Chevaliers et Capitaines :

Servir :

Les Prouvost

depuis 1397 


blason Prouvost

Nous commencerons par ces deux citations:

Pierre Prouvost dans la généalogie qu'il rédigea en 1748 : 

« Voila la description des descendants des Prouvost et de ceux  qui se sont alliez jusques a la fin de cette année mille sept cens quarante huit. Et on peut dire sans vanité, que lesdits du surnom Prouvost, ont toujours vécu en gens de biens, d’honneurs et de bonne réputation en la foi catholique apostolique et romaine et les plus notables des villages qu’ils ont habitez "

 
et le littéraire C. Lecigne, en 1911, publié chez Grasset, au sujet du poète Amédée Prouvost: 

" Dès l’âge de cinq ans, Amédée Prouvost se sentit dépositaire d’une tradition et comme l’héritier présomptif d’une royale lignée : l apprit un à un le nom de ses prédécesseurs et que chacun d’eux signifiait depuis quatre siècles et demi, beaucoup d’honneur, de travail et de foi chrétienne. On ne voulut pas qu’il puisse méconnaître ce passé et, si, par impossible, il lui arrivait d’être infidèle, qu’il eût l’excuse de l’ignorance. Un jour le père prit la plume et, sans orgueil, sans autre prétention que de donner à ses enfants la conscience intégrale de leurs origines, il écrivit les annales de sa famille. Avant tout, il songea à celui qui était son premier né, l’espérance de la dynastie ; il s’adressa à lui : 

« Je crois utile, mon cher fils, dès tes premiers pas dans ta vie d’écolier, de t’initier à ce que tes maîtres ne pourront t’enseigner avec autant de persuasion que ton père, j’entends L’amour de la famille, Le respect de ses traditions d’honneur, Un attachement inébranlable aux convictions religieuses de nos pères, et leur fidélité aux traditions monarchiques. Je considère comme un devoir De te donner comme modèle  cette lignée d’ancêtres."

Description-Prouvost-1748

Jehan Prouvost, échevin de Roubaix, Seigneur de Wasquehal

était le bras droit de Pierre de Roubaix, proche de Charles de Bourgogne. Ces familles patriciennes des Flandres étaient au service de leur ville et de leurs suzerains  qu’elles servaient comme un souverain dont on connait le luxe de la Cour, le talent de leurs peintres (Van Eyck).

Charte-drpaiers-Jehan-Prouvost-1397

Prouvost-au-Moyen-Age

La famille Prouvost s’installa à Lille pendant 100 ans

quand  Pierre II Prouvost (1648-1691) épousa Marguerite de Lespaul ; 

leur départ de Roubaix pour Lille, avec les héritiers de Lespaul ,fut considéré comme un deuil public; ils firent partie des principales familles de Lille et donc du Royaume de France suzeraine depuis peu dans cette région : et furent inhumés sous le pavement des principales églises de Lille avant que  soient interdites les inhumations à l’intérieur des sanctuaires.


Les Prouvost et les Manufactures Royales de Lille

crées sous la protection de Charles Alexandre de Calonne, 1734-1802, intendant de Flandre et Artois à Lille (1778) , 

ministre et Contrôleur général des finances de Louis XVI entre 1783 et 1787, et du Dauphin, fils de Louis XVI.

Dauphin-couronne-Manufactures-Royales-Thierry-Prouvost

Pierre IV Constantin Prouvost (1747-1808),

(1747-1798), fille de Jean Joseph échevin de Roubaix sous l'Ancien Régime  puis maire de Roubaix le 13 août 1795, après avoir échappé à la guillotine par la grâce de la "Réaction Thermidorienne" épouse Marie Henriette des Tombesdes Tombes, 12° du nom, échevin de Roubaix de 1740 à 1751 comme ses oncles Charles et Jean et soeur de Louis-Joseph des Tombes, échevin de 1783 à 1790 ; Reçu "Maître de Manufacture" en 1777, il devint l'un des principaux fabricants roubaisiens  et, avant la Révolution, figurait en tête des habitants les plus imposés de la paroisse. A l'époque, Panckoucke écrit dans son Petit Dictionnaire Historique et Géographique de la châtellenie de Lille : « Beaucoup de villes ne valent pas le bourg de Roubaix tant dans la beauté des maisons   du lieu que dans  le nombre de ses habitants ».  Le 22 vendémiaire an IV, avec le conseil municipal, il leva, comme maire, le séquestre apposé  sur la caisse du précepteur pour employer les fonds comme secours aux pauvres. Durant la tourmente il songea à émigrer mais ne put s'y résigner et il se cacha dans une de ses propriétés, une des dernières qui lui restait. Apres le 9 thermidor, on le retrouve maire de Roubaix. "Homme généreux et probe, il avait proposé à sa commune trois actions principales. D'abord, venir en aide aux pauvres. Ensuite, protéger les cultivateurs dont les charrois réquisitionnés les forçaient à négliger les champs. Enfin, défendre l'hygiène de Roubaix dont les citoyens laissaient devant les domiciles des amas de boue et d'immondices ». 
Le souci des autres pour faire leur bonheur, déjà." Albert Prouvost Toujours plus loin ; " On peut le considérer comme le fondateur de la fortune industrielle des Prouvost ". Le frère de sa mère était  Pierre Constantin Florin, Député suppléant aux Etats généraux de Versailles et premier maire de   Roubaix.

Son petit fils, Georges Jules PROUVOST  époux de Marie Lucie de Mailly
 avocat, conseiller à la cour d'appel d'Amiens, fut lieutenant des Gardes Nationaux

Mère  Béatrix PROUVOST

Roubaix-Ancien-Regime
née le 6 février 1728,  fut  chanoinesse de Saint Augustin, prieure de l'hopital Elisabeth de Roubaix  qu'avait fondé en 1500 Isabeau de Roubaix, en 1764 et s'illustra lors de la Révolution: Toute jeune, au mois de janvier 1749, elle é tait rentrée au couvent de saint-Elisabeth de  Roubaix. Elle était prieure de son monastère lorsqu’éclata la Révolution. Le 2 novembre 1792, des commissaires envoyés par le district de Lille envahissent la maison et signifient aux religieuses qu’elles ont à se disperser dans les vingt quatre heures. Sœur Béatrix avait alors 65 ans ; elle sortit très calme, sans une plainte. Elle était à peine dans la rue qu’on la fit arrêter et écrouer dans la prison de Lille. On l’accusait d’avoir caché une brique d’or et fabriqué je ne sais quelles boites de plomb. La foule souveraine a besoin de colossales idioties ; on la servait à souhait. Sœur Béatrix ne se troubla point ; elle comparut devant le comité révolutionnaire et repoussa du pied l’absurde accusation. Elle écrivit une lettre d’ironie sereine qui se terminait par ces mots : «  forte de mon innocence, je ne crains pas de demander au comité la prompte décision de mon affaire et de ma mise en liberté. » A l’heure où les femmes les plus héroïques ne savaient que bien mourir, sœur Béatrix eut le courage de se défendre.  Après une longue captivité, elle sortit de la tourmente saine et sauve mais triste à jamais. On la revit dans la famille, portant le deuil de son couvent détruit et de sa mission interrompue. Elle s’en alla doucement mais elle ne mourut pas toute entière. Son visage resta populaire au foyer des pauvres et au chevet des malades. Sœur Béatrix ressuscitera un jour sous le pinceau d’Amédée Prouvost:c'est bien sa figure qui rayonne dans le "Poème du travail et du rêve": Dans le halo neigeux et frais de son rabat,Son visage très pur que la coiffe angélise Se penche, souriant, comme un lys sous la brise, Vers le moribond blême et las qui se débat.Près de la couche où lentement il agonise,Durant ces nuits sans fin où la fatigue abat,Elle veille, égrenant son rosaire tout bas,Avec une ferveur suppliante d'église.Sa robe est vénérée au faubourg populeux Comme un habit de sainte à l'or miraculeux. De ses lèvres les mots ainsi que des prières  Viennent au cœur du pauvre apaiser la douleur,Et ses pieuses mains douces comme des fleurs Se posent sur les fronts pour fermer les paupières. Le nom de Béatrix n'était pour Dante qu'un symbole de divine poésie; il sera plus et mieux pour Amédée Prouvost. Il le recueillera pieusement comme le synonyme des plus pures gloires de sa maison et il le mettra sur le berceau de sa petite fille."  "Amédée Prouvost" par C. Lecigne, éditions Bernard Grasset, 1911

Sœur Béatrix ressuscitera un jour sous le pinceau d’Amédée Prouvost: c'est bien sa figure qui rayonne dans le "Poème du travail et du rève":  « Dans le halo neigeux et frais de son rabat, Son visage très pur que la coiffe angélise Se penche, souriant, comme un lys sous la brise, Vers le moribond blème et las qui se débat. Près de la couche où lentement il agonise, Durant ces nuits sans fin où la fatigue abat, Elle veille, égrenant son rosaire tout bas, Avec une ferveur suppliante d'église. Sa robe est vénérée au faubourg populeux Comme un habit de sainte à l'or miraculeux. De ses lèvres les mots ainsi que des prières Viennent au coeur du pauvre apaiser la douleur, Et ses pieuses mains douces comme des fleurs Se posent sur les fronts pour fermer les paupières.»

Le petit fils de  Pierre Constantin PROUVOST (1747-1808), Georges Jules Prouvost  époux de Marie Lucie de Mailly,  avocat, conseiller  à la cour d'appel d'Amiens, fut lieutenant des Gardes Nationaux.

 Officier-Garde-Nationale

Portrait d'un officier de la Garde Nationale

 
Le mode économique de ces sociétés industrielles mais aussi leur environnement artistique à travers les siècles 

ne peuvent pas être dissociés du principe royal, ducal, princier.

                                                                                                                                                                                 
Charles I Jérome Prouvost écrivait ceci :

Commentaire-Charles-I-Prouvost 

Ce document signé par Charles-Jérome Prouvost et Léon Scrépel ne peut dater que de quelques jours avant le 30 janvier 1875 où  le parlement vota, à une voix  près, celle du député Wallon, en faveur de la République, au détriment de la Monarchie, représentée par le Comte de Chambord qui prit le prétexte de son attachement au drapeau blanc pour éviter d'usurper le légitime retour des descendants de Naundorff. Le Président fut le Maréchal de Mac-Mahon.

Charles III Prouvost incarne la conception monarchiste: « Né à Roubaix le 11 janvier 1901, pieusement endormi dans la paix du Seigneur à Lambersart, après une longue et douloureuse maladie, le 23 mars 1953, à l’âge de 52 ans, muni des sacrements de notre Mère la Sainte Eglise et la Bénédiction apostolique, inhumé à Lambersart. » Extraits des lettres de condoléances : « Doué des plus beaux dons de l’intelligence et du cœur, il eut toutes les qualités du véritable chef. C’était un animateur et un entraineur d’hommes, tenace, énergique et bon. » « Sa bonté et sa charité étaient légendaires. »

son fils ainé Christian Prouvost (Virnot) évoque constamment les bienfaits du principe monarchiste mais critique les divisions légitimistes/orléanistes.

 Thierry Prouvost est  membre de l’Association Unité Capétienne » depuis les débuts; défenseur du principe monarchique mais critique sur ses éventuelles conséquences négatives.

Prouvost-consacres-Dieu

Religieux-Prouvost-Screpel

religieux-prouvost-screpel

Prouvost-Tertiaires-Marguilliers

Charges-Fonctions-famille-Prouvost

Suivent les registres officiels de l'Armée française; n'ont été gardés que les Prouvost répertoriés sauf Théodore au parcours passionnant; 

bien d'autres n'ont pas été étudiés mais seront rajoutés au fur et à mesure

Officiers blessés et tués pendant les guerres de l’Empire 

Tableaux par corps et batailles des
le supplément des Tableaux par corps et batailles des Officiers blessés et tués pendant les guerres de l’empire (1803-1815),
et l’état nominatif des Officiers blessés et tués de 1816 à 1911
par A. MARTINIEN

PROUVOST Expédition de Morée  1er Bataillon  16 août 1855, Bataille de la Tchernaïa (Traktir)   lieutenant


Annuaires officiels de l'armée française des années 1824, 1873 et 1914.

PROUVOST Théodore-Auguste
1873 Garde Impériale
Troupes Infanterie Voltigeurs- 4° Régiment de Nancy 4° compagnie & dépôt à Metz  Capitaine   Rang d'ancienneté: 23/09/1855
1873   Infanterie en ligne  Lieutenant-Colonel Chevalier de la Légion d'Honneur  Régiment: 88ème Rang d'ancienneté: 8 nov. 1870
Théodore Auguste PROUVOST, lieutenant-colonel commandant le 88e de ligne, chevalier de la Légion d’honneur, né à Lille le 26 avril 1826, fils de feu Jean Baptiste Joseph PROUVOST, bailli de la paroisse Saint Etienne de Wazemmes (Nord), y décédé le 22 juillet 1847, et de défunte Marie Renette MINNIER, rentière, décédée à Lille le 9 mai 1867. 

Général de brigade, officier de la Légion d’honneur, commandeur du Nichan-Iftikhar, Théodore Auguste PROUVOST est décédé en 1885. Il avait épousé Hélène Marie Aglaé BÉCANE, née à Versailles le 2 février 1846, décédée à Dunkerque (Nord), 18, rue Alexandre-III, le 1er septembre 1900, à Cahors (Lot) le 4 septembre 1871. Le contrat de mariage avait été signé chez Maître LUGAN, notaire à Cahors, le 4 septembre 1871, en présence du baron Emile Alexandre de MONTFORT, général de brigade, 56 ans, Paul Jean Jacques LESPINASSE, capitaine adjudant-major, 43 ans, Louis Honoré DARCY, médecin-major de 2e classe, 50 ans, et Jean Alexandre LORDON, capitaine adjudant-major, 43 ans. veuve, elle se remaria au château de Roquefoulet à Montgeard (Haute-Garonne) le 28 décembre 1886 avec le marquis Rodolphe Jean Gabriel Charles de CHAMPEAUX d’ALTENBOURG, né à Toulouse le 26 juillet 1839, propriétaire rentier, ancien conseiller général de la Haute-Garonne, ancien secrétaire d’ambassade, fils de feu le marquis Léonard Pierre de CHAMPEAUX d’ALTENBOURG, et de Madame Louise Aurélie de SAINT-FÉLIX, âgée de 72 ans, sa veuve. Le contrat de mariage avait été signé le 23 décembre courant chez Maître SENAC, avocat, notaire à Toulouse, en présence du comte Adrien de BERTIER, 39 ans, propriétaire, demeurant au château de Pinsaguel, Benjamin de GENNES, 51 ans, propriétaire à Fonsorbes, Emile LE CAMUS, avocat, ancien avoué, 75 ans, et Eugène MARTIN, propriétaire, 48 ans. Ce mariage a été dissous par jugement de divorce suivant arrêt de la Cour d’Appel de Toulouse en date du 14 décembre 1892, réformant le jugement rendu par le Tribunal civil de première instance de Toulouse du 11 août de la même année, le dit arrêt suivi de désistement de pourvoi de cassation en date du 3 mai 1893. Non rattaché à la famille étudiée dans cet ouvrage.

L’Annuaire militaire de l’Empire Français pour l’année 1870,
publié sur les documents communiqués par le Ministère de la Guerre.

Liste des Officiers et Fonctionnaires qui ont été inscrits d’après les actes de naissance qu’ils ont produits au Ministère de la Guerre.

 PROUVOST  Théodore-Auguste
 
Infanterie  Officiers supérieurs et capitaines d'infanterie en activité  Chef de bataillon  
  Chevalier de la Légion d'Honneur 

Chef de bataillon Position :   36e de ligne Rang d'ancienneté :   3 août 67

  Infanterie de ligne   36° régiment à Marseille; Dépot à Salon 
  Chevalier de la Légion d'Honneur 
Chef de bataillon Rang d'ancienneté :   3 août 1867

PROUVOST Pierre Edouard Joseph
(Branche Henri Prouvost-Florin, né en 1865)

1914 Armée territoriale-Services de santé militaire-Officiers d'administration du cadre auxiliaire du service de santé (Réserve d'armée territoriale)  officier d'administration de 2º classe  Affectation/Fonction: nommé par décret du 20/06/1900 Date d'affectation: 23/07/1907


  Soldats distingués de 14-18
(Légion d'Honneur et médailles militaires) durant la guerre de 1914-1918

PROUVOST Henri
Médaille militaire mle 11642, soldat au 165e rég. d'infanterie, compagnie de mitrailleuses  bon soldat, zélé et plein d'entrain. A été très grièvement blessé dans l'accomplissement de ses devoirs, le 23 février 1916. Amputé de la jambe gauche. Semble être Henri Prouvost-Delerue (1861- 22 janvier 1917 à Holzminden, Allemagne)

PROUVOST Georges-Louis-Joseph

né en en 1894, époux de Marthe Virnot

cousin germain de Charles Prouvost

Croix de guerre 14-18

Georges-Prouvost-Virnot

Eugène Maurice Antoine Prouvost

le 31 juillet 1895, Roubaix
Marié avec Marie-Louise Crépy, décédée

Eugène PROUVOST s'engagea volontairement dans le RI 43 à Lille, puis blessé à la jambe au Chemin des Dames près de Berry-au-Bac en 1916, 

s'engagea dans l'aviation et descendit 3 avions allemands entre juin 1917 et 1918 ; 

ce qui lui valut la médaille militaire et la croix de guerre avec palmes.

Henri Lestienne-Prouvost

Né en 1870, Décédé en 1915 - Amiens (80, Somme), hôpital, à l'âge de 45 ans

Né d’Henri Lestienne 1845-1912 et Antoinette Marie Prouvost 1849-1924

L'Abbé Henri Lestienne. Fondateur d'oeuvres sociales. Aumonier de la 51e division 1870-1915. 

Souvenirs et correspondance. Mort pour la France.

Henri-Lestienne-Prouvost

    

Évadés de Guerre 1914-1918 et 1939-1945

Liste de ceux qui, prisonniers de l’ennemi pour la 1ère et la 2ème guerres mondiales, ont fait acte d’évasion,

ainsi que ceux qui se trouvant sous la domination ennemie ont quitté le sol national au péril de leur vie pour rejoindre les forces alliés combattants et aussi ceux qui ont facilité ou aidé au péril de leur vie les évadés de guerre sur le chemin de la Liberté.


PROUVOST Gérard

gerard.1.prouvost

sous officier d'artillerie; avait fait son service militaire avec son frère Charles Prouvost et retenu dans un camp en France jusqu'à fin 40; emmené en Allemagne dans un train à wagons de marchandise. Il réussit à perforer le toit du wagon, à se hisser et à sauter en marche en pleine nuit en Lorraine. Il traverse à plat ventre le canal gelé de la Marne au Rhin (pour ne pas couler à pic) en direction d'une lumière sur l'autre rive. Il est sauvé par le riverain qui va chercher un cordage et lui demande de ne pas faire de bruit car un allemand loge dans sa maison!! Muni de vètements civils, il regagne Paris par le train et retrouve avec grand plaisir le 84, rue la Fontaine à Paris...

Jules-Edouard Desurmont-Prouvost

Eclaireur Skieur au 18° BCA

Médaille militaire,

Croix de guerre

Blessé le 24 juin 1940,

Mort le 1° avril 1941

 fils de Marcelle Prouvost 1893, d’ Edouard Joseph Prouvost 1861-1933 et  Pauline Elisa Fauchille 1865-1954, petit fils d’Amédée l Prouvost et de de Jules Desurmont, né le 25 juillet 1889 - Tourcoing de Jules Aimable Joseph Desurmont 1863-1919 et  Thérèse Motte 1868, fille d’ Alfred Motte 1827-1887 et Léonie Grimonprez 1833-1899, marié le 29 juin 1912, Roubaix,.

Jules-Edourad-Desurmont-Prouvost

Annuaire National des Officiers de Réserve 1935-1936

Liste des officiers de réserve de l’Armée de Terre et de l’Armée de Mer: Infanterie, Cavalerie, Artillerie, Aéronautique, Gendarmerie, Troupes coloniales, Chemins de fer, Santé, Justice, Recrutement...

                                                                                                                       
PROUVOST Charles III, né en  1901

charles-prouvost

Armée de Terre: Lieutenant Artillerie 242°RA il est affecté à un régiment d'active et de 1926 à 1940, il est souvent rappelé pour des périodes: quatre fois entre 1938 et 39. 
Mobilisé en août 1939, il est, en avril 1940, renvoyé provisoirement dans son foyer, comme père de six enfants, ce dont il ressentit beaucoup d'amertume; sa nomination au grade de capitaine fut victime d'un bombardement: il était accablé de nae pas avoir pu faire son devoir.

Foule-immense-obseques-Charles-Prouvost


PROUVOST Christian-Charles IV, né en 1927

Christian-Prouvost

 7° spahi à Senlis et 1° régiment de spahis algérien à Médéa. 

Capitaine de Cavalerie

fils ainé de Charles Prouvost.

 PROUVOST Christian-Charles V, 

Commandant de Réserve

fils du précédent, né en 1952

Christian-Prouvost-Fils
commandant de réserve, médecin

PROUVOST  André, né  1933

Andre-Prouvost
fils de Charles, a servi en 1954-55 en Allemagne au 2° cuirassiers puis au Maroc et en Mauritanie au 43° RI qui est le régiment de tradition de la ville de Lille. 
Il a reçu la médaille commémorative du Maroc. Il est lieutenant de cavalerie, ayant eu l'honneur de servir à l'école d'application de l'armée blindée et cavalerie, 
EAABC, qui forme les futurs officiers qui sont ensuite affectés à des régiments de cavalerie pour exercer un commandement.
  

PROUVOST Bernard , né en 1934

Bernard et Bernadtte Prouvost

fils de Charles, a servi en 1957-58-59 en Algérie au 20° dragons et au 18° régiment de chasseur à cheval. Il a fait un stage commando et a reçu la croix du combattant dans la période la plus dure de la guerre d'Algérie: il est lieutenant.


Liste officielle des prisonniers français, guerre 1939-45
 
D’après les renseignements fournis par l'Autorité allemande.


PROUVOST  Henri

Liste officielle No 60 de prisonniers français A Paris le 4 janvier 1941; né  le  23-11-1918 à  Waquechy 
 2e cl.  23e R.A.F. Camp :  Stalag XII A.  ALLEMAGNE Lieu :  Hohenstein

PROUVOST  Joseph

Joseph-Prouvost
de la branche puinée des Liévin Prouvost, Liste officielle No 97 de prisonniers français A Paris le 18 mai 1941
; né  le  6-8-1911 à  Sin-le-Noble 
 serg.   38e Camp :  Stalag XVII A.  ALLEMAGNE Lieu :  Hohenstein

 PROUVOST Michel
de la branche Liévin Prouvost

Liste officielle No 83 de prisonniers français A Paris le 17 mars 1941
; né  le 3-7-1917 à  Meudon 2e cl.   406e D.C.A. Camp :  Stalag XVII B.   ALLEMAGNE Lieu :  Hohenstein

et tous ceux non encore étudiés.

Recensement des Maires

MairesGenWeb

Pierre Constantin Joseph PROUVOST      13.08.1795    08.11.1795    59 - Roubaix

Jean PROUVOST     1951   1977  41 - Yvoy-le-Marron

Pierre PROUVOST   03.1977        6.03.1983      59 - Roubaix

Elisabeth PROUVOST       1977   1977  41 - Yvoy-le-Marron

François PROUVOST         2001            02 - Bucy-lès-Pierrepont

Olivier PROUVOST           2001            62 - Bienvillers-au-Bois

Légions d’honneur

• PROUVOST Théodore Auguste

Né le 26/04/1826 à Nord - Lille Chevalier de la LH

• PROUVOST Henri Edmond Philippe, chef de la branche ainée des Henri Prouvost

Né le 23/08/1861 à Roubaix 

Amédée-1-Prouvost

• PROUVOST Rieule Félix Amédée (I), chef de la branche des Amédée Prouvost

Né le 30/03/1820 à Roubaix 

Amédée II Prouvost

Albert-Félix Prouvost

Président du Tribunal de Commerce de Roubaix

Administrateur délégué du Peignage Amédée Prouvost et Cie et de la lainière de Roubaix

Vice Concul d’Espagne

Chevalier de la Légion d’honneur

« Monsieur Amédée Prouvost est le type du grand industriel roubaisien, actif, intelligent, dominant tout un monde par l’exemple, le prestige de son travail et de son dévouement. Il est, de plus, un artiste et un lettré ; sa maison est une bibliothèque et un musée d’art. Il se délasse de ses longues journées de labeur à feuilleter les beaux livres ou à contempler sa collection de primitifs. A son école, le futur poète apprend le secrêt d’embellir par l’esprit et le goût les vies les plus austères.

On ne lui dit point mais il voit bien que les vertus de ses ancêtres revivent en son père. Il salue en lui, avec une admiration qui grandira sans cesse, un des chefs de l’usine et du foyer dont il vient de contempler le magnifique cortège. Extrait du livre sur le poète Amédée Prouvost par Lecigne, Grasset.

«  C'est pendant la guerre de 1914 que grand-père donna le plus bel exemple de sa foi patriotique et religieuse. Le 1er mars 1916, il était emmené par les Allemands avec tout ce que Roubaix comportait de notabilités politiques et économiques, comme otage au camp d'Holzminden. Cette captivité, écrit grand-mère dans un petit opuscule « In Memoriam », fut extrêmement dure pour lui à cause de sa santé précaire, de l’infirmité de sa jambe récemment soumise à une intervention chirurgicale. J'ai eu des échos de l’admiration qu'il suscita en se rendant à pied, au lieu de rassemblement. La captivité - elle devait durer 6 mois bien que dure pour un homme de 63 ans (hiver terrible, couchage sommaire, promiscuité) ne semble pas avoir altéré sa bonne humeur et dans ses lettres grand-père ne se plaint pas. Il remercie des photos de famille qui lui ont fait un immense plaisir. « Odette Lesaffre, sur la photo, m'a semble très jolie et très grande, Claude est-il toujours aussi diable? Merci des lettres de ma chère Betsy et de ses envois, de la photo de Simone, je ne connais pas ma dernière petite-fille. Henry me ferait plaisir en me rassurant sur mon Assurance Vie, je ne puis payer les primes. Solange a été bien  gentille pour moi, j'ai vu les photos de ses enfants, le bon sourire de Georges annonce un heureux caractère ». En se prolongeant, la captivité lui devenait de plus en plus pénible. Son cousin et compagnon de captivité, Henri Prouvost, était mort dans ses bras et cela l’avait beaucoup affecté. Rien ne manqua a son angoisse, il fut hospitalisé six semaines au Lazaret du camp, a cause d'une grande dilatation de l’aorte, qui donnait des complications cardiaques. Il fut en grand danger. Grand-mère poursuit dans l’opuscule déjà cité : « Après six mois de captivité, le retour à Roubaix fut une meurtrissure pour son cœur, trouvant une maison vide de toutes ses affections et pleine d'Allemands installés en maîtres. En outre, par suite d'information erronée, tant à Roubaix qu'à Holzminden, on s'attendait à ce que les otages libérés fussent dirigés vers la France libre. Grand-mère et Mimi partirent, en conséquence, pour la France libre, vers laquelle les Allemands organisaient parfois les trains via la Suisse, et quand grand-père revint à Roubaix, la maison était vide; il semble d'après les documents que m'a communiqués Hubert Dubois et dont grand-mère a donné lecture a ses enfants avec un admirable courage au lendemain des funérailles de son mari, que grand-père ait été a nouveau inquiète par les Allemands après son retour de captivité. On lit en effet en date du 12 novembre 1917 :

« En partant au tribunal de guerre, «je ne cesse de penser à toi, chère compagne, â mes chers enfants, à mes petits-enfants, et à toute la famille. Si ma santé devait être ébranlée, et que je succombe dans mon cachot, je mourrai en bon chrétien et en partant vers Dieu ma dernière pensée, mes dernières bénédictions seront pour vous. J'ai le cœur qui saigne, mais j'ai l’âme en paix, je serai courageux dans mes heures de souffrance, je vous embrasse tous avec affection et tendresse. P.S. Que mes petits-enfants demeurent de bon chrétiens fideles à nos traditions familiales. « Laus Deo Semper! " C’est dans les mêmes dispositions de foi et de courage qu'il devait mourir prés de dix ans plus tard. »

 

« Notre père avait insisté vivement auprès de notre mère pour la décider à quitter Roubaix. Par sa position au Peignage, son titre de président du tribunal de Commerce, il jugeait que son devoir impérieux était de rester à son poste » Albert-Eugène Prouvost

Il avait été emprisonné comme notable puis relaché en sa qualité de Consul d’Espagne, il avait défendu pied à pied nos usines contre les réquisitions de l’ennemi. Il  était un des dirigeants du Comité général d’aide sous toutes ses formes à la population ouvrière très éprouvée ; il décéda des suites d’une opération bénigne après avoir écrit des lettres empreintes des mêmes sentiments de foi en Dieu et dans une France renouvellée par l’épreuve. Dans les trois derniers mois, il marque sur ses carnets ceux chez qui il fut invité : les Emile Masurel, Edmond Masurel, Madame Auguste Vanoutryve, Amédée Prouvost, henri Mulliez, Ernest et François Roussel, René et Joseph Wibaux, Eugène Mathon ; le 31 mars : « dîner chez les edmond Masurel ». Le 5 avril il succomba à son embolie.

Les élus socialistes pronocèrent des disours empreints  de la meilleure reconnaissance pour l’œuvre accomplie.

« Esprit droit et éclairé, Albert prouvost joignait, à une grande largeur de vues, la plus exquise bonté : les humbles et les grands avaient droit égal à sa sollicitude, et il prenait à cœur avec le même scrupuleux esprit de justice, la cause la plus obscure et le procès le plsu retentissant : aussi ses collègues  ne se lassaient ils pas d’admirer son inépuisable patience, qui n’avait d’égal que son inaltérable urbanité.

Il fut avant tout un homme de devoir, et cet esprit de sacrifice, il le poussa jusqu’au bout lorsqu’aux heures tragiques d’octobre 1914, où il se sépara de ceux qu’il avait de plus cher au monde, parce qu’il estimait que son devoir lui commmandait de rester à son poste de premier Magistrat de la Ville.Il fut de ceux dont on peut dire : «  il a passé en faisant le bien, aussi sa récompense sera éternelle». Discours d’Henir Eckmann au nom du tribunal de Commerce de Roubaix.

 

Albert-Eugène Prouvost

albert-eugene-Prouvost

« Pendant la guerre furent tués Paul Lefebvre, mon beau frère Eugène Motte, Georges Florin ; en juin 1915,à Hébuterne en Artois, un de nos régiments fut particulièrement frappé : mon cousin germain, l’héroïsme Abbé Henri Lestienne, André Masurel, François Motte entr’autres tombèrent au champ d’honneur. Mon beau frère, le lieutenant Jean Cavrois avait été désigné pour faire partie du corps expéditionnaire en orient : brave parmi les plus braves, il fut tué en entrainant sa section à l’assaut sur un champ de bataille de Serbie. »

Mobilisé le 3 août 1914, je fus chargé d’utiliser ma voiture et fit pendant six mois l’évacuation de matériel. ; fin 1915, je m’inscrivis à l’école d’officiiers de beauvais et, au début de 1916, on me confiait, comme sous-lieutenant, le commandement d’une section Saniataire automobile pour chercher les blessés : je vis de près  le courage et la souffarnce.

Un roubaisien fut particulièrement à ll’honneur, le commandant Bossut. Chargé du transport des malades, je fus légèrement blessé. Ma Section Sanitaire 111 reçut plusieurs Croix de Guerre : j’en reçu une : « Le sous-lieutenant Prouvost, Albert Eugène, de la SSA : pendant les deux périodes de séjour en secteur de la division, a exercé avez zèle, intelligence et dévouement, le commandement de sa section » par des routes très bombardées.

Le gouvernement français demanda à mon frère Jean Prouvost de créer à Elbeuf un peignage qui utiliserait le matériel du peignage de Reims ; Albert-Eugène reçut un ordre de mission pour se procurer de la laine brute en Argentine : en janvier 1918, il arriva à Buenos-Aires avec Rita et mes enfants. Il avait son bureau à l’hôtel Plaza avec sa secrétaire Rita.

L’immense tragédie nouos avait tous marqués pour la vie. C’en était fini de notre belle et insouciante jeunesse d’avant 1914. Nos villes et nos demeures avaient été à peu près épargnées ; notre mère décida de quitter le boulevard de Paris pour rejoindre sa mère au Vert-Bois ; elles retrouvent le fidèle Clovis et la chère Irma.

Deux amis intimes de mon père, Eugène Mathon et Joseph Wibaux fondèrent le « Consortium de l’industrie textile » avec mission de relever le niveau de vie des populations ouvrières, le soutien des familles nombreuses, avec un sursalaire par voie de compensation interprofessionnelle. : « Notre région de Roubaix-Tourcoing » peut revendiquer l’honneur de cette création bénévole qui, peu à peu, s’étendit aux autres régions de France et fut finalement consacrées par la loi sur les allocations familiales qui établit la justice sociale entre les familles et est à la base du relèvement de la natalité de notre pays».

Toutes les Fédérations lainières furent regroupées, sur l’idée d’Eugène Mathon, en « Comité Central de la Laine, au 14, rue d’Anjou

Anjou-Rue-14-Paris-Comite-central-laine

à Paris en 1922 présidé par Jules Vanoutryve, Eugène Motte, Albert Prouvost jusqu’en 1958.

Localement, les peigneurs de laine, bien que se concurrençant vivement,  ont toujours représenté une groupe d’excellents camarades et amis. Le syndicat fut présidé par Amédée II Prouvost de 1899 à 1920 puis  Albert-Eugène de 1920 à 1933 (étendu à l’ensemble des peignages français et  puis Eugène Motte de 1933 à 1955.

Mon discours du centenaire du Peignage en juin 1951 :

Grandes dates :

1919 : Fondation de Prouvost et Lefebvre

1927 : Création du peignage de Wattrelos et de la centrale Electrique

1924 : peignages des USA : la branch River wool Combing company et grand voyage aux Etats-Unis.

« Voyage d’Albert, Rita, Marguerite, Albert-Auguste et Madame Vanoutryve : visite du chantier de l’usine de Woonsocket,chutes du Niagara, Detroit et les usines Ford, Chicago et les abattoirs, Colorado Springs et Buffalo Bill, denver et le Pikes Peak, Le grand canyon de l’Arizona.Salt Lake City et les mormons, San francisco, Santa barbara, et son tremblement de terre deux joours avant de passer, Hollywood et ses studios (Marguerite obtient un autographe de Charlie Chapplin), le Texas, la Noouvelle Orléans, Washington et la Maison Blanche, Philadelphie et New-York, Manhattan, l’ascenseur de l’Empire State, retour par « l’Ile de France » au Havre.

 

Albert-Auguste Prouvost 

albert-anne-prouvost

« Viscéralement hostile à l’Allemagne nazie, Albert-Auguste Prouvost a raconté comment, après Montoire, il dut « renier le Maréchal ». Les deux directrices (protestantes)  d’une clinique de La Madeleine lui proposèrent de rentrer dans le réseau Syvestre-War Office. Sa propriété campagnarde des environs de Lille devint un lieu de transit pour résistants et aviateurs britanniques ; il obtenait pour eux des fausses cartes d’identité du maire de Roubaix, Victor Provo. Il fit encore installer au peignage Amédée Prouvost une imprimerie clandestine qui édita des « Instructions de combat ». Il obtint d’amis industriels des fonds au profit de la Résistance : Bernard  D’Halluin, Jacques Masurel, Alphonse et Eugène Motte, Alphonse et Jean Tiberghien. Il participa enfin aux combats de la Libération, en particulier au lieudit Haut- Vinage, dans la commune de Wasquehal. Jean Masurel, cousin d’Albert Prouvost, combattit, lui, pour la libération de la capitale et y perdit une jambe. Son frère Antoine Masurel (1912-1990) participa en zone sud  à la construction du réseau Phratrie ; en mission dans le Nord, emprisonné, il fut délivré par l’avance alliée du train qui l’emmenait en déportation. Il se vit décerner le titre de compagnon de la Libération. «  MN

 

« N'ayant jamais sollicite cette distinction, je crois qu'il s'agit d'une plaisanterie. Pas du tout. A notre retour dans le Nord, j’ouvre une lettre du ministre des Finances de l'époque, François Ortoli qui me touche vivement. « Cette exceptionnelle distinction, écrit-il, vient justement récompenser les services que, avec dévouement, tact et compétence, vous rendez depuis trente-huit ans à l’économie du pays. Connaissant l'étendue et l'éminente qualité de vos mérites, il m'a été agréable de proposer au gouvernement de vous élever au grade d'officier. Je suis heureux de vous en féliciter aujourd'hui. Un tel compliment me remplit de confusion. J'avais eu la chance, en effet, avant qu'il ne soit ministre, de le recevoir au Vert-Bois et de le lui faire visiter ainsi que quelques quartiers résidentiels et logements de cadres qui l'avaient impressionné. Comment pouvais-je imaginer que la conversation très amicale me promettait cette promotion ? Je n’oublierai jamais les télégrammes, cartes et lettres de félicitations qui me parviennent a cette occasion de tous les pays du monde. N'ayant jamais fait de politique, je ne pouvais deviner qu'un jour je recevrais des témoignages de sympathie de personnalités et de militants d’opinions si diverses. »

La lecture des mémoires d’Albert m’a révélé qu'un sang noble coulait dans ses veines; je l'ignorais quand, devant sa tombe encore ouverte, j'ai salue le départ d'un seigneur, généreux avec magnificence, qui ne rougissait ni d'habiter une demeure historique parce qu'il avait consacre au logement social des années d'imagination créatrice, ni d’avoir transforme sa maison familiale en musée parce qu'il l’avait ouverte a tous. Quand la Reine d’Angleterre vint pour la première fois chez nous en visite officielle, elle fut accueillie par Albert Prouvost à la porte du peignage Amédée Prouvost. Aussitôt après cette brève cérémonie, le patron s'éloigna discrètement pour rejoindre, au deuxième rang, les membres du personnel de l'usine qui avaient appartenu comme lui pendant les années noires, au groupe de Resistance Sylvestre Buckmaster. Je connaissais alors Albert depuis dix ans. Jamais il n'avait dit, devant moi, la moindre allusion à son engagement dans l'armée des ombres. Ce geste avait été discret, le silence tout naturel; Albert Prouvost était un grand seigneur. Maurice SCHUMANN de l’Académie Française.

 « Le 1er février 1958, le CIL organise une manifestation d'adieux pour rendre hommage à son fondateur. Je suis très ému. Sur la scène, le président de l'Union Textile, Bernard d'Halluin, et le député-maire de Roubaix reconstituent l’historique des faits et donnent le bilan : 8 000  familles logées et 18 000 enfants qui s’épanouissent dans des conditions de vie plus décentes et plus confortables. De mon coté, je termine mon discours par ces mots:

« Si quelqu'un, après ma mort, veut rappeler mon souvenir, peut-être pourrait-il, dans un des squares de nos nouveaux quartiers, poser une plaque très simple, cachée dans un coin de verdure. Si un jour, des enfants, au milieu de leurs jeux, venaient à le découvrir, ils y liraient, auprès de mon nom, un seul titre - le plus beau pour moi - « fondateur du CIL».

Le « 1% logement » selon Lutte ouvrière :.

C’est un groupement patronal, les patrons du textile du Nord, qui, cherchant à résoudre le problème des logements pour leurs ouvriers, fut à l’origine de ce qu’on appelle le « 1 % logement », l’État se ralliant en 1953 à cette initiative privée.

Albert-Auguste Prouvost, grand patron à la tête d’un empire industriel textile de la région de Lille-Roubaix-Tourcoing, héritier de l’une de ces « 200 familles » et plus grosses fortunes capitalistes du pays, estimait qu’il fallait loger décemment les ouvriers : tout en soulageant quelque peu la misère, facteur d’agitation sociale, cela permettrait une meilleure efficacité à l’usine, contribuerait à baisser le coût du travail et à maintenir les bas salaires. Pour réussir à construire massivement et pas cher, il était convaincu qu’il fallait trouver un système qui permette d’attirer les capitaux en leur assurant une bonne rentabilité. Il fallait concentrer les fonds, construire de façon standardisée et industrielle, et réclamer l’aide et la garantie de l’État. Il fallait, disait-il, « inciter l’initiative privée, brimée depuis 25 ans par une législation néfaste, à retrouver ses fonctions normales de bâtisseur avec comme condition essentielle de rendre cette construction rentable ». Et en attendant que le gouvernement lui donne satisfaction et annule, en particulier, le blocage des loyers, Prouvost organisa avec d’autres patrons du Nord une cotisation de 1 % sur les salaires, versée à un organisme collecteur sous leur contrôle, le Comité interprofessionnel du logement (CIL), permettant de mettre en commun les ressources et de construire des logements dont ils restaient propriétaires.

Prouvost expliquait ainsi les avantages de l’opération : « Le 1 % étant intégré dans les charges pouvait être répercuté en fin de compte sur les prix de vente, c’est-à-dire sur les consommateurs ». Il inaugurait, dès 1946, le paritarisme dans la gestion du CIL, permettant d’impliquer les organisations syndicales ouvrières dans la gestion des problèmes (« Si une augmentation de loyer est indispensable, elle sera plus facilement acceptée par les travailleurs », expliquait-il). Par ailleurs, le CIL sollicitait des financements complémentaires pour construire les logements ouvriers, comme des subventions de l’État, des départements ou des communes, réussissant à faire en sorte qu’en 1950, les fonds collectés ne représentaient plus que 35 % du coût proprement dit de la construction. En effet, dès 1947, le patronat du Nord avait obtenu que les emprunts à taux réduits de la Caisse des Dépôts et Consignations lui soient ouverts et, en 1948, des aides aux ménages pour payer les loyers (des allocations-logement) ou pour accéder à la propriété avaient été développées.

Pourtant, fin 1950, l’entreprise restait limitée avec seulement 2 500 logements construits. Mais elle avait gagné du terrain dans les milieux patronaux, avec le ralliement des industriels de Mazamet, de Belfort, de Reims, qui firent pression sur le gouvernement afin qu’il prenne des mesures favorables à la construction privée. Ils réclamaient en particulier que le gouvernement étende à l’ensemble des employeurs la cotisation du « 1 % logement » en lui donnant force de loi.

«  Sous le pseudonyme de Jean Bernard, il agit sur plusieurs plans. Il aide de nombreux Résistants et aviateurs anglais à rejoindre Londres. Il se préoccupe aussi du sort des jeunes requis dans le cadre du Service du Travail Obligatoire. Pour y échapper, il leur propose de devenir caviste en Champagne, chez Moet et Chandon, société tenue par les oncles de sa femme. Dans sa propre entreprise, le Peignage Amédée Prouvost, il installe une imprimerie clandestine. Autre initiative : une collecte de fonds organisée auprès de ses amis industriels, Bernard d'Halluin, Jacques Masurel, Alphone et Eugène Motte, Alphonse et Jean Tiberghien pour financer l'activité des réseaux. » Lutte ouvrière

Quelques jours avant la libération, Albert Prouvost est au centre d'une négociation entre le commandement Allemand de la région Nord et la Résistance.Le général Niehoff s'engage à libérer tous les résistants détenus à Loos, si les maquisards ne s'opposent pas au départ du dernier convoi allemand. Les responsables du réseau Sylvester Farmer n'y croient pas une seule seconde, ils savent de quoi sont capables leurs ennemis. En effet, le 1er septembre 1944, parti de Tourcoing, un dernier train emmène vers le camp de la mort 900 prisonniers de Loos. Les résistants wattrelosiens, avec à leur tête Henri Bracaval, essaient bien, à hauteur du pont des 44, rue du Mont-à-Leux, de l'intercepter mais doivent y renoncer devant l'importance des moyens mis en place par les Allemands. Bien peu de prisonniers du train de Loos reviendront vivants des camps de la mort » MN

• PROUVOST Benjamin Joseph

Né le 12/11/1774 à Roubaix 

• PROUVOST Maurice Emile Léon Theodore

Né le 11/08/1874 à Saint Rambert L'Ile Barbe (Lyon) 

PROUVOST Edmond Charles Joseph, de la branche ainée des  Henri Prouvost.

Chevalier LH le 15/10/1921, industriel Nord 

edouard_joseph.prouvost

PROUVOST  Edouard Joseph, fils d'Amédée I Prouvost

Chevalier LH  le 15/05/1910 Propriétaire agricole en Tunisie 

PROUVOST Gaston Emile

Entre 1802 et 1874 Chevalier LH 

PROUVOST Georges Alexandre

Chevalier LH 16/06/1920

Sous Lieutenant au 147° régiment d’infanterie Nord

 

Autres vaillances :

Albert-Eugène Prouvost, fils d'Albert-Félix Prouvost

Citation-Albert-Prouvost-vaillance-guerre

Sous-lieutenant-Albert-Prouvost-citation

Albert-Prouvost-citation-guerre

Jean Prouvost, petit fils d'Amédée I Prouvost:

Prouvost-Ormesson


Légions d’honneurs de parents et alliés :

• Masurel Albert Julien Charles, Né le 09/04/1863 à Lille

• Masurel Edmond Jules Joseph, né le 30/03/1857 à Tourcoing

• Masurel Francois Joseph, né le 09/10/1826 à Tourcoing

• Masurel Paul Victor Joseph, né le 16/02/1835 à Tourcoing

• Motte Albert Marie Joseph, né le 06/12/1858 à Roubaix

• Motte Alfred Philippe Ferdinand, né le 30/11/1999 à

• Motte Alfred Philippe Ferdinand, né le 08/08/1827 à Roubaix

• Motte François Etienne Adolphe, né le 16/01/1843 à Honfleur

• Motte Henri Jean Baptiste Joseph, né le 14/08/1872 à Roubaix

• Motte Henri Paul, né le 12/12/1846 à Paris

• Motte Jacques Philippe Pierre Joseph, né le 22/10/1796 à  Tourcoing

• Motte Louis François Joseph, né le 25/04/1817 à Roubaix

• Motte Pierre Gabriel, né le 25/02/1774 à  Versailles

• Dewavrin Omer Julien Valery, né le 22/10/1837 à Hordain Nord

• Watine Ernest Charles Marie Joseph, né le 02/07/1871 à Roubaix

• Watine Louis Alphonse Francois Joseph, né le 08/09/1814 à Wattrelos

• Wavrin Augustin Thimotee Joseph, né le 12/04/1855 à Douai

• Wavrin Celestin Joseph, né le 30/03/1770 à Sailly Labourse Nord

Florin Séraphin, 1781/07/17

Bonduelle Edmond charles, 1813/06/10

Delesalle Auguste Alfred, 1851/07/04 Nord Marcq en baroeul

Delesalle Charles Emile, 1850/02/04 Lille

Delesalle Emile Auguste, 1820/06/25 Lille

Delesalle Joseph Aimé, 1792/12/01 Lille

Delesalle Joseph Augustin, 1773/03/22 Royaume des Pays Bas

Scrive Albert Raymond, 1884/07/07 Arques Pas-de-Calais

Scrive Antoine Joseph, 1789/10/02 Lille

Scrive Gaspard Léonard, 1815/01/13 Lille

Scrive Henri Amédée, 1815/01/13 Lille

Scrive Ignace Henri

Scrive Jules

Scrive Léon Fidèle, 1874/01/22 Roubaix

Dalle Isidore, 1751 Linselles

Dalle Jean Baptiste, 1839/03/20

Droulers Florentin Joseph, 1799/02/20 Wasquehal

Lethierry-Virnot Charles Marie Désiré, 1766/03/26 Lille  

Lethierry Désiré, 1791/09/13 Lille Nord

• Barrois Charles Eugene, né le 21/04/1851 à Lille

• Barrois Félix Antoine, né le 05/07/1830 à Cambrai

• Barrois François Joseph, né le 22/03/1759 à Lille

• Barrois Henri Joseph, né le 27/04/1863 à Burbure (Pas de Calais)

• Barrois Henri Sylvestre, né le 26/03/1840 à Saint Omer

• Barrois Jean Baptiste Joseph, né le 22/02/1784 à Lille

• Barrois Jules Henri, né le 03/09/1852 à Lille

• Barrois Paul Louis, né le 17/08/1873 à Lille

• Barrois Theodore Charles, né le 10/02/1857 à Lille

• Barrois Theodore Urbain, né le 12/05/1825 à Lille

• Derode Alphonse François Paul, né le 04/03/1855 au Havre

• Derode Jean Baptiste, né le 02/12/1771 à Pecquencourt (Nord)

• Derode Jean Marie Emile, né le 30/11/1999 à

• Derode Lucien Jules, né le 02/11/1850 à Lille

• Derode Pierre François, né le 19/04/1826 à Pecquencourt (Nord)

• Derode Prosper Henri Philippe, né le 18/08/1818 à Lille

• Derode Victor Felix Henri, né le 18/08/1867 au Havre

• Derode-geruzez Pierre Augustin, né le 20/10/1768 à Reims


Médailles d’Honneur de la Famille Française
Liste des mères de famille qui ont reçu la médaille de la Famille Française et qui ont élevé dignement plusieurs enfants.

"Les épouses valent les époux ; elles sont la main qui se tend vers les pauvres et qui répand l’aumône.

Vers 1681, Marguerite de Lespaul, veuve de Pierre Prouvost, lègue à la paroisse de Wasquehal cent trente livres parisis à charge de prières

« et le reste des revenus à acheter des camisoles pour les pauvres vieil hommes ».

 "Dans la famille Prouvost, les femmes se haussent facilement jusqu’à l’héroïsme."

Epouses-Prouvost

 PROUVOST, née Jeanne Duc

6 enfants à Croix; médaille de bronze en 1948

PROUVOST, Jeanne, épouse Hequette

6 enfants ; médaille de bronze  en 1946

PROUVOST Aline, née Aline Ponroy

5 enfants à Bordeaux; médaille de bronze en 1950

PROUVOST Antoinette, née Bernard

6 enfants à Tourcoing; médaille de bronze en 1950

PROUVOST  Jacqueline, née Six

5 enfants à Roubaix; médaille de bronze en 1948

PROUVOST  Octavie, née Derroeut

5 enfants à Willems, médaille de bronze en 1946

PROUVOST  Yvonne, née Leclercq

8 enfants à Tourcoing; médaille d'argent en 1950

PROUVOST Laurence, épouse Six

6 enfants à Tourcoing; médaille de bronze en 1948

Retour