoup
de villes ne valent pas le bourg de Roubaix tant dans la beauté
des maisons
du lieu que dans le nombre de ses habitants ».
Le 22 vendémiaire an IV, avec le conseil
municipal, il leva, comme maire, le séquestre apposé sur la caisse du
précepteur pour employer les fonds comme secours aux pauvres. Durant
la tourmente il songea à émigrer mais ne put s'y résigner et il se cacha dans
une de ses propriétés, une des dernières qui lui restait. Apres le 9
thermidor, on le retrouve maire de Roubaix. "Homme généreux et probe, il
avait proposé à sa commune trois actions principales. D'abord, venir en
aide aux pauvres. Ensuite, protéger les cultivateurs dont les charrois
réquisitionnés les forçaient à négliger les champs. Enfin, défendre
l'hygiène de Roubaix dont les citoyens laissaient devant les domiciles des amas
de boue et d'immondices ».
Le souci des autres pour faire leur bonheur, déjà." Albert Prouvost
Toujours plus loin ; " On peut le considérer comme le fondateur de la
fortune industrielle des Prouvost ". Le frère de sa mère était
Pierre Constantin Florin, Député suppléant aux Etats généraux de
Versailles et premier maire de Roubaix.
Son petit fils, Georges Jules PROUVOST époux de Marie Lucie
de Mailly
avocat, conseiller à la cour d'appel
d'Amiens, fut lieutenant des Gardes Nationaux
Mère Béatrix PROUVOST

née le 6 février 1728, fut chanoinesse de Saint Augustin, prieure
de l'hopital Elisabeth de Roubaix qu'avait fondé en 1500 Isabeau de
Roubaix, en 1764 et s'illustra lors de la Révolution: Toute jeune, au mois de
janvier 1749, elle é tait rentrée au couvent de saint-Elisabeth de
Roubaix. Elle était prieure de son monastère lorsqu’éclata la
Révolution. Le 2 novembre 1792, des commissaires envoyés par le district
de Lille envahissent la maison et signifient aux religieuses qu’elles ont
à se disperser dans les vingt quatre heures. Sœur Béatrix avait alors 65
ans ; elle sortit très calme, sans une plainte. Elle était à peine
dans la rue qu’on la fit arrêter et écrouer dans la prison de Lille. On
l’accusait d’avoir caché une brique d’or et fabriqué je ne sais quelles boites
de plomb. La foule souveraine a besoin de colossales idioties ; on la
servait à souhait. Sœur Béatrix ne se troubla point ; elle comparut
devant le comité révolutionnaire et repoussa du pied l’absurde accusation. Elle
écrivit une lettre d’ironie sereine qui se terminait par ces
mots : « forte de mon innocence, je ne crains pas de demander
au comité la prompte décision de mon affaire et de ma mise en
liberté. » A l’heure où les femmes les plus héroïques ne savaient que
bien mourir, sœur Béatrix eut le courage de se défendre. Après une longue
captivité, elle sortit de la tourmente saine et sauve mais triste à
jamais. On la revit dans la famille, portant le deuil de son couvent
détruit et de sa mission interrompue. Elle s’en alla doucement mais elle
ne mourut pas toute entière. Son visage resta populaire au foyer des
pauvres et au chevet des malades. Sœur Béatrix ressuscitera un jour sous
le pinceau d’Amédée Prouvost:c'est bien sa figure qui rayonne dans le "Poème
du travail et du rêve": Dans le halo neigeux et frais de son rabat,Son
visage très pur que la coiffe angélise Se penche, souriant, comme un lys sous
la brise, Vers le moribond blême et las qui se débat.Près de la couche où
lentement il agonise,Durant ces nuits sans fin où la fatigue abat,Elle veille,
égrenant son rosaire tout bas,Avec une ferveur suppliante d'église.Sa robe est
vénérée au faubourg populeux Comme un habit de sainte à l'or miraculeux. De ses
lèvres les mots ainsi que des prières Viennent au cœur du pauvre apaiser
la douleur,Et ses pieuses mains douces comme des fleurs Se posent sur les
fronts pour fermer les paupières. Le nom de Béatrix n'était pour Dante qu'un
symbole de divine poésie; il sera plus et mieux pour Amédée Prouvost. Il
le recueillera pieusement comme le synonyme des plus pures gloires de sa maison
et il le mettra sur le berceau de sa petite fille." "Amédée
Prouvost" par C. Lecigne, éditions Bernard Grasset, 1911
Sœur
Béatrix ressuscitera un jour sous le pinceau d’Amédée Prouvost: c'est bien sa
figure qui rayonne dans le "Poème du travail et du rève":
« Dans le halo neigeux et frais de son rabat, Son visage très pur que la
coiffe angélise Se penche, souriant, comme un lys sous la brise, Vers le
moribond blème et las qui se débat. Près de la couche où lentement il agonise,
Durant ces nuits sans fin où la fatigue abat, Elle veille, égrenant son rosaire
tout bas, Avec une ferveur suppliante d'église. Sa robe est vénérée au faubourg
populeux Comme un habit de sainte à l'or miraculeux. De ses lèvres les mots
ainsi que des prières Viennent au coeur du pauvre apaiser la douleur, Et ses
pieuses mains douces comme des fleurs Se posent sur les fronts pour fermer les
paupières.»
Le petit
fils de Pierre
Constantin PROUVOST (1747-1808), Georges Jules Prouvost époux
de Marie Lucie de Mailly, avocat, conseiller à la cour d'appel
d'Amiens, fut lieutenant des Gardes Nationaux.

Portrait
d'un officier de la Garde
Nationale
Le mode
économique de ces sociétés industrielles mais aussi leur environnement
artistique à travers les siècles
ne peuvent pas être dissociés du principe
royal, ducal, princier.
Ce
document signé par Charles-Jérome Prouvost et Léon Scrépel ne peut dater que de
quelques jours avant le 30 janvier 1875 où le parlement vota, à une voix
près, celle du député Wallon, en faveur de la République, au détriment de
la Monarchie, représentée par le Comte de Chambord qui prit le prétexte de son
attachement au drapeau blanc pour éviter d'usurper le légitime retour des
descendants de Naundorff. Le Président fut le Maréchal de Mac-Mahon.
Charles III Prouvost incarne
la conception monarchiste: « Né à
Roubaix le 11 janvier 1901, pieusement endormi dans la paix du Seigneur à
Lambersart, après une longue et douloureuse maladie, le 23 mars 1953, à l’âge
de 52 ans, muni des sacrements de notre Mère la Sainte Eglise et la Bénédiction
apostolique, inhumé à Lambersart. » Extraits des lettres de
condoléances : « Doué des plus beaux dons de l’intelligence et du
cœur, il eut toutes les qualités du véritable chef. C’était un animateur et un
entraineur d’hommes, tenace, énergique et bon. » « Sa bonté et sa charité
étaient légendaires. »
son fils
ainé Christian Prouvost (Virnot) évoque
constamment les bienfaits du principe monarchiste mais critique les divisions
légitimistes/orléanistes.





Annuaires officiels de l'armée française des
années 1824, 1873 et 1914.
PROUVOST Théodore-Auguste
1873 Garde Impériale
Troupes Infanterie Voltigeurs- 4° Régiment de Nancy 4° compagnie & dépôt à
Metz Capitaine
Rang d'ancienneté: 23/09/1855 1873 Infanterie en ligne Lieutenant-Colonel Chevalier de
Théodore Auguste PROUVOST, lieutenant-colonel
commandant le 88e de ligne, chevalier de
Général de brigade, officier de
L’Annuaire
militaire de l’Empire Français pour l’année 1870,
publié sur
les documents communiqués par le Ministère de
Liste des Officiers et Fonctionnaires qui ont
été inscrits d’après les actes de naissance qu’ils ont produits au Ministère de
Infanterie
Chef de bataillon
Infanterie de ligne
Chef de bataillon
PROUVOST Pierre Edouard Joseph
(Branche Henri Prouvost-Florin, né en 1865)
1914 Armée
territoriale-Services de santé militaire-Officiers
d'administration du cadre auxiliaire du service de santé
(Réserve d'armée territoriale) officier d'administration de 2º classe
Affectation/Fonction: nommé par décret du 20/06/1900 Date d'affectation:
23/07/1907
PROUVOST Henri
Médaille militaire mle 11642, soldat au 165e rég. d'infanterie, compagnie de mitrailleuses
bon soldat, zélé et plein d'entrain. A été très grièvement blessé dans
l'accomplissement de ses devoirs, le 23 février 1916. Amputé de la jambe
gauche. Semble être Henri Prouvost-Delerue (1861- 22 janvier 1917 à Holzminden, Allemagne)
Eugène Maurice
Antoine Prouvost
né le 31 juillet 1895,
Roubaix
Marié avec Marie-Louise
Crépy, décédée
Eugène PROUVOST s'engagea volontairement dans le RI 43 à Lille, puis blessé à la jambe au Chemin des Dames près de Berry-au-Bac en 1916,
s'engagea dans l'aviation et descendit 3 avions allemands entre juin 1917 et 1918 ;
ce qui lui valut la médaille militaire et la croix de guerre avec palmes.
Henri Lestienne-Prouvost
Né en 1870, Décédé en 1915 - Amiens (80, Somme), hôpital, à l'âge de 45 ans
Né d’Henri Lestienne 1845-1912 et Antoinette Marie Prouvost 1849-1924
L'Abbé Henri Lestienne. Fondateur d'oeuvres sociales. Aumonier de la 51e division 1870-1915.
Souvenirs et correspondance. Mort pour la France.

Évadés de
Guerre 1914-1918 et 1939-1945
Liste de ceux qui, prisonniers de l’ennemi
pour la 1ère et la 2ème guerres mondiales, ont fait acte d’évasion,
ainsi que ceux qui se trouvant sous la
domination ennemie ont quitté le sol national au péril de leur vie pour
rejoindre les forces alliés combattants et aussi ceux qui ont facilité ou aidé
au péril de leur vie les évadés de guerre sur le chemin de
PROUVOST Gérard

Jules-Edouard Desurmont-Prouvost
Eclaireur Skieur au 18° BCA
Médaille militaire,
Croix de guerre
Blessé le 24 juin 1940,
Mort le 1° avril 1941
fils de Marcelle Prouvost 1893, d’ Edouard Joseph Prouvost 1861-1933 et Pauline Elisa Fauchille 1865-1954, petit fils d’Amédée l Prouvost et de de Jules Desurmont, né le 25 juillet 1889 - Tourcoing de Jules Aimable Joseph Desurmont 1863-1919 et Thérèse Motte 1868, fille d’ Alfred Motte 1827-1887 et Léonie Grimonprez 1833-1899, marié le 29 juin 1912, Roubaix,.

Liste des officiers de réserve de l’Armée de Terre et de l’Armée de Mer: Infanterie, Cavalerie, Artillerie, Aéronautique, Gendarmerie, Troupes coloniales, Chemins de fer, Santé, Justice, Recrutement...


PROUVOST Christian-Charles IV, né en 1927
7° spahi à Senlis et 1° régiment de spahis algérien à Médéa.
Capitaine de Cavalerie
fils ainé de Charles Prouvost.
PROUVOST Christian-Charles V,
Commandant de Réserve
fils du précédent, né en 1952

commandant de réserve, médecin
PROUVOST André, né 1933

PROUVOST Bernard , né en 1934

fils de Charles, a
servi en 1957-58-59 en Algérie au 20° dragons et au
18° régiment de chasseur à cheval. Il a fait un stage
commando et a reçu la croix du combattant dans la période
la plus dure de la guerre d'Algérie: il est lieutenant.
Liste officielle des prisonniers français,
guerre 1939-45
D’après les renseignements fournis par
l'Autorité allemande.
PROUVOST Henri
Liste officielle No 60 de
prisonniers français A Paris le 4 janvier 1941; né le
23-11-1918 à Waquechy
2e cl.
23e R.A.F. Camp
: Stalag XII A. ALLEMAGNE Lieu
: Hohenstein
PROUVOST Joseph

de la branche puinée des Liévin Prouvost, Liste officielle No 97 de
prisonniers français A Paris le 18 mai 1941; né le
6-8-1911 à Sin-le-Noble
serg.
38e Camp
: Stalag XVII A. ALLEMAGNE
Lieu
: Hohenstein
de la branche Liévin Prouvost
Liste officielle No 83 de
prisonniers français A Paris le 17 mars 1941; né le 3-7-1917 à Meudon 2e cl.
406e D.C.A. Camp
: Stalag XVII B. ALLEMAGNE Lieu
: Hohenstein
Recensement des Maires
MairesGenWeb
Pierre Constantin Joseph PROUVOST 13.08.1795 08.11.1795 59 -
Roubaix
Jean PROUVOST 1951 1977 41 - Yvoy-le-Marron
Pierre PROUVOST 03.1977 6.03.1983
59 - Roubaix
Elisabeth PROUVOST 1977
1977
41 - Yvoy-le-Marron
François PROUVOST 2001
02 - Bucy-lès-Pierrepont
Olivier PROUVOST 2001 62 - Bienvillers-au-Bois
Albert-Félix Prouvost
Président du Tribunal de Commerce de Roubaix
Administrateur délégué du Peignage Amédée
Prouvost et Cie et de la lainière de Roubaix
Vice Concul d’Espagne
« Monsieur Amédée Prouvost est le type
du grand industriel roubaisien, actif, intelligent, dominant tout un monde par
l’exemple, le prestige de son travail et de son dévouement. Il est, de plus, un
artiste et un lettré ; sa maison est une bibliothèque et un musée d’art. Il
se délasse de ses longues journées de labeur à feuilleter les beaux livres ou à
contempler sa collection de primitifs. A son école, le futur poète apprend le
secrêt d’embellir par l’esprit et le goût les vies les plus austères.
On ne lui dit point mais il voit bien que les
vertus de ses ancêtres revivent en son père. Il salue en lui, avec une
admiration qui grandira sans cesse, un des chefs de l’usine et du foyer dont il
vient de contempler le magnifique cortège. Extrait du livre sur le poète Amédée
Prouvost par Lecigne, Grasset.
« C'est pendant la guerre de 1914 que
grand-père donna le plus bel exemple de sa foi patriotique et religieuse. Le 1er
mars 1916, il était emmené par les Allemands avec tout ce que Roubaix
comportait de notabilités politiques et économiques, comme otage au camp
d'Holzminden. Cette captivité, écrit grand-mère dans un petit opuscule « In
Memoriam », fut extrêmement dure pour lui à cause de sa santé précaire, de
l’infirmité de sa jambe récemment soumise à une intervention chirurgicale. J'ai
eu des échos de l’admiration qu'il suscita en se rendant à pied, au lieu de
rassemblement. La captivité - elle devait durer 6 mois bien que dure pour un
homme de 63 ans (hiver terrible, couchage sommaire, promiscuité) ne semble pas
avoir altéré sa bonne humeur et dans ses lettres grand-père ne se plaint pas.
Il remercie des photos de famille qui lui ont fait un immense plaisir. « Odette
Lesaffre, sur la photo, m'a semble très jolie et très grande, Claude est-il
toujours aussi diable? Merci des lettres de ma chère Betsy et de ses envois, de
la photo de Simone, je ne connais pas ma dernière petite-fille. Henry me ferait
plaisir en me rassurant sur mon Assurance Vie, je ne puis payer les primes.
Solange a été bien gentille
pour moi,
j'ai vu les photos de ses enfants, le bon sourire de Georges annonce un
heureux
caractère ». En se prolongeant, la captivité lui
devenait de plus en plus
pénible. Son cousin et compagnon de captivité, Henri
Prouvost, était mort dans
ses bras et cela l’avait beaucoup affecté. Rien ne manqua
a son angoisse, il fut
hospitalisé six semaines au Lazaret du camp, a cause d'une
grande dilatation de
l’aorte, qui donnait des complications cardiaques. Il fut en
grand danger.
Grand-mère poursuit dans l’opuscule déjà
cité : « Après six mois de captivité,
le retour à Roubaix fut une meurtrissure pour son cœur,
trouvant une maison
vide de toutes ses affections et pleine d'Allemands installés en
maîtres. En
outre, par suite d'information erronée, tant à Roubaix
qu'à Holzminden, on
s'attendait à ce que les otages libérés fussent
dirigés vers la France libre.
Grand-mère et Mimi partirent, en conséquence, pour la
France libre, vers laquelle
les Allemands organisaient parfois les trains via la Suisse, et quand
grand-père revint à Roubaix, la maison était vide;
il semble d'après les
documents que m'a communiqués Hubert Dubois et dont
grand-mère a donné lecture
a ses enfants avec un admirable courage au lendemain des
funérailles de son
mari, que grand-père ait été a nouveau
inquiète par les Allemands après son
retour de captivité. On lit en effet en date du 12 novembre 1917
:
« En partant au tribunal de guerre, «je ne
cesse de penser à toi, chère compagne, â mes chers enfants, à mes
petits-enfants, et à toute la famille. Si ma santé devait être ébranlée, et que
je succombe dans mon cachot, je mourrai en bon chrétien et en partant vers Dieu
ma dernière pensée, mes dernières bénédictions seront pour vous. J'ai le cœur
qui saigne, mais j'ai l’âme en paix, je serai courageux dans mes heures de
souffrance, je vous embrasse tous avec affection et tendresse. P.S. Que mes
petits-enfants demeurent de bon chrétiens fideles à nos traditions familiales.
« Laus Deo Semper! " C’est dans les mêmes dispositions de foi et de
courage qu'il devait mourir prés de dix ans plus tard. »
« Notre père avait insisté vivement
auprès de notre mère pour la décider à quitter Roubaix. Par sa position au
Peignage, son titre de président du tribunal de Commerce, il jugeait que son
devoir impérieux était de rester à son poste » Albert-Eugène Prouvost
Il avait été emprisonné comme notable puis
relaché en sa qualité de Consul d’Espagne, il avait défendu pied à pied nos
usines contre les réquisitions de l’ennemi. Il
était un des dirigeants du Comité général d’aide sous toutes ses formes
à la population ouvrière très éprouvée ; il décéda des suites d’une
opération bénigne après avoir écrit des lettres empreintes des mêmes sentiments
de foi en Dieu et dans une France renouvellée par l’épreuve. Dans les trois
derniers mois, il marque sur ses carnets ceux chez qui il fut invité : les
Emile Masurel, Edmond Masurel, Madame Auguste Vanoutryve, Amédée Prouvost,
henri Mulliez, Ernest et François Roussel, René et Joseph Wibaux, Eugène Mathon ;
le 31 mars : « dîner chez les edmond Masurel ». Le 5 avril il
succomba à son embolie.
Les élus socialistes pronocèrent des disours
empreints de la meilleure reconnaissance
pour l’œuvre accomplie.
« Esprit droit et éclairé, Albert
prouvost joignait, à une grande largeur de vues, la plus exquise bonté :
les humbles et les grands avaient droit égal à sa sollicitude, et il prenait à
cœur avec le même scrupuleux esprit de justice, la cause la plus obscure et le
procès le plsu retentissant : aussi ses collègues ne se lassaient ils pas d’admirer son
inépuisable patience, qui n’avait d’égal que son inaltérable urbanité.
Il fut avant tout un homme de devoir, et cet
esprit de sacrifice, il le poussa jusqu’au bout lorsqu’aux heures tragiques
d’octobre 1914, où il se sépara de ceux qu’il avait de plus cher au monde,
parce qu’il estimait que son devoir lui commmandait de rester à son poste de
premier Magistrat de la Ville.Il fut de ceux dont on peut dire : «
il a passé en faisant le bien, aussi sa récompense sera éternelle». Discours
d’Henir Eckmann au nom du tribunal de Commerce de Roubaix.
Albert-Eugène Prouvost

« Pendant la guerre furent tués Paul
Lefebvre, mon beau frère Eugène Motte, Georges Florin ; en juin 1915,à Hébuterne
en Artois, un de nos régiments fut particulièrement frappé : mon cousin
germain, l’héroïsme Abbé Henri Lestienne, André Masurel, François Motte
entr’autres tombèrent au champ d’honneur. Mon beau frère, le lieutenant Jean
Cavrois avait été désigné pour faire partie du corps expéditionnaire en
orient : brave parmi les plus braves, il fut tué en entrainant sa section
à l’assaut sur un champ de bataille de Serbie. »
Mobilisé le 3 août 1914, je fus chargé
d’utiliser ma voiture et fit pendant six mois l’évacuation de matériel. ;
fin 1915, je m’inscrivis à l’école d’officiiers de beauvais et, au début de
1916, on me confiait, comme sous-lieutenant, le commandement d’une section
Saniataire automobile pour chercher les blessés : je vis de près le courage et la souffarnce.
Un roubaisien fut particulièrement à
ll’honneur, le commandant Bossut. Chargé du transport des malades, je fus
légèrement blessé. Ma Section Sanitaire 111 reçut plusieurs Croix de Guerre :
j’en reçu une : « Le sous-lieutenant Prouvost, Albert Eugène, de la
SSA : pendant les deux périodes de séjour en secteur de la division, a
exercé avez zèle, intelligence et dévouement, le commandement de sa
section » par des routes très bombardées.
Le gouvernement français demanda à mon frère
Jean Prouvost de créer à Elbeuf un peignage qui utiliserait le matériel du
peignage de Reims ; Albert-Eugène reçut un ordre de mission pour se
procurer de la laine brute en Argentine : en janvier 1918, il arriva à
Buenos-Aires avec Rita et mes enfants. Il avait son bureau à l’hôtel Plaza avec
sa secrétaire Rita.
L’immense tragédie nouos avait tous marqués
pour la vie. C’en était fini de notre belle et insouciante jeunesse d’avant
1914. Nos villes et nos demeures avaient été à peu près épargnées ; notre
mère décida de quitter le boulevard de Paris pour rejoindre sa mère au Vert-Bois ;
elles retrouvent le fidèle Clovis et la chère Irma.
Deux amis intimes de mon père, Eugène Mathon
et Joseph Wibaux fondèrent le « Consortium de l’industrie textile »
avec mission de relever le niveau de vie des populations ouvrières, le soutien
des familles nombreuses, avec un sursalaire par voie de compensation
interprofessionnelle. : « Notre région de Roubaix-Tourcoing »
peut revendiquer l’honneur de cette création bénévole qui, peu à peu, s’étendit
aux autres régions de France et fut finalement consacrées par la loi sur les
allocations familiales qui établit la justice sociale entre les familles et est
à la base du relèvement de la natalité de notre pays».
Toutes les Fédérations lainières furent
regroupées, sur l’idée d’Eugène Mathon, en « Comité Central de la Laine,
au 14, rue d’Anjou

à Paris en 1922 présidé par Jules Vanoutryve,
Eugène Motte, Albert Prouvost jusqu’en 1958.
Localement, les peigneurs de laine, bien que
se concurrençant vivement, ont toujours
représenté une groupe d’excellents camarades et amis. Le syndicat fut présidé
par Amédée II Prouvost de 1899 à 1920 puis Albert-Eugène de 1920 à 1933 (étendu à
l’ensemble des peignages français et
puis Eugène Motte de 1933 à 1955.
Mon discours du centenaire du Peignage en
juin 1951 :
Grandes dates :
1919 : Fondation de Prouvost et Lefebvre
1927 : Création du peignage de Wattrelos
et de la centrale Electrique
1924 : peignages des USA : la
branch River wool Combing company et grand voyage aux Etats-Unis.
« Voyage d’Albert, Rita, Marguerite,
Albert-Auguste et Madame Vanoutryve : visite du chantier de l’usine de
Woonsocket,chutes du Niagara, Detroit et les usines Ford, Chicago et les
abattoirs, Colorado Springs et Buffalo Bill, denver et le Pikes Peak, Le grand
canyon de l’Arizona.Salt Lake City et les mormons, San francisco, Santa
barbara, et son tremblement de terre deux joours avant de passer, Hollywood et
ses studios (Marguerite obtient un autographe de Charlie Chapplin), le Texas,
la Noouvelle Orléans, Washington et la Maison Blanche, Philadelphie et
New-York, Manhattan, l’ascenseur de l’Empire State, retour par « l’Ile de
France » au Havre.
Albert-Auguste Prouvost

« Viscéralement
hostile à l’Allemagne
nazie, Albert-Auguste Prouvost a raconté comment, après
Montoire, il dut
« renier le Maréchal ». Les deux
directrices (protestantes) d’une clinique de La Madeleine
lui
proposèrent de rentrer dans le réseau Syvestre-War
Office. Sa propriété campagnarde
des environs de Lille devint un lieu de transit pour résistants
et aviateurs
britanniques ; il obtenait pour eux des fausses cartes
d’identité du maire
de Roubaix, Victor Provo. Il fit encore installer au peignage
Amédée Prouvost
une imprimerie clandestine qui édita des
« Instructions de combat ».
Il obtint d’amis industriels des fonds au profit de la
Résistance :
Bernard D’Halluin, Jacques Masurel,
Alphonse et Eugène Motte, Alphonse et Jean Tiberghien. Il
participa enfin aux
combats de la Libération, en particulier au lieudit Haut-
Vinage, dans la
commune de Wasquehal. Jean Masurel, cousin d’Albert Prouvost,
combattit, lui,
pour la libération de la capitale et y perdit une jambe. Son
frère Antoine
Masurel (1912-1990) participa en zone sud
à la construction du réseau Phratrie ; en mission
dans le Nord,
emprisonné, il fut délivré par l’avance
alliée du train qui l’emmenait en
déportation. Il se vit décerner le titre de compagnon de
la Libération. «
MN
« N'ayant
jamais sollicite cette distinction, je crois qu'il s'agit d'une plaisanterie.
Pas du tout. A notre retour dans le Nord, j’ouvre une lettre du ministre des
Finances de l'époque, François Ortoli qui me touche vivement. « Cette
exceptionnelle distinction, écrit-il, vient justement récompenser les services
que, avec dévouement, tact et compétence, vous rendez depuis trente-huit ans à
l’économie du pays. Connaissant l'étendue et l'éminente qualité de vos mérites,
il m'a été agréable de proposer au gouvernement de vous élever au grade
d'officier. Je suis heureux de vous en féliciter aujourd'hui. Un tel compliment
me remplit de confusion. J'avais eu la chance, en effet, avant qu'il ne soit
ministre, de le recevoir au Vert-Bois et de le lui faire visiter ainsi que
quelques quartiers résidentiels et logements de cadres qui l'avaient
impressionné. Comment pouvais-je imaginer que la conversation très amicale me
promettait cette promotion ? Je n’oublierai jamais les télégrammes, cartes et
lettres de félicitations qui me parviennent a cette occasion de tous les pays
du monde. N'ayant jamais fait de politique, je ne pouvais deviner qu'un jour je
recevrais des témoignages de sympathie de personnalités et de militants
d’opinions si diverses. »
La lecture des
mémoires d’Albert m’a révélé qu'un sang noble coulait dans ses veines; je
l'ignorais quand, devant sa tombe encore ouverte, j'ai salue le départ d'un
seigneur, généreux avec magnificence, qui ne rougissait ni d'habiter une
demeure historique parce qu'il avait consacre au logement social des années
d'imagination créatrice, ni d’avoir transforme sa maison familiale en musée
parce qu'il l’avait ouverte a tous. Quand la Reine d’Angleterre vint pour la
première fois chez nous en visite officielle, elle fut accueillie par Albert
Prouvost à la porte du peignage Amédée Prouvost. Aussitôt après cette brève
cérémonie, le patron s'éloigna discrètement pour rejoindre, au deuxième rang,
les membres du personnel de l'usine qui avaient appartenu comme lui pendant les
années noires, au groupe de Resistance Sylvestre Buckmaster. Je connaissais
alors Albert depuis dix ans. Jamais il n'avait dit, devant moi, la moindre
allusion à son engagement dans l'armée des ombres. Ce geste avait été discret,
le silence tout naturel; Albert Prouvost était un grand seigneur. Maurice
SCHUMANN de l’Académie Française.
« Le 1er février 1958, le CIL organise
une manifestation d'adieux pour rendre hommage à son fondateur. Je suis très
ému. Sur la scène, le président de l'Union Textile, Bernard d'Halluin, et le
député-maire de Roubaix reconstituent l’historique des faits et donnent le
bilan : 8 000 familles logées et 18 000 enfants qui s’épanouissent dans
des conditions de vie plus décentes et plus confortables. De mon coté, je
termine mon discours par ces mots:
« Si quelqu'un,
après ma mort, veut rappeler mon souvenir, peut-être pourrait-il, dans un des
squares de nos nouveaux quartiers, poser une plaque très simple, cachée dans un
coin de verdure. Si un jour, des enfants, au milieu de leurs jeux, venaient à
le découvrir, ils y liraient, auprès de mon nom, un seul titre - le plus beau
pour moi - « fondateur du CIL».
Le « 1% logement
» selon Lutte ouvrière :.
C’est un
groupement patronal, les patrons du textile du Nord, qui, cherchant à résoudre
le problème des logements pour leurs ouvriers, fut à l’origine de ce qu’on
appelle le « 1 % logement », l’État se ralliant en 1953 à cette initiative
privée.
Albert-Auguste
Prouvost, grand patron à la tête d’un empire industriel textile de la région de
Lille-Roubaix-Tourcoing, héritier de l’une de ces « 200 familles » et plus
grosses fortunes capitalistes du pays, estimait qu’il fallait loger décemment
les ouvriers : tout en soulageant quelque peu la misère, facteur d’agitation
sociale, cela permettrait une meilleure efficacité à l’usine, contribuerait à
baisser le coût du travail et à maintenir les bas salaires. Pour réussir à
construire massivement et pas cher, il était convaincu qu’il fallait trouver un
système qui permette d’attirer les capitaux en leur assurant une bonne
rentabilité. Il fallait concentrer les fonds, construire de façon standardisée
et industrielle, et réclamer l’aide et la garantie de l’État. Il fallait,
disait-il, « inciter l’initiative privée, brimée depuis 25 ans par une
législation néfaste, à retrouver ses fonctions normales de bâtisseur avec comme
condition essentielle de rendre cette construction rentable ». Et en attendant
que le gouvernement lui donne satisfaction et annule, en particulier, le
blocage des loyers, Prouvost organisa avec d’autres patrons du Nord une
cotisation de 1 % sur les salaires, versée à un organisme collecteur sous leur
contrôle, le Comité interprofessionnel du logement (CIL), permettant de mettre
en commun les ressources et de construire des logements dont ils restaient
propriétaires.
Prouvost
expliquait ainsi les avantages de l’opération : « Le
1 % étant intégré dans les
charges pouvait être répercuté en fin de compte sur
les prix de vente,
c’est-à-dire sur les consommateurs ». Il inaugurait,
dès 1946, le paritarisme
dans la gestion du CIL, permettant d’impliquer les organisations
syndicales
ouvrières dans la gestion des problèmes (« Si une
augmentation de loyer est
indispensable, elle sera plus facilement acceptée par les
travailleurs »,
expliquait-il). Par ailleurs, le CIL sollicitait des financements
complémentaires pour construire les logements ouvriers, comme
des subventions
de l’État, des départements ou des communes,
réussissant à faire en sorte qu’en
1950, les fonds collectés ne représentaient plus que 35 %
du coût proprement
dit de la construction. En effet, dès 1947, le patronat du Nord
avait obtenu
que les emprunts à taux réduits de la Caisse des
Dépôts et Consignations lui
soient ouverts et, en 1948, des aides aux ménages pour payer les
loyers (des
allocations-logement) ou pour accéder à la
propriété avaient été
développées.
Pourtant, fin
1950, l’entreprise restait limitée avec seulement 2 500 logements construits.
Mais elle avait gagné du terrain dans les milieux patronaux, avec le ralliement
des industriels de Mazamet, de Belfort, de Reims, qui firent pression sur le
gouvernement afin qu’il prenne des mesures favorables à la construction privée.
Ils réclamaient en particulier que le gouvernement étende à l’ensemble des
employeurs la cotisation du « 1 % logement » en lui donnant force de loi.
« Sous le
pseudonyme de Jean Bernard, il agit sur plusieurs plans. Il aide de nombreux
Résistants et aviateurs anglais à rejoindre Londres. Il se préoccupe aussi du
sort des jeunes requis dans le cadre du Service du Travail Obligatoire. Pour y
échapper, il leur propose de devenir caviste en Champagne, chez Moet et
Chandon, société tenue par les oncles de sa femme. Dans sa propre entreprise,
le Peignage Amédée Prouvost, il installe une imprimerie clandestine. Autre
initiative : une collecte de fonds organisée auprès de ses amis industriels,
Bernard d'Halluin, Jacques Masurel, Alphone et Eugène Motte, Alphonse et Jean
Tiberghien pour financer l'activité des réseaux. » Lutte ouvrière
Quelques jours
avant la libération, Albert Prouvost est au centre d'une négociation entre le
commandement Allemand de la région Nord et la Résistance.Le général Niehoff s'engage
à libérer tous les résistants détenus à Loos, si les maquisards ne s'opposent
pas au départ du dernier convoi allemand. Les responsables du réseau Sylvester
Farmer n'y croient pas une seule seconde, ils savent de quoi sont capables
leurs ennemis. En effet, le 1er septembre 1944, parti de Tourcoing, un dernier
train emmène vers le camp de la mort 900 prisonniers de Loos. Les résistants
wattrelosiens, avec à leur tête Henri Bracaval, essaient bien, à hauteur du
pont des 44, rue du Mont-à-Leux, de l'intercepter mais doivent y renoncer
devant l'importance des moyens mis en place par les Allemands. Bien peu de
prisonniers du train de Loos reviendront vivants des camps de la mort » MN
Né le 12/11/1774 à Roubaix
Né le 11/08/1874 à Saint Rambert L'Ile Barbe (Lyon)
Chevalier LH le 15/10/1921, industriel Nord
Chevalier LH le 15/05/1910 Propriétaire agricole en Tunisie
Sous Lieutenant au 147° régiment d’infanterie Nord
Autres vaillances :
Albert-Eugène Prouvost, fils d'Albert-Félix Prouvost
Jean Prouvost, petit fils d'Amédée I Prouvost:
Légions d’honneurs de parents et alliés :
• Masurel
Albert Julien Charles, Né le 09/04/1863 à Lille
• Masurel
Edmond Jules Joseph, né le 30/03/1857 à Tourcoing
• Masurel
Francois Joseph, né le 09/10/1826 à Tourcoing
• Masurel
Paul Victor Joseph, né le 16/02/1835 à Tourcoing
• Motte
Albert Marie Joseph, né le 06/12/1858 à Roubaix
• Motte
Alfred Philippe Ferdinand, né le 30/11/1999 à
• Motte
Alfred Philippe Ferdinand, né le 08/08/1827 à Roubaix
• Motte
François Etienne Adolphe, né le 16/01/1843 à Honfleur
• Motte
Henri Jean Baptiste Joseph, né le 14/08/1872 à Roubaix
• Motte
Henri Paul, né le 12/12/1846 à Paris
• Motte
Jacques Philippe Pierre Joseph, né le 22/10/1796 à Tourcoing
• Motte
Louis François Joseph, né le 25/04/1817 à Roubaix
• Motte
Pierre Gabriel, né le 25/02/1774 à Versailles
• Dewavrin
Omer Julien Valery, né le 22/10/1837 à Hordain Nord
• Watine
Ernest Charles Marie Joseph, né le 02/07/1871 à Roubaix
• Watine
Louis Alphonse Francois Joseph, né le 08/09/1814 à Wattrelos
Florin
Séraphin, 1781/07/17
Bonduelle
Edmond charles, 1813/06/10
Delesalle
Auguste Alfred, 1851/07/04 Nord Marcq en baroeul
Delesalle
Charles Emile, 1850/02/04 Lille
Delesalle
Emile Auguste, 1820/06/25 Lille
Delesalle
Joseph Aimé, 1792/12/01 Lille
Delesalle
Joseph Augustin, 1773/03/22 Royaume des Pays Bas
Scrive
Albert Raymond, 1884/07/07 Arques Pas-de-Calais
Scrive
Antoine Joseph, 1789/10/02 Lille
Scrive
Gaspard Léonard, 1815/01/13 Lille
Scrive
Henri Amédée, 1815/01/13 Lille
Scrive
Ignace Henri
Scrive
Jules
Scrive
Léon Fidèle, 1874/01/22 Roubaix
Dalle
Isidore, 1751 Linselles
Dalle
Jean Baptiste, 1839/03/20
Droulers
Florentin Joseph, 1799/02/20 Wasquehal
Lethierry
Désiré, 1791/09/13 Lille Nord
• Barrois
Charles Eugene, né le 21/04/1851 à Lille
• Barrois
Félix Antoine, né le 05/07/1830 à Cambrai
Médailles
d’Honneur de
Liste des mères de famille qui ont reçu la
médaille de
"Les épouses valent les époux ; elles sont la main qui se tend
vers les pauvres et qui répand l’aumône.
Vers 1681, Marguerite de Lespaul, veuve de Pierre Prouvost,
lègue à la paroisse de Wasquehal cent trente livres parisis à charge de prières
« et le reste des revenus à acheter des camisoles pour les
pauvres vieil hommes ».
"Dans la famille Prouvost,
les femmes se haussent facilement jusqu’à l’héroïsme."

6 enfants à Croix; médaille de bronze en 1948
PROUVOST, Jeanne, épouse Hequette
6 enfants ; médaille de bronze en 1946
PROUVOST Aline, née Aline Ponroy
5 enfants à Bordeaux; médaille de bronze en 1950
PROUVOST Antoinette, née Bernard
6 enfants à Tourcoing; médaille de bronze en 1950
PROUVOST Jacqueline, née Six
5 enfants à Roubaix; médaille de bronze en 1948
PROUVOST Octavie, née Derroeut
5 enfants à Willems, médaille de bronze en 1946
PROUVOST Yvonne, née Leclercq
8 enfants à Tourcoing; médaille d'argent en 1950
PROUVOST Laurence, épouse Six
6 enfants à Tourcoing; médaille de bronze en 1948
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